le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


Tibet libre

les unitariens sont solidaires de la lutte du peuple tibétain. Au-delà des jeux olympiques de Pékin, le drapeau de ce pays continue à flotter ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

les unitariens sont solidaires des chrétiens en terre d'islam, en Irak et dans d'autres pays. Aidons les avec l'Oeuvre d'Orient (lien)

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kenya_alice_kemunto.jpg Jusqu’à présent l’unitarisme-universalisme était dénominativement représenté au Kenya par deux Eglises. La plus importante, l’Unitarian Universalist Church ou Kenya (UUCK), de loin la plus importante, s’est développée depuis 2001 en pays kisii, avec, depuis, un débordement sur les ethnies voisines, sous la houlette du « bishop » Patrick Magara, un ancien pasteur adventiste. Elle se présente sous la forme d’une myriade de petits groupes, vu le peuplement dispersé qui existe dans cette région. Nous en avons très largement rendu compte dans notre rubrique « l’unitarisme en Afrique (Kenya) » dans nos Actualités unitariennes ( lien).
 
Patrice Magara est efficacement secondé par sa seconde femme, Alice Kemunto (contact), laquelle a un diplôme d'éducatrice et qui gère la messagerie électronique de son Eglise. En qualité de pasteur, elle s’est personnellement rattachée depuis juin 2011 à l’Unitarian Ministries (lien), instance unitarienne chrétienne, basée en Californie du Sud.

 

La révérende Alice Kemunto tient ici un bouclier traditionnel, qui sert d'écusson, avec en son centre un motif qui évoque le calice des unitariens (lien).

 

Tant l'UUCK que les autres communautés unitariennes au Kenya sont en principe inclusives et ouvertes, mais rien n’indique qu’elles soient concrètement inter-faith. La dénomination d’unitarisme-universalisme semble provenir plutôt de leur relation avec les unitariens américains. En tout cas la révérende Alice Kemunto évoque une Unitarian Ministries International Kenya (UMIK) qui a des fondements chrétiens et sur laquelle elle appelle la bénédiction de Dieu. Nous sommes manifestement dans une phase de gestation où ces Eglises locales cherchent leur propre identité, mais aussi des relations extérieures qui puissent les conforter.

Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 23:39
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : unitarisme (Kenya)
Communauté : Religions en toute liberté

michel_servet_portrait_billet_loterie.JPG La loterie espagnole (Loterías y Apuestas del Estado) a elle aussi célébré le 500 ème anniversaire de la naissance de Michel Servet en émettant un billet à son effigie. Ce billet reproduit le visage de l'intéressé d'après un dessin de Joan Casaramona, jeune artiste dont l'oeuvre est exposé depuis deux ans dans la salle "José Beulas" de la Maison natale de Michel Servet à Villanueva de Sijena, en Aragon.


michel_servet_billet_loterie.jpeg

Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 09:39
- Par Joan Casaramona - Publié dans : à propos de Michel Servet
Communauté : Unitariens

Les Cévennes et les Causses sont à l’honneur puisqu’elles viennent d’être inscrites (depuis juin dernier) au patrimoine de l’Unesco ; avec elles, la survie du protestantisme français après les Dragonnades dirigées par Louvois (à partir de 1680) et la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 par Louis XIV.

La période dite du « Désert » couvre les années 1685-1787, date à, laquelle Louis XVI redonna la liberté de culte aux protestants. Durant toute cette période, les cultes se firent en pleine forêt, dans des endroits inhabités, à l’image des Hébreux errant dans le désert du Sinaï ; le désert en tant que lieu symbolique des périodes d’épreuve.

Les dragonnades furent féroces. Ici, le président français, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite du musée du Désert au Mas Soubeyran, à Mialet dans le département du Gard (lien) le 4 octobre 2011, devant une roue portant une statuette représentant un supplicié. 

musee_du_desert_nicolas_sarkozy_couleurs_inversee.JPG musee_du_desert.jpg

« Le don des protestants à la France c’est la liberté de conscience », a déclaré le chef de l’État « C’est un lieu sacré pour les protestants » mais le message qu’il porte « va bien au-delà de la seule communauté protestante. C’est un lieu où on célèbre la liberté de conscience, un lieu qui montre les ravages que produit l’intolérance. Je viens ici pour les protestants, mais c’est pour toute la France ».


Le président Nicolas Sarkozy avait déjà eu l’occasion de parler de la contribution des protestants au patrimoine français, lors de sa visite à la Faculté protestante de Paris afin d’y inaugurer le Fonds Paul Ricoeur, où il avait évoqué la question de l’équivalence des diplômes entre l’enseignement public et l’enseignement confessionnel (voir notre article du dimanche 30 mai 2010 « L’éloge du protestantisme par le président de la République française »,  lien). Nicolas Sarkozy, avant son élection à la présidence en 2007, s’était déjà exprimé sur les rapports entre l’Etat et les religions dans un livre aux éditions Pocket : « La République, les religions, l’espérance ».

assemblee_du_desert.jpg

affiche appelant à l'Assemblée du Désert de cette année, pour le 4 octobre 2011, date du centenaire de la création du Musée du Désert 1911-2011

D’autres musées protestants existent dans la région, comme celui des Vallées cévénoles à Saint-Jean-du-Gard (lien), orienté sur l’écologie du milieu, et celui  - en projet – au Temple du Rouve, lieu de mémoire des premiers camisards, à Saint-André de Lancize, dans le département de la Lozère ; projet piloté par le pasteur Pierre-Jean Ruff sous l’intitulé « Lieu de mémoire sur la guerre des Camisards dans les Cévennes » (contact Correspondance unitarienne qui transmettra).

Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 09:38
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : les protestantismes
Communauté : Religions en toute liberté

Le vendredi 14 octobre à 11h, à l’Hôtel de Ville de Paris (5, rue Lobau, 4e arr.), le maire, Bertrand Delanoë, parraine l’initiative de trois associations françaises confessionnelles et culturelles regroupant des personnes homosexuelles : Beit Haverim (groupe juif gay et lesbien), David et Jonathan (mouvement homosexuel chrétien) et HM2F (homosexuels musulmans), lesquels organisent du 6 au 13 novembre prochain un voyage commun en Israël et en Palestine dans un objectif de solidarité avec les mouvements locaux de lutte contre l’homophobie. Ces associations présenteront leur projet de voyage et évoqueront les autres actions menées ensemble depuis une dizaine d’années. Le maire du 10ème arrondissement, Rémi Féraud y représentera le maire de Paris.

