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article de Yazid Haddar, publié dans le quotidien algérien El Watan, le 31 mars 2008

" Pas de contrainte en religion. " Coran (Il, 256).


A-t-on le droit d’adhérer à une religion différente de nos parents ? Oui.
Peut-on imposer à une personne de se convertir à une religion ? Non.
Doit-on laisser les autres religions exercer leur culte ? Oui.

Les autres religions font-elles partie de notre patrimoine identitaire ? Oui.

Il y a tant d’autres questions que les Algériens doivent en poser, car c’est l’avenir de notre pays qui est en jeu. L’ordonnance n° 06-08 du 28 février 2006 adoptée le 20 mars 2006, qui fixe les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulmans, est une loi injuste et ne trouve guère sa place dans le monde civilisé.

Je me suis déjà exprimé à propos de cette loi que je trouve rétrograde et qui ne correspond pas à l’image d’un pays en pleine effervescence économique. En outre, cette loi ne respecte pas les normes d’une République moderne. J’espérais que notre Etat parvienne à protéger la liberté des consciences au lieu de les limiter à une seule conscience. N’est-ce pas là un retour à l’esprit totalitaire ? Les gouverneurs doivent intégrer dans leur pensée que nous sommes dans une République et non pas un royaume, que nous sommes des citoyens et non pas des sujets ! La citoyenneté est basée sur le respect des droits et devoirs de chacun.

Cependant, la religion se situe au niveau individuel, c’est à l’individu de choisir une liberté, une conscience qui lui correspond. Et l’Etat doit être le garant de cette diversité 2 (article 36 " La liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables "). Le mouvement national émane du modèle républicain français et est nourri par ses valeurs comme la laïcité, l’Etat de droit, la justice sociale, etc., (le fondateur du PPA, père du mouvement national, était influencé par Mustafa Kemal, fondateur de la Turquie moderne " 1923 - 1938 "). Cependant, la pratique démocratique est difficilement compatible avec la problématique de l’identité (religieuse) se définissant par les frontières qui séparent de l’autre.

La campagne politico-médiatique, en considérant toute question comme une agression et toute réponse comme une riposte, me semble exagérée et infondée. S’attaquer à une minorité qui ne représente même pas 1% de la population algérienne ne constitue qu’une provocation gratuite. Cette minorité représente-t-elle un danger pour le pays ? Porte-t-elle un message de haine et d’intolérance ?

Ce qui me gène dans cette question, c’est l’infantilisation du peuple algérien : on choisit à sa place. Depuis un siècle et demi, les Algériens étaient sous la domination coloniale française. Ils n’avaient guère songé à renoncer à leur religion (même les harkis sont restés fidèles à leur religion qui fait partie de leur identité). Cela dit, ceux qui ont opté pour d’autres formes de croyance et d’incroyance aiment leur pays comme tout le monde. Ils sont fiers d’appartenir à la nation algérienne et sont parfois plus chauvins que ceux qui se réclament les gardiens du temple " de l’identité nationale ". Cette campagne médiatique est menée à la manière d’Al-Jazeera : chaque jour, nous avons droit à un article sur la communauté chrétienne algérienne vivant en Algérie ou ailleurs. Ce n’est qu’une alimentation de l’idéologie et de la pensée répandue, adoptée par ceux qui croient aux chocs des civilisations !

Tant mieux, s’il existe dans ce pays des personnes qui pensent et croient différemment, car si tout le monde pense de la même façon, personne ne pense, comme dit le philosophe. Nous sommes très loin du cas des pays d’Orient où chaque religion est importante.

La présence chrétienne en Algérie ne date pas d’aujourd’hui, elle fait partie de l’histoire de notre nation. Des noms célèbres de l’Eglise ont marqué l’histoire de cette dernière. Doit-on nier cette partie de nous ? Doit-on l’extirper de nos manuels scolaires, de nos têtes pour satisfaire une minorité qui ne parvient pas à regarder et à assumer toutes les racines historiques de cette partie du monde. Pendant la guerre de Libération, combien de prêtres ont-ils pris position pour l’indépendance de notre pays ? A-t-on oublié le combat mené par le " Témoignage Chrétien " contre la torture en Algérie ? Chrétiens et communistes du monde ont participé de près ou de loin à l’indépendance de notre pays. On se souvient du cardinal Duval, le père Clavier, le père Scotto, des sept moines sauvagement assassinés et tant d’autres qui ont donné leur vie pour nous et notre pays. Ils aiment notre pays, ils ont épousé nos traditions, notre langue. Ils étaient là (ils sont toujours) avec nous pendant la décennie noire, en assurant les bibliothèques, des espaces de culture, alors que les autochtones quittaient le pays.

Ce ne sont pas le père Pierre Wallez, qui célèbre une messe pour une fête de Noël pour les chrétiens émigrants, ni le centre social où travaille le père Jan Heufi (qui a consacré sa vie aux sourds et muets algériens) qui vont déstabiliser le pays.

Imaginons qu’une communauté musulmane, vivant clandestinement dans un pays européen, célèbre la prière de l’Aïd et que les autorités de ce pays emprisonnent l’imam pour prosélytisme. Quelle serait la réaction des musulmans du monde ?

On parle beaucoup de la tolérance et on crie à l’injustice, lorsque les autres touchent à nos libertés, mais qu’en est-il de nous ? La liberté du culte chez nous régresse et cette intolérance pousse des Algériens à l’exil. Il serait préférable de canaliser l’énergie gaspillée pour semer la peur de l’autre, afin de construire un Etat de droit et développer la modernisation de notre société. Comme l’a écrit Lahouari Addi, " le plus urgent n’est pas de définir aujourd’hui les fondements culturels de la nation ; il est plutôt de la doter d’institutions représentatives des individus et des groupes sociaux qui la constituent sociologiquement et qui eux-mêmes construiront à travers le temps les fondements culturels. La culture n’est pas seulement une mémoire collective, elle est surtout une pratique vivante en perpétuel devenir ".

Dans le préambule de la Constitution algérienne, on trouve que la Constitution est au-dessus de tout, elle est la loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs, protège la règle du libre choix du peuple et confère la légitimité à l’exercice des pouvoirs.


Mardi 1 avril 2008
par Yazid Haddar publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

     Nous sommes des femmes et des hommes porteurs des valeurs de la laïcité et du partage dans un monde commun.

Liés par nos histoires singulières, et de différentes manières, à l’islam, ayant pris la mesure des graves crises qui le traversent, nous avons décidé de nous mobiliser pour créer les conditions politiques et intellectuelles d’une culture de la liberté. Espace d’une civilisation hétérogène, irréductible au seul fait religieux et aux seuls musulmans, l’islam est aujourd’hui, et pour quelque temps encore, un lieu qui cristallise dans le monde globalisé nombre de ses périls : fascisme identitaire et emprise totalitaire, guerres civiles et coloniales, despotismes et dictatures, inégalité et injustice, haine de soi et haine de l’autre, au milieu de violences politiques, religieuses et économiques extrêmes.

