le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


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emile_mihiere.jpg Emile Mihière, 2011, « Tous les chemins ne mènent pas à Rome », Paris, L’Harmattan, 160 pages, collection « Graveurs de Mémoire », 15,50 €, sorti en février ; compte-rendu de Jean-Claude Barbier


L’article de Wikipedia en français sur l’anarchisme chrétiens (lien) cite un certain nombre de penseurs connus : Léon Tolstoï (1828-1910) , Teilhard de Chardin (1881-1955), Ammon Hennacy (1893 – 1970), Théodore Monod (1902-2000), Emmanuel Mounier (1905-1950), Jacques Ellul (1912-1994), Jean Cardonnel (1921-2009), Ivan Illich (1926 - 2002). On pourrait aussi penser à la belle indépendance d’un Charles Péguy (1873-1914), à la rébellion d’Alfred Loisy (1857-1940) contre son Eglise, etc.


Emile Mihière cite quant à lui, dans son livre, Jésus et le dominicain "rouge" Jean Cardonnel. Mais il aurait pu en citer beaucoup d’autres. Oralement, lui et moi, nous avons évoqué le pasteur belge Pierre Bailleux (1942-2008) (depuis E. Milhière a mis par écrit sa rencontre passionnée avec lui, lien) et le pasteur Roger Parmentier (1918 - ). C’est dire qu’il se situe dans une lignée qui revendique un anarchisme au sens noble du terme, en référence à Jésus, ou du moins un prophétisme dénonçant les hypocrisies humaines et institutionnelles et nous rappelant aux exigences évangéliques.


Cet anarchisme n’est pas seulement fait de coups de gueule, de saintes colères, ou encore de gestes iconoclastes. Ce sont là, en effet, des faits qui peuvent très bien restés isolés et témoigner seulement d’une forte personnalité. Mais au delà des évènements saillants que l’on aime se raconter comme des exploits – et Emile Mihière, avec son regard facétieux des bons tours joués, n’est pas avare de nous en donner dans son livre – c’est toute une philosophie, un positionnement vis-à-vis de soi et de la société. C’est en cela que son livre est précieux : l’auteur est d’une race qui non seulement n’a pas la langue de bois, mais qui n’a pas froid aux yeux. A l’heure où une nouvelle pensée unique est entrain d’envahir tant la vie religieuse que politique, son témoignage a valeur de décharge électrique.


Comment peut-on définir cet anarchisme ?


Il y a d’abord l’affirmation que la vérité doit être dite quoi qu’il en coûte. Fini la crainte du qu’en dira-t-on qui paralyse tant nos sociétés bien pensantes. Il n’y a pas là question de compromis, même s’il faut perdre son emploi professionnel et mettre sa famille en précarité – et l’auteur connaîtra en conséquence une véritable itinérance à ce niveau : prêtre catholique, puis pasteur protestant, puis au sein même du protestantisme des changements d’affectation car son franc parler ne plait pas forcément aux ouailles, que ce soit dans le cadre d'une fonction pastorale ou d'aumônerie. Et lorsqu'il exercera au civil des soins de santé, il ne durement pas plus de 6 mois !


L’affirmation que les individus sont au-dessus des institutions. Celles-ci non seulement ont leur pesanteur sociologique, mais elles sont accaparées par les forts, les violents, les riches, par ceux qui détiennent le pouvoir sur les autres. L’auteur dénonce sans cesse le césaro-papisme qui, à partir de l’empereur Constantin, a tant dévoyé le christianisme.


Non seulement, il y a critique virulente des institutions existantes, mais désintéressement pour en créer de nouvelles afin de supplanter les anciennes. L’action individuelle est seule valable et c’est la prise de conscience des uns et des autres qui, progressivement et à terme changera le monde.


Ainsi que Jésus nous l’a enseigné, la foi chrétienne consiste à se mettre au service des autres en les aimant. Tout naturellement, le chrétien se retrouve du côté des plus pauvres et adhère à la théologie de la Libération. Aux riches, il convient de leur rappeler qu’il leur fait abandonner leurs privilèges.


Au programme aussi de cet anarchisme, un pacifisme absolu, avec un désarmement unilatéral à la clef et la conviction que les peuples sauront finalement imposer la paix à leurs dirigeants bellicistes. Jean-Jaurès est bien entendu, après Jésus, le héros de cette utopie.


L’anarchisme chrétien conduit à la liberté de penser, au respect des humanistes qu’ils soient croyants ou non croyants. Tout naturellement, il conduit à un christianisme de transgression fait de bon sens (pourquoi par exemple ne pas marier un couple sous le prétexte qu’un conjoint est catholique et l’autre, protestant), de rejet d’un intellectualisme qui justifie des concepts totalement abstraits, voire des « mystères », d’un dépassement des clivages hérités de l’histoire au nom d’un amour universel.


Tout naturellement, ces anarchistes rejoignent à leur façon la grande tradition unitarienne, non dogmatique et libérale. C’est en effet la seule tradition chrétienne qui, non seulement les accepte, mais qui les valorisent car – c’est Jésus qui, selon les évangélistes, le disait lui-même - que serait la foi si elle n’était plus le sel de la terre, le piment dans les repas, la lumière dans les ténèbres ?
* Voir notre Cahiers Michel Servet, n° 13, « Les inspirés pas toujours compris », paru en juin 2010, 34 p. (lien).


« Tous les chemins ne mènent pas à Rome », que ce soit d’ailleurs la Rome de l’Eglise catholique romaine qui s’imagine – s’illusionne – détenir seule la Vérité, ou bien celle du protestantisme calviniste à Genève (où l’auteur fit des études de théologie afin de devenir pasteur), ou encore celle des syndicats présidant dans les rues de grandes manifestations qui ressemblent somme toute à des offices religieux avec leur rituel – eux en étant bien sûr le clergé !


