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A l’occasion du centenaire du temple du Foyer de l’Âme, l’Eglise réformée de la Bastille s’est associée à l'éditeur Van Dieren pour publier une anthologie de textes de Charles Wagner (1852-1918), une éminente figure du protestantisme libéral. 

Charles Wagner, L’Homme est une espérance de Dieu, Paris, Van Dieren, janvier 2007, Textes choisis et présentés par Anne Penesco et Geoffroy de Turchheim. Avant-propos de Patrick Chabanel. Paru le 27 janvier, au prix de 20 euros au secrétariat d'Evangile et Liberté, 4, rue de l’Oratoire, 75001 Paris.

vue intérieure du temple "Le Foyer de l'âme" construit à Paris en 1907 par Charles Wagner, il y a cent ans (7 bis rue du Pasteur Wagner, XIème).

En plus de ses propres cultes, Le Foyer de l'âme loue son espace à d'autres communautés, entre autres aux anglophones unitariens de l'Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP), le dimanche à 10 heures.

Pierre-Jean Ruff, pasteur de l'ERF et membre honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), exerça durant plusieurs années son pastorat en cette paroisse protestante de réputation libérale.

L'Association Evangile et Liberté organise ce samedi 24 mars, dans le cadre du centenaire de la paroisse du Foyer de l'âme, une journée sur le thème "Un christianisme libéral pour aujourd'hui" (voir notre agenda "à l'usage des unitariens et sympathisants")

Mercredi 28 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les protestantismes recommander

La Fédération des réseaux du Parvis – dont l’AFCU est membre (voir nos liens) – mène une réflexion fondamentale sur le christianisme ainsi qu’en témoignent ses hors séries que nous vous recommandons très vivement.

01 – Femmes et hommes, des liturgies partenaires

02 – Synodalité et démocratie

03 – Laïcité

04 – Quelle mondialisation ?

05 – Réactions à Dominus Iesus

06 – Pour nos Eglises demain, les enjeux d’un statut d’association

07 – Quelle Eglise Jésus a-t-il voulue ? par Herbert Haag (épuisé)

08 – Annuaire de la Fédération " Réseaux du Parvis " (épuisé )

09 – Des chrétiens responsables de leur avenir

10 – Vatican II : 40 ans après …

11 – Pratiques de célébration dans les communautés de base (épuisé )

12 – Jacques Gaillot, dix ans déjà …

13 – Faire Eglise autrement : un monde autre, des communautés autres

14 – Dieu dans le temps des femmes

15 – Femmes prêtres : enjeux pour la laïcité et les Eglises

16 – La sexualité

A commander à (et chèque à l’ordre de) Temps Présent – Parvis, 68 rue de Babylone, 75007 Paris, à raison de 6 euros le numéro plus le port à 2,11 euros (pour la France métro).

PROMOTION : En vous recommandant de l’AFCU (en tant qu’adhérents ou sympathisants) ou de lecteurs de nos " Actualités unitariennes ", vous aurez pour les n° de 01 à 15 non épuisés, avec port compris en France : 1 exemplaire pour 4 euros, 2 exemplaires pour 7 euros, 3 exemplaires pour le prix de 10 euros, et tout n° supplémentaire pourra être acquis au prix de 3 euros. Contact : Bernard Jung, temps.présent@wanadoo.fr

Mercredi 28 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : catholiques libres en action recommander


http://unehistoiredeu.superforum.fr

les trois bougies représentent les trois grandes familles spirituelles qui, en 1995, fondèrent l'International Council of Unitarians and Universalistes (ICUU) : les unitariens, les universalistes et les unitariens-universalistes. Elles témoignent à la fois de la diversité de l'unitarisme contemporain et de sa solidarité interne.

Lancé au début du mois de mai 2006, le forum de Virgil Pérez est devenu au fil des jours un excellent outil d’information. D’abord parce que Virgil est un esprit curieux et qu’il fait partie de cette nouvelle génération d’internautes sachant dénicher les informations dans les moindres recoins de la galaxie Internet. Et puis, c’est une personne de conviction sachant prendre le temps de sa passion et de nous la faire partager. Si bien, qu’aujourd’hui, il est assurément l’un des meilleurs d’entre nous dans la connaissance de l’unitarisme contemporain.

Il en connaît à la fois la diversité - à commencer par les grandes familles spirituelles qui sont fondatrices de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) : les unitariens, les universalistes, et les unitariens-universalistes - et la solidarité qui nous relie tous au nom d’une histoire commune et au regard des principes éthiques de l’ICUU.

Nous l’avons souvent dit : la reconnaissance de cette diversité est la condition préalable pour la tolérance et le dialogue entre nous, loin des prétendues « orthodoxies » et de tout sectarisme. Loin aussi du confusionnisme comme quoi « tout çà c’est finalement la même chose » … en gommant ou en diluant les identités des uns et des autres.

Par rapport aux activités induites par les chrétiens unitariens français et ouvertes à tous (le bulletin de la Correspondance unitarienne, le groupe de discussion « Unitariens francophones » et les « Actualités unitariennes »), Virgil appréhende l’actualité d’une façon beaucoup plus large.

Là où nous avons le soucis et la prudence de ne pas engager nos associations afin de ne pas les diviser sur des questions qui relèvent d’un choix politique ou d’attitudes pouvant être contradictoires vis-à-vis de l’évolution des mœurs (l’avortement, le mariage entre homosexuels, l’adoption d’enfants par des familles monoparentales ou des couples homosexuels, l’euthanasie, etc.), les jeunes unitariens – Virgil en France, Théo* en Grande-Bretagne, etc. , préfèrent aborder tous les sujets sans retenue, en donnant leurs opinions personnelles étant entendu que celles-ci n’engagent qu’eux mêmes.
* voir notre précédent message sur l’unitarisme en Grande-Bretagne

Cela donne des blogs ou des forums très vivants, touchant un peu à tout, à l’image de la vie quotidienne avec sa masse d’informations tout azimut. En cela, Virgil a apporté un plus dans le paysage unitarien français jusqu’alors plutôt réservé.

En prime, il l’a fait avec son talent de jeune internaute, passionné d’Internet, nous faisant partager, par d’abondantes illustrations, ses vives réactions en face des évènements, ses émotions culturelles, ses engagements sur le terrain en faveur des victimes du sida, etc. Au-delà de ce style résolument plus « branché », Virgil souhaite mobiliser des jeunes qui pourraient démarrer un groupe de Jeunes « U ».