À ces forces de destruction, dont ce lieu est à la fois la source et la cible, nous voulons nous opposer par une action publique, ouverte à toute personne, sans distinction de naissance ou d’appartenance, qui souscrit aux engagements que nous considérons comme nécessaires, afin d’ouvrir un nouvel horizon à l’espoir.

     Si le principe général de ces engagements est que la démocratie est l’institution du politique, nous savons que sa réalisation ne peut se décréter, ni être imposée par des expéditions militaires, mais résulte d’une action transformatrice critique et inventive. Elle doit toucher les structures internes de l’islam et modifier les rapports à ses bords géopolitiques. D’une manière non exhaustive, nous soutenons que cette action doit viser, en priorité, à libérer la pensée et la politique de la théologie, libération dont l’État laïque est l’expression institutionnelle ; à affirmer l’égalité de droit et de fait des femmes et des hommes, qui, dans la situation actuelle de l’Islam, constitue le passage obligé pour tout processus laïque et démocratique ; à lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ; à combattre les discriminations qui affectent les minorités identifiées par leur culture, leur religion, ou leur orientation sexuelle.

     Dans ce contexte, les migrants et leurs enfants représentent un enjeu de premier plan, en tant qu’ils forment l’élément par lequel s’imbriquent les civilisations et s’incarne la chance d’un avenir démocratique partagé. Se porter à la hauteur de cette responsabilité implique une mobilisation plus résolue contre les processus de relégation, de discrimination et de fragilisation politique dont ils sont l’objet. L’absence d’analyse critique de l’histoire coloniale pèse encore sur leur devenir.

     Notre but est de favoriser l’expression des forces de résistance, pour combattre partout l’islamisme totalitaire et les États despotiques qui, conjointement, oppriment les femmes et les hommes dans le monde musulman. Convaincre les gouvernements démocratiques de renoncer à la stratégie du double langage et de la démocratie ajournée en est le corollaire. Leur engagement réel pour la paix dans les zones de conflit et de violence politique est la condition de leur crédibilité. Notre action, à vocation transnationale, vise à développer et à soutenir les expériences de la liberté dans tous les domaines de la pensée, des arts et des savoirs.

     Paris, le 17 décembre 2004.

Toute personne qui souhaite adhérer à l’Association du Manifeste des libertés devra souscrire à ce texte, qui en est l’acte de fondation (par l’assemblée générale constitutive du 17 décembre 2004). Cet acte vient dans le prolongement du débat qui a eu lieu depuis la publication du Manifeste des libertés, le 16 février 2004, en tant qu’expression d’une volonté de résistance contre l’entreprise mortifère prétendant, " au nom de l’islam ", imposer un ordre totalitaire. Plus de 1700 personnes ont signé le Manifeste des libertés.


Pour information et contact : Association du Manifeste des libertés (AML),
manifeste@manifeste.org

Mardi 1 avril 2008
par le Manifeste des libertés publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

Communiqué du Manifeste des libertés : " Notre solidarité avec les chrétiens d’Algérie ", Paris, le 27 mars 2008.

Des médias dignes de foi font état d’un climat de harcèlement et de pressions sur les Eglises chrétiennes, tant catholiques que protestantes, à travers tout le territoire.

La loi du 28 février 2006, régissant les " conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulmans ", a pour objectif premier d’assurer " la tolérance et le respect entre les différentes religions ". Les restrictions qui l’accompagnent ne visent que " les activités illégales des évangéliques néo-conservateurs développant un prosélytisme agressif ". Aujourd’hui, ces restrictions sont étendues aux membres des autres Eglises, dont le comportement ne peut être assimilé à du " prosélytisme ".

Outre les difficultés de tous ordres auxquelles sont confrontées les communautés évangéliques récemment constituées, on rapporte :

* l’expulsion, en 2005, d’une vingtaine d’étudiants africains qui avaient participé à une rencontre biblique à Tizi-Ouzou ;

* la radiation de l’Education nationale pour " prosélytisme " d’un directeur d’école et d’un instituteur, citoyens algériens de confession chrétienne, en décembre 2007 ;

* les tracasseries administratives pour les visas d’entrée des responsables de congrégations religieuses engagées dans le pays, ou pour leurs remplacements ;

* la condamnation, le 30 janvier 2008, par le tribunal de Maghnia, du Père Pierre Wallez, du diocèse d’Oran, à un an de prison avec sursis pour avoir prié, un mois plus tôt, le lendemain de Noël, avec un petit groupe de migrants clandestins subsahariens " hors d’un lieu de culte " ;

* la condamnation, par ce même tribunal, à deux ans de prison ferme, d’un médecin algérien accompagnant le Père Wallez : il est accusé d’avoir exercé la médecine hors du centre public de soins dont il a la charge, en faisant usage du matériel du centre ;

* l’expulsion – suspendue, depuis – du pasteur Hugh Johnson, ancien président de l’Eglise protestante d’Algérie, où il réside depuis quarante-cinq ans, et de quatre volontaires brésiliens de la communauté Salam.

Ces mesures qui nous préoccupent au plus haut point sont la marque d’une idéologie rétrograde et obscurantiste, empêchant l’exercice des libertés individuelles de conscience, de culte et d’expression, que garantit la Constitution.

Peut-on oublier qu’à la tête de l’Eglise d’Algérie, monseigneur Duval fut l’une des premières personnalités à condamner publiquement la torture pratiquée par l’armée française, et que de nombreux réseaux chrétiens ont soutenu activement la lutte du peuple algérien pour son indépendance ? Faut-il rappeler le prix que l’Eglise a encore payé durant les années 1990 pour ses relations d’amitié et de partage, avec l’assassinat de dix-neuf de ses membres, dont monseigneur Claverie, évêque d’Oran, et les sept moines de Tibéhirine. Comment ignorer qu’aujourd’hui encore, loin de tout prosélytisme, elle reste " Eglise de la rencontre ".

L’Algérie doit redevenir un pays d’accueil et de fraternité pour tous ceux qui y vivent, et ne pas céder au climat d’islamisme rampant dont de tels agissements sont les symptômes.

Nous assurons les chrétiens d’Algérie de notre sympathie et de notre solidarité, et demandons aux autorités de mettre fin à la campagne de harcèlement à leur égard.


Pour information et contact : Association du Manifeste des libertés (AML),
manifeste@manifeste.org

Ce texte nous a été transmis par Jean Riedinger, responsable de l’Observatoire chrétien de la laïcité (OCL), instance à laquelle adhèrent plusieurs mouvements de la Fédération des réseaux des parvis
.

Mardi 1 avril 2008
par le Manifeste des libertés publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander
L'un des maîtres spirituels musulmans le mieux connu en Occident est, bien sûr, Jalaluddin Rumi (1207-1273), mystique et poète dont les disciples étaient chrétiens, juifs aussi bien que musulmans. On trouve dans le Munaqib al-Arifin * (les Actes des Adeptes) d'Aflaki l'histoire du marchand persan qui était en quête de la sagesse et devant lequel Rumi opéra une étonnante démonstration.