 

beit_haverim.jpg images.jpg le Beit Haverim

 

Le Beit Haverim ("Maison des amis" en hébreu) ( lien) est le groupe juif gay et lesbien de France, fondé en 1977, et à ce titre l’une des plus anciennes associations homosexuelles françaises. Nous regroupons dans un esprit de tolérance, d’ouverture et de mixité près de 200 adhérents et plus de 500 sympathisants : juifs, juives, judéophiles, gays, lesbiennes et leurs ami(e)s.

Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 18:46
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité
Communauté : Religions en toute liberté

Swiss-flag.gif Mme Karin Holm Randall, unitarienne-universaliste de Genève, a représenté sa congrégation, la Geneva Unitarian Universalits ( lien) lors de l'inauguration de la statue de Michel Servet par les autorités de la ville, ce 3 octobre ( lien). A cette occasion, elle a pu s'entretenir avec le magistrat Rémy Pagani, Mme Isabelle Graesslé, directrice du Musée de la Réforme, le Dr. Sergio Baches Opi, directeur de l'Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet", Christian Bernet, journaliste à la Tribune de Genève, Eric May, président du Conseil protestant à la paroisse Champel/Malagnou et Mme Shauna Beesley, compositrice et productrice de l'opéra, "Le procès de Michel Servet" (lien)


La Geneva UU Fellowship fait culte chaque 3ème dimanche du mois à 16 heures à la Maison de la Société religieuse des Amis suisses (quakers), avenue du Mervelet 13, quartier du Grand-Saconnex, 1209 Genève ; et le prochain culte aura lieu ce dimanche 16 octobre. Cette petite congrégation (une fellowship), n'ayant pas elle-même de ministre du culte, fait appel occasionnellement à des pasteurs unitariens-universalistes de passage en provenance d'autres pays, par exemple de Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Elle réunit principalement des anglophones en séjour à Genève, mais elle est ouverte à tous. Les cultes sont en anglais, lohnhof.png mais nombre de participants parlent couramment le français.


A noter que, depuis une année, une autre congrégation est ouverte à Bâle, la Unitarian Universalists of Basel (lien), avec des fidèles venant de Zurich, de Berne, et de Mulhouse. La présidente en est Mme Lara Fuschs, Hanfgartenweg 4,  4223 Blauen, CH,  Mobile 079 487 05 33. Les cultes  ont lieu chaque 2ème dimanche du mois à "Im Lohnhof 8", dans le quartier de l’église évangélique-reformée Leonhard

Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 14:32
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : à propos de Michel Servet
Communauté : Unitariens
medium_prosyletisme.jpg Extrémismes religieux, dérives sectaires et thérapeutiques, Colloque national, samedi 8 octobre 2011 de 9h00 à 17h30, organisé par le GEMPPI * – Groupe d’Etude des mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu ( lien), à l’Espace Ethique Méditerranéen **Hôpital adultes de La Timone,264, rue St Pierre 13005 Marseille
 
En partenariat avec : L’Espace Ethique Méditerranéen*, le CEREM (Centre d’Etude et de Recherche en Ethique Médicale), l’Assistance publique Hôpitaux de Marseille (AP-HM), la FECRIS (lien), la FAIL 13, avec le soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône et de la Ville de Marseille.
 
Le but de ce colloque est de prévenir et d’armer nos concitoyens vis-à-vis de certains excès s’inscrivant dans des démarches spirituelles ou religieuses. La méthode consiste à introduire les participants aux différentes formes de dérives sectaires actuelles, le tout en évitant les amalgames assimilant le droit pour chacun d’avoir sa part d’irrationnel ou de religieux. L’enjeu étant pour chacune des composantes d’envisager une meilleure résolution des problèmes.
 
Chaque conférence sera suivie d’un débat libre avec les participants. Les conférences et les débats feront l’objet de publications écrites et audio-visuelles et éventuellement de retransmissions télévisées.
 
9h-9h15. Présentation accueil. Président du GEMPPI et un représentant de l’Espace Ethique Méditerranéen. Soutien du Conseil Général 13 et de la Ville de Marseille
9h15-10h00. Autour du bouddhisme et ses déclinaisons new age, par Félix Crespo Bouddhanar. Suivi d’un témoignage
10h00- 11h30. Autour du catholicisme, par Christian Terras de la revue Golias. Nouveaux Mouvements Ecclésiaux (NME) et dérives par Laurence Poujade, vice-présidente de l'AVREF (Association Vie Religieuse Et Familles) et témoignage de Jean Priol (ex religieux capucin). Le Père Félix Baudoin, de Pastorale, Nouvelles croyances et dérives sectaires
11h30-12h. Autour du protestantisme. Les protestants évangéliques : un radicalisme théologique et éthique. Pasteur John Raymond Stauffacher (Eglise Réformée Evangélique Marseille Friedland)
12h – 12h45.  Abus de droits. Contenu et limites de la liberté de croyance (menaces religieuses sur l’hôpital, etc.). Evelyne Kestler, doctorante en droit
 
Collation
 
14h-15h. Autour de l’islam, par Riadh Sidaoui, journaliste, écrivain, politologue, fondateur et directeur du Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales (Caraps) à Genève ; suivi d’un témoignage et de la présentation de l’AVICH - Association des Victimes de l’Islamisme pour la Citoyenneté et l’Humanisme
15h-15h45.  Autour de la franc-maçonnerie, par Pierre Lambichi, ex président du Grand Orient de France. Eventuellement suivi d’un témoignage
15h45-16h05. Autour du judaïsme. Interview en différé d’Isabelle Lévy, auteur de « Menaces religieuses sur l’hôpital »
16h05-16h25. Croyances occultes et médecine.Témoignage.
16.25-17h30. Approche du sujet au travers de l’expérience de membres des Aumôneries et de « Pastorale et sectes ».Le Père Jean-Marie Maestraggi, Aumônier d’hôpital (Marseille). Vincent de Marcillac présentera aussi la création de la cellule Pastorale, sectes et nouvelle croyance, dans le diocèse de Marseille. Les membres des aumôneries d’Hôpitaux des différents Cultes sont invités afin de nous faire partager leur expérience en matière de pressions sur les malades, de groupes sectaires. Témoignage de l’Exorciste diocésain concernant la santé.
 
