Tibet libre

les unitariens sont solidaires de la lutte du peuple tibétain. Au-delà des jeux olympiques de Pékin,
le drapeau de ce pays continue à flotter ici.

à vos ami(e)s

Cliquez ici pour recommander ce blog

Rechercher

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

au Père Léon Laclau, ancien curé de Notre-Dame du Piémont, s/c du maire d’Asson (Pyrénées-Atlantiques)

Mon Père,

Ayant appris la mesure disciplinaire qui vous frappe et votre affectation loin de votre compagne, je tiens à vous exprimer, au nom de notre association, notre soutien et toute notre amitié.

Nous sommes chrétiens, mais nous ne sommes pas membres de l’Eglise catholique et nous ne voulons nullement nous ingérer dans ses affaires intérieures. Mais nous sommes sensibles à l’injustice qui est faite à des hommes qui, comme vous, se sont voués corps et âme à leur vocation, au Dieu auquel ils croient, à leur Eglise et à Jésus, notre maître spirituel. Nous sommes atterrés de voir comment des chrétiens sont ainsi écartés brutalement, pour des motifs qui nous paraissent totalement anachroniques sinon bien futiles, du chantier du christianisme moderne, à l'heure même où nous avons tant besoin de tous les bras sans exception et de tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

Nous savons combien vous êtes estimé de la population catholique que vous avez desservie, ainsi que de l’ensemble de votre village et à sa tête le maire, Monsieur Laurent Aubuchon, lequel a eu le courage de s’exprimer publiquement. Depuis déjà belle lurette, la plupart des catholiques respectent désormais la vie privée de leurs prêtres et religieux et seuls les hommes d’appareil voient des problèmes là où il n’y en plus.

Nous vous encourageons dans le choix de vie que vous ferez, dans la fidélité de votre propre foi, dans le lien social qui vous unit à votre communauté religieuse, dans la persévérance de votre vocation de prêtre.

Nous pensons aussi à votre compagne, déjà éprouvée par un veuvage, et à ses trois enfants.

Au delà des hiérarchies de toute sorte, certes parfois utiles, nous savons bien que c’est Dieu seul qui compte et non ses lieutenants sur terre et hiérarques. Combien de fois Jésus ne l’a-t-il pas rappelé à ses disciples qui se chamaillaient (déjà) pour des parcelles de pouvoir ! Jésus, lui, chemine avec nous, en toute liberté des uns et des autres et dans notre pleine humanité. Vous le savez autant que nous, c’est pour tous les chrétiens, quelque soit leur obédience, d’un très grand réconfort ; ce fut là la formidable joie des pèlerins d’Emmaüs.

Nous sommes de tout coeur avec vous, dans le choix de vie qui sera le vôtre, car chaque homme est libre sous le regard de Dieu et en compagnie de Jésus. Et puis, c’est le Poème des Poèmes qui le dit, l’Amour n’est-il pas " inexorable " comme la Mort ? Magnifique pied de nez à tous ceux qui veulent enfermer les hommes dans des règlements rigides et obsolètes.

J.-C. Barbier, secrétaire général de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

 

L'Epoux Sous le pommier, je t'ai éveillé ; là, ta mère te conçut, là te conçut ta procréatrice. Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras, Oui, l'amour est inexorable comme la mort, l'ardeur, dure comme le Shéol. Ses fulgurations sont fulgurations de feu, flammes de Yah ! Les eaux multiples ne pourront éteindre l'amour, les fleuves ne le submergeront pas. " (traduction André Chouraqui) (Ct.8,6-7, texte datant de la fin du V° siècle avant Jésus-Christ)

 

 

 

 

L'AFCU est membre de la Fédération des réseaux du Parvis où se trouvent des associations de Prêtres mariés (Prêtres en foyer, Prêtres mariés France-Nord), voir sur le blog de l'AFCU la liste des associations membres de cette fédération (rubrique "Relations extérieures", en date du 28 février 07)

 

Mercredi 25 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : affaire Léon Laclau communauté : Religions en toute liberté recommander

COMPTE RENDU DES MANIFESTATIONS AU TOGO ET AU BÉNIN, DU 16 AU 24 FÉVRIER, POUR LE DIXIÈME ANNIVERSAIRE DU MOUVEMENT " CHRÉTIENS POUR CHANGER LE MONDE ", AVEC LA PARTICIPATION D’AMIS DE JEAN SULIVAN, DE MARCEL LEGAUT ET D’AUTRES AMIS VENUS DE BELGIQUE, DE FRANCE ET DE SUISSE.

paru dans Quelques nouvelles, n° 200, mai 2007

thème de ces journées : Proposer la bonne nouvelle de la scandaleuse miséricorde du Dieu de Jésus, dans le respect des peuples et de leurs religions

le 16 février à l'Institut Universitaire du Bénin à Cotonou, conférence de presse pour préciser les raisons d'être de Chrétiens pour changer le monde (cibles, objectifs et principes d'action) :

- focaliser sur l’Evangile dont le côté " bonne nouvelle pour tous les hommes " rime avec libération : " le christianisme détient les clefs de la liberté et on ne s’en aperçoit pas assez " (Sulivan)

- faire du chrétien d’Afrique ce qu’il doit être : le ferment dans la pâte, le sel de cette terre et la lumière de ce continent, un homme qui refuse l’arbitraire, l’injustice, l’écrasement du faible, la corruption, la prédation des biens publics…, un homme qui sait se placer aux avant-postes de la lutte pour la transformation de sa société et pour ce que le Père Lebret appelle la montée humaine .

les 17 et 18 février à Lomé (Togo), Colloque international organisé en partenariat avec Fondacio : être chrétien sans se couper de ses racines et de sa culture, est-ce possible ?

Victoire Elègbè, Sylvie Crussard, Martine Roger-Machart, Guy Leurquin, Edith Delos, Maurice Dahuku Péré et Albert Gandonou ont été les principaux animateurs de ce colloque, le troisième que Chrétiens pour changer le monde organise à Lomé depuis sa création en 1997.