James W. Redhouse, Legends of the Sufis, Kingston (Surrey, Angleterre), 1965 ; réimpression de l'édition de 1881 du Munaeibal-Arifinde Aflaki (Les Actes des Adeptes).


Cet homme originaire de Tabriz vint à Konya (alors appelé Roum), en Turquie d'Asie, à la recherche d'un enseignement spirituel. Il apportait avec lui une offrande de cinquante dinars. Aflaki poursuit :


Lorsqu'ils arrivèrent au collège, Jelal (Rumi) était seul, dans la salle de conférence, plongé dans l'étude de quelques livres. Tous le saluèrent et le marchand se sentit comme subjugué à la vue du maître ; il fondit en larmes et ne put dire un mot. Jelal s'adressa alors à lui en ces termes :

" Les cinquante dinars que tu as apportés en offrande sont acceptés ... Les pertes que tu as subies, et qui te préoccupent, sont dues au fait qu'un jour, alors que tu te trouvais dans le pays des Francs occidentaux, tu t'es rendu sur la place d'une certaine ville : là, tu as vu un pauvre, un Farangi (Européen), l'un des plus grands parmi les saints chéris de Dieu, allongé dans un coin du marché. Lorsque tu es passé, tu as craché sur lui et tu as montré de la répulsion, Son coeur fut blessé par ton geste et ta conduite. De là viennent les épreuves qui t'ont affligé. Va, fais la paix avec lui, demande-lui pardon et transmets-lui notre salut. "

A ces mots, le marchand fut pétrifié. Jelal lui demanda alors :

" Veux-tu que nous te le montrions ? " Sur ces mots, il posa la main sur le mur et dit au marchand de bien regarder. Instantanément, une porte s'ouvrit dans la muraille et le marchand aperçut alors cet homme endormi sur une place du marché, en Europe. A cette vue, il baissa la tête et déchira ses vêtements, s'éloignant de la sainte présence dans un état de stupeur. Il se souvint de tous ces événements comme s'il s'était agi de faits.

Il commença aussitôt ses préparatifs et se mit en route sans tarder vers la ville en question. Quand il l'eut atteinte, il s'enquit du quartier où il désirait se rendre, et de l'homme qu'il avait offensé.

Il le trouva endormi, tel que Jelal le lui avait montré. Le marchand descendit de sa monture, et salua le derviche * Farangi prostré sur le sol, qui s'adressa immédiatement à lui en ces termes : " Que faire ? Notre Maître Jelal ne me laisse pas faire ; j'aurais tant voulu te faire voir le pouvoir de Dieu et te faire connaître qui je suis. Mais maintenant, approche ! "
* l'Européen en question se révèle être lui aussi un adepte de Jelal !

Le derviche Farangi attira le marchand sur son coeur, l'embrassa à plusieurs reprises sur les deux joues, puis il ajouta : " Regarde maintenant. Puisses-tu voir mon Seigneur et Maître, mon Guide spirituel, et être témoin d'un prodige. "

Le marchand regarda et il vit le Maître Jelal transporté par la danse et la musique sacrées il chantait cet hymne : " Son royaume est vaste et pur; chacun y trouvera sa juste place ; Que tu sois cormaline, rubis, motte de terre ou caillou sur Sa montagne Si tu crois, Il te cherche ; si tu ne crois pas, Il te purifie dans la joie. Sois à volonté ici un fidèle Abu-Bekr *, et là un Farangi "

* Abu-Bekr, compagnon du Prophète, symbolise ici celui qui observe fidèlement les pratiques de la tendance majoritaire de l'islam, la sunna. Certains ont affirmé que le "derviche franc" n'était autre que Raymond Lulle de Majorque, dont les écrits témoignent qu'il approuvait les Soufis.


Extrait de : Idries Shah, L’éléphant dans le noir, Le courrier du livre 1980,
ISBN 2-7029-0103-4


Texte lu sur le site de Jean-Claude Flornoy "Les tarots de Marseille".

Lundi 31 mars 2008
par Aflaki publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

 



Les prochaines journées annuelles du protestantisme libéral organisées par l’association Evangile et Liberté auront lieu les samedi et dimanche 11 et 12 octobre, à la Grande Motte (au sud-est de Montpellier), sur le thème " Economie et bonheur "

Au programme :

samedi 11 octobre 2008

10h30-11h30 : De quoi l’homme a-t-il besoin pour être heureux ? par Olivier Abel, professeur de philosophie à la
Faculté de théologie protestante de Paris
14h10-15h : Réflexion sur la maladie, par Didier Sicard, médecin, président du Comité consultatif national d’éthique.
16h-17h : table ronde sur les problèmes de l’immigration, avec Christian Apothéloz, journaliste , Jean-Paul Nunez, responsable régional de la Cimade et Nathalie Kouakou, médecin à Montpellier.

Dimanche 12 octobre 2008

9h30-10h20 : Quelle croissance et quelle décroissance voulons-nous ? par Philippe Frémeaux, directeur de la revue " Alternatives économiques ".
11h15-12h15 : Culte présidé par Gilles Castelnau, pasteur de l’
Église Réformée de France
14h30-15h20 : Une approche protestante de l’écologie, par Stéphane Lavignotte, pasteur à la Mission populaire évangélique
16h : Envoi par James Woody, pasteur de l'Eglise Réformée de France à Marseille

Renseignements et inscriptions : Lucette ou Pierre Marion, tél. 04 66 86 27 10,
lupi.marion@orange.fr

 
Lundi 31 mars 2008
par Evangile et Liberté publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

 

Hammasa Kohistani

En 2005, cette jeune femme se fait remarquer en devenant, à 18 ans, la première femme musulmane à être couronnée Miss Angleterre. Elle est capable de s’exprimer dans six langues différentes dont le farsi, le russe et le français. Née en Ouzbékistan de parents afghans obligés de fuir leur pays, elle a ensuite émigré au Royaume-Uni avec sa famille.

Elle a alors été confrontée à de très fortes pressions de la part de la communauté musulmane qui ne voulait pas qu'elle participe pas au concours de Miss Angleterre; et même après avoir remporté le titre, elle a continué à recevoir des menaces de mort.

Déterminée à ne pas se laisser impressionner, Hammasa Kohistani est une militante active en faveur de la tolérance religieuse. Elle est depuis retournée sur les bancs de l’université du Uxbridge College, où elle entend achever ses études portant sur les médias, la littérature, les sciences politiques et la sociologie !

lu ce jour sur le site de Yahoo

Lundi 31 mars 2008
par Yahoo publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

Que vous soyez croyant, agnostique ou athée, vous n’êtes certainement pas indifférent au rôle joué par l'homme Jésus dans la civilisation occidentale. Le retour massif du "fait religieux" dans notre vie sociale et politique montre la place qu'y tient le christianisme qui se réclame de sa personne.