Gratuit. Inscription obligatoire auprès du GEMPPI, dans la limite des places disponibles
Ce programme est susceptible de subir des modifications
* GEMPPI, BP 30095, 13192 Marseille Cedex 20  -  Tel/fax : 04 91 08 72 22
Portable : 06 98 02 57 03 - Courriel : gemppi@wanadoo.fr  -  www.gemppi.org                           
** Site de l’Espace Ethique Méditerranéen : http://www.ap-hm.fr/ethiq/fr/site/accueil.asp
Un libraire sera sur place et tiendra un stand où il proposera les ouvrages des intervenants
Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 17:57
- Par GEMPPI - Publié dans : les dérives sectaires
Communauté : Religions en toute liberté

Un-chemin-de-memoire-sur-les-pas-des-Huguenots.jpg « Sur les pas des Huguenots » ( lien) est un projet de coopération mené dans le cadre du programme européen « LEADER » par cinq Groupements de communes allemands et deux Groupes d’Action Locale français, le GAL des Calades et des senteurs et le GAL Pays Diois. Il consiste en la création d’un sentier international de grande randonnée suivant le tracé historique de l’exil des Huguenots dauphinois vers la Suisse et l’Allemagne après la révocation de l’édit de Nantes, le 18 octobre 1685. Le sentier part du Poët-Laval dans la Drôme pour atteindre Genève puis Francfort-sur-le-Main et se termine à Bad Karlshafen au nord de la Hesse en Allemagne. Il est long de 1400 km, ce qui en fait l’un des plus longs chemins de randonnée européens. Il est connu aussi sous l’appellation populaire et humoristique de « Chemin de Saint-Jacques de Compostelle des parpaillots » !


Entre le 20 et le 23 octobre 2011, dans la Drôme, des « Voix d’exils » résonneront dans les vallées de Vèbre, du Roubion et du Jabron. Trois vallées, qui après la révocation de l’Édit de Nantes, ont vu partir bon nombre de leurs habitants. Elles qui se situent au départ du sentier « Sur les pas des Huguenots ». Ces vallées sont accessibles par autocars à partir des gares SNCF de Montélimar ou Crest. Les offices de Tourisme de Saoû-Soyans-Francillon (tél. : 04 75 76 01 72), de Bourdeaux (tél : 04 75 53 35 90) et de Dieulefit (tél : 04 75 46 42 49) peuvent aider à trouver un hébergement. L’Agence Tzig’âne de Bourdeaux met à la disposition des pèlerins des ânes et des calèches entre Le Poët-Laval (Drôme) et Valleiry (Haute-Savoie). Voir le programme sur le site sus mentionné « Sur les pas des huguenots » ( lien)

sur-les-pas-des-huguenots.png Le terme huguenot est l'ancienne appellation donnée par leurs ennemis aux protestants français pendant les guerres de religion. À partir du XVIIe siècle, les huguenots seront appelés religionnaires, car les actes royaux employaient le terme de « Religion prétendue réformée » pour désigner le protestantisme. Environ 200 000 ou plus d'entre eux (le chiffre de 300 000 est également avancé) ont dû quitter le territoire après les dragonnades à partir de 1680 et la révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685 par Louis XIV. Cet édit de Nantes interdit sévèrement toute émigration des huguenots et punit toute aide à l'émigration, obligeant à une extrême discrétion et à la francisation des noms. Les biens des huguenots étant récupérés dans l'illégalité, cette discrétion concerne aussi bien les bourreaux que les victimes. Les nombreux entrepreneurs huguenots qui ont dû prendre la fuite ont perdu leurs biens mais emporté le plus précieux, leur savoir-faire, car la plupart d'entre eux étaient à l'origine des artisans, qui ont ensuite pris des risques pour se reconstituer un patrimoine.

 

Fuite des élites, mais aussi les paysans sont nombreux à fuir dans les régions des Alpes, des Charentes et du Midi, car leur abjuration est jugée suspecte et n'empêche pas les persécutions. Colbert critique cette mesure et Dans son Mémoire pour le rappel des Huguenots, édité en 1689, l'ingénieur Vauban détaille l'ensemble des dégâts qu'a causé sur l'économie française le départ des artisans, marins et soldats protestants. Les Huguenots qui choisissent l’exil se retrouvent aux Pays-Bas, en Angleterre et en Allemagne, mais aussi en Afrique du Sud et dans le Nouveau monde.


Huguenot.sentier.jpg
Sur ce chemin mémorial des Huguenots, s’est greffé la terrible marche de l’hiver 1687 ramenant les "Vaudois" à Genève. En 1686, sous la pression du roi de France Louis XIV, le duc de Savoie persécuta les vaudois des vallées alpines, qui se réfugièrent d'abord à Genève, comme des milliers de huguenots. Après la « Glorieuse Révolution » anglaise de 1688, menée par une armée anglo-hollandaise composée à 20% de huguenots, qui mit fin au règne du catholique Jacques II, les rapports de force militaire changent en Europe. Le duc de Savoie Victor Amédée II accorda alors au Vaudois un édit de tolérance et ceux-ci furent autorisés en 1689 à faire leur "glorieuse rentrée" jusqu'à leurs vallées par un périple de 200 kilomètres, plein sud, le long des crêtes montagneuses. En 2010, les partenaires italiens du Piémont intègreront officiellement le projet avec les tracés de l’Exil et de la “Glorieuse Rentrée”, tracés qui traversent, de Turin à Genève, la Savoie française.


A noter que des dragonnades féroces avait déjà eu lieu à l’encontre des Vaudois du Piémont, une génération auparavant lors des "Pâques vaudoises" de 1655, ce qui obligea plus de 300 femmes vaudoises à venir se réfugier de l'autre côté de la frontière, dans le Queyras français, à Molines.


