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Un ossuaire a été découvert en 1941 avec l’inscription gravée " Alexandre fils de Simon " sur un côté, à la craie sur un autre côté les deux noms l’un au dessous de l’autre (ce qui laisse supposer que les ossements des deux personnes citées ont été mis dans l’ossuaire), avec " Cyrène " sur le couvercle et, en prime, sur un côté, un chevron vert. Il se retrouve au fin fond d’un bureau universitaire de Jérusalem et aucun article n’a été publié dessus. Personne ne fit le rapprochement avec Simon de Cyrène (ville de la Libye antique) qui aida Jésus à se relever lors de sa chute sur le chemin du Golgotha. 

Braves universitaires peu émotifs !

Un autre ossuaire dans une nécropole judéo-chrétienne sous le monastère franciscain de la voie Dominus Flavit porte quant à lui l’inscription " Simon, fils de Jonas ", du nom avec lequel Jésus s’adressa à Pierre. Tout ceci sans qu’aucune conséquence n’en soit tirée : Pierre fut-il enterré à Rome ou à Jérusalem ?  Sur ce point, Michel Benoît propose une autre explication. Barjona était le surnom, en araméen, des zélotes ; l'inscription renverrait donc plutôt à l'un des Douze, Simon le Zélote (Mt. 10, 4).

Dans la même nécropole, un chevron et un point en son milieu est gravé sur un autre ossuaireQue signifie le chevron ? 

Braves franciscains dormant sur les certitudes "traditionnelles" enseignées par leur Eglise !

Enfin, cette tombe familiale découverte à Talpiot en juillet 1980, avec 10 ossuaires dont 6 portent des inscriptions gravées : " Jésus fils de Joseph ", etc. Les archéologues ne bronchent toujours pas en disant que les noms de Jésus et de Joseph sont courant au 1er siècle. Certes, mais Jésus fils de Joseph l’est beaucoup moins : 3 fois sur les 900 ossuaires retrouvés dans les 4 km de rayon autour de Jérusalem.
 
L’archéologue de service qui patronna la fouille du site, Amos Kloner, le fit semble-t-il sans enthousiasme particulier puisque, dans son rapport de fouille (publié en 1996 soit 16 ans après !), il ne met pas cette inscription en rapport avec celles des autres ossuaires trouvés sur place. A chacun son ossuaire, ce qui est une aberration méthodologique puisque ceux-ci sont nichés dans des tombeaux de famille.

Mais où donc est la curiosité légendaire des scientifiques ?

ossuaire-de-Joseph--fils-de-Ca--phe.jpg

 l'ossuaire du Grand prêtre Joseph qui fit mettre Jésus à mort pour cause d'agitation politico-religieuse.


Joseph fils de Caïphe ", dont l’ossuaire fut découvert en 1990, en compagnie d’un autre " Caïphe " a, quant à lui, eu plus de chance : tombeau familiale immédiatement identifié comme celui du clan Caïphe et reconnaissance non contestée du dit ossuaire. Il jouit d’une exposition en bonne place au musée de Jérusalem – d’autant plus que son ossuaire est richement décoré comme le rang du défunt l’exigeait.

Pauvre Jésus, dont le mouvement naissant dût vivre clandestinement ...

A suivre dans un prochain message, " Ne boudons pas la tombe de la famille de Jésus "

Jeudi 31 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le tombeau de Jésus communauté : Religions en toute liberté recommander

Talpiot--la-tombe-de-la-famille-de-J--sus.jpg L'entrée de la tombe familiale de Jésus à Talpiot, marquée d'un chevron et d'un cercle (symbole retrouvé sur des ossuaires judéo-chrétiens)

La diffusion par TF1, dans le cadre de son émission " Documents inédits " du mardi 29 mai, du film produit par James Cameron et l'archéologue isarëlien-canadien Simcha Jacobovici, sur le " tombeau de Jésus " fait l’effet d’un pavé jeté dans une mare.

Afin d’éviter les réactions ponctuelles (et émotives) sur tel ou tel fait ou interprétation, rappelons ici ce qu’est une hypothèse scientifique.

La recherche scientifique consiste en premier à réunir des faits dûment constatés, à les comparer à d’autres en les opposant ou au contraire en y voyant des proximités, à soupçonner des interrelations, des corrélations, des causalités, à les réunir en faisceaux, dans un ensemble qui peut prendre sens. 

C’est alors qu’on esquisse une hypothèse qui rend compte de l’ensemble des faits jusqu’à présent connus sur un sujet donné et ainsi réunis. Celle-ci sous entend une première explication et, au-delà, renvoie à une problématique qui, elle, peut-être commune à plusieurs sujets plus ou moins proches.

Le pire à éviter c’est d’écarter des faits sous divers prétextes : je n’étais pas présent moi-même et je doute du témoignage des autres ; ce n’est pas un fait reproductible (eh oui en sciences humaines c’est comme çà !), je n’y crois pas à priori car ce n’est pas "rationnel" (cela n'entre pas "tout naturellement" dans les cadres jusqu'à présent connus), je n’avalise pas les découvertes déjà faites et leurs interprétations par doute sur le sérieux de ceux qui les ont faites, etc. 

J’y ajoute, car nos milieux scientifiques sont bien humains : je suis jaloux du travail des autres, je n’ai pas saisi l’enjeu de la découverte et cela m’est passé sous le nez (eh oui ! certains manquent de flair – disons d’intuition).