Par soucis d’optimiser nos efforts réciproques et dans la joie d’une relation amicale, nous avons décidé d’échanger les informations en toute confiance. Plusieurs de nos messages précédents (les églises UUistes vandalisées, la Second Life, etc.) reprenaient d’ailleurs des articles parus dans le forum qu’il anime. Cette entente entre tout à fait dans notre accord de partenariat qui lie le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) et les associations chrétiennes unitariennes de France, du Burundi et du Congo, et dont le texte a été publié sur le site de l’AFCU (voir nos liens). Virgil, de sensibilité unitarienne-universaliste, est membre du RFUU et il participa à la rencontre d’Avignon, le 22 juillet 2006, où cet accord fut mis en projet.

Nos lecteurs ne pourront que se réjouir avec nous de cette bonne osmose entre nos supports qui, eux, demeurent bien identifiés et complémentaires.

Mardi 27 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme recommander

Cathryn Clean Slate (clean the slate = éponger l'ardoise), avatar de la révérende Christine Robinson, ministre du culte UU dans l'Etat du Nouveau Mexique aux Etats-Unis, ici en fidèle de la nouvelle Eglise virtuelle

Avec les logiciels d’architecture et les jeux vidéo en 3D, nous sommes déjà habitués à visiter des lieux dans leurs moindres recoins, avec le regard résolu d’un inspecteur des lieux, ou encore celui d’un touriste curieux sinon d’un fouineur à la recherche d’indices ; lieux reconstitués ou encore simulés, imaginaires, virtuels. Avec la Second Life, logiciel sorti en 2003, notre double imaginé rencontre d’autres personnages tout aussi mus par d’autres internautes. C’est du réel supposé, produit par des imaginaires qui se rencontrent et qui vont partager des espaces communs.

Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Life

Les commentateurs ont insisté sur la dimension économique de ce jeu puisque les intervenants (au moyen du personnage qu’ils ont mis au point pour être leur double) peuvent produire et vendre (vêtements, immobilier, etc.). Les échanges se font en « Linden-dollars » et certains se seraient déjà enrichi puisque cette monnaie virtuelle peut être échangée contre de la monnaie réelle ! Les mercantilistes ont déjà investi la place. Des personnages s’affublent de panneaux publicitaires et jouent les hommes sandwich. Il ne s’agit donc pas d’un simple jeu vidéo où le score procure seulement des satisfecit.

Dans ce dédale imaginaire, à la dimension d’une cité, vous pourrez y trouver un endroit fort calme et reposant, en pleine nature, au pied d’une cascade toute romantique, bien loin des spéculations du capitalisme, dans une ambiance tout à fait New Age faite de méditation individuelle en groupe et de contemplation de la nature. Il s’agit de la Première Eglise unitarienne-universaliste. http://www.youtube.com/watch?v=Rx5ZuR4WxpA

Dans la tradition américaine, c’est un honneur d’être la First congregation, la première église d’une confession donnée à avoir été construite en une ville. En Afrique noire, où l’autochtonie conserve encore toute sa valeur en maintes endroits, les fondateurs ecclésiaux sont respectés, ainsi que les plus âgés (« les « anciens ») et ceux qui étaient au tout début avec le ou les fondateurs (les « devanciers »). Qu’on se le dise, l’unitarisme-universalisme a déjà sa Première Eglise !

Dans un évolutionnisme religieux, à partir des peintures magico-rituelles de nos grottes préhistoriques, l’UUisme se présente comme un dépassement, vers plus d’universalisme, de toutes les religions antérieures, y compris du christianisme unitarien duquel il est issu,. Il se réfère volontiers à l’œuvre du philosophe transcendantalisme Ralph Waldo Emerson qui marqua les années 1830. A la fin du XIXème siècle, des congrégations décidèrent d’ouvrir leur assemblées à d’autres croyants, voire à des non-croyants en recherche spirituelle au nom même des valeurs altruistes contenues dans les évangiles. Peu à peu, les Eglises sont devenues composites et, aujourd’hui, elles ne sont plus considérées comme chrétiennes, bien que des chrétiens puissent y participer. Elles ne pratiquent plus le baptême et la communion (le Lord’s Supper de la tradition anglicane) et font désormais partie d’une nouvelle religion qui n’est plus en lien avec le christianisme (ce n’est donc pas du post-christianisme).

Assis sur des rochers gravés qui ont l’allure de carapaces de tortues, en position lotus, les bras ouverts et posés sur les genoux, les fidèles méditent en silence. Puis, ils se mettent debout et se tiennent par les mains dans un élan de fraternité. Puis, ils dansent sur place pour exprimer leur joie de vivre et leur plaisir de la convivialité. Ceci sous le regard d’une révérende ministre de culte UU qui préside la cérémonie.

image vue sur la vidéo de promotion : http://www.youtube.com/watch?v=Rx5ZuR4WxpA

Paradoxalement, l’UUisme a conservé un cléricalisme tout à fait chrétien : des sièges bien alignés afin d’y recevoir un enseignement ou d’assister à une cérémonie, une table de communion de la tradition calviniste mais qui a ici toute l’apparence d’un rocher plat servant d’autel ou de chaire derrière lequel préside la pasteur dont les magnifiques yeux verts étincelants expriment l’inspiration (entre méditation et voyance ?), enfin le calice des unitariens (le flaming chalice en anglais)* ici mis en symbole ostensible au fond du site, offert en contemplation … comme peut l’être un tabernacle dans une église catholique. Avec ses lunettes d’intellectuelle, sa cravate, son complet masculin, cette pasteur est, à n’en point douter, féministe.
* voir sur le site de l’AFCU (en lien) la photo du calice que les chrétiens unitariens français utilisèrent lors de leur dernière assemblée générale – et qui est de dimension tout à fait modeste ! Pour l’origine historique de ce symbole, voir le site « Unitariens » de Didier Le Roux http://www.unitariens.new.fr

Allez vite y voir car les acteurs sont mouvants. Selon la pasteur Christine Robinson*, peut-être la metteur en scène de ce lieu de culte ( ?) et qui y a son avatar sous les traits d’une fidèle nommée Cathryn Cleanslate, l'endroit était "très apaisant" et les gens qu'elle y a rencontrés étaient "très sympathiques".

http://www.uuworld.org/life/articles/16206.shtml

L’information est déjà parue sur plusieurs sites unitariens, à commencer par celui de C. Robinson ; le site des UU de langue hispanique a embrayé le 29 décembre 2006 ; enfin, en français, le forum « Une histoire de U » (ce 24 février) animé par Virgil Pérez – lequel nous a autorisé à reproduire ce document.

portrait par elle-même de la révérende Christine Robinson http://iminister.blogspot.com/.


