Calendrier

Mars 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

à vos ami(e)s

Cliquez ici pour recommander ce blog

Rechercher

dessin de Ghertman publié dans Le Canard enchaîné du 21 mars 2007 : il faut désormais y ajouter le "non" aux francs-maçons !

 

Le Vatican, prenant la relève de Nikita Khrouchtchev célèbre pour son " niet " au pire temps de la Guerre froide, vient de dire " non " aux francs-maçons qui ne lui demandaient pourtant rien !

Lu dans Le Figaro du 5 mars 2007 :

L'appartenance à la franc-maçonnerie et à l'Eglise catholique est incompatible ; a rappelé, vendredi à Rome, un responsable du Vatican, Mgr Gianfranco Girotti, régent du Tribunal de la pénitencerie apostolique. Au cours d'une table ronde sur cette question, le prélat a souligné que " l'Eglise catholique a toujours critiqué la conception mystique propre à la franc-maçonnerie, la déclarant incompatible avec sa propre doctrine ". Il a dénoncé le " naturalisme rationaliste qui inspire ses projets et ses activités contre l'Eglise " et a mis en garde contre le " climat de secret qui la caractérise ". Ceux qui y appartiennent, a-t-il dit, " prennent le risque de devenir instrument de stratégie qu'ils ignorent ". Mgr Girotti a rappelé, avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, que l?adhésion à une loge maçonnique " demeure interdite par l?Eglise ". Ceux qui contreviennent sont en état " de péché grave " et " ne peuvent pas " avoir accès à l'eucharistie " [fichtre !].

 

Le Vatican date manifestement d'une guerre ! Le 29 octobre 1974, chez un ami catholique, le Grand-maître du Grand Orient rencontrait, en toute discrétion, un évêque français, depuis devenu archevêque, afin d'établir (enfin) des relations positives.

Depuis 1987, un catholique de Toulouse, Paul Pistre *, envoie (par voie postale) au sein d'un réseau qui compte maintenant environ 150 personnes, une " Lettre aux catholiques amis des francs-maçons ", soit à ce jour 68 numéros à un rythme trimestriel et avec chaque fois au moins une dizaine de pages fort bien documentées.

* Paul Pistre, 7, rue du docteur Bernardbeig, 31100 Toulouse, tél. 05 61 40 40 96.

 

Ce réseau vient de fêter ses 20 ans par un colloque qui s'est déroulé à l'Institut catholique de Toulouse, les 2-3 mars, avec la participation du jésuite Ferrer Benimeli, professeur d'université à Sazagosse et reconnu unanimement comme l'un des meilleurs connaisseurs de la franc-maçonnerie (conférence publique sur, précisément, " Le Vatican et la franc-maçonnerie "), et du dominicain Jérôme Rousse-Lacordaire, auteur de " Rome et les francs-maçons, B.A. BA de l'antimaçonnisme " et " Jésus dans la tradition maçonnique " (avec la préface de Mgr. Doré. Manifestement, le Vatican est en retard, aussi, par rapport à ses propres administrés !

 

Les associations unitariennes, s'honorent quant à elles, d'avoir en leur rang, à titre personnel, un certain nombre de francs-maçons. Ils y apportent leur sens de l'ouverture théologique, du dialogue, des études. Ils y sont les bienvenus. La Correspondance unitarienne (voir nos liens), à la Une de son n° 15, du mois de février 2003, avait publié une " Lettre aux maçons amis des unitariens ".

Mercredi 28 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la Contre-Réforme recommander

Le 20 novembre 2006, la ville de Bruxelles a adoptée, dans la plus grande solennité et avec la participation de l’Echevinat des cultes, la charte fondatrice d’une Plateforme inter-convictionnelle signée par plus de 35 associations ayant des activités en cette ville.

" Convaincus que le dialogue entre les communautés de conviction qui coexistent dans notre ville de Bruxelles est indispensable pour assurer les conditions nécessaires d’un vivre ensemble porteur de paix, de justice et de solidarité.

Convaincus que dans le contexte de la Ville de Bruxelles, notre Réseau, sous l’égide de l’autorité publique ayant les cultes dans ses compétences, offre un cadre neutre qui permet ce dialogue.

Convaincus que c’est en partageant nos expériences, en mettant à profit nos ressources et en développant collaborations et partenariats que nous pourrons développer des actions locales de terrain et des réflexions de fond […].

Nous croyons à la nécessité d’une Plate-forme inter-convictionnelle car l’avenir d’une société cosmopolite se construit dans un savoir " vivre ensemble " qui exige une attention à la qualité de relation à l’autre.

Nous pensons que la véritable rencontre inter-convictionnelle implique que chaque personne puisse proposer librement et sincèrement aux autres le témoignage de ce qu’elle croit et de ce qu’elle vit et accueillir pareillement le témoignage des autres. Nous sommes certains que cette rencontre entre personne de conviction différente est porteuse d’un enrichissement qui permet à chacun d’affirmer son identité profonde sans risque de syncrétisme. […].

Nous espérons que nos rencontres susciteront une dynamique de communication entre nos organisations respectives [...].

Grande-place de l'Hôtel de Ville de Bruxelles 

Membres de cette plate-forme : Assemblées spirituelle des Bahai’s de Bruxelles, Axcent vzw, Bruxelles Acceuil Porte Ouverte, Bureau européen de médiation & transformation de conscience, Centre AVEC, Centre El Kalima, Centre Limite, Chapelle de la Résurrection, Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE), Commission consistoriale de la femme, Conseil des femmes juives de Belgique, Consistoire central israélite de Belgique, Echevinat des cultes de la ville de Bruxelles, Eglise protestante de Bruxelles-Musée (1), Espaces, spiritualités, cultures et société en Europe, Focolari, Fonds Paï Lennart Schmidt, Fraternité islamo-chrétienne, Les Amis de l’islam, Libre pensée chrétienne (2), Maison de la Laïcité Lucia De Brouckère, Mosquée El Mouahidine, Ouverture Annelle Löhr-Campion asbl, PICOL asbl, Repères asbl, Service protestant d’éducation permanente, Sœurs de Notre-Dame de Sion, United Religion Initiative Europe, Voies de l’Orient, VUB-WRL/HV, WCRP-Belgium

(1) représenté par Jean-Marie de Bourqueney, pasteur de l’Eglise protestante unie de Belgique (EPUB). L.-M. Bourqueney est, entre autres, membre du comité de rédaction de la revue protestante libérale Evangile et Liberté.