Inclassables, vous dis-je, ces anarchistes chrétiens !


Ndlr - Le livre d’Emile Mihière a aussi fait l’objet d’une brève recension par Vincens Hubac, pasteur ERF au Foyer de l’âme à Paris, dans la revue Evangile et Liberté, d’avril 2012, n° 258.

Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 12:12
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : à contre courant, la page des prophètes
Communauté : Religions en toute liberté

Afin d’encourager au développement de l’unitarisme dans les pays européens, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) a mis sur pied un groupe dénommé « Health & Unitarian Growth in Europe Project » (HUGE Project) / « Santé et croissance de l’unitarisme en Europe ». Une rencontre est prévue à Kolozsvar (Cluj-Napoca en roumain) au siège de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, du vendredi soir 31 août au mardi 4 septembre 2012 au matin. L’invitation concerne les pays suivants (du nord au sud) : Finlande, Norvège, Danemark, Pologne, Tchéquie, Autriche, Roumanie et Hongrie, Royaume Uni, Pays-Bas, Allemagne, France, Italie, Espagne, ainsi que l’European Unitarian Universalists (EUU) qui regroupe des Anglophones en séjour plus ou moins long dans plusieurs villes d’Europe occidentale (région de Franckfort, Amsterdam, Bruxelles, Paris, Genève et Bâle). Programme à suivre …


europe-unitarienne.jpg

En bleu, les pays invités. Les points rouges indiquent les villes où l'EUU est représentée par une "fellowship". L'Irlande et le Royaume Unie forment une même organisation, la General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches. Carte Jean-Claude Barbier, 2012

 

Chaque pays et l’EUU est invité à envoyer une délégation de 2 personnes. La France sera représentée par Jean-Claude Barbier et Samantha Fink ; et l’Italie par Lawrence Sudbury et Alessandro Falasca (le révérend Roberto Rosso s’ajoutera à cette délégation italienne en qualité d’observateur).

 

Ajout du 10 avril 2012 : En perspective, la promotion de la Communion unitarienne d'Italie (CUI) au statut de membre provisoire de l'ICUU.

Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 17:36
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : unitarisme (ICUU)
Communauté : Unitariens

Le réseau mondial des unitariens et des universalistes, l'International Council of Unitarians and Universalists a tenu  une rencontre internationale du 7 au 12 février 2012 à Dumaguete City, dans les îles Negros, aux Philippines. En voici la photo de famille :


ICUU_2012_philippines.jpg

Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 10:51
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : unitarisme (ICUU)
Communauté : Unitariens

coran_et_chair.jpg Vient de paraître (mars 2012), aux éditions Max Milo (lien), « Le Coran et la chair » par Ludovic Lofti Mohamed Zahed, 192 p., 15,90 €.

 

Né à Alger en 1978, l’auteur a grandi entre la France et l’Algérie. Il est doctorant en anthropologie du fait religieux sur la question de l’islam et l’homosexualité. Il a créé plusieurs associations, dont HM2F (Homosexuels musulmans de France) ( lien). Il est le premier musulman français à s’être marié religieusement avec un homme. Entre l'essai et l'autobiographie, il raconte comment sa quête spirituelle l'a amené des salafistes de son adolescence en Algérie au mariage avec son partenaire sud africain.


Sur la quatrième de couverture :

 

« La renaissance ou la réforme de l’islam n’arrivera pas seule, il nous faut agir. Selon moi, l’homosexualité, quoi qu’on en dise, n’est pas un choix ; et il faudrait être fou pour choisir d’être homosexuel lorsque l’on vient du milieu socioculturel d’où je viens. Bien heureusement, ici en France, ce n’est plus un délit.


Je pense que c’est la représentation que certains Français de confession musulmane ont de leur religion, pas l’islam en lui-même, qui pose problème. C’est l’être humain dans toute sa complexité, sa connaissance, sa liberté d’autodétermination, sa capacité à l’empathie, qui font de lui un créateur de possibles, le successeur de Dieu sur terre selon les enseignements du Coran. J’ai compris que l’homosexualité telle que nous la vivons aujourd’hui, telle du  moins que la loi française nous permet de la vivre, ne va pas à l’encontre des principes d’un islam éclairé. »


Ludovic Lofti Mohamed Zahed est également l’auteur de « Révoltes extraordinaires un enfant du sida autour du monde » paru en novembre 2011 aux éditions L’Harmattan.

Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 19:32
- Par Ludovic Lofti Mohamed Zahed - Publié dans : l'homosexualité
Communauté : Religions en toute liberté

Suite aux évènements de Toulouse et de Montauban, qui ont vu un jeune musulman tuer de sang froid des militaires, puis des enseignants et des enfants d’une école juive, en se revendiquant d’Al Qaïda, le député communiste André Gerin a envoyé une adresse, en date du 28 mars, aux deux principaux candidats de Gauche à l’élection présidentielle 2012, François Hollande et Jean-Luc Mélanchon, afin que la Gauche française sorte de sa « frilosité » en face de la haine contre la France qui s’est malheureusement développée dans des milieux immigrés ou issus de l’immigration.

 

André Gerin est auteur en 2007 d’un livre toujours d’actualité « Les ghettos de la République, encore et toujours », aux éditions Le Publieur ( lien). Il a été aussi à l’origine d’une commission parlementaire en 2011 qui a abouti à l’interdiction du voile intégral dans les espaces publics.

 

Nous publions de larges extraits de cette adresse qui ont un intérêt pour tous les Français indépendamment de leurs options politiques, et, au-delà, pour tous ceux qui se doivent de respecter le pays d’accueil où ils sont en séjour, ou bien où ils ont immigré, ou bien encore où ils sont nés.


