James W. Redhouse, Legends of the Sufis, Kingston (Surrey, Angleterre), 1965 ; réimpression de l'édition de 1881 du Munaeibal-Arifinde Aflaki (Les Actes des Adeptes).
Cet homme originaire de Tabriz vint à Konya (alors appelé Roum), en Turquie d'Asie, à la recherche d'un enseignement spirituel. Il apportait avec lui une offrande de cinquante dinars. Aflaki
poursuit :
Lorsqu'ils arrivèrent au collège, Jelal (Rumi) était seul, dans la salle de conférence, plongé dans l'étude de quelques livres. Tous le saluèrent et le marchand se sentit comme subjugué à la vue
du maître ; il fondit en larmes et ne put dire un mot. Jelal s'adressa alors à lui en ces termes :
" Les cinquante dinars que tu as apportés en offrande sont acceptés ... Les pertes que tu as subies, et qui te préoccupent, sont dues au fait qu'un jour, alors que tu te trouvais dans le pays des
Francs occidentaux, tu t'es rendu sur la place d'une certaine ville : là, tu as vu un pauvre, un Farangi (Européen), l'un des plus grands parmi les saints chéris de Dieu, allongé dans un
coin du marché. Lorsque tu es passé, tu as craché sur lui et tu as montré de la répulsion, Son coeur fut blessé par ton geste et ta conduite. De là viennent les épreuves qui t'ont affligé. Va,
fais la paix avec lui, demande-lui pardon et transmets-lui notre salut. "
A ces mots, le marchand fut pétrifié. Jelal lui demanda alors :
" Veux-tu que nous te le montrions ? " Sur ces mots, il posa la main sur le mur et dit au marchand de bien regarder. Instantanément, une porte s'ouvrit dans
la muraille et le marchand aperçut alors cet homme endormi sur une place du marché, en Europe. A cette vue, il baissa la tête et déchira ses vêtements, s'éloignant de la sainte présence dans un
état de stupeur. Il se souvint de tous ces événements comme s'il s'était agi de faits.
Il commença aussitôt ses préparatifs et se mit en route sans tarder vers la ville en question. Quand il l'eut atteinte, il s'enquit du quartier où il désirait se rendre, et de l'homme qu'il avait
offensé.
Il le trouva endormi, tel que Jelal le lui avait montré. Le marchand descendit de sa monture, et salua le derviche * Farangi prostré sur le sol, qui s'adressa immédiatement à lui en ces
termes : " Que faire ? Notre Maître Jelal ne me laisse pas faire ; j'aurais tant voulu te faire voir le pouvoir de Dieu et te faire connaître qui je suis. Mais
maintenant, approche ! "
* l'Européen en question se révèle être lui aussi un adepte de
Jelal !
Le derviche Farangi attira le marchand sur son coeur, l'embrassa à plusieurs reprises sur les deux joues, puis il ajouta : " Regarde maintenant. Puisses-tu voir mon
Seigneur et Maître, mon Guide spirituel, et être témoin d'un prodige. "
Le marchand regarda et il vit le Maître Jelal transporté par la danse et la musique sacrées il chantait cet hymne : " Son royaume est vaste et pur; chacun y trouvera
sa juste place ; Que tu sois cormaline, rubis, motte de terre ou caillou sur Sa montagne Si tu crois, Il te cherche ; si tu ne crois pas, Il te purifie dans la joie. Sois à volonté ici un fidèle
Abu-Bekr *, et là un Farangi "
* Abu-Bekr, compagnon du Prophète, symbolise ici celui qui observe fidèlement les pratiques de la tendance majoritaire de l'islam, la sunna. Certains ont affirmé que
le "derviche franc" n'était autre que Raymond Lulle de Majorque, dont les écrits témoignent qu'il approuvait les Soufis.
Extrait de : Idries Shah, L’éléphant dans le noir, Le courrier du livre 1980,
ISBN 2-7029-0103-4
Texte lu sur le site de Jean-Claude
Flornoy "Les tarots de Marseille".








Gaëtan Gorce (PS), député de la Nièvre, qui avait participé à l'élaboration de la loi précédente : "
aujourd’hui jeudi 20 mars, Rama Yade, la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, n'a pas exclu, à titre personnel, un
boycottage de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin si la situation se dégrade au Tibet.

Chantal Sébire, qui souffrait d'une tumeur incurable et avait sollicité le droit de recourir à l'euthanasie, est morte hier, à 52 ans. Nos pays voisins, la Suisse et la
Belgique autorisent le suicide assisté, avec médecins et la famille. En France, pas encore. Une commission va être mise sur pied, dans le cadre du Premier ministère, pour faire évoluer notre
législation et éviter ces cas douloureux.
Pourquoi ce thème ?