Depuis une cinquantaine d'années, la recherche permet de retrouver l'homme derrière le mythe. Qui était-il ? Pourquoi a-t-il été divinisé, par qui, comment ? A-t-il voulu fonder une nouvelle religion ? Sinon, qu'apporte-t-il de nouveau ? Quelle est sa réponse aux questions de toujours : le cheminement humain, l'aventure personnelle et sociale ?



Le mouvement lorrain "Ecoute et Partage", déjà présenté sur ce site, organise du 8 au 11 novembre 2008, un stage de formation avec Michel Benoît, qui vient de publier "Jésus et ses héritiers" aux éditions Albin Michel (voir notre message du dimanche 16 mars 08 qui présente ce livre), sur le thème "Découvrir Jésus tel qu'il fut ; l'homme et son enseignement ".

Michel Benoit, docteur en pharmacie, théologien et spécialiste des origines du christianisme, propose de porter sur ces questions un regard neuf par une série d'exposés simples et progressifs, suivis d'échanges.  Ce stage est ouvert à tous car il requiert seulement une curiosité, une ouverture d’esprit, un désir d’en savoir plus. Ce n’est pas une " démarche de foi " mais la recherche du visage d’un homme.

Vous pouvez vous faire une idée de la méthode et du style en lisant son dernier ouvrage, un court essai publié en mars chez Albin Michel : Jésus et ses héritiers, 13€50

S'inscrire (ou du moins faire part de votre intention) assez vite afin de faciliter l'organisation de ce stage. Pour contact :
pascal.jacquot@free.fr

Pour plus ample information, voir le site d’Ecoute et Parole  http://www.ecoutetpartage.fr

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) recommande très vivement et la lecture des livres de cet auteur et ce stage de formation.

Jeudi 27 mars 2008
par Ecoute et Partage publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

" Et, voici, deux d’entre eux, en ce jour même [le dimanche où les femmes constatèrent le tombeau vide], partaient pour un village éloigné de soixante stades de Jérusalem, qui avait nom Emmaüs / Amaous [non localisé], et ils s’entretenaient entre eux de tout ce qui était survenu. ".

Chemin faisant, un autre voyageur se joint à eux. Le texte avance que c’est Jésus lui-même, mais il est dit que " leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître " (Lc 24, 15-16). Restons en donc pour l’instant à un voyageur !

" Il leur dit : " Quelles sont ces paroles que vous échangez entre vous en marchant ? ". Et ils s’arrêtèrent, le visage sombre. Répondant, l’un, du nom de Cléophas, lui dit : " Toi seul séjournes à Jérusalem et ne sais pas ce qui y est arrivé ces jours-ci ! ". Et il leur dit " Quoi donc ? ".

Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus le Nazaréen, qui fut un homme prophète puissant en œuvre et parole devant Dieu et tout le peuple, et comment l'ont livré nos grands prêtres et nos chefs pur être condamnés à mort et m’ont crucifié. Or nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël ; mais, avec tout cela, voici le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées. Mais aussi quelques femmes d’entre nous nous ont stupéfiés, étant arrivées à l’aurore au tombeau, et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues disant avoir vu aussi une vision d’anges qui disent qu’il est vivant. Et certains de ceux qui sont avec nous sont allés au tombeau et ont trouvé les choses comme les femmes avaient dit, mais lui, ils ne l’ont pas vu ! ".

Et il leur dit: " O hommes inintelligents et lents de cœur à croire en tout ce qu’on dit les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrit cela et ainsi entrât dans sa gloire ? ". Et, commençant par Moïse et par tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. "

Arrivés à Emmaüs, les deux compagnons pressent le voyageur inconnu à rester avec eux. Ce dernier rompt le pain et les compagnons reconnaissent alors Jésus en ce geste, mais le voyageur devint invisible ... ou avait déjà repris sa route (?).

Et ils se dirent l’un à l’autre : " Notre cœur n’était-il pas tout brûlant en nous, quand il nous parlait sur le chemin, quand il nous expliquait les Ecritures ? "


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Illustration : Les pèlerins d’Emmaüs par Jean-Marie Pirot-Arcabas, vu sur le site http://www.ndweb.org/ (prier à partir d’une œuvre d’art). Arcabas est né en 1926 en Lorraine (France), voir son site http://www.arcabas.com/

Les disciples sont attablés à l’auberge d’Emmaüs avec le voyageur inconnu qui leur explique les Ecritures et en qui ils vont reconnaître Jésus.

Le texte de Luc (24, 13-35) est limpide et n’appelle pas de commentaire. Il explique fort bien comment les disciples ont pu se ressaisir à partir d’une relecture des textes messianiques qu’ils appliquèrent à Jésus. Le déclencheur en fut un fait réel : le tombeau vide ; ce qui fait que la foi chrétienne est vécue avec autant d’assurance et sous forme de témoignage. Elle n’est plus seulement une espérance messianique, mais le début d’une réalisation de celle-ci grâce à la Passion et la Résurrection de Jésus conformément aux Ecritures.

Dans le contexte culturel et religieux de l’époque, la Résurrection s’est rapidement imposée comme l’explication évidente du tombeau vide, occultant ainsi l’autre explication, celle d’un enlèvement par la famille de Jésus.

 

Jeudi 27 mars 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : le temps des évangiles communauté : Religions en toute liberté recommander

Lorsque quelqu’un meurt alors qu’il n’est pas suffisamment avancé en âge, l’être humain a besoin d’en savoir le pourquoi. Jésus était pressenti par ses disciples comme le messie annoncé par les Ecritures et Dieu allait l’aider le moment venu. Ors Jésus est mort et Dieu n’a pas bougé.

Mais avec le constat du tombeau vide, qui laisse suppposer une intervention divine, une résurrection de leur héros, c’est le chaos des évènements non prévus qui va s’organiser dans leurs têtes. Une relecture en est désormais possible.

Les disciples vont penser à l’élévation du Serviteur souffrant qui était annoncée dans le Livre de la consolation d’Israël (livre mis dans Isaïe) : un Juste, accusé à tort, portant le péché de ses contemporains, conduit à la mort comme un agneau que l’on mène à l’abattoir, en douceur, sans se plaindre, malgré les outrages, et que Dieu va élever au dessus de toutes les nations après sa mort expiatoire.

Lire en particulier les passages étonnants du premier chant, Is 42, 1-4, qui évoque son règne et surtout le troisième chant, Is. 50, 4-6, et le quatrième chant, Is. 52, 13-15, puis 53, 1-12) qui semblent s’appliquer mot pour mot à la Passion que Jésus vient de subir.

Voici, je soutiens mon serviteur ; mon être veut mon élu. Je lui ai donné mon souffle, il fait sortir le jugement des nations. Il ne vocifère pas, il n’élève pas, il ne fait pas entendre au dehors sa voix. Il ne brise pas une canne cassée ; il n’éteint pas une mèche qui se ternit ; pour la vérité, il fait sortir le jugement. Il ne ternit et ne casse pas avant d’avoir mis le jugement sur la terre. Les îles souhaitent sa tora. " (Is. 42, 1-4).