AnnaCharboniereTortured.jpg
Gravure illustrant le massacre des vaudois qui eut lieu en 1655 dans le Piémont, lors des dragonnades appelées les Pâques vaudoises. Une jeune femme est ici empalée ; elle s’appelait Anna et était la fille de Giovanni Charboniere della Torre.

Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 02:35
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : les protestantismes
Communauté : Religions en toute liberté

 Le Congrès en Aragon met, à juste titre, l’accent sur la dimension européenne de Michel Servet (lien). En confirmation, ce qui se passe à Genève (lien) et aussi une manifestation qui a déjà eu lieu en Belgique (lien).
Par contre, en France, où Michel Servet a cependant séjourné à Toulouse, Strasbourg, Paris, Charlieu et Vienne, nous n’avons recensé aucune manifestation. Seuls nos sites unitariens ont été présents à leur façon : les Actualités unitariennes, par leur rubrique « A propos de Michel Servet » (lien) se sont faites l’écho des manifestations ; et La Besace des unitariens a publié deux documents dans sa rubrique historique consacrée à Michel Servet (lien) : mise en ligne de la contribution de Jean-Claude Barbier au colloque de Barcelone 2006 « L’accès à l’universel des unitariens » ; et la traduction en français d’une conférence de Jaume de Marcos de 2006 sur « Servet de l’islam »
 
On ne peut que souhaiter que les unitariens de France et de Navarre s’agitent un peu, aillent fleurir les lieux de mémoire et alertent les autorités des villes concernées où il y a des statues dédiées à Michel Servet (Annemasse, Vienne, Paris), des établissements scolaires (Lyon, Charlieu, Vienne, Annemasse, Lille), des imprimeries (Lyon) ou des noms de rue à son nom (Dijon).


michael_servetus_heartfelt.jpg

A noter par ailleurs les récentes publications, dont nous avons aussi rendu compte :


BOEKE Richard F. et WYNNE-JONES Patrick (sous la direction de), 2011 - Servetus ; our 16th Century Contemporary ; a brief introduction to the life and teaching of Michael Servetus, a pioneer of religious freedom, brochure éditée par le chapitre britannique de l’International Association for Religious Freedom (IARF) / Association internationale pour la liberté religieuse, 68 p., en anglais (lien)

"Miguel Servet. Historia de un fugitivo", par Fernando Martínez Laínez, publié chez IFC Edición, mai 2011, 165 p. (lien)

Enfin, la Servetus International Society a publié l'important colloque de Barcelone 2006 consacré à Michel Servet (lien). Voir le rappel des contributions à ce colloque sur le site de La Besace des unitariens (lien).

Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 08:40
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : à propos de Michel Servet
Communauté : Religions en toute liberté

Michel Servet est né le 19 septembre 1511 à Villanueva de Sijena (Aragon).


Le vendredi 28 octobre à Saragosse, de 10 à 20 h, à la salle de conférence du musée de Saragosse (Plaza de los Sitios, 6)


Ouverture du congrès par Mme Luisa Fernanda Rudi, présidente du gouvernement d’Aragon ; présentation du Congrès par Sergio Baches Opi, directeur de l’Instituto de Estudios Sijenenses « Miguel Servet » ; oeuvre musicale originale en hommage à Michel Servet jouée par les élèves du Conservatoire supérieur de la Musique d’Aragon.

 

les conférences :


Fernando Martinez Lainez, journaliste et écrivain, Madrid, «Miguel Servet, notre contemporain»
Peter Morales, président de l’Association unitarienne-universaliste des Etats-Unis (UUA, Boston) « Etat du mouvement unitarien dans le monde : le libéralisme religieux en face du dogmatisme »
Luis Larrad, chef du service d’Immunité de l’hôpital privé Lozano Blesa à Zaragosse « La médecine régénérative : Prométhée parmi nous ? »

 

une table ronde :

 

Antonio Angulo, journaliste, Huesca, animation d’une table-ronde sur « Conscience et éthique dans les investigations » avec la participation de :

Pere Puigdomènech, professeur et enquêteur du CSIC, Barcelone : « L’éthique et les applications de la science. Une perspective européenne »,

Mme Carmen Ayuso, docteur au Service de génétique de l’Hôpital universitaire de la Fondation Jimenez Diaz à Madrid, Ciberer, ISCIII, Madrid : « Défis éthiques de la nouvelle médecine génomique »,  

Rogello Altisent, coordinateur du Groupe d’investigation en bioéthique de l’Institut Aragonais d’inspection sanitaire, Saragosse : « La conscience des limites »,

Santiago Lamas, chercheur en biologie moléculaire au Centre Severo Ochoa à l’Université autonome de Madrid : « Intégrité scientifique : une question de principes et de conséquences »,

et Eduardo Lopez Azpitarte, philosophe et théologien, titulaire de la chaire de théologie morale à la Faculté de théologie de Grenade : « Fanatisme et objection de conscience en face d’une éthique pluraliste ».
michel_servet_aragon_2011.jpegIllustration : les lieux en Europe où séjourna Michel Servet (les dates indiquent les débuts de séjour) : Villanueva de Sijena (1511), Toulouse (1528), Bologne en Italie (1530), Bâle (1530), Strasbourg (1531), Paris (1533), Lyon (1533), Paris (de nouveau en 1537), Charlieu (1538), Lyon (de nouveau en 1538), Vienne (1541 à 1553), Genève (1553)

 

et le samed.i 29, de 10 h à 20 h, à Villanueva-de-Sijena, à la Maison natale de Michel Servet

 
Mot de bienvenue par le maire de la ville, Ildefonso Salillas, et président de la Chambre régionale de Los Monegros

des conférences :

 

Ana Maria Valero, professeur de droit constitutionnel à l’université de Castille-La Mancha, Cuenca : « Liberté de conscience, neutralité de l’Etat et principe de laïcité »
José Ma Martinez de Pison, titulaire de la chaire de philosophie du Droit et recteur de l’université de la Rioja : « Le laborieux chemin jusqu’à la liberté de conscience : Michel Servet et Blanco White »
Sergio Carletto, professeur de philosophie au Centre d’études sur la pensée contemporaine, Cuneo, Piémont, Italie : « Michel Servet et Georges Biandrata : précurseurs de la liberté de conscience en Europe ».
Ronald Cordes, producteur de télévision, Bedford, Massachussets, Etats-Unis, présentation et projection d’un document sur Michel Servet « pour le XXème siècle ».
Mme Alicia McNary Forsey, professeur en accueil  Graduate Theological Union, Berkeley, Californie, Etats-Unis.

