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Lettre ouverte adressée aux évêques de France 
par l’association 
" Nous sommes aussi l’Eglise "
 


C’est avec joie que nous avons reçu le rapport des dominicains hollandais "Kerk en Ambt " (l’Eglise et le ministère). Les situations décrites et les questions soulevées sont en effet directement transposables à la France.

Le vieillissement des prêtres, sans renouvellement, constitue une crise grave. Comme vous, nous avons vu nos communautés privées progressivement des services d’un prêtre ordonné. Chrétiens " de la base ", nous sommes en droit de vous interpeller avec liberté et respect : malgré de nombreux cris d’alarme, n’avez-vous pas nié la crise et préféré garder le silence plutôt que de déplaire à Rome, laissant les communautés se débrouiller elles-mêmes, souvent sans eucharistie ? Avez-vous perçu le côté positif de la crise qui nous pousse à nous adapter à la situation nouvelle de l’Eglise dans un monde qui a changé ?

 

Nous ne sous-estimons pas les difficultés liées à la charge épiscopale. Mais il nous faut avancer. Le grand mérite des auteurs du rapport hollandais est d’avoir eu le courage de le rendre public. Les langues se délient. Les questions posées suscitent échanges et discussions : comment laisser les communautés choisir démocratiquement leurs responsables et celles ou ceux qui présideront l'eucharistie et les sacrements qu'elles célèbrent ? Est-il nécessaire de les recruter parmi des hommes célibataires engagés à vie ? Quel est le statut des femmes ? Faut-il donner priorité à la prêtrise dans sa forme actuelle contre le droit des communautés à l'eucharistie ? Ne faut-il pas revoir l'exercice du pouvoir dans l'Eglise ? etc.

 

Le chantier est immense. Il est ouvert à toutes et à tous. Comme le dit le dominicain français Hervé Legrand, pourtant très critique par rapport au texte de ses frères hollandais : " On doit donner acte aux autorités provinciales que leur cri d’alarme est justifié en tant que tel […] Maintenant que le débat est lancé autour de cette démarche et de sa réponse, il convient de le mener selon des règles claires et adéquates, comme tout débat méritant ce nom ".

 

La requête que nous vous adressons est simple : que vous mettiez en place une large confrontation à l’intérieur de la communauté et que vous en stimuliez les débats. Loin d’être une menace pour l’Eglise, il s’agit d’une véritable aubaine dont il faut savoir profiter.

 

" Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière " (Jn 16 :13)

 

  

Note à l’intention des journalistes

Un cri d’alarme est lancé par des chrétiens catholiques. Face à la crise profonde de l’Eglise ils interpellent leurs évêques et leur demandent d’ouvrir un large débat sur l’Eglise dans le monde de ce temps à partir d’un rapport que les dominicains de la Province de Hollande ont largement diffusé dans les paroisses de leur pays. Ce texte, intitulé " Eglise et ministère " pose publiquement des questions brûlantes concernant le statut des prêtres ordonnés et le pouvoir clérical. 

Il propose, par exemple, que les futurs responsables des communautés soient choisis démocratiquement par la base, avant d’être présentés à l’évêque ; ils ne seraient plus obligatoirement de sexe masculin et célibataires. Loin d’être anodines, ces questions et beaucoup d’autres, touchent des points extrêmement sensibles et révélateurs de profonds changements des mentalités qui vont de pair avec l’évolution de nos sociétés. Il ne devrait plus être possible de dire " Eglise " en pensant " Institution " ou " Hiérarchie ".

Elle est bien plus que cela.

Vous trouverez ces différents textes sur le site www.nsae.fr.


Les 1er et 2 décembre 07, dans sa rubrique "catholiques libres en action", les Actualités unitariennes se sont déjà faites l'écho de l'initiative de dominicains néerlandais demandant que des laïcs président aux assemblées eucharistiques et consacrent les espèces dès lors qu'il n'y a pas de prêtre disponible :

" lorsque les dominicains néerlandais posent de bonnes questions"
" lorsque les catholiques votent avec leurs pieds aux Pays-Bas ou ailleurs"
" l'enjeu eucharistique aux Pays-Bas : un prêtre ou un laic pour présider l'assemblée ?"
" les dominicains persistent et signent"

 

Jeudi 31 janvier 2008
par Nous sommes aussi l'Eglise publié dans : catholiques libres en action communauté : Religions en toute liberté recommander
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L’Institut d’études "Miguel Servet" s’ouvre vers l'extérieur 
avec un nouveau siège à Bruxelles.
L’ouverture de ce siège coïncide avec l’année européenne du Dialogue interculturel.

 
A partir du 1er mars 2008, l’Institut d’études "Michel Servet ", connu pour ses activités et ses initiatives en faveur de la diffusion de l’œuvre et de l’héritage intellectuel de Michel Servet, aura également un bureau permanent à Bruxelles. L’initiative est le résultat des contacts du maire de Villanueva de Sijena, M. Alfonso Salillas et du Secrétaire Général de l’Institut, M. Sergio Baches Opi, avec un groupe de citoyens belges qui, depuis plusieurs années, montre leur intérêt et admiration pour le personnage du grand humaniste espagnol né en Aragon, et qui actuellement, est devenu, autant en Europe qu’aux États Unies, l’aragonais le plus universel du point de vue historique.