Pour la plupart des chrétiens, en Afrique, se convertir au christianisme, c'est renier ses racines et, tout particulièrement, la religion de ses ancêtres. Les chrétiens sont confrontés aux difficultés de la première communauté chrétienne qui ne pouvait renier le judaïsme tout en étant fidèle à Jésus.

détail d'une oeuvre plasticienne de François dit Le Vannier, Porto-Novo (Bénin)

Les 18 et 19 février à Ouidah (BENIN)

- Rencontre avec son Eminence Daagbo Hounon, chef suprême du culte " vodun ". Comme l’enfant prodigue de l’Evangile, nous retournions à nos pères, à nos traditions, à notre culture, à notre monde pour nous réconcilier avec nous-mêmes, assumer toutes les dimensions de notre humanité d’Africains. Daagbo Hounon a rappelé avec fierté et un plaisir non dissimulé l’ouverture d’esprit et la grande tolérance dont ont fait preuve à Ouidah les adeptes du culte " vodoun ". La basilique catholique est bâtie sur une terre généreusement octroyée par ces adeptes-là et avec leur participation active aux travaux de construction. Elle fait face au temple du dieu " Python " et celui-ci est engagé avec elle dans un dialogue paisible qui dure depuis plusieurs décennies. La voie qui les unit permet aux gens de Ouidah d’aller librement d’un côté ou de l’autre.

- Rencontre avec Professeur Honorat AGUESSY à l’Institut de Développement et d’Echanges Endogènes (IDEE). Long entretien, empreint de cordialité, avec ce militant du panafricanisme qui a offert gratuitement l’hébergement dans les immenses locaux de son institut. " C’est l’endogénéité qu’on peut partager. Personne ne détient l’universel à partager avec les autres. " Cette parole forte du Pr. Aguessy n’a laissé aucun de nous indifférent. Jésus, en effet, s'est enraciné dans le judaïsme de ses ancêtres, et, de là, a mis au jour les valeurs universelles d’amour, de miséricorde, de fraternité, de solidarité et de respect absolu de la personne humaine.- Visite de la Route des Esclaves

Le 21 février 2007 à Ifangni (BENIN) : Rencontre des intellectuels traditionnels. Pour la première fois, le mouvement " Chrétiens pour changer le monde " est sorti de Cotonou et de Lomé, pour aller à la campagne rencontrer le monde paysan avec ses intellectuels que sont les rois, les guérisseurs, les devins, les prêtres des cultes traditionnels africains. L’événement placé sous le parrainage de Mme Inès ABOH-HOUESSOU, Préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, a réuni près de cinq cents (500) personnes.  Quand ceux que nous sommes allés voir ont pris la parole, nous avons eu le fort sentiment que leur cœur était en joie et qu’ils nous accueillaient les bras ouverts. Cette joie partagée s’est concrétisée par des danses, par la sortie des masques " Egungun " ...

Le 24 février 2007 à Cotonou (BENIN) : Colloque international, à l’INFOSEC sur le thème : Le Dieu de Jésus est le Dieu des exclus. Cette dernière manifestation a été présidée par M. Issa BADAROU, Conseiller du Chef de l’Etat béninois à l’équipement et aux transports, grand ami du mouvement. L’essentiel des travaux a porté sur le parti pris du Dieu de Jésus pour les exclus. Le fait a été établi dans la Bible avec l’Exode : le paradigme suprême de la Bible, selon Martin Luther King. Le point a été fait des situations d’exclusion qui prévalent au Bénin  : exclusions linguistique, sociale, économique, politique, religieuse. La foi chrétienne, comme a dit ce jour-là Guy Leurquin, est d’abord la foi de Jésus.

Albert Gandonou, initiateur du mouvement "Chrétiens pour changer le monde"  gandalert@yahoo.fr

Albert Gandonou est conseiller honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

Mercredi 25 avril 2007
par Albert Gandonou publié dans : en Afrique recommander

Quelques nouvelles (QN) a 20 ans et le 200° numéro vous arrive …

A l'occasion de ce numéro 200 de Quelques Nouvelles et pour répondre au vœu de nombreux amis, en particulier à la demande pressante d'André Labelle, qui, du Japon, demande l'histoire de QN, voici quelques évènements qui font que ce bulletin continue son chemin.

Quelques Nouvelles est une lettre personnelle à des amis, d'abord pour leur dire que leur amitié nous est chère et aussi pour manifester très simplement ce vivre ensemble, cette fraternelle présence des uns aux autres que nous vivons à Mirmande, à Mazille, aux Granges, dans chaque groupe, et que nous rappelons à travers des textes, des annonces, des nouvelles, des partages d'expérience. Au départ, en 1977, c'était une simple feuille, un compte rendu des rencontres, pour les étudiants de Besançon qui venaient avec nous à Mirmande. En 1987 Jean Erhrard et le groupe Alsace ont demandé à recevoir cette feuille et c'est la naissance de QN qui, alors, était trimestriel et écrit à la main. Quelques mois après, Nic le demandait pour son groupe belge.

A la mort de Marcel Légaut, les camarades ont souhaité que la diffusion soit étendue à ceux qui étaient passés par Mirmande et à ceux qui avaient répondu à l'appel de Légaut dans le journal Le Monde du 21 avril 1989 (grâce au travail minutieux de recherche de Xavier Huot). Nous tirions alors à 450 exemplaires et QN devenait mensuel. Nous le diffusons actuellement à près d'un millier d'exemplaires, (850 par poste et 160 par mail) 750 en France, 90 en Belgique, 20 en Suisse, 40 autres en Allemagne, Brésil, Canada, Espagne, Roumanie, Italie, Suède, Maroc, Mauritanie, Portugal, Israël, Japon, Bénin, Nicaragua, Haïti.

Nous assurons la réalisation de façon artisanale et indépendante, sans contrôle d'aucune sorte, en reconnaissance à Marcel Légaut qui a encore beaucoup à apporter à notre monde.

L'aide pour le pliage et l'expédition est assurée par le groupe de Saint-Etienne.

Parmi ceux qui ont oeuvré pour que QN continue, je souhaite évoquer et remercier Jean Poisbelaud qui, de longues années, a fourni et établi les étiquettes-adresses, Marie-Jo Vallet qui, les premières années, assurait la frappe avec sa machine à écrire puis notre fille Odile qui a pris le relais avec son ordinateur et enfin, nos enfants qui m'ont offert un ordinateur pour que, progressivement, j'assume de façon autonome la production de QN. Le courrier abondant que vous nous adressez, apporte à QN la forte présence d'une communauté en devenir.

