Tibet libre

les unitariens sont solidaires de la lutte du peuple tibétain. Au-delà des jeux olympiques de Pékin,
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plaque en hommage à Michel Servet sur la façade de sa maison natale à Villanueva de Sijena, 
photo Jean-Claude Barbier, 2007



L’Instituto de Estudios Sijenenses Miguel Servet en hommage à Michel Servet et à l’occasion de l’anniversaire de son martyr (27 octobre 1553) organise une journée à la maison natale de Michel Servet à Villanueva de Sijena (province de Huesca), le samedi 27 octobre sur le thème : " Relations entre islam et Occident ; y eut-il influence de sources musulmanes sur les écrits de Michel Servet ? ". 

Pour informations 
http://www.miguelservet.org

 

C'est un rendez-vous annuel qui a ainsi lieu chaque année à la fin du mois d'octobre et qui comprend, en soirée, une cérémonie commémorative du martyre du premier anti-trinitaire que fut Michel Servet. Condamné au bûcher par l'Inquisition catholique à Valence, où il exerçait comme médecin, il put s'enfuir mais, à Genève, il tomba aux mains de Jean Calvin, qui le fit brûler, lui et son livre, sur la colline de Champel. 

Au son du glas tombant du haut du clocher du village et à la lueur des lumignons, cette cérémonie (laïque) est très émouvante.

Si le mot de pélerinage n'est pas prononcé, mais c'est ainsi que cette cérémonie est vécue pour les chrétiens unitariens.
 

Vendredi 19 octobre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

Michel-Servet--Paris--5-octobre-07--d--p--t-d-une-gerbe-par-Lynne-Lepottier--3---r--duit----25-.JPGphoto Jean-Claude Barbier. 
Lynne Lepottier déposant la gerbe au pied de la statue de Michel Servet.


Comme ils l’avaient fait l’année dernière à l’occasion de leur assemblée générale des 4-6 mars 2006, les chrétiens unitariens ont tenu à rendre hommage à Michel Servet une nouvelle fois – cette fois-ci à la veille de leur assemblée générale 2007, le vendredi 5 octobre - en déposant une gerbe de fleurs au pied de sa statue sise à Paris.


La cérémonie de l’année dernière avait été relatée dans le bulletin de la Correspondance unitarienne n° 60, octobre 2006 " Michel Servet à Paris, une statue comme point de ralliement ", d
iscours de Jean-Claude Barbier en hommage à Michel Servet, prononcé le dimanche 5 mars 2006, en présence de Jean-Paul Millet, adjoint au maire du XIVème arrondissement de Paris, et d’une délégation de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU).


Cette statue se trouve sur la place qui est en face de la mairie du XIVème, dans le square de l’aspirant Dunant. Les métros les plus proches sont Mouton-Duvernet (plus à l’est) et La Gaieté (au sud-est de la gare Montparnasse).

Mercredi 10 octobre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme communauté : Religions en toute liberté recommander

Le Cahiers Michel Servet n° 1 - "Le culte chrétien de maison, le partage de la parole, du pain et du vin avec des amis et des voisins", publié en novembre 2004, puis réédité en 2005, est en cours de mise en ligne sur La Besace des unitariens (voir liens), rubrique "Cahiers Michel Servet". Vous y trouverez déjà les 2 premiers articles. 


Où comment des catholiques de la mouvance du Parvis, des protestants libéraux et des chrétiens unitariens se retrouvent ensemble pour louer Dieu et communier au nom de Jésus.

 

Samedi 29 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : louanges à Dieu communauté : Religions en toute liberté recommander
Ralph-Waldo-Emerson-bis.jpegLe Fonds Ricoeur, basé à la Faculté de théologie protestante de Paris, organise à Paris, ce lundi 1er octobre, de 9h30 à 17h, une journée " Autour de la Divinity School Address " discours prononcé par Ralph Waldo Emerson en 1838, à la faculté de théologie d’Havard, en Nouvelle-Angleterre, après qu’il eut quitté le ministère unitarien en 1832. 


Les organisateurs avancent une piste : s’agirait-il d’une " une théologie de la dissidence ? ".



9h30 - 10h30, La Divinity School address et son contexte historique, par Christian Fournier (qui a traduit ce texte en français)

10h45 - 11h45, Emerson et l'art de prêcher, par Raphaël Picon

12h - 13h, Amérique et tradition : lectures pragmatistes d’Emerson, par Marc Boss 

14h30 - 15h30, Subjectivité et confiance en soi chez Emerson, par Sandra Laugier 

15h45 - 16h45, Dissidence et docilité, par Olivier Abel 

Débat final. 

Lieu

DEFAP, 102 Bd Arago, 75014 Paris, métro : Denfert-Rochereau

Inscriptions

passer au secrétariat pour s’inscrire (par courriel secretariat@iptheologie.fr, ou par téléphone au 01 43 31 61 64). Ou bien prévenir directement Olivier Abel o.abel@free.fr ou Nicola Stricker nicola@oldvienna.de


Samedi 29 septembre 2007
par annonce du Fonds Ricoeur publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

Ecoute-et-Partage.jpg
ECOUTE ET PARTAGE, le site de tous ceux qui s'appuient sur des valeurs humanistes et spirituelles républicaines




Basé en Lorraine, le mouvement Ecoute et Partage, en plus de l'animation de ce site et de l'organisation de réunions locales, diffuse un bulletin mensuel depuis octobre 2006.
 


  Qui sommes-nous ?



1 - un espace d’écoute et de partage :

Nous avons tous besoin de prendre par moment un peu de recul, un peu de distance avec les préoccupations quotidiennes pour essayer de les maîtriser et donner cohésion à notre vie. Aujourd'hui, dans notre monde du paraître, du superficiel, de l’instantané, beaucoup d'hommes et de femmes sont isolés et ont parfois dans leur vie peu de relations et peu de moyens d'informations ou d'échanges en profondeur. " Ecoute et Partage" est un espace qui permet à ceux qui le souhaitent d'être écoutés et entendus, de partager un peu leur vie, de partager la vie ...

2 - un espace de rencontre ouvert à tous :

"Ecoute et Partage" est un lieu convivial où tous sont invités parce que la rencontre est possible quand on s’accepte différents. C'est un lieu d'écoute où l’on apprend le silence, la confiance. La diversité des propositions permet de toucher quiconque dans ses préoccupations et ses convictions afin que chacun puisse rencontrer l'autre et faire un bout de chemin avec lui.

