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"Le métier de prêtre" par Céline Béraud, Paris, éditions de l’Atelier, septembre 2006, 160 p., prix 17,90 euros

http://www.editionsatelier.com/ 
 

le-m-tier-de-pr-tre--C-line-B-raud.jpgDocteur en sociologie, Céline Béraud enseigne à l’Institut européen en sciences des religions (EPHE). Elle est également membre du Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux (EHESS) où elle consacre ses recherches au catholicisme contemporain.

Ce livre a fait l'objet d'une recension par Didier Vanhoutte dans la revue Parvis n° 34 (juin 2007)


Il fera l’objet d’une discussion dans le cadre d’un " café-bouquin " organisé par les associations Femmes et hommes en Eglise  (FHE) et Droits et libertés dans les Eglises  (DLE), le mardi 18 mars, de 18 h 30 à 20 h, dans les locaux de Temps Présent, 68 rue de Babylone 75007 Paris (métro Saint- François Xavier)

Pour contact et informations complémentaires
 : Jean-Pierre Schmitz, coordinateur du groupe " Genre en christianisme ",
jpschmitz@orange.fr, tél. 01 47 89 09 58

Jeudi 21 février 2008
par FHE et DLE publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander
Le groupe Actualité religieuse de l'association Esperance 54 (laquelle est membre de la Fédération des réseau des parvis) a envoyé ce dimanche 17 février, au chef du bulletin diocésain avec copie à Mgr Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul, ce texte relatif aux indulgences ... qui sont toujours et encore conseillées par les autorités catholiques.


indulgences.jpgmoine sur âne battant campagne pour soutirer des indulgences.
 

Nous sommes un petit groupe de chrétiens de vigilance critique dans l’Eglise catholique.

En général EGLISE 54 [ndrl : le bulletin diocésain] publie des articles intéressants concernant des manifestations vécues dans l’esprit de Vatican II..

Même si aujourd’hui l’accent est mis sur le caractère spirituel de cette démarche, elle occulte le fait que dans l’Eglise catholique le pardon vient du sacrement de réconciliation qui, ici, se trouve inséré dans un ensemble de pratiques dont l’énumération scrupuleuse a un caractère superstitieux : que se passe-t-il si le pratiquant manque  une étape ?

Il aurait été important de rappeler que c’est le détournement d’une pratique médiévale à des fins purement financières (pour la construction de la basilique saint Pierre de Rome) qui a suscité l’indignation de Luther et la rupture dramatique dans l’Eglise.

indulgences--bis.jpg 
légat du pape dressant estrade dans les villes.

Nous nous souvenons que le 31 octobre 1999 l’Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale ont signé un accord sur la doctrine de la justification :; la pratique des indulgences , avec sa logique comptable des peines et remises, semble contredire cet accord que accordait une part plus grande à la justification par la foi.


C’est pourquoi nous craignons que cette insistance sur les indulgences (JMJ de Cologne, rassemblement de Valence en 2006…) ne procède d’une vision pontificale éloignée de l’esprit œcuménique et encore renouvelée dans le document du 10 juillet 2007 affirmant que les Eglises issues de la Réforme ne peuvent prétendre au sens propre au statut d’Eglise..

 Dans l’Evangile, Jésus répète que ce ne sont pas les manifestations ostensibles de piété qui plaisent à Dieu, mais le comportement fraternel à l’égard des blessés de la vie, les malades, et ceux que nous appelons aujourd’hui les sans papiers, les sans domicile, les sans travail. Dans ce domaine, catholiques et protestants se retrouvent dans des démarches fraternelles sans évaluer leurs " mérites ".

 Nous ne contestons pas que certains puissent trouver un appui spirituel dans ces pratiques que Vatican II avait fait passer au second plan, mais nous avons la conviction que la vraie Tradition est la référence à l’Evangile et le souci de transmettre son message aux hommes de notre temps..

En attendant une réponse de votre part, nous vous prions de croire à nos sentiments fraternels.

C’est pourquoi nous avons été choqués de lire dans le numéro 120 (page 8) sous la plume du curé de Notre-Dame de Lourdes, la " recette " pour obtenir une indulgence plénière, et un encadré qui en expliquait le rôle..


Jésus, chassant les commerçants du Temple, 
et le Vicaire du Christ sur terre comptant ses sous !

MoneychangerIndulgence.jpg

Lundi 18 février 2008
par Espérance 54 publié dans : la Contre-Réforme communauté : Religions en toute liberté recommander

les-musulmans-dans-les-Balkans-en-2006.JPG





Lundi 18 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : Europe communauté : Religions en toute liberté recommander
Du fait de leur histoire, les Serbes, de religion orthodoxe, se sont dressés comme un rempart face à l'islam, en défenseurs de l'Europe chrétienne.  Ils accusent aujourd'hui les pays européens qui soutiennent l'indépendance du Kosovo d'avoir la mémoire courte et de grande ingratitude. 

Plusieurs lieux historiques et des monastères sont en terre kosovar. Les popes soutiennent les Serbes du Kosovo dans leur identité. 

La dimension religieuse de la cohabitation Serbes / Albanophones et musulmans sera très certainement au premier rang de l'actualité politique des prochains mois, des prochaines années ...

