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Que faut-il donc de plus aux protestants pour les décourager ? L’Eglise catholique leur dit et redit (dernièrement encore *) qu’elle est la seule Eglise valable et que les autres, étant " victimes de déficiences ", sont incomplètes. On ne peut pas ne pas être plus clair et net. Mais on veut sans doute " être œcuménique malgré tout " en misant sur une vague (future ?) venant du bas … on encore du Saint-Esprit par le haut ! Bref, nos amis protestants se sont retrouvés en grande pompe à Sibiu, en Transylvanie, du 4 au 9 septembre, sous la houlette du pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Églises européennes (KEK) **, co-organisatrice du rassemblement avec le (catholique) Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE).

* Le 10 juillet 2007, la Congrégation pour la doctrine de la foi (Vatican) réaffirme la déclaration de " Dominus Iesus " en 2000 dans un document " benoîtement " intitulé " Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine de l’Eglise ". 

** la KEK rassemble des Eglises protestantes, vieille-catholiques, hussites et orthodoxes.

C’est le 3ème Rassemblement œcuménique européen (ROE), après Bâle (Suisse) en 1989, puis Graz (Autriche) en 1997. Sibiu (2007) a été préparé par la co-signature d’une Charte œcuménique européenne par la KEK et le CCEE en 2001 à Strasbourg ; puis par des rencontres en janvier 2006 à Rome puis en février 2007 à Wittenberg, ville de Luther

Le thème en a été " La lumière du Christ illumine tous les humains. Espoir de renouveau et d’unité en Europe ". Mais au delà de cette question de la contribution des Eglises à la construction européenne, des questions purement religieuses ont été abordées comme par exemple la reconnaissance mutuelle des baptêmes, le prosélytisme religieux, etc.

Les résultats de cet œcuménisme spectacle ne semblent guère évidents, du moins à l’aune du protestantisme. Les délégués de cette mouvance semblent avoir totalement bradé le courant du protestantisme libéral qui existe pourtant en leur sein. La déclaration finale commence en effet par une déclaration trinitaire renforcée, tout à fait dans la ligne de l’œcuménisme dogmatique pur et dur qu’affectionnent les autorités catholiques et orthodoxes : " C’est au nom du Dieu trinitaire*, Père, Fils et Saint Esprit, que nous nous sommes rassemblés dans la ville de Sibiu … " (dans les toutes premières lignes du message conclusif). C’est dire que les unitariens sont d’emblée exclus, sans tambour ni trompette, et ceci au nez et à la barbe de notre Eglise historique de Transylvanie qui a son siège épiscopale à Cluj-Napoca, non loin de Sibiu !

* l’invocation du " Père, du Fils et du Saint-Esprit " correspond au symbole des Apôtres, mais ici nous avons la formule " Père, Fils et Saint-Esprit " qui indique qu’il s’agit de la même personne ; et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, il est bien dit " au nom du Dieu trinitaire ". Comme on dit, on serre les boulons !

Et puis que dire de la Recommandation II ? " Nous recommandons que se poursuivent les discussions sur la reconnaissance mutuelle du baptême, prenant en considération les acquis importants à ce sujet dans plusieurs pays et sachant que cette question est profondément liée à la compréhension de l’eucharistie, du ministère et de l’ecclésiologie en général ". Avec ces interrelations tout azimut, nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à la reconnaissance du baptême des autres. Comment des protestants peuvent-ils adhérer à un tel ligotage du baptême avec d’autres questions ?

Et puis la prière finale qui fait du Christ, non seulement la Lumière pour le Monde (et bien entendu ni plus ni moins le Sauveur non seulement de l’unité européenne mais Sauveur de ce Monde !), mais aussi, et c’est théologiquement nouveau, le créateur de ce même Monde … à la place de Dieu lui-même ! C’est de la christolâtrie la plus extrême …

" O Christ, Lumière véritable, qui illumine et sanctifie tout être humain en venant dans ce monde, fais luire sur nous la lumière de ta présence, afin qu’en elle, nous puissions capter la lumière inapprochable, et guide nos pas pour l’œuvre de tes commandements. Sauve-nous et conduis-nous vers ton royaume éternel. Car tu es notre Créateur qui pourvoit et qui nous donne tout ce qui est bon. Notre espoir est en toi et à toi nous donnons la gloire, maintenant et toujours. Amen. ".

Et Dieu là-dedans ?

Les pauvres unitariens que nous sommes ne peuvent être que bouche bée devant un tel lyrisme …

sibiu__photo_de_camilg.jpgpoteries en vitrine sur une place de Siniu, ville "saxonne" fondée par des immigrés allemands, photo Camilg


Rappelons que, dans les années 60, l’Eglise réformée de France (ERF) intervenait auprès du Conseil œcuménique des Eglises, sis à Genève, pour protester contre le renforcement du préambule trinitaire en arguant de l’existence en son sein d’un courant libéral peu enclin aux affirmations dogmatiques.


A défaut d’avancées théologiques ou pastorales, on se lance dans le social et le politique - comme si les Eglises étaient douées en ce domaine. Jean-François Collange, président des Églises protestantes d’Alsace, en interpellant les participants sur le thème de ce 3e ROE, " La lumière du Christ brille pour tous les hommes " : " Cela veut non seulement dire qu’elle illumine, mais aussi qu’elle transfigure, ce qui suppose une transformation du monde ", rappelle-t-il. Pour Antoine Arjakovsky, orthodoxe, directeur de l’Institut d’études œcuméniques de l’Université catholique de Lviv (Ukraine). on a vu à Sibiu " la volonté de voir émerger une doctrine sociale œcuménique " (expression reprise par Nicolas Seneze, correspondant au quotidien catholique La Croix : pêle-mêle, la question des réfugiés et des migrants, aider l’Afrique, redonner une âme à l’Europe (fichtre !), faire face aux conséquences négatives des changements climatiques, etc.

Plus précisément, l’œcuménisme retourne à ce qu’il est, à savoir un mouvement vertueux et piétiste qui donne bonne conscience aux braves chrétiens – ceux-ci n’ayant aucune prise sur les décisions qui sont l’affaire des seules hiérarques, il ne leur reste plus qu’à prier : " L’œcuménisme, a souligné le cardinal Cormac Murphy O’Connor, archevêque de Westminster, ce n’est pas seulement de grands événements, mais plutôt de petites choses dans vos maisons, vos paroisses, vos villages, vos villes". Comme en témoignait un participant à la clôture de l’assemblée : " Le mouvement œcuménique n’a pas besoin de nouvelles idées, mais de nouveaux témoignages. ".