Et puis, on a le droit aux banalités : une probabilité même très forte n’est pas une preuve décisive (l’archéologue Amos Kloner), " vous reviendrez me voir lorsque vous aurez une preuve irréfutable " (Mgr. Di Falco, évêque de Gap, lors de l’émission), etc. 

Il est de bon ton de nos jours de jouer les sceptiques sinon les blasés, d’exiger du 100 % (ben voyons, comme si c'était un évènement contemporain !), mais est-ce là une attitude bien scientifique ? On parlait naguère de la fièvre de la recherche ...  

Qu’un archéologue du style Indiana Jones et qu’un cinéaste célèbre viennent mettre leur nez dans la chasse gardée des archéologues et des institutions qui se contentent de collecter et de conserver, et voici que la fourmilière est toute en émoi ! 

Les unitariens mettent la science en avant, sont partant pour toutes les découvertes (y compris et surtout celles qui dérangent nos certitudes bien établies), et sont fort aise qu'on puisse avoir, enfin, des documents archéologiques sur Jésus et son entourage.
 

en tout cas, à suivre avec grande et curieuse attention ...

Jeudi 31 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le tombeau de Jésus communauté : Religions en toute liberté recommander

Robert-Moro--Instantane-2.jpg Silence d'azur de Robert Moro

Le n° 8 des Cahiers Michel Servet vient de sortir sur le thème des "Itinéraires spirituels" avec des témoignages de Yves Lecornec, Michel Jamet, Jacques Gourc, et Alain Dupuis. Ils sont suivi d'un texte d'Alain Dupuis :   "de Jésus au Dieu de Jésus ? Croire à l'aube du IIIème millénaire". 

La préface est de Jean-Claude Barbier "Les unitariens pratiquent l'accompagnement spirituel et non la direction de conscience".  En couverture "Silence d'azur", estampe numérique de Robert Moro, et un poème de Jean-Claude Barbier "L'hérétique" ; 40 p. + couv.
 , 5 euros.


Voir la série de nos Cahiers Michel Servet dans notre site documentaire "La besace des unitariens" (rubrique Cahiers Michel Servet).

Vendredi 25 mai 2007
par Cahiers Michel Servet publié dans : vient de sortir communauté : Religions en toute liberté recommander

acuc.jpglogo de l'Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC), en partenariat avec l'AFCU.


J'ai le plaisir de vous informer qu'une communauté chrétienne unitarienne est en voie de constitution à Ouesso, dans le nord du pays. Affecté il y a bientôt 2 ans, notre ami Jean-Louis Elenga est professeur de philosophie dans le lycée de cette ville. Depuis le mois de novembre dernier, il ami tâche d'organiser avec beaucoup de tact une communauté là-bas. Disons-le avec modestie que c'est prometteur !

Actuellement, Jean-Louis est en séjour à Brazzville pour un conseil de famille. Depuis quelques mois, m'a-t-il dit, il parvient à regrouper une quinzaine parfois une vingtaine d'hommes et de femmes en majorité jeune pour leur parler de notre christianisme. Et un auditoire qui se montre franchement coopératif m'a-t-il assuré. Mais jusqu'à présent aucun culte à proprement parlé n'est organisé. Je crois que le plus important c'est d'abord de faire comprendre ce que c'est que notre christianisme et je connais l'ardeur de Jean-Louis en matière de vie associative.. En novembre dernier, J.Loius m'avait demandé de lui envoyer une documentation importante sur l'unitarisme. Chose que j'avais faite immédiatement en faisant faire de nombreuses photocopies.

Je vous rappelle que J. L Elenga est membre de l' ACUC depuis sa création en août 2004. Il a été affecté à Ouesso depuis octobre 2005, actuellement la première ville du Nord Congo ( 3ème pôle économique du pays grâce à l'importante activité industrielle du bois). Il est le chef-lieu du département de la Sangha, une région frontalière du Sud Est camerounais et du Sud Ouest centrafricain

En ce qui concerne la communauté de Brazzaville, les choses évoluent. Nous avons grandi de quelques centimètres depuis la visite du président de l'ICUU. Cette visite a motivé beaucoup de nos sympathisants et au total nous avons été 27 adultes à cette réunion qui avait duré 3 heures du temps.

En l’absence de lieu de culte, nous nous réunissons alternativement chez les uns et les autres.

En dehors de Ouénzé qui est notre quartier général (au coeur même de Brazzaville), nous recevons des amis qui viennent des quartiers voisins de Talangai et de Moungali. Pour la plupart ce sont les membres de ma famille, qui drainent à leur tour des amis. Et je vous assure que là-bas notre christianisme est bien accueilli, c'est le moins que l'on puisse dire.

Le déclic qui est parti de Ouénzé rayonnera peut-être un jour vers d'autres quartiers et arrondissements de Brazzaville et peut-être aussi dans les autres directions du Congo. Petit à petit l'oiseau fait son nid dit-on et Dieu seul sait. Je crois qu'avec nos amis de Ouesso, dans quelques mois l'ACUC pourra compter une cinquantaine de membres.

Cliquez sur la rubrique "Afrique" pour avoir des messages précédents sur nos communautés unitariennes au Congo, Burundi et Kénya. 