Pour voir le croisement entre ethnies / religions / et entités politiques, nous vous conseillons de voir la carte ci-dessous sur son site d'orgine car notre reproduction ci-jointe n'est pas assez nette.

  http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cartotheque/ethnicite-formation-etats-balkans-2004.shtml

 

ethnicit--et-formation-des-Etats-dans-les-Balkans-en-2004.JPG

 

en ligne verte : la frontière de l'empire ottoman en 1739
en vert, les zones où les musulmans sont majoritaires à plus de 50%, 
en orange pour les orthodoxes et en violet pour les catholiques

Dimanche 17 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : Europe recommander

Kosovo-map-lng.gif

NB : Bosniaques et Goranci sont des Slaves qui ont été dans leur grande majorité 
islamisés durant la domination ottomane.
Les Ashlalli sont des tsiganes islamisés et albanisés, appelés aussi «Égyptiens».
On voit, en jaune, les deux enclaves serbes de Sirpce et au nord-ouest de Mitrovica

source : l'université de Laval au Québec
http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/Europe/Kosovo.htm


Dimanche 17 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : Europe recommander
Le Kosovo n'est pas une entité sociologiquement isolée. La très grande majorité de sa population (88 %) fait partie de l'ethnie albanaise et de la zone linguistique albanophone (une langue indo-européenne distincte des langues slaves). Il est en continuité avec l'Albanie. 

Certains Albanophones se sont pas sans rêver d'une "Grande Albanie", comme d'autres avaient rêvé d'une "Grande Serbie". Hasim Taqi, ancien chef de  l'Armée de libération du Kosovo (UCK), leader du Parti démocratique du Kosovo constitué sur la base de l'UCK, actuel premier ministre kosovar et très probablement futur président du nouvel Etat est tristement célèbre pour son slogan " Pour un Kosovo sans Serbes ! ". Car le "nettoyage ethnique" s'est fait dans les deux sens. 

La minorité serbe du Kosovo (du moins ce qu'il est en reste) est évaluée à 120 000 personnes, dont 40 000 au nord de la rivière Ibar, qui passe à  Mitrovica séparant quartiers albanais (au sud) et quartiers serbes (au nord). Cette enclave à très forte majorité serbe est juste en frontière avec la Serbie, laquelle n'est pas sans l'encourager à la sécession !



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Dimanche 17 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : Europe recommander
La Yougoslavie, royaume, puis fédération, regroupait les populations des Balkans dont la plupart étaient des Slaves médidionaux, à l'exception des Albanais du Kosovo. La carte date de 2005 ; depuis le Monténégro a acquis sont indépendance et, ce jour, le Kosovo.


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Dimanche 17 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : Europe recommander

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La prière de demande - qui est la plus pratiquée car, dans les difficultés, les humains appellent vite au secours leur dieu, ou les dieux, ou Dieu – suppose que ces entités surnaturelles interviennent d’une façon providentielle, peuvent aider les uns et les autres pour donner un coup de pouce nonobstant les lois générales qui régissent l’univers, dans certains cas faire des miracles, forcer le destin, rectifier l’histoire des hommes lorsqu’il le faut, accorder les victoires ou au contraire envoyer les épreuves afin d’interpeller notre foi, etc.


Nombre d’unitariens ont abandonné cette vision bien anthropomorphique du divin et cette pratique. Par contre, grande est leur louange vis-à-vis de celui qui nous a donné la Vie, de celui qui est la Source, qui est à l’Origine de notre univers, qui est l’Alpha pour retrouver le langage d’un Teilhard de Chardin. Bien au-delà du dieu horloger de Voltaire, du Grand architecte de l’univers des francs-maçons, il s’agit d’un Créateur qui est présent dans sa Création, d’une osmose intime entre notre vie, nous mêmes et un univers qui, pour le croyant, est illuminé de Sa présence. 


La théologie chrétienne classique traduit cela par une descente de Dieu dans l’humain, par le " mystère " de l’Incarnation (au bénéfice de Jésus qui joue alors les intermédiaires) ; plus simplement, on peut penser que Dieu " est ", selon la belle expression de l’Exode ; qu’il est avec son peuple, avec nous tous, avec tous les êtres vivants (y compris avec nos amis les animaux et les fleurs qui nous enivrent de leurs parfums et de leurs couleurs).


Dans cet ordre de la louange, ce ne sont plus les prêtres – chargés de redresser les nuques raides et d’enseigner le peuple dans la vertu – qui sont au premier rang, mais les poètes. 


Cécyl, poète breton, est l’un d’entre eux. Il vient d’éditer un magnifique recueil de poèmes intitulé tout simplement Yahvé – et en sous titre, sa déclaration de foi, " Dieu nous parle, Dieu travaille en nous ".

Ces poèmes ont été rédigés de 2000 à 2006 et publiés en 2007 aux éditions a’ alpha prime éditions, au prix de 11 euros.

Ils naissent de l’osmose avec la nature, visitent la ville où nous habitons, se lovent dans notre âme humaine et s’élèvent jusqu’à Dieu.

A lire absolument

Pour information http://cecyl.over-blog.com, et contact : Cecyl@jubii.fr


Cécyl est membre de notre communauté des blogs " Religions en toute liberté ", 
laquelle comprend à ce jour une quinzaine de membres

Vendredi 15 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : vient de sortir communauté : Religions en toute liberté recommander
D'après des statistiques officielles, la Chine absorbe 40% de la production pétrolière soudanaise. Les exportations de brut vers la Chine ont plus que doublé l'an passé, si bien que le Soudan est le sixième fournisseur de pétrole de Pékin. Après l’Afrique du Sud et l’Angola, le Soudan est le 3ème partenaire commercial de la Chine en Afrique. 