Nous ne sommes pas seuls à chercher sens à la vie. Nous rencontrons divers groupes humains. Nous avons à être partenaires, à chercher ensemble, chacun apportant sa part. Nous sommes tous de la grande famille humaine.

3 - un espace de liberté et de respect :

"Ecoute et partage" est un espace de respect mutuel et de tolérance. Des personnes différentes s'expriment et des points de vue différents peuvent être donnés en toute liberté.

"Ecoute et Partage" donne à chacun cette liberté de choisir à partir de ce qui l'intéresse dans sa vie. Les approches de la vie à " Ecoute et Partage" sont variées parce que la vie est elle-même complexe et riche. Chacun peut parler de sa vie, s'interroger sur les évènements. Le partage de l’actualité nous permet de nous libérer du poids des non-dits, de nos craintes et de nos peurs face à un monde en mutation, mais aussi de nos espoirs pour un lendemain plus radieux et paisible.

4 - un espace de recherche de sens :

Nous ne venons pas à " Ecoute et Partage " pour échanger ou construire des certitudes, mais pour élargir le champ de tolérance et de compréhension, par le respect et l'écoute. Parce que personne ne cherche à imposer "la" vérité, parce que nous n’avons aucun désir de pouvoir, chacun peut apporter sans crainte son petit bout de vérité. Par notre partage de façons différentes de vivre et de comprendre, nous sommes amenés à cheminer, à progresser.

On ne peut pas être, vivre et avancer seul. Il faut des lieux pour se construire dans toutes ses dimensions : humaine, affective et spirituelle. " Ecoute et Partage" dans sa démarche d'ouverture et de proximité rejoint l'être humain dans ce qu'il a de fondamental et d’universel : sa personne et sa vie. Les questions de la naissance, de la vie, de la mort sont les questions de tous et nous y prenons notre part.

5 - un espace de spiritualité respectueuse du cheminement de chacun :

Dans notre monde en mouvement, il est bon de ne pas avoir d'œillères, il est bon d'écouter pour mieux comprendre les autres, il est bon de partager pour s'enrichir de la culture des autres. Etre ouvert à l'autre, c'est aussi aller à sa rencontre. Croyants en un Dieu ou non ; fidèles d’une foi œcuménique nourrie de christianisme ou non ; adeptes de judaïsme, d’islam, de bouddhisme, d’hindouisme, de soufisme ou non ; disciples de Jésus ou agnostiques ; partenaires de Bouddha ou athées ; nous avons cependant en commun l’essentiel, le respect de l’autre, le souci de l’homme, l’amour de l’Homme et c’est ce qui nous rassemble spirituellement.

Les valeurs républicaines qui sont les nôtres sont confortées par les paroles de sages ou de témoins qui nous invitent à vivre la sérénité et la paix. Des hommes et des femmes prestigieux du passé mais aussi de notre temps nous parlent et nous sollicitent. Les messages d’amour, de solidarité des prophètes comme Jésus, Bouddha, Mahomet, Gandhi, Luther King, Mandela nous interpellent.

6 - un espace de dialogue et d’ouverture avec le monde :

Le repli sur soi appauvrit. L'ouverture aux autres nous enrichit mutuellement. Le dialogue avec l'autre est un défi pour le monde. Ce dialogue suppose reconnaissance et estime, partage des responsabilités. Quand les préoccupations de deux ou trois se rejoignent, un groupe peut se mettre en place. Dialoguer nous fait poser des actes, nous invite à participer à la vie sociale ou politique: recherche d'une mondialisation plus solidaire, refus de la compétition, respect de l'environnement … Mais pour transformer le monde, ne faut-il pas aussi se transformer soi-même ?

L'ouverture change notre cœur, notre regard. Elle élargit notre pensée. L'autre nous fait bouger, l'autre apporte sa part de sens. On vient à "Ecoute et Partage" avec ses idées, ses convictions et on les met à l'épreuve des autres. S'accueillir différents tout en restant soi- même reste un défi pour "Ecoute et Partage".

 

Avis

"Je me dis que nous avons de la chance qu'un tel espace de réflexion, de liberté, de spiritualité, d’ouverture existe sur notre département. Je sais que je peux proposer Ecoute et Partage à ceux que je rencontre" (Pascal Jacquot, animateur du mouvement, juin 07).


" Par son ouverture spirituelle et humaniste à toutes les sagesses de l’Humanité, Ecoute et Partage est tout à fait proche du courant de pensée issu du christianisme unitarien et libéral connu sous le nom d’unitarisme-universalisme (voir La Besace des unitariens). Ce courant de pensée, qui est l’une des composantes importantes de l’unitarisme contemporain, s’est développé aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et se réfère au transcendantalisme du philosophe américain Ralph Waldo Emerson (1803-1882). Il s’est depuis " mondialisé " et a été adopté en Europe, principalement en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Espagne. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette approche qui est une sortie des religions sans en renier les aspects positifs ". (Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, septembre 07)

 

Vendredi 28 septembre 2007
par Ecoute et partage publié dans : sites à découvrir communauté : Religions en toute liberté recommander
Colloque national sur le thème " Principes d’assujettissement et d’influence par des mécanismes mentaux ", organisé par le Groupe d’étude des mouvements de pensée en vue de la prévention de l’individu  (GEMPPI), en partenariat avec l’Espace Ethique Méditerranéen et le CEREM. 


 
Le GEMPPI est membre de la Fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme (FECRIS), http://www.fecris.org


Nous assistons actuellement à une forte contestation (heureusement minoritaire) des fondements scientifiques de la médecine au profit du tout psychologique, confinant même souvent avec le tout spirituel. Les conséquences sont parfois graves : rejet de la médecine classique, problèmes psychologiques induits par une forme d’autoritarisme de thérapeutes sectaires ... 


samedi 6 octobre 2007 à partir de 9h00

9h00 - Etat des lieux au chevet des malades. Observations et expérience d’Eric Dudoit, Unité de soins et de recherches sur l’esprit, psychologue clinicien dans le service d’oncologie du Pr. Favre, hôpital de La Timone, Marseille.

10h30 - L’ambition de l’irréversible par l’emprise sectaire, Pr. Michel Monroy, psychiatre, membre conseil d’orientation de la Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

11h15 - Médecines psychosomatiques, les limites de l’acceptable dans les secteurs de la santé publique et privée, Françoise Chalmeau, membre de la (Miviludes), conseillère en matière de santé.