Antoine et Marie-Louise Girin, contact : a.girin@free.fr

Les Actualités unitariennes recommandent très chaleureusment la lecture de ce bulletin mensuel, spirituellement tonique en même temps que très relationnel. L'Association culturelle des Amis de Marcel Légaut (ACAML) et  l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) sont toutes deux membres de la Fédération des réseaux du Parvis. Marcel Légaut n'a jamais évoqué la théologie unitarienne - que sans doute il ne connaissait pas - mais son insistance sur l'humanité de Jésus fait que nous le sentons très proche de notre propre sensibilité.

Ce bulletin peut être envoyé gratuitement à ceux qui disposent d'une messagerie électronique. Vous pouvez prendre contact de notre part avec les responsables.

Nous saluons aussi l'indépendance éditoriale de notre confrère, y compris par rapport à sa propre association, de même que, pour nous, la Correspondance unitarienenne et les Actualités unitariennes sont également indépendants de l'AFCU, bien qu'en pleine osmose et en toute confiance. C'est là une position tout à fait originale par rapport aux bulletins "officiels" d'association.

Vive la presse qui ne soit pas la voix de son maître, qui soit indépendante des partis et sans censure d'un quelconque bureau d'association ! 

Mercredi 25 avril 2007
par Antoine et Marie-Louise Girin publié dans : catholiques libres en action recommander

Par leur emblème, le calice à la flamme, qui évoque le calice que les calixtins du XVe siècle mirent sur leurs drapeaux, les unitariens se sentent redevables des hussites de Bohème. Depuis 1919, une Eglise hussite relance leur mouvement.

C'est pour nous l'occasion d'ouvrir une "semaine hussite" sur nos blogs et d'expliciter ce lien entre nos deux mouvances. Vous trouverez une série de messages de Jean-Claude Barbier sur le site de l'AFCU :

le vendredi 20 avril 2007 : Cirkev ceskoslovenska husitska (CCSH) ou la seconde Réforme hussite L‘Eglise hussite ou la résurgence d’une histoire nationale

 le lundi 23 avril 2007 : le dessinateur Hans Deutsch ou la transmission du calice des hussites aux unitariens, qu'est-ce qu'un calice ?,

,

Et sur notre site documentaire La Besace unitarienne, un article d'Albert Blanchard-Gaillard, avec le message du 24 Avril 2007 :  La coupe et la flamme, emblème de l’unitarisme  et, à venir, une bibliographie sur les Hussites (par Jean Georgelin) et une bibliographie sur le "Flaming Chalice".

Mardi 24 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les protestantismes recommander

Ce dimanche 20 mai, à 12h 30, à Villanueva de Sijena (Aragon, Espagne), conférence-débat organisée par l'Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet" en collaboration avec les unitariens-universalistes de Catalogne : "Miguel Servet : Su trascendencia en la evolución del Calvinismo"  par le théologien et pasteur protestant  Carlos Capó. A la Maison Musée de Miguel Servet, près de la place de l'Eglise.

 

Le livre de Jaume de Marcos, "Influencia de Erasmo de Rotterdam en la obra de Miguel Servet", publié par l'Institut Miguel Servet en édition bilingue espagnol-anglais sera en vente.

Samedi 21 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : agenda recommander

du correspondant de l'Agence Reuters, à la Cité du Vatican, rapporté dans les actualités de Yahoo France, ce vendredi 20 avril 2007

"L'Eglise catholique a enterré de facto le concept des limbes dans un document très attendu de sa Commission théologique internationale dont l'agence de presse épiscopale américaine Catholic News Service diffuse le contenu, après le feu vert de Benoît XVI.

Signant l'"arrêt de mort" du concept, le document de 41 pages présente les limbes, où la tradition voulait qu'errent les âmes des enfants décédés sans avoir été baptisés, comme une "vue excessivement restrictive du Salut".

Extrait du blog laclassedemarieanne - publié par Marie-Anne Aujourd'hui

Puisque Dieu est miséricordieux, il "veut le salut de tous les êtres humains" et il y a des fondements théologiques et liturgiques pour "espérer que les enfants non baptisés soient sauvés et bénéficient de la vision béatifiante de Dieu", estiment les théologiens.

Dans des entretiens et des ouvrages rédigés avant son élection en 2005, le cardinal Joseph Ratzinger s'était clairement prononcé pour l'abandon du concept, affirmant qu'il n'avait toujours été qu'une hypothèse théologique et non une vérité de la foi.

Pour les théologiens du Moyen Âge, les limbes recueillaient les âmes des personnes décédées sans être baptisées, y compris de tous ceux qui avaient péri avant la venue de Jésus Christ. Elles n'y souffraient pas, mais elles étaient privées du bonheur du Paradis.

Si le concept de limbes n'a jamais fait officiellement partie de la doctrine de l'Eglise, il a continué d'être enseigné aux catholiques de nombreux pays jusque dans les années 1960. Mais le catéchisme officiel de l'Eglise diffusé en 1992, après plusieurs décennies de travaux, ne mentionnait déjà plus les limbes.".

Au XVIe siècle, le théologien anti-trinitaire Fauste Socin pensait (déjà) que l'enfer n'existait pas. Les âmes étaient accueillies ( "sauvées" dans le langage théologique ancien)par Dieu dès lors qu'elles le souhaitaient. Pour celles qui refusaient Dieu (au dernier moment !), elles erraient puis s'éteignaient progressivement conformément à la conception du shéol biblique.

Samedi 21 avril 2007
par agence Reuters publié dans : catholiques libres en action recommander

Dans le cadre de sa visite en Afrique orientale et centrale (voir notre message du 13 avril 07 "le président de l'ICUU au Kenya et au Burundi"), le révérend Gordon Oliver, président de l’International Council of Unitarians and Universalists, a rencontrer deux groupes au Kenya.

 Le drapeau de Kenya

Un premier groupe réunit une cinquantaine d’étudiants et jeunes universitaires à Nairobi, la capitale, pour des discussions ; mais ils ne semble pas avoir commencé d’activité cultuelle proprement dite bien qu’ils s’intitulent déjà " Church " : Unitarian Universalist Church of Kenya (UUCK). Les membres sont membres de l’ethnie kikuyu, majoritaire dans le pays. Ils connaissent l’unitarisme par les livres.

Une seconde communauté, plus ancienne et beaucoup plus importante, s’est formée dans les milieux ruraux du pays kisii, à l’initiative d’un ancien pasteur protestant – maintenant âgé, mais secondé par sa femme – et sur la base d’une aide aux orphelins (600 jeunes vivants dans des familles d’accueil). Cette communauté de plus de 200 âmes pratique le culte chrétien dans un style tout à fait protestant.