C’est dire que la politique à la chinoise soutient résolument le Soudan, comme tous les autres Etats qui défient l’Occident en menant des politiques hyper-nationalistes : Corée du Nord, Iran, etc. On s’engouffre dans les brèches dès lors qu’il y a des affaires !

D’un autre côté, la Chine tient à ses jeux olympiques …


3834446596-contre-offensive-chinoise-apres-la-demission-de-steven-spielberg.jpgSteven Spielberg


Mais voilà, le cinéaste américain Steven Spielberg ne veut pas jouer le rôle que tint Leni Riefenstahl aux jeux de Berlin en 1936 qu’Adolphe Hitler détourna à la gloire du nazisme. Il n’ira pas donc filmer les jeux de Pékin. Toujours aux Etats-Unis, l'actrice Mia Farrow mène aussi une campagne dénommée "les Jeux olympiques du génocide" en mettant en avant les massacres au Darfour réalisés par les milices à la solde du gouvernement de Khartoum.


Eh, oui, l’objection de conscience çà existe. Il paraît que cela embête les autorités chinoises. Comme quoi on ne peut pas impunément jouer à la fois aux voyous et faire les beaux.


Pour plus d’information, voir le message de ce matin de l’agence Reuter à Singapour.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080214/tts-jo-pekin-darfour-ca02f96_3.html

Jeudi 14 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

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La Mairie de Toulouse, à l’instigation des Libres penseurs  – dont nous saluons ici l’heureuse initiative – vient d’inaugurer (voir notre message précédent) une plaque en hommage " aux penseurs précurseurs des Lumières et victimes de l’obscurantisme ".

Etienne Dolet (1509-1546), supplicié à Paris, http://fr.wikipedia.org/wiki/Etienne_Dolet

Michel Servet (1511-1553), supplicié à Genève, http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Servet

Giordano Bruno (1548-1600), supplicié à Rome, http://fr.wikipedia.org/wiki/Giordano_Bruno

Giulio Cesare Vanini (1585-1619), supplicié à Toulouse, http://fr.wikipedia.org/wiki/Giulio_Cesare_Vanini


Ils sont parmi nos martyrs du XVIème siècle


Qu’ont-ils de commun ? Avoir étudié ou enseigné à Toulouse, être des humanistes du XVIème siècle, avoir étudié le droit, la philosophie, la théologie, s’être intéressés aux auteurs de l’Antiquité, aux sciences expérimentales (physique, astronomie,  astrologie *, médecine, etc.). 


Aucun ne fait profession d’athéisme, mais tous ont eu des ennuis avec les Eglises de leur époque (à commencer par la Romaine, mais aussi l’Anglicane, la Luthérienne et la Calviniste) pour finir entre les mains de l’Inquisition (catholique ; catholique et calviniste pour Michel Servet).


Le Français Etienne Dolet a étudié le droit et la jurisprudence à l’université de Toulouse dans les années 1530, mais il fut impliqué, par son humeur turbulente, dans de violentes disputes entre groupes d'étudiants. Il est emprisonné et finalement banni par un décret du parlement en 1534. Il a une rue à son nom à Toulouse dans le quartier " La terrasse " et avait sa statue à Paris à la place Maubert (jusqu’à l’Occupation où l’armée allemande eut besoin de son bronze).


L’Espagnol Michel Servet a étudié le droit dans la même université. Il y est durant deux ans, de 1528 à 1529. Il a alors 17-18 ans, est protégé par le franciscain Juan de Quintana (le futur confesseur de Charles Quint), lit déjà le latin, le grec et l’hébreu. Il découvre la lecture personnelle et fervente de la Bible avec un groupe d’étudiants sensibles aux idées de la Réforme et témoignera plus tard dans ses écrits de " L’Esprit-Saint qui vous pénètre comme un courant d’eau vive ".


L’Italien Giordano Bruno est entré dans l’ordre des dominicains mais son absence de culte marial, ses réticences vis-à-vis de la Trinité (et son non-dogmatisme en général à la suite d’un Erasme) et son manque d’appétit pour la Transubstantiation (dogme catholique portant sur la transformation des espèces en " vrai " corps de Jésus) le rendent suspect et il doit jeter son froc aux orties. Il erre en Italie de ville en ville, puis il s’exile à Chambéry, puis dans la Genève calviniste (mais une dispute avec la hiérarchie lui vaut arrestation et excommunication le 6 août 1578). Il rejoint alors Lyon, puis Toulouse où il arrive en 1579. Il y est tranquille pendant deux ans, acquiert le titre de magister artium et commente Aristote, R. Lulle et assimile les auteurs de la Tradition hermétique. Il publie un ouvrage sur la mnémotechnique : Clavis Magna. Toujours turbulent, l’Inquisition se rapproche et il part pour Paris où il devient le philosophe attitré de la Cour, Henri III se montrant intéressé par sa prodigieuse mémoire et ses connaissances en cosmogonie.


L’Italien Giulio Cesare Vanini est à Toulouse après avoir publié, en 1615 à Lyon, un livre qui sera brûlé par la Sorbonne. Il est supplicié le 9 février 1619 sur la place du Salin (voir notre message précédant).