Avec ce nouveau bureau, l’Institut souhaite promouvoir sa présence à l’extérieur pour faire connaître de façon plus efficace le personnage de Michel Servet comme exemple de citoyen européen, ainsi que le riche patrimoine naturel et culturel de la région de Los Monegros et de l’Aragon en général.

 
De plus, le bureau servira de lien d’union avec les institutions de l’Union Européenne, notamment avec la Commission Européenne ; avec les délégations diplomatiques des États non-européens, et avec des institutions culturelles internationales avec lesquelles l’Institut pourra collaborer à l’avenir.

 
Les objectifs à court et moyen terme de l’Institut seront, entre autres, les suivants :

-  L’organisation de conférences sur Michel Servet.

- Des actions auprès des institutions européennes pour la promotion du personnage de Michel Servet, et la récupération et mise en valeur du Monastère Royal de Sixena, ainsi que d’autres monuments de la région de Los Monegros, notamment le monastère chartreux Cartuja de Nuestra Señora de las Fuentes, qui est dans un état particulièrement lamentable.
 

- La participation à des séminaires concernant l’identité européenne et la diffusion des problématiques européennes aux habitants de la région de Monegros.
 

- La coopération avec les autorités éducatives pour faire connaître le personnage de Michel Servet dans le système éducatif wallon et flamand.
 

- La promotion de l’offre touristique et culturelle de Los Monegros, notamment le tourisme rural et le tourisme ludique.


Bruxelles, ville avec plus de mille ans d’histoire, est un des principaux centres mondiaux de décision politique et économique. Située au centre de la Belgique, elle a environ un million d’habitants, dont une grande partie provient d’autres pays, autant européens que du reste du monde, ce qui fait de Bruxelles un véritable creuset de cultures et de nationalités. Comme capitale de l’Union Européenne, Bruxelles est le siège des trois institutions principales de l’Union : la Commission européenne

le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen. Le Comité économique et social européen et le Comité des régions ont aussi leurs sièges à Bruxelles.

 
Les responsables de l’Institut veulent souligner qu’avec cette initiative se poursuit fidèlement la ligne directrice que le fondateur de l’Institut, M. Julio Arribas Salaberri, a légué aux membres de l’Institut quand celui-ci a été fondé en 1976 : " Je voudrais réunir tous les servetistes du monde autour de cette entité aragonesiste ".

 
Contact : M. Sergio Baches Opi (Tel.: + 34 610 47 82 84) o Mme. Montse Foguet Gómez (Tel.: + 34 687 15 04 74)

Note de presse de l'Institut d'études "Miguel Servet"
Villanueva de Sijena (Huesca – Espagne), le 27 janvier 2008

Lundi 28 janvier 2008
par Institut d'études publié dans : Europe communauté : Religions en toute liberté recommander
Les Occidentaux - et les Français en particuliers - se vantent (abondamment) de leur démocratie. Ils donnent des leçons tout azimut comme naguère nos braves révolutionnaires de l’An I qui voulurent faire du bien aux peuples voisins en les envahissant ! Il s’ensuit une certaine absence d’esprit critique vis-à-vis de nos propres institutions … que ne sauraient faire oublier les flots de polémiques dont nous sommes chaque jour plus qu’abreuvés.

Parmi les partis politiques les plus donneurs (aux autres) de leçon de morale, de valeurs, de rigueur, de bonne gouvernance, de laïcité et de démocratie, le Parti socialiste vient d’accorder la liberté de vote aux députés qui sont inscrits à ses groupes parlementaire et sénatorial. Merci pour eux !


Ce parti revient de loin car, dans le sillage de la pensée unique marxiste, l’adhésion à la ligne majoritaire est un dogme, même si cette ligne s’avère purement conjoncturelle ou méandreuse. De même, toute collaboration d’un de ses membres avec d’autres acteurs ou instances politiques est considérée comme un délit de haute trahison avec excommunication à la clef (les apostats des temps modernes !). Je précise que, dans le paysage politique français, ce parti n’est pas plus sectaire que bien d’autres ! Il dispose d’ailleurs de ressources humaines de grande qualité.


Or, soudainement, ce parti accorde la liberté de vote à ses députés à propos de la signature du Traité européen. Par ailleurs, pour les communales, il a décidé de pratiquer, dès le premier tour,  une très large ouverture sur ses listes à des membres qui ne sont pas encartés chez lui ni sympathisants, alors que la même pratique est toujours considérée comme un crime de lèse-démocratie lorsqu'elle est d’initiative gouvernementale (lutte de classe oblige).


On aurait souhaité que ces bienheureuses décisions soient liées à des principes et non à des conjonctures difficiles pour lui (une cacophonie en son sein sur un sujet d’importance : la relance de nos institutions européennes).


Le MODEM, quant à lui, pourtant porteur d’une belle aventure politique à l’heure des dernières élections présidentielles, voit ses députés se défiler les uns après les autres, votant pour ainsi dire avec leurs pieds et retrouvant donc leur pleine liberté !


Que je sache, nos députés sont élus par le peuple
 et n’ont de compte à rendre qu’à lui seul.


Lorsqu’ils se réfèrent à leurs " électeurs ", pensent ils seulement à ceux qui ont voté pour eux ou bien à tous les habitants sans exception de leur circonscription ?


Les partis politiques ne sont là que pour aider et non pour s’ériger au-dessus d’eux. Je ne comprend pas les députés qui, bien qu’élus, se transforment allègrement en godillots, en bénis oui-oui, en perroquets, en polémiquards, chargés de répondre au quart de tour à tous les faits et gestes des " adversaires ", des " ennemis ", des " traites ", de les pourfendre illico presto, sans pitié. 

Les solidarités (légitimes) au sein des formations politiques ne doivent pas aller à l’encontre de la liberté de conscience ni transformer nos députés en partisans sectaires à la solde de leur parti (mon parti a toujours raison, les autres ne peuvent qu’être dans l’erreur, ce ne sont d’ailleurs qu’affreux jojo menteurs, qu’hypocrites qui cachent leur jeu, qu’ennemis dangereux, etc.).


A quand aurons nous des familles politiques, inspiratrices pour leurs adhérents, respectueuses de leurs choix, lieux de formation, d’information et d’échange, et non des machines de guerre électorale ?


J’observe une bien plus grande retenue de la part des acteurs religieux de toute religion, 
du moins pour ceux que nous avons en France. 


Alors que le phénomène sectaire a été relativement contenu dans le paysage religieux français, nombre de nos partis politiques se permettent encore des comportements qui relèvent de la dynamique partisane la plus brutale : tous les arguments (tous les coups) sont bons, même s’ils sont contradictoires entre eux, pour rafler la mise électorale. On s’attaque aux personnes mêmes, à leur vie privée, à leur psychologie (après avoir dit bien entendu que c’est un pur débat d’idées !). On aboie au loup à tout propos sans chercher à comprendre les propos des autres. 


Démocratie ou démagogie ?


Rien n’est plus vain (au sens où l’entend le Quohelet) que des personnes ou des instances qui disent détenir la vérité et que " les autres " sont dans l’erreur la plus absolue. Or, le bon usage de la raison et l’action altruiste traversent nos partis politiques comme nos communautés religieuses. Elles ne sont le monopole d’aucun.
 

La liberté de penser et de conscience
et de choisir en conséquence 
est très chère au cœur des unitariens

Samedi 19 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
Bien qu'on nous dise que les baleines sont menacées d’extinction et qu’il convient d’éviter toute nouvelle prise, des baleiniers japonais mènent allègrement campagne depuis décembre pour rafler pas moins de 1 000 cétacés dans des zones où ils survivent, dans l’Antartique, soit disant à des fins scientifiques (sic).


En face d’eux, les frêles embarcations de Greenpeace et de Sea Sheperd, un mouvement australien de protection de la nature.


413854616-tensions-australo-japonaises-autour-des-baleines-dans-l-antarctique.jpgLe baleinier japonais Yushin Maru croise dans l'océan austral.


Mardi, deux militants de Sea Sheperd ont abordé en canot un des baleiniers. Hissés à bord du navire, ils ont remis aux Japonais la lettre d'un arrêt d'un tribunal fédéral de Sydney, qui venait d'interdire au Japon de chasser la baleine dans des eaux dites "sanctuaires" de l'Antarctique. En réponse, ils ont été retenus en otage à bord du baleinier !


l'Institut japonais de recherche sur les cétacés (re-sic) a prévenu que les "otages ne seraient libérés" que si son mouvement acceptait "de ne pas perturber la chasse à la baleine".


Sur ce Nobutaka Machimura, porte parole du gouvernement nippon, a condamné les manoeuvres des défenseurs des baleines, fustigeant "des actions très dangereuses qui enfreignent des activités légales menées dans les eaux internationales" et maintient la fiction d’une campagne à des fins scientifiques.


On ne peut pas être "officiellement" de plus mauvaise foi.


Pour plus d’information voir la dépêche de l’AFP reproduite sur Yahoo " Tensions australo-japonaises autour des baleines dans l’Antarctique ".

 

Mercredi 16 janvier 2008
par d'après une dépêche de l'AFP publié dans : la défense des animaux communauté : Religions en toute liberté recommander

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BUVARD A CONSERVER

Pour tous les petits Enfants de France

CHER PETIT ENFANT, NOUS TE DEMANDONS DE LIRE ATTENTIVEMENT CES QUELQUES LIGNES ...

Tu aimes ta famille,
Tu aimes ton pays,
TU DOIS AIMER TOUS LES HOMMES SANS EXCVEPTION,
Et tu dois aimer la Liberté par dessus tout. Car il n'y a rien de plus noble et de plus beau que la Liberté.
Il ne faut haïr personne.
Tu dois toujours respecter la liberté d'autrui.
Afin que ta propre liberté soit également respectée.

IL N'Y A PAS DE PLUS GRANDE VERTU QUE LA TOLERANCE.

Ne laisse jamais la haine pénétrer dans ton coeur. Il faut aimer tous les hommes. Ce n'est pas leur faute s'ils sont nés dans un autre pays, s'ils ont une autre religion que toi, ou s'ils en ont aucune. Toutes les idées, toutes les croyances, doivent être libres.
Est-ce de leur faute s'ils sont catholiques, protestants, juifs, ou libres penseurs. Tu peux discuter leurs idées, tu as même le droit de combattre leurs opinions, mais tu ne dois pas les haïr, encore moins les persécuter ...

CHER PETIT ENFANT ! 
IL FAUT T'INSTRUIRE !

sous le portrait de Jules Ferry Un des principaux fondateurs de l'Ecole laïque : JULES FERRY

André Lorulot, Imprimeur-Editeur, Herblay (S. - et - O.)

 

le verso de ce buvard est consacré à Michel Servet et à Jules Jaurès, tous deux réunis comme victimes du fanatisme, sous le titre "La Laïcité, c'est la tolérance, c'est la Fraternité !"
A voir dans La Besace des unitariens (rubrique "sur Michel Servet")


Nous remercions Fabien Girard de nous avoir transmis ce document.

Lundi 14 janvier 2008
publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Le vendredi 25 janvier, à 19h 30, au Café Courant d’Air à Marseille (45, rue Coutellerie, IIème arrondissement, dans le quartier du Vieux Port), le pasteur Pierre-Jean Ruff donnera une conférence sur les cathares : " des hérétiques ou de vrais chrétiens ? "


undefinedle château cathare de Roquefixade sur un éperon rocheux



Pierre-Jean Ruff est l’auteur de plusieurs textes sur les cathares, dont un ouvrage publié en 1995 en collaboration avec Anne Brenon (Le christianisme des Bons Hommes, message des cathares pour aujourd’hui) et le n° 7 des Cahiers Michel Servet consacré aux cathares avec une préface de Michel Jas (février 2007). 


Voir sa bibliographie exhaustive dans La Besace des unitariens du 10 janvier 08, ainsi que la rubrique " Cahiers Michel Servet " qui donne le sommaire du n°7 des dits cahiers.

Jeudi 10 janvier 2008
publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander
Le Café du Courant d’Air de Marseille (45, rue Coutellerie, 13002 Marseille), animé par Pierre Castaner, est un bon exemple de ces cafés où l’on peut manger et boire, mais aussi discuter, échanger d’une façon conviviale, faire des rencontres philosophiques et spirituelles, s’enrichir l’esprit autant que la panse. 


le-caf---Courant-d-Air----Marseille.jpg
http://www.courantdair.net



Le programme de la semaine est toujours alléchant et des plus variés : jeux, poésie, chanson, écriture, discussion sur un livre, philosophie, religion, etc. Le consulter sur le site du Café


Un peu à l’écart, discret, une alcôve de silence avec quelques bougies pour ceux qui veulent méditer ou prier.


Devenus minoritaires au sein de notre société occidentale, les chrétiens n’en restent pas moins " le sel de la terre " ainsi que leur Evangile les y invite. Aux sermons du haut des chaires ont succédé, dans un contexte de décléricalisation, les partages fraternels entre hommes de bonne volonté. En quelque sorte, une descente (mais non pas aux enfers !) des églises aux cafés. 


Les chrétiens se montrent donc actifs parmi les discutants de notre société et la caractéristique principale de leurs " cafés " c’est qu’on y discute avec attention à l’autre, avec écoute, avec compréhension d’autrui, et non pour polémiquer à partir de camps retranchés. La joie du partage. Qu’on se le dise !

Jeudi 10 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Après les cafés-philo et les cafés-théo, voici les cafés-bouquins. Ce sont les " mardis de Babylone " au 68 rue de Babylone, au siège de la revue Temps présent, laquelle héberge la Fédération des réseaux des Parvis, organisés à l’initiation de deux associations membres de cette fédération : Droits et libertés dans les Eglises (DLE), Femmes et hommes en Eglise (FHE).


Ce mardi 15 janvier, de 18h 30 à 20h 30 : échange sur le livre d’Irshad ManjiMusulmane mais libre ", qui a été réédité en 2006 en livre de poche par les éditions Grasset (n° 30527), 179 p., au prix de 6 euros.


Une recension de ce livre a été faite dans la revue Parvis n° 34 paru au mois de juin 07, sous la plume d’Huguette Charrier :


"Un best seller en Occident, répandu via Internet dans les pays d’islam (
http://wwww.muslim.refusnik.com). Une lettre ouverte à ses " chers musulmans " qui se clôt par un cri " Que Dieu soit loué pour l’Occident ! ". Pour ce livre, Irshad Manji est l’objet de nombreuses fatwas de la part des mollahs intégristes ; elle est " le pire cauchemar de Ben Laden ", écrit le New York Times. Taslima Nasreen et Salman Rushdie l’encouragent : un livre est plus important qu’une vie ". 


Irshad-Manji-devant-monuments.JPGIrshad Manji a 38 ans, est musulmane. Née en Ouganda, elle a grandi au Canada, a été l’assistante de la députée parlementaire la plus féministe d’Ottawa, et a contribué au projet de loi contre les violences faites aux femmes […]. 


Persuadée que le combat ne sera pas gagné par les armes mais sur le terrain de l’idéologie, elle veut renouier avec l’ijtihad, cet esprit de questionnement qui a animé l’âge d’or de l’islam entre 750 et 1205 de notre ère. C’est cet " esprit de questionnement " qui court dans ce livre. Une urgence à la fois pour l’islam et pour le christianisme ".


ndlr : Que Paris, naguère fière de ses salons littéraires, redevienne un lieu de discussion, un lieu de civilisation au sens où l’entend le sociologue Edgar Morin !


Entrée libre et gratuite. Un code d’entrée est requis à l’entrée sur la cour ; si vous ne l’avez pas veuillez téléphonez au 01 45 51 57 13 au moment de votre arrivée. Contact : Jean-Pierre Schmitz (animateur du groupe " Genres " à la FHE).

Jeudi 10 janvier 2008
par d'après Femmes et hommes en Eglise publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

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Pour les séjours longs, les touristes préfèrent la ville de Kisumu (3ème ville du pays et capitale du pays luo) qui dispose d’hôtels de luxe avec vue sur le lac Victoria et offrant des séjours confortables. 


Toutefois, les curieux qui aiment découvrir le Kenya en dehors des principaux flux touristiques peuvent apprécier la belle ruralité du pays kisii dont les terres d’altitude offrent un climat très agréable.

 

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La petite ville de Kisii dispose d’un aéroport à partir duquel, les touristes peuvent découvrir les magnifiques paysages bocagers des Hautes terres de l’Ouest kenyan, puis le traverser vers l’est et plonger sur le Masai Mara,  l’une des plus importantes réserves de faune du pays, par Lolgorien (une arrivée bien plus belle que par Narok).



Les unitariens ont une Eglise en pays kisii. Pour contact
révérend Patrick Magara

Mercredi 9 janvier 2008
publié dans : en Afrique recommander
statuettes-en-pays-kisii.jpgkisii-chess.jpg à l'image d'un pays densément peuplé, laborieux, imaginatif et accueillant, malheureusement victime d'une politisation ethnique.
Mercredi 9 janvier 2008
publié dans : en Afrique recommander
Un artisanat traditionnel de sculpture s’est développé en rapport avec le flux touristique dont bénéficie le Kénya grâche à sa richesse en faune. Les artisans mettent à profit le magnifique calcaire du pays kisii, facile à travailler, coloré, et se lissant comme du marbre pour en faire des silhouettes d'animaux, de personnes ou des objets utilitaires.  


Cette pierre calcaire est généralement blanche, mais peut prendre des teintes rosées, voir rouge, ou encore ocre et grise. 


La production d’objets en pierre de Kisii permet a un nombre important de personnes de vivre. En effet, tout est réalisé à la main de l’extraction des pierres (sur 20 km2) à la finition. 


L'Ong Au-delà des Frontières, qui importe ses objets en France, soutient trois groupes différents pour leur approche humaniste (soutien de séropositifs, intégration de personnes d’origines différentes y compris des handicapés, etc.) et pour l’excellente qualité de leur travail. En achetant les produits en pierre de kisii vous permettez à de nombreux artisans de vivre dignement de leur travail, de payer les frais de scolarité des enfants et de bénéficier d’ une couverture médicale. Des Ong anglo-saxonnes font également de même, comme par exemple Ten Thousand Villages (Dix mille villages).


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On peut ainsi se procurer une vache blanche et noire en pierre de Kisii (10 cm de longueur, au prix de 8 euros), d’autres animaux comme des chats également en blanc et noir, des objets utilitaires comme des pot à crayons en pierre noire (dimensions: Ø=6 x H=12 cm, 12,70 euros), des coupes, des plats carrés, ou bien des assiettes (par exemple une coupe de 15 cm de diamètre à 13,15 euros), des boîtes (dimensions: Ø=6 x H=12 cm, 24,50 euros), de jolies vases (20 cm de haut, 21,60 euros), etc.


undefinedEt si vous aimez les gammes allant de l'orange au rouge sombre : des hippo rouges (10 cm de longueur, 14,80 euros) – ou encore des hippo transformés en bougeoirs -, des cœurs (7,80 euros pour un cœur de 5cm, 13,80 euros pour un cœur XL 7cm x 6,5), etc.


Les prix sont donnés avec envoi compris.


Au-delà des frontières
, 106 Rue Amelot 75011 Paris, Correspondance : 1 rue Oberkampf - 75011 Paris -
audeladesfrontieres@hotmail.com


Les mêmes produits sont également mis en vente sur d’autres sites du commerce équitable : ShopmaniaMarché équitableEco sapiens, Inakis, Comptoir éthique, etc. Au niveau du Kenya, voir aussi " Dix mille villages " (mais les prix sont donnés en dollars) qui présente des sculptures avec des personnages : couples mère-enfant et père-enfant, des personnes en train de danser en groupe, etc.


Les unitariens ont une Eglise en pays kisii (à Kisii-Etono). Pour contact : révérend Patrick Magara

Mercredi 9 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander
Le pays kisii, au Kenya, où existe une Eglise unitarienne qui a été victime elle aussi de la flambée des récentes violences post-électorales au Kenya, s’est organisé sur les hautes terres dans l’ouest du pays, à l’est du lac Victoria. Les Kisii sont des agriculteurs pratiquant une culture intensive avec habitat dispersé dans un système de bocage . C’est dire que les densités y sont particulièrement élevées.

le-pays-kisii--les-hautes-terres-de-l-Ouest-du-Kenya.jpg

 



La principale ville, Kisii, du même nom que l’ethnie, avait 25 634 citadins au recensement de 1999, auxquels s’ajoutaient 33 614 ruraux habitant dans le périmètre de la " Municipality ". L’ensemble de ce périmètre est estimé aujourd’hui à 70 368 habitants, le taux de croissance annuel de la ville étant de 2,72%.


Mais la ville, qui est en fait un gros bourg rural, enfle considérablement les jours de marché (tous les lundi et jeudi) jusqu’à tripler ses effectifs. Les autres centres semi-urbains prennent aussi toute leur importance le jour de leur marché, lequel est fixé de façon à ce qu’il y ait complémentarité avec les autres marchés voisins.

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Les Kisii du Kenya étaient estimés à 1 582 000 en 1994 (I. Larsen BTL) et se trouvaient principalement dans le district de Kisii, mais aussi émigrés en dehors de leur zone d’implantation dans la province de Nyanza (dont fait partie le district de Kisii), le sud du golfe de Kavirondo et la région Sud-Ouest. Ils parlent le gusii (orthographié aussi guzii, ekegusii, ou appelé le kisii, le kosova). Il s’agit d’une langue bantou qu’on retrouve aussi en Afrique de l’Ouest (en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone). Elle appartient à la famille Niger-Congo, au sous-groupe Benue-Congo et à la branche Bantu.


Ils sont entourés de populations non-bantou : les Luo (des populations nilotiques dont le territoire donne sur les rives du lac Victoria) et les éleveurs massai en frontière avec la Tanzanie (dont le groupe Kipsigis qui sont les voisins immédiats à l’est des Kisii). Les relations de voisinages tournent parfois / souvent au conflit, notamment entre éleveurs et agriculteurs, le bétail pouvant causer des dégâts. Les élections (où les Kisii sont solidaires avec les autres groupes bantu dont les Kikuyu) enveniment ces relations déjà conflictuelles .


Selon l’agence chinoise Xinhua des affrontements entre les Kisiis et les Kalenjins (dont font partie les Massaï Kipsigis), qui se déroulaient dans l'ouest du Kenya depuis novembre 1991, se sont intensifiés en mars 1992 dans la ville de Kisii, où ils ont causé la mort de cinq personnes. Le groupe d'opposition Forum for the Restoration of Democracy a affirmé qu'une armée " privée et personnelle " appelée Kalenjin Liberation Front, loyale au président, était responsable des affrontements qui ont forcé des milliers d'habitants de Molo appartenant aux tribus kikuyu, kisii et luo de quitter leur maison (Daily Telegraph 1er mai 1992).


Un article publié par l'Associated Press (AP) le 21 octobre 1997 mentionnait que cinq personnes ont été assassinées et que des maisons ont été incendiées à la suite de conflits fonciers entre des Kisiis et des Luos, dans l'ouest du Kenya. C’était à la veille d’élections. A la même période, plusieurs articles ont fait état d'actes de violence commis contre des membres de la tribu kisii par des membres de la tribu kalenjin, dont font partie les Kipsigis (AI 10 juin 1998), qui est associée au parti au pouvoir, soit l'Union nationale africaine du Kenya (Kenya African National Union - KANU) (Daily Telegraph 1er mai 1992), au cours des premiers mois de 1992 (ibid.; BBC 20 mars 1992; Xinhua 18 mars 1992).


Informations recueillies par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (dont le siège est à Ottawa).


La démocratie "occidentale", avec son mode électoral au suffrage universel et à chambre unique (une assemblée nationale seule souveraine), est-elle capable de gérer une mosaïque ethnique ? Les Kisii, après bien d'autres populations d'Afrique noire en font les frais. Combien de morts pour un principe dit démocratique mais appliqué bêtement et assurément inadapté aux réalités du terrain.


La tradition unitarienne a toujours dénoncé les dogmes abstraits ; elle a aujourd'hui à dénoncer aussi les principes également abstraits quii mènent sur le terrain au désastre. La démocratie OUI bien sûr, mais à la condition qu'elle soit intelligente dans ses applications et innovante en fonction des réalités qu'elle se doit de réguler.


Pour aider l'Eglise unitarienne en pays kisii ; contact : révérend Patrick Magara  

Mardi 8 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
Pour le blogueur que nous sommes, en conséquence (bien) modeste éditeur, comment rendre compte en toute objectivité d’un important discours comme celui du président Nicolas Sarkozy prononcé sous les lustres du palais du Latran, le jeudi 20 décembre 2007, après sa visite au pape Benoît XVI ?


Il y a d’abord les contre voix des opposants français qui dénigrent par principe tout ce que fait leur président, étant entendu que nous sommes dans un système de rivalité qu’ils font perdurer entre deux élections afin de maintenir leur partisans sous pression, de conserver leur base militante, de mobiliser leurs troupes, ou encore de faire connaître leur existence institutionnelle à tout prix même lorsqu’ils n’ont rien à dire de spécial.


Que le président français soit de Droite ou de Gauche, l’autre partie qui n’a pas voté pour lui ne le reconnaît pas comme président de tous les Français. Il reste à leurs yeux le chef d'une "majorité" politique, sinon le chef d'un parti. On voit bien là une différence fondamentale d’avec la royauté qui, elle, dispose d’une légitimité historique et qui a une base populaire (du moins tant que le peuple y consent).


En conséquence, un président en France est sans cesse contraint de s’appuyer sur son propre parti politique, sur ses alliances politiques, sur son électorat … tout en parlant au nom de l’intérêt commun et de tous les Français. Exercice parfois bien difficile mais à laquelle on reconnaît un " homme d’Etat ".


Des voix individuelles s’ajoutent aux voix institutionnelles que sont celles des partis politiques, des syndicats, des mouvements, etc. ; des articles d’auteurs s’ajoutent aux entretiens de responsables, aux déclarations, aux manifestes, aux pétitions. Ils sont tous les bienvenus au sein d’une société qui se veut démocratique et où les courants d’opinion sont invités à s’exprimer.


Faut-il faire un décompte des voix pour et des voix contre ? Des éditeurs mettent ainsi face à face des articles d’auteurs pour ou contre. C’est assurément plus élégant, pour un éditeur, que de prendre partie, d’être partisan, lorsque l’événement génère des sentiments contrastés.


On peut faire appel aussi à des experts, à des scientifiques, à des " observateurs " qui nous font part de leur analyse la plus objective possible, qui savent dresser un tableau d’ensemble avec tous ses contrastes, qui lui donnent une profondeur historique.


Enfin, afin de respecter les nuances du discours, de ne pas dénaturer les propos de l’orateur par des citations tronquées, de ne pas le caricaturer, il vaut mieux parfois renvoyer à la publication intégrale.


Ayant déjà écrit un livre sur ce sujet, ayant été chargé des cultes en sa qualité de ministre de l’Intérieur, ayant été un acteur de tout premier rang dans la mise en œuvre du Culte national des musulmans de France, Nicolas Sarkozy a un vécu personnel et direct des faits religieux de notre pays. Sa pensée est innovante, aborde franchement des sujets réputés particulièrement sensibles, délicats, où la langue de bois est bien souvent d’usage. 


On peut aimer ou ne pas aimer le style, saluons cependant son courage d’oser parler de ces questions. On peut être d’accord ou pas d’accord avec sa politique et ses projets, mais constatons qu’il en parle ouvertement et qu’il en a une vision personnelle, faite de convictions et qui touchent aux valeurs qui fondent notre société.


Qu’on ait voter ou non pour lui, là n’est plus la question. Qu’on votera pour lui ou non la prochaine fois, là n’est pas encore la question. Nous ne sommes pas en campagne électorale, ni pré- ni post, mais tout simplement devant des enjeux que nous avons à traiter ici et maintenant.


Dans le contexte (très) polémique qui est le nôtre, en France et en Navarre, où l’on adore le jeu des quilles dès qu’un homme politique, quel qu’il soit, monte au créneau, nous conseillons très vivement à nos lecteurs de consulter le texte intégral et de se faire une idée par eux-mêmes. C'est notre choix "éditorial". 


Ceci ne dispense pas bien entendu de se tenir au courants des polémiques, des opinions des autres, des débats de l’actualité, etc.


La liberté de pensée commence en effet par se faire une idée personnelle, par juger par soi-même afin de ne pas se laisser emporter par les flots, que ce soit ceux d’une " majorité " électorale ou parlementaire, d’une opinion majoritaire du moment, d’un courant d’opinion particulièrement bavard où qui a la main mise sur une partie des médias, ou encore de la furie d’une opposition qui se fait parfois/souvent haineuse ou au contraire de l’apologie des courtisans. La tradition unitarienne nous invite à cette liberté.


