Contrairement à la tradition calviniste qui se méfia des
symboles et des rituels, les unitariens ne sont pas iconoclastes et ne boudent pas les rituels. Bien au contraire, ils innovent en la matière, comme par exemple la cérémonie des
fleurs mise au point par le révérend tchèque Norbert Capek en 1923 et l’allumage du calice à la flamme dans les années 1980 et ce à partir du célèbre
dessin de Hans Deutsch en janvier 1941.
Pour le calice des unitariens, vous trouverez une documentation sur le blog de l’AFCU, en cliquant sur
la rubrique " le calice des unitariens ", et sur notre site documentaire La besace des unitariens (rubrique : " des
fêtes et des rites ").
calice unitarien sur vitrail (Etats-Unis)
Une cérémonie des fleurs fut faite pour la première fois en France à l’occasion du mariage d’un couple canadien de sensibilité
unitarien-universaliste, le 21 septembre 2006 (voir " Le mariage à la carte ", message du 7 décembre 2006 sur le blog de l’AFCU et notre article dans le
bulletin de la Correspondance unitarienne n° 63, de janvier 2007, " Accueil aux
mariés ").
Ces deux rituels peuvent se pratiquer au sein d’une assemblée composite où les chrétiens sont avec d’autres croyants, des agnostiques et des non-croyants.
Nos Eglises historiques pratiquent le baptême, la confirmation et la communion. En France, les chrétiens unitariens célèbrent le partage du pain et du vin au nom de Jésus avec les catholiques et protestants libéraux de la mouvance du Parvis.
Oui, nous avons besoin de rituels qui nous relient les uns aux autres au sein d’une assemblée, d’un langage gestuel où nous nous exprimons par des symboles
forts qui sont compris par nos voisins, de la fête partagée avec ses couleurs chatoyantes et ses chants.
Les religions discoureuses, endoctrinantes, exhorteuses, rabâcheuses qui s’adressent au cérébral du haut d’une chaire ne suffisent pas … et puis elles ennuient (profondément !).