12h00 - La soumission librement consentie, Jean Léon Beauvois, professeur à l’université de Nice, coauteur avec V. R.V. Joule de plusieurs ouvrages dont : " La soumission librement consentie " 

14h30 - Psychothérapies sectaires et soumission librement consentie : comment s'en sortir ?
Jean Luc Swertvaegher, psychologue clinicien, chercheur au Centre Georges Devereux, Université de Paris VIII, coauteur avec le Pr. Tobie Nathan de "Sortir d'une secte", éd. Les Empêcheurs de Penser en Rond, 2003.

15h30 - Quel choix et quels repères pour prévenir le risque psycho-sectaire ?  Martine Maurer, psychologue, auteur de " Comment choisir son psychothérapeute ? " éd. Hommes et perspectives 2001

16h15 - Pratiques addictives (thème non définitif), Philippe Jean Parquet, psychiatre, membre du conseil d’orientation de la Miviludes

17h15 - Influences ou manipulations mentales : quelles sont les limites ? Conclusion philosophique, Pierre Le Coz, philosophe, maître de conférences à la faculté de médecine de Marseille, essai sur " L'Empire des coachs ; une nouvelle forme de contrôle social " Albin Michel


Lieu :

Espace Ethique Méditerranéen, Hôpital adultes de La Timone, 264, rue St Pierre 13005 Marseille  - (http://www.medethique.com).

Entrée gratuite mais salle limitée à 120 places ; il vaut donc mieux s’inscrire auprès de l’organisateur : GEMPPI, BP 30095, 13192 Marseille cedex 20, tel/fax : 04 91 08 72 22 ou 06 76 01 94 95,
gemppi@wanadoo.fr



notre avis

Eh oui ! nonobstant ceux qui ne veulent pas stigmatiser les comportement des acteurs religieux - qui sont quand même loin d'être tous des saints ! - les faits sectaires sont bel et bien là. Et ils sont même nombreux : enfants sous emprise morale, parfois physique, éducation en circuit fermé, familles divisées, financièrement ruinées, déviations psychologiques (mégalomanie, paranoïa, parfois tendance suicidaire dans le cadre de scénario apocalyptiques ou de sortie de l'âme, etc.), coupures d'avec son environnement social et diabolisation de la société civile, intolérance vis-à-vis des autres courants d'opinion, rejet des connaissances scientifiques, etc. 

Les acteurs religieux ne sont pas les seuls à exercer ce genre d'emprise. Certains  encadrements politiques particulièrement "mobilisateurs" pratiquent les mêmes méthodes (à grande échelle, les fascismes et les communismes). Il y a même parfaite convergence comme dans le cas de mouvements politico-religieux (l'islamisme djihadiste, l'intégrisme chrétien ultra-conservateur, des prophétismes sur une base ethnique, etc.).

Et puis certains thérapeutes, sans doute avides de réputation ... et d'argent, exploitent le même filon. D'où l'intérêt du colloque organisé par le GEMPPI. 

Pour ceux qui disent que "les sectes" çà n'existent pas, nous vous conseillons de vous inscrire au bulletin du GEMPPI (par voie postale ou par messagerie électronique), ne serait-ce que pour être au courant des pratiques dénoncées comme sectaires et systématiquement pratiquées en toute conscience et volonté  par certains mouvements.


Les unitariens sont attachés à la liberté individuelle de penser, laquelle fait partie de leur tradition depuis son origine (les réformes protestantes du XVIème siècle). 


Vendredi 28 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander
La Communion anglicane est mise à bien rude épreuve depuis qu’un évêque homosexuel américain a été ordonné dans le New Hampshire en 2003, envers et contre tous. 

Notre-Dame-de-Paris--le-moissonneur--25--de-r--duction.JPGmoissonneur vu sur un vitrail de Notre-Dame de Paris. 

Et pourquoi excluerait-on des moissonneurs sous le prétexte qu'ils seraient homosexuels ? Tout un chacun  est convié aux travaux de la moisson. Il en va de la survie de tout le monde. 


L’homosexualité n’enlève en rien les qualités d’une personne et on ne voit pas pourquoi une communauté se priverait de son charisme. 

En tout cas, les Parisiens en ont décidé ainsi qui ont un maire déclaré homosexuel et dont, toute tendance politique confondue, ils apprécient la personnalité et le fait qu’il sépare, comme il se doit pour tout homme ayant des responsabilités publiques, sa fonction et sa vie privée. 

A la Fédération des réseaux du Parvis (mouvance catholique libérale), c’est le président de l’association David et Jonathan, membre de cette fédération, qui en est le président depuis novembre 2004. Il l’est pour sa personnalité, pour ses qualités, et non pour sa vie privée. Il n’y a aucune raison de discriminer (positivement ou négativement) des personnes à cause de leur sexualité et de se priver ainsi de leurs talents, que ce soit au sein des Eglises ou ailleurs.


Ceci dit, la question du mariage de couples homosexuels est une toute autre affaire. Dans nos institutions humaines, le mariage est une institution qui gère une communauté de personnes et de biens en vue d’asseoir une filiation ; ce n’est donc pas seulement une affaire de cœur entre deux personnes même si ces sentiments sont à la base de l’entreprise. D’où un engagement solennel et officiel devant la société civile qui fonde un ensemble de droits et de devoirs. 


En France, les Eglises ont été dessaisies du mariage par l’Etat. Ce ne sont donc plus elles qui marient même si, pompeusement, on parle encore de " mariage religieux ". Le mariage se fait devant le maire et non plus devant une communauté religieuse. Jusqu’à quand les acteurs religieux continueront-ils d’entretenir le suspense … et le malentendu ? 


En fait, ce qui se passe concrètement devant une communauté religieuse, ce n’est plus le mariage en tant qu’engagement celui-ci ayant déjà été fait, mais un témoignage spirituel envers cette communauté, ou encore une action de grâce, ou encore la demande d’une bénédiction, ou encore le besoin d’une solennité supplémentaire, etc.


Que nos communautés religieuses cessent donc de se diviser à propos du mariage, qu’il soit hétéro ou homosexuel, puisque ce n’est plus leur affaire, mais celui d’une société civile désormais sécularisée pour le bonheur de tous et qui ne veut plus des emprises religieuses (que ce soit le cléricalisme de Droite ou celui de Gauche). En cela, les pays laïcs d’Europe occidentale ont une longueur d’avance. A la République ce qui lui revient et à Dieu ce qui est à Dieu !


A propos de la Communion anglicane, lire les propos de Mgr Pierre Whalon (évêque responsable des épiscopaliens en Europe – la branche américaine des anglicans) recueillis par Jean-Marie Guénois et publié le 26 septembre sur le site www.la-croix.com " Nous sommes allés trop vite sur la question homosexuelle ".