Ben voyons, c’est certainement comme cela qu’on fait avancer l’Histoire ! L’œcuménisme à grand spectacle débouche sur de l’œcuménisme au ras des pâquerettes … 

 

Voir l’article d’André Gounelle " Œcuménisme ou secte ? " paru dans Evangile et Liberté n° 186, février 2005, p. 13, où le théologien rappelait les réserves déjà émises en 1961 par l’Eglise réformée de France (ERF) et mettant en garde le Conseil (dit) Œcuménique, basé à Genève, contre la tentation trinitaire : 

" Je souhaite que le Conseil œcuménique ouvre largement ses portes à tous ceux qui se réclament de l’Evangile, qu’ils acceptent ou qu’ils refusent la doctrine de Nicée-Constantinople. Les critères proposés, s’ils étaient adoptés, le transformeraient en une secte fermée et substitueraient à l’autorité des Ecritures un magistère ecclésial "
Mardi 11 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les protestantismes communauté : Religions en toute liberté recommander

Tabgah--la-multiplication-des-pains-et-des-poissons.JPG

 église de la Multiplication des pains et des poissons à Tabgah (Israël), mosaïque du Vème siècle au pied de l'autel

 

  La revue bimensuelle " Le Monde de la Bible "  (http://www.mondedelabible.com) vient de publier un hors série intitulé " Premiers chrétiens ; d’où viennent-ils ? " avec au sommaire : 

 

Pierre, Paul, Jacques, apôtres en mission, par Jean-Luc Pouthier (directeur de la rédaction du Monde de la Bible), pp. 12-15 ; Juifs et chrétiens, le moment de la séparation, par François Blanchetière (professeur émérite d’Histoire des religions de l’université Marc Bloch à Strasbourg), pp. 16-21 ; Les chrétiens après l’incendie du Temple, par Jean-Pierre Lémonon (Université catholique de Lyon), pp. 22-25 ; Marcion, la rupture radicale, par Michel Tardieu (professeur du Collège de France " Histoire des syncrétismes de la fin de l’Antiquité "), pp. 26-29 ; Premiers débats sur la divinité du Christ, par Bernard Pouderon (professeur à l’université François Rabelais Tours-CESR), pp. 30-33 ; La gnose, une doctrine pour des élus, par Madeleine Scopello (directeur de recherche au CNRS, Paris IV-Sorbonne, docteur ès lettres de l’université de Turin), pp. 34-39 ; Martyrs en terre d’Afrique, par François Decret (professeur honoraire des Universités et de l’Institut augustinianum, université du Latran, Rome), pp. 40-45 ; Des origines au V° siècle. Naissance de la Rome chrétienne, par Jean Guyon (directeur de recherche au CNRS, Centre Camille – Jullian, Aix), pp. 46-49 ; Jésus, vrai homme et vrai Dieu. Une théologie en images, par Jean-Baptiste Michel (écrivain), pp. 50-57 ; Moines de Palestine, la foi en conflit, par Pierre Maraval (professeur émérite de l’université Paris-IV-Sorbonne), pp. 58-61 ; Païens, chrétiens : drôle de IV° siècle, par Sophie Laurant (chef de rubrique au Monde de la Bible), pp. 62-67 ; Vers une Europe chrétienne, entretien avec Pierre Maraval et Jean-Luc Pouthier, pp. 68-73 ; Splendeurs et mystères de Constantin ; trois expositions en Allemagne et une en France, par Isabelle Duranton, pp. 6-9

 

Cet ouvrage contient des passages très intéressants sur les nazaréens et les ébionites ; judéo-chrétiens qui, n’ayant pas adhéré au processus de divinisation du rabbi Iéshoua de Nazareth, sont les chouchous des unitariens !

 

Quid des cours de catéchisme et des sermons dominicaux dans les paroisses qui font comme si les connaissances historiques sur le christianisme n’évoluaient pas ? Paraît-il que les clercs auraient peur d’effrayer leurs ouailles en leur disant la vérité … Et si la religion n’est plus un discours de vérité, quel est alors son avenir ? Ceux qui traitent les religieux de grands hypocrites auraient-ils donc raison ? Pourquoi ce grand écart entre ce que l’on sait grâce à nos éminents chercheurs et universitaires et ce qu’on raconte au brave peuple ?

L’unitarisme, quant à lui, prône la liberté de pensée et d’expression et ceci depuis sa naissance au XVIème siècle (voir par exemple la déclaration de Torda en Transylvanie en 1568 qui fut le premier manifeste en Europe en faveur de la liberté de pensée des ministres du culte). 

Mieux, il considère comme nulle et non avenue toute assertion religieuse (y compris tirée de la Bible) qui irait à l’encontre des connaissances scientifiques. Notre position est claire et nette : le christianisme unitarien est un humanisme (de croyants en Dieu) éloigné des rhétoriques religieuses qui prétendent parler au nom de Dieu et qui véhiculent en fait des anachronismes de toute sorte.
 

Parmi les ouvrages à lire ABSOLUMENT, le livre de James Tabor que nous avons présenté dans un message du 3 juillet 07.

Lundi 3 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : vient de sortir communauté : Religions en toute liberté recommander
Dans un texte intitulé " Le projet d’Aparecida " et qui se présente comme un bilan à la fois positif et critique de cette conférence épiscopale à l’échelle du continent latino-américain, le Père José Comblin, au Brésil, à la suite des évêques de son continent, en appelle à une Eglise missionnaire hors paroisse et animée par une théologie de la libération en direction des pauvres. 

croix-huguenote-en-m--tal.jpgUne Eglise où se remettrait à souffler le Saint-Esprit (à savoir, pour les unitariens qui ne font pas du Saint-Esprit une personne distincte, le souffle de Dieu qui est action ). 

Comment, à notre époque, parler à des gens qui sont hors Eglise ? aller à eux ? leur parler de religion dans un monde sécularisé ?


Cet article a été rédigé en portugais et envoyé par son auteur au mouvement También Somos Iglesia-Chile, le 3 août 2007. Il a été traduit en français par Edouard Mairlot (espagnol) et Jean-Loup Robaux (portugais) et mis en ligne par le réseau belge " Pavés ". 


" Pour un Autre Visage d'Église et de Société " ( p.a.v.é.s. ) est le collectif Wallonie-Bruxelles rassemblant une dizaine de groupes de catholiques progressistes, dont certains sont nés spontanément dans la foulée de " l'événement Gaillot " en mars 1995. Le réseau "Pavés" relie des associations qui se sont accordées sur un mode de collaboration : Abrame, Chrétiens en route, Communautés de base, Démocratie dans l’Eglise, Evangile sans frontières, Hors-les-murs, Mouvement chrétien pour la paix, Pavés Hainaut occidental, Réseaux Résistances, Sonalux

pour s'inscrire à sa Newletters mensuelle : info@paves-reseau.be

Ce collectif correspond, en France, à la Fédération des réseaux du Parvis (dont l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU est membre).

Samedi 1 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : catholiques libres en action communauté : Religions en toute liberté recommander

"Controverse autour de Ben Laden dans un festival d'art à Sydney"

1902623017-un-tableau-representant-ben-laden-cree-la-polemique-en-australie.jpgSYDNEY (Agence Reuters, jeudi 30 août 07) - Deux oeuvres montrant Oussama ben Laden dans une pose christique et la Vierge Marie vêtue d'une burqa, présentées à l'école des Beaux-Arts de Sydney dans le cadre d'un prestigieux festival d'art religieux, suscitent la polémique en Australie.

Signées respectivement Priscilla Bracks et Luke Sullivan, ces créations, en lice pour l'attribution du Blake Prize, ont même donné lieu à une réaction indignée du Premier ministre : "Le choix de telles oeuvres est gratuitement offensant pour les croyances de nombreux Australiens", a ainsi déploré John Howard dans un entretien publié jeudi par le Daily Telegraph.

"J'accepte la liberté artistique, mais je trouve cette toile mauvaise, extrêmement mauvaise", a quant à lui réagi Kevin Rudd, chef de file de l'opposition, évoquant l'oeuvre qui montre le fondateur d'Al Qaïda.

Au nom du jury, le révérend Rod Pattenden a rappelé que les créations sélectionnées visaient en premier lieu à susciter le débat sur la spiritualité. "Tout comme présenter Oussama ben Laden dans une pose christique, montrer le Christ sous les traits d'un anglo-saxon blanc est malséant ; il devait ressembler davantage à Oussama ben Laden qu'à un Européen", a-t-il souligné.