Après les crimes barbares de Montauban et de Toulouse, je souhaite m’adresser à vous deux, car il ne s’agit ni d’un fait divers, ni de l’acte isolé d’un fou qui aurait versé dans l’intégrisme religieux. Un devoir de lucidité s’impose à nous.


Ces événements, qui ont bouleversé les français, nous interpellent et nous invitent à réfléchir et à agir sur l’un des défis républicains qu’il nous faut relever dans l’urgence. Voilà plusieurs années que je tire la sonnette d’alarme : nous avons, dans les quartiers de nos villes, des jeunes en rupture de ban avec la société et avec la République, en position même de combat contre la France. Ils sont la proie de l’islamisme radical, lequel s’applique à conquérir des territoires sur notre sol, à y imposer les règles de la charia, à défier nos valeurs et notre culture.


Les cibles de Mohamed Merah sont – ô combien – et tragiquement symboliques : des soldats de l’armée française et une école, un enseignant et des enfants juifs.


Se manifeste ainsi très clairement une volonté de guerre à la France doublée d’un antisémitisme criminel. Cette haine de la France est un poison mortel. Les crimes de celui qui n’est plus le petit voyou multirécidiviste de Toulouse ont eu des précédents. Rappelons-nous la bombe artisanale qui a explosé, le 7 septembre 1995, à Villeurbanne, devant une école juive dix minutes avant la sortie des 600 enfants ; Khaled Kelkal, suspect de l’attentat raté sur la ligne TGV Paris/Lyon, tué par la police en 1995. En janvier 2002, deux gamins d’un même quartier de Vénissieux se retrouvent à Guantanamo. En avril 2004, l’imam Bouziane est expulsé de France pour propos revendiquant la lapidation des femmes et discours de combats contre la République et la France. J’ai en mémoire encore le témoignage de ces enseignants de collège à propos d’adolescents de 12, 13 et 14 ans qui viennent contester violemment des cours d’histoire, de géographie ou de sciences naturelles. Je n’oublie pas non plus les trois semaines d’émeutes de 2005 qui n’ont politiquement pas été analysées sérieusement, la place qu’y ont pris les trafiquants de drogue, les mafias et les petits groupes d’intégristes, l’incendie de bâtiments publics, symboles de la République (écoles,
bibliothèques, centres sociaux…). 800 communes ont été concernées dont Villiers-le-Bel, Grenoble, Marseille…


andre_gerin_les_ghettos.gif Comme je l’ai écrit dans un livre intitulé « Les ghettos de la République, encore et toujours », depuis plusieurs décennies, il y a un aveuglement sur la montée de l’islam radical. Son terreau, ce sont les ghettos sociaux et ethniques qui s’installent sur fond de paupérisation économique, sociale, morale et culturelle. Ainsi, des territoires se referment. S’y déploient l’endoctrinement, les conditionnements, voire le bourrage de crâne. Nombre de ces jeunes ont le sentiment que la société les méprise, qu’ils sont de trop. Dès lors, les prêches messianiques des gourous islamistes donnent un sens à leur vie. Au final, ils développent un racisme anti-juif, des jugements et comportements anti-France et anti-Blanc.


[...] Après la mission d’information parlementaire sur le port du voile intégral, je peux confirmer que l’étendue du communautarisme est une réalité qu’il serait dangereuse de nier notamment dans les régions de Lyon, Marseille, Lille, et Grand Paris. L’islam instrumentalisé met en avant une revendication ethnico-religieuse, portée par des jeunes devenus la proie des salafistes.


La France est à la croisée des chemins. Notre volonté de reconnaître la place de la 2ème religion en France, l’islam spirituel, son installation nécessaire dans des lieux dignes de ce nom doivent s’accompagner de notre refus catégorique d’un islam politique contraire aux principes de laïcité, à notre art de vivre, à notre mode de vie, à notre culture.


En France, la loi garantit le libre exercice de la foi, dès lors que la foi ne prétend pas faire la loi. En tendant la main à la majorité des français de confession musulmane, nous combattrons efficacement cette poignée de gourous intégristes car ce sont eux qui font l’amalgame et contribuent à stigmatiser l’islam. Ne pas le faire entretiendrait l’ambiguïté et laisserait les musulmans désarmés. En même temps, il revient aux musulmans eux-mêmes de se désolidariser des actes de rejet de la civilisation.


Par ailleurs, notre combat doit être sans faille afin de repérer et de surveiller les extrémistes islamistes, leurs manifestations de violence y compris symbolique destinées à tester et à défier la République. La tolérance zéro s’impose à l’encontre de la propagande des sites djihadistes. A propos de l’intervention du RAID et par-delà les polémiques :
- je crois indispensable la création d’une grande enquête nationale pour réaliser un état des lieux, tout cela dans une démarche républicaine, sous l’égide de l’Assemblée nationale.
- Il s’agit de dire toute la vérité sur la menace djihadiste en France, faire le bilan de tous ces jeunes qui sont passés par Al Qaïda, l’Afghanistan, le Pakistan. Comment croire que ces voyages ne seraient pas liés à des organisations et des têtes de réseaux ?
- Au centre, se trouve la question de l’école républicaine : doit-elle éviter de choquer les sensibilités ou doit elle soumettre les religions et l’islam en particulier, au feu des critiques rationnelles ? Comment contribuer à la formation de l’esprit critique et jusqu’où doit aller la société sans être en contradiction avec l’esprit des Lumières et les principes universels des droits de l’Homme et du citoyen ?