Une réunion de 150 évêques américains tenue à La Nouvelle-Orléans a pris en considération les très vives protestations des communautés africaines hostiles à l’acceptation de l’homosexualité, ainsi que les remous internes aux Etats-Unis (80 des 7 200 paroisses américaines se sont placées sous la houlette d’évêques africains, d’autres sont devenues des Eglises évangéliques). Ils ont adopté le moratoire de 2006 que la Communion anglicane avait proposé pour calmer le jeu, suspendant le projet de nouvelles ordinations d’évêques homosexuels et la perspective de mariages homosexuels (mais laissant faire l’ordination de prêtres homosexuels qui se pratique déjà dans les diocèses de la Côte ouest des Etats-Unis).

Qu'on se le dise, en France, les unitariens sont pour l’instant les seuls à proposer un accompagnement spirituel et une cérémonie pour les couples homosexuels qui souhaitent " se marier ".  
 

Jeudi 27 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'homosexualité communauté : Religions en toute liberté recommander

Michel Bellin, 2007 - " Ieschoua mon amour, l’évangile selon Loïc ", édition GAP, 175 p.
Ce 11ème livre de Michel Bellin, paru depuis le 5 septembre, est vendu par l’auteur à partir de son site : http://www.michel-bellin.fr ; courriel : michelcombebellin@hotmail.com

points de vue
  :

" J’aime cette idée de Loïc et de son écrivain privé, du " double " en deux générations, passé et présent qui se rejoignent et s’interpellent. Le style réactif et nature avec ses actualisations si justes, aves ses jeux de mot et ses lapsus m’ont fait beaucoup rire. J’ai par ailleurs apprécié le ton pudique du récit " (Danièle M. à Seynod)
 

" Un appel à se libérer des entraves, surtout du carcan catholique romain. J’ai apprécié votre refus de l’esclavage " (Michel M. à Sherbrooke, Canada)
 

" J’ai apprécié ce manuscrit et je l’ai lu avec un très vif intérêt. J’y trouve une fraîcheur, une candeur, une lucidité aussi paradoxalement, comme si par le détour d’une fiction, et par l’influence de l’histoire vécue du petit Loïc, l’auteur retrouvait un chemin, un idéal, une attente. Il y a dans le personnage quelque chose de l’Idiot dostoïevskien. Celui qui semble stupide et par là découvre le chemin de l’intelligence véritable " (Dominique V. à Paris)
 

" Il est sympathique, ce jeune Loïc, dont le flot de paroles noie pudiquement l’amour indescriptible pour Ieshoua de Nazareth ! J’ai aimé le style, si peu ressemblant à ce qu’on doit quotidiennement entendre à " Issy-les-Moulins " ! J’ai apprécié les flèches, les jeux de mots. J’ai retrouvé les obsessions de l’auteur, reconnu les souffrances, les désespoirs, et lu en filigrane une image de l’être humain pas si éloignée de celle de son idole. Et je me suis inquiété de l’épilogue … "  (Bernard S. à Meythet)
 

" Un livre vrai, sensible, terriblement bien écrit, les personnages sont si touchants, si vrais, si forts … bref, c’est vraiment un excellent livre. Un " style " personnel qui éclate à fond ; on a l’impression d’entendre Loïc qui parle en face de nous. J’ajoute que, pour moi qui suis agnostique, ça ne m’a pas gêné cette histoire de croyant, par contre j’étais bouleversé par une telle ferveur pour Ieshoua … Je me dis que finalement même si croire en un pan infime d’une religion, y croire si fort qu’on le vénère comme une religion en soi, c’est pas une gêne … un peu comme ces gens qui n’aiment pas l’art et qui pourtant seront en extase devant une ou deux peintures ou moi même qui ne suis vraiment pas fan de musique " classique " et qui pourtant tremble quand j’entends Dvorak. Un sublime livre ! " (Romain B. à Angers)

" La force du récit se situe dans le rappel du passé en lien avec le présent (la présence de l’Eglise dans la vie des gens d’autrefois et qui a disparu aujourd’hui) et qu’il existe probablement des gens qui vivent des difficultés spirituelles de Loïc. On reste troublé à la fin du récit, on se demande mais qui est vraiment Ieschoua ? Il me reste plein de questions et d’interrogations face à cette histoire. C’est original et décapant " (Richard C. à Montréal, Québec)

" Merci, Michel, d’avoir écrit cela … pour tous les Loïcs d’aujourd’hui … pour moi .. Que dire ? Que Faire ? … partir, courageusement … ? rester, et vivre une part de mensonge dans sa vie ? … tout en essayant de vivre une autre part à la suite de Ieschoua en aimant et en essayant de témoigner de son Amour ? … Je pense que je me poserai la question jusqu’au dernier soupir ! " (Jean T. à Mâcon)

" J’ai été enchanté par la forme de l’ouvrage. Le récit, le renvoi au double, au triple si l’on inclut la communication personnelle avec Jésus, donne un air de jeunesse, de fraîcheur qui ont fait que ce livre je l’ai dévoré, obligé de le relire, des fois que j’aurais trop manqué, ne serais pas allé à l’essentiel, au fond quoi … Le fond justement : " Nous ne le chercherions pas s’Il ne nous avait déjà trouvé ! " (François L. à Gaillard)

" Dense, pertinent, profond et décapant. L’écriture est toujours assez belle et intérieure d’autant que l’histoire se lit comme un roman " (Christian T. à Lyon)


Notre-Dame-de-Paris--Esmeralda.jpg

" Ce livre est un drame, à commencer par la difficulté de vivre l’homosexualité pour des personnages qui tournent autour de Dieu : un ecclésiastique de haut rang (expert psy au Vatican !), un ancien prêtre, des professeurs de séminaire, un jeune séminariste, d’autres jeunes séminaristes. Ce vécu homosexuel est décrit ici avec pudeur, sans occulter les fantasmes érotiques et les pulsions sexuelles, mais toutefois loin de l’exhibitionnisme des Gay Pride. Entre la banlieue d’Issy-les-Moulineau et Notre-Dame de Paris, la rencontre d’hommes que leur sexualité a rendu discrets et solitaires. Fascinant lieu que ce parvis de Notre-Dame et ses environs depuis que Victor Hugo y a campé des êtres d’exception mais marginaux, à la limite de notre quotidien tout en étant porteurs d’une psychologie de nos entrailles.