Vendredi 25 mai 2007
par Alain Patrice Yengué publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander

Après avoir exercé son ministère pastorale, le père André Verheyen, avec l’accord de l’archevêque de Bruxelles, anima un groupe de ses anciens paroissiens qui était intéressés par ses propos. C’est ainsi que le groupe de la Libre pensée chrétienne (LPC) – qui n’a rien à voir avec une loge maçonnique ! – commença ses activités à la pentecôte 1991 et publia ses premiers bulletins (voir une note de présentation dans La correspondance unitarienne n° 29, mars 2004).

Le groupe ainsi constitué suivit de près la réflexion réformiste de nombre de théologiens et des meilleurs auteurs chrétiens ou autres de notre époque. Jusqu’au bulletin de février 2004, j’avais repéré les auteurs suivants : Jean-Claude Barreau (" Biographie de Jésus "), Maurice Bellet, Bernard Besret, Marie-Emile Boismard, Benjamin Britten, André Chouraqui, Bernard Chouraqui, André Comte-Sponville, Marie De Hennezel, Pierre De Locht (" La foi décantée "), Jean Delumeau, Eugen Drewermann, Jacques Dupuis, Jacques Duquesne, Marc Eyskens (" La foi d’un intellectuel "), Bernard Feuillet, Luc Ferry, Jacques Gaillot, Claude Geffre, Adolphe Gesche, Etty Hillesum, Albert Jacquart, Hans Kung, Marcel Légaut, Jean Mouttapa, Emile Poulat (" L’ère post-chrétienne "), Itzhak Rabin, Matthieu Ricard, Gabriel Ringlet, Donald Spoto " Un inconnu nommé Jésus ", Trinh Xuan Thuan, Paul Valadier, Marie Vidal.

Pour André Verheyen et ses amis, la déchristianisation se trouve accentuée par l’incapacité de l’Eglise à présenter ses croyances d’une façon moderne, entre autres et surtout en ce qui concerne le dogme trinitaire, la résurrection, le culte marial, etc. " Libre penseur " au sein de son Eglise, il proposa une autre façon de parler, une autre liturgie.

Il ne voulait pas rejoindre les fédérations des chrétiens libres (les Pavés en Belgique, les Parvis en France), se voulant au choeur / coeur de son Eglise et non pas sur le parvis !

C’est cette voix là, passionnée et insistante, toujours fidèle à son Eglise, pleinement lucide du long chemin à parcourir, qui vient de s’éteindre ce mercredi 23 mai, laissant sa communauté de base orpheline. Il était pourtant toujours très actif malgré ses 82 ans, puisque je venais de recevoir le n° 22 du bulletin de son mouvement, celui du mois de juin, où il y avait plusieurs textes (toujours très énergiques) de lui.

 Nombre de catholiques ne se disent pas unitariens bien qu’ayant une conception tout à fait non trinitaire car ils ne connaissent ni la théologie anti-trinitaire ni l’histoire de notre mouvement – d’une façon générale, les milieux catholiques sont peu informés des protestantismes.
 
Andr---Hannaert.jpgAndré Hannaert, l'un des pionniers du mouvement

LPC, mais aussi Jésus simplement (
http://jesussimplement.free.fr) lancé lui aussi par un religieux catholique, cette fois-ci capucin, le père Georges Sauvage en 1995, à partir de la mouvance des Amis de Marcel Légaut, font partie de ces milieux catholiques qui se disent " réformateurs " de leur Eglise, dans la lignée de Vatican II, mais qu’on peut aussi qualifier de " libéraux " en établissant un parallèle avec le protestantisme libéral. D’ailleurs, la déclaration de principe de LPC est tout à fait comparable à celle de la revue Evangile et Liberté (voir la Correspondance unitarienne n° 43 de mai 2005 " Protestants libéraux et catholiques réformateurs : même combat ! ").  Cette convergence a d’ailleurs été concrétisée par cette dernière revue qui publia un entretien d’André Hannert, l’un des membres et pionniers de LPC, dans ses colonnes (" Pour un message chrétien crédible aujourd’hui " n° 200, juin 2006).

C’est donc tout naturellement que l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) prit contact avec ce groupe catholique. Jean-Marie Godillot, qui était alors secrétaire général de notre association et moi même, avons participé en février 2004, à une réunion de LPC et, avec l’autorisation du prêtre, nous avons eu la joie de communier fraternellement. Le jeudi 4 novembre de la même année, une rencontre eut lieu chez Mme Liliane Debaisieux et avec le père André Verheyen et André Hannaert, pour LPC, et du côté des unitariens : Pierre Bailleux (éditeur du site Profils de liberté), Jean-Marie Godillot (qui venait d’être élu président de l’AFCU) et moi même (SG de l’association). Il s’ensuivit l’ouverture d’un site hébergé pour LPC sur " Profils de libertés ". 

Ce compagnonnage à la fois spirituel et fraternel fait que les chrétiens unitariens sont aujourd’hui en deuil.

La célébration d'action de grâce aura lieu le mercredi 30 mai à 14 heures à l'église du Christ-Roi (105 avenue Wannecouter 1020 Laeken, Bruxelles.

L'équipe d'annimation se propose de réunir messages et hommages dans le prochain bulletin du mouvement (contact : Christiane et Herman Van den Meersschaut). C'est dire que, derrière ce prêtre, il y avait déjà une équipe de laïcs bien résolus à poursuivre l'aventure. 
 