Hommage à eux

Mercredi 13 février 2008
par chrétiens unitariens communauté : Religions en toute liberté recommander

Lucilio Vanini (1585-1619), dit Giulio Cesare Vanini, né à Taurisano près de Lecce, en Italie, est mort supplicié à Toulouse par l’Inquisition.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Giulio_Cesare_Vanini

Le 8 février dernier, soit 389 années après sa condamnation et son exécution (le 9 février 1619), la Ville de Toulouse a salué la mémoire du grand philosophe et naturaliste italien. En présence de Pierre Gueguen, président de la Fédération de Haute-Garonne de la Libre Pensée et de Marc Blondel, président nationale de la Libre Pensée, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a dévoilé une plaque lui rendant hommage.  Celle-ci se trouve sur un support au sol, sur la place du Parlement.

http://www.toulouse.fr/fr-32/actualite-206/vie-quartier-274/toulouse-celebre-liberte-pensee-3055.html


Vanini fait ses études de philosophie et de théologie à Rome, de droit à Naples et de jurisprudence à Padoue. Il entre alors dans les ordres, puis se rend successivement en Suisse, en Hollande, en France et en Angleterre. Lors de son séjour dans ce dernier pays, il abjure le catholicisme en 1612, mais il attaque l’Eglise anglicane et, après 49 jours de prison, doit quitter l’île en 1614. De retour en Italie, à Lecce son lieu de naissance, il redevient catholique et s’adonne aux études physiques qui sont en vogue sous la Renaissance. Il tente d’enseigner à Gêne, passe par la Genève calviniste, puis se retrouve à Lyon en 1615 où il publie un livre pour se disculper de l’accusation d’athéisme, Amphitheatrum aeternae Providentiae Divino-Magicum. Puis il est chapelain du maréchal François de Bassompierre à Paris. Il écrit un second livre, des "dialogues ", genre littéraire fort prisé à l’époque, De Admirandis Naturae Reginae Deaeque Mortalium Arcanis (Merveilleux Secrets de la nature, la reine et la déesse des mortels).


Mais après une première approbation par deux docteurs de la Sorbonne, son livre, réexaminé est condamné aux flammes. C’est alors que Vanini se retrouve à Toulouse où il commence à enseigner. Prenant le surnom de Pomponio Uciglio, il devient précepteur chez monsieur de Berthier, précepteur pratiquant le jour et libertin la nuit. Mais devant les nombreuses rumeurs à l’encontre de son protégé, Berthier le congédie. Vanini trouve refuge chez Adrien de Montluc-Montesquiou, comte de Caraman (actuel arrondissement de Toulouse). 


Il est arrêté en 1618 par l’Inquisition, accusé d’être athée ; en fait, s’il nie la validité des religions révélées, il accepte Dieu comme être absolu et considère la nature comme sa manifestation y compris par des signes que l’astrologie peut saisir. L’accusation y ajoute un zest de mœurs contre-nature afin de bien faire pencher la balance. Condamné à avoir la langue coupée, à être étranglé puis brûlé le 9 février 1619 sur la place du Salin, le hurlement de Vanini fut, de mémoire de Toulousain le plus horrible.

 
Pour en savoir plus :

Didier Foucault, Un philosophe libertin dans l’Europe baroque. Giulio Cesare Vanini (1585-1619). Paris, Honoré Champion, 2003. L’auteur est professeur agrégé, docteur en histoire et enseignant à l’Université du Mirail.

 

Mercredi 13 février 2008
par chrétiens unitariens communauté : Religions en toute liberté recommander
undefinedDu fait de leur ouverture aux autres et de leurs relations extérieures, les chrétiens unitariens reçoivent de très nombreuses informations. Nous entendons valoriser ces informations et les porter à la connaissance du plus grand nombre. 

Le réseau de la Correspondance unitarienne a ainsi activement contribué à la rubrique Agenda du site Profils de Libertés. Ce site reste ouvert mais il n'est plus actualisé depuis octobre 2007. 
Depuis plusieurs mois déjà, les Actualités unitariennes ont pris la relève et répercutent dans leur rubrique "agenda" toutes les dates qui nous sont communiquées, au fur et à mesure de leur réception. 

Le récapitulatif intitulé "Agenda à l'usage des unitariens et sympathisants" se trouve désormais en mode "page" et est ainsi plus facilement consultable (en haut de notre colonne de gauche).
Mardi 12 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

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Le gouvernement soudanais, fasciste et raciste, non seulement ne fait rien (mais vraiment rien !) pour ses populations, mais lorsque que celles-ci protestent, il les massacre. Récemment, ne voulant pas de l’installation de la force européenne Eufor à ses frontières, côté tchadien et centrafricain, il a armé et lancé 200 pick-up armés jusqu'aux dents contre Ndjaména, avec à leurs bords des " rebelles " " tchadiens " " frontaliers " au Soudan.

Le collectif Urgence Darfour organise une semaine à partir du 12 février pour mobiliser l’opinion sur cette situation. Le moment est opportun car la Chine, qui est l’un des rares pays à soutenir envers et contre tout – et sans vergogne – le Soudan, commence à s’inquiéter car cela fait tâche dans sa valorisation d’Etat moderne à l’occasion des prochains jeux internationaux de Pékin : le dictateur soudanais ce serait fait tancer par un haut diplomate chinois, en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.


mardi 12 février, de 17h à 19h, table ronde d’experts à Sciences-Po, à Paris

du mercredi 13 au mardi 19 février, exposition Darfour, au Trocadéro, Paris

vendredi 15 février, à 17h 30, table-ronde à la FNAC Montparnasse, Paris (dans le cadre des Forums de la FNAC, autour du livre " Urgence Darfour ", avec entre autres JackyMamou, président du CUD, Ilana Soskin et Morad Al Attab, coordinateur de l’ouvrage)

samedi 16 février, à 16 h, place de l’Alma, Paris, marche "Ombre chinoise sur le Darfour " de l’ambassade de Chine à la place du Trocadéro. La manifestation sera clôturée par un spectacles de chants et de danses du Darfour. Les réfugiés darfouris en France viendront à cette manifestation.