Et si l’auteur a écrit son roman en une seule nuit, vous le lirez, vous, en un seul train, en une seule insomnie, ou encore en un seul souffle. " (Jean-Claude Barbier à Bordeaux)
 
 

Jeudi 27 septembre 2007
par divers publié dans : l'homosexualité communauté : Religions en toute liberté recommander
Michel Bellin, 2007 - " Ieschoua mon amour, l’évangile selon Loïc ", édition GAP, 175 p.

Ce 11ème livre de Michel Bellin, paru depuis le 5 septembre, est vendu par l’auteur à partir de son site 
http://www.michel-bellin.fr, courriel : michelcombebellin@hotmail.com


Présentation du livre par l’éditeur
  

ieschoua.jpgLoïc, le jeune de banlieue qui veut devenir prêtre. 

Illustration de première de couverture par Romain Boussard.


" Loïc mesure près de 2 mètres, mais il est beaucoup moins grand dans sa tête au dire de ses formateurs. Après une jeunesse défavorisée, il rêve de devenir prêtre. " Curé racaille dans le neuf-trois, c’est choc ! " s’enflamme-t-il. Pas si simple. Malgré une foi aussi fervente que naïve, il est sans cesse recalé pour l’accession aux Ordres Sacrés. Rebuté par les études théologiques, soupçonné de penchants désordonnés, déstabilisé par un prêtre psy aux méthodes singulières, Loïc dépérit dans son séminaire parisien. Le garçon décide alors pour survivre d’appliquer son plan B : faire raconter sa vie par un écrivain privé, un sexuagénaire marginal qui a été prêtre autrefois. Une lumineuse amitié les lie peu à peu tandis qu’ils partagent des goûts communs pour la gastronomie, la musique, le cinéma … et une passion intacte pour le mystérieux et toujours fascinant Ieschoua. Mais voilà qu’approche la terrible Semaine Sainte, qui fut fatale à leur héros … ".

" Ecrit à la première personne durant une sorte de " nuit de feu ", le 11ème ouvrage de Michel Bellin surprendra plus d’un lecteur. En ranimant la foi de son enfance grâce à une tchatche éblouissante, l’auteur de " J. l’Apostat " s’émerveille de célébrer à nouveau l’enfance de la Foi. " 

 

Autres livres de l’auteur

1996 – J. L’Apostat, Golias, avec une postface de Jacques Gaillot

2002 – Communions privées, H&0, recueil de nouvelles érotiques gay

2003 – Charme et splendeur des plantes d’intérieur, H&O, un second recueil de nouvelles érotiques gay

2003 – Le premier festin (dont " L’envol "), H&O

2003 - Le messager, H&O, roman

2005 - Le duo des ténèbres, Alna, pièce de théâtre (sera jouée à Marseille en mai 2008)

2005 - Raphaël ou le dernier été, Alna, adaptation du Messager pour le théâtre

2006 – Don Quichotte de Montclairgeau, Alna, pièce de théâtre

2006 – Vous reprendrez bien un p’tit aphoricube ? Gap, un recueil d’aphorismes illustrés

2006 – Impotens Deus, Alna, l’antagonisme entre le christianisme et l’homosexualité


L’auteur nous a écrit

" En deuil de mon Eglise : … découvrant par hasard sur Internet des chrétiens unitariens … éberlué de lire une charte * qui condense à la fois tous mes refus et toutes mes aspirations … Bref, j’ai eu soudain l’envie de vous faire connaître mon dernier né. Peut-être ma résistance spirituelle (et littéraire) rejoint-elle la vôtre ? Merci de votre attention. Cordialement "

*notre Manifeste d’Avignon – à lire sur le site de l’AFCU 



Mercredi 26 septembre 2007
par Michel Bellin publié dans : l'homosexualité communauté : Religions en toute liberté recommander
Les commandes sont à adresser à l'auteur lui-même. Courriel : michelcombebellin@hotmail.com

Vous pouvez le faire directement à partir de son site http://www.michel-bellin.fr

Mercredi 26 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'homosexualité recommander

 

d’après Pierre Collet, " Moon et Milingo : une stratégie d’infiltration ? Milingo, l’archevêque excommunié ", Hors-les-murs, n° 109, reproduit dans le bulletin du réseau Résistances, bulletin n° 48, 3ème trimestre 2007, et dans la Revue commune du Réseau Pavés n° 1.



Archevêque zambien, âgé aujourd’hui de 77 ans, Emmanuel Milingo pratiqua des rites de guérison et d’exorcisme dans les années 70. Par méfiance, le Vatican le nomme alors à Rome en 1983 au sein de la Curie, mais, en banlieue romaine, le prélat africain continue ses activités de guérisseurs avec d’autant plus de succès que la mouvance charismatique catholique est alors en pleine expansion. 

Mais en 2001, E. Milingo goûte aux joies du mariage avec Maria Sung, une adepte sud-coréenne du révérend Moon. Le Vatican fait pression et tout rentre dans le rang, mais au printemps 2006, le prélat rejoint son épouse, ordonne quatre évêques mariés et lance aux Etats-Unis l’organisation " Married Priests Now " qui appelle les prêtres mariés du monde entier à rejoindre sa prélature.

 

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les prélats et leurs épouses lors d'une rencontre les 8-10 décembre 2006


Pressé de prendre position face à l’appel de Milingo, le bureau de l’association de prêtres mariés CORPUS aux Etats-Unis reconnaît son embarras à la fois à cause des liens  ambiguës  avec le révérend Moon, et à la fois à cause d’une absence de tout questionnement sur le ministère presbytéral : aucune ouverture sur les ministères féminins, marginalisation habituelle des candidats homosexuels, lourd cléricalisme qui ne colle guère avec la collégialité ni avec une recherche de simplicité, d’égalité, de proximité avec la condition commune de baptisé 

Les groupes de prêtres mariés en Europe sont beaucoup plus critiques et dénoncent une stratégie d’infiltration des communautés catholiques par une alliance objective de Mgr. Milingo avec Moon, ainsi que le prouvent ses récentes initiatives en Afrique (à partir de la Zambie) et du Brésil.

Mardi 25 septembre 2007
par Pierre Collet publié dans : le messianisme de Moon communauté : Religions en toute liberté recommander

La liberté religieuse a bon dos et sert de paravent aux sectes de tout bord qui cherchent à se présenter d’une façon bcbg … et en plus victimes des méchants laïcs français et belges qui, comme on le sait, sont chatouilleux en ce qui concerne la laïcité. 