 Après avoir évoqué le contexte économique (chômage, crise du capitalisme, etc.), l'auteur avance une dernière proposition [...] Il me paraît indispensable d’établir une véritable cartographie des lieux où se développe le communautarisme et appréhender les conditions dans lesquelles des jeunes, enfants, adolescents, des jeunes mineurs, sont victimes de cette emprise. [...].
 

Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 19:30
- Par André Gerin - Publié dans : l'islam en Europe
Communauté : Religions en toute liberté

Depuis janvier 2012, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) - l'Azawad est le pays des Touareg - mène l'offensive contre les garnisons militaires du nord du Mali, lesquelles tombent les unes après les autres, la dernière en date étant Anéfis sur la route nationale de Gao à Kidal. A Bamako, l'armée malienne est en pleine confusion : coup d'Etat de la part de soldats ... mais qui ne sont pas suivis par leur hiérarchie ! Ces soldats reprochent à leur Gouvernement leur sous-équipement en armes et un manque de soutien.


Le MNLA a mis à profit le retour au pays des Touaregs qui soutenaient Khadafi en Lybie ; ceux-ci sont revenus avec armes et devises. Par ailleurs, l'Azawad comprend la région de Kidal qui est considérée comme étant une base sûre pour l'AQMI dont on connaît l'affiliation déclarée à Al-Qaïda : un véritable "sanctuaire", par ailleurs proche des frontières !

 

mali_rebellion_touareg.jpg


Plus au sud de cette zone, rappelons aussi que les Etats du Nord du Nigeria appliquent officiellement la charia depuis la fin du XIXème siècle et que la secte Boko Haram, également pro-Al Qaïda, y mène des activités terroristes contre les communautés chrétiennes et les forces de police (attaque de commissariats, etc.).

 

Une nouvelle géographie politique est-elle entrain de se dessiner dans toutes ces régions au bénéfice évident de l'islamisme ?

 

Situation au 31 mars 2012 - Des tirs d'armes lourdes ont éclaté au cours de la matinée à Gao, où des rebelles touareg ont pu pénétrer (dans 3 quartiers sur 8) malgré l'intervention d'hélicoptères de l'armée. À environ 1 000 km au nord-est de la capitale Bamako, Gao est la principale ville du nord du pays et abrite l'état-major de l'armée pour toute la région septentrionale. 

Ces combats interviennent au lendemain de la prise de la localité de Kidal, plus au nord-est vers la frontière algérienne, par le groupe armé islamiste Ansar Dine, appuyé par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), grand groupe rebelle touareg, et des éléments d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

L'essentiel du nord-est du pays est désormais aux mains des rebelles et seules les garnisons de Gao et Tombouctou restent sous contrôle gouvernemental. Le nord du Mali subit depuis la mi-janvier une vaste offensive de ces rebelles touareg et de groupes islamistes. La junte au pouvoir depuis le coup d'État militaire qui a renversé, le 22 mars, le président Amadou Toumani Touré (dit ATT) a précisément invoqué l'échec du régime contre la rébellion pour justifier son putsch. Lu dans Le Point.fr (lien)

 

Propos de Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako

« L'intégrisme, nous l'avions pris pour un petit serpent, il s'est révélé être un boa » ! 

Mgr Jean Zerbo a participé aux discussions avec la junte militaire et les partis politiques maliens, la semaine dernière à Ouagadougou, (Burkina Faso), afin de trouver une solution à la crise que traverse le Mali (La Croix du 17 avril 2012).

 

Déjà 200 000 réfugiés et une famine prévisible

Voir l'article dans La Croix du 17 avril 2012 " Les Maliens redoutent l’insécurité et la famine au Nord " (lien).

Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 07:46
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : en Afrique noire
Communauté : Religions en toute liberté

Certains considèrent que l’Etat ne doit pas, au nom d’une laïcité neutre, s’ingérer dans les questions religieuses . Mais que faire lorsque certaines traditions religieuses demandent que l’animal reste conscient durant son égorgement rituel (rites caher et hallal) ; divisent chaque jour la société entre croyants et « païens », entre croyants ayant la bonne moralité et des athées qui par définition pour eux sont amoraux, entre purs et impurs, entre hommes et femmes en prohibant toute mixité ; refusent la médecine moderne car Dieu seul guérit, toute transfusion sanguine au risque de l'opéré ; rejettent les enseignements scientifiques à l’école et à l’université au nom de livres dit révélés ; pratiquent le bourrage de crâne et l’encadrement sectaire, etc. Faut-il donc rester coi afin de ne pas « discriminer » les dits religieux alors que ce sont eux mêmes qui établissent des séparations d’un autre âge ! Bien entendu, la moindre critique soulève le cri convergent des hypocrites et des braves citoyens qui sous-estiment complètement – par ignorance, mais aussi par aveuglement idéologique – la signification, la force et l’ancrage de ces interdits religieux.


Rappelons que les laïcs à l’origine de nos lois laïques de 1901-1905 furent des militants qui, depuis Voltaire, luttèrent contre l’emprise des religions, entre autres celle, dominante, de l’Eglise catholique. La laïcité n’est pas seulement une molle cohabitation, mais une exigence de séparation entre autorités religieuses et pouvoirs politiques et la prédominance de la loi démocratiquement votée sur les communautarismes. Or, aujourd’hui, nous constatons que certains milieux religieux (catholiques, protestants, etc.) et politiques se mettent du côté des interdits religieux … qu’il ne faudrait pas toucher car il s’agirait d’identités !


Or, sociologique on constate que chaque tradition religieuse évolue, ne reste pas fixe mais s’adapte au contexte tout en gardant l’essentiel. Les rituels trouvent de nouvelles formes en continuité avec les origines. Par exemple en Afrique noire, les femmes en deuil ne sont plus tondues, mais on va couper symboliquement une mèche. Dans les rites casher et hallal, ce qui est important - que je sache - c’est la prière dite par un ministre du culte et non que l’animal ait nécessairement une agonie consciente ! Que dire aussi des rituels d’excision et autres mutilations génitales du sexe féminin ! C’est ce qu’a dit précisément François Fillon, premier ministre français : "Les religions doivent réfléchir". Ben oui, c'est évident !


