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Allocution du Père Léon Laclau lors de la soirée de soutien organisée à son égard le vendredi 27 avril 2007 à la Salle des sports, à Asson, devant 1 500 personnes. 



Merci. Grand merci à vous tous, à tous ceux qui nous ont témoigné leur amitié, leur affection, leur soutien dans ce déchirement que nous vivons et que nous vous faisons vivre.

Comme ce torrent de l’Ouzom qui traverse les villages du Piémont, votre soutien, rugissant de colère et d’incompréhension, mais toujours plein de respect et de dignité, a traversé notre grand Sud-Ouest pour remonter vers les chaumières et les évêchés de l’hexagone.

Merci. Je suis sûr maintenant, mais je le savais déjà, que les années passées près de vous, comme compagnon de route dans vos moments de joie ou de souffrance, avaient créé entre vous et moi un lien très fort : spirituel pour certain, simplement humain pour d’autres. Merci encore.Dommage. Oui, dommage, parce que ce soir j’ai un profond sentiment d’un grand gâchis :

  • le désarroi de tous ces enfants qui ne comprennent pas et qui pleurent le départ de celui qui, comme ils l’ont dit, " leur ont ouvert la porte de Jésus ".
  • le silence de tous ces jeunes qui ne trouvent pas de mots pour exprimer leur amitié à cet " homme de Dieu " qui leur montrait un visage sympathique de l’Eglise.
  • la révolte des adultes qui ne comprennent pas que les autorités de l’Eglise préfèrent s’en tenir à la stricte observance d’une loi plutôt que de juger l’arbre aux fruits qu’il porte.

Oui, c’est vrai. Je suis sorti de la route que j’avais choisie en m’engageant dans la vie religieuse et le sacerdoce. J’espère simplement, qu’un jour, cette route deviendra plus large et que des hommes et des femmes mariées, pourront aussi être ordonnés pour un service d’Eglise.

C’était voici plus de 20 ans, quand mon chemin a croisé celui de Marga, mère de Sébastien, de Charlotte et de Thomas. Elle venait de perdre tragiquement Pierre, son mari. Nous nous sommes apportés mutuellement affection, tendresse et force. Ensemble, nous avons porté les interrogations que cet " amour interdit " suscitait en nous et autour de nous. Toujours et malgré tout, je me suis senti digne de servir le Christ et son Evangile d’amour. Loin de m’écarter de mon travail de prêtre, Marga m’a soutenu et encouragé par son enthousiasme, par sa vision du monde et de l’Eglise et par sa foi.

Dommage
pour tant de souffrances occasionnées par cette sanction. Dommage pour la déception qui blesse le cœur de tant de croyants : l’Eglise saigne " comma l’a dit Marga lors d’un reportage.

Je demande pardon à tous ceux et celles qui n’étaient pas d’accord avec cette relation amoureuse et que j’ai fait souffrir. A ceux qui m’ont fait du mal, je leur pardonne.

Demain. Demain, il faudra bien rebondir : tourner une page de 28 ans de vie religieuse et de sacerdoce ; chercheur du travail ; trouver un nouveau pied à terre ; et surtout continuer à aimer la vie. L’amour de Marga et de ses enfants, cet amour qui m’a tant aidé jusqu’à présent, continuera, j’en suis sûr, à me donner force et enthousiasme.

Je prie le Seigneur pour qu’il me garde dans sa foi.

Notre chemin de vie doit à présent négocier un virage délicat. Nous aurons encore besoin de votre amitié, de vos prières. Merci.

Samedi 4 août 2007
par Léon Laclau publié dans : affaire Léon Laclau communauté : Religions en toute liberté recommander

Job-chapitre-5-versets-8-et-9.jpg

Dieu a dit que Job avait mieux parlé de Lui que ses trois amis venus le conseiller dans son malheur. Et pourtant, ces amis, n’ont pas ménagé leur peine. Ils ont fait valoir un ordre divin où il faut être patient dans les épreuves puisque Dieu sauve le juste. 

Mieux, en ces temps de la doctrine de la rétribution terrestre, cette récompense aux pieux et aux dévôts se faisait de notre vivant et n’était pas remise aux calandres grecques comme aujourd’hui. Mieux vaut de mon vivant que la promesse d’un Ciel dont, finalement, on ne connaît rien ! L’homme moderne se méfie des promesses sans preuves … D’ailleurs, si l’on veut jouer aux fondamentalistes, les Ecritures ont toujours parlé d’une résurrection à la fin des temps, après le Jugement dernier, et PAS DU TOUT d’une survie de l’âme consécutive à la mort.