Les unitariens le sont aussi ! qu’on se le dise. Nous défendons, avec acharnement s’il le faut, la démocratie qui implique NECESSAIREMENT la séparation des instances religieuses et politiques (ce qui n’empêche nullement leurs relations) et que les mêmes règles soient appliquées à tous les acteurs de la société civile, ni plus ni moins. Les acteurs religieux n’ont pas à être privilégiés, ni discriminés. 

Dans une société démocratique, les acteurs religieux qui pratiquent le prosélytisme outrancier, le pistage des stars et des gens riches, le racket de leurs fidèles, les emprises totalitaires (un seul son de cloche à longueur de journée), l’exclusion des autres sous le prétexte qu’ils détiennent, eux et eux seuls, une dite " Vérité ", révélée ou autre, ou encore l’intégrisme (l’application à l’ensemble de la société de leur moral), ne sont pas des modèles à suivre ... Ils sont détestables lorsqu’ils avancent à visage masqué et à pas de loup ! 

Nous mettons en garde contre le réseau européen des " Droits humains sans frontières " : l’European Network for Religious Tolerance and Non-Discrimination / Human Rights Without Frontiers, Int.(HRWF) , où nous trouvons les adeptes de Moon, de Raël, etc.


En voici la liste exhaustive (elle est longue, mais ne vous laissez pas impressionner car il y a –comme on dit – des pléonasmes !) : 

Royaume-Uni  : European Raelian Movement, Universal Peace Federation ; Pays-Bas : Human Rights Teaching International, Universal Peace Federation ; Belgique : Family Federation for World Peace and Unification, Institute of Peace and Development (INSPAD), Peace, Education and Rehabilitation Link (PEARL) ; France : Fédération pour la paix universelle, CAP Liberté de Conscience ; Allemagne : Familienfoederation e.V., Unification Church ; Autriche : CARP, Forum for Religious Freedom-Europe (FOREF-Europe), Universal Peace Federation ; Bulgarie : The Good Samaritan Foundation ; Malte : Alpha Liberal Democratic Party, Family Rights Association ; Géorgie : Georgian Jewish Information Center & International Foundation LEA & Council of Jewish Women


Et puis, comme si cela ne suffisait pas, il y a les " supporters " de pays non européens qui viennent apporter leur sympathie : Basra Society for Research and Media on Woman
(Irak), Comité de Suivi pour la Contribution des Communautés et Eglises à la Transformation humaine (COSCCET) (Congo ex Zaïre), European Network for Religious Tolerance and Non-Discrimination (Canada), Fundacion para el desarrollo Sustentable en las americas del norte y del sur (Japon et Paraguay), Institute on Religion and Public Policy (USA), National Human Rights Foundation (Inde).

  

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 la "Vraie Famille", à commencer par la famille biologique  du révérend Moon, assemblée autour des "Vrais Parents" (à Séoul le 10 janvier 1989) ; à ne pas confondre avec la "Sainte Famille" des catholiques et des orthodoxes qui elle, officiellement, n'a pas eu de rejetons !





Jésus, disent les moonistes, n’avait pas su mobiliser les élites de son temps (et en plus il ne s’est pas marié !), d’où l’échec de sa mission christique que Dieu lui avait confiée. Moon, quant à lui, réussit parfaitement, du moins au niveau des listings ! 

 

Si vous êtes intéressés par les réseaux européens, nous vous recommandons le Réseau européen des protestants libéraux (ELPN) (voir la rubrique " ELPN " sur le site de l’AFCU) et le Réseau européen Eglises et Libertés de la mouvance catholique réformatrice (nos messages du 18 février 07 " manifeste européen d’Eglises et Libertés ", et du 16 juin 07 " Vivre ensemble en Europe au sein de sociétés convictionnelles ").



Jeudi 20 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le messianisme de Moon communauté : Religions en toute liberté recommander

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la nouvelle présidente du Conseil unitarien canadien (CUC), élue au rassemblement annuel de 2006, à Saint-John, au mois de mai, lors d'un culte dans le cadre de cette manifestation.




Cela n’a rien à voir avec la visite au Québec de Mme Ségolène Royal puisque, refusant autant le cléricalisme de Droite que celui de Gauche, nous nous abstenons de faire ici de la politique, mais nous ouvrons une " semaine québécoise " sur nos sites dans le cadre du partenariat que l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) a souscrit avec le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) en août 2006.

Vous trouverez :

1° - Sur notre site documentaire de La Besace des unitariens, les sommaires, avec résumés et larges extraits, de la revue électronique montréalaise " Tribune libre unitarienne ". Celle-ci est hébergée, depuis son lancement en hiver 2005, et mise en ligne par le Mouvement universaliste et unitarien du Québec.

Nous avons à cet effet ouvert une rubrique au nom de cette revue, rubrique qui comprend à ce jour déjà 8 articles.

Léo Poncelet, membre de l'Eglise unitarienne de Montréal,  est la cheville ouvrière de cette revue, et le RFUU y participe activement (articles de Maurice Cabana-Proulx, Nancy Labonté et Fabrice Descamps).


2° - Sur le site de l’AFCU, le rappel de notre partenariat avec nos amis québécois et le souhait qu’un unitarisme francophone puisse se développer Outre-atlantique.

Mercredi 19 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme-universalisme communauté : Religions en toute liberté recommander

Que faut-il donc de plus aux protestants pour les décourager ? L’Eglise catholique leur dit et redit (dernièrement encore *) qu’elle est la seule Eglise valable et que les autres, étant " victimes de déficiences ", sont incomplètes. On ne peut pas ne pas être plus clair et net. Mais on veut sans doute " être œcuménique malgré tout " en misant sur une vague (future ?) venant du bas … on encore du Saint-Esprit par le haut ! Bref, nos amis protestants se sont retrouvés en grande pompe à Sibiu, en Transylvanie, du 4 au 9 septembre, sous la houlette du pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Églises européennes (KEK) **, co-organisatrice du rassemblement avec le (catholique) Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE).

* Le 10 juillet 2007, la Congrégation pour la doctrine de la foi (Vatican) réaffirme la déclaration de " Dominus Iesus " en 2000 dans un document " benoîtement " intitulé " Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine de l’Eglise ". 

** la KEK rassemble des Eglises protestantes, vieille-catholiques, hussites et orthodoxes.

C’est le 3ème Rassemblement œcuménique européen (ROE), après Bâle (Suisse) en 1989, puis Graz (Autriche) en 1997. Sibiu (2007) a été préparé par la co-signature d’une Charte œcuménique européenne par la KEK et le CCEE en 2001 à Strasbourg ; puis par des rencontres en janvier 2006 à Rome puis en février 2007 à Wittenberg, ville de Luther

Le thème en a été " La lumière du Christ illumine tous les humains. Espoir de renouveau et d’unité en Europe ". Mais au delà de cette question de la contribution des Eglises à la construction européenne, des questions purement religieuses ont été abordées comme par exemple la reconnaissance mutuelle des baptêmes, le prosélytisme religieux, etc.