A l’exemple du protestantisme libéral, le libéralisme théologique (qui s’applique à tout corpus religieux) exerce une réflexion critique des dogmes, des credo et de nos représentations bien anthropomorphiques de Dieu. En aucun point, il ne saurait être assimilé à du laxisme et à une perte de points de repère et de valeurs. 

Or, pour certains, voulant sans doute appliquer à la lettre la prophétie du Livre d’Isaïe concernant l’heureuse cohabitation des grands fauves et de nos paisibles animaux domestiques, ce libéralisme est vécu comme un accueil à tout … au grand tout azimut ! 

Sans doute en est-il ainsi de ce bien bon révérend australien qui serait capable d’accueillir une représentation d’Hitler en enfant de chœur après celle de Ben Laden en Jésus saint-sulpicien. 

A la raison humaine, capable de tout justifier à coup d’arguments, il convient d’ajouter le bon sens ; ce qui donne le raisonnable (et non plus seulement le rationnel !).

Vendredi 31 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'islam recommander
Grande-Bretagne.jpgSur les conseils de James Martineau (1805-1900), qui pensait que les convictions unitariennes restaient d’ordre individuelles et ne devaient pas conduire, au sein de la mouvance libérale, à la formation de congrégations séparées, les unitariens britanniques s’allièrent avec les Eglises libres (Free Church) pour constituer, en 1926, la General Assembly (GA) of Unitarian and Free Christian Churches. Mais en fouillant le site de la GA (http://www.unitarian.org.uk) , on se demande où donc sont passées ces " Eglises libres " partenaires des unitariens.

Sur ce site, les congrégations ne sont plus réparties par Eglise dénominationnelle, mais, dorénavant, par région (" local centres " nous dit-on). 

England
 (Angleterre) : South, West, E. Midlands + Lincs, Manchester, East Cheshires + Staffs, Merseyside + Island of Man, Lancs + Cumbia, Sheffields Region, Yorkshire, North East. Scotland (Ecosse). Wales (pays de Galle) : S Wales, SE Wales. Ireland (Irlande). S’ y ajoute une " National Unitarian Fellowship " (NUF) pour les isolés.

La GA a ainsi décidé de renforcer ses organes centraux ; mais cette centralisation s’accompagne-t-elle d’une uniformisation non dite au profit du modèle américain de l’unitarisme-universalisme (également non dit) ?

Quoiqu’il en soit, les presbytériens non-souscrivants d’Irlande (NSPCI), tout en restant statutairement à la GA, viennent de décider un partenariat avec l’Unitarian Christian Association (UCA) qui représente en Grande-Bretagne le courant chrétien unitarien (et qui est lui aussi membre de la GA). 

Des contacts à Belfast entre NSPCI et UCA ont été confirmés par le synode que l’UCA vient de tenir à Great Yarmouth ce 5 août, si bien que les 33 congrégations presbytériennes NS ont rejoint (avec armes et bagages ?) les 15 congrégations déjà membres de l’UCA.

A l’aventure unitarienne-universaliste qui consiste à larguer les amarres d’avec le christianisme au nom de l’universel, certains préfèrent renouer avec l’histoire, maintenir des relations déjà solides et ne pas abandonner leurs racines chrétiennes. Bonne chance aux uns et aux autres.

Voir dans les Actualités unitariennes notre article précédent du 13 février 07 : " Les unitariens britanniques sont-ils post-chrétiens ? " ; et, sur le site de l’AFCU, une présentation de l’Unitarian Christian Association dans la rubrique consacrée à l’ELPN.

Mercredi 29 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme communauté : Religions en toute liberté recommander

Pegase--vu-sur-loudie--Over-blog.JPG


Le nombre d'internautes dans l'Hexagone a dépassé, pour la première fois, la barre des 30 millions en juin 2007, selon Médiamétrie : 58,3 % des Français âgés de onze ans et plus se sont connectés à Internet au moins une fois au cours de ce mois. Cela représente une progression de 12 % par rapport à l'année dernière, et correspond à plus de 12 millions de foyers français équipés d'un accès internet. Un an auparavant, ils n'étaient que 10,6 millions.

Source : Yahoo News / médiamétrie



Sur la toile, les mouvements militants s’expriment, ont pignon sur toile ; des amitiés se nouent, notamment entre blogueurs ; des réseaux de convivialité à distance se mettent en place ; une communauté de l’information mais aussi des échanges interpersonnels, un agora élargi à l’échelle de notre planète … une aventure prodigieuse à laquelle les chrétiens unitariens francophones, entre autres, sont fiers de participer. 


Nos blogs (AFCU, Actualités unitariennes et La Besace des unitariens), bien que tout jeunes, ont le vent en poupe. Ils font bonne audience, bonne figure dans le peloton de tête des blogs qui se consacrent aux religions (parmi les catholiques, les protestants, les chrétiens évangéliques et charismatiques, les islamiques, les bouddhiques, les ésotériques, etc.), et sont trouvés par les moteurs de recherche, à hauteur de 16% des visiteurs uniques dans le cas de nos Actualités unitariennes.

Jadis, Pégase transportait les messages d'un bout à l'autre de la terre, mais c'était réservé, paraît-il, aux rêveurs, aux poètes et aux amoureux ...

Mardi 28 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la culture Internet communauté : Religions en toute liberté recommander
Ouganda.pngEn 2004, des étudiants de l’université Makerere de Kampala commencèrent à tenir des réunions. Le mouvement compte maintenant 150 personnes habitant la capitale et 50 autres dans le district de Masaka.
 
Mark Yusuf Kiyimba est à la fois ministre du Kampala Central Unitarian Fellowship Church (qui se réunit à l’hôtel Speke) et président de l’Unitarian Universalist Association of Uganda (UUAU).
 


L’UUAU gère un orphelinat de 400 enfants dans le district de Masaka avec l’aide du UU HIV/Aids project.
 


Contact : Speak Road, P.O Box 28977 Kampala, tél. + 256 / 774 412 443,
http://www.uuuganda.org/ 

Miracle de l'unitarisme-universalisme qui sait réunir en des congrégations locales des personnes d'origine la plus diverse !

Lundi 27 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander

La montée du fascisme chrétien et sa menace pour la démocratie US " par Chris Hedges.


Original mis en ligne par Alternet.org (
Alternet.org, Chris Hedges, le 8 février 2007), reprise d’une première version parue dans l'Unitarian-Universalist World, traduit en français par Pétrus Lombard pour Alter Info, le vendredi 09 Février 2007, mis en ligne par "Profils de libertés",  mis en lien par Christian Collas sur son site " Les mémoires trouvées dans le placard ".

 

Chris Hedges a été journaliste au New-York Times et chef du bureau du Middle East pour ce journal. Il est l'auteur de " War is a force that gives us meaning " et de "American Fascists : The Christian Right and the War on America" (2005). Ce dernier livre est un appel à la résistance contre ce que Hedges voit comme les efforts de Jerry Falwell, Pat Robertson et les opérateurs de Trinity Broadcasting Network, parmi d’autres, de transformer les Etats Unis en une nation chrétienne. Voir un résumé de ce livre sur le site de C. Collas.

 

 

Nous devons nous occuper de la montée des injustices sociales et économiques afin d'arrêter le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire des USA -- ou faire face à un futur fasciste sous des dehors de valeurs chrétiennes.

Le Dr. James Luther Adams, mon professeur d'éthique à Harvard Divinity School, a dit à ses étudiants que quand nous aurons son âge -- il avait alors près de 80 ans -- nous devrons tous combattre les " fascistes chrétiens".