Informations communiquées par Fulgence Ndagijimana, président de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (courriels des 5 et 15 avril 07)

Vendredi 20 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

 

" Dieu écoute le cri des opprimés, "Lettre pastorale des évêques du Zimbabwe pour Pâques 2007, publiée à Harare, le jeudi 5 avril 2007, Source : fides.org (traduction La Croix), Sur le site du journal La Croix du jeudi 19 avril 06

 

Nous n'en reproduisons qu'un extrait

[…] Les racines de la crise

La présente crise de notre pays a ses racines profondes dans son passé colonial. Malgré la rhétorique de la glorieuse révolution socialiste obtenue par le combat armé, les structures et institutions coloniales du Zimbabwe pré-indépendant continuent de persister dans notre société. Aucune des lois injustes et oppressives de l’Etat rhodésien sur la sécurité n’a été annulée ; en réalité, elles ont été renforcées par une législation toujours plus répressive, le Public Order and Security Act et l’Access to Information and Protection of Privacy Act, en particulier. C’est comme si quelqu’un s’asseyait sur la Déclaration des droits de l’homme et arrachait chacune de ses pages délibérément.

Pourquoi tout cela ? Parce que très vite après l’indépendance, le pouvoir et la richesse de la petite élite blanche rhodésienne ont été récupérés par une élite noire tout aussi exclusive, dont certains membres gouvernent le pays depuis 27 ans, à travers un clientélisme politique.

Les Zimbabwéens se battent aujourd’hui pour les mêmes droits basiques pour lesquels ils ont combattu dans leur lutte pour la libération. Le conflit est le même, opposant ceux qui possèdent le pouvoir et la richesse en abondance et ceux qui en sont privés ; ceux qui sont déterminés à maintenir leurs privilèges de pouvoir et de richesse à tout prix, quitte à faire couler le sang, et ceux qui demandent des droits démocratiques ainsi que le partage des fruits de l’indépendance ; ceux qui continuent de bénéficier du présent système d’inégalité et d’injustice, parce qu’il les favorise et leur permet de se maintenir à un niveau de vie exceptionnellement haut, et ceux qui se couchent affamés la nuit et se réveillent le matin suivant sans travail et sans revenu ; ceux qui ne connaissent que le langage de la violence et de l’intimidation et ceux qui sentent qu’il n’ont plus rien à perdre parce que leurs droits constitutionnels ont été abrogés et leurs votes méprisés.

Beaucoup de gens au Zimbabwe sont en colère, et leur colère éclate maintenant dans la révolte, dans les banlieues, les unes après les autres. La confrontation dans le pays a atteint maintenant un point de non retour. Alors que les souffrances de la population deviennent de plus en plus évidentes, engendrant de plus en plus de pression à travers les boycotts, grèves, manifestations et soulèvements, l'Etat répond par une oppression toujours plus dure, par des arrestations, détentions, bannissements, tabassages et tortures. Selon nous, la situation est extrêmement volatile. Pour éviter un nouveau bain de sang et un soulèvement massif, la nation a besoin d'une nouvelle constitution issue du peuple qui guidera un leadership démocratique, choisi lors d'élections libres et équitables, qui donneront sa chance à un renouveau économique et une politique authentiquement nouvelle.

Notre message d’espoir : Dieu est toujours du côté des opprimés [...]

Lettre signée par Robert C. Ndlovu, archevêque de Harare (ZCBC, président), Pius Alec M. Ncube, archevêque de Bulawayo, Alexio Churu Muchabaiwa, évêque de Mutare (ZCBC, secrétaire/trésorier), Michael D. Bhasera, évêque de Masvingo, Angel Floro, évêque de Gokwe (ZCBC Vice-président), Martin Munyanyi, évêque de Gweru, Dieter B. Scholz SJ, évêque de Chinhoyi, Albert Serrano, évêque de Hwange, Patrick M. Mutume, évêque auxiliaire de Mutare.

vitrail de l'église remonstrante d'Arnheim (Pays-Bas). La Remonstrant Brotherhood est ainsi dénommée suite aux "remontrances" qu'elle fit au XVIème siècle au pouvoir religieux calviniste.

Au Bénin, puis dans d'autres pays africains, au Togo, Zaïre, etc., de semblables lettres pastorales ont conduit à la mise en place d'une Conférence nationale et à la sortie des régimes à parti unique et à tendance autoritaire. Dans bien des pays d'Afrique, l'Eglise catholique a été finalement la seule institution capable d'élever la voix et de tirer l'oreille des nantis et des dictateurs.

Vendredi 20 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

Les blogs mettent à la disposition des individus et des groupes le moyen de s’exprimer sur la toile. Il va de soi que cela signifie un minimum de pudeur (eh oui !), le sens d’une responsabilité éditoriale (même si nous sommes des " petits "), le soucis de vérifier les informations, et bien entendu le respect des autres.

Ors, une dépêche de l’AFP d’hier, nous apprend que des bloggeurs – pour se faire mousser  – s’apprêtent à publier les sondages qui seront disponibles aux environs de 18h 30 ce dimanche 22 avril, jour du premier tour de nos présidentielles.

Ces résultats sont habituellement communiqués en toute discrétion aux seuls partis politiques en compétition afin que ceux-ci puissent préparer leurs interventions, mais la loi interdit leur publication avant 20 h pour des raisons évidentes : certains électeurs pourraient s’abstenir en pensant que les jeux sont faits, et d’autres être influencés par les votes déjà émis. Dame Raison soutient à 100% le législateur en ce domaine.

Mais voilà que notre société, ou du moins une partie, est devenue une véritable passoire. Aucun secret, ne fusse que durant 1h 30 en attendant les résultats, n’est supportable. On veut tout savoir immédiatement quitte à avaler les rumeurs comme d’autres avalent des couleuvres.

Les sieurs X, pourtant journaliste (sur Europe 1), et Y, pourtant éditeur, n’ont pas caché leur intention d’utiliser leur blog personnel – quitte à les déménager à l’étranger pour échapper aux poursuites de la justice française – ceci afin de jouer les premiers annonceurs.

Bonjour pour la réputation des bloggeurs qui vont passer (encore) pour des autodidactes de l’information et des charlots … C’est ce qu’on appelle des " p’tits cons " qui gâtent la sauce des autres. Et ceux-là, ce sont des grands "p'tits cons" puique ce sont des professionnels de l'information.