Les résultats de cet œcuménisme spectacle ne semblent guère évidents, du moins à l’aune du protestantisme. Les délégués de cette mouvance semblent avoir totalement bradé le courant du protestantisme libéral qui existe pourtant en leur sein. La déclaration finale commence en effet par une déclaration trinitaire renforcée, tout à fait dans la ligne de l’œcuménisme dogmatique pur et dur qu’affectionnent les autorités catholiques et orthodoxes : " C’est au nom du Dieu trinitaire*, Père, Fils et Saint Esprit, que nous nous sommes rassemblés dans la ville de Sibiu … " (dans les toutes premières lignes du message conclusif). C’est dire que les unitariens sont d’emblée exclus, sans tambour ni trompette, et ceci au nez et à la barbe de notre Eglise historique de Transylvanie qui a son siège épiscopale à Cluj-Napoca, non loin de Sibiu !

* l’invocation du " Père, du Fils et du Saint-Esprit " correspond au symbole des Apôtres, mais ici nous avons la formule " Père, Fils et Saint-Esprit " qui indique qu’il s’agit de la même personne ; et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, il est bien dit " au nom du Dieu trinitaire ". Comme on dit, on serre les boulons !

Et puis que dire de la Recommandation II ? " Nous recommandons que se poursuivent les discussions sur la reconnaissance mutuelle du baptême, prenant en considération les acquis importants à ce sujet dans plusieurs pays et sachant que cette question est profondément liée à la compréhension de l’eucharistie, du ministère et de l’ecclésiologie en général ". Avec ces interrelations tout azimut, nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à la reconnaissance du baptême des autres. Comment des protestants peuvent-ils adhérer à un tel ligotage du baptême avec d’autres questions ?

Et puis la prière finale qui fait du Christ, non seulement la Lumière pour le Monde (et bien entendu ni plus ni moins le Sauveur non seulement de l’unité européenne mais Sauveur de ce Monde !), mais aussi, et c’est théologiquement nouveau, le créateur de ce même Monde … à la place de Dieu lui-même ! C’est de la christolâtrie la plus extrême …

" O Christ, Lumière véritable, qui illumine et sanctifie tout être humain en venant dans ce monde, fais luire sur nous la lumière de ta présence, afin qu’en elle, nous puissions capter la lumière inapprochable, et guide nos pas pour l’œuvre de tes commandements. Sauve-nous et conduis-nous vers ton royaume éternel. Car tu es notre Créateur qui pourvoit et qui nous donne tout ce qui est bon. Notre espoir est en toi et à toi nous donnons la gloire, maintenant et toujours. Amen. ".

Et Dieu là-dedans ?

Les pauvres unitariens que nous sommes ne peuvent être que bouche bée devant un tel lyrisme …

sibiu__photo_de_camilg.jpgpoteries en vitrine sur une place de Siniu, ville "saxonne" fondée par des immigrés allemands, photo Camilg


Rappelons que, dans les années 60, l’Eglise réformée de France (ERF) intervenait auprès du Conseil œcuménique des Eglises, sis à Genève, pour protester contre le renforcement du préambule trinitaire en arguant de l’existence en son sein d’un courant libéral peu enclin aux affirmations dogmatiques.


A défaut d’avancées théologiques ou pastorales, on se lance dans le social et le politique - comme si les Eglises étaient douées en ce domaine. Jean-François Collange, président des Églises protestantes d’Alsace, en interpellant les participants sur le thème de ce 3e ROE, " La lumière du Christ brille pour tous les hommes " : " Cela veut non seulement dire qu’elle illumine, mais aussi qu’elle transfigure, ce qui suppose une transformation du monde ", rappelle-t-il. Pour Antoine Arjakovsky, orthodoxe, directeur de l’Institut d’études œcuméniques de l’Université catholique de Lviv (Ukraine). on a vu à Sibiu " la volonté de voir émerger une doctrine sociale œcuménique " (expression reprise par Nicolas Seneze, correspondant au quotidien catholique La Croix : pêle-mêle, la question des réfugiés et des migrants, aider l’Afrique, redonner une âme à l’Europe (fichtre !), faire face aux conséquences négatives des changements climatiques, etc.

Plus précisément, l’œcuménisme retourne à ce qu’il est, à savoir un mouvement vertueux et piétiste qui donne bonne conscience aux braves chrétiens – ceux-ci n’ayant aucune prise sur les décisions qui sont l’affaire des seules hiérarques, il ne leur reste plus qu’à prier : " L’œcuménisme, a souligné le cardinal Cormac Murphy O’Connor, archevêque de Westminster, ce n’est pas seulement de grands événements, mais plutôt de petites choses dans vos maisons, vos paroisses, vos villages, vos villes". Comme en témoignait un participant à la clôture de l’assemblée : " Le mouvement œcuménique n’a pas besoin de nouvelles idées, mais de nouveaux témoignages. ".

Ben voyons, c’est certainement comme cela qu’on fait avancer l’Histoire ! L’œcuménisme à grand spectacle débouche sur de l’œcuménisme au ras des pâquerettes … 

 

Voir l’article d’André Gounelle " Œcuménisme ou secte ? " paru dans Evangile et Liberté n° 186, février 2005, p. 13, où le théologien rappelait les réserves déjà émises en 1961 par l’Eglise réformée de France (ERF) et mettant en garde le Conseil (dit) Œcuménique, basé à Genève, contre la tentation trinitaire : 

" Je souhaite que le Conseil œcuménique ouvre largement ses portes à tous ceux qui se réclament de l’Evangile, qu’ils acceptent ou qu’ils refusent la doctrine de Nicée-Constantinople. Les critères proposés, s’ils étaient adoptés, le transformeraient en une secte fermée et substitueraient à l’autorité des Ecritures un magistère ecclésial "
Mardi 11 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les protestantismes communauté : Religions en toute liberté recommander

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 église de la Multiplication des pains et des poissons à Tabgah (Israël), mosaïque du Vème siècle au pied de l'autel

 

  La revue bimensuelle " Le Monde de la Bible "  (http://www.mondedelabible.com) vient de publier un hors série intitulé " Premiers chrétiens ; d’où viennent-ils ? " avec au sommaire : 

 