Vendredi 25 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : catholiques libres en action communauté : Religions en toute liberté recommander
La mairie de Villanueva de Sijena, petit village aragonais du pays appelé "Los Monegros", en surplomb de la large vallée de l'Ebre, terre à blé et dont les établissements humains sont visités par les cigognes, honore la mémoire de Michel Servet, savant et théologien qui y est né en 1511. La maison natale de l'intéressé a été transformée en musée et est le lieu de rencontres internationales. L'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) y est venu le 6 novembre 2005 à l'occasion de son dixième anniversaire. 

Michel-Servet-hommage-le-dimanche-20-mai-2007--r--duit----50-.JPG 

Cette maison natale est le siège de l'Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet" (IES-MS), lequel y organise plusieurs manifestations par an, dont l'une au mois d'octobre en commémoration avec l'anniversaire de la mort de Michel Servet (le 23 octobre 1553) et une conférence pour ouvrir le "cours académique" annuel. Pour information : http://www.miguelservet.org

Ce dimanche 20 mai, cette conférence fut confiée au pasteur protestant D. Carlos Capo Inglada qui traita de la question suivante : "Miguel Servet : su transcendencia en la evolucion des calvinismo". L'orateur a fait des études à la Faculté autonome de théologie à l'université de Genève (1985) et exerce son ministère au sein de l'Eglise évangélique espagnole en Catalogne. Il est membre du comité permanent de cette Eglise au nioveau national. Il a lancé en 1996 la Editorial Gayata pour diffuser la pensée protestante en son pays.

Assistèrent à cette conférence de nombreuses personnes, dont le bureau et les conseillers de l'institut qui venaient de tenir leur assemblée générale, une importante délégation de la communauté unitarienne-universaliste de Catalogne, emmenée par Jaume de Marcos (lui même conseiller de cet institut), deux ministres du culte unitarien-universaliste américains (de Washington) et moi même (pour les chrétiens unitariens français).

Ensuite, nous allâmes déposer une gerbe de roses rouges au pied de la statue de Michel Servet, sur la place de l'église (voir la photo).
Vendredi 25 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme communauté : Religions en toute liberté recommander

croix-huguenote-en-m--tal.jpg croix huguenote en métal

Lors d’un synode commun, tenu à Sochaux ces 19-20 mai, l’Eglise réformée de France (ERF) et l’Eglise évangélique luthérienne de France (EELF) ont non seulement pris la (bonne) résolution de s’unir à l’horizon 2013, mais elles ont commencé à travailler ensemble ; la preuve en est d’un texte fort intéressant sur la famille. En voici quelques extraits :

1 - Au commencement est la parole

La parole est plus que des mots... elle parle. Elle structure l’être humain et ses relations à Dieu et aux autres. Elle distingue, différencie, sépare, nomme et relie. Les modèles familiaux et l’exercice de la parentalité diffèrent selon les temps et les cultures. La Bible elle-même est le témoin de cette diversité. Au-delà de leurs différences, toutes les familles sont appelées à la parole. Elle est au fondement des relations entre les hommes et les femmes, les parents et les enfants. Tout en restant le théâtre de l’intime où se jouent les tragédies et les bonheurs de l’humanité, la famille sous ses diverses formes, demeure pour chacun une référence. Grâce à la parole libérée et démultipliée, elle peut constituer un point d’appui à partir duquel la vie prend sens et vitalité.

2 - La famille évolue

La famille dans sa structure et son mode de fonctionnement change à l’image des mutations et des crises que connaissent les sociétés dans lesquelles nous vivons. Les familles se transforment et se diversifient révélant les capacités d’adaptation de leurs membres. Au nom de l’évangile de Jésus-Christ, nous voulons porter un regard favorable sur les personnes qui vivent ces transformations. Même si nous regrettons la fragilisation des liens qui accompagne ces changements et les souffrances qui peuvent en découler, nous nous réjouissons de la place accordée à la personne, de l’égalité entre les hommes et les femmes, de l’attention portée à l’enfance et à l’enfant.

3 - Vivre la famille, comme une grâce de Dieu

Plutôt que de regretter un âge d’or mythique de la famille et de nous plaindre de diverses dérives, nous voulons prononcer une parole de bénédiction sur les hommes, les femmes et les enfants qui vivent ensemble. Nous croyons que Dieu aime et respecte chacun de façon inconditionnelle et gratuite et qu’il nous appelle à la liberté. C’est pourquoi nous refusons de juger ou de culpabiliser ceux qui ne trouvent pas d’autre solution que de défaire une famille quand la circulation de la parole et de la vie ne semble plus possible. […]

4 - Les familles et les valeurs fondamentales

Si la Bible ne propose pas de modèle unique, elle appelle les familles à être attentives à un certain nombre de valeurs. Le respect inconditionnel de chacun. La famille est un des lieux privilégiés où chacun est considéré non en fonction de son utilité ou de ses performances mais de sa simple existence. […] L’attention au petit. […]. La responsabilité parentale […] La compréhension des différences. Quelles que soient les formes de vie familiale, certains éléments symboliques sont fondateurs : la différence des générations et la différence des sexes. Le respect des interdits […]. La nomination des rôles. Il est important pour les enfants de trouver leur place dans leur double lignée parentale, dans la chaîne des générations, d’identifier leurs parents et leurs grands-parents et de distinguer les liens de parenté (biologiques ou adoptifs) des liens para parentaux (relations entre l’enfant et le compagnon / conjoint de son parent).