Eliphaz parle ainsi à Job, dans un magnifique passage intitulé " l’espoir du gueux " (Job 5, 8-27). Les Béatitudes se situeront dans cette lignée d’un ordre divin récompensant les justes et abaissant les brutaux qui peuvent, temporairement, sembler triompher. Dieu, dans ses récompenses, inverse les rangs sociaux, rétablit la justice.

Je prend le texte dans la traduction d’André Chouraqui. C’est Eliphaz qui parle, et non Job (qui, lui, tiendra un tout autre discours) .

Pourtant, moi je cherche El ; je mets ma parole auprès d’Elohîm, auteur de grandeurs insondable, de prodiges sans nombre, donneur de pluie sur les faces de la terre, envoyeur d’eau sur les faces des allées.

Il relève les abattus en haut ; les assombris culminent de salut. Il annule les pensées des rusés ; leurs mains n’agissent pas avec efficacité. Il prend les sages dans leurs ruses ; le conseil des retors avorte. De jour, ils rencontrent la ténèbre ; et, comme dans la nuit, ils tâtonnent à midi. Il sauve le pauvre de l’épée de leur bouche et de la main du fort. C’est l’espoir du gueux : la forfaiture boucle sa bouche.

Voici les marches de l’homme qu’admoneste Eloha ! Ne rejette pas la discippline de Shadaï ! 

Oui, il endolorit et panse ; il mutile, mais ses mains guérissent. Il te secourt de six détresses ; et dans la septième, le mal ne te touche pas. Pendant la famine, il te rachète de la mort ; pendant la guerre, de la main de l’épée. Dissimule-toi au fouet de la langue : tu ne frémiras pas de la razzia quand elle surviendra. Tu te ris de la razzia, de la malefaim, et ne frémis pas de l’animal de la terre.

Oui, ton pacte est avec les pierres du champ ; l’animal du champ fait la paix avec toi. Tu le sais, oui, ta tente est paix ; tu inspectes ton oasis et ne fautes pas. Tu le sais, oui, ta semence est nombreuse ; tes rejetons semblables à l’herbe de la terre. Tu viens en pétulance au sépulcre, comme la meule monte à temps.

Voici, cela, nous l’avons sondé. C’est ainsi ! Entends donc, et toi, sache-le pour toi-même ! "



Très beau discours d’Eliphaz, supposé reproduire les promesses qu’on attribue à Dieu. Mais peut-on encore continuer à penser ainsi ? selon cette belle rhétorique de la rétribution terrestre ou céleste ? En définitive, où est l’ordre divin ? Vivons nous dans un monde qui serait organisé comme un paradis (qu’il nous faudrait alors retouver par notre vertue et notre piété) ? Où le " Mal " serait des punitions " paternelles " et temporaires de Dieu pour nous remettre dans le droit chemin …


A demain pour la réponse de Job.

Vendredi 3 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le Dessein intelligent communauté : Religions en toute liberté recommander

roquefixade-cathare.jpg

le château de Roquefixade sur son éperon rocheux ; le donjon est daté des XIII° -XIV° siècles


L’Association du château de Roquefixade organise chaque année, sur la place du village, en contrebas du célèbre château cathare qui, à l’est de Foix, (entre Foix et Lavelanet) contrôlait l’accès au pays d’Olmes, des " disputatio ". 

Ce mois d’août, nous en seront à la troisième année de cette manifestation avec, comme débatteurs, un pasteur protestant (Bernard Bordes, pasteur au Mas d'Azil), un évêque catholique (Mgr Marcel Perrier, évêque de Palmiers), et un philosophe cathare (Yves Maris). Patrick Lasseube, maire de Saint-Lys et président de l’association organisatrice du débat, sera dans le rôle de modérateur.

Cela se passera le samedi 4 août à 15 heures, sur le thème " Dogmes et liberté de conscience dans les religions chrétiennes ".

Information transmise au groupe de discussion " Unitariens francophones " par Hassan Aslafy

L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et le réseau de la Correspondance unitarienne ont publié un Cahiers Michel Servet (n° 7, février 2007) consacré à la théologie cathares (voir la rubrique de La Besace des unitariens consacrée à cette série).

Jeudi 2 août 2007
par information Hassan Aslafy publié dans : les cathares communauté : Religions en toute liberté recommander
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