(2) la Libre pensée chrétienne (LPC) est un groupe de catholiques libéraux animé par André Verheyen (prêtre à la retraite). Voir son site qui est hébergé par " Profils de Libertés " http://prolib.net/lpc/libre.pensee.chretienne.htm (ou entrer dans le site http://prolib.net puis cliquer sur la bande " Libre pensée chrétienne "). Le mouvement tient des réunions et célébrations mensuelles et publie un bulletin. Il remet en cause la formulation des dogmes. Contact : Christiane et Herman Van den Meersschaut, rue C. Hoonaert, 9 – 1090 Bruxelles, courriel : christianehermanvdm@tele2.be

Rappelons (voir notre "Agenda à l'usage des unitariens et sympathisants", catégorie "Agenda") que le  Réseau européen Eglises et libertés (RE)*, dans le cadre et avec le soutien du Conseil de l’Europe, organise à Strasbourg, les mercredi 3 et jeudi 4 octobre, Conférence européenne inter-convictionnelle sur " La cohésion sociale dans une Europe multiculturelle. Impact et rôle des courants de pensée et des religions". Mais dans ce cas, du côté du RE, l'accent est mis sur la contestation à la fois du monopole qu'exercent les hiérarchies ecclésiales et du contenu de leurs prises de décision.

* réseau à majorité catholique auquel la Fédération des réseaux du Parvis participe (et donc ses associations membres dont l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU).

A parier que ces exemples (exemplaires) feront tâche d'huile. Vive l'inter-convictionnalité (ou l'inter-convictionnalitude !)

Lundi 26 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : Europe recommander

5 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, les Traités de Rome, signés le 25 mars 1957, lancèrent l’aventure européenne. Le 50ème anniversaire en est fêté ce dimanche.

Les pays européens en boules de Noël (à défaut de cristal de Bohème) pour que le rêve se continue ....

Avec nos Etats, nous avons été invités à élargir notre citoyenneté, en passant de la solidarité ethnique (la nation-ethnie) - voir notre message sur la ville de Sibiu - à celle de l’ensemble des habitants vivant dans le cadre territorial d’un même Etat (la nation-Etat). Avec l’Europe communautaire, nous voilà invités à une solidarité fédérale sous-tendue par le vécu d’un ensemble régional et d’une civilisation partagée.

L’Être européen est politiquement en gestation, mais il s’agit d’un adulte qui a déjà une bien longue histoire derrière lui, à commencer par les premiers pas de Paul sur le continent européen (Geste d'envoyés / Actes des apôtres 16) *, par Rome et Byzance, puis cette Europe des Barbares, lesquels étaient en partie christianisés dans la confession arienne dont nous avons parlée dans plusieurs de nos précédents messages (les 8, 9 et 13 mars) et qui rappliquèrent sur l’empire Romain, enfin le rôle des évêques ariens et catholiques du 1er millénaire et celui des premiers monastères (voir nos messages du 13 mars sur l’Irlande).

* "Faut-il exorciser les païens au risque de les rendre muets ?", reprise de l'article "Le passage en Europe ou la rencontre avec le paganisme" écrit en mai 2001 et paru dans Approches unitariennes, n° 43, été 2001

Cette épopée, nous le savons, se continua, avec un vaste empire romain-germanique fondé par les Francs de Charlemagne, en alliance avec des papes modernistes, avec la si brillante civilisation andalouse qui nous transmit les sciences depuis Aristote, sans oublier la diaspora juive porteuse du précieux trésor que fut en ce temps la Bible hébraïque.

Et puis, ce fut une prodigieuse accélération de la pensée moderne avec la Renaissance, puis les Réformes protestantes qui traversèrent le continent jusqu’en Ukraine et en Transylvanie comme sous le souffle de Dieu, avec les philosophes et les scientifiques du Siècle des lumières, avec la rationalité des francs-maçons, et, au XIX° siècle, avec la générosité du socialisme utopique et du christianisme social.

Europe aux racines chrétiennes, à n’en point douter sauf pour les négationnistes de tout bord, mais une Europe qui s’est finalement modernisée en luttant contre les emprises religieuses (depuis la Renaissance) et en affirmant la laïcité. Finalement une Europe démocrate et multi convictionnelle, ce qui en fait toute la richesse.

Notre Europe a hérité de spiritualités et de philosophies bien précises – qu’il convient de citer, devoir de mémoire oblige – et qui est donc une civilisation au sens riche et complexe du terme dont il convient de connaître l’histoire - et non pas un cadre seulement économique, politique et supra étatique.

L’unitarisme, ne l’oublions pas, est né dans ce contexte, aux XVI°-XVII siècles, lors de l’essor de la Réforme protestante anti-trinitaire. C’est pour cela que nous ouvrons sur ce blog une rubrique (= " catégorie ") consacrée à l’Europe. Donc, à votre Histoire !

Dimanche 25 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : Europe recommander

La pensée humaine étant ainsi faite qu’elle peut démarrer sur une idée tout à fait juste et poursuivre le raisonnement jusqu’à l’absurde. C’est ce qui est arrivé à un écologiste allemand, célèbre en son pays pour sa défense de la cause animale, Frank Albrecht, qui, d’emblée, prôna l’euthanasie du petit ourson polaire Knut né le 5 décembre au zoo de Berlin.

Sa mère ne voulut pas l’allaiter et notre écologiste déclara alors dans le grand quotidien Bild, que "Le zoo doit tuer cet ourson", car il souffrirait de "troubles du comportement pendant toute sa vie" (sic !), puisque "le contact des mains humaines n'est pas adapté à l'animal, et représente même une grave infraction à la loi du monde animal" (re-sic !). Des associations de défense des animaux embrayèrent (bêtement !) et répandirent ce diagnostic (infaillible) dans les journaux de la place.