Dans les mêmes lieux, une « danse liturgique » (Liturgical Dancing at SLUU)* en rythme très moderne, « endiablée » (sic !), mais où je n’ai vu que de (belles) jeunes filles danser … En tout cas, à voir absolument – d’autant plus que les documents sont de qualité.
http://www.youtube.com/watch?v=3HmCdTlZr70&mode=related&search=

Les nouveaux mouvements religieux peuvent ainsi se mettre en scène afin de mieux se faire connaître. Se faisant ils se distinguent carrément des sectes qui avancent masquées et réservent leurs séances à leur seuls initiés.

Mais on peut penser aussi aux innovations liturgiques au sein des grandes religions historiques. Je pense notamment aux célébrations libres entre chrétiens qui pratiquent la fraction du pain et du vin au nom de Yéshoua au sein de communautés de base et dans les rassemblements libéraux comme ceux qu'organisent la Fédération des réseaux du Parvis. Cette nouvelle façon de « faire Eglise » est encore ignorée de la plupart des observateurs des faits religieux et, bien entendu, du grand public. Nous avons besoin d’internautes talentueux pour faire découvrir ces nouveautés des temps modernes. C’est le rabbi Yéshoua qui disait de ne pas mettre notre lumière sous le boisseau …. Jean-Claude Barbier 

 

Lundi 26 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la culture Internet recommander

logo de l'Eglise unitarienne du Danemark

Les bulletins mensuels de la Correspondance unitarienne comportent un article à la Une, des Libres propos (car notre tradition unitarienne consiste à donner la parole aux une et autres et non pas à la monopoliser), des informations sur nos associations, sociétés religieuses, Eglises unitariennes, et plus largement sur la mouvance libérale, une rubrique "Bibliographie" pour des livres qui viennent de sortir, enfin, selon les occasions, une page "Document". Avec ses actualités au jour le jour, le blog présent est un outil complémentaire et les deux vont de pair.

 

Depuis le lancement de la Correspondance unitarienne en octobre 2002, Pierre Bailleux a hébergé ses bulletins sur son site "Profils de libertés" (voir nos liens). C'est pour nous à la fois un soutien logistique d'une très grande efficacité (plus de 20 000 visiteurs chaque mois) et un honneur car ce site, avec ses 650 articles à ce jour est une véritable bibliothèque des temps modernes. Disons le franchement, c'est le principal site de référence documentaire en français pour les unitariens de toute sensibilité.

Chaque page de la Correspondance unitarienne est désormais mise en relation avec les "Actualités unitariennes". Il suffit pour cela de cliquer sur une icône ... qui est celle de nos amis unitariens danois ! Ceux-ci n'y sont pour rien, mais leur logo est fort esthétique et attire l'oeil. Un grand merci à Pierre Bailleux.

Vendredi 23 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme recommander

 

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et le réseau francophone de la Correspondance unitarienne ont lancé une série, en novembre 2004, pour publier des documents, des cours didactiques, des actes de journée(s) ou de colloque, des débats ou dossiers thématiques, etc. Ce sont "Les Cahiers Michel Servet". Avec son septième numéro qui vient de sortir, la qualité de ses auteurs (articles de Pierre-Jean Ruff et une préface de Michel Jas, président de l'association Evangile et Liberté, ainsi que l'intérêt du sujet  (le fil d'Ariane qui court des écrits johanniques au catharisme), cette série prend son rythme de croisière. L'exemplaire est vendu à 5 euros (frais d'envoi inclus pour 1 exemplaire),  chèques à l'ordre de l'AFCU, à commander auprès de Jean-Claude Barbier, Résidence "Les Saules", bât. C1, avenue du Maréchal Juin, 33170 Gradignan. tél. 05 40 32 56 12, courriel : correspondance.unitarienne@wanadoo.fr  

la cité de Minerve (capitale du Minervois, dans le département de l'Hérault) où 180 cathares furent brûlés vifs le 12 juillet 1210.

n° 07 - février 2007 - Des origines du christianisme aux cathares, et des cathares à nous, par Pierre-Jean Ruff, 16 p. + 4 de couv., VIENT DE PARAÎTRE
préface de Michel Jas ; textes de Pierre-Jean Ruff : I - L’évangile de Jean et le johannisme, II - Le christianisme gnostique, III - Le dualisme, IV - Les Eglises cathares et leur clergé, V - Lignes dominantes de la théologie cathare, VI - Le message des cathares pour aujourd’hui, VII - regard de foi sur le catharisme. Avec en plus des dates repères de l'histoire du catharisme, des notes de lectures de Michel Jas, et les bibliographies des travaux de Pierre-Jean Ruff et de Michel Jas.

Voir nos articles antérieurs en date du 13 février : "Nouveautés cathares" et "Les cathares à Montpellier"

La Besace des unitariens tient à jour la liste de ces "cahiers" http://labesacedesunitariens.over-blog.com

Vendredi 23 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les cathares recommander

L’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) publie chaque mois une prière pour allumer le calice des unitariens. Notre mouvement étant effectivement national, ces prières émanent de nombreux pays. En voici la version en français grâce aux traductions de Lucie-Marie Castonguay-Bower (Ottawa) et Jo-Anne Elder sous le titre " cérémonie autour de la flamme "

Voir sur le site de l’AFCU, la prière des chrétiens unitariens http://afcu.over-blog.org

janvier 2006, par Hans-Dietrich Kahl (Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft)

Éloge à la VIE / Vie, toi qui est si abondante et si insondable. / Tu nous portes, tu nous imprègnes et tu nous encercles, / Tu nous appelles, chacun en son temps, à devenir pleinement la personne que nous devons être, / De sorte que nous puissions découvrir ce que Tu es vraiment, / Et qu’il importe peu que nous Te rencontrions dans l’ombre ou la lumière. / C’est dans l’action de grâce que nous T’accueillons et recevons. / Nous sommes maintenant prêts. 

février 2006, par Allison Barrett (Canadian Unitarian Council)

 A travers cette nation et autour du monde, / Les personnes de coeur s’attachent à la justice, combattent pour la paix, / Honorent ce qui est amour et rêvent d’un nouveau jour / Où tous vivront avec dignité. / Notre foi libre et aimante a un rôle à jouer, / Une vision à soutenir et un appel qui résonne / D’un océan à l’autre. / Si vous êtes présents ce matin vous êtes appelés / À pourvoir aux besoins des uns et des autres, / À faire en sorte qu’il y est " un ciel sur terre " / Maintenant, en ce lieu, sur cette planète / Pour tous les êtres humains. / Réunis dans une congrégation spirituelle, / Puissent ces moments de célébration passés ensemble / Renouveler en nous ce partage de fraternité et d’entraide.

mars 2006, par Fulgence Ndagijimana (Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi)

Nous allumons cette flamme pour les victimes des catastrophes humaines et naturelles : / Pour les malades du Sida qui ploient sous le poids de la stigmatisation et l’incompréhension des voisins et de la famille. / Pour les victimes de la famine dont ces enfants aux corps émaciés qui ne savent à qui donner de la tête. / Pour les personnes blessées par la séparation au sein des couples notamment les enfants. / Pour les déplacés et les réfugiés des nombreuses guerres qui font ravages dans de nombreuses régions du monde et qui sont au seuil du désespoir. / Pour les victimes des catastrophes causées par la cupidité humaine dont le réchauffement planétaire n’est que  l’une des manifestations. 

Nous allumons aussi cette flamme en signe de gratitude pour l’amour , l’attention et la solidarité dont les hommes et les femmes sont capables au milieu de ces terribles tragédies.

avril 2006, par Derek McCullough (Australian and New Zealand Unitarian Association),

à l’occasion de la Journée Toushérétiques, le 2 avril

Nous allumons cette flamme / Pour rendre hommage à toutes ces âmes courageuses / Qui ont su exprimer leur vérité, / Qui ont su questionner l’autorité, / Qui ont su défier l’orthodoxie. / Leur courage nous inspire à travers cette flamme / Et  nous engage tous / À réfléchir profondément / À aimer pleinement / Dans notre recherche partagée de la vérité, de la beauté / Et de ce qui nous est le plus révélateur.

mai 2006, par Beth Bullmer, Unitarian Universalist Association of Congregations (USA)

La vie est un art, la pratique seule nous la fait maîtriser; cette maîtrise est toujours là, latente, prête à être acquise / Puisse la lumière de cette flamme nous rappeler la capacité que nous avons, chacun de nous, d’atteindre la justice et la bonté dans nos vies, simplement en partant à la recherche de ce qui est juste et bon.

juin 2006, Inderias Bhatti (Unitarian Unversalist Christians of Pakistan)

Nous allumons la flamme qui apporte lumière et chaleur ; / La lumière et l’ardeur qui nous indiquent le chemin ; / Le chemin de la compassion ; / Cette compassion qui est inconditionnelle ; / L’inconditionnel qui ne demande rien, / Qui demande que nous soyons semblables par notre foi et nos croyances ; / La croyance qui me libère de mes tensions humaines, / De mes peurs et de mes phobies.

juillet 2006 (Sociedad Unitaria Universalista de España)

Aujourd’hui, en allumant cette flamme, nous invoquons la présence de l’Amour en nos cœurs afin de la partager entre nous et de la propager à travers le monde. Par conséquent que personne ne se sente étranger (ère) dans notre cercle mais bienvenu(e) et accepté(e).

août 2006, par Ellen Kristi (Jemaat Allah Global Indonesia)

En allumant cette flamme nous rendons grâce pour le feu de l’amour qui brûle en nos cœurs, / Et nous nous rappelons qu’un feu qui en rejoint un autre ne se divise pas mais s’unit. / Présentement nous voulons glorifier Dieu, source ardente de tous les cœurs, pour que nous soyons tous un en Son amour. Procédons maintenant à notre célébration.

septembre 2006, par Anke Schmielau (Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft)

Passons la flamme brûlante : / Une lumière et un sourire / Tracent la voie / De l’isolement à la réunion et au travail d’ensemble.

octobre 2006, par Hajom Kissor Singh d’après un hymne d’Elizabeth Parsons (Unitarian Union of North East India)

1) Être Suprême, / En ce jour sacré, / Nous aimons nous rassembler / En Ta divine présence, / En ce jour sacré. / Toi, Être Suprême qui nous aimes tant, / Nous te prions de verser sur nous tes bénédictions / En ce jour sacré. /

2) Nous ne sommes pas ici par hasard / En ce jour sacré / Nous sommes venus célébrer ensembles / En ce jour sacré. / Pour éloigner de nous toutes forces mauvaises, / En ce jour sacré, / Pour apprendre à être humble devant Toi / En ce jour sacré.

3) Nous écoutons les paroles de vérité, / En ce jour sacré. / Puissent-elles demeurer en nous / En ce jour sacré. / Aujourd’hui lorsque nous quitterons notre rassemblement, / Reste nous fidèle Être Suprême / Et porte sur nous Ta bénédiction / En ce jour sacré.

novembre 2006, par Jaume de Marcos (Sociedad Unitaria Universaliste de España)

Nous allumons cette flamme en souvenir de notre ancêtre Michael Servetus, décédé en octobre il y a plus de 450 ans pour avoir défendu ses droits de penser et sa liberté de croyance. Il disait : " Je souhaite que tous et chacun soit libre de parler dans nos Eglises " et de là nous reconnaissons dans l’expression libre de pensée et la diversité d’opinions, la base de notre foi libérale.

décembre 2006, du Talmud (Unitarian Universalist Service Committee)

Ne soyons pas découragés par la souffrance du monde, / Aujourd’hui, marchons humblement, / Aujourd’hui, soyons justes, / Aujourd’hui, aimons la miséricorde, / Nous ne sommes pas obligés de terminer tout le travail / mais nous ne sommes pas non plus libres de l’abandonner.

janvier, 2007, par John Clifford (General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches Wales)

En allumant cette flamme nous marquons le début de nos célébrations. Cette flamme symbolise notre inlassable recherche de la vérité ; / Le feu de la flamme évoque en nous la chaleur de l’amour ; / La beauté de cette flamme nous rappelle l’importance que prend notre quête spirituelle afin d’y apporter le meilleur dans nos vies et celles des autres.

Tout comme cette bougie ou huile en se consumant fait son travail de lumière et de chaleur, nous aussi nous apporterons la flamme de notre être, la vérité, l’amour et la beauté dans nos vies et dans le monde  en transformant notre vie intérieure et en sacrifiant notre être afin de reconnaître la richesse de notre propre lumière. Notre être est une flamme nourrie par l’esprit de Dieu agissant en nous et autour de nous.-

Aujourd’hui, puissent notre partage et nos réflexions faire briller davantage notre lumière intérieure et permettre d’étendre à notre monde en ténèbres un peu plus de justice et de clarté.

février 2007, Sebastian Steed (Australian and New Zealand Unitarian Association)

Nous sommes Unitariens mais que célébrons-nous ? / Nous célébrons la voie confiante de l’amour, de la liberté et de la vérité.