 

et une table ronde :

 

animée par Anton Castro, journaliste et écrivain, Saragosse sur le thème : « Théologie, liberté de conscience et tolérance », avec la participation de :

Rafael Bermudo des Pino, professeur de philosophie à l’Institut d’éducation du Secondaire « Miguel Servet », Saragosse : « Optimisme cosmologique et humanisme : Servet et la théologie ‘prisca’ » ;

Joaquin Manuel Parra, psychologue, Murcie : « Michel Servet devant son holocauste : une interprétation basée sur l’analyse existentielle de Viktor Frankl ».
Bizen D’o Rio Martinez, Académie royale d’Histoire, Huesca : « Le traitement de Servet par la première presse européenne [de son époque] ».
Angel Gari, historien et directeur du Musée des croyances et de la religiosité populaire de Abizanda, Huesca : « Sorcellerie et intolérance dans le nord de l’Espagne »


Séance plénière, puis clôture du congrès par Mme Dolores Serrat, conseillère de l’Education, de l’université et de la Culture et du sport au Gouvernement d’Aragon.

 

Les conférences sont en espagnol, la traduction des titres a été faite ici par Jean-Claude Barbier

Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 06:00
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : à propos de Michel Servet
Communauté : Religions en toute liberté

né le 19 septembre 1511 à Villanueva-de-Sijena (Aragon) et mort le 23 octobre 1553 à Genève


Fin octobre, début novembre - Opéra : le procès de Michel Servet en 3 actes de Shauna Beesley et de Jean-Claude Humbert (lien)


Le lundi 3 octobre à 14 h - Inauguration d'une statue de Michel Servet à Genève (lien)

Annemasse--Michel-Servet--statue.jpg En 1902, un congrès international de Libres Penseurs, réuni à Genève, chargea la sculptrice Clotilde Roch de concevoir une statue de Michel Servet. Celle-ci fut refusée par les autorités municipales de l'époque. La statue prit place à Annemasse, de l’autre côté de la frontière, côté français. Seule une pierre expiatoire fut installée en 1903, à l'emplacement du bûcher, à l’initiative des calvinistes qui reconnaissaient « l’erreur de l’époque » (en omettant de parler de celle, personnelle, de Jean Calvin !). Ceci en bas de la colline de Champel, à l'angle des avenues de la Roseraie et de Beau-Séjour, en face des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). A noter la présence proche d'une rue dédier au médecin espagnol et à l'humaniste que fut Michel Servet.

 

la statue de Michel Servet à Annemasse, le représentant dans sa geole durant son procès où il vécut dans des conditions sordides


La Ville de Genève a fait réaliser une copie de la statue de Clotilde Roch *, pour l'installer à côté du monument expiatoire. Elle sera inaugurée par Rémy Pagani, conseiller administratif de la Ville, en présence de l’ambassadeur d'Espagne en Suisse (M. De Frutos), de la Directrice du Musée de la Réforme (Mme Isabelle Graesslé), et de Jean Batou, professeur d'histoire à l'université de Lausanne.

 

ndlr - ajout du 16 novembre 2011 - Jean Batou a publié son discours sur son propre blog personnel "Regard Critique" sous le titre "Une foi dans l'humanité" en date du 4 octobre (lien) ; le même texte a été republié le 15 novembre sur le site d'Europe solidaire « Michel Servet eut la singulière infortune d’avoir été brûlé deux fois : en effigie par les catholiques, et par les protestants en chair et en os » (lien).

 

* historique de cette statue entre Annemasse, Saragosse et finalement Genève !

Information de Philippe Beuchat, conseiller en conservation, transmise à nous par Etienne Lezat, tous deux cadres de la Ville de Genève


La sculpture originale, c'est-à-dire le positif en plâtre, a été réalisée par l'artiste Clotilde Roch (1867 - 1923). En 1908, suite au refus des autorités de l'installer à Genève, la première épreuve en bronze de cette sculpture a été mise en place à Annemasse. Puis le plâtre original a été remis à la Ville de Saragosse qui l'a entreposé successivement en divers lieux. En 1942, les forces d'occupation allemandes se font remettre la statue en bronze d'Annemasse pour la faire fondre. En 1960, une nouvelle statue de Michel Servet en bronze est installée à Annemasse, à l'entrée du parc municipal. Elle sera transférée en 1988 à la place de l'Hôtel de Ville. Il s'agit d'une oeuvre "inspirée" de celle de Clotilde Roch et signée de cette dernière (qui est décédée en 1923). Elle est produite par la Fonderie M. Pastori à Genève. Cette sculpture est légèrement plus petite que l'originale, la posture du personnage est la même mais le rendu de ses vêtements semble plus grossier. Sans autre élément, je formule l'hypothèse que le fondeur a dû retrouver une des ébauches en plâtre de la sculpture originale réalisée par Clotilde Roch en 1908, dans notre région, puisque "l'original" n'a pas quitté Saragosse, selon les indications trouvées. En 2004, une épreuve en bronze est tirée du plâtre original par une fonderie de Villanueva de Gállego et installée à Saragosse. En 2011, une seconde épreuve est tirée du plâtre original dans la fonderie Villaguz SA de Villanueva de Gállego (vraisemblablement le même établissement que celui cité plus haut) pour être livré à la Ville de Genève. En conclusion, le bronze de Genève est une épreuve tirée du même original que celle de Saragosse et que celle qui se trouvait à Annemasse de 1908 à 1942.