Fort heureusement, d’autres écologistes firent remarquer que les glaces polaires fondant à une vitesse grand V, les zoos seraient bientôt des lieux de survie pour l’espèce. Fort heureusement, aussi et surtout, les soigneurs du zoo aiment les bêtes et savent que, réciproquement, tous les animaux, expérience faite et vécue, apprécient l’intelligence et la tendresse de la main humaine.

Knut avec sa mère de substitution, le soigneur Thomas Dörflein

Aux dernières nouvelles (seconde sortie en public de notre jeune ourson ce samedi 24 mars), l’ourson pèse 9 kg, est âgé de 3 mois 18 jours et a fait sa promenade matinale en présence du ministre allemand de l’Environnement, toujours accompagné de son  maternel de substitution, le soigneur Thomas Dörflein, devant un public pris au cœur et les flashs des photographes voulant immortaliser sa célébrité toute naissante.

Comme quoi il faut mettre, comme on dit, la main à la pâte (à la patte dans ce cas là) et ne pas se contenter de raisonner dans le vide.

C'est le rabbi Ieshoua de Nazareth qui, en son temps, invitait ses contemporains à retirer, avec des cordes et sans état d'âme, l'âne tombé dans le puit (et il sont profonds en terre de Palestine !), nonobstant le jour chômé pas payé du sabbat.

 Comme quoi, trop penser à la place des autres et décider de leur sort fait parfois froid dans le dos. L’homme intellectuel peut, en toute bonne conscience, justifier l’horreur. L’Histoire nous en donne malheureusement plein d’exemples.

A coup sûr, cet intello-écolo mérite un bon coup de patte.

Dimanche 25 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la défense des animaux recommander

Ces 23, 24 et 25 mars, nous vivons le grand week-end de la solidarité Sidaction.

Acceuillons les victimes du Sida, luttons contre cette épidémie mondiale par tous les moyens mis à notre disposition par la médecine moderne, rejetons les archaïsmes religieux qui entravent cette mobilisation nécessaire.

Dimanche 25 mars 2007
par Jean-Claude Barbier recommander

Nous nous réjouissons (fort bruyamment) de l’acquittement ce jeudi 22 mars de l’hebdomadaire Charlie Hebdo dans l’affaire des " caricatures de Mahomet ". Lors du procès tenu les 7 et 8 février, la représentante du Parquet avait requis la relaxe. L’hebdomadaire avait reçu l’appui du ministre de l’Intérieur et des cultes, ainsi que de diverses personnalités politiques.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a accepté le verdict et ne fera pas appel. Par contre, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui donne dans le voile et pas forcément dans la dentelle, persiste et signe. Il y aura donc appel. La Ligue islamique mondiale s’était elle aussi portée partie civile.

Charlie Hebdo, édition spéciale du 7 février 2007, le jour du procès

 

Pour plus d'information voir Le Monde du 22 mars, et celui du 23 mars,

 

Il est grand temps de distinguer l’islam (la très grande majorité des musulmans pratiquent leur religion avec vertu, moralité et courtoisie envers autrui) et les islamistes qui ne sont qu’un courant (heureusement) très minoritaire et mélangeant allègrement religion et politique. Voir notre " vocabulaire religieux " sur le blog de l’AFCU (" les ismes, les iques et les istes ", http://afcu.over-blog.org).

Il est bon que les démocrates défendent avec vigilance les valeurs de laïcité lorsqu’elles sont menacées par des communautarismes discriminants, des emprises cléricales, religieuses ou sectaires, des mouvements théocrates, des partis politiques accompagnés de milices, des financements occultes ou étrangers.

L’unitarisme est très attaché à la liberté religieuse et aux relations inter-religieuses et inter-convictionnelles, encore faut-il que les acteurs religieux de tout bord se situent en démocratie, respectent les autres et ne pratiquent pas un prosélytisme intempestive, s’abstiennent de tout impérialisme culturel et religieux, et abandonnent les prescriptions fussent-elles " sacrées " lorsqu'elles sont manifestement contraires aux valeurs humaines.

A l’invitation d’un Michel Servet (1511-1563), depuis la Réforme protestante anti-trinitaire du XVIème siècle, les unitariens n’ont eu de cesse de " revisiter " le corpus chrétien qui était le leur en y exerçant leur raison, en tenant compte du progrès des connaissances grâce aux sciences, en " déconstruisant " dogmes et mythes qui étaient pris au sens littéral.

Nous invitons ainsi les autres confessions chrétiennes et les autres religions à faire de même et à ne plus trimbaler derrière elles des archaïsmes religieux dont certains confondent l’identité (tout à fait légitime) et la discrimination (inacceptable en démocratie), par exemple entre hommes et femmes, entre croyants et non croyants, entre ceux qui ont la Vérité et ceux qui ne l’auraient pas, entre les candidats au paradis et ceux qui seraient voués à l’enfer …

En démocratie, il n’y a pas de religion " officielle ", " supérieure ", " seule vraie " ou " meilleure que les autres ", encore moins " seule divine ", mais toute simplement le choix d’une religion qu’on aime et qui nous convient. A chacun de pratiquer sa religion avec intelligence et joie, afin qu’elle lui ouvre le cœur par la prière et les louanges à Dieu et l’attention extrême portée à autrui et à la Création.

Samedi 24 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

Voici un extrait de " AU NOM DE MA HORDE ", de Pascal de SEIGNE, publié en 1991 à PARIS, éditeur Jean-Cyrille Godefroy (pages 494-495) : Le MASSACRE DES MEOS ("Méo" = "Hmong")

Le 10 février 1978, devant ces maquis qu'ils n'arrivent toujours pas à soumettre, les Russes passent le relais aux Viêtcongs : eux vont en venir à bout.