L'avertissement, donné il y a 25 ans, est arrivé au moment où Pat Robertson et d'autres évangélistes de la radio et de la télévision ont commencé à parler au sujet d'une nouvelle religion politique qui dirigerait ses efforts vers la prise de contrôle de toutes les institutions, dont les principaux cultes et le Gouvernement. Son but déclaré était d'utiliser les Etats-Unis pour créer un empire chrétien mondial. Cet appel aux fondamentalistes et aux évangélistes pour qu'ils prennent le pouvoir politique était une mutation radicale et de mauvaise augure du christianisme traditionnel. Il était difficile, à cette époque, de prendre au sérieux une rhétorique aussi énorme, surtout à cause de la bouffonnerie de ceux qui l'exposait. Mais Adams nous a avertis contre l'aveuglement provoqué par le snobisme intellectuel. Les nazis, disait-il, n'allaient pas revenir avec les svastikas et les chemises brunes. Leurs héritiers idéologiques ont trouvé dans les pages de la Bible un masque pour le fascisme.

Il n'était pas homme à utiliser le mot fasciste à la légère. Il se trouvait en Allemagne de 1935 à 1936, et il avait travaillé avec l'Eglise souterraine anti-nazie, connue sous le nom d'Église de la confession, guidée par Dietrich Bonhoeffer. Adams a été par la suite détenu et interrogé par la Gestapo, qui lui a suggéré de réfléchir à retourner aux USA. C'est une suggestion qu'il a suivie. Il est parti en train de nuit avec des portraits encadrés d'Adolf Hitler placés sur le contenu de ses valises pour cacher les rouleaux de films faits maison qu'il avait pris de la soi-disant Église chrétienne allemande pro-nazie, et des quelques individus qui bravaient les nazis, comme les théologiens Karl Barth et Albert Schweitzer. La ruse a marché quand la police des frontières a ouvert les valises, vu les portraits du Führer et les ont refermées. J'ai observé des heures durant les films en noir et blanc granuleux pendant qu'il racontait dans son appartement à Cambridge.

Adams avait compris que les mouvements totalitaires se construisent sur le profond désespoir personnel et économique. Il a averti que l'exode des emplois industriels, l'appauvrissement de la classe ouvrière étasunienne, l'effacement physique des communautés dans la très grande extension de l'urbanisation sans âme et la ceinture de rouille qui se délabre, étaient en train de déformer rapidement notre société. 

L'assaut actuel contre la classe moyenne, qui vit maintenant dans un monde dans lequel quelque chose pouvant être mis sur logiciel peut être externalisé, serait terrifié par lui. Les histoires que beaucoup dans ce mouvement m'ont racontées au cours des deux dernières années, pendant que je travaillais sur " Fascistes Étasuniens : La droite chrétienne et la guerre contre les USA ", étaient des histoires de ces échecs -- personnels, communaux et souvent économiques. Ce désespoir, disait Adams, donnera du pouvoir aux rêveurs dangereux -- à ceux qui aujourd'hui bombardent les ondes hertziennes avec un utopisme idéaliste et religieux qui promet, par la purification apocalyptique violente, d'extirper l'ancien monde scandaleux qui a mis en échec beaucoup d'Etasuniens.

Ces utopistes chrétiens promettent de remplacer ce vide interne et externe par un monde mythique où, le temps s'arrêtant, tous les problèmes seront résolus. Le désespoir montant en ondulant à travers les USA, celui dont j'ai été témoin à plusieurs reprises pendant que je voyageais dans le pays, reste ignoré par le parti Démocrate, qui a abandonné la classe ouvrière, comme ses homologues républicains, pour le financement massif d'entreprises.

La droite chrétienne a leurré des dizaines de millions d'Etasuniens, qui se sentent à juste titre abandonnés et trahis par le système politique, basé sur la magie au lieu de la réalité du monde -- aux visions fantastiques d'anges et de miracles, à une croyance enfantine que Dieu a un plan pour eux et que Jésus les guidera et les protégera. Cette vue mondiale mythologique, ne faisant aucun usage de la science ou de l'enquête intellectuelle impartiale et honnête, promettant que la perte du travail et de l'assurance maladie est sans importance, tant que vous êtes droit avec Jésus, présente un monde à la cohérence mensongère qui s'adresse aux désirs affectifs des disciples désespérés aux dépens de la réalité. Cela crée un monde où les faits deviennent interchangeables avec les opinions, où les mensonges deviennent vrais -- l'essence même de l'Etat totalitaire. Cela inclut un obscur permis de tuer, de détruire tout ceux qui ne se conforment pas à cette vision, depuis les musulmans du Moyen-Orient jusqu'à ceux dans notre pays qui refusent de se plier au mouvement. Et cela donne opportunément les pleins pouvoirs à une oligarchie rapace dont le dieu est le profit maximum aux dépens des citoyens.

Nous vivons maintenant dans une nation où les 1 pour 100 d'en haut contrôlent plus de richesse que les 90 pour cent d'en bas réunis, où nous avons légalisé la torture et pouvons enfermer les citoyens sans procès. Arthur Schlesinger, dans " Les cycles de l'histoire étasunienne" a écrit que " les grands âges religieux étaient remarquables pour leur indifférence envers les droits de l'homme au sens actuel -- non seulement pour leur assentiment à la pauvreté, à l'inégalité et à l'oppression, mais aussi pour leur justification enthousiaste de l'esclavage, de la persécution, de la torture et du génocide".

Longtemps avant nous, Adams a vu dans la droite chrétienne des similitudes dérangeantes avec l'Eglise chrétienne allemande et le parti nazi, des similitudes qui, dit-il, en cas d'instabilité sociale prolongée ou de crise nationale, verront les fascistes étasuniens se lever sous l'apparence de religion pour démanteler la société publique. Il se désespère des libéraux de son pays, qui, dit-il, comme en Allemagne nazie, disent du bout des lèvres des platitudes stupides au sujet du dialogue et de tout ce qui les ont rendus inefficaces et impuissants. Les libéraux, dit-il, n'ont pas compris le pouvoir et l'attrait du mal ou la réalité froide du fonctionnement du monde. Les Démocrates se tordant les mains actuellement, avec beaucoup d’autres, se demandant comment ils peuvent tendre la main à un mouvement dont les leaders les fustigent de "démoniaques" et de "sataniques" n'auraient pas étonné Adams. Comme Bonhoeffer, il ne croyait pas que ceux qui combattraient efficacement dans le temps de troubles à venir, un combat qui pour eux était partie intégrante du message biblique, viendraient de l'Eglise ou des libéraux de l'élite laïque.

Sa critique des éminentes universités de recherche et des médias n'était rien de moins que du mépris. Ces institutions, égocentriques, compromises par leur rapport étroit avec le Gouvernement et les sociétés, ayant donné assez de pâté en croûte (sic) pour être très satisfaites, étaient peu disposées à traiter des questions morales fondamentales et des injustices de l'époque. Elles n'avaient pas le cœur à une bataille qui pourrait leur coûter leur prestige et leur confort. Il m'a dit, en plaisantant à moitié je pense, que, si les nazis prenaient le pouvoir aux USA, " 60 pour cent du corps enseignant de Harvard commencerait ses conférences par le salut nazi. " Mais ce n'était pas non plus une abstraction. Il avait observé des professeurs à l'Université d'Heidelberg, dont le philosophe Martin Heidegger, levant le bras avec raideur devant les étudiants de la classe.