Ses propos étaient tout à fait raisonnables et emprunts de bon sens : " Les religions doivent réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé ". " Dans un pays moderne, il y a des traditions ancestrales – l'abattage halal et casher − qui ne se justifient plus. … On est dans un pays moderne, il y a des traditions ancestrales qui ne correspondent plus à grand-chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène.". Il ajoutait même, conciliant, qu’il n’y avait pas urgence : "On pourrait y réfléchir." Mais "ce n'est pas le moment d'engager ce débat. "


Eh bien, ce fut l’émotion immédiate et totale des hypocrites de tout horizon et F. Fillon dût recevoir d’urgence les autorités religieuses juives et musulmanes mise en émoi pour les rassurer que Dame République ne mettrait pas le nez dans leurs affaires … ni revoir les dérogations dont elles bénéficient.

gaston_lagaffe_et_les_trois_tortues.jpg

Le rythme des religions serait-elle celui de la lenteur ?


Et les catholiques, sous la houlette du bon pape Jean XXIII, que firent-ils avec Vatican II sinon progresser ! Il faut bien de temps en temps se concerter afin de s’adapter aux évolutions sociétales et de reformuler les enseignements et directives. Les protestants parlent de Réformation à la place de la Réforme afin de signifier qu’il faut constamment faire un effort sur soi. La Ahmadiyya (une branche musulmane moderniste) considère que la djihad est un effort sur soi (et non point faire la guerre sainte). Alors ne soyons pas plus religieux que les religieux et encourageons les efforts de modernisation des religions.

 

Cela va dans le sens de la tradition unitarienne qui, depuis le XVIème siècle, n’a eu de cesse de revisiter le christianisme, de le « restituer » selon la belle expression de Michel Servet en 1553.


En ces temps électoraux, nous saluons la voix isolée et courageuse d’un César Botero dans Le Nouvel Observateur « François Fillon questionne l'abattage casher ou halal : où est le problème ? » (lien)

Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 11:16
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux
Communauté : Religions en toute liberté

La section néerlandaise de l'International Association for Religious Freedom (IARF) / Association internationale pour la liberté religieuse (laquelle est une association inter religieuse *), organise un colloque sur Michel Servet le vendredi 30 mars 2012 à Bilthoven, en banlieue N-E d'Utrecht.
* Elle compte des membres dans 25 pays de diverses traditions religieuses : christianisme, judaïsme, islam, hindouisme, bouddhisme, shintoïsme, zoroastrisme, etc. Son président actuel est le révérend Miyake Mitsuo et le siège est au Japon.


Les sujets abordés dans ce colloque seront les suivants :


(1) Miguel Servet dans le contexte de son temps (une Europe sans frontières, le changement de paradigme humaniste, la révolution des communications apportée par l’imprimerie).
(2) la méthode théologique de Servet tout à fait opportune avec ses ouvertures pour le judaïsme et l'islam. Y a-t-il des ponts entre les chrétiens et les musulmans avec des théologies comme celle de Servet ?


Parmi les orateurs figurent Gérard Wiegers, professeur de l’université d'Amsterdam, Kovács Sándor, professeur d'histoire de l'Eglise de d’histoire des religions au Séminaire unitarien de Kolozsvár (Cluj-Napoca) en Transylvanie (Roumanie), Karel Steenbrink (EM), professeur à l’université d'Utrecht et D. Jaume de Marcos qui, en sa qualité de conseiller titulaire de l’Instituto de Estudios Sijenenses “Miguel Servet” (Michael Servetus Institute), représentera cet instance - par ailleurs, il a donné une conférence sur les références à l’islam dans l’œuvre de Michel Servet dont un résumé en français a été mis en ligne en 7 pages dans La Besace des unitariens à la rubrique concernant Michel Servet, lien.

 

synode_dordrecht.jpg

 

Le synode de Dordrecht (1618-1619) marque l’ancrage des Pays-bas dans un calvinisme très dogmatique. Il s’est conclu sur le rejet des positions arminiennes. La doctrine réformée sur chacun des cinq points en discussion fut présentée, à savoir : la dépravation totale, l’élection sans condition, le pardon limité, la grâce irrésistible et la persévérance des saints. Ceux-ci sont parfois appelés les cinq points du calvinisme. A la clef, dans la tradition inquisitoriale inaugurée par Jean Calvin lui-même en 1553 contre Michel Servet (qui aboutit au martyre de ce dernier sur le bûcher), le synode de Dordrecht fut suivit de la décapitation, le 13 mai 1619, de Johan van Oldenbarnevelt, homme d’État très respecté et influent qui avait été le protecteur des remonstrants - seulement quatre jours après la session finale du synode, pour “le crime de trouble général de l’état de la nation, tant dans l’Église que dans l’État”, à savoir la trahison (sic !). Autre victime : le juriste Hugo Grotius qui soutenait les droits des remonstrants, condamné à la prison à vie dès le 29 août 1618 (il put fort heureusement, avec la complicité de sa femme, s’échapper du château de Loevestein où il avait été incarcéré).

Les ministres du culte remonstrant furent bannis en date du 5 juillet 1619 ; à leur tête Samuel Naeranus, recteur du collège de Sedan en 1608 puis de celui d'Amersfort, qui dût s'exiler en Frise - il mourut en 1642 à Amersfort où il avait obtenu l'autorisation de rentrer au pays ( lien).

C’est dire combien les Pays-Bas calvinistes reviennent de loin ainsi qu’en témoigne entre autres ce colloque sur Michel Servet !

Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 04:53
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : à propos de Michel Servet
Communauté : Religions en toute liberté

vaudois_devenus_protestants_au_XVI.jpgChaque année, l’Eglise évangélique vaudoise commémore la date du 17 février 1848 où le duc de Savoie, devenue roi d’Italie, accorda aux minorités religieuses la liberté civique et religieuse (voir notre dossier sur l’histoire vaudoise dans La Besace des unitariens à notre rubrique sur les Réformateurs, lien).

 

Cette fête est célébrée à Torre Pellice, dans l’une des hautes vallées piémontaises, celle du torrent Pellice, non loin de là où aboutit la célèbre « Glorieuse rentrée » de 1689 (Bobbio Pellice, plus en amont).


Carte de Michel Jas présentée sur Facebook : entourées en rouge, les localités vaudoises à la fin du Moyen Age (reconnues ainsi par l'immigration des populations en Luberon - d'après les travaux de Gabriel Audisio -) : Suze, Coazze, Chieri, Paesana, Savigliano, Frassino, Centallo, Cuneo, Vignolo, Bernezzo, etc. ; dans le rectangle vert : les régions vaudoises devenues protestantes au XVIe siècle.


Cette année, Giacomo Tessaro, chrétien unitarien italien, a participé à ce pèlerinage vaudois. il y eut une retraite aux flambeaux, le soir du 16, qui alla du Temple central de la ville à celui du quartier Coppieri, dans l'ancien ghetto des Vaudois d’avant 1848. On alluma un feu de bois non loin de ce dernier temple en chantant des hymnes traditionnels comme "Le serment de Sibaud" (lien). Un culte important eut lieu le lendemain.


vaudois_fete_des_libertes_2012_DSCN0096.JPGvaudois_fete_des_libertes_2012_DSCN0089.JPG

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photos Giacomo Tessaro

Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 20:18
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : les protestantismes

Samantha Fink * vient de lancer, de 19 février 2012, un nouveau site d'inspiration unitarienne-universaliste ( lien) qui, par son titre, se réfère à la grande tradition des lectionnaires.
* Samantha Fink est protestante libérale de l’Eglise réformée de France (ERF), membre du groupe « Unitariens francophones » ( lien), présente sur Facebook (lien) et sur Twitter (lien

 

Le lectionnaire ou épistolier est un livre liturgique contenant des passages de textes religieux considérés comme importants et dont la lecture est échelonnée selon un cycle d'offices. La Lecture de la Torah, aux temps talmudiques, se faisait, en terre d'Israël selon un cycle de trois ans, alors qu'en Babylonie, il n'était que d'un an. Le judaïsme rabbinique a adopté le rite babylonien, mais les premiers chrétiens ont adapté le rite « palestinien » (donc avec des textes échelonnés sur un an), à l'ensemble de la Bible grecque, Ancien et Nouveau Testament.


Certains lectionnaires, copiés et enluminés au Moyen Âge, sont de véritables œuvres d'art. C'est le cas, par exemple du lectionnaire dit de Luxeuil, chef-d'œuvre de l'enluminure mérovingienne (lien).


Le concile Vatican II a revu le lectionnaire catholique en 1969. Les anglophones protestants et catholiques peuvent se référer à un lectionnaire œcuménique. A noter que les Eglises Réformées, quant à elles, tiennent beaucoup à la liberté du choix des textes laissée au pasteur sur lesquels il basera sa prédication. Pour plus d’information, voir sur Wikipedia à l’article « Lectionnaire » (lien).

 

Est-ce donc un nouveau lectionnaire que veut nous proposer Samantha Fink, cette fois ci dans la tradition qui est la sienne ? Voici comme elle présente elle-même son projet :

samantha_fink_enluminure.JPGJ'ai commencé ce blog il y a peu, en le présentant ainsi : « Pour une lecture de la Bible dans l'esprit de l'unitarisme-universalisme, dans l'ouverture à toutes les spiritualités et aux agnostiques. » Sur ma page de bienvenue je précise que je suis « sympathisante de l'unitarisme-universalisme *, protestante libérale, lectrice amatrice de la Bible et intéressée par toutes les traditions spirituelles – y compris l'humanisme laïque -- dans la mesure où elles se montrent ouvertes les unes aux autres. Lire la Bible dans une optique libérale et universaliste peut sembler une gageure, mais d'autres le font, notamment dans le monde anglophone en se basant sur le lectionnaire [oecuménique] révisé (Revised Common Lectionary). J'ai eu envie de partager ces découvertes. »


* ndlr – sur l’unitarisme-universalisme, résultant en 1961 de la fusion entre l’Eglise universaliste d’Amérique et les congrégations unitariennes aux Etats-Unis, voir notre article « L’unitarisme-universalisme au terme d’un christianisme d’ouverture » sur le site du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), lien.

Par là, je n'entends pas faire l'impasse sur les lectures libérales qui existent dans le monde francophone : les Etudes unitariennes; Evangile et Liberté, Alain Houziaux, Marc et Louis Pernot, Roger Parmentier, ni la recherche historique sur Jésus de spécialistes comme Daniel Marguerat, Christian Amphoux, et tant d'autres. Mais personne n'a besoin de moi pour les comprendre ! C'est pourquoi je me concentre en priorité sur les commentaires en anglais. Cela existe déjà sur le site « Protestants dans la ville » avec les traductions de Gilles Castelnau (lien) et les renseignements sur le réseau libéral anglophone (lien)
   
Je ne souhaite pas – et ne pourrais pas si je le voulais ! - faire double emploi ! Mon objectif premier est de traduire les méditations sur le lectionnaire de l'Unitarian Universalist Christian Fellowship (lien). Je souhaite aussi y intégrer, non des traductions exhaustives, mais des réflexions sur d'autres commentaires du lectionnaire que je trouve très ouverts : historico-critiques avec la Fondation FaithFutures, de théologiens du Process, et dans une perspective non-violente inspirée de René Girard.


L'organisation en lectionnaire ou année liturgique permet de greffer aisément des textes non bibliques qu'il s'agisse d'écrits des Pères de l'Eglise, d'apocryphes relativement bien considérés (Protévangile de Jacques, Evangile de Thomas, etc.) ou moins bien vus (écrits manichéens par exemple) ; mais aussi d'autres religions. Non dans le but d'annexer ces religions, mais en prenant le déroulement des textes de l'année liturgique comme une occasion de lire aussi les textes des autres. L'idée n'est pas « Je m'approprie ton texte pour enjoliver la lecture de mon Texte » mais « J'ai envie d'écouter tes histoires à toi aussi, alors pour commencer je pars de ce qui m'est familier et je fais un premier pas vers toi ». Bref, tout sauf l'Ecriture seule ! [ndlr - la Sola Scriptura des Réformes protestantes du XVIème siècle].


Enfin, parmi les autres traditions, il en est une qui me tient particulièrement à coeur et qui ne me semble pas connue dans le monde francophone, c'est le judaïsme inclusif. Un judaïsme du mélange et de la mixité qui défie plus encore les frontières et murs de séparation, selon moi, que le judaïsme humaniste et laïque.


Pour moi l'inter-religieux ne suffit pas, surtout entre monothéismes. L'amour de la diversité spirituelle n'en est pour moi pas un s'il rejette les agnostiques, athées et (néo-) païens. Je ne suis spécialiste ni de la Bible ni d'aucun domaine apparenté, cela peut être la faiblesse de mon blog comme un de ses intérêts, c'est à ceux qui me liront d'en juger.

 

illustration : calligraphie par Samantha Fink du récit évangélique de la guérison d'un homme à l main paralysée le jour du sabbat (Luc, 6, 6-11)

 

Le protestantisme libéral et le catholicisme m'ont transmis ce que j'ai été capable de recevoir, les unitariens francophones m'ont encouragée à prendre la parole à mon tour. Je n'ai pas encore beaucoup écrit mais à ceux qui me liront, je voudrais surtout vous donner envie d'écrire à votre tour, pas forcément en me laissant des commentaires, mais en vous exprimant à votre tour de la manière qui vous conviendra.

 

samantha fink enluminure

Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 08:25
- Par Samantha Fink - Publié dans : unitarisme (divers)
Communauté : Unitariens

mythologie_chretienne.JPG« Mythologie chrétienne : Fêtes, rites et mythes du Moyen Âge » de Philippe WALTER – 231, pages – 21€. , aux éditions Imago. L'auteur est professeur de littérature française du Moyen Age à l'université de Grenoble III. En vente par correspondance chez Le Colporteur, envoi par collissimo et paiement à réception ( lien). Sur demande, vous pouvez recevoir la Lettre du Colporteur du Livre par courrier électronique afin d'être tenu au courant des nouveautés.

 

présentation par l'éditeur :


« Saint Martin sur son âne, saint Christophe à tête de chien, sainte Marthe tenant en laisse la Tarasque, saint Hubert accompagné de son cerf, voilà bien des saints bizarres et fort peu catholiques... Et pour cause. Derrière les figures vénérées de notre calendrier se dissimulent d'anciennes divinités païennes que le christianisme médiéval dut assimiler pour s'imposer.


Et, dans un subtil compromis religieux, l'Église sut inscrire son message dans les grands cycles festifs de l'année celtique qui lui avaient préexisté. Éminent spécialiste du Moyen Âge et de la légende dorée, Philippe Walter retrace ainsi la lente constitution de cette mythologie christianisée — totalement étrangère à la Bible — et redonne toute leur cohérence aux croyances, coutumes et rites souvent incompris, mais toujours présents, dans notre culture ».

 

 

sainte_marthe.JPG saint_christophe.JPG

Sur la couverture du livre, saint Nicolas ressuscitant trois enfants qui avaient été découpés en morceaux par un méchant boucher et déjà mis au saloir ; à gauche sainte Marthe patronne d'une cité et tenant en laisse la tarasque, sorte de dragon fabuleux des légendes provençales ; à droite saint Grégoire à la tête de sanglier !

Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 12:06
- Par Philippe Walter - Publié dans : vient de sortir
Communauté : Religions en toute liberté

lettre_du_pretre_jean.JPGLe Colporteur * vous propose  « La Lettre du Prêtre Jean : Une utopie médiévale » de Istvan BEJCZY, publié aux  Editions IMAGO– 216, pages – 21€. L'auteur est directeur de recherches en histoire médiévale à l'université de Nimègue, aux Pays-Bas.

* achat par correspondance, envoi par colissimo et paiement à réception, lien. Sur demande, vous pouvez recevoir la Lettre du colporteur par courrier électronique afin de connaître les nouveautés.

 

présentation par l'éditeur :

 

« Au XIIe siècle apparaît, adressée à l'empereur byzantin, la lettre d'un certain Prêtre Jean, monarque inconnu d'un lointain royaume chrétien.

Se présentant comme le souverain le plus puissant du monde, le Prêtre Jean y décrit les merveilles de son vaste pays recouvrant les « trois Indes » : moeurs, gouvernement, richesses infinies, faune, flore et peuples étranges, spectacles insolites ...

La beauté et l'horreur, la vertu et l'atrocité, le sublime et le monstrueux, les aspects les plus contradictoires et les plus extrêmes de la Création trouvent leur sens dans cette fabuleuse contrée.