Adonaï IHVH m’a donné la langue des appreneurs [Bible de Jérusalem, BJ : " des disciples "], pour savoir ranimer d’une parole le fatigué. Le matin, la matin, il m’éveille, il m’éveille l’oreille, pour apprendre comme les appreneurs. Adonaï IHVH m’a ouvert l’oreille. Moi-même je ne me suis pas rebellé en arrière, je n’ai pas reculé. J’ai donné mon dos aux frappeurs, mes joues aux écorcheurs. Je n’ai pas voilé mes faces aux outrages et de la crache. " (Is. 50, 4-6)


Voici, mon serviteur sera perspicace ; il se transcende, il s’exalte, il se hausse fort. Quand plusieurs contre toi t’avaient désolé, ainsi son apparence d’homme a été détruite, sa tournure de fils d’Adâm
[BJ : Alors que des multitudes avaient été épouvantées à sa vue, tant son aspect était défiguré, - il n’avait plus d’apparence humaine]. Ainsi il fait tressaillir des nations multiples ; les rois bouclent leur bouches devant lui. Oui, ce qui ne leur avait pas été raconté, ils le voient ; ce qu’ils n’avaient pas entendu, ils le discernent " [BJ : " car ils verront un événement non raconté et observeront quelque chose d’inouï "] (Is, 52, 13-14).

Qui adhèrera à notre rumeur ? Le bras de IHVH, pour qui s’est-il découvert ? Il monte comme un surgeon en face de lui, comme une racine en terre aride. Il n’a ni forme ni splendeur. Nous le voyons, il n’a pas d’apparence pour que nous le convoitions ! Méprisé, refusé par les hommes, homme de douleurs, pénétré de maladie, comme voilant les faces loin de nous, méprisé, nous n’en tenions pas compte.

Ainsi, il portait nos maux, supportait nos douleurs, et nous le comptions pour touché, frappé par Elohîm, violenté. Lui, transpercé par nos carences déprimé par nos torts, il a sur lui la discipline de notre paix. Mais en sa blessure nous sommes guéris
 " [BJ : " Il a été transpercé à cause de nos péchés, écrasé à cause de nos crimes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris "],

Nous tous, nous vaquions comme des ovins, chaque homme sur sa route, nous allions en face. IHVH l’a heurté de notre tort à tous. Tyrannisé, il accepté ; il n’ouvre pas la bouche, comme un agneau transporté à l’abattoir, comme une brebis muette, face à ses tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.

Du huit clos, du jugement pris, son âge, qui le narrera ? Oui, il a été coupé de la terre des vivants ; de la carence des peuples, il est heurté pour eux [BJ : " pour nos péchés, il a été frappé à mort "]. Avec les criminels, son sépulcre a été donné ; avec le riche ses tertres pour non violence faite, pour non duperie sur sa bouche ". [BJ : " On lui a dévolu sa sépulture au milieu des impies et son tombeau avec les riches, alors qu’il n’a jamais fait de tort ni de sa bouche proféré de mensonge "].

IHVH désire l’accabler, l’endolorir ; si son être se met en coulpe, il voir semence, il prolonge les jours [BJ : " s’il offre sa vie en expiation, il verra une postérité, il prolongera ses jours "]. Le désir d’IHVH par sa main triomphe [BJ : " et ce qui plaît à Yavhé s’accomplira par lui "]. Du labeur de son être il verra et se rassasiera. Dans sa pénétration, le juste, mon serviteur, justifiera plusieurs : lui, il supportera leurs torts.

Aussi, je lui donne part parmi plusieurs ; il répartit le butin avec les puissants, pour avoir dénudé son être à mort, compté parmi ceux qui font carence. Il porte la faute de plusieurs, et pour ceux qui font carence il s’interpose.
 " (Is. 53, 1-12)


isaie-paul.jpg


Illustration
 : le mystère du salut des hommes par le sacrifice volontaire du Christ, annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament et proclamé par les premiers apôtres. Le prophète Isaïe - figuré avec un bonnet carré, comme celui de Caïphe - tient une banderole avec les mots "Oblatus est quia ipse voluit et non aperuit os suum" (Il s’est offert parce qu’il l’a voulu et il n’a pas ouvert la bouche - Isaïe, 53, 7). L’apôtre Paul, figuré avec une auréole, porte les mots d’une phrase de son épître aux Philippiens : "Humiliavit semetipsum usque ad mortem, mortem autem crucis" (Il s’est humilié jusqu’à la mort et la mort de la croix - Ph., 2, 8).

église romane St Barthélémy (XIIème et ses fresques du XVIème siècle) à Mont, en vallée du Louron, Hautes-Pyrénées,

http://www.patrimoine-mont.net


Mercredi 26 mars 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : le temps des évangiles communauté : Religions en toute liberté recommander

le vendredi soir

Joseph d’Arimathie (Iosseph de Ramataïm, probablement le village Ramataïm Sôphimù à quelques km au nord-ouest de Jérusalem), utilise son rang de notable conseiller (il est sans doute membre du Sanhédrin), pour demander le corps à Ponce Pilate. Il le descend de la croix ; selon Jean aidé par Nicodème (Jn 19, 38-40).

Il faut faire vite à cause du sabbat. La mort est survenue à 15h et le soleil se couche à 19h. Marc, Matthieu et Luc disent seulement que Joseph " roula " ou " entoura " le corps dans un linceul qu’il venait d’acheter. On peut penser que les mains et les pieds furent attachées avec les bandelettes, qui sont des ligatures, et que Jean mentionne (" Ils prirent le corps de Jésus et le lièrent " ; ils au pluriel car, dans cette version johannique, Nicodème est venu à la rescousse).

Mais y a-t-il eu une toilette funéraire ? En principe, on doit laver le corps puis le oindre d’huile parfumée. Selon Jean (seul), Nicodème aurait apporté à cet effet un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres (Jn 19, 39) ; mais il ne parle pas précisément d’une onction du corps ; les aromates sont mis avec les linges. Y a-t-il eu une simple aspersion à défaut d’onction ?

Le détail est ici d’importance car le lavement du corps et son onction de l’huile aurait enlevé, ou du moins atténué, les marques de la Passion ... celles précisément que l’on retrouve imprégnées dans le linceul conservé à Turin !

Le corps est déposé dans une tombe taillée dans le roc (Marc 15,46), qui n’avait pas encore servi (Luc 23, 52 ; Jean 19, 41), qui est à proximité du Golgotha (Jn 19, 42), dans un jardin (Jn 19, 41). Seul Matthieu nous dit que ce tombeau appartenait à Joseph d’Arimathie (Mt 27, 60). Une grande pierre (sans doute plate) est roulée pour en fermer l’ouverture.

dans la nuit, avant le dimanche matin

La sépulture n’était que provisoire. Jésus est donc en transit de cette sépulture à une autre. Sa famille serait-elle venue récupérer le corps ? De nuit et durant le sabbat pour échapper à la vigilance non pas des Romains (car Pilate a remis le corps) mais à la populace ? Si cette hypothèse est la bonne, c’est la première fois que la famille de Jésus, hormis Marie, se manifeste. A l’appui de cette hypothèse, le tombeau de Talpiot.

L'évangile de Pierre (apocryphe du IIè siècle), versets 35-44, relate, dans un genre empreint de merveilleux, un bien curieux épisode : les gardes auraient entrevus deux hommes entrés dans le tombeau et en ressortir en encadrant un troisième et le soutenant. On ne peut mieux décrire un enlèvement du cadavre, du moins nous indiquer comment on pouvait faire à l'époque pour en kidnapper un avec le maximum de discrétion !

L’opinion publique, à Jérusalem, ne s’y trompe pas. Le bruit court en ville que les disciples ont subtilisé le corps pour faire croire à une résurrection (Mt 28, 15). Matthieu, dont nous savons que l’évangile s’adressait d’abord aux communautés judéo-chrétiennes de Syrie, est sensible à cet argument. Il y rétorque par une histoire bien compliquée de soldats qui auraient été préposés à la garde du tombeau (Mt. 27, 62-66 ; puis 28, 11-15). Aujourd'hui, en Afrique noire et sans doute ailleurs aussi, les taxis transportent à moindre frais les cadavres ainsi encadrés par deux membres de la famille afin de contourner les autorisations officielles et les charges des pompes funèbres.

Marc semble répondre aussi à la même préoccupation en nous faisant remarquer que des faibles femmes ne pouvaient, à elles seules, bouger la pierre "Et elle se disaient entre elles : "Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? " (Mc 16, 3).

le dimanche matin
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Fra Angelico, La résurrection du Christ et les femmes au tombeau,
fresque 1440-1441, couvent San Marco à Florence (Italie).


Les " Onze " (les Douze moins Judas) et " tous les autres " (Lc 24, 9) sont mis au courant par les femmes. Mais, pourtant, seul Pierre se déplace. " Mais Pierre, s’étant levé, courut au tombeau et, s’étant penché, il voit les bandelettes seules et il s’en alla chez lui, étonné de ce qui était arrivé " (Lc 24, 12). Jean, il faut s’y attendre, ajoute " l’autre disciple ", témoin jusqu’au bout. Plus jeune et plus alerte, celui-ci arrive en premier et, par respect, laisse Pierre entrer le premier. Partage des rôles, à Pierre le commandement de la première communauté, à lui le rôle de témoin par excellence, " il vit et il crut " (Jn 20, 8).

Qu'y a-t-il dans le tombeau ? Le constat est fait non par les femmes (manque de curiosité  ? effroi devant la pierre ôtée ?) mais par Pierre et "l'autre disciple".  Pierre y voit les bandelettes * seules  (Luc, 24, 12), mais Jean y ajoute le suaire * "roulé à part" (des bandelettes), déposé à un autre endroit (Jn 20, 7). Plus de corps (a-t-il été déposé à Talpiot ?), plus de linceul (est-ce le Suaire de Turin ?) !
* ces bandelettes servaient de ligature et n'étaient nullement utilisées pour envelopper le corps comme pour les momies égyptiennes.
* dans une note relative à la résurrection de Lazare, André Chouraqui précise que le suaire (distincte du linceul ; soudarion en grec) est un linge mis autour du cou et servant à éponger la sueur ; ici pouvant servir de mentonnière.


La conclusion de Luc et de Jean est la même : Pierre et " l’autre disciple " pour Jean rentrent tout bonnement chez eux. Pierre est " étonné de ce qui était arrivé " (Lc 24, 12) et Jean précise, à propos de Pierre et de " l’autre disciple " : " Car ils n’avaient pas encore compris l’Ecriture, qu’il devait ressusciter des morts " (Jn 20, 9).


Qu’il y ait eu résurrection de Jésus ou pas, c’est précisément à partir de ce constat du tombeau vide, que le travail de deuil va s’organiser ...
Il va durer des pâques juives à la Pentecôte, autre fête du calendrier hébraïque.



Mercredi 26 mars 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : le temps des évangiles communauté : Religions en toute liberté recommander

au Golgotha

Au pied de la croix, il y aura des femmes " qui regardaient de loin " ; selon les évangélistes, deux, trois ou quatre femmes (parmi elles) sont nommées :


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Jésus parle aux femmes de Jérusalem. Eglise de Rennes-le-Château, station VIII du chemin de croix, oeuvre mise à l'actif des abbés François Béranger Saunière (1852-1917) et Henri Boudet (1837-1915).

1 - Miriâm (Maria en grec) de Magdala (citée en premier par Marc et Matthieu),
  

2 - Miriâm " mère de Jacques le petit et de Joset " (selon Marc ; " de Joseph " selon Matthieu) – cette Marie est-elle la femme de Clôpas que cite Jean (Jn 19, 25) et qui était " sœur " de Marie, la mère de Jésus ? Jacques "le petit" (par rapport à l'apôtre) serait alors Jacques, le frère de Jésus, qui, plus tard, présidera la communauté de Jérusalem.


3 - la mère des fils de Zébédée (les apôtres Jacques - le majeur - et Jean), les ben Zabdi (qui, avec Simon-Pierre et son frère André furent les premiers recrutés, Jn 4,20 ; tous étaient des pêcheurs du lac de Tibériade du village de Kephar-Nahoum). Cette femme est connue pour son dynamisme ; elle aurait demandé à Jésus que ses fils siègent avec lui dans l’Israël restauré, l’un à droite et l’autre à gauche de lui (Mt, 20, 10), comme quoi les places d'honneur ! Les évangiles ne citent pas son prénom.


4 - Miriâm, la mère de Jésus, que Jean est seul à mentionner et que Jésus, mourant, aurait confié au disciple qu’il aime (Jn 19, 26-27) *

* cette version de Jean accrédite l’idée que Jésus n’a pas de frère direct pouvant accueillir sa mère... à moins que ce disciple, dont le nom est si soigneusement tû, ne soit un jeune frère de Jésus ... ou encore un rejeton de Jésus et de Marie de Magdala (hypothèse de l'historien américain James Tabor). La tradition chrétienne localise la fin de vie de Marie, mère de Jésus, à Ephèse, auprès de l’apôtre Jean, et plus largement de l'école johannique.

5 - Shelomit / Salomé (qui est le féminin de Salomon), mentionnée par Marc seul (15, 40) qui est la sœur de Jacques le mineur (Mc 16, 1) et fille de notre seconde Miriâm.

au tombeau le vendredi soir

Jésus est mort ; nous sommes à la veille du sabbat et il faut faire vite si on veut éviter que le cadavre ne soit livré aux vautours. Le corps est descendu de la croix et mis dans une tombe qui était à proximité.

Ce
la se passe sous les yeux des femmes " qui étaient venues de Galilée " avec Jésus (Luc 23, 55) ; sont alors nommées de nouveau Marie de Magdala et " l’autre Marie " (Mt. 27, 61), à savoir la mère de Joset (= José, diminutif de Joseph) (Marc 15, 47) – notre seconde Mirîam.

au tombeau le dimanche matin

Ce sont les mêmes femmes, Marie Madeleine, " l’autre Marie " (mère de Jacques et Salomé Mc 16, 1, notre Miriâm n° 2), et Luc ajoute une nommée Jeanne (Lc 24, 10), " et les autres, avec elles ", qui, après le sabbat – notre dimanche matin - à l’aube avec un soleil qui se pointe à 5 heures (" c’étaient encore les ténèbres " précise Jean Jn 20, 1), viennent avec des aromates et parfums préparées la veille (Luc 23, 56) ou achetées le matin même (Mc 16, 1).


Pour Jean, il y a seulement Marie Madeleine (Jn 20,1), mais elle utilise le pluriel en s’adressant à Simon-Pierre et à " l’autre disciple que Jésus aimait " : " Ils ont enlevé l’Adôn (= le maître) hors du sépulcre. Nous ne savons pas où ils l’ont mis " (Jn 20, 2).

Mercredi 26 mars 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : le temps des évangiles communauté : Religions en toute liberté recommander
Après avoir célébré la Pâque juive, Jésus se retire avec ses disciples au mont des Oliviers, au delà du torrent du Cédron * (précise Jean 18, 1a). Mais le groupe ne monte pas jusqu’au sommet du mont ; il s’arrête au jardin du domaine de Gethsémani *, là où il avait coutume de passer la nuit (Luc 22,39 ; Jn 18,1-2).
* le Cédron (Qidrôn) est une vallée à l’est de Jérusalem, entre la ville et le Mont des Oliviers.
* Gethsémani (Gat-Shémanîm = pressoir à huile dans Matthieu 26,36 et Marc 14,32) est sans doute plus une oliveraie qu’un jardin car la tête de vallée du Cédron reste sèche en dehors des grandes pluies.

Judas, fils de Simon Iscariote a quitté le groupe sitôt après la consommation rituelle du pain. Jean l’évangéliste nous dit qu’il gérait la bourse et que les autres disciples pensèrent alors que Jésus l’avait envoyé faire des courses pour la fête (Jn 15, 27-30).

Jésus semble pressentir sa fin. Il demande à Pierre (Shim’ôn-Petros) et aux deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, de prier avec lui (Marc 14, 33 et Matthieu 26, 37 ; Luc et Jean ne précisent pas et en restent à l’ensemble des disciples). Les disciples s’endorment ; Jésus réveille Pierre * « Simon, tu dors ? Tu n’as pas pu veiller une heure ? » (selon Marc et Matthieu).
* Pierre seul, qui est le premier recruté et le bras droit du maître.

Psautier de Copenhague 1175-1200

C’est là que Jésus est arrêté par, selon Jean, une cohorte romaine (soit 600 soldats – ce qui paraît bien excessif !), un officier (un chef « de mille »), les gardes du Temple (qui sont sous l’autorité du Grand Prêtre), le serviteur du Grand Prêtre nommé Malchus * (Jn 18, 10) et des pharisiens.
* Malchos dans la traduction d’André Chouraqui.

Luc parle simplement d’une foule (Lc 22, 47), Marc, d’une foule armée de bâtons et de glaives (Mc 14, 43) et Matthieu précise que la foule était nombreuse (Mt 26, 47). Y a-t-il eu vraiment tout ce déploiement de force, qui ne peut être que bruyant, ou bien une action commando ?

Judas les aurait guidés et donné le célèbre baiser de la trahison à son maître. Plus tard, pris de remord, il serait aller rendre l’argent qui lui avait été donné et aurait été se pendre (selon Matthieu seul 27,3-10).

Le Grand Prêtre est Caïphe, mais, selon Jean, c’est chez son prédécesseur, Anne / Hânan, son beau-père (qui avait été destitué en l’an 15 par le gouverneur romain Valerius Gratus) que Jésus est d’abord conduit. Le lieu est le même, le palais du Grand-Prêtre * où Caïphe et Hânan cohabitent. Pierre a suivi. Jean précise qu’il a pu entrer dans la cour où se tenaient les gardes grâce à « un autre disciple qui était connu du Grand Prêtre » (Jn 18, 15-16) *. Une servante le dévisage. Pierre renie être de ceux qui suivent Jésus. Il doit quitter les lieux.
* à partir du IVè siècle, la tradition chrétienne situe ce palais dans la partie sud de la ville, non loin du Cénacle.
* sans doute « l’autre disciple que Jésus aimait » Jn 13, 23 ; 20,2 .

Il reste donc seulement « l’autre disciple » qui a ses entrées au palais du Grand-Prêtre . Ce disciple est présent durant toute la Passion de Jésus et s’affirme comme témoin privilégié ; par exemple lui seul relate le coup de la lance qui perce le côté de Jésus déjà mort (Jn 19, 31-37) ; « il en sorti aussitôt du sang et de l’eau ». Les médecins constatent effectivement chez des victimes d’un traumatisme la formation d’un œdème pulmonaire et pleural. Les marques du Suaire de Turin confirment à la fois que les tibias de Jésus n’ont pas été fracturés et l'épanchement au niveau du côté droit.

« Et celui qui a vu a rendu témoignage et véridique est son témoignage, et celui là sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez, vous aussi » (Jn 19, 35).

En ce témoin énigmatique, la tradition chrétienne a reconnu Jean l’apôtre, le fils de Zébédée (sur le nom duquel l’évangile a été nommé). Or, il convient de distinguer – du moins pour l’analyse – l’apôtre Jean (toujours dit « fils de Zébédée » dans le texte), de l’auteur de l’évangile de Jean * (lequel a été attribué à Jean l’apôtre) et enfin de cet « autre disciple que Jésus aimait », qui se dit avoir été le témoin privilégié, jamais nommé par son prénom, et qui aurait été assurément trop âgé vers l’an 90 pour écrire le dit évangile.
* nous le désignerons quant à nous par Jean l’évangéliste

Si l’on en croit les paroles de Jésus qui aurait confié sa mère à ce disciple, celui-ci n’était sans doute plus tout à fait un jeune pour pouvoir jouer ce rôle de protecteur, et donc pouvait avoir entre 20 et 30 ans (et on doit ajouter une soixantaine d’années pour arriver à la date de publication du 4ème évangile) ; de même il devait avoir un certain âge pour pouvoir introduire un étranger (Pierre) au palais du Grand Prêtre.

A partir de ce moment, on ne sait plus ce que deviennent les disciples. Comme Pierre et « l’autre disciple », un jeune homme avait bien essayé de suivre la cohorte. Il avait été réveillé en sursaut et n’avait sur lui que son drap ; il dut s’enfuir nu lorsqu’on chercha à le saisir, laissant son drap aux mains des agresseurs. C’est Marc qui raconte l’anecdote.