5 - L’Église est attentive aux familles

L’Eglise témoigne d’une Bonne nouvelle ! Face à la diversité des fonctionnements familiaux, elle est amenée à développer et à inventer des nouveaux modes d’accompagnement et de soutien des familles. Aussi le synode engage les Églises à : Soutenir les fidèles dans les engagements pris lors des célébrations liées à la vie des familles. Rappeler qu’au delà de la famille biologique, chacun par l’Évangile est invité à découvrir en Jésus-Christ une autre famille de frères et de sœurs. Créer et développer, en leur sein, des lieux d’écoute et de parole pour aider les familles à entretenir des relations de qualité. Faire preuve de créativité afin d’imaginer des gestes, des paroles, des signes liturgiques pour accompagner les petits et les grands événements de la vie familiale. […].

 

Le synode conjoint a évité de parler directement des couples homosexuels et de l’homoparentalité qui sont pourtant bel et bien d’actualité dans les débats de nos sociétés civiles (voir notre message " Halte à l’homophobie dans nos Eglises " du 14 avril 07 ; et, à la même date, sur le site de l’AFCU : " Le mariage homosexuel "), mais le texte porte sur la famille et non précisément sur le couple. Recevons le comme une approche générale qui n’exclut pas par la suite des engagements plus précis – peut-être à faire plutôt au niveau des communautés locales.

Vous pouvez lire le texte intégral sur le site de l’Eglise réformée de France
Jeudi 24 mai 2007
par ERF et EELF publié dans : les protestantismes communauté : Religions en toute liberté recommander

Claude Lacaille, p.m.é. Trois-Rivières – Canada, à son frère Benoît
texte communiqué par Christiane Épinat au bulletin des Amis de Marcel Légaut "Quelques nouvelles" qui vient de le publier dans son n° 201, juin 2007

Je t'adresse cette lettre parce que j'ai besoin de communiquer avec le pasteur de l'Église catholique et qu'il n'existe aucun canal de communication pour te rejoindre. Je m'adresse à toi comme à un frère dans la foi et dans le sacerdoce, puisque nous avons reçu en commun la mission d'annoncer l'Évangile de Jésus à toutes les nations. 

Je suis prêtre missionnaire québécois depuis 45 ans; je me suis engagé avec enthousiasme au service du Seigneur à l'ouverture du Concile ocuménique de Vatican II. J'ai été amené à un travail de proximité dans des milieux particulièrement pauvres: dans le quartier Bolosse à Port-au-Prince sous François Duvalier, puis parmi les Quichuas en Équateur et enfin dans un quartier ouvrier de Santiago au Chili durant la dictature de Pinochet. 

À la lecture de l'Évangile de Jésus durant mes études secondaires, et j'ai été impressionné par la foule des pauvres et des éclopés de la vie dont s'entourait Jésus, alors que les nombreux prêtres qui nous accompagnaient dans ce collège catholique ne nous parlaient que de morale sexuelle. J'avais 15 ans.

La théologie de la libération, un mélange erroné de foi et politique?

Dans l'avion qui t'amenait au Brésil, tu as une fois de plus condamné la théologie de la libération comme un faux millénarisme et un mélange erroné entre Église et politique. J'ai été profondément choqué et blessé par tes paroles. J'avais déjà lu et relu les deux instructions que l'ex-cardinal Ratzinger avait publiées sur le sujet. On y décrit un épouvantail qui ne représente en rien mon vécu et mes convictions. Je n'ai pas eu besoin de lire Karl Marx pour découvrir l'option pour les pauvres. La Théologie de la libération, ce n'est pas une doctrine, une théorie; c'est une manière de vivre l'Évangile dans la proximité et la solidarité avec les personnes exclues, appauvries.

Il est indécent de condamner ainsi publiquement des croyants qui ont consacré leur vie - et nous sommes des dizaines de milliers de laïcs, de religieuses, religieux, prêtres venus de partout à avoir suivi le même chemin. Être disciple de Jésus, c'est l'imiter, le suivre, agir comme il a agi. Je ne comprends pas cet acharnement et ce harcèlement à notre égard. 

Juste avant ton voyage au Brésil, tu as réduit au silence et congédié de l'enseignement catholique le père Jon Sobrino, théologien engagé et dévoué, compagnon des Jésuites martyrs du Salvador et de Monseigneur Romero. Cet homme de 70 ans a servi avec courage et humilité l'Église d'Amérique latine par son enseignement. Est-ce une hérésie de présenter Jésus comme un homme et d'en tirer les conséquences?

J'ai vécu la dictature de Pinochet au Chili dans une Église vaillamment guidée par un pasteur exceptionnel, le Cardinal Raúl Silva Henriquez. Sous sa gouverne, nous avons accompagné un peuple épouvanté, terrorisé par des militaires fascistes catholiques qui prétendaient défendre la civilisation chrétienne occidentale en torturant, en séquestrant, en faisant disparaître et en assassinant. J'ai vécu ces années dans un quartier populaire particulièrement touché par la répression, la Bandera. Oui, j'ai caché des gens, oui j'en ai aidé à fuir le pays, oui j'ai aidé les gens à sauver leur peau, oui j'ai participé à des grèves de la faim. J'ai aussi consacré ces années à lire la bible avec les gens des quartiers populaires : des centaines de personnes ont découvert la Parole de Dieu et cela leur a permis de faire face à l'oppression avec foi et courage, convaincu que Dieu les accompagnait. J'ai organisé des soupes populaires et des ateliers artisanaux pour permettre à des ex-prisonniers politiques de retrouver leur place dans la société. J'ai recueilli les corps assassinés à la morgue et je leur ai donné une sépulture digne d'êtres humains. J'ai promu et défendu les droits de la personne au risque de mon intégrité physique et de ma vie. 