Pour contact et information
 :
contact@urgencedarfour.info, www.urgencedarfour.com, newletter@urgence-darfour.net


l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)
soutient le collectif Urgence Darfour depuis sa création en 2005
Lundi 11 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander
Depuis l’annonce de la réélection du président sortant, plus de 1 000 personnes ont été tuées et 250 000 à 300 000 déplacées. Les violences touchent principalement la capitale, Nairobi, et le pays luo (ethnie du candidat outsider) et la Vallée du Rift (Ouest du Kenya). Mais, le danger est généralisé car les migrations internes font que les populations se sont très largement entremêlées.


Dans la nuit de jeudi à vendredi à Kisii, dans la province de Nyanza, quatre personnes ont été tuées (dont deux à la machette) lors des affrontements intercommunautaires.


Une Eglise unitarienne existe dans les milieux ruraux kisii. Nous avons parlé de cette Eglise qui nous est chère et de la civilisation des hauts-plateaux kisii dans des messages précédents, du 4 au 9 janvier (voir notre rubrique "en Afrique")


Source : Quotidien Le Soleil (Sénégal), édition multimedia du samedi 9 février,
http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=33384

Samedi 9 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
mitterand.jpgRama-Yade.jpg


Les " chiens ". François Mitterrand avait ainsi désigné les journalistes qui s’étaient acharnés contre son Premier ministre dans le cadre de ce qui était présenté alors comme " une affaire " et qui l'avaient acculé au suicide. Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, vient à son tour de désigner de " charognards " les journalistes qui ont diffusé un SMS soit disant envoyé par le président Sarkozy à son ex femme.


C’est bien sûr le tollé chaque fois qu’on ose toucher à la vaillante profession des journalistes. Mais celle-ci serait-elle donc au-dessus de toute critique et de toute les lois ?


Naguère, c’était les hommes politiques, les ecclésiastiques, les policiers, les militaires, les notables, etc. Depuis 68, ceux-ci se font plutôt modestes dans leur expression publique, par contre la relève est joyeusement assurée par d’autres : certains journalistes qui veulent faire l’opinion, des juges qui décident des nouvelles bonnes mœurs que les Français doivent adopter, des avocats qui sont sans cesse appelés à la Une pour déclamer l'angélisme de leur clients, etc.


Mieux, ou pire, les journalistes en question jouent les offusqués avec des arguments dignes de Courteline : ce n’est pas bien qu’un président ose porter plainte car " les présidents précédents ne l’avaient pas fait ", etc.  Et si c'était une autre personne ? Mais aucune interrogation professionnelle sur l’existence réelle du SMS, sur le droit de publier (s’il existe) un message strictement de la sphère intime ...


Dans un communiqué, l'association Reporters sans frontières (RSF) s'inquiète tout simplement de la nature des poursuites engagées par le président.

"Nous regrettons que Nicolas Sarkozy ait choisi la voie la plus dure pour attaquer en justice le site du Nouvel Observateur. Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée", note RSF.

"Le chef d'accusation de 'faux et usage de faux' retenu par son avocat prévoit une peine d'emprisonnement. Même si nous faisons confiance à la justice pour faire preuve d'équité, cette manière de procéder suscite notre inquiétude. En plus, engager une poursuite au pénal permet de faire convoquer le journaliste incriminé devant la justice et éventuellement de lui demander de révéler ses sources. Ce qui n'est pas le cas dans le cadre d'une affaire civile", ajoute l'organisation.


On ne peut faire plus dans le corporatisme d’une profession !


Et puis, de la part du Nouvel Observateur, grand hebdomadaire de la Gauche française, quelle peopolarisation ! quelle descente dans le marécage des rumeurs ! quelle chute de l’ange au niveau du trottoir ! Tout cela parce qu'on a été mécontent du verdict des urnes et qu'on continue à faire campagne contre ... 

Dommage, car, lors des élections présidentielles, les Français, dans l'ensemble,  avaient su garder retenue vis-à-vis de la vie privée de leurs candidats, dont deux connaissaient des difficultés à ce niveau.



Nouveaux justiciers qui croient avoir raison dès lors qu’ils s’attaquent aux pouvoirs politiques. L'arrogance déclarée vertue, la subjectivité partisane encouragée même si c'est pour cracher sur les autres. Opposants auréolés tout simplement parce qu’ils se disent contestataires. Démagogues qui pratiquent le lynchage médiatique pour se faire connaître, valoir, gagner de l’audimat. L'absence totale d’esprit critique vis-à-vis de soi même puisque la critique est précisément entièrement tournée vers l’autre à abattre. Nouveaux maîtres de l'opinion publique, de la rue, des caniveaux, des égoûts. Nouveaux pharisiens des temps modernes qui ne doutiez de rien, que faites vous de la poutre que vous avez dans l’œil ? 

Plus (+) de morale, plus de modestie, plus d’humilité, plus de charité, plus d’amour des autres et des " ennemis " ne feraient certainement pas de mal à notre démocratie " à la française ". Ce sont là, comme on dit, des valeurs " chrétiennes " bien classiques (ou, pour certains, judéo-chrétiennes !) mais que les chrétiens (et les juifs bien entendu) sont prêts, j’en suis sûr, à partager avec tout le monde !


En démocratie, faut-il donc le rappeler, 
la liberté de pensée et de s’exprimer 
va de pair avec le respect des autres.


complément en date du 14 février :

Dans son éditorial intitulé "Une erreur ? Oui", Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur, reconnaît le faux pas déontologique. Dans un autre article, les directeurs de la rédaction du Nouvel Observateur, Guillaume Malaurie et Michel Labro, rejoignent la position de J. Daniel. Cette autocritique sauve enfin l’honneur du journal du moins version papier car " nouvelobs.com " dit simplement avoir mis en ligne une information qu’on lui a envoyée ! Mise en ligne bêtement ?

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080213/tcu-politique-sarkozy-medias-presse-inte-7b903d2_1.html

Samedi 9 février 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
Centre-Ephata--Quimper.jpgLe Centre Ephata de Quimper a invité Bernard Feuillet pour une " conférence – atelier – témoignage – échange " sur le thème " L’expérience Mystique, perception de l’Essentiel dans la pratique banale du Quotidien ", question sans doute de se dérouiller un peu de l’intérieur. 


Bernard Feillet
 est prêtre, " aventurier spirituel ", écrivain et conférencier. Sa pratique se fonde sur les échanges avec les participants, leur histoire de vie, leur singularité. Il possède une longue pratique de l’accompagnement humain, spirituel. Il est l’auteur de " L’Arbre dans la Mer ",  " L’étincelle du Divin " DDB, " L’Errance ", " A t-on encore besoin d’une religion ? " avec André Comte-Sponville Ed. L’Atelier. Avec lui, alternance d’exposés, de silences, d’échanges, et de pratiques corporelles.


" Entre l’infime et l’immense : tension vers l’ultime par le chemin de l’intériorité. Eclairage renouvelé sur le langage habituel de la " théologie ". Réflexion autour de nos expériences sur le mystère de Dieu au plus intime de chaque Etre, dans le sillage de saint Augustin : " Toi qui es en moi plus intime que moi-même ". Quelles conséquences sur l’usage du mot " Dieu " dans la compréhension de nos vies, et proposition de " mettre Dieu à distance " pour ne pas céder à la facilité de l’idolâtrie, tant dans le langage que dans l’usage de la religion. " (B. Feillet)


Rendez-vous à Quimper, le vendredi 15 février, à 20h 30, puis les samedi et dimanche 16 et 17 février à la communauté de Kernisy. Frais de participation à prévoir. Informations et contact :
centre.ephata@voila.fr, tél 02 98 55 50 29

Vendredi 8 février 2008
par d'après le Centre Ephata publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander
Les obsèques de Pierre Bailleux auront lieu en toute simplicité au crématorium d'Uccle / Ukkel, avenue du Silence / Stillelaan, n° 57, dans la banlieue Sud de Bruxelles (à l'intérieur de la Ring Road côté Ouest), le  mercredi 6 février à 12 heures.

Vous y êtes fraternellement invités.

Homme sobre, Pierre a choisi une fin de vie en toute modestie et sobriété, sans orgue et sans fleurs.

Tous ses amis, protestants, unitariens, catholiques libéraux, franc-maçons, athées, etc., sont en deuil car ils ont perdu l'un des leurs, dont ils admiraient l'engagement militant et toujours généreux dans les enjeux actuels, la franchise et l'honnêteté intellectuelle au delà des rôles et des statuts, l'amitié rude mais fidèle.

La famille reçoit les condoléances à l'adresse suivante : 

Mme Béatrice Bailleux, 
rue Raymond Lebleux, 56
B - 1428, Lillois, Brabant Wallon
Belgique


Nous nous proposons de publier dans La Besace des unitariens, à une rubrique à son nom, 
les hommages des uns et des autres, 
qu’il soient envoyés directement à la famille (avec copie au réseau de la Correspondance unitarienne
ou bien adressés à nous pour être transmis à la famille.

Vendredi 1 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander
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Construite sur les sables apportés du Delta
Alexandrie l’urba, voulue par un Grand.
Son phare, son port, sa bibliothèque.
La sagesse hellène pour l’Orient, La philosophie pour tous,
l’encyclopédie des savoirs accumulés ici, jour après jour,
L’universel proclamé jusqu’aux finistères, jusqu’aux chutes du Nil.


Une autre culture, une autre époque : un site sur la toile du XXIème siècle.
Une voix de liberté derrière les collines.
La gazette unitarienne invite à la gourmandise des idées,
pour une société inter convictionnelle du partage pluraliste,
carrefour pour croyants et non croyants, pour chrétiens et athées,
pour l’interrogation et le doute, pour les convictions et les interpellations,
pour une harmonique de paix et de justice


Le pasteur protestant est devenu tisserand.
L’anarchiste aux coups de gueule se fait aubergiste.
Le Franc-maçon, si fier de sa loge fraternelle, héberge des religions.
L’ami solitaire et rude, qui se tient résolument à l’écart des contorsions humaines,
établit des passerelles, multiplie les affinités.
L’époux et le père de famille si attentif aux siens,
toujours combattant de la pensée humaine dans ce qu'elle a de meilleur.


Chaque jour un nouvel article.
Le webmestre tisse sa toile toute voile dehors.
Elle s’étend, prend l’allure d’une maison d’édition,
Devient une famille de pensée entre auteurs 
qui ne se connaissent que par leur nom,
entre tant de visiteurs venus du monde entier,
qui, sans doute, n’auront jamais l’occasion de se serrer les mains
comme naguère, le firent entre eux, les Gueux de Bruxelles.


Un site sur la toile comme un point d’orgue
du savoir et de la réflexion,
de la raison critique et de l’exigence,
de l’ouverture et de la tolérance.


Aujourd’hui une référence pour les internautes,
demain, sans nul doute, un lieu de visite pour tous ses amis.
Dans ce temple de la pensée,
ils s’attarderont, de page en page, lue et relue, toujours avides de lire,
nostalgiques d’une aventure numérique
qu’ils ont vécue comme une épopée des temps modernes,
où l’on a appris à être curieux d’un simple clic.

Jean-Claude Barbier



J'ai adressé ce poème à Pierre Bailleux le 5 octobre en l'intitulant "Merci à Pierre Bailleux". C'était bien entendu un hommage, mais Pierre aurait refusé ce terme. C'était couru d'avance. 

Ses forces avaient commencé à décliner. Il luttait physiquement. Voyant moins bien et gêné d'une main, il cessa la mise en ligne de nouveaux articles sur son site.

Celui-ci n'est plus actualisé, mais reste ouvert, à la disposition de tous. 

http://prolib.net

Ce "merci à Pierre Bailleux" est le dernier texte qu'il mit en ligne. Il le plaça en première page des bulletins de la Correspondance unitarienne, bulletins mensuels qu'il accueillait sur son site depuis le lancement de cette série en octobre 2002.

http://prolib.net/unit/cu000merci.htm

5 ans après le début de cette collaboration, qui fut un compagnonnage d'une complicité et d'une amitié si fraternelle, La Besace des unitariens (lancée en février 2007) pouvait prendre enfin le relais, à partir du n° 72 d'octobre 2007.

Pierre, entouré de sa famille, s'est éteint dans la sérénité et dans la dignité, ce mardi 29 janvier.
Je lui avais téléphoné la veille. Il avait été sobre comme à son habitude.


Pierre Bailleux, pasteur protestant de l'Eglise protestante unie de Belgique (EPUB), desservait l'Eglise réformée de l'Alliance à Braine-l'Alleud, en banlieue Sud-Est de Bruxelles, dans le Brabant Wallon. 

Unitarien déclaré, ami de Théodore Monod, ayant participé à des activités de l'Association unitarienne francophone (AUF) dans les années 90, il était conseiller honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) depuis 2005.

Vendredi 1 février 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander

Lettre ouverte adressée aux évêques de France 
par l’association 
" Nous sommes aussi l’Eglise "
 


C’est avec joie que nous avons reçu le rapport des dominicains hollandais "Kerk en Ambt " (l’Eglise et le ministère). Les situations décrites et les questions soulevées sont en effet directement transposables à la France.

Le vieillissement des prêtres, sans renouvellement, constitue une crise grave. Comme vous, nous avons vu nos communautés privées progressivement des services d’un prêtre ordonné. Chrétiens " de la base ", nous sommes en droit de vous interpeller avec liberté et respect : malgré de nombreux cris d’alarme, n’avez-vous pas nié la crise et préféré garder le silence plutôt que de déplaire à Rome, laissant les communautés se débrouiller elles-mêmes, souvent sans eucharistie ? Avez-vous perçu le côté positif de la crise qui nous pousse à nous adapter à la situation nouvelle de l’Eglise dans un monde qui a changé ?

 

Nous ne sous-estimons pas les difficultés liées à la charge épiscopale. Mais il nous faut avancer. Le grand mérite des auteurs du rapport hollandais est d’avoir eu le courage de le rendre public. Les langues se délient. Les questions posées suscitent échanges et discussions : comment laisser les communautés choisir démocratiquement leurs responsables et celles ou ceux qui présideront l'eucharistie et les sacrements qu'elles célèbrent ? Est-il nécessaire de les recruter parmi des hommes célibataires engagés à vie ? Quel est le statut des femmes ? Faut-il donner priorité à la prêtrise dans sa forme actuelle contre le droit des communautés à l'eucharistie ? Ne faut-il pas revoir l'exercice du pouvoir dans l'Eglise ? etc.

 

Le chantier est immense. Il est ouvert à toutes et à tous. Comme le dit le dominicain français Hervé Legrand, pourtant très critique par rapport au texte de ses frères hollandais : " On doit donner acte aux autorités provinciales que leur cri d’alarme est justifié en tant que tel […] Maintenant que le débat est lancé autour de cette démarche et de sa réponse, il convient de le mener selon des règles claires et adéquates, comme tout débat méritant ce nom ".

 

La requête que nous vous adressons est simple : que vous mettiez en place une large confrontation à l’intérieur de la communauté et que vous en stimuliez les débats. Loin d’être une menace pour l’Eglise, il s’agit d’une véritable aubaine dont il faut savoir profiter.