Nonobstant, gonflés comme ils sont, cela ne les empêche aucunement de trouver des justificatifs du genre " je fais cela pour que la loi change " (ben voyons !), ou de donner des leçons de moralité aux autres en disant que les politiciens eux mêmes ne respectent pas la loi. A quand donc un (grand) parti politique Pour la transgression de la République française (PTRF)  - ce qui commence par péter ("plus haut qu'on a le cul" qui est une expression là aussi bien populaire et très vulgaire de chez nous, mais qui dit bien ce qu'elle veut dire et que tout le monde comprend !). Il a déjà ses militants bien connus qui vous referont la République vite fait et bien fait ...

Jadis, les annonceurs de mauvaises nouvelles courraient le risque de se faire couper la tête par les rois à qui il les annonçaient ! Du moins, le métier avait ses risques !

J’assume ce coup de gueule car chacun doit savoir nettoyer devant sa boutique, sans faire de tribalisme. Il en va de la réputation des bloggeurs que nous sommes. En tout cas, pas de photos pour les " p’tits cons " fussent-ils grands !  Jean-Claude Barbier

Mercredi 18 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la culture Internet recommander

vue sur le site de Jacques et Catherine Légeret (Suisse)

Histoire des Amish

Parce qu’ils n’acceptaient pas le baptême des enfants et qu’ils refusaient la hiérarchie de l’Eglise et l’autorité spirituelle de l’Etat, les Anabaptistes (du grec " baptisé à nouveau ") furent violemment persécutés dès 1525, à Zurich puis dans le canton de Berne (et ailleurs en Europe). En effet, leur relecture de la Bible impliquait une liberté de conscience inacceptable pour le pouvoir politique de l’époque

Les persécutions furent d’autant plus faciles que les Anabaptistes prêchaient la non-violence et la non-résistance. En 1536, un prêtre catholique hollandais du nom de Menno Simons rejoignit le mouvement anabaptiste qu’il réorganisa. Désormais, les Anabaptistes furent connus sous l’appellation de Mennonites.

un anabaptiste suisse lisant la Bible

On ne sait pas exactement quand le jeune évêque suisse mennonite Jacob Ammann émigra du canton de Berne pour s’établir dans la congrégation de Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace.

Très vite, Ammann engagea des disputes avec les pasteurs de Suisse et du Palatinat (autre lieu de refuge des Mennonites). Principaux objets de divergences : l’obligation de communier deux fois l’an et la quarantaine sociale des fidèles excommuniés. D’autre part, Jacob Ammann exigeait l’uniformité et l’extrême simplicité des vêtements afin d’accentuer l’identité du groupe et non pas celle de l’individu. Cette exigence est observée aujourd’hui encore par les Amish des Etats-Unis. Dès cette époque - le schisme pris corps à Sainte-Marie-aux-Mines en 1693 - les Anabaptistes qui suivirent Ammann furent connus sous le nom d’Amish.

En 1712, Louis XIV décidait d’expulser les Amish et les Mennonites du territoire français, vu qu’ils n’appartenaient à aucune des trois religions mentionnées dans le traité de paix signé à Westphalie (1648) à la fin de la guerre de Trente ans.

L’ordre royal porta un coup terrible aux Amish et aux Mennonites qui souffraient encore de persécutions socio-économiques. Un petit nombre d’entre eux émigra en Lorraine, une autre partie rejoignit le territoire de Montbéliard. Cependant, un nombre relativement important d’Amish et de Mennonites émigra en Pennsylvanie où William Penn accueillait tous les persécutés religieux d’Europe (Quakers, Huttérites, Mennonites, Amish, etc.). La première communauté amish s’y établit en 1737.

Après trois siècles de persécutions et de migrations, les Amish ont aujourd’hui trouvé aux Etats-Unis et au Canada une liberté religieuse complète. La totalité des Amish du Vieil Ordre, soit environ 160'000 âmes, vit en Amérique du Nord : principalement en Pennsylvanie, en Ohio, en Indiana et en Ontario (Canada). Cependant, on trouve des communautés amish dans 24 Etats des USA. Ils vivent exclusivement dans des fermes (ou des maisonnettes campagnardes) pouvant accueillir jusqu’à quatre générations d’une même famille. [...]

Histoire du Quilt

S'ils lui ont donné ses lettres de noblesse, les Amish n'ont pas inventé le quilt dont l'origine remonte à l'Inde et à la Mésopotamie. Ce sont les Croisés qui ont découvert cet art en Palestine, puis l'ont ramené en Italie et dans le sud de la France. Plus tard, le quilt connut un essor important en Angleterre et, naturellement, aux USA alors colonie anglaise. Les temps y étaient très difficiles et rien n'était perdu, surtout pas les chutes de tissus.

Vers le milieu du 19e siècle, les femmes amish, au contact des paysannes "anglaises", furent séduites par cet art de la récupération qui correspondait parfaitement à l'austérité et à la frugalité de leur communauté.

Le mot quilt vient du latin culcita à savoir "sac rembourré", "matelas ou coussin". Très vite cependant, le quilt fut utilisé comme couverture de lit : en effet, il eut été dommage de l'utiliser comme matelas puisque les femmes passaient de nombreuses heures à le surpiquer, donc à lui conférer un caractère de beauté.

 

Une boutique en Suisse

Notre boutique "Quilts Amish" est située à Pully, en Suisse, rue du Centre (à 10 minutes de la gare de Lausanne). Elle contient plus d'une centaine de quilts amish et mennonites de 1850 à nos jours. Contact : Jacques & Catherine Légeret, Fontaine 6, 1094 Paudex, +41 (0)21 791 18 64, jlegeret@quiltsamish.com

livres publiés par  Jacques et Catherine Légeret

L'énigme amish, Editions Labor et Fides, Genève, 2000. Photos noir/blanc hors texte. 251 pages. Prix : 22 €, CHF 38.-et sa traduction en italien : Una comunità "fuori dal tempo", Editions Claudiana, Nostro Tempo, 2003.

Quilts amish, Editions Labor et Fides, Genève, 201. Photos couleurs, 66 quilts et photos de femmes amish. Prix : 30 €, CHF 45.-

Quilts amish et mennonites, Catalogue de l'exposition du Château de Haute-Goulaine, Nantes, 1998. Editions Quiltmania, La Butte Gaillard, 44360 St Etienne de Montluc, France. 69 reproductions en couleurs. Prix : 10 €, CHF 15.-15.-

Ce site nous a été recommandé par Nicolas Semaille, membre du groupe de discussion Unitariens francophones (message du 17 avril)

Bien que ce soit deux courants de pensée bien distincts, des historiens des Réformes protestantes du XVIème siècle, mettent les anabaptistes et les anti-trinitaires sous la même appelation de "Réforme radicale". Les contacts furent effectivement nombreux entre les deux mouvances et les sensibilités en partie partagées. Les uns et les autres furent tous autant persécutés à la fois par les catholiques et les protestants luthériens et calvinistes.

 

 
Mercredi 18 avril 2007
par Jacques et Catherine Légeret publié dans : les protestantismes recommander

Peronne Boddaert, pasteur de la Fraternité des Remonstrants *, est décédée le 5 mars dernier à l’âge de 37 ans. Pas moins de 500 personnes suivirent son enterrement à Rotterdam, ce 12 mars, avec une très vive émotion justifiée par son jeune âge et par la qualité de son pastorat. On déposa dans sa tombe, contenues dans une urne, les cendres de son demi-frère qu’elle aimait beaucoup et qui était décédée l’année précédente. Elle mourut d’une pneumonie que sa constitution fragile ne lui permit pas de surmonter.

* Eglise en Hollande datant du XVIème siècle, voir sa présentation sur le site de l’AFCU, rubrique " relations extérieures ".

Elle est née en 1970 à Rotterdam. Après avoir fait sa théologie à Leyde, elle débuta son pastorat à Delft, puis elle partit en 2000 aux Etats-Unis où elle travailla entre autres pour l’International Association for Religious Freedom (IARF). Revenue aux Pays-Bas, elle exerça à Ardenhout et à Lunteren. Elle fonda son propre bureau pastoral pour donner des cours de spiritualité et d'éthique dans les entreprises et proposer des rituels hors église.

Nous perdons en elle une collègue exceptionnelle. Message du 27 mars de Christiane Berkvens-Stevelinck, pasteur, à Amsterdam, de la même Eglise.

Le mensuel Evangile et Liberté a annoncé son décès dans son n° 208, du mois d’avril.

Oui, Peronne Boddaert était une personne exceptionnelle. Elle fut à l’origine de l’European Liberal Protestant Network (ELPN), le Réseau européen des protestants libéraux, constitué en 1998 au sein de l’IARF (voir une présentation de l’ELPN sur le site de l’AFCU, le 16 avril 07, rubrique " relations extérieures "). Elle était descendue à Montpellier pour y rencontrer le professeur André Gounelle et Michel Serre et en jeter les premières bases.

En 2001, elle apporta sa contribution à l’ouvrage "European Perspectives on Communion", animé par le réseau et qui fut publié par l’Ulster Unitarian Christian Association : "A Remonstrant Minister's Reflections on the Lord's Supper".

Fin 2004, elle réactiva le réseau en vue d’organiser une pré-conférence à celle que l’IARF allait tenir en Cluj-Napoca, en Roumanie, au siège de l’Eglise unitarienne de Roumanie, les 21-24 juillet 2005. Elle me contacta alors le 10 décembre 04, ayant eu mon adresse par nos amis protestants d’Evangile et Liberté, et nous nous rencontrâmes le 14 janvier suivant, à Dordrecht où était domiciliée sa mère. Le pasteur et ami Roger Dewandeler, de l’Eglise wallone, participa à notre entretien.

De main de maître – et ses mains étaient fines comme celle d’un pianiste - , d’une voix merveilleusement belle, toujours avec attention et sourire accueillant, Peronne organisa cette rencontre qui abordait le rôle des meneurs religieux en nos temps modernes. Ses interventions étaient toujours pertinentes et précises, invitant à l’inter compréhension et à la synthèse. L’évêque unitarien de Transylvanie, Arpad Szabo, nous prêta la grande salle du conseil synodal de son Eglise et introduisit lui-même les débats.

Ce 7 février, elle venait de me relancer pour que nous organisions une rencontre de l’ELPN, cette fois-ci en Irlande.

Des anges, elle en avait la beauté, mais aussi, malheureusement, l’évanescence du corps. Si sa disparition soudaine aura un effet sur la programmation des activités de l’ELPN dont elle était la coordinatrice – mais, comme on dit dans nos milieux croyants, Dieu y pourvoira - , elle nous fait regretter, surtout, un être si chère.

Les chrétiens unitariens présentent ici leurs condoléances à sa famille, à tous ses amis et à sa communauté de foi. Jean-Claude Barbier

Lundi 16 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les protestantismes recommander

Ce mardi 27 mars, J’ai tenu une causerie sur l’unitarisme dans le cadre de l’Association France-Grande Bretagne, sur le thème " Pourquoi les Anglo-saxons sont-ils unitariens ? " Un public très ouvert et interactif comportait des musulmans engagés, un théologien Quaker, des libre penseurs et des anglophones membres du club.

Définition de l'unitarisme en insistant sur sa tolérance, son universalisme et ses implantations en Transylvanie, Grande-Bretagne et aux Etats-Unis (surtout en Nouvelle-Angleterre), enfin, de façon clairsemée en France. Evocation des grandes figures fondatrices du mouvement, réflexion sur le " vide doctrinal "* et l' organisation en groupuscules et réseaux. Conclusion optimiste appuyée sur les théologies de Tillich, Bonhoeffer, Harvey Cox et John Shelby Spong.

 

* J'entends par "vide doctrinal" le dépouillement de nos croyances et la pureté sereine de nos recueillements. Dans la pratique religieuse, l'abondance des rites et sacrements détourne du véritable but. Dans la vie tout court, l'agitation, l'autorité, les médiations diverses nous éloignent de la vraie rencontre avec soi, avec l'autre, avec notre désir intérieur de Dieu. Comme le désert qui dépouille le moi et facilite la méditation, l'unitarisme purifie les ajouts divers qui font écran à la perception de notre destin. Le VIDE ne serait-il pas tout simplement réalisation de l'absence et du mystère qui entoure Dieu ? Chacun ressent ce manque s'il sait s'isoler. Vide doctrinal, vide intérieur, Dieu-vide ...

Christian Phéline, contact : c.pheline@orange.fr

Maison Sancier à Orléans. Si le cabinet Sancier date du XVIe siècle, ses ornements les plus remarquables sont ultérieurs - ils furent ajoutés pour commémorer le passage du roi Henri IV en 1601. Un écusson porte ainsi son monogramme, surmonté de son profil et d'une devise - Pax huic domui (Paix à cette demeure) qui célèbre la fin des guerres de Religion.

Dimanche 15 avril 2007
par Christian Phéline publié dans : l'unitarisme recommander

Une bonne nouvelle pour le Darfour. Le mouvement centrafricain de l’UFDR, à l’extrême nord-est de son pays, donc en voisinage du Darfour, avait occupé la ville de Birao et plusieurs autres localités durant plus d’un mois. Ils en avaient été chassés par les Forces armées centrafricaines épaulées par l'armée française et des éléments de la FOMUC, la force de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (Cémac). Puis, l’UFDR échoua dans une tentative de reprise de la ville, les 3 et 4 mars, l’aviation française étant intervenue et ayant parachuté des militaires en renfort. Ce vendredi 13 avril, l’UFDR et le gouvernement de Bangui viennent de signer un accord de Paix prévoyant amnistie et intégration des fonctionnaires et combattants rebelles.

Source : dépêche de l’AFP en provenance de Birao, dans les actualités de Yahoo

Samedi 14 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander

Trop de chrétiens lgbt (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) se sentent encore mal à l’aise dans les Eglises. Le témoignage de Jean Vilbas que nous publions ce jour dans La Besace des unitariens (http://labesacedesunitariens.over-blog.com) est accablant. Règnent trop souvent le silence suspicieux, la gêne lorsqu’il s’agit de l’accès aux responsabilités, le soucis du qu’en dira-t-on.

Les Eglises se montrent prudentes, ne souhaitant pas être entraînées dans une surenchère et craignant que leur aile conservatrice ne les boude, ou ne les quitte pour des Eglises réputées pour leur conservatisme. Comme dit J. Vilbas, les Eglises ne disent rien, sinon qu’elle n’ont rien à dire ! J’ajouterais volontiers que certaines bavardent là où on ne les attend pas mais se taisent là où on les attend …

Mais toutes les bonnes raisons ne tiennent pas devant l’amour de Dieu. Nos Eglises doivent être des lieux de convivialité à l’exemple de ce que les Actes des apôtres relatent des premières communautés chrétiennes. C’est ce qui fait l’attraction réelle de nos communautés, assurément plus que les credo ou les prises de position qu'elles soient conservatrices ou progressistes.

Et puis, comment ne pas dénoncer l’anachronisme des discriminations basées sur le genre, le statut matrimonial ou la vie sexuelle. Nous avons grand besoin de compétences, que chacun exerce ses talents, apporte sa pierre au grand chantier d’un christianisme moderne. Pourquoi rejeter les bonnes volontés ? Dans beaucoup de milieux, l’accès aux responsabilités des lgbt ne pose plus de problème, à commencer au sein d’entreprises, de partis politiques, de collectivités territoriales, etc. Faudrait-il que les Eglises soient (encore) à la traîne !

Lors de son AG 2004, la Fédération des réseaux du parvis porta à sa présidence le président du mouvement David et Jonathan. Cela se fit tout simplement au vu de la compétence et de l’amabilité de la personne qui faisait consensus. Pourquoi faire problème lorsqu’il n’y a en pas ?

depuis mai 2006, l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens est membre de cette fédération.

voir sur le site de l'AFCU, une proposition à débattre lors de la prochaine AG de cette association : "Le mariage homosexuel" (message du 14 avril 07)

Samedi 14 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'homosexualité recommander

Dans le cadre d’un voyage en Afrique centrale, du 19 mars au 5 avril, Gordon Oliver, président de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) - et par ailleurs ancien maire de la ville du Cap en Afrique du Sud - a visité plusieurs communautés unitariennes en Ouganda, Kenya, Burundi et Congo (Brazzaville - voir notre message précédent).

Au Kenya existe deux communautés. L’une à Nairobi, la capitale, se regroupe depuis deux ans pour discuter de thèmes, soit une trentaine de personnes autour de Kimani Muigai. L’autre, dans l’ouest, en pays kisii, plus importante en effectif (plus de 200 personnes), avec une dizaine de groupes en milieu rural animés par un ancien pasteur protestant et menant une action en faveur d’orphelins.

Au Burundi, du 23 au 26 mars, Gordon Oliver a été reçu par l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB).

L’ACUB a été fondée en 2002 par Fulgence Ndagijimana et regroupe une centaine de personnes à Bujumbura, la capitale du pays. Un culte mensuel est célébré avec une cinquantaine de pratiquants réguliers. Voir sur le site Profils de libertés une présentation de cette communauté par son animateur. Les premiers contacts avec l’AFCU, dont l’ACUC est membre (voir sur le site de l’AFCU le message du 12 avril 07 " L’AFCU partage ses statuts avec d’autres associations chrétiennes unitariennes "), à l’initiative de Fulgence, datent de décembre 2003. Le réseau de la Correspondance unitarienne a organisé le séjour en France et en Belgique de Fulgence du 10 octobre au 6 novembre 2004 (voir la Correspondance unitarienne n° 38, décembre 2004).

La symbolique du drapeau burundais

Indépendant depuis 1962, le Burundi (qui fut d'abord une monarchie) choisit initialement un drapeau au centre duquel figurait un tambour, symbole traditionnel de l'autorité royale en Afrique. Après le coup d'Etat qui transforma le pays en une république, le tambour fut remplacé, en 1967, par trois étoiles évoquant les trois mots qui composent la devise nationale : Unité, Travail, Progrès. Le rouge représente les victimes de la lutte pour l'Indépendance, le vert l'espérance, et le blanc la paix.

Un séminaire de formation est envisagé par l’ICUU à Nairobi au premier semestre 2008.

Ce voyage du président de l’ICUU a été précédé par celui de deux Américaines, dont Mme Janice Brunson de la congrégation unitarienne-universaliste de Phoenix, dans l’Arizona, lesquelles se sont montrées sensibles à l’urgence de la lutte contre le SIDA dans cette région.

Vendredi 13 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

Après avoir rendu visite aux chrétiens unitariens du Burundi, le révérend Gordon Oliver s’est rendu au Congo, ce lundi 2 avril, pour y rencontrer ceux de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC). Une réunion a eu lieu le lendemain de 10h à 13h avec l’ensemble de la communauté et quelques sympathisants, soit une vingtaine de personnes.