Vous pouvez consulter ce texte sur Internet.

http://www.droitdesreligions.net:80/actualite/nouvelleactu/decembre_2007/025.htm

http://www.voltairenet.org/article153862.html


Nicolas-Sarkozy-au-Latran.jpg
Beaucoup de Français ignoraient que le président de leur République avait hérité des prérogatives de l’Ancien régime. Eh oui ! notre chef d’Etat est chanoine de la cathédrale Saint-Jean du Latran, lieu de culte de l’évêque de Rome, en reconnaissance pour Charlemagne qui protégea le " Saint Siège ".

Saint Martin de Tours, Clovis et son baptême, Charlemagne succédant aux empereurs romains, la chrétienté dessinant l’Europe, etc., font bel et bien partie de notre passé, même s’il y a eu ultérieurement d’autres traditions non moins importantes qui se sont ajoutées ou inscrites en contrepoints.

Ceci dit, notre président-chanoine a fait bien entendu la joie des caricaturistes !

Dimanche 6 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Oberwesel--ICUU--le-bishop-des-Kissi--K--nya---PB041200.JPGLe révérend Patrick Magara, fondateur et chef spirituel de l’UUCK lors de la rencontre de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) à Oberwesel, en Allemagne, du 1er au 6 novembre 07. Photo Jean-Claude Barbier


L’Unitarian Universalists Church of Kenya (UUCK), implantée en pays Kisii, a été victime des derniers évènements post-électoraux du pays, lesquels ont fait 360 morts *. Avec les Kikuyu, les Kamba et Meru, et d’autres groupes ethniques de langue " bantou ", tous les Kisii sont censés soutenir le président sortant du fait des solidarités tribales, qu'ils aient ou non effectivement voté pour lui. Leurs voisins Luo s’en sont donc pris à eux.
 

* ndlr : au 9 janvier, les estimations étaient de 600 morts et 25 500 déplacés


Au village de Kaplsabet, les maisons ont été brûlées, dont celles des unitariens et de leur pasteur (Jérémie Ontiri Ombati) ; et deux enfants du pasteur sont portés disparus. Dans de nombreux villages, les habitants sont contraints à rester barricadés dans leurs maisons, ou bien doivent fuir dans les marais ou les forêts afin de fuir les hordes vengeresses. Dans les centres urbains, à Kisumu, Eldoret et Nairobi, des unitariens sont parmi les massacrés.


L’UUCK gère des orphelinats. Elle lance un appel à aide. Pour contact (écrire en anglais) :
Sarahorphans@yahoo.com

 

Samedi 5 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
Chaque établissement humain valorise des appartenances lignagères et sociétales. Il s’avère que dans de nombreux pays les communautarismes ethniques ou religieux ont de l’importance. Les pays occidentaux ne sont pas exempts de ces identités, loin de là. L’explosion des Balkans est là pour nous le rappeler avec le drame du Kosovo, mais aussi les guérillas corse en France et basque en Espagne, les pressions islamistes, les communautarismes Nord-Américains, etc.


Dans de nombreux pays d’Afrique noire, les ethnies, si elles continuent encore à se distinguer par leurs dialectes et leurs coutumes, s’insèrent dans des ensembles linguistiques et culturels beaucoup plus larges – et ceci bien avant la colonisation. Elle est beaucoup moins morcelée qu’on ne le dit habituellement. Ceci dit, les politiques coloniales, par réalisme, ont pris soin de reconnaître le fait ethnique et d’adopter le maillage administratif en conséquence.


Mais l’actuelle politique de " démocratisation ", impulsée par les Occidentaux au nom d’un modèle électoral supposé universel organise d’emblée une représentation nationale sur la seule base des simples individus sans tenir compte des appartenances communautaires. Alors qu’en France et dans d’autres pays un sénat " tempère " l’Assemblée nationale en valorisant les collectivités locales, la " démocratie " que l’on veut introduire en Afrique se caractérise par des élections qui font la part belle aux groupes majoritaires, ethniques et/ou religieux, et où les groupes d’appartenance ne sont pas représentés en tant que tels.


C’est là une pauvreté institutionnelle, une inadéquation entre les formes d’organisation de la société civile et le politique, et un manque total d’imagination politique alors que les institutions traditionnelles faisaient preuve, quant à elles, d’une grande adaptabilité en fonction des groupes concernés.
 


kenya-ethnic-1974.jpgA son tour, le Kenya tombe dans la guerre civile à propos d’enjeux électoraux.


Le christianisme unitarien s’est développé depuis plusieurs années en pays kisii, dans l’Ouest du pays, en limite avec le grand lac Victoria, à l’initiative du révérend Patrick Magara ; également à Nairobi, la capitale, avec un groupe de jeunes Luo. Or, le pays kisii (d’origine "bantou" comme les Kikuyu, l'ethnie du président sortant et supposé "réélu") fait partie de la province Nyanza où se trouvent aussi les Luo (l’ethnie du candidat outsider au président sortant) et la 3ème grande ville du pays, Kisumu. 


C’est dire combien nos amis sont exposés dans la situation actuelle.


Un séminaire de formation organisé par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) pour les unitariens d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale était prévue à Nairobi pour le mois de février.

Vendredi 4 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
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