Pierre, Paul, Jacques, apôtres en mission, par Jean-Luc Pouthier (directeur de la rédaction du Monde de la Bible), pp. 12-15 ; Juifs et chrétiens, le moment de la séparation, par François Blanchetière (professeur émérite d’Histoire des religions de l’université Marc Bloch à Strasbourg), pp. 16-21 ; Les chrétiens après l’incendie du Temple, par Jean-Pierre Lémonon (Université catholique de Lyon), pp. 22-25 ; Marcion, la rupture radicale, par Michel Tardieu (professeur du Collège de France " Histoire des syncrétismes de la fin de l’Antiquité "), pp. 26-29 ; Premiers débats sur la divinité du Christ, par Bernard Pouderon (professeur à l’université François Rabelais Tours-CESR), pp. 30-33 ; La gnose, une doctrine pour des élus, par Madeleine Scopello (directeur de recherche au CNRS, Paris IV-Sorbonne, docteur ès lettres de l’université de Turin), pp. 34-39 ; Martyrs en terre d’Afrique, par François Decret (professeur honoraire des Universités et de l’Institut augustinianum, université du Latran, Rome), pp. 40-45 ; Des origines au V° siècle. Naissance de la Rome chrétienne, par Jean Guyon (directeur de recherche au CNRS, Centre Camille – Jullian, Aix), pp. 46-49 ; Jésus, vrai homme et vrai Dieu. Une théologie en images, par Jean-Baptiste Michel (écrivain), pp. 50-57 ; Moines de Palestine, la foi en conflit, par Pierre Maraval (professeur émérite de l’université Paris-IV-Sorbonne), pp. 58-61 ; Païens, chrétiens : drôle de IV° siècle, par Sophie Laurant (chef de rubrique au Monde de la Bible), pp. 62-67 ; Vers une Europe chrétienne, entretien avec Pierre Maraval et Jean-Luc Pouthier, pp. 68-73 ; Splendeurs et mystères de Constantin ; trois expositions en Allemagne et une en France, par Isabelle Duranton, pp. 6-9

 

Cet ouvrage contient des passages très intéressants sur les nazaréens et les ébionites ; judéo-chrétiens qui, n’ayant pas adhéré au processus de divinisation du rabbi Iéshoua de Nazareth, sont les chouchous des unitariens !

 

Quid des cours de catéchisme et des sermons dominicaux dans les paroisses qui font comme si les connaissances historiques sur le christianisme n’évoluaient pas ? Paraît-il que les clercs auraient peur d’effrayer leurs ouailles en leur disant la vérité … Et si la religion n’est plus un discours de vérité, quel est alors son avenir ? Ceux qui traitent les religieux de grands hypocrites auraient-ils donc raison ? Pourquoi ce grand écart entre ce que l’on sait grâce à nos éminents chercheurs et universitaires et ce qu’on raconte au brave peuple ?

L’unitarisme, quant à lui, prône la liberté de pensée et d’expression et ceci depuis sa naissance au XVIème siècle (voir par exemple la déclaration de Torda en Transylvanie en 1568 qui fut le premier manifeste en Europe en faveur de la liberté de pensée des ministres du culte). 

Mieux, il considère comme nulle et non avenue toute assertion religieuse (y compris tirée de la Bible) qui irait à l’encontre des connaissances scientifiques. Notre position est claire et nette : le christianisme unitarien est un humanisme (de croyants en Dieu) éloigné des rhétoriques religieuses qui prétendent parler au nom de Dieu et qui véhiculent en fait des anachronismes de toute sorte.
 

Parmi les ouvrages à lire ABSOLUMENT, le livre de James Tabor que nous avons présenté dans un message du 3 juillet 07.

Lundi 3 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le temps des évangiles communauté : Religions en toute liberté recommander
Dans un texte intitulé " Le projet d’Aparecida " et qui se présente comme un bilan à la fois positif et critique de cette conférence épiscopale à l’échelle du continent latino-américain, le Père José Comblin, au Brésil, à la suite des évêques de son continent, en appelle à une Eglise missionnaire hors paroisse et animée par une théologie de la libération en direction des pauvres. 

croix-huguenote-en-m--tal.jpgUne Eglise où se remettrait à souffler le Saint-Esprit (à savoir, pour les unitariens qui ne font pas du Saint-Esprit une personne distincte, le souffle de Dieu qui est action ). 

Comment, à notre époque, parler à des gens qui sont hors Eglise ? aller à eux ? leur parler de religion dans un monde sécularisé ?


Cet article a été rédigé en portugais et envoyé par son auteur au mouvement También Somos Iglesia-Chile, le 3 août 2007. Il a été traduit en français par Edouard Mairlot (espagnol) et Jean-Loup Robaux (portugais) et mis en ligne par le réseau belge " Pavés ". 


" Pour un Autre Visage d'Église et de Société " ( p.a.v.é.s. ) est le collectif Wallonie-Bruxelles rassemblant une dizaine de groupes de catholiques progressistes, dont certains sont nés spontanément dans la foulée de " l'événement Gaillot " en mars 1995. Le réseau "Pavés" relie des associations qui se sont accordées sur un mode de collaboration : Abrame, Chrétiens en route, Communautés de base, Démocratie dans l’Eglise, Evangile sans frontières, Hors-les-murs, Mouvement chrétien pour la paix, Pavés Hainaut occidental, Réseaux Résistances, Sonalux

pour s'inscrire à sa Newletters mensuelle : info@paves-reseau.be

Ce collectif correspond, en France, à la Fédération des réseaux du Parvis (dont l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU est membre).

Samedi 1 septembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : catholiques libres en action communauté : Religions en toute liberté recommander

"Controverse autour de Ben Laden dans un festival d'art à Sydney"

1902623017-un-tableau-representant-ben-laden-cree-la-polemique-en-australie.jpgSYDNEY (Agence Reuters, jeudi 30 août 07) - Deux oeuvres montrant Oussama ben Laden dans une pose christique et la Vierge Marie vêtue d'une burqa, présentées à l'école des Beaux-Arts de Sydney dans le cadre d'un prestigieux festival d'art religieux, suscitent la polémique en Australie.

Signées respectivement Priscilla Bracks et Luke Sullivan, ces créations, en lice pour l'attribution du Blake Prize, ont même donné lieu à une réaction indignée du Premier ministre : "Le choix de telles oeuvres est gratuitement offensant pour les croyances de nombreux Australiens", a ainsi déploré John Howard dans un entretien publié jeudi par le Daily Telegraph.

"J'accepte la liberté artistique, mais je trouve cette toile mauvaise