Oui, la plupart des victimes de la dictature étaient des marxistes et nous nous sommes faits proches parce qu'ils et elles étaient nos semblables. Et nous avons chanté et espéré ensemble la fin de cette ignominie. Nous avons rêvé ensemble de liberté. Qu'aurais-tu fait à ma place? Pour lequel de ces péchés veux-tu me condamner, mon frère Benoît? Qu'est-ce qui t'indispose tellement dans cette pratique. Est-ce si loin de ce que Jésus aurait fait dans les mêmes circonstances. Comment penses-tu que je me sente lorsque j'entends tes condamnations répétées ? J'arrive comme toi à la fin de mon service ministériel et je m'attendrais à être traité avec plus de respect et d'affection de la part d'un pasteur. Mais tu me dis : " Tu n'as rien compris à l'Évangile. Tout cela c'est du marxisme! Tu es un naïf. " N'y a-t-il pas là beaucoup d'arrogance?

Je rentre du Chili où j'ai revu mes amis du quartier après 25 ans ; ils étaient 70 à m'accueillir en janvier. Ils m'ont accueilli fraternellement en me disant : " Tu as vécu avec nous, comme nous, tu nous as accompagné durant les pire années de notre histoire. Tu as été solidaire et tu nous as aimé. C'est pourquoi nous t'aimons tant ! Et ces mêmes travailleurs et travailleuse me disaient : nous avons été abandonnés par notre Église. Les prêtres sont retournés dans leurs temples; ils ne partagent plus avec nous, ne vivent plus parmi nous. Au Brésil, c'est la même réalité : durant 25 ans, on a remplacé un épiscopat engagé auprès des paysans sans terres, des pauvres dans les favelas des grandes villes par des évêques conservateurs qui ont combattu et rejeté les milliers de communautés de base, où la foi se vivait au ras de la vie concrète. Tout cela a provoqué un vide immense que les Églises évangéliques et pentecôtistes ont comblé : elles sont restées au milieu du peuple et c'est par centaine de milliers que les catholiques passent à ces communautés.

Cher Benoît, je te supplie de changer ton regard. Tu n'as pas l'exclusivité du Souffle divin; toute la communauté ecclésiale est animée par l'Esprit de Jésus. Je t'en prie, remise tes condamnations; tu seras jugé bientôt par le Seul autorisé à nous classer à droite ou à gauche, et tu sais autant que moi que c'est sur l'amour que notre jugement aura lieu. Fraternellement. 

QQNS-format.JPG une humble église des campagnes méridionales de la France a été choisie comme emblème du bulletin "Quelques nouvelles", bulletin mensuel qui relie les Amis de Marcel Légaut. Pour le recevoir (gratuitement par messagerie), s'adresser à Antoine et Louise Girin : a.girin@free.fr

Pour plus d'information sur Marcel Légaut : http://legaut.chez.alice.fr

Mercredi 23 mai 2007
par Claude Lacaille (Québec) publié dans : la Contre-Réforme communauté : Religions en toute liberté recommander

Dimanche 3 juin, Colloque-débat organisé par les éditions L’Harmattan au Forum du Lucernaire, 53, rue Notre Dame-des-Champs, 75006 Paris (métro : Notre Dame-des-Champs, ligne 12) sur le thème de l'Eglise dans le monde de ce temps. Contact : Manga-Akoa François : maf.harmattan@free.fr  ; ou par téléphone au 01 40 46 79 19 / 06 18 61 37 95

9H45 : Accueil du public, 10H00 à 12H30. Mme Marie-Hélène FROESCHLE-CHOPARD, la montée de l’individualisme à l’intérieur de la religion catholique. Stéphane ENCEL , Histoire et Religion : l’Impossible dialogue ? Lucien DALY , découvrir Dieu grâce à la science " itinéraire spirituel d’un scientifique. Francis LAPIERRE, une nouvelle exégèse autour de l’évangile de Marc.

13H30 à 17H30

Manlio GRAZIANO,géopolitique de l’Eglise de Rome. De Rome à Pékin. Dr Lucie BRUNET, les communautés ecclésiales de base en Afrique. Philippe BRAND, donner du sens à la vie des hommes à la lumière de l’évangile et des valeurs laïques : le cas des prêtres mariés. Augustin RAMAZANI BISCHWENDE, pour une institution des laïcs dans l’Eglise. Jean MPISI, les prêtres africains en Occident. Rémy MBIDA MBIDA, la communication dans l’Eglise. 

Mardi 22 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander
A la demande de ses parents, nous reproduisons les photos de la petite Madeleine qui a été kipnappée au Portugal depuis maintenant plus de 3 semaines. Retrouvons la !

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Lundi 21 mai 2007
par document transmis par l'Eglise réformée de l'Alliance (Belgique) communauté : Religions en toute liberté recommander

Un texte intitulé "Des prêtres non célibataires" a été joint à l'entretien d'Yves Grelet par Dominique Delaroa. Vous le trouverez sur le site de Radio France Inter avec la référence donnée dans l'article précédent. 