Deux décennies plus tard, même devant la montée de l'impact de la droite chrétienne, sa prévision paraît apocalyptique. Mais les personnages influents de la droite chrétienne se sont déplacés des franges de la société au plancher de la Chambre des Représentants et du Sénat. Avant les dernières élections, 45 sénateurs et 186 membres de la Chambre ont obtenu des taux d'approbation de 80 à 100 pour cent des trois groupes de défense de la droite chrétienne les plus influents -- Christian Coalition, Forum Eagle, et Family Resource Council. Le président Bush a remis des centaines de millions de dollars d'aide fédérale à ces groupes et il a démantelé des programmes fédéraux en science, [sur les] droits de reproduction et la recherche pour le SIDA afin de rendre hommage à la pseudo science et au charlatanisme de la droite chrétienne.

Je suspecte que Bush veuille alerter pour ne pas être plus qu'un médiocre personnage de transition, notre version de Otto von Bismarck -- qui a aussi usé de " valeurs " pour stimuler sa base à la fin du 19ème siècle et a lancé le " Kulturkampf, " mot que nous rendons par guerres de civilisation, contre les catholiques et les juifs. Les attaques de Bismarck, qui ont clivé l'Allemagne et ont fait le discrédit d'une partie recevable du discours civil de fractions entières de la société, ont préparé le terrain pour le racisme le plus virulent et la répression nazie.

La droite chrétienne radicale, qui réclame un " État chrétien " - où des fractions entières de la société étasunienne, des homosexuels et des lesbiennes, aux libéraux, aux immigrés, aux artistes, aux intellectuels, n'auront aucune légitimité et seront réduits, au mieux, à une citoyenneté de deuxième classe -, attend une crise, une désintégration économique, une autre frappe terroriste catastrophique, ou une série de désastres environnementaux. Une période d'instabilité leur permettra de faire passer leur ordre du jour radical, celui qui sera vendu au public étasunien effrayé comme le retour à la sécurité, à la loi, et à l'ordre, en plus de la pureté morale et de la prospérité. Ce mouvement - le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire étasunienne - ne sera pas émoussé tant que la croissance des injustices sociales et économiques qui anéantissent cette nation ne seront pas abordées, tant que des dizaines de millions d'Etasuniens, maintenant enfermés dans des systèmes hermétiques d'endoctrinement par la télévision et la radio chrétienne, en plus des écoles chrétiennes, ne seront pas réincorporées dans la société US avec un futur, celui avec de l'espoir, des salaires suffisants, la sécurité d'emploi et l'aide généreuse de la Fédération et de l'État.

La destruction effrénée des États-Unis, qui se poursuit avec la bénédiction des deux partis politiques, présage non seulement de la mise au pouvoir de cette oligarchie mais aussi de la mort certaine de l'État démocratique avec la naissance du fascisme US. 

Voir dans La Besace des unitariens une biographie de James Luther Adams (message du 17 avril 2007, rubrique " Le Roux Didier " site " unitariens ").

Dans son livre American Fascists, C. Hedges distingue soigneusement ce courant du protestantisme chrétien évangélique, connu comme " Dominionisme ", du fondamentalisme traditionnel lequel n’a jamais essayé de transformer le Gouvernement en une extension de l’Eglise.

Nous remercions Christian Collas de nous avoir signalé cet article.

Lundi 27 août 2007
par Chris Hedges publié dans : les protestantismes communauté : Religions en toute liberté recommander
S--gol--ne-Royale-le-23-mars-2007.jpg Ségolène Royal lors d'un metting électoral, le 23 mars 07, après qu'elle ait organisé des rencontres participatives.



MELLE - Ségolène Royal a livré samedi sa définition de ce que doit être le Parti socialiste du XXIe siècle, prônant la tenue de "vrais débats" en lieu et place d'une "prolifération" de motions donnant souvent lieu à des règlements de comptes "brutaux". "Il faut un parti réuni, amical et discipliné", a-t-elle dit.

 

"Le Parti socialiste du XXIe siècle doit être à la fois un lieu de connaissance, de délibération, d'élaboration en même temps qu'un outil de combat collectif", a estimé la candidate du PS à la dernière présidentielle lors de son discours de rentrée politique à Melle (Deux-Sèvres), en appelant à un fonctionnement de la formation en "osmose avec les citoyens" et à une accélération de la "mutation".

"Nos congrès doivent obéir à cette nouvelle logique. Plutôt que d'être le champ clos d'affrontements parfois obscurs, les positions des uns et des autres doivent avoir été validées par des débats qui donneront la légitimité aux nuances de convictions et de prises de position. Il faut que notre fonctionnement favorise les vrais débats et plus la prolifération des motions qui donnent souvent lieu à des règlements de comptes inutilement brutaux, suivis de synthèses parfaitement illisibles".

"Qu'est-ce qui ne peut plus durer au Parti socialiste?", a-t-elle ajouté lors de son intervention. "Les champs clos d'affrontements obscurs, des règlements de comptes inutilement brutaux, une violence verbale incompatible avec l'idéal socialiste, parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous" et "des luttes de places et de courants qui étouffent le débat d'idées et qui assèchent les sections", a-t-elle dit.

Associated Press (AP), samedi 25 août 07

Cette invitation, valable bien au-delà des seuls partis politiques (mais ceux-ci en ont "sacrément" besoin !), a déjà fait réagir une grande gueule du PS (que je ne citerais pas car nous ne sommes pas là pour faire de la politique) : un discours " irréel " et qui ne fait pas référence aux questions sociales ! 

Associated Press (AP), samedi 25 août 07
 

Et v’lan ! Certains persistent et signent pour la bagarre permanente entre clans ... !

 

Michel Rocard a, lui aussi, de son côté, attiré l’attention sur la nécessaire réflexion politique à l’écart des votes internes à tout bout de champ et pas toujours opportuns.

" Interrogé sur son adhésion au "Gracques" [groupe de hauts fonctionnaires de sensibilité de gauche qui avait appelé à une alliance électorale entre le PS et l’UDF] qu'il qualifie de "lieu de réflexion et de pensée", devant lequel il prendra la parole dimanche, Michel Rocard souligne que, "dans la déshérence de la gauche française, il faut des lieux où on pense et cela ne peut pas être dans les partis". "Je me suis aperçu de manière indiscutable qu'on ne peut pas réfléchir dans des conditions soumises à des votes". 

Associated Press (AP), samedi 25 août 07

Samedi 25 août 2007
par d'après l'Associated Press publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander

Bruxelles--les-gueux--devise-gueux-des-flandres.jpgla fière devise des Gueux de Bruxelles qui, au XVIème siècle, défièrent le pouvoir catholique espagnol : deux mains se serrant et portant une besace.


L’Église réformée de l’Alliance (ERA), membre du synode de l’Eglise protestante unie de Belgique (EPUB) depuis 1888, cherche un pasteur (homme ou femme) pour assurer l’accompagnement théologique et pastoral de sa petite communauté située dans le Brabant Wallon (banlieue bruxelloise).

Le candidat doit être titulaire d’une maîtrise en théologie (5 ans).

Il sera de tradition libérale et pourra faire sienne la Déclaration de Principes suivante :

L’Église réformée de l’Alliance place à la base de son enseignement la Bible librement étudiée à la lumière de la conscience chrétienne et de la science. Elle fait un devoir à chacun de ses membres de se former des convictions personnelles et réfléchies. Elle ouvre ses portes à tous sans leur imposer aucune confession de foi.

Son but est de les grouper et de les unir dans un esprit de justice et de fraternité en vue de leur développement religieux et moral. Elle travaille à l’avancement du règne de Dieu sur la terre par l’Évangile, source de vie éternelle et de progrès individuel et social.