 

" Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière " (Jn 16 :13)

 

  

Note à l’intention des journalistes

Un cri d’alarme est lancé par des chrétiens catholiques. Face à la crise profonde de l’Eglise ils interpellent leurs évêques et leur demandent d’ouvrir un large débat sur l’Eglise dans le monde de ce temps à partir d’un rapport que les dominicains de la Province de Hollande ont largement diffusé dans les paroisses de leur pays. Ce texte, intitulé " Eglise et ministère " pose publiquement des questions brûlantes concernant le statut des prêtres ordonnés et le pouvoir clérical. 

Il propose, par exemple, que les futurs responsables des communautés soient choisis démocratiquement par la base, avant d’être présentés à l’évêque ; ils ne seraient plus obligatoirement de sexe masculin et célibataires. Loin d’être anodines, ces questions et beaucoup d’autres, touchent des points extrêmement sensibles et révélateurs de profonds changements des mentalités qui vont de pair avec l’évolution de nos sociétés. Il ne devrait plus être possible de dire " Eglise " en pensant " Institution " ou " Hiérarchie ".

Elle est bien plus que cela.

Vous trouverez ces différents textes sur le site www.nsae.fr.


Les 1er et 2 décembre 07, dans sa rubrique "catholiques libres en action", les Actualités unitariennes se sont déjà faites l'écho de l'initiative de dominicains néerlandais demandant que des laïcs président aux assemblées eucharistiques et consacrent les espèces dès lors qu'il n'y a pas de prêtre disponible :

" lorsque les dominicains néerlandais posent de bonnes questions"
" lorsque les catholiques votent avec leurs pieds aux Pays-Bas ou ailleurs"
" l'enjeu eucharistique aux Pays-Bas : un prêtre ou un laic pour présider l'assemblée ?"
" les dominicains persistent et signent"

 

Jeudi 31 janvier 2008
par Nous sommes aussi l'Eglise publié dans : catholiques libres en action communauté : Religions en toute liberté recommander
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L’Institut d’études "Miguel Servet" s’ouvre vers l'extérieur 
avec un nouveau siège à Bruxelles.
L’ouverture de ce siège coïncide avec l’année européenne du Dialogue interculturel.

 
A partir du 1er mars 2008, l’Institut d’études "Michel Servet ", connu pour ses activités et ses initiatives en faveur de la diffusion de l’œuvre et de l’héritage intellectuel de Michel Servet, aura également un bureau permanent à Bruxelles. L’initiative est le résultat des contacts du maire de Villanueva de Sijena, M. Alfonso Salillas et du Secrétaire Général de l’Institut, M. Sergio Baches Opi, avec un groupe de citoyens belges qui, depuis plusieurs années, montre leur intérêt et admiration pour le personnage du grand humaniste espagnol né en Aragon, et qui actuellement, est devenu, autant en Europe qu’aux États Unies, l’aragonais le plus universel du point de vue historique.


Avec ce nouveau bureau, l’Institut souhaite promouvoir sa présence à l’extérieur pour faire connaître de façon plus efficace le personnage de Michel Servet comme exemple de citoyen européen, ainsi que le riche patrimoine naturel et culturel de la région de Los Monegros et de l’Aragon en général.

 
De plus, le bureau servira de lien d’union avec les institutions de l’Union Européenne, notamment avec la Commission Européenne ; avec les délégations diplomatiques des États non-européens, et avec des institutions culturelles internationales avec lesquelles l’Institut pourra collaborer à l’avenir.

 
Les objectifs à court et moyen terme de l’Institut seront, entre autres, les suivants :

-  L’organisation de conférences sur Michel Servet.

- Des actions auprès des institutions européennes pour la promotion du personnage de Michel Servet, et la récupération et mise en valeur du Monastère Royal de Sixena, ainsi que d’autres monuments de la région de Los Monegros, notamment le monastère chartreux Cartuja de Nuestra Señora de las Fuentes, qui est dans un état particulièrement lamentable.
 

- La participation à des séminaires concernant l’identité européenne et la diffusion des problématiques européennes aux habitants de la région de Monegros.
 

- La coopération avec les autorités éducatives pour faire connaître le personnage de Michel Servet dans le système éducatif wallon et flamand.
 

- La promotion de l’offre touristique et culturelle de Los Monegros, notamment le tourisme rural et le tourisme ludique.


Bruxelles, ville avec plus de mille ans d’histoire, est un des principaux centres mondiaux de décision politique et économique. Située au centre de la Belgique, elle a environ un million d’habitants, dont une grande partie provient d’autres pays, autant européens que du reste du monde, ce qui fait de Bruxelles un véritable creuset de cultures et de nationalités. Comme capitale de l’Union Européenne, Bruxelles est le siège des trois institutions principales de l’Union : la Commission européenne

le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen. Le Comité économique et social européen et le Comité des régions ont aussi leurs sièges à Bruxelles.

 
Les responsables de l’Institut veulent souligner qu’avec cette initiative se poursuit fidèlement la ligne directrice que le fondateur de l’Institut, M. Julio Arribas Salaberri, a légué aux membres de l’Institut quand celui-ci a été fondé en 1976 : " Je voudrais réunir tous les servetistes du monde autour de cette entité aragonesiste ".

 
Contact : M. Sergio Baches Opi (Tel.: + 34 610 47 82 84) o Mme. Montse Foguet Gómez (Tel.: + 34 687 15 04 74)

Note de presse de l'Institut d'études "Miguel Servet"
Villanueva de Sijena (Huesca – Espagne), le 27 janvier 2008

Lundi 28 janvier 2008
par Institut d'études publié dans : Europe communauté : Religions en toute liberté recommander
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