Nous célébrons le message de tolérance et d’égalité. / Nous célébrons tous les regroupements interconfessionnels, cultures et personnes que l’on met en marge de la société. / Nous célébrons les pionniers de la justice sociale qui savent défendre ou plaider leur cause parfois au dépend de leur carrière, de leur réputation ou même de leur vie. / Nous célébrons chaque vie dans tout ce qu’elle a de mystérieux, d’unique et de puissant. / Nous célébrons l’humilité vraie, celle apprise sans une morale culpabilisante ou défaitiste. / Nous célébrons la beauté de la terre et l’impossibilité de l’univers. / Nous célébrons le potentiel de bien être de la petite et grande communauté. / Nous célébrons la riche diversité de chaque pays. / Nous célébrons nos rencontres de regroupements fraternels.

Nous célébrons le plaisir de rire et nous célébrons simplement parce qu’il y a maintes raisons de célébrer.

Mardi 20 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme recommander

Le mouvement Eglise en dialogue 44 (c'est-à-dire en Loire-Atlantique), qui fait partie de la Fédération des réseaux du Parvis, organise chaque année une conférence sur l'avenir du christianisme. L'année dernière, le 24 novembre à Nantes, c'était avec Herman Lombaerts, jésuite, sur le thème "Que devient donc la religion ? Qu'est-ce qu'il en est de la religion ?" (le compte-rendu diffusé par Eglise en dialogue 44 peut être demandé à Acualités unitariennes).

Cette année, ce sera le 20 avril 2007 avec le jésuite Christoph Théobald, qui enseigne la théologie au Centre Sèvres (faculté jésuite de Paris) depuis 1981. Il a publié de nombreux articles dans des revues comme Études mais aussi des ouvrages, seul ou en collaboration et notamment trois ouvrages relativement accessibles aux Editions de l'Atelier (La Révélation, Présence d’Evangile et Une nouvelle chance pour l'Evangile). Le thème de cette conférence : " Une nouvelle chance pour l’évangile ".

Eglise en dialogue 44 tiendra son AG le 2 mars, de 20h à 22h, à Nantes, à la salle Larose (rue du chanoine Larose, derrière l'Eglise Sainte Thérèse). Contact : 45, ru du Moulin des Landes, 44980 Saint-Luce sur Loire, courriel : sylvaine.samoyeau@free.fr

 

 

Lundi 19 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : catholiques libres en action recommander

Une jeune française au Canada, Aurélie, fait part, sur son blog, de ses impressions. Ici sur le communautarisme : http://aurelie-au-canada.over-blog.com/article-5372882.html

Chronique 144 - Accommodements incommodants

Depuis un certain temps au Québec, il est une notion qui défraie la chronique, celle d’accommodement raisonnable. " Késaco ? " me direz-vous (et pas " cossé ça ? " car tous les Québécois le savent fort bien !).

L’accommodement raisonnable consiste à modifier certains règlements ou certaines lois qui devraient normalement s’appliquer à toute la société, pour les adapter aux besoins particuliers de certaines communautés culturelles, par souci de respect des identités.

L’autorisation du port du kirpan par les Sikhs à l’école, dont je vous ai déjà parlé, en est un exemple. Dans le même ordre d’idées, il y a les arrangements qui sont pris hors du cadre de la loi, et sans passer devant les tribunaux. Dans ce cas là cependant, on ne devrait pas – théoriquement – parler d’" accommodement raisonnable ".

La décision du YMCA du Parc d’installer des vitres givrées à certaines fenêtres de ses salles d’entraînement pour contenter une communauté de Juifs hassidiques (la congrégation de Yetev Lev – et ne me demandez pas ce que c’est…) qui se plaignait que ses enfants puissent voir des femmes en tenue légère, fait partie de cette seconde catégorie. Bon soyons objectifs, le principe qui sous-tend cette façon de faire reste le même, que l’on chipote sur le vocabulaire ou non.

Aujourd’hui, j’ai entendu à la radio qu’une commission scolaire avait accepté de dispenser des élèves musulmans des cours de flûtes à bec, la pratique de cet instrument étant interdite par le Coran (si l’on en fait une lecture très rigoureuse, que ne fait pas la très grande majorité des musulmans, ne l’oublions pas). Accommodement, encore. Raisonnable ? Si c’était à moi d’en juger, je dirais que non. Mais, moi, j’irais jusqu’à dire que c’est la religion qui est assez déraisonnable. Pas une en particulier, hein, la religion en général, avec ses dogmes et ses rites et tout le tralala. Enfin, la question n’est pas là.

Le principe d’accommodement raisonnable est inscrit dans la loi québécoise. C’est le moyen que le Québec a choisi pour lutter contre la discrimination et favoriser l’intégration, en développant chez les immigrants un sentiment d’appartenance. Comme je le disais dans la chronique sur le kirpan, c’est une conception de l’égalité radicalement différente de celle qui prévaut en France. (Je ne dis pas meilleure ou moins bonne, mais différente.)

La question est : où cela doit-il s’arrêter ? Ces derniers mois, on sent un certain agacement dans l’opinion publique, et il apparaît que ce qui procède d’une volonté louable d’intégrer les étrangers pourrait avoir l’effet contraire…

C’est peut-être ce qu’ont voulu démontrer TVA, le Journal de Montréal et 98,5 FM en commandant à Léger marketing une " grande enquête sur la tolérance au Québec ". Selon ce sondage, dont les résultats publiés la semaine dernière ont créé un vent de panique, 59% des Québécois dits " de souche " se considèrent comme racistes (un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie). Résultat, toute la semaine, les hommes/femmes politiques ainsi que beaucoup de journalistes ont crié au scandale, au mensonge, à l’usurpation et que sais-je encore. " NON, LES QUÉBÉCOIS NE SONT PAS RACISTES ! "

Il faut reconnaître que pour une société dont le développement repose en grande partie sur l’immigration, ça la fout mal… Tout le monde s’est alors empressé de dénoncer les lacunes méthodologiques du sondage. Moi je veux bien, hein, mais il me semble que quand les gens eux-mêmes se déclarent racistes, il n’y a pas grand-chose à redire. Quelle que soit la définition que les sondés ont du mot " racisme ".

La bonne nouvelle là-dedans c’est que les immigrants eux aussi sont racistes!! Envers les Québécois de souche et entre communautés… Je me demande pourquoi on gaspille encore de l’énergie et de l’argent pour démontrer l’évidence : l’homme est raciste. Et l’homme est intolérant, cruel et imbécile. Mais c’est parce que l’homme est trouillard. Il a peur des différences, peur de ce qu’il ne connaît pas, peur qu’on lui retire son petit confort, peur de ne pas avoir raison. Et c’est aussi pour cette raison que l’homme est religieux.

Allez, dans la paix d’Allah, de Yahvé ou de Jésus… mais arrêtez donc de foutre le bordel en son nom.

Aurélie, ni Dieu, ni maître, mais des amis de toutes les couleurs.

P.S. - Pour ceux que cela intéresse, les résultats du sondage se trouvent à "ddata".

Dimanche 18 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander

Le Réseau européen Eglises et Libertés (RE), qui représente la mouvance catholique libérale ouverte à quelques mouvements protestants de même sensibilité, invite à signer un manifeste qui sera rendu publique le 25 mars à Rome et à Berlin). La déclaration a été préparée par un groupe de travail du RE sur le thème "  Quelle Europe au commencement du millénaire ?" et avec l'intitulé suivant : " Déclaration des mouvements catholiques de base sur l'Europe future à cinquante ans du Traité de Rome ». Celle-ci sera publiée et rendue publique pour le 50ème anniversaire du traité de Rome avec le nom de toutes les associations signataires.

le logo d'Eglises et Libertés (RE).

La Fédération des réseaux du Parvis est membre de ce réseau européen, et par conséquence indirectement l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) qui fait partie de cette fédération. 

Elle a pour objectif de montrer que la COMECE (la Conférence des Evêques représentants les Conférences Episcopales des pays de l'Union Européenne), qui voudrait faire croire que seuls les évêques peuvent définir les valeurs sur lesquelles l'Europe doit se construire, n'est pas la seule à pouvoir parler des valeurs de l'Europe et que les catholiques de base ont leur mot à dire pas forcément identique à celui des évêques.

En plus de cet appel à la base, au-delà des hiérarchies ecclésiales, il convient de constater que le christianisme n'a pas été le seul ferment de l'Europe moderne puisque bien d'autres acteurs religieux, spirituels ou philosophiques ont apporté leur pierre à l'édifice : juifs, musulmans en Andalousie et dans les Balkans, philosophes des lumières et francs-maçons, socialistes utopistes, etc. On peut même dire que cette Europe là a du lutter contre l'emprise religieuse sectaire des hiérarques.

Le texte est consultable sur le site du RE http://www.european-catholic-people.eu  Pour information complémentaire, prendre contact avec Actualités unitariennes qui vous mettra en relation avec François Becker, secrétaire général du RE. 

Dimanche 18 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : Europe recommander

Le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) est né le 5 novembre 2005, lors d’un atelier visant à promouvoir l’unitarisme au sein des populations francophones du Canada, lequel atelier avait été organisé par le Conseil unitarien canadien (CUC) lors d’une rencontre au niveau de la région Est. Cet atelier, animée par Lucie-Marie Castonquay-Bower, pasteur de la Unitarian Universalist Fellowship d’Ottawa, comprit les participants suivants : Valmyre Bourdon, Maurice Cabana-Proulx, Andy Hugessen, Nancy Labonté, Jean Pfleiderer (CUC), Patricia Philip, Hannelore et Léo Poncelet.

La première activité du nouveau mouvement fut d’ouvrir, en date du 30 novembre, un groupe de discussion sur le serveur Yahoo, en interne à leur mouvement afin de s’organiser. Trois unitariens français y participèrent, ainsi qu’un Américain à Paris. Ce groupe de discussion compte présentement 17 membres. Le mouvement dispose d’un site depuis le 21 août 2006 et dont Nancy Labonté est la webmestre. Voir la liste des liens sur le blog de l’AFCU http://afcu.over-blog.org

Samedi 17 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme-universalisme recommander

Le logo du mouvement est une colombe blanche qui, sur un ciel bleu, prend son essor du calice des unitariens-universalistes (selon le modèle adopté par l'UUA, à savoir un calice entouré de deux cercles entrelacés pour symboliser la fusion qu'il y eut en 1961 entre l'Eglise universaliste et l'Association unitarienne américaine).

Le Mouvement universaliste unitarien au Québec (MUUQ) fut au début un simple site mis au point au début du millénaire par un comité (Léo et Hannelore Poncelet, Michel Lalonde, etc.) sous la houlette du révérend Raymond Vickers-Drennan, pasteur à l’Eglise unitarienne de Montréal. L’aide financière d’un fond universaliste de l’Etat de New-York permit de payer les services d’un webmestre professionnel. Ce fonds universaliste aide les ministres du culte de l’ancienne Eglise universaliste qui fusionna avec les congrégations unitariennes-universalistes en 1961 pour fonder l’Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations. C’est sans doute pour cette raison que le site s’appela d’abord " Mouvement universaliste au Québec " (avec un seul " U "), rectifié ensuite avec l’ajout " unitarien ".

Localement, l’universalisme promu par le site n’avait plus rien à voir avec l’ancienne dénomination de l’Eglise universaliste (qui fut une Eglise chrétienne aux Etats-Unis au XIXème siècle), mais avec un sens moderne visant à être d’emblée universel.

Un petit groupe francophone se constitua ensuite, toujours autour du révérend R. Vickers-Drennan, en octobre 2003 ; puis une première célébration en français eut lieu le 1er mai 2004 (le bulletin de la Correspondance unitarienne en rendit compte dans son n° 31 de mai 2004). Le révérend publia en français un document liturgique traduit de l’anglais. " Un rêve à bâtir ".

Lorsque le pasteur R. Vickers-Drennan quitta l’Eglise de Montréal pour s’installer à son compte (animation d’une auberge privée), Hannelore et Léo Poncelet sauvèrent le site, reçurent l’aide d’Hubert Edmond en qualité de webmestre bénévole, formèrent un bureau (dont Hannelore est présidente) et ancrèrent résolument le mouvement au sein de l’Eglise unitarienne de Montréal. Le MUUQ est donc passé d’un simple site à un authentique mouvement. Le site y gagne en animation puisqu’il mentionne des activités, a compléter ses liens, etc.

Depuis 2005, le site héberge la revue électronique " Tribune libre unitarienne " qui se présente comme "la revue du mouvement unitarien/universaliste montréalais", soit 4 numéros à cette date. Léo Poncelet est le rédacteur de cette revue.

Le blog de l’AFCU http://afcu.over-blog.org donne le lien avec le MUUQ.

Samedi 17 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme-universalisme recommander

La communauté unitarienne-universaliste de Catalogne se porte bien. Elle tient régulièrement des réunions et des cultes à Barcelone ; elle a été particulièrement active lors du Parlement des religions du Monde qui s'est tenu à Barcelone du 7 au 12 juillet 2004 à Barcelone ; enfin c'est elle qui fut l'organisatrice du 10ème anniversaire de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) à la grande abbaye bénédictine de Montserrat, du 4 au 9 novembre 2005. Jaume de Marcos, président de la Sociedad unitaria universalista de España (SUUE), et Elisabeth Breedlove, anglaise, sont  les piliers de cette communauté.

Ajoutée à celle de Madrid, la communauté UU de Catalogne, dotée maintenant de son propre site (http://www.uucatalunya.org), confère à la SUUE une caractéristique congrégationaliste qui est importante au sein de notre mouvance unitarienne. Chaque groupe locale peut s'organiser comme il lui convient et se rattacher en toute liberté aux autres. C'est là une dynamique ascendante, par le bas, qui est l'inverse des relations hiérarchiques.

J'ajoute que vous trouverez, en page d'accueil de ce nouveau site - en catalan, en espagnol et en anglais - une présentation particulièrement claire et précise de la foi des unitariens-universalistes, loin de tout confusionnisme qui parfois règne chez nos amis anglo-saxons dont l'empirisme fait parfois que tout est dans tout ! Merci à Jaume. Jean-Claude Barbier

P.S. ce lien est ajouté à ceux que vous trouverez sur le site de l'AFCU (http://afcu.over-blog.org)

Mercredi 14 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme-universalisme recommander

LES CATHARES A MONTPELLIER par Michel Jas

" L’étude de l’hérésie cathare est particulièrement ardue car les sources relatives au Moyen Age sont parcellaires et souvent opaques. Une grande partie des registres de l’Inquisition ont disparu. Pour les registres conservés, en l’état ou recopiés, il est paradoxal de constater que le catharisme est aujourd’hui connu grâce à ces sources qui ont voulu le faire disparaître. Michel Jas est un érudit qui cherche une éventuelle présence cathare, là où on ne s’y attend pas, avec des discutions qui entraînent parfois dans un enchaînement de faits et nous amènent sur des terrains vierges et inconnus où de nouvelles questions se posent sans cesse : est-il raisonnable de continuer à penser que Montpellier fut un pur foyer de l’orthodoxie, quand on sait qu’il y eut un tribunal inquisitorial trois ans avant celui de Carcassonne ? Ceci laisse supposer qu’il y avait au moins un soupçon sur la présence d’hérétiques à Montpellier, ou tout au moins dans sa région. Quelles sont les limites géographiques du catharisme dans le Bas-Languedoc et quelle est sa zone réelle d’influence ? Michel Jas pense que l’incertitude est au cœur de l’étude historique en général et médiévale en particulier, et que le chercheur doit cheminer dans les probabilités du vraisemblable. " Extrait de la préface de Valdo Pellegrin

SOMMAIRE : - Préface  - Introduction : L’indémontrable dans la chose historique L’enracinement : - Montpellier au Moyen Age - Ruptures théologiques et occitanes - Montpellier peu ou pas cathare. L’espace : - L’expansion discutée de l’hérésie - Oïl ou Oc : l’esprit de la Croisade - Saint-Denis : qu’es aquo ? L’enjeu : - " La raison " contre le dualisme - Alain de Montpellier contre les cathares - Prédication à Saint-Firmin . Des signes ou des restes : - Une inquisition méconnue - Hérétiques tardifs près du golfe du Lion - Une Béguine bizarre chemin de Lattes. Et au-delà - Ré appropriation protestante - La nuance et l’arbitraire - Conclusion

Michel Jas est passionné par les minorités ethniques et religieuses ; après avoir été pasteur à Nîmes, Toulouse et Perpignan, il exerce à Montpellier depuis 2002. Il est l’auteur de " Braises cathares, Filiation secrète à l’heure de la Réforme ".

BULLETIN DE SOUSCRIPTION A RETOURNER A INSTITUT D’ETUDES OCCITANES

 

 

 

 En précisant son : Nom et prénom / Adresse / Code postal et ville / Tel

I.E.O. Languedoc, BP 60011, 14, av. Etienne D’Orves, 34501 Béziers Cedex, tél. 04 67 31 18 91, courriel ieo.lengadoc@9business.fr,

Commande au prix de souscription 13 Euros franco de port, au lieu de 15 Euros à parution frais de port en sus

Mardi 13 février 2007
par Michel Jas publié dans : les cathares recommander

Jacques Berlioz (sous la dir.) Le Pays Cathare, Les religions médiévales et leurs expressions méridionales, Point Histoire éd. Seuil, Paris 2000.

Anne Brenon, Les Archipels Cathares, Dissidence chrétienne dans l’Europe médiévale, Préface de Jean Duvernoy, Dire éditions, Cahors 2000.

 

Le Languedoc connaît au Moyen Age une prodigieuse effervescence religieuse. Le catharisme s'y enracine, et des mouvements évangéliques - vaudois, béguins - s'y montrent actifs et entreprenants. La mémoire musulmane est présente dans l'imaginaire. Le judaïsme est d'une grande vitalité et la culture "folklorique " reste vivace. Une liturgie particulière et des pratiques de dévotion originales, notamment autour des relations avec l'au-delà, s'imposent. Un dense réseau monastique s'établit. En Languedoc s'exerce aussi la réplique de l'Église officielle à l'hérésie par saint Dominique et les Prêcheurs, la croisade et l'inquisition. Présenter et analyser les croyances et les pratiques religieuses du Midi médiéval dans leur diversité dans leurs enjeux doctrinaux, politiques et sociaux, telle est l'ambition de l’ouvrage, sous la direction de Jacques Berlioz, dû à une équipe internationale d'historiens et d'historiennes.

Anne Brenon, archiviste paléographe et diplômée en Sciences Religieuses de l'École des Hautes Études, ancienne conservateur du Centre National d’Etudes Cathares, a rassemblé dans le second ouvrage (elle a participé aussi au premier) un grand nombre de ses textes fondamentaux de la plus haute tenue scientifique jusque-là dispersés. C'est une somme absolue, indispensable à tous ceux qui veulent aujourd'hui connaître et comprendre ces " Bons Chrétiens " que furent les cathares, mais aussi les racines profondes de la plus célèbre des hérésies médiévales. Alimenté et augmenté par les ressources de la recherche moderne, cet ouvrage fait avec autorité, et pour longtemps, le tour de la question.

Notre avis : Le premier de ces ouvrages a le mérite de conjuguer format de poche chez un éditeur connu (donc un prix...) et très bon niveau de tout ce qui est traité avec des extraits précieux et références utiles. Mais celui-ci ne se penche sur le catharisme qu’en partie. Ce qui peut tromper le lecteur accroché par une photo du château de Puilaurens et le titre " Pays Cathare "(cf. le programme de développement attaché au département de l’Aude, d’où ce titre...) Si de véritable pays cathare il avait été question, c’est à dire de la question de l’expansion réelle de l’hérésie au Moyen Age, j’aurais aimé que l’on parlât d’Orthous près de Quissac, ou du cimetière de Pataran près de de Codognan... Pour la présence des musulmans, je regrette que le chapitre " Islam, judaïsme,"superstitions" " ait omis leurs traces à Montpellier à une époque tardive : allusions aux sarrasins qui ne doivent pas devenir baïle sur les terres de GuilhemV, et découverte des pierres tombales d’un cimetière musulman à Montpellier ... Ce qui est écrit au sujet des vaudois, ainsi que des relations entre juifs et cathares mérite notre attention. Donc à lire, mais pas uniquement.Le deuxième ouvrage est un gros livre qui se dévore comme un gros gâteau!.. Il répondra aux questions dogmatiques que tout chrétien et particulièrement le lecteur protestant se pose au sujet du catharisme.

Anne Brenon écrit de façon limpide. Son style me fait penser à celui du professeur André Gounelle : le lecteur est rendu savant de façon naturelle, sans inutile effort !..

La séried’articles qu’elle a écrits et qui sont ici rassemblés, témoins de 15 ans de recherches érudites, se lisent avec passion : " les peurs de l’An Mil ", " le faux problème du dualisme absolu ", " l’Eglise du St Esprit ", " les ultra-chrétiens ", et seront, à mon point de vue, profitables à beaucoup d’un point de vue théologique et historique certes, mais aussi œcuménique et surtout spirituel... Michel Jas *

* Michel Jas est pasteur de l'ERF à Montpellier et président de l'Association Evangile et Liberté

A paraître très prochainement dans la série des Cahiers Michel Servet (publiés par l'AFCU et diffusés par la Correspondance unitarienne au prix de 5 euros l'exemplaire) un n° sur le gnosticisme chrétien et les cathares avec des textes de Pierre-Jean Ruff (pasteur de l'ERF) et une préface de Michel Jas (16 p. + couverture).

Mardi 13 février 2007
par Michel Jas publié dans : les cathares recommander

Un mouvement de réveil catholique, le Cursillo, de conviction oecuménique, a adopté un emblème (une lampe à huile et une croix) qui fait penser à notre calice avec sa flamme (moins la croix !). http://cursillos.ca/index.htm
Signalé par Jean-Pierre Babin (message privé du 13 février 2007)

Voici, en page d'accueil de leur site, une brève présention historique de ce mouvement basé sur une méthode originale (3 jours de retraite). Pour nous autres unitariens qui avons bien besoin de développer  nos associations,  ce n'est pas à dédaigner. Pensons aussi au méthodisme dont le nom souligne le sens de l'organisation, en l'occurrence les "classes" qui sont organisées au sein de la communauté locale. De la méthode mon cher Descartes ! Le temps d'une retraite, c'est bien dans ce sens que l'AFCU veut aller en préférant aux AG habituelles, une "semaine unitarienne d'été", à savoir un temps de libre où l'on prenne le temps de se rencontrer d'une façon conviviale et sans être boursculé par un ordre du jour trop serré (ce sera du 1er au 5 août à Nantes, qu'on se le dise !)

Le Cursillo et le Mouvement des Cursillos francophones du Canada

La première expérience qui allait donner naissance au Mouvement des Cursillos eut lieu en août 1944 à Cala Figuera, sur l’île de Majorque (île espagnole dans la mer Méditerranée)

Influence de l'Action Catholique. Se basant sur un cours d'une semaine, appelé cursillo des chefs de pèlerins, que donnait alors l’Action catholique à ceux qui préparaient un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, le jeune Eduardo Bonnin - alors âgé de 28 ans - et un groupe d'amis mirent au point une méthode visant non plus la préparation d'un pèlerinage mais un changement profond dans la vie ordinaire des milieux.

A l’été 1944, ils animèrent un premier Cursillo de trois jours pour des amis dans un chalet à Cala Figuera. Puis ils renouvelèrent l'expérience à chaque année, y invitant particulièrement ceux qu'ils considéraient être des leaders naturels et les recrutant aussi bien chez les "loin de Dieu et de l'Église" que chez les pratiquants. Chaque Cursillo déboucha sur la formation de petits groupes qui se réunirent par la suite pour s'aider dans la prière, l'étude et l'action Le virage du 7 janvier 1949

Constatant les effets évidents de la grâce chez ces groupes "cursillistes", le nouvel évêque de l’île, Mgr Juan Hervas, décida de s’en occuper lui-même très activement. En janvier 1949, eut lieu le premier Cursillo officiellement reconnu par les autorités ecclésiastiques. Dès lors, grâce à Mgr Hervas, les Cursillos se succédèrent à un rythme accéléré (une trentaine dans son diocèse dès la première année), et le Mouvement reçut une impulsion considérable.

Une expansion rapide

Le développement du MC a été phénoménal. Dès 1953, il a essaimé en Amérique du Sud et au Mexique et, de là, s’est répandu rapidement dans une vingtaine de pays hispanophones. En 1961, il commença son expansion dans les diocèses anglophones de l'Amérique du Nord. En langue française, le premier Cursillo eut lieu à Trois-Rivières, QC, Canada, en 1963. Cependant, ce cursillo resta sans lendemain. C'est celui de Sherbrooke, QC, deux ans plus tard en 1965, qui, mettant sur pied une "École des Dirigeants", devint la source du Mouvement des Cursillos Francophones du Canada.

[la photo ci-jointe a été prise sur le site]

Un Mouvement universel. Vingt ans après sa fondation, le MC avait déjà rejoint les cinq continents. Aujourd'hui, les Cursillos sont en marche dans plus de 60 pays et environ 1500 diocèses dans le monde. Ajoutons que le MC a aussi débordé le Catholicisme. Plusieurs communautés protestantes ont leur propre Mouvement des Cursillos, notamment les Anglicans et les Épiscopaliens qui l'ont adopté intégralement. D’autres, comme les Méthodistes, les Presbytériens ou les Luthériens, en ont modifié certains aspects et adopté des noms divers mais on y retrouve le même but et la même méthode. De plus, à l'intérieur de l'Église catholique, plusieurs Mouvements sont issus du Cursillo. Selon certaines estimations, le nombre d’hommes et de femmes de races, de langues et de religions chrétiennes diverses ayant suivi un "cursillo de 3-jours", depuis sa fondation, approche les quarante cinq millions. 

 

 

 

 

 

 

Mardi 13 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : catholiques libres en action recommander