Dès lors, nous avons à cœur de vivre notre foi en dehors de tout argument d’autorité, de réaliser une réelle fraternité entre les hommes, de proclamer la vocation de l’homme à la liberté, de préconiser la nécessité d’un approfondissement spirituel de notre foi en vue d’une plus grande authenticité.

À Dieu seul la gloire !

 

Autrement dit, nous souscrivons à cette "Déclaration de principes" qui entend par libéralisme théologique l’attitude spirituelle et intellectuelle qui consiste à pratiquer la liberté de conscience comme un droit inaliénable et le libre examen comme exigence prioritaire. Nous considérons que la foi est vivante lorsqu’elle est pensée, réfléchie et confrontée au regard de la raison et de la science, quand elle accepte de ne pas pouvoir tout comprendre, incluant le doute comme étape positive de son questionnement spirituel, philosophique et humaniste.

 

En conséquence, nous demandons à notre pasteur, au consistoire et tous les membres de notre Eglise qu’ils pratiquent activement le dialogue entre croyants, agnostiques et athées. Nous attendons du pasteur et des membres des consistoires et des conseils d’administration de notre Église réformée qu’ils continuent à manifester clairement cette orientation théologique dans leur action, dans la prédication, dans leurs publications (quel que soit le support médiatique).

 

Nous soutenons toute initiative prise en vue du développement du protestantisme libéral afin de contribuer, par notre action pédagogique et sociale, au respect de la vie, à la paix et à l’harmonie entre les individus et les peuples. Nous apportons notre appui à toutes démarches visant à lutter contre le totalitarisme, le sectarisme, la xénophobie, le fondamentalisme et l'intégrisme de toute obédience.

 

A Dieu seul, avec joie et fierté, nous rendons honneur, gloire et magnificence, par Jésus notre Maître et Seigneur. (http://protestant.be/qui_nous_sommes.htm)

 

Il doit avoir un intérêt pour la communication via Internet (voir http://protestant.be / ou  http://prolib.net). Il sera responsable des conférences, colloques ou séminaires pluralistes.
 

Le salaire mensuel actuel est de 1 277,77 euros ; un complément se fait au travers de cours de religion dans les écoles de l’Etat ( 200 à 300 euros par mois). Des indemnités de logement sont octroyées par les communes au pasteur (± 5 400,00 par an). Pour plus de renseignements, s’adresser au pasteur consultant, Robert Hostetter, courriel : hostetter@swing.be, adresse : rue du Kriekenput, 37 à 1180 , Uccle, Bruxelles.

 

Mercredi 15 août 2007
par Pierre Bailleux publié dans : les protestantismes communauté : Religions en toute liberté recommander

Notre sympathie va à l’Union protestante libérale (ULP) de Strasbourg qui se montrent plus hardie que d'autres milieux protestants dans le traitement des sujets qui fâchent !

Eh oui ! les protestants libéraux ont, très légitimement, le soucis de garder le contact avec tous les autres fidèles de leur paroisse et, le libéralisme théologique aidant, ceux qui ont des convictions unitariennes ou proches, préfèrent une attitude plutôt modérée et prudente quant à la nature de Jésus et le dogme trinitaire. Il s’ensuit que les unitariens ont de nombreux amis dans les rangs des protestants libéraux, mais peu d’unitariens déclarés ! 

Or pour les unitariens, la nature de Jésus ne relève pas d’une réponse " normande " : " peut-être ben que oui, peut être ben que non " ; ni d’une réponse libérale " vous êtes libre de penser ce que vous voulez sur cette question " (merci pour l’autorisation de penser librement !), mais d’une recherche de la vérité : qui est Jésus ? that is the question.

En attirant l’attention sur l’humanité de Jésus, l’ULP de Strasbourg reste dans cette tradition libérale qui ne veut pas trancher sur ce sujet, mais elle avance néanmoins là où d’autres font du sur place. Déjà, Ernest Winstein s’était interrogé sur la famille de Jésus (voir l’article à la Une dans la Correspondance unitarienne " Jésus, fils de Joseph et de Marie ",n° 26, décembre 2003 ; qui était un extrait d’un " dossier biblique " préparé par l’auteur). Les Annales n° 4 de l’ULP ont également publié une contribution du même pasteur sur " le projet politique de Jésus " (thème central du livre de James Tabor (voir notre article du 3 juillet 07). 

Tombe-de-Talpiot.jpgVoilà que l’ULP propose maintenant une conférence sur le " tombeau de Jésus ". Or, les Actualités unitariennes ont été l’un des (très) rares sites à penser et à dire à haute voix que le sujet était tout à fait pertinent et à protester contre sa mise aux oubliettes (voir notre rubrique " le tombeau de Jésus à Talpiot ? "). Nous ne pouvons que nous féliciter de cette attitude hardie de nos amis protestants libéraux de Strasbourg.

vendredi 7 septembre 2007 - A propos du " tombeau de Jésus ". Soirée d’information et de débat. La rencontre est animée par Ernest Winstein. Synthèse du documentaire sur le tombeau de Talbiot de James Calmeron et Simche Jacobovici présentée par Nathalie Leroy-Mandart, à 20h30 au Foyer Lecocq (cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg.


Et, dans la foulée, une rencontre les samedi 29 et dimanche 30 mars 2008 sur " l’humanité de Jésus " (voir notre agenda à l’usage des unitariens et de leurs sympathisants, rubrique agenda).

Lundi 13 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le tombeau de Jésus communauté : Religions en toute liberté recommander

Georges-Lecocq--r--duction-50-.JPG

Georges Lecocq (1890 – 1984) est né le 7 novembre 1890 à Torigni-sur-Vire, chef-lieu de canton du bocage normand. Son père était chef de la police municipale. Sa famille était catholique. 

C'est lors de son service militaire à Cherbourg qu'il se convertit au protestantisme. Il n'avait pas fait d'études avancées et disposait seulement d'un brevet élémentaire, mais, à cette époque, c'était suffisant pour savoir bien écrire - et c'était son cas. Il écrivait d’ailleurs mieux qu'il ne parlait ; il sera cependant bon prêcheur et il avait le sens des relations. Dès qu'il arrivait quelque part, il rendait visite à de multiples personnes des lieux. 

Il fut d'abord employé dans une quincaillerie. Après sa conversion et souhaitant devenir pasteur, il suivit une formation au sein de l’Ecole de la cause de l’Evangile laquelle avait été mise en place par l’Union des Eglises réformées.

 

G. Lecocq exerça une fonction pastorale durant 15 ans à Alençon, " Grâce à son acharnement, à son attachante personnalité, son enthousiasme communicatif, il réunit les fonds nécessaires à la construction de plusieurs lieux de culte, telles les chapelles de Granville, de Bagnoles-de-l'Orne " (Marcel Schnepp). Selon Philippe Vassaux, l'un des plus beaux édifices qu'il construisit est sûrement ce temple de Bagnole. Il laissa le souvenir d’un grand bâtisseur !

