Parmi les partis politiques les plus donneurs (aux autres) de leçon de morale, de valeurs, de rigueur, de bonne gouvernance, de laïcité et de démocratie, le Parti socialiste vient d’accorder la liberté de vote aux députés qui sont inscrits à ses groupes parlementaire et sénatorial. Merci pour eux !
Ce parti revient de loin car, dans le sillage de la pensée unique marxiste, l’adhésion à la ligne majoritaire est un dogme, même si cette ligne s’avère purement conjoncturelle ou méandreuse. De même, toute collaboration d’un de ses membres avec d’autres acteurs ou instances politiques est considérée comme un délit de haute trahison avec excommunication à la clef (les apostats des temps modernes !). Je précise que, dans le paysage politique français, ce parti n’est pas plus sectaire que bien d’autres ! Il dispose d’ailleurs de ressources humaines de grande qualité.
Or, soudainement, ce parti accorde la liberté de vote à ses députés à propos de la signature du Traité européen. Par ailleurs, pour les communales, il a décidé de pratiquer, dès le premier tour, une très large ouverture sur ses listes à des membres qui ne sont pas encartés chez lui ni sympathisants, alors que la même pratique est toujours considérée comme un crime de lèse-démocratie lorsqu'elle est d’initiative gouvernementale (lutte de classe oblige).
On aurait souhaité que ces bienheureuses décisions soient liées à des principes et non à des conjonctures difficiles pour lui (une cacophonie en son sein sur un sujet d’importance : la relance de nos institutions européennes).
Le MODEM, quant à lui, pourtant porteur d’une belle aventure politique à l’heure des dernières élections présidentielles, voit ses députés se défiler les uns après les autres, votant pour ainsi dire avec leurs pieds et retrouvant donc leur pleine liberté !
Que je sache, nos députés sont élus par le peuple
et n’ont de compte à rendre qu’à lui seul.
Lorsqu’ils se réfèrent à leurs " électeurs ", pensent ils seulement à ceux qui ont voté pour eux ou bien à tous les habitants sans exception de leur circonscription ?
Les partis politiques ne sont là que pour aider et non pour s’ériger au-dessus d’eux. Je ne comprend pas les députés qui, bien qu’élus, se transforment allègrement en godillots, en bénis oui-oui,
en perroquets, en polémiquards, chargés de répondre au quart de tour à tous les faits et gestes des " adversaires ", des " ennemis ", des " traites ", de les
pourfendre illico presto, sans pitié.
Les solidarités (légitimes) au sein des formations politiques ne doivent pas aller à l’encontre de la liberté de conscience ni transformer nos députés en partisans sectaires à la solde de leur
parti (mon parti a toujours raison, les autres ne peuvent qu’être dans l’erreur, ce ne sont d’ailleurs qu’affreux jojo menteurs, qu’hypocrites qui cachent leur jeu, qu’ennemis dangereux,
etc.).
A quand aurons nous des familles politiques, inspiratrices pour leurs adhérents, respectueuses de leurs choix, lieux de formation, d’information et d’échange, et non des machines
de guerre électorale ?
J’observe une bien plus grande retenue de la part des acteurs religieux de toute religion,
du moins pour ceux que nous avons en France.
Alors que le phénomène sectaire a été relativement contenu dans le paysage religieux français, nombre de nos partis politiques se permettent encore des comportements qui relèvent de la dynamique
partisane la plus brutale : tous les arguments (tous les coups) sont bons, même s’ils sont contradictoires entre eux, pour rafler la mise électorale. On s’attaque aux personnes mêmes, à leur
vie privée, à leur psychologie (après avoir dit bien entendu que c’est un pur débat d’idées !). On aboie au loup à tout propos sans chercher à comprendre les propos des autres.
Démocratie ou démagogie ?
Rien n’est plus vain (au sens où l’entend le Quohelet) que des personnes ou des instances qui disent détenir la vérité et que " les autres " sont dans l’erreur la plus absolue. Or, le
bon usage de la raison et l’action altruiste traversent nos partis politiques comme nos communautés religieuses. Elles ne sont le monopole d’aucun.
La liberté de penser et de conscience
et de choisir en conséquence
est très chère au cœur des unitariens
Le baleinier japonais Yushin Maru croise dans l'océan austral.
le château cathare de Roquefixade sur un éperon rocheux

à l'image d'un pays densément peuplé, laborieux, imaginatif et accueillant, malheureusement victime d'une politisation ethnique.


A son tour, le Kenya tombe dans la guerre civile à propos d’enjeux électoraux.
Le Diable
soutient la vasque contenant l'eau bénite, église de Rennes-le-château (Aude), photo Ghislaine Maresquier
Priorité aux plus anciens documents, ce qui est une règle d’or pour tous les historiens du monde entier fussent-ils musulmans. C’est donc la Bible par ordre chronologique. Le
Coran n’en est qu’un décalque, plusieurs siècles plus tard, pour maints passages dont celui d’Abraham qui s’apprête à trucider son fils unique dont il avait pourtant tant attendu la
naissance (Genèse, 22, 1-18 ; sourate XXXVII, 102-103).
Le baptême de Jésus en constitue
magnifiquement le langage symbolique (le pasteur ne croyait pas aux miracles) : les cieux s’ouvrent ; la colombe venue d’en haut relie Jésus à Dieu ... Pour Charles Rittmeyer ce
sont là "les perspectives infinies offertes aux investigations de l’esprit libéré des croyances superstitieuses".