NDLR nous avons pris la liberté d'intituler le message présent en pointant du doigt la lâcheté des hiérarques (sinon leur hypocrisie pour ceux qui sont eux-mêmes concubins ou ont eu des liaisons passagères).


Un prêtre des Pyrénées-Atlantiques [Léon Laclau] vient d'être "déchargé de ses fonctions" par l'évêque de Bayonne. Motif : il vivait depuis 20 ans en concubinage avec une femme, déjà mère de 3 enfants. Au même moment, on apprend que l'abbé Pierre avait écrit au pape Benoît XVI pour recommander l'accès à la prêtrise d'hommes mariés. La question du mariage des prêtres est récurrente. Mais l'Eglise reste intransigeante. Certains prélats s'en vont, d'autres passent outre... 

L'abbé Pierre avait donc écrit au pape Benoît XVI pour recommander l'accès à la prêtrise d'"hommes mariés, fervents et capables", selon le Monde des religions qui publie ce document. L'abbé Pierre, décédé le 22 janvier, avait écrit cette lettre le 1er novembre 2005 et demandé qu'elle ne soit rendue publique qu'après sa mort, indique le rédacteur en chef du magazine, Frédéric Lenoir, à qui l'abbé avait confié ce document. Cette lettre était adressée au pape et aux participants au synode d'octobre 2005 (pour lequel l'ordination d'hommes mariés n'était pas à l'ordre du jour). 

L'abbé y dit avoir interrogé "des groupes de fidèles, des prêtres, des évêques, deux cardinaux à Rome" au sujet du manque de prêtres. "Tous ont eu la même pensée: ordonner prêtres des hommes mariés, fervents et capables", déclarait-il. Il concède toutefois "qu'apparaîtront des problèmes" mais qu'"aucun n'est insoluble". Il suggère ainsi d'"assurer à ce flot d'arrivants la science de la foi" et d'"être certain d'assurer aux familles des prêtres le nécessaire pour vivre". "Frères, n'ayons pas peur! Ouvrons la porte de nos églises ! Ouvrons la porte du sacerdoce à ces milliers d'hommes, de foi fervente, prêts à entrer dans cette vocation", ajoute l'abbé Pierre qui se dit "convaincu que l'ordination d'hommes mariés ne taira en rien les vocations au célibat consacré". 

Selon Frédéric Lenoir, l'abbé Pierre n'a jamais eu de réponse du Vatican à cette lettre. Il avait déjà défendu le même point de vue dans son livre d'entretiens "Mon Dieu pourquoi ?", suggérant aussi d'ordonner des femmes prêtres.

A lire également, l'ouvrage d'un prêtre, Philippe Brand, qui a recueilli les témoignages d'une vingtaine d'autres prêtres dans ce cas. Ca s'appelle "Des prêtres épousent leur humanité" et ça vient de paraître aux éditions de l'Harmattan. NDLR livre qui est présenté dans un message précédent.

La Conférence des évêques de France (CEF) ne commente pas ce message de l'abbé Pierre et rappelle la position du pape Benoît XVI, qui, le 13 mars, a réaffirmé le "caractère obligatoire" du célibat des prêtres. La CEF ne commente pas non plus le sort du père Léon Laclau, curé d'Asson (Pyrénées-Atlantiques), "déchargé de ses fonctions" pour cause de concubinage notoire et très soutenu par ses paroissiens. Cette affaire a été "gérée par le diocèse" qui a eu tous les éléments pour prendre cette décision, a simplement répondu le service de communication. 

Actuellement, il n'y a plus que 9 000 paroisses en France pour 36 000 communes. En 1970, il y avait 37 555 prêtres diocésains (exerçant dans une paroisse). En 2005, ils étaient 15 957, la plupart âgés de plus de 60 ans (chiffres CEF).

NDLR les chrétiens unitariens ne sont guère étonnés de voir une Eglise chasser ses prêtres pour des motifs historiquement bien futiles, car c'est précisément ce qui se produisit au XVIème siècle lorsque des prêtres, des moines et des laïcs se mirent à lire la Bible et demandèrent quelques rectifications dans l'enseignement religieux. Rome n'entendit point leur appel et se raidit. Pire, elle les envoya au diable (en les excommuniant) et sur le bûcher lorsqu'elle put mettre la main dessus !


Lundi 21 mai 2007
par document transmis par Yves Grelet publié dans : affaire Léon Laclau communauté : Religions en toute liberté recommander

  Yves Grelet est un prêtre marié, qui n'exerce plus. Il fait partie du Réseau des Parvis, un ensemble d'associations qui milite entre autres, pour la fin du célibat des prêtres, ou pour une plus grande tolérance.

 Il a été interrogé par Dominique Delaroa, le dimanche 6 mai, à 7h 10, sur France Inter, dans le cadre de l'émission radio "Théo" (cliquer sur theo-lachroniquedesreligions).

YG
- Un prêtre qui commence à exercer son sacerdoce est tenu de tout faire pour respecter l’engagement qu’il a pris, c’est-à-dire d’être au service de l’Evangile. 

 Pour la question du célibat, il y a des étapes dans l’engagement. A un moment, on lui dit : maintenant il faut que tu nous dises que tu renonces au mariage. Alors, on est pris dans toute une dynamique. On a envie de donner sa vie " aussi magnifiquement que possible " et on se dit : mais oui, Dieu mérite bien ça et au fond il m’aidera..