 

Peu avant 1950, il fut nommé, à Nancy, aumônier militaire de la 6ème région. Il restera 58 ans dans cette fonction. Il fit la guerre d'Algérie. Lors d'un office à Nancy, en 1962, il proclama qu'un soldat du contingent, l’aspirant Brun, chef de sa section était mort en héros car il avait sauvé au risque de sa propre vie un camarade touché d'une balle. Mais, dans les milieux protestants en particulier, l'opinion à Nancy était franchement opposée à cette guerre d'Algérie. A cette époque des pasteurs protestants étaient même inscrits au Parti communiste. A Nancy, l’un de ses collègues, le jeune pasteur Mathiot (fils du pasteur Charles Mathiot de l'Eglise évangélique luthérienne de Vésoul),  écopa même 9 mois de prison pour avoir aidé les militants FLN à venir en France. On lui reprocha vivement son discours patriotique. Ses opinions en faveur de l'Algérie française étaient par ailleurs connues. Son supérieur s'entremit et lui proposa une affectation à Bordeaux, mais G. Lecocq estima qu'il devait rester à Nancy pour continuer son œuvre et refusa. Il fut alors relevé de sa fonction d'aumônier. L’intéressé s'entêta et préféra sortir de l'ERF et fonder sa propre Eglise locale indépendante !

 

Les première réunions se firent au centre Charles Wagner (du nom du pasteur protestant libéral, décédé en 1918, qui fonda en 1907 le " Foyer de l’âme " à la Bastille, à Paris), puis G. Lecocq, avec l’aide de plusieurs familles, construisit une chapelle qu’il inaugura à la fin de 1963 *. Il retrouvait là sa vocation de bâtisseur. P. Vassaux assista à la dédicace du nouveau lieu de culte, non pas tant pour ses convictions personnelles mais parce que G. Lecocq était pour lui " l’oncle Georges " - en fait non apparenté, mais c’était un grand ami de son père.

  * chapelle lefebvriste du Sacré-Coeur, rue du maréchal Oudinot

Le nouveau lieu de culte était bien placé, puisque sur les boulevards extérieurs. Une quarantaine de fidèles l’avaient suivi, pour la plupart venant des milieux plutôt conservateurs.

 Puis, G. Lecocq disposant d’une maison importante en centre-ville, il préféra vendre le lieu de culte (vers 1980 aux intégristes catholiques de Mgr. Lefevre) et continuer le culte à domicile. Puis il partit à la retraite, en 1984, chez les diaconesses protestantes de Strasbourg. Il passa ainsi ses trois dernières années de sa vie chez elles. Les familles qui l’avaient suivi réintégrèrent l'ERF.

 

Ph. Vassaux se souvint qu'il lui rendit visite lorsque " son oncle " avait 94 ans. Il avait encore bon pied bon œil. Il était venu le chercher à la gare avec sa voiture - mais la conduite laissait à désirer ! Ph.Vassaux dit avoir eu très peur. Les gens connaissaient la façon de conduire du père Lecocq et s'en amusaient.

 

Avant de mourir, le 6 août 1987, il fit une donation d’une part à ces diaconesses, d’autre part à l'Union protestante libérale (UPL) de Strasbourg, partie qui fut remis ensuite à l'Eglise Saint-Guillaume. Celle-ci fit construire un foyer "Georges Lecocq". L’UPL a, par ailleurs, subventionné la construction grâce au fond provenant de la vente de l'ancienne maison et siège de l'UPL de la rue de l'Epine.

Un culte fut célébré à St. Guillaume, mais l'enterrement eut lieu à Nancy, où Georges Lecocq avait conservé de nombreux amis.

 

Le foyer paroissial de Saint-Guillaume " Georges Lecocq ", situé dans la cour de l'église Saint-Guillaume, rue Ernest Munch à Strasbourg, accueille les nombreuses conférences de l'Union protestante libérale (UPL).  


Sources
  :  Marcel Schnepp (ancien président de l'UPL, article du 6 septembre 2005, sur le site de l’Union protestante libérale), Ernest Winstein (président de l’ULP, même article), Philippe Vassaux (entretiens téléphoniques des 24 avril 2003 et 13 juillet 2004).

Lundi 13 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les protestantismes communauté : Religions en toute liberté recommander
vendredi 7 septembre 2007 - A propos du " tombeau de Jésus ". Soirée d’information et de débat. La rencontre est animée par Ernest Winstein. Synthèse du documentaire sur le tombeau de Talbiot de James Calmeron et Simche Jacobovici présentée par Nathalie Leroy-Mandart, à 20h30 au Foyer Lecocq (cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg. 

samedi 6 octobre 2007 - colloque Quel avenir pour notre société ? ", de 14h à 17h00 au Foyer Lecocq (cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg. Introduction : Ernest WINSTEIN, pasteur, Quelles valeurs président à la construction de la société ? La tension entre l’idéalisme et le pragmatisme. Alain DEGREMONT, professeur (Université Robert Schuman) : Restructurer nos entreprises - avec ou sans délocalisations ? ". Eric NAVET, professeur  d’ethnologie : Un autre modèle de civilisation : les sociétés amérindiennes. Exposé des valeurs humaines, spirituelles et écologiques des Peuples traditionnels dans le cadre de la mondialisation".

lundi 19 novembre 2007 , Rabbin Yonathan LEVY, Union juive libérale (Strasbourg, Montpellier) et Ernest WINSTEIN, Union protestante libérale (Strasbourg) : Jésus, prophète, maître, messie ? à 20h30 au Foyer Lecocq, rue Ernest Munch, Strasbourg.

vendredi 18 janvier 2008, Sabine URBAN, Professeur (Université Robert Schuman) : "Le réchauffement climatique: quelles modalités de gestion économique?" suite à une intervention à une conférence au Japon, relative au protocole de Kyoto, en 2005. A 20h15 au Foyer Lecocq. -

lundi 4 février 2008, René LAMEY : " Une nouvelle Réforme " - Présentation de la pensée et  l’œuvre de l’évêque épiscopalien " radical " John S. Spong ", à 20h15 au Foyer Lecocq. -

samedi 29 - dimanche 30 mars 2008 - Rencontre Evangile et Liberté - Union protestante libérale – St-Guillaume Strasbourg, Lieu : Foyer Lecocq et église St-Guillaume. Le thème : L'humanité de Jésus. Inscriptions : 3, rue Calvin 67000 Strasbourg. Une participation aux frais d’organisation est prévue. Les conférences de la journée du samedi 29 mars, avec la participation de André GOUNELLE : "le Christ, être nouveau" ("l'ancien et le nouveau"; "la résurrection", "la foi et la vie chrétiennes"), Raphaël PICON (sollicité) : " Jésus pour l’homme d’aujourd’hui ", Jean-Paul SORG : " Jésus vu par Albert Schweitzer ", Ernest WINSTEIN : " Jésus a-t-il promulgué une nouvelle Loi ? ", Henri PERSOZ et Raphaël PICON (rédacteur en chef du journal). Présentation de l’association et du journal " Evangile et Liberté ". Moment musical. Dîner à la discrétion des participants. Dimanche 30 mars à 10h30 : culte en l’église Saint-Guillaume (prédication : Pierre-Yves RUFF, ancien pasteur à l’Oratoire du Louvre) suivi d’un verre de l’amitié. Clôture. -

samedi 26 avril 2008, Colloque, de 14h à 17h : " Quel avenir pour notre société ? Perspectives sociales ". Débat : Comment préserver le tissu social ? Bertrand ROEHNER, professeur, " Emeutes urbaines, ici et ailleurs. Présentation comparative. Perspectives évolutives ". B. Roehner est physicien à l’Université de Paris 6. Yves ACKERMANN, directeur commercial (Strasbourg) : "Une activité créatrice de liens sociaux. Exemple les échecs". -

vendredi 3 octobre 2008, Christophe KOCHER, pasteur et consultant (Genève) : "Faire du neuf dans l’Eglise ! Restructurations comparées d’Eglises ". à 20h30 au Foyer Lecocq.

vendredi 28 novembre 2008 à 20h30, Michel JAS, Pasteur, Président d’ " Evangile et Liberté " (Montpellier), " Que sait-on des cathares ? De Toulouse à Strasbourg, sont-ils adeptes de la même " hérésie " ? Essai d’analyse historico-critique ".,

Autres contributions prévues en 2008-2009 : Jacques PERRIER, ancien président du Centre d’action sociale protestant de Paris : " L’espérance dans un monde marqué par les injustices ", Caroll DE MAISTRE-RIOT : , Ecole : état des lieux - Réformation ou Refondation ? "Henri MALOSSE, président du Groupe employeurs au Comité économique et social européen, conseiller pour les affaires européennes à l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie : " Europe et mondialisation ".