 

Le 15 octobre à 17 h - Conférence du pasteur Vincent Schmid : « Les pourquoi d’une tragédie »

dans le cadre de l’Eglise protestante de Genève, au centre paroissial de la paroisse de Champel-Malagnou (10, avenue Bertrand, Genève), Cette conférence d’une heure (17h30 - 18 h30) sera précédée à 17 heures d’un accueil-rafraîchissement et suivie à 18h 30 d’un déplacement au site mémorial (stèle de 1903 et statue récente).

Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 09:55
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : à propos de Michel Servet
Communauté : Religions en toute liberté

Hommage à Genève à Michel Servet pour le 500ème anniversaire de sa naissance (1511-2011) : "Le procès de Michel Servet", opéra en 3 actes de Shauna Beesley et de Jean-Claude Humbert - que nous avons déjà présenté (lien).

 

Il y aura plusieurs représentations à la Salle centrale Madeleine (10, rue de la Madeleine, CH - 1204 Genève) : vendredi 28 octobre 2011, 19h 30 ; dimanche 30 octobre, 17h 00 ; jeudi 3 novembre 2011, 19h 30 ; samedi 5 novembre 2011, 19h 30. Les billets sont en vente au Service culturel Migros Genève, 7, rue du Prince, sur le site www.genevox.net ou sur place, une heure avant la représentation.

 

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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 07:47
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : à propos de Michel Servet
Communauté : Unitariens

Maintenant que les moyens d’expression sont multiples et en plein développement, les anti-ceci ou cela, ou encore les anti-tout, se multiplient, se font missionnaires et envahissent le devant de la scène médiatique, toujours à la recherche de nouvelles polémiques. Dans nos sociétés contemporaines fortement segmentés, ils sont rois de la parole.


De la rhétorique, ils n’ont retenu que l’anti-thèse, caricaturant à outrance la thèse afin d’en triompher aisément, et … oubliant la synthèse.
Les anti sont des rationalistes ; ils étayent leurs opinions de longs argumentaires et de références. Ils ont toujours raison et savent convaincre. Ce sont des militants.
Ils sont courageux. Lorsqu’ils prennent une tête de turc, il ne lâchent pas prise, jusqu’au lynchage médiatique. Avec eux, c’est un engagement à la vie à la mort, comme s’ils luttaient contre Satan en personne.
Ce sont des généralistes ; le particulier n’existe pas : une seule loi pour tous les citoyens quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent. Ils sont, disent-ils, au niveau des règlements et non des personnes. Qu’on se le dise, ils sont objectifs et non partisans (même s’ils sont encartés jusqu’au cou et sont les perroquets de leur parti).
Ils n’ont rien à envier aux policiers et aux juges. Rien n’échappe à leur vigilance. Ils scrutent les gestes et les paroles des autres, comme des inquisiteurs qui instruisent un procès uniquement à charge.
Ils sont sportifs, sautant sur les occasions, réagissant immédiatement à l’actualité ; pas même le temps d’aller vérifier sur le terrain.
Nonobstant, ce sont aussi de gros sensibles, capables de piquer de saintes colères (eux qui sont au-dessus de tout soupçon), de s’indigner jusqu’à s’étrangler de beaux sentiments, la main sur le cœur (alors que les autres sont des salauds), parfois / souvent d’entrer en transe au seul nom de leurs ennemis.
Ils sont réactifs, ayant besoin que les autres fassent ou disent quelque chose pour que cela libère le fonctionnement de leur cerveau ; leur expression vient toujours après, jamais avant ! Sans programme, ils ont besoin de ceux des autres pour en parler.
Ce faisant, ils n’ont aucune proposition à nous faire, mais passent leur temps à dénigrer celles des autres. Même l’opposition constructive, ils n’y arrivent pas ! Ils parlent (ou rêvent) sans cesse d’alternative, mais n’avancent pas dans les réalisations, même pas une quelconque pierre d’attente prophétique. Ils disent ce qu’il faut faire ou faudrait faire, mais ne font pas eux-mêmes. Ils attendent que les responsables le fassent, se plient finalement à leurs injonctions, à leurs motions comminatoires.
Ils sont ainsi dépendants des pouvoirs établis et des hiérarchies, pour que, eux, puissent manifester et faire pression. Car ils se veulent avant tout revendicatifs, contestataires, bref, anti !
Ne sont-ils pas comme le berger et frondeur David contre le puissant Goliath ? Les iconoclastes d’aujourd’hui, destructeurs d’idoles et d’images, toujours prêts à abattre les statues comme un bûcheron laborieux abat ses arbres avec la cognée ? Ils pourfendent l’adversaire idéologique comme naguère saint Michel terrassait le Démon.
grincheux.jpg grincheux_nains.jpg Certes, ils le font par dévouement altruiste, pour délivrer les braves gens de leur ignorance, de leurs aveuglément, de leurs entraves, des griffes des puissants. Ce sont des apôtres de la liberté, les détenteurs des révolutions déjà faites dont ils rappellent sans cesse, non point les vicissitudes et les meurtres, mais les grandes déclarations de principes.
Car, eux sont bien entendu dans le vrai et les autres dans le faux ; eux sont dans l’honnêteté et les autres dans les magouilles ; eux sont propres et les autres ont les mains sales. Au nom de la vérité dont ils sont les gardiens du Temple, ils diabolisent les autres.
 

Les plus dangereux sont des autoritaires qui veulent tout régenter, tout décider. Ce sont nos pharisiens d’aujourd’hui. Au secours Jésus *. Mais il y a aussi les pauvres grincheux que nous sommes, atteints de sinistrose comme d'autres d'arthrose, les grognons qui râlent sans cesse. Au secours Blanche Neige !
 

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Dans le conte d'origine, les sept nains n'ont pas de noms, c'est Disney qui a nommé les nains : Simplet, Grincheux, Joyeux, etc.

 

* Jésus selon Luc (7, 31-35) et Matthieu (11, 16-19) : « A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération et à qui sont-ils semblables ? Ils sont semblables à des enfants qui (sont) assis sur une place publique et s’interpellent les uns les autres, disant : ’Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; nous nous sommes lamentés, et vous n’avez pas pleuré.’
Car est venu Jean le Baptiste, ne mangeant pas de pain ni ne buvant de vin, et vous dites : ‘il a un démon.’ Est venu le Fils de l’homme [expression par laquelle Jésus se désigne souvent], mangeant et buvant, et vous dites : ‘Voici un homme glouton et ivrogne, ami des publicains et des pêcheurs.’ Et la sagesse a été justifiée par tous ses enfants. » (Luc).

Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 09:01
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : vive l'inter-convictionnel !
Communauté : Religions en toute liberté

"Deux poids deux mesures : l'avortement pardonné à Madrid", par Ivone Gebara écrivain, philosophe et théologienne, article paru dans Adital du 22 août 2011, et traduit en français


C'est avec beaucoup d'angoisse que beaucoup de femmes catholiques liront l'information publiée dans différents journaux cette fin de semaine, information selon laquelle l'archidiocèse de Madrid avec l'approbation papale a donné le pouvoir de pardonner avec indulgence plénière aux femmes qui, à l'occasion de la visite du pape, confesseront avoir avorté. L'impression que nous avons éprouvée est que le pape, le Vatican et certains évêques s'amusent à des jeux de mauvais goût avec les femmes. Nous ne savons pas dans quel monde ces hommes vivent, qui ils pensent être et qui ils pensent que nous sommes !

 

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Premièrement, ils accordent le pardon à qui peut voyager pour assister à la Messe du pape et passer par le « confessionodrome » ou par l'ensemble des deux cents confessionnaux blancs installés sur la grande place publique de Madrid appelée « Parc de la retraite ». Le pardon de ce « péché » a un lieu, un jour et une heure fixés. Il en coûte seulement un voyage à Madrid pour se trouver face au pape ! Qui reculerait devant cet effort pour un si grand privilège ? Il suffit d'avoir l'argent pour le voyage et pour payer le séjour dans un hôtel de Madrid et le pardon sera obtenu. C'est pourquoi nous demandons : quelles alliances la pratique du pardon dans l'Eglise a-t-elle avec le capitalisme actuel ? Comment peut-on vivre un tel réductionnisme théologique et existentiel ? Qui retire un bénéfice de ce comportement ?


Deuxièmement, il est étrange d'affirmer que le pardon de ce « crime abominable » comme ils l'appellent est accordé seulement à l'occasion de la visite du pape afin qu'en cette même occasion, les fidèles pécheresses obtiennent « les fruits de la grâce divine » en confessant leur péché. Comment peut-on comprendre qu'une faute est pardonnée seulement quand l'autorité suprême est présente ? N'est-on pas en train de renforcer l' antique et décadent modèle impérial de la papauté ? Quant l'imperator est présent, tout est possible y compris l'expression de la contradiction à l'intérieur de son propre système pénal.


Je ne veux pas rappeler dans une réflexion brève comme celle-ci les arguments que beaucoup d'entre nous, femmes sensibles à nos propres douleurs avons répétés au long de beaucoup d'années. Mais cet événement papal madrilène montre malheureusement une fois de plus un aspect encore bien vivant au Vatican, à savoir l'aspect des querelles médiévales dans lesquelles des questions absolument sans intérêt pour la vie humaine étaient discutées. Plus encore, il fait la preuve de sa méconnaissance des souffrances des femmes, de sa méconnaissance des drames que les situations de violence provoquent dans nos corps et nos coeurs. En concédant le pardon au « crime » d'avortement comme ils l'appellent toujours, ils montrent, à leur manière élitiste, le visage ambigu d'une institution religieuse capable de céder à l'appareil triomphaliste quand sa crédibilité est en jeu.  Ils peuvent bénir des troupes qui vont tuer des innocents, envoyer des prêtres comme aumôniers militaires dans des guerres toujours sales, faire des déclarations publiques en faveur de l'institution en condamnant les femmes pauvres et opprimées, ouvrir des exceptions à la règle de leurs comportements pour attirer des jeunes (qui sont) étrangers aux grands problèmes de monde dans le troupeau du pape La liste des us et coutumes « transgresseurs » de leurs propres lois est énorme...


Pourquoi réduire la vie chrétienne au pain et au cirque ?  Pourquoi donner un spectacle de magnanimité au milieu de la corruption des coutumes ? Pourquoi créer l'illusion du pardon alors que le quotidien des femmes est plein de persécutions et  d'interdictions de leurs choix et capacités ?


Nous sommes invité/e/s à réfléchir à l'aspect néfaste de la position du pape et des évêques qui le soutiennent. Le pape n'a pas accordé pardon et indulgence totale et entière « urbi et orbi » c'à-d. À toutes les femmes qui on avorté mais seulement à celles qui se sont confessées à ce moment précis et à l'occasion de la visite du pape en Espagne. N'est-ce pas une fois de plus utiliser les consciences, en particulier celles des femmes à des fins d'expansionnisme de leur modèle pervers de bonté ? N'est-ce pas une fois de plus ouvrir des concessions en obéissant à une logique autoritaire qui veut restaurer les antiques privilèges de l'Eglise dans quelques pays européens ? N'est-ce pas une façon d'acheter les femmes en les humiliant devant la soi-disant magnanimité des hiérarques ?


Les autorités constituées dans l'Eglise catholique et dans d'autres Eglises sont-elles encore chrétiennes ? Suivent-elles encore les valeurs éthiques humanistes qui exigent le respect de toutes les vies et spécialement de la vie des femmes ?


Je crois qu'une fois de plus, nous sommes convoqué/e/s à exprimer publiquement notre sentiment de rejet devant l'utilisation de la vie de tant de femmes comme prétexte de la magnanimité du coeur du paps. Nous sommes convoqué/e/s à être le corps visible de nos croyances et de nos choix.


En faisant cela, nous ne sommes meilleurs que personne. Nous sommes tous/tes pécheurs et pécheresses capables de nous frapper mutuellement, capables d'hypocrisie et de mensonge, de cruauté et de cruauté raffinée. Mais nous sommes aussi capables de partager notre pain, d'accueillir celle qui est abandonnée, de vêtir celui qui est nu, de visiter le prisonnier,  de traiter Hérode de renard. Nous sommes ce mélange, expression de notre moi, de nos dieux, des épines dans notre chair qui nous invitent et nous convoquent à vivre au-delà des façades derrière lesquelles nous aimons nous cacher.