En août 2004, Alain Patrice Yengué prit contact avec l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), notre instance de coordination mondiale. Un message fut affiché sur le site de celle-ci et, le 16 août, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) y répondait. A. P. Yengué avait déjà formé un groupe, en majorité des personnes originaires de son propre quartier, Ouenzé, à Brazzaville.

le calice des chrétiens unitariens du Congo

C’étaient des chrétiens soucieux de se situer avec leur identité et leur culture historique. Nous les avons vivement encouragés dans cette attitude d’ouverture du christianisme aux autres croyants, que ce soit vis-à-vis des autres chrétiens – l’un de leurs amis catholiques, sociologue, Thierry Maguessa Ebome, écrivit d’ailleurs un article à la Une dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 45 de juillet 2005 (" Le christianisme unitarien, premières impressions d’un catholique congolais ") – et des religions coutumières qui font partie du patrimoine culturel et de l’histoire de leur pays.

Il convient en effet d’éviter que l’Afrique ne reproduise l’erreur qui fut commise en Europe de marginaliser puis d’anéantir toutes les cultures anciennes sous prétexte de lutte contre le " paganisme ". Oui, on peut être pleinement chrétien et pleinement attaché à la culture de ses ancêtres ! Ne confondons surtout pas culture traditionnelle et péché, d’autant plus que ces cultures insistent toutes sur les qualités humaines de travail, de responsabilité, de bravoure, d’honnêteté, de respect des autres, etc. Bref, elles prônent des vertus morales dont notre société moderne a bien besoin !

Voir dans le même bulletin de la Correspondance unitarienne le poème " Pèlerinage aux  tombes de nos ancêtres ".

En ce sens, l’ACUC a établi des relations d’amitié et de dialogue avec un mouvement post-coutumier, la religion Ayelessili, dont le culte est centré sur le Dieu créateur et qui dispose d’une élite intellectuelle tout à fait remarquable.

 

L’ACUC comprend environ 25 membres. Elle pratique le culte dominical deux fois par mois. Elle est dirigée par un bureau d’association. Ses statuts juridiques sont ceux de l’AFCU (voir " L’AFCU partage ses statuts avec d’autres associations chrétiennes unitariennes ", 12 avril 07 sur le site de l’AFCU).

L’ACUC a été reconnue groupe émergent par le bureau exécutif de l’ICUU en avril 2006. Elle est signataire des accords entre les associations chrétiennes unitariennes (AFCU, ACUB, ACUC) avec le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) basé au Québec. Elle participera au séminaire de formation qui sera organisé par l’ICUU au Kenya au 1er semestre 2008. Selon les possibilités, son responsable souhaite pouvoir être présent au conseil de l’ICUU qui se tiendra à Oberwesel en Allemagne, du 3 au 6 novembre prochain.

Alain Patrice Yengué est fonctionnaire du Ministère de l’économie forestière et de l’environnement.

Pour prendre contact avec son association : acuc2005@yahoo.fr

Il existe d’autres communautés unitariennes en Afrique noire : en Afrique du Sud, Nigeria, Kenya et Burundi.

Vendredi 13 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

Les diverses associations unitariennes françaises fonctionnent comme des Eglises puisqu’elles affichent une vocation religieuse et procèdent à des célébrations dominicales (à Nancy), trimestrielles (Paris) ou occasionnelles (AFCU), moyennant quoi elles en ont bien souvent la frilosité. Il n’est pas en effet souhaitable de courir le risque de diviser les communautés en prenant des positions sur les questions de l’actualité.

Mais peut-on se contenter ainsi de ne rien dire sur certains sujets brûlants ? James Luther Adams (théologien unitarien américain du XXe siècle, 1901-1994), de retour de l’Allemagne nazie (où il séjourna en 1935-36), pressait les Eglises libérales de son pays (dont les congrégations unitariennes) de ne pas se contenter de bonnes déclarations de principes et d’un langage aussi sirupeux qu’évanescent. Rappelons que le parler du rabbi Iéshoua de Nazareth était, lui, clair et net, parfois même tranchant. A défaut d’engagement concret, au moins soyons lisibles dans nos discours lorsque nous parlons des choses de ce monde.

L’AFCU et le réseau de la Correspondance unitarienne n’hésitent pas, sur ce blog, à évoquer les grands drames de notre humanité, comme les génocides au Laos (1) et au Darfour (2), ou bien " les sujets qui fâchent certains " comme l’euthanasie (3), etc. Nous avons aussi à nous engager dans des projets humanitaires. La prochaine AG de l’AFCU se prononcera sur cette orientation, étant entendu qu’on peut adopter une attitude " raisonnable " en évitant les prises de position partisanes qui occultent les arguments des autres et dont les analyses sont unilatérales.

(1) "Génocide des Hmong du Laos" et "Le gaz jaune contre Hmong et Kurdes" le 24 mars 07, "Les réfugiés Hmongs en Thaïlande" et "Chasse aux chrétiens au Laos" le 8 avril 07.

(2) "Génocide au Darfour" le 24 mars 07, "Fascisme et génocide au Darfour" le 6 avril 07.

(3) "L'Association pour le droit de mourir dans la dignité", le 16 mars 07.

D’autres associations chrétiennes ont moins ces devoirs de réserve qu’ont les Eglises et peuvent ainsi opter plus radicalement pour des actions. Au sein de la Fédération des réseaux du Parvis, dont l’AFCU est membre, plusieurs associations sont présentes sur le terrain au côté des victimes des injustices sociales et économiques.

Partenia sans frontières 2000, entre autres, donne l’exemple. Voir son blog  http://www.partenia2000.over-blog.com  dont l’association vient de fêter le premier anniversaire ce 15 mars dernier avec pas moins de 8897 visiteurs en un an et qui ont lu 24 017 pages.

Jeudi 12 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : catholiques libres en action recommander

Le groupe "Genre en christianisme" animé par Femmes et Hommes en Eglise (FHE) organise à Paris, le lundi 30 avril 2007, à 18h 15 une conférence sur « Fondements et avancées des droits des femmes au sein du judaïsme français » par Sonia Sarah Lipsyc, à la salle Lacordaire, 20 rue des Tanneries - 75 013 Paris, participation aux frais.

Sonia Sarah Lipsyc est sociologue, exégète, membre associé au G