La Lettre du Prêtre Jean enflammera les imaginations jusqu'au XVe siècle et le renom du souverain des Indes se répandra alors dans toute l'Europe. Cette mystérieuse missive, dont on connaît une centaine de versions dans quinze langues différentes, fascinante rêverie utopique analysée ici avec rigueur par István Bejczy, dévoile d'étonnante façon l'imaginaire de l'homme médiéval. »

 

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le Prêtre Jean en roi et en Bon pasteur

Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 11:36
- Par Istvan Bejczy - Publié dans : vient de sortir
Communauté : Religions en toute liberté

Gene-Sharp.jpg

Gene Sharp, chercheur américain spécialisé dans l'étude des conflits

et des mobilisations qui se veulent non-violentes

 

A partir de Gandhi et d’autres mobilisations historiques comme récemment les "printemps arabes", on parle de non violence, mais que recouvre exactement ce terme ? Jean Marichez, en traduisant en français les livres de l’Américain Gene Sharp, relance le débat. Voir l’article publié sur le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) sous le titre « Pacifisme, non-violence, et force de paix » (rubrique « le vocabulaire religieux ») (lien) http://afcu.over-blog.org/article-pacifisme-non-violence-et-force-de-paix-100249151.html

Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 17:11
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : la non-violence
Communauté : Religions en toute liberté

 

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Un film, intitulé "The Passion of the Heretic" / La Passion de l’hérétique - en hommage à Michel Servet - est en projet aux Etats-Unis. Son auteur, Thomas Clayton, a travaillé avec des historiens et en relation avec l’Institut Michel Servet à Villanueva de Sijena, le village de naissance du héros.

 

En attendant la réalisation de ce film, l’auteur en a publié le scénario dans un livre intitulé « Rebel With A Cause : The Radical Reformer » / Rebelle pour une cause : le Réformateur radical, préfacé par Sergio Baches, le directeur de l'Institut Michel Servet.

 L’auteur a ouvert un site ( lien) où l'on peut suivre le développement de son « projet ».


Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 16:12
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : à propos de Michel Servet
Communauté : Unitariens

Long Strange Trip / une longue histoire étonnante - UU History Film Series en DVD (d’une heure chacun), édité par Ron Cordes, 2011-1012, en anglais (lien). Ci dessous, une présentation de l'éditeur traduite par Jean-Claude Barbier. Cet historique, à partir du XIXème siècle est centré sur les Etats-Unis.


Partie 1 : au début (de l'an 0  à 1553)


long_strange_trip.jpg Ce film retrace les racines de la pensée religieuse libérale. Il rend compte des déclarations isolées de salut universaliste [ndlr – tout le monde sera sauvé et personne n’ira en enfer] dans les premières années de l'ère chrétienne. Il retrace les premiers anti-trinitaires comme le moine Arius et son rôle lors du concile de Nicée. Il discute des pré-réformateurs hérétiques tels que Katherine Vogel, John Wycliffe, et Jan Hus. Il conclut avec la vie et l'œuvre de Michel Servet. Il fait place aux deux Réformes en cours au 16ème siècle : l’un théologiquement conservateur initié par Martin Luther et une politique libérale fondée en grande partie sur les travaux de Servet.


Partie 2 : la naissance de l'unitarisme (1553-1794)


Ce film raconte ceux qui ont diffusé le message de Servet après son martyre, surtout Faust Socin et Georgio Biandrata, et comment ce message est arrivé aux croyants libéraux en Pologne et en Transylvanie. Il explique comment les idées de Servet, Socin, Biandrata, et d'autres, ont nourri l'esprit de David Ferenc en Transylvanie et conduit à la formation d’une première théologie unitarienne cohérente. Il évoque la montée de la religion libérale en Pologne et comment la Contre-Réforme catholique du 17ème siècle a conduit les unitariens hors de la Pologne et à l'ouest à travers l'Europe vers les Pays-Bas et l'Angleterre. Il prouve l'influence de Servet, Socin, David Ferenc, et divers unitariens polonais, sur les premiers anglais libéraux tels que John Biddle et Thomas Emlyn, et témoigne du travail de Théophile Lindsey et Joseph Priestley pour former un unitarisme anglais. Il traite de la répartition entre les unitariens ariens et sociniens en Angleterre. Il mentionne les débuts du féminisme avec l’unitarienne Mary Wollstonecraft. Il conclut avec l'émigration de Joseph Priestley de l'Angleterre en Amérique en 1794.
 

 

Partie 3 : l'unitarisme américain (1620-1860)


Ce film parle de la mise au point de l'unitarisme en Amérique à partir de 1620 jusqu’à la mort de Théodore Parker en 1860. Il traite des premières fractures entre libéraux et congrégationalistes dans l'Amérique coloniale. Il traite de l'effet de l'immigration, Joseph Priestley, et du rôle de William Ellery Channing dans la formation du mouvement unitarien américain. Il raconte l'histoire de la scission définitive entre les unitariens et les congrégationalistes trinitaires dans les années 1820 à partir à la fois sur le plan théologique et juridique. Il revisite la fracture ariens / sociniens qui a joué ici aussi bien qu’en Angleterre, ainsi que le transcendantalisme de Ralph Waldo Emerson, Margaret Fuller, et Théodore Parker. Il parle du rôle joué par Fuller pour diffuser le transcendantalisme, à partir du mouvement né à Concord, afin d’en faire la force motrice de l'unitarisme. Enfin, il examine le rôle que Théodore Parker a joué dans la promotion de l'unitarisme au-delà de ses traditionnelles bases bibliques et de son rôle dans plusieurs grands enjeux de justice sociale de son époque, notamment l'abolition de l'esclavage.

Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 12:29
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : unitarisme (divers)
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