Rien ne distinguent particulièrement ce 10 février des autres journées d'extermination : attaques aériennes, bombardements d'artillerie lourde ... Mais alors que les Méos sortent de leurs caches, ce jour-là, les avions reviennent aussitôt et lâchent un type de gaz encore différent : la fumée n'est plus verte mais jaune. Ce gaz inconnu (ndl : YELLOW RAIN) provoque d'épouvantables maux de tête, puis des vomissements et enfin des diarrhées. L'opium ne sert plus à rien, et les Méos n'ont plus la force de se déplacer, de fuir. Ils se vident littéralement sur place . Deux divisions viêtcongs jaillissent de la plaine, mettent leur masque à gaz et donnent immédiatement l'assaut au massif paralysé . Enfants, guerriers, vieillards, tout ce qui est de sexe mâle est assassiné sur place.

Des soldats méos apparaissent d'on ne sait où : ils n'ont plus de munitions et livrent leurs derniers combats à la machette.

Kidnappées, attachées ou entravées par des cordes, les femmes et les petites filles mèos sont déportées et abandonnées sans nourriture et médicaments dans des "secteurs" dits "de culture". Naturellement ce n'est pas un hasard s'il n'y a strictement rien à cultiver. Des nouveaux camps de la mort sont hâtivement mis en place : interdiction de s'en échapper, interdiction d'en sortir ne serait-ce que pour glaner quelques racines à manger. Affamée, à l'agonie, la population des camps se révolte et tente une fois de plus de s'enfuir vers leurs montagnes . Dans un premier temps sont abattus tous les vieillards. Puis, pour les Soviétiques, pour les Viêtcong, s'organise enfin une gigantesque chasse au gibier . Et ce gibier ce sont les femmes et les fillettes méos.

Pendant cinq mois, jusqu'au 15 juillet 1978, les Viêtcongs s'acharnent sur tout ce qui aurait pu encore survivre dans le massif : bombardements, gaz, napalm, empoisonnement des sources d'eau. C'est un triomphe et les dernières tribus doivent abandonner le bas de la montagne et gagner les cimes . Sur le sommet il fait un froid glacial. Rien pour se nourrir, rien pour se soigner. Aucune aide internationale . La faim, la maladie font plus de morts que les bombardements et les gaz. Les Soviétiques et les Viêtcongs ne sortent même plus leurs avions . Ils n'ont plus qu'à patienter, à quoi bon de gâcher les munitions avec ces primitifs ? Et en effet, personne ne revient de ces pics glacés : la nasse s'est refermée toute seule, faute de combattants . Le peuple mèo est rayé de la carte du monde. C'est une des plus grandes victoires communistes des temps modernes : des femmes, des enfants assassinés.

Personne n'a protesté. Le monde libre ignorait ces massacres. Le "grand show" de l'extermination par gaz, par neurotoxiques se terminait pourtant d'une manière assez stupéfiante : des pays comme l'Irak passaient commande, achetaient le même type de gaz et s'attaquaient aussi à leur montagnards . Ceux-ci s'appellent Kurdes, et en 1991, comme les Mèos, ils se refusent à crever.

Alors, vraiment personne n'était au courant de ces événements ?

document transmis par Jean-Marc Noyelle

Samedi 24 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander

Depuis la fin de la Guerre du Vietnam en 1975, le gouvernement communiste de Vientiane s’acharne sur les anciens supplétifs hmong (= méos) qui avaient aidé les Américains. Il les traque sans pitié, eux et leurs familles dans les massifs forestiers où ils se sont réfugiés.

300 000 Hmong vivent dans des villages de regroupement, en plaine, hors de leurs terroirs.

Le journaliste français Grégoire Deniau a pu prendre contact avec eux et France 2 a publié son carnet de route " Guerre secrète au Laos " lors d’une émission du 16 juin 2005. http://info. france2.fr/ encadres/ 13150323- fr.php

Amnesty International propose une pétition à envoyer aux autorités laotiennes, http://www.amnestyinternational.be/act/article.php3?id_article=585

Vous pouvez aussi trouver des informations complémentaires sur le site du " Citron vert ; centre d’information et de documentation " http://citron-vert.info/breve.php3?id_breve=396&var_recherche=hmongs

Contact en France : AMIS HMONG, 16 allée Hector Berlioz, 91210 Draveil, 06.12.44.38.29, 06.26.15.27.17, 01.60.86.27.44

Samedi 24 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander

Après avoir massacré les populations noires du Sud, chrétiennes et coutumières, le régime islamique de Khartoum s’attaque depuis 4 ans déjà aux populations du Darfour … bien qu’elles soient musulmanes. La dictature est dévoreuse de ses propres enfants. Le génocide s’amplifie. Le Gouvernement est directement impliqué ; l’armée bombarde les villages, forme et équipe les miliciens de la tribu arabe des Janjawids ; ceux-ci interviennent avec leurs chevaux et leurs dromadaires mais aussi avec des véhicules équipés de mitrailleuses. 200 000 morts, 2 500 000 réfugiés

Le Darfour correspond à tout l’Est du Soudan et est une province aussi grande que la France. Sans cesse, des escarmouches frontalières ont lieu entre Soudan et Tchad, avec bombardement de villages tchadiens (comme par exemple Bahai il y a quelques jours). Une force internationale est prête à intervenir, mais le régime de Khartoum s’y oppose.

Le collectif Urgence Darfour (CUD) organise des manifestations dans les capitales européennes devant les ambassades du Soudan, des réunions d’information (dernièrement en présence de plusieurs candidats à l’élection présidentielle française) et vient de lancer une pétition pour que les pays européens accentuent leur pression sur cette dictature abominable.

http://www.urgencedarfour.com

http://www.europetition-darfour.fr:80/europetition/index.php?module=bkbPetition&func=display&id=1

En mars 2005, le président de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), qui était alors Jean-Marie Godillot, et le réseau de la Correspondance unitarienne furent dans la liste des premiers signataires pour soutenir l’action de ce collectif.

Samedi 24 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander

La Transylvanie était une partie de la Hongrie qui fut longtemps gérée par un gouverneur (vovoïde). Celui-ci, pour prendre des décisions, convoquait des diètes qui réunissait les " Trois Nations " représentées par les nobles hongrois, les Sicules (un peuple originaire de l'Asie) et les Saxons. C'était une Europe des nations, celles-ci correspondant à des ethnies ou peuples bien identifiés et ayant chacune une histoire et une culture.

Ensuite, on passera, au XIXème siècle, à des nations assimilées à des territoires étatiques (ce qui est tout à fait autre chose) : les Français, les Britanniques, les Allemands, les Italiens, les Roumains.

Il convient donc de bien distinguer nation-ethnie et nation-Etat, celle-ci proposant (sans toujours y réussir !) une solidarité supérieure. Des nations-ethniques résistant encore à cette assimilation proposée constituent désormais des " minorités nationales ". C'est le cas entre autres des " Hongrois " de Transylvanie.

A Sibiu, la cité fut effectivement fondée par des immigrants saxons venus du Grand-Duché de Luxembourg. D'autres villes le furent également par des Saxons, mais ce terme ethnique a recouvert finalement un peuplement germanique plus large que les seuls Saxons.

Les " Saxons " arrivèrent dans un milieu resté rural, peuplé de Roumains descendants des Daces et d'autres populations " Barbares ", et marqué par la colonisation romaine (le roumain est une langue romane) et le christianisme orthodoxe. Ils étaient artisans, pratiquaient le commerce et cultivaient la terre. Ils fortifièrent leurs cités afin de faire face aux raids meurtriers des Mongols et des Tartares.

Ces cités rallièrent les réformes protestantes luthériennes et " helvétiques " (Zwingli, Calvin) du XVIème siècle. Les catholiques y reprirent pied à la faveur de la Contre-Réforme et de l'occupation autrichienne.

dessin de CamilG (la tour de l’hôtel de ville) http://www.flickr.com/photos/camilg/page3/

La Réforme anti-trinitaire s'est développée principalement à Cluj-Napoca, en pays sicule et au nord de Brasov. C'est dire que, pour les unitariens d'aujourd'hui, la Transylvanie est pour eux comme une seconde patrie et ils sont particulièrement sensibles à tout ce qui s'y passe, même si Sibiu n'est pas un lieu historique particulier pour eux.

Elle va être le siège d'un important rassemblement du mardi 4 au samedi 8 septembre, avec la 3ème assemblée européenne oecuménique. Les Eglises unitariennes de Roumanie et de Hongrie y sont invitées.

Afin que les hiérarchies ecclésiastiques ne soient pas les seules à représenter les diverses Eglises, le Réseau européen Eglises et Libertés (voir le " Manifeste européen d'Eglises et Libertés ", message du 18 février) entend y envoyer une délégation.

Cette importante rencontre des chrétiens de tous les pays européens s'inscrit dans un calendrier de manifestations puisque Sibiu a été déclarée capitale culturelle de l'Europe 2007, première ville de l'Europe de l'Est a avoir cette distinction après la chute du Mur de Berlin. La Roumanie est entrée dans l'Europe communauté ce 1er janvier. C'est donc la fête de l'Europe en Roumanie !

La ville et ses poteries traditionnelles, de CamilG photographe à Sibiu http://www.flickr.com/photos/camilg/422319576/

La ville est en piémont nord de l'arc formé par la chaîne méridionale des Carpates. C'est un passage obligé pour les circuits touristiques. Pensez à vos vacances ! Vous pourrez payer en euros et avec votre carte bancaire.

Vendredi 23 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : Europe recommander

Dans le cadre du 2ème Forum mondial de Théologie et Libération tenu à Nairobi (Kénya) du 16 au 18 janvier, deux théologiens africains, John Lukwata (Ougandais) et Philomena Mwuarua (Kenian), tour à tour, ont prôner une rencontre " solide " entre le christianisme et les religions " autochtones ", un dialogue entre " les traditions religieuses ".

Source : article d’Evaristo Villar publié dans Eclesiala du 5 février 2007, reproduit dans Euronews 28 (voir le Réseau européen Eglises et libertés présenté ici par notre message du 18 février " Manifeste européen d’Eglises et Libertés).

Nous applaudissons : si le chrétien s’engage lors de son baptême à renier le péché, ce n’est pas un reniement à sa propre culture. Il n’y a pas de cultures humaines qui seraient pécheresses (obscurantistes en langage moderne) ! Il y a simplement des individus qui se complaisent, parfois par simple pesanteur et routine, dans des pratiques manifestement contraires aux valeurs évangéliques.

Ces cultures ont été dénigrées par certains missionnaires (mais pas tous, car nombre d’entre eux ont su au contraire, avec curiosité et humanisme, découvrir les cultures locales où ils intervenaient), puis par une partie des clergés actuels. Il est grand temps que des chrétiens prennent la tête de leur revalorisation.

Au Bénin et au Togo, le mouvement Chrétiens pour changer le monde s’y emploie. Contact : Albert Gandonou, chretienspourchangerlemonde@yahoo.fr

A Brazzaville, l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC) est en relation conviviale avec le mouvement post-coutumier Ayelessili (le nom donné au Dieu créateur du Monde et de l’Univers). Contact : Alain Patrice Yengué, acuc2005@yahoo.fr

Auprès de nos amis coutumiers, nous pouvons retrouver le sens de la communion qui est un rituel partagé par tous les présents au nom d’un ancêtre ou d’une divinité. Des aliments " symboliques " (bières locales, alcool, grains de poivre de guinée, noix de cola, etc.) sont passés de la main à la main au sein de l’assistance et sont autant de gestes qui relient. La solidarité s’exprime ainsi sans bavardage théologique ou métaphysique particulier. Personne n’est exclue.

 

"fée protectrice", oeuvre plastique de François dit le vannier (Porto-Novo, 1999)

Lorsque le partage du pain et du vin au nom de Iéshoua aura repris sa véritable signification de communion *, les autres croyants, voir des non croyants, qui sont intéressés, d’une façon ou d’une autre, par la personne de Iéshoua, pourront alors prendre place autour de la table de communion sans aucun problème.

* des célébrations libres sont pratiquées en France dans la mouvance chrétienne libérale animée par la Fédération des réseaux du Parvis (voir " Les associations membres du Parvis ", message du 28 février 2007 dans http://afcu.over-blog.org). Le n° 1 de nos Cahiers Michel Servet (http://labesacedesunitariens.over-blog.com) donne l’historique de ces célébrations et leur justification ecclésiale et théologique.

Mercredi 21 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

Les monothéismes abrahamiques mettent en avant la connaissance d’un dieu qui se serait révélé (de préférence à ses ancêtres nationaux ! Hébreux puis Juifs pour la Bible, Arabes pour le Coran). La théologie consiste à mieux connaître ce dieu qui est considéré comme le dieu créateur de l’univers et qui serait le seul dieu existant – ce pourquoi on l’écrit avec une majuscule, Dieu.

Les cultes de l’Antiquité mettaient en avant les rites divinatoires, expiatoires, protecteurs, etc. , de façon à se concilier les dieux – tous les dieux -, y compris le dieu inconnu des Athéniens en qui Paul feignit trouver celui des Juifs et des chrétiens. La méprise est donc totale entre les monothéistes et les " païens ".

C’est ce qu’expliquent les professeurs Philippe Borgeaud (université de Genève) et Francesca Prescendi (université de Lausanne) dans des cours sur l’histoire des religions antiques.

Philippe Borgeaud : " Ce qui domine la religiosité antique, c'est le rite. Les Anciens respectaient les pratiques religieuses, mais n'avaient pas l'obligation de croire à leurs mythes. Ils pouvaient être des pratiquants non croyants. Ils n'avaient ni credo ni dogmes. Le mythe était un commentaire infini et souple sur le rite, et il en expliquait les origines. Il n'y avait jamais une seule explication, mais plusieurs, sans qu'on soit jamais obligé de choisir entre les unes ou les autres. Les Anciens n'étaient pas dans la croyance mais dans la pratique heureuse de la diversité des interprétations. C'était le rite qui produisait le sens, pas la doctrine.

– Il y avait pourtant des formes de théologie.

– Oui, les discours théologiques existaient, mais ils étaient secondaires et contradictoires. Il y avait par exemple plusieurs cosmogonies. La croyance s'exprimait à l'intérieur des rites, et pas dans la théologie. Les rites étaient à eux seuls porteurs de sens, et ce sont eux qui créaient les dieux. Si les Anciens savaient qu'ils devaient pratiquer des rituels, ils ne savaient pas en revanche qui étaient exactement les dieux. Cela leur échappait. La notion de vérité théologique n'existait pas.

– Dans ce cas, la tolérance religieuse devait être grande.

– Oui. On pouvait dire tout ce qu'on voulait des dieux et douter ouvertement de leur existence. L'Antiquité était un laboratoire de liberté. Les divinités des autres peuples étaient immédiatement reconnues et identifiées à des dieux autochtones. "

Entretien paru dans le journal Le Temps (Genève) du 20 mars 2007, http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=202691

Mardi 20 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le paganisme recommander

Vu hier soir sur TF1 aux informations de 20 heures

La Grèce, qui reconnaît la confession orthodoxe comme religion d’Etat (et qui la finance en conséquence), a enfin accepté (sans doute Europe oblige) que le culte des douze dieux de l’Olympe soit pratiqué au grand jour. Un temple s’est immédiatement ouvert au pied de l’Acropole car les décathéistes (adeptes des dix dieux concernés) revendiquent pas moins de 400 000 adeptes en Grèce.

Ce samedi 17 mars, accompagnés de journalistes de TF1, une centaine d’entre eux se sont présentés au temple dédié à Poséidon, fils de Zeus et dieu de la mer, à Cap Sounion, magnifique promontoire en fin d’Attique surplombant la mer Egée. Mais là, ils se sont heurtés à la directrice des sites archéologiques leur rappelant que le monument était réservé seulement aux visites touristiques. Nos adeptes durent payer leur billet d’entrée. Ils transgressèrent toutefois les consignes de laïcité en élevant leur prière une fois sur le site sous l'oeil goguenard de la directrice et des forces de l'ordre.

Le ministre grec de la Culture n’a sans doute pas (encore) compris que ces rites allaient revigorer les vieilles pierres et attirer une foule de nouveaux visiteurs. La laïcité est parfois bien bornée ! A quand la visite payante pour les chrétiens qui voudront aller prier dans les églises déclarées monuments historiques ?

Le temple de Poséidon dans "Îles à rêver", http://evm.vr-consortium.com/titres/ilesgrecques/zzf/zzon4/47927.htm

Ce temple de Poséidon fut construit en marbre blanc de 444 à 440 avant J.-C.. Les colonnes, de 6 m de haut, sont plus fines en haut qu’en bas, si bien que l’effet de perspective en sort renforcé. On dit que le roi d’Athènes, Egée, croyant que son fils Thésée était resté prisonnier du labyrinthe du terrible Minotaure, se serait jeté du haut de ce promontoire dans la mer à laquelle il donna son nom. Finalement, Thésée revint victorieux et les Athéniens n’eurent plus à livrer leurs fils et filles au cruel souverain de Crète.

A ceux qui s’étonneront que Poséidon puisse être le fils de Zeux, on peut rétorquer que les chrétiens du II° siècle, dans la version arienne, ont bel et bien fait de Jésus un dieu engendré par Dieu-le-Père ; et qu’ils ont fait même plus fort, avec la version nicéenne, en déclarant que Jésus était une incarnation de Dieu-le-Père (un avatar diraient les hindouistes). Comme quoi, on peut se rappeler les paroles de Iéshoua : on voit bien la paille dans l’œil du voisin, mais non la poutre qu’on a dans le sien.

 

pierres taillées (marbre blanc) tombées du temple dans la mer Egée (vue sur Wikipedia)

Protecteur des pêcheurs et des navigateurs Poséidon a comme attribut le trident et le poisson. Dans le bâteau qui conduisit Jonas à Ninive, par un chemin bien détourné (voir notre message précédent, "Jonas pour tous" en date du 14 mars), des matelots prièrent comme il se doit Poséidon pendant que Jonas, caché en soute, dormait et oubliait de prier IHVH.

Mardi 20 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : Europe recommander

Avec tous les nouveaux mouvements religieux, spirituels et philosophiques qui se manifestent, on a parfois le droit au torticolis !

En plus, l'utilisation de préfixes peut dérouter : pré-, inter-, néo-, post- etc.

Pour aider à plus de précision, le blog de l'AFCU (voir liens) vient d'ouvrir une nouvelle rubrique intitulée "le vocabulaire religieux".

Lundi 19 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : sites à découvrir recommander

La vie des Eglises, des communautés religieuses et des associations étant somme toute bien humaine nonobstant les prétentions à une inspiration divine ou encore à la référence de principes vertueux, il n’est pas sans intérêt de savoir où sont ses vrais amis !

souris "muscullus" vue sur le site Wikipédia

Eh bien, grâce à la petite souris – celle de nos ordis – il est désormais possible de le savoir ! D’un seul clic, grâce aux liens qui sont présentés par les sites, vous savez qui fraye avec qui.

Chaque site fait en effet des choix, car on ne peut pas tout mettre, mais les listes de liens sont plus ou moins longues, plus ou moins sélectives, certaines présences sont manifestement des coups de cœur – parfois surprenants - et certaines absences des signes non dits d’animosité.

La sélection peut se faire sur des critères de qualité (de forme, de contenu), d’affinité idéologique ou encore sur la base d’une réciprocité (" mon pied, ton pied " comme on dit en Afrique noire). Certains préfèrent ne pas (se) faire de jaloux en n’indiquant aucun lien ou bien parce qu’ils préfèrent les solitudes hautaines des tours d’ivoire.

Les mouvances unitariennes, qui ont l’habitude de se proclamer ouvertes à tous les courants de pensée, religieux, spirituels ou philosophiques, qui se présentent comme tolérantes et inclusives, combattantes les discriminations sous toutes les formes, sont-elles à l’abri des sélections qui écartent certains ? Le mieux c’est d’y aller voir avec votre petite souris !

Les listes longues et généreuses, au-delà des seuls copinages ou affinités relationnelles, donnant à chacun la possibilité d’explorer et de se faire de lui même une idée, sont bien dans l’esprit de l’unitarisme qui met en avant la liberté de pensée et de choix, l’itinérance personnelle au-delà des appartenances.

Nous citerons, en exemple, deux sites qui pratiquent avec bonheur une telle pédagogie : Pierre Bailleux avec " Profils et libertés " http://prolib.net/212.passerelles.htm et Sandor Leta, webmestre de l’Eglise unitarienne de Hongrie http://www.unitarius.hu/unitarian-links.htm.

.

C’est cette attitude qu’ont adoptée les chrétiens unitariens français avec près d’une cinquantaine de liens (47 à ce jour) dans la liste des liens du blog de l’AFCU http://afcu.over-blog.org/. De même, l’AFCU participant à la Fédération des réseaux du Parvis, vous trouverez sur son bog la liste exhaustive des mouvements qui y adhèrent avec leur site lorsqu’ils en ont un et leur adresse de messagerie électronique (" Les associations du Parvis ", message du 28 février 2007). Ce faisant, ce blog est un bon outil de travail pour les internautes quelque soit leur obédience.

Eh oui, avec Internet, c’est la transparence ; on ne peut plus rien vous cacher ! Jean-Claude Barbier

Les billets d’humeur, les coups de gueule ou encore les saintes colères sont autorisés sur ce blog !

 

Dimanche 18 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la culture Internet recommander

L'ouvrage est dédié " Au Dieu inconnu " (Actes des apôtres, 17, 23)

La "théologie buissonnière" de Michel Théron (Villeurbanne, éditions Golias http://www.golias.fr, 357 p. ), nous propose 50 mots de culture religieuse :

agneau de Dieu, alliance / religion, âme, amour, chair / incarnation, ciel, communauté / Eglise, crainte de Dieu / sacré, création, enfant, enfer et enfers, épreuve / tentation, esprit, eucharistie, figure, foi / confiance, gloire, grâce, hérésie, jugement, kérygme / credo, loi , lumière, Marie, martyr / témoin, messie, miracle / signe, monde, mystère, naissance (nouvelle), nom / noms de Dieu, paraclet, parole / parole de Dieu, péché, pénitence / conversion, prédestination, rédemption, repos, résurrection, rétribution, royauté / royaume, sacrement, sagesse, salut, souffrance, transfiguration, vérité, voir / vision, zèle

 

bibliographie de Michel Théron

1987 - Beaudonnet, traces et fragments d?un langage peint, préface d?André Chastel, Montpellier : Graphium

1991 - Comprendre la culture général, Paris : Ellipses

1992 - Réussir le commentaire stylistique, Paris : Ellipses

1993 - Initiation à l?art, Paris : Ellipses

1993 - Rhétorique de l?image, Montpellier : Centre régional de documentation pédagogique, 3ème édition

1993 - Le style par l?image, Montpellier : Centre régional de documentation pédagogique

1995 - 99 réponses sur les procédés de style, Montpellier : Centre régional de documentation pédagogique, 2ème édition

1997 - Laquelle est la vraie ? Montpellier : Centre régional de documentation pédagogique

2001 - Les deux visages de Dieu. Une lecture agnostique du Credo, Paris : Albin Michel

2005 - Petit lexique des hérésies chrétiennes, Paris : Albin Michel

2005 - La Source intérieure, Paris : Le Publieur, préface d?André Gounelle

2007 - Théologie Buissonnière, Villeurbanne (France) : Golias.

Michel Théron, agnostique de culture chrétienne, fréquente les milieux chrétiens libéraux (catholiques et protestants) et la mouvance unitarienne. Il a écrit des articles sur le site de  Profils et libertés  et dans le bulletin de la Correspondance unitarienne.

 

Familles spirituelles ", 10 janvier 2005, suivi d'un compte-rendu de son livre " Les deux visages de Dieu ... " par Michel Despland, de l'université Concordia en Cafifornie. http://prolib.net/spiritualites/211.035.spiritualite.theron.htm

Quelques hérésies : les orbibariens, les érastiens " (deux exemples pris dans son livre sur les hérésies), http://prolib.net/chroniques/201.051224.heresies.theron.htm

Genèse d'un fasciste " à propos de la psycho rigidité du prophète Jonas (développé dans La Source intérieure), http://prolib.net/chroniques/201.060117.fasciste.theron.htm

Lettre à une chrétienne suite ", 23 mai 2005, http://prolib.net/dialogue/205.042.lettre_suite_theron.htm

Béatrice Spranghers, " Sources intérieures " 22 juin 2005, présentation du livre de Michel Théron " La Source intérieure ", http://prolib.net/chroniques/201.050622.sources.bs.htm

Une surprise ou : saint Paul et le Père Noël ", 15 novembre 2005, http://prolib.net/chroniques/201.051115.surprise.theron.htm

Du grand écart en religion, entre culte et théologie ", dans Correspondance unitarienne, n° 52, février 2006, http://prolib.net/unit/cu052.theron.htm

Samedi 17 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : vient de sortir recommander

L'orthographe phonétique qui se développe avec les messages SMS valorise les lettres. La lettre "U" pour "Unitariens" commence à se faire connaître / reconnaître. Il y avait déjà le forum animé par Virgil Pérez : "Une histoire de U" (http://unehistoiredeu.superforum.fr).

Ce matin, j'ai reçu un message en anglais intitulé "Il believe in U" (U pour you) que, bien entendu, je me suis empressé de traduire par "je crois en l'unitarisme !". Est-ce que je vois des unitariens partout ?

Vendredi 16 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la culture Internet recommander

Avec la montée spectaculaire du candidat François Bayrou dans les intentions de vote à la présidentielle française (plus de 20% de ces intentions de vote, et large succès prévu s’il accède au 2ème tour !), on peut s’interroger si c’est la fin du combat des partis. Les dernières mobilisations populaires (jeunes de banlieues en révolte, rejet d’un contrat d’embauche excluant le droit de plainte en cas de licenciement abusif, etc.) avaient pourtant fait croire au maintien pur et dur du clivage historique Droite-Gauche.

D’autant plus que chaque camp avait trouvé un " champion " à sa mesure. Et voici qu’une autre figure s’interfère, d’un tout petit parti centriste et sans charisme particulier mais prônant (tout simplement !) un gouvernement d’union nationale avec des personnalités de droite et de gauche … et que les Français s’y montrent favorables à 65 % ! Sondage LH2 pour 20 minutes et RMC publié ce jour.

Non ! Rien à voir avec le gouvernement allemand qui résulta d’une alliance forcée entre deux partis à la suite d’une élection qui n’arriva pas à les départager. Cette fois-ci, les Français semblent bien conscients et déterminés et souhaitent moderniser leur vie politique en remettant les partis à une place moins omniprésente.

Est-ce un au-delà des partis, un retour du gaullisme ? mais cette fois-ci, d’une façon plus modeste, sans figure particulièrement charismatique, sans événement historique dramatique, en toute modestie démocratique. Les partis politiques ne sont pas niés dans leur rôle, mais remis à leur place, et on leur demande de laisser la société civile s’exprimer, sans l’étouffer. Serait-ce la vraie fin du parti élite dirigeante s’arrogeant le droit de mener le peuple au nom de sa pleine conscience et de sa lucidité ?

En lançant des débats participatifs, Ségolène Royal a senti également la nécessité de rencontrer cette société civile. D’ailleurs, tous les candidats affirment vouloir dépasser le cadre stricte de leur parti ; c’est l’une des logiques de la présidentielle. Les principaux candidats le font d’autant plus aisément qu’ils affirment de fortes et riches personnalités.

" Pour moderniser la vie politique française, 43% des sondés sont favorables, en priorité, à une implication plus importante des experts issus du monde de l'entreprise, quel que soit leur bord. 39% préfèrent des personnalités issues de la société civile (associations, syndicats), 17% font le choix de personnalités politiques et 13% optent pour des experts issus de la haute fonction publique, quel que soit leur bord " http://fr.news.yahoo.com/16032007/290/65-de-francais-pour-un-gouvernement-d-union-selon-un.html

On peut bien entendu faire le parallèle avec les appartenances religieuses. Nombre de chrétiens par exemple vivent désormais un christianisme post-confessionnel, de plus en plus éloigné des hiérarchies. La parole est désormais aux laïcs, à eux de la prendre ! A quand la fin du cléricalisme de tout bord ? http://prolib.net/chroniques/201.050120.xsmeconf.barbier.htm

analyse proposée par Jean-Claude Barbier

Vendredi 16 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : Europe recommander

Ce 15 mars, la cour d'assises de la Dordogne a sanctionné de manière minimale l'aide à mourir apportée à l'hôpital à une malade agonisante en 2003 en condamnant un médecin à un an de prison, avec sursis et sans inscription au casier judiciaire, et en acquittant une infirmière.

à droite le docteur Laurence Tramois (30 ans) et à gauche l'infirmière Chantal Chanel (40 ans) qui étaient incriminées pour euthanasie, soulagées après le verdict ; photo de l'agence Reuters.

Hospitalisée depuis 25 jours, Paulette Druais, 65 ans, atteinte d'un cancer du pancréas en phase terminale, souffrait, malgré des doses massives de morphine, et subissait tremblements, incontinence urinaire, fièvre, escarres, nausées, dépression et angoisse. Atteinte d'une occlusion intestinale, elle avait commencé à vomir ses excréments.

Une injection mortelle de chlorure de potassium lui fut administrée en présence d'aides-soignantes et de la belle-fille de la malade.

Après le verdict, le docteur Frédéric Chaussoy et Marie Humbert, qui avaient aidé à mourir le jeune tétraplégique Vincent Humbert en 2003, ont publié un appel aux candidats à la présidentielle afin qu'ils s'engagent pour "une dépénalisation sous des conditions strictes de l'euthanasie, dans certains cas extrêmes".

Les unitariens de tout bord se réjouissent d’un tel dénouement et espèrent qu’il y aura effectivement dépénalisation de l’euthanasie. Il appartient à nos parlementaires, en connaissance de cause, de légiférer en ce domaine.

Des unitariens sont engagés dans des associations qui militent en faveur d’une telle loi, comme par exemple Mme Denise Cuniberti, cofondatrice en 1986 de l’Association unitarienne française (AUF), au sein de la section départementale du Gard de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD, fondée en 1980, http://www.admd.net).

Vendredi 16 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'euthanasie recommander