Mercredi 26 mars 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : le temps des évangiles communauté : Religions en toute liberté recommander

l'euthanasie passive

La loi française " Leonetti ", du nom du député-maire d'Antibes, dans les Alpes maritimes, par ailleurs cardiologue, Jean Leonetti (UMP), qui avait été le rapporteur de cette proposition de loi mise au point par une mission d'information de l'Assemblée nationale d'avril 2005 (loi promulguée le 22 avril 2005), définit l'euthanasie passive : pas d'acharnement thérapeutique ; les traitements peuvent cesser et on peut administrer des calmants comme la morphine afin d'éviter les souffrances même si ces substances peuvent abréger la vie du patient. Il est remarquable que, devant la gravité de la question, cette loi fut adoptée à l'unanimité des parlementaires français.

 

l'euthanasie d'exception

Mais en face de drames humains, cette législation n'est plus suffisante. Des voix s'élèvent pour demander l'évolution de cette loi.

Nadine-Morano.jpgGaëtan Gorce (PS), député de la Nièvre, qui avait participé à l'élaboration de la loi précédente : " Il faut introduire une formule d'exception qui fasse que lorsqu'une personne n'a pas d'autre solution que celle demandée par Chantale Sébire, elle puisse saisir une haute autorité indépendante qui, au cas par cas, au vu de cette situation, puisse autoriser le médecin à administrer une injection léthale ". Le professeur Jean-Claude Ameisen, membre du comité national d'éthique, de renchérir : " Le législateur pourrait envisager une exception permettant l'accès au suicide assisté, comme ça existe dans certains pays, en dernier recours, et je dirais à titre d'exception et de constatation d'échec.". Même son de cloche avec la nouvelle secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano (voir photo), qui a déclaré jeudi "à titre personnel" qu'elle était favorable à la création d'une "commission nationale d'euthanasie à qui reviendrait le soin d'examiner les cas exceptionnels graves". Le Premier ministre, François Fillon, a demandé à Jean Leonetti de se remettre à l'ouvrage.

 

l'euthanasie active

Elle est pratiquée chez nos voisins en Belgique et en Pays-Bas et autorise l'intervention médicale pour abréger les souffrances du malade en fin de vie. En France, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius (PS) vient de faire part des travaux d'une commission qui a été mise sur pied après la mort de Vincent Humbert *. La proposition de loi qu'il dépose vise "à autoriser, préciser et conditionner le droit de finir sa vie sans déchéance et dans le libre consentement".

* En 2003, Marie Humbert demanda l'euthanasie pour son fils Vincent, 22 ans, tétraplégique, sourd et quasi aveugle, qui réclamait la mort sur son lit d'hôpital depuis 3 ans.

Voici les grandes lignes de ce texte :

"Toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection reconnue grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique constante, insupportable et ne pouvant être apaisée, peut demander à bénéficier, dans (d)es conditions strictes (...) d'une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité", stipule l'article 1 du texte qui viendrait compléter l'article L-1110-9 du Code de la Santé publique.

Une fois cette demande formulée, le médecin traitant du patient doit consulter quatre praticiens (un spécialiste de la pathologie, un médecin hospitalier, un légiste et un psychologue). Ce collège doit parvenir "à la conviction qu'il n'y a aucune autre solution dans sa situation et que la demande du patient est entièrement volontaire".

La demande du patient doit être confirmée par écrit. S'il n'est pas en état de le faire, une personne majeure de son choix n'ayant "aucun intérêt matériel au décès du patient" peut la rédiger "en présence du médecin".

"Le médecin traitant respecte cette volonté. L'acte d'aide active à mourir pratiqué sous son contrôle a lieu dans un délai raisonnable au regard de l'évolution de l'état du patient", précise l'article 2.

Le texte prévoit également la création d'une Commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit de finir sa vie dans la dignité, au sein des ministères de la Justice et de la Santé, et précise que les médecins ne sont "pas tenus d'apporter leur concours" à cette "aide active à mourir". S'ils refusent, ils doivent "orienter immédiatement le patient vers un autre praticien".

 

Des considérations d'ordre religieux s'opposent à cette évolution de nos législations : la vie d'un être humain appartiendrait à Dieu seul. Elles sont rejointes par une absolutisation des droits humains, du respect de la vie. Mais que valent ces positions doctrinales ou idéologiques face à la souffrance humaine ?

En Italie, la justice rendit un non lieu pour le suicide assisté de Piergiorgio Welby en 2006 mais l'Eglise catholique romaine refusa des obsèques religieuses au sexagénaire paralysé. Où est l'amour du prochain ?

Pour les unitariens, le christianisme est d'abord un humanisme, résolument centré sur l'homme, conformément au message de Jésus pour qui le sabbat est fait pour l'homme et non l'inverse. Bien de nos absolus, de nos transcendances, de nos valeurs, se transforment vite en idoles, à commencer par certaines représentations de Dieu.

 

Vendredi 21 mars 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'euthanasie communauté : Religions en toute liberté recommander

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Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante, mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les valeurs de la population à travers le monde influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

Elle appelle à la signature d’une pétition d’1 million de personnes qui sera remise aux autorités chinoises et leur faire comprendre que l’opinion mondiale ne se laissera pas faire, qu’elle boycottera et les jeux olympiques et l’achat de produits " made in China ".

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/97.php/?cl_tf_sign=1  



undefinedaujourd’hui jeudi 20 mars, Rama Yade, la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, n'a pas exclu, à titre personnel, un boycottage de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin si la situation se dégrade au Tibet.

"S'il y a bain de sang au Tibet [ndlr : et il y a !], je ne vois pas ce que je vais faire dans un gradin à observer une manifestation sportive et je crois que tout le monde aurait cette réaction de bon sens" (sur Canal Plus).


Autres sources d’information sur les évènements au Tibet

http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php 
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736

Nous sommes tous derrière le peuple tibétain et son chef spirituel, le Dalai Lama

La signification du drapeau tibétain

Une montagne avec 2 lions des neiges accompagné de rayons bleus et rouges autour du soleil. La montagne blanche (mont Kailash) symbolise la terre de la nation tibétaine entourée de montagnes enneigées. Les 6 rayons de lumière représentent les 6 peuplades originelles du Tibet : Sé, Mar, Dong, Tang, Drou, Ré. L'alternance du rouge et du bleu signifie l'union du spirituel et du temporel. Le soleil levant sur le pic de la montagne exprime le rayonnement de la liberté et du bonheur. Les 2 lions des neiges symbolisent les défenseurs du Tibet. Les 3 joyaux de couleurs différentes représentent la pensée, la parole et l'action juste envers tout être vivant. Le joyau du tourbillon symbolise le respect spirituel et laïc. La bordure jaune signifie l'ouverture à toutes les directions de l'espace et du temps.


Jeudi 20 mars 2008
par chrétiens unitariens publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander
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