 

Ndlr - Nous remercions Philippe de Briey (Belgique) de nous avoir transmis la traduction en français de cet article

Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 01:58
- Par Yvone Gebara - Publié dans : la Contre-Réforme

kenya_girage_mara_game_park.JPG L’Unitarian Universalist Church of Keynia (UUCK) est une Eglise théiste, croyante en Dieu, de culture chrétienne (le fondateur était auparavant un pasteur adventiste) et ouverte à toutes les grandes sagesses de l’Humanité (d’où son adhésion à l’unitarisme-universalisme américain).

 

Elle a été fondée en 2001 par Patrick Magara, qui est appelé “bishop” (= évêque) par ses fidèles. Non seulement, elle s’est développée en milieu rural, mais dans un milieu de fermes dispersées sur les collines verdoyantes du pays kisii, et elle s’est étendue au-delà auprès de populations d’éleveurs, donc toujours dans des régions où le peuplement est de densité très faible. Les communautés sont donc multiples et les effectifs chaque fois très faibles.

 

On imagine le travail pastoral que cela suppose : Patrick Magara le fait avec toute son énergie, secondé efficacement par sa femme Alice, d’autres membres de sa famille, et le Comité de l'Eglise et les Anciens. 

 

girafe du Mara Game Park


Compte tenu de cette situation, les photos que vous allez voir sont émouvantes. Ce sont de multiples rencontres au niveau de fermes et de hameaux qui ont permis à cette Eglise de devenir véritablement une communauté digne de ce nom. Elle recherche des partenaires internationaux pour poursuivre son développement et notamment soutenir ses activités sociales (orphelinats, écoles, centres de santé). Pour contact, lien.


Au niveau de la capitale Naïrobi et région, les communautés unitariennes essentiellement citadines qui s’y trouvent sont réunies au sein de la Kenyan Unitarian Universalist Church (KUUC). Distance géographique et différences ethniques font que les deux Eglises ne coordonnent pas pour l’instant leurs activités en dépit des efforts de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) qui souhaite que, pour chaque pays, il y ait un organe de coordination afin de représenter le pays lorsqu’on se trouve en présence de plusieurs communautés unitariennes. 

 

kenya uuck UUCK ANGATA CONGREGATION 
La communauté d’Angata réunie pour le culte.


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Les femmes y sont importantes et ont, entre elles, une association « women fellowship »,


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la chorale locale.

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L'UUCK mène des activités sociales ; ici un projet de centre de santé : pour l’instant sur plan, mais le terrain a déjà été donné par le village.

 

kenya uuck transmara luck church cultekenya_uuck_bishop_magara_prechant.JPG

La communauté de Transmara Luck réunie sous les arbres pour faire le culte. Bishop Magara est entrain de prêcher

 

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durant le culte, les enfants sont réunis à part pour faire "l'école du dimanche" (ce qui correspond au catéchisme).

 

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Dans ce village, à Tranmara Luck, l'UUCK gère une école primaire


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Le "bishop" au milieu des éleveurs.

 

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Ici avec des anciens d'un village,

 

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là devant la case d’hébergement du village.
 

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La prière se fait en plein champs, comme au temps de l'angélus paysan peint en France par de Millet au XIXème siècle !

 

kenya_uuck_culte_du_dimanche.JPGkenya_uuck_PRAYER.JPG

séance de culte dans un autre village ;les gens prient avec ferveur.

 

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Les réunions, ici le comité de l'UUCK avec le "bishop" Patrick Magara (ici en blanc et vu de dos), se font à l'intérieur de simples cases.

 

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en tournée dans un village, le "bishop" est au centre de l'image avec une chemise brodée couleur ocre et or ; on reconnaît devant les enfants de l'école de Transmara Luck que l'Eglise gère.

Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 16:01
- Par avec photos de l'UUCK - Publié dans : unitarisme (Kenya)
Communauté : Religions en toute liberté

eglise_en_gr_ve__mouvement_le_cursillo_.jpg Dans le cadre de l’association Actualisation de la Bible (ACTUEL), une session d’études historiques et bibliques se tient au hameau de Raynaude, près du Mas d’Azil, en Ariège, du jeudi 17 au dimanche 21 août. Elle est animée par Roger Parmentier, pasteur de l’ERF à la retraite, sur un thème d’urgence dans les pays occidentaux où la déchristianisation est très forte « Les Eglises chrétiennes ont-elles un avenir ? ». Pour contact, lien 


1 - « Eglises » ou « Equipes de volontaires pour réaliser le Règne de Dieu » ? Alfred Loisy disait : Jésus a proclamé le Royaume de Dieu et c’est l’Eglise qui est venue. Le projet global de Jésus peut-il être retrouvé et réalisé ?
2 - La « survivance de Jésus » chez Dietrich Bonhoeffer : lucidité, résistance, responsabilité, courage, engagement … à hauts risques !
3 – Les Eglises d’outremer nées des missions protestantes : un exemple encourageant ou discutables ?
4 – Les projets du « christianisme social » nouveau. Les « Fraternités » de la Mission populaire… des raisons d’espérer ? Le christianisme libéral, une nécessité ? (Evangile et Liberté, Théolib, Correspondance unitarienne, etc.)
5 – Que faut-il inventer (et dans quelle fidélité) avant le total effondrement ? Priorité à la pratique et à la proclamation de l’Evangile de Jésus ? Vivre sans temples, sans personnel rétribué (*) ? Prière pour qu’il y ait des vocations de « réalisateurs-proclamateurs » ? Formation historique et théologique plus poussées ? Retrouver un Evangile compatible avec toutes les cultures, y compris sécularisées ? non religieuses ? Etre « Samaritain » aujourd’hui ? Etre prophète ? Des groupes prophétiques ?
 

 

* ndlr – voir l’exemple de notre Eglise unitarienne francophone ( lien) qui fonctionnement uniquement sur Internet, comme tout autre Eglise protestante (avec un ministre du culte, un conseil d’Eglise et des cultes réguliers), sans personnel rémunéré et sans budget .

Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 10:33
- Par Roger Parmentier - Publié dans : les protestantismes
Communauté : Religions en toute liberté
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