Les rencontres ont lieu au Foyer Lecocq (Cour de l'église St-Guillaume), rue Ernest Munch, Strasbourg - en liaison avec la paroisse Saint-Guillaume. Le site de l'UPL : http://unionprotlib.free.fr, Le blog de l’UPL : http://unionprotlib.over-blog.com/ ; s’inscrire à la newsletter. Renseignements : Union Protestante Libérale, Ernest Winstein, président, 3, rue Calvin F 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 35 24 54 ou 06 10 92 92 42. Mail : unionprotlib@free.fr

Les "Annales n° 4 ", recueil de textes de conférences, sont communiquées au prix de 5€ (+ frais d'envoi 1.30€). Contributions de Philippe Kah (Giordano Bruno, tel Jésus, coupable de liberté), Claude Conedera (Tillich) et Ernest Winstein (Le projet "politique" de Jésus). 

Lundi 13 août 2007
par Ernest Winstein publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

La chaire placée à gauche du grand portail est le plus vieil élément de la Collégiale, tout ayant été détruit à la fin du seizième siècle lors des Guerres de Religion. Elle a été construite par un sculpteur bourguignon Pierre Noirot, mort en 1630 à Montréal. Le panneau central en bois sculpté représente le Christ Roi, et, de part et d'autre, les évangélistes : Mathieu, Marc, Luc et Jean. La cuve est supportée par un aigle doré aux ailes déployées et six corps de serpents à la tête d'hydre.




La chronique de Guillaume de Puylaurens raconte ainsi l'évènement qui eut lieu en 1202

" Parmi les multiples disputes qui eurent lieu avec les hérétiques en divers endroits, l'une des plus solennelles eut lieu à Montréal où furent présents nos champions et le vénérable Pierre de Castello novo légat, son collègue Maître Radulfus, pour sa partie ainsi que plusieurs autres boni viri, et pour l'autre partie, l'hérésiarque Arnaldus Othonis, Guilhabertus de Castris, Benedictus de Termino, Poncius Iordani et beaucoup d'autres dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie, l'an du Seigneur 1207.

 

On disputa par le moyen d'écrits durant plusieurs jours devant des arbitres élus par les parties, à savoir, Bernardo de Villanoua et Bernardo de Arcens, chevaliers, et Bernardo Goti et Arnaldo Riberiae, bourgeois, auxquels les parties remirent leurs écrits. Le fondement de la dispute fut pour la partie des hérétiques qu'Arnaldus Othonis accusa l'Église romaine défendue par l'évêque Oxomensis (d'Osma) d'être ni la sainte Église, ni l'épouse du Christ mais l'Église du diable et la doctrine des démons, et d'être la Babylone que Jean dans l'Apocalypse accuse en tant que "mère des fornications et des abominations, ivre du sang des saints et des martyrs de Jésus-Christ ", dont l'ordination n'est ni sainte ni bonne ni instituée par le Seigneur Jésus-Christ disant que jamais le Christ ni les apôtres n'avaient ordonné ou installé l'ordre de la Messe comme elle est ordonnée aujourd'hui.

 

Pour prouver le contraire, l'évêque se présenta avec les autorités du Nouveau Testament. Quelle douleur que parmi des chrétiens l'état de l'Église et de la foi catholique se fut avili au point d'être obligé de remettre au jugement de laïcs l'examen de tant d'outrages.

 

Les mêmes parties apportèrent donc les écrits aux laïcs susdits, qui reçurent d'elles l'autorité de juger, et ils refusèrent de délibérer et se séparèrent sans avoir achevé l'affaire. Pour moi, bien des années après, je demandai au seigneur Bernardum de Villanoua ce qu'on avait fait des écrits susdits, ou si la dispute avait été conclue. Il me répondit que rien n'avait été conclu, car les écrits furent perdus à l'arrivée des croisés, quand tous s'enfuirent de ce castrum et des autres. Il dit que cependant cent­cinquante hérétiques environ se convertirent à la foi après avoir compris ce qui avait été dit. Pour moi, je soupçonne que quelques-uns de ses collègues qui étaient favorables aux hérétiques les avaient supprimés... "

 

C’était deux ans avant que les Croisés traversent et soumettent le Midi, et passent par Montréal vidé de ses habitants lors du siège de Carcassonne...

" L’Eglise cathare avait connu à Montréal le plus grand succès de son histoire. Elle avait obtenu de l’Eglise catholique une discussion publique sur un pied d’égalité, et elle avait à son tour et pour la première fois depuis le Xe siècle mis officiellement son adversaire en accusation, en s’adressant à un légat, Pierre de Castelnau, dont l’irénisme ne semble pas avoir été la qualité majeure. Cette attitude de provocation peut paraître étrange, alors que la Croisade commençait à être suggérée depuis le début du siècle et en tout cas depuis 1204" Jean Duvernoy.

 

La mairie de Montréal d’Aude organise le mardi matin 2 octobre (rendez-vous à 10 heures devant la Mairie) une cérémonie commémorative avec une introduction par Jean Louis Gasc (Association les Compagnons de Partage), la lecture de l’épisode dit " Colloque de Montréal " d’après la chronique de Guillaume De Puylaurens, une mention des différentes sources documentaires de l’épisode par Michel Jas, un exposé d’Anne Brenon " Montréal avant le déclenchement de la Croisade ", suivi d’un verre de l’amitié et de chants des troubadours Virginie et Rodolphe Kowal.

 

Information transmise aux Actualités unitariennes par le pasteur Michel Jas.

Jeudi 9 août 2007
par information Michel Jas publié dans : les cathares communauté : Religions en toute liberté recommander

allocution-du-r--v--rend-Sun-Myung-Moon----la-11--me-conf--rence-internatiionale-pour-l-unification-des-sciences--Unify-of-the-Sciences---en-1987.jpg

 

allocution du Révérend Moon à la 11ème conférence internationale pour l'unification des sciences (Unify of the Sciences)  - est-ce autour de Dieu ? - en 1987. Par sa myriade de "fédérations", le Révérend espère mobiliser toutes les élites du monde entier. 



L'Olympique Lyonnais (OL) s’est rendu en Corée du 12 au 21 juillet pour participer à la "Peace Cup", la Coupe de la Paix présidée par le Révérend Moon et où s’affrontent des équipes célèbres du monde entier. Le tirage au sort a placé le sextuple champion de France dans le Groupe B en compagnie des Chinois de Shimizu S-PULSE, des Anglais de Reading et des Argentins de River Plate. Le groupe A était quant à lui composé des Coréens de Seongnam Séoul, des Anglais de Bolton, des Mexicains de Chivas et des Italiens de l'Udinese.

 

Les Lyonnais étaient arrivés en finale pour les deux premières éditions de ce tournoi qui a lieu tous les deux ans. Ils ont perdu en 2003 contre le PSV Eindhoven et en 2005 contre T