On est à un âge, 25 ans où on n’est plus des gamins, mais on n’a pas une grande connaissance de la vie. On a été élevé en général dans des lieux qui sont plus masculins que féminins ; en tout cas on fait une promesse ou un engagement définitif que l’Eglise décide de verrouiller. C’est-à-dire : c’est terminé, et après donc, tu serais un infidèle, tu serais un exclus et on t’enlèverait tes responsabilités si tu quittais cette situation de célibataire.

 DD - C’est ce qui arrivé au Père Laclau.

YG - Tout à fait. Je ne le connais pas personnellement, mais j’en connais beaucoup d’autres qui ont dit : un jour j’ai découvert que nos itinéraires pouvaient se compléter sans que cela remette en cause notre volonté de vivre l’Evangile et de le partager et d’en faire découvrir la beauté et l’utilité pour la vie.

Mais alors, quand on entre sur ce terrain-là, on devient un futur infidèle, un futur exclus, un futur proscrit, comme si la découverte de l’amour et cette expérience de l’amour devenaient incompatibles avec l’engagement pour l’Evangile et le service de l’Eglise.

 DD - Est-ce que l’Eglise a des arguments théologiques pour défendre le célibat ?

YG - Non, parce qu’il n’est pas dit, dans l’Evangile ni dans la réflexion théologique, que le célibat serait lié au sacerdoce.

C’est en 1139 que le 2è concile du Latran que l’Eglise va définir la nécessité du célibat pour les prêtres, à la différence de tout ce qui se passait auparavant : jusqu’alors les uns étaient célibataires et d’autres se mariaient, avaient des enfants évidemment…

 DD - Il y a eu des prêtres-mariés avant et des papes …

YG - Oui, des papes et des évêques. Ce n’était pas une interdiction..

 DD - Alors aujourd’hui il y a donc des gens comme vous qui pensent que l’Eglise doit évoluer sur cette question du célibat.

YG - Tout à fait ! Beaucoup de gens ne s’en scandalisent pas du tout.

Je crois pouvoir dire par exemple que les 50 associations qui composent les réseaux des Parvis sont unanimes pour dire : Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Combien de temps ça va durer ces oukases qu’ils ont pris pour ne pas reconnaître que la femme et l’homme ont une dignité égale ? Pourquoi les célibataires seulement auraient-ils le droit de légiférer ? Au nom de quelle autorité sinon celle qu’ils se sont attribuée eux-mêmes … ?

Et donc là il y a une certaine démocratisation souhaitable. Une réflexion pluraliste est nécessaire.

Nous sommes nombreux, à Parvis, à dire que c’est l’Evangile qu’il est important de vivre, et non des règles anciennes qu’il faut reproduire. Nous demandons que place soit donnée à la réflexion et à l’expression de nos contemporains pour ce qui touche leur monde à eux.

 DD - Mais l’Eglise ne va pas du tout dans ce sens-là : on l’a vu avec Jean-Paul II, et Benoît XVI remet ça ...

YG
- Tout à fait : plus on monte dans la hiérarchie, plus on se croit autorisé à dire des choses définitives et à ne pas écouter du tout les autres.

En tout cas, cela aboutit à des événements qui vont se durcir. On peut même craindre, peut-être, un schisme, un de ces jours. En effet, si devait se durcit la position de la hiérarchie qui dit que les principes anciens doivent perdurer éternellement, alors beaucoup de gens qui essaient de vivre l’Evangile diraient : on va essayer, autrement, d’être fidèles à l’Evangile et à l’Esprit de Dieu qui n’est enfermé dans aucun tuyau même du Vatican.

 DD - Alors, est-ce que le fait d’avoir une compagne nuit au sacerdoce ?

YG - Je ne le pense vraiment pas. Au contraire… J’ai des témoignages et j’ai mon expérience aussi : loin d’éloigner de l’Evangile, à condition que ce soient une foi sincère et un amour vrai, eh bien, au contraire, en couple se crée mutuellement cette complémentarité dans les regards, les expériences de vie, dans les analyses de la société, et même dans la lecture de la Bible et de l’Evangile. C’est très enrichissant.

Et puis, à l’évidence, pourquoi dans le dialogue, faudrait-il que ce soient les célibataires qui légifèrent sur le mariage, la sexualité ou autre ? Au moins qu’on ait la pudeur de reconnaître qu’on n’est pas dans ce cas-là le mieux placé, et que l’humilité ne serait pas mauvaise en l’occurrence.  

Lundi 21 mai 2007
par Yves Grelet publié dans : affaire Léon Laclau communauté : Religions en toute liberté recommander

Fondé à Paris en 1972 et composé de couples très divers dans leur cheminement, le groupe Prêtres- mariés France Nord permet un échange de réflexions, des liens amicaux et éventuellement un soutien. Il ne cherche pas à jouer les anciens combattants. Il s'intéresse à l'évolution des mentalités notamment en matière de genre, d'engagement chrétien et humaniste dans la société et/ou dans l'Eglise. Il s'enrichit de la démarche d'ouverture des diverses associations adhérentes aux Réseaux des Parvis.

 Contact : Yves Grelet, y.grelet@free.fr 

Ce groupe publie un bulletin " Chemins nouveaux ", dont voici le sommaire du dernier numéro (n° 29, mai 2007) :

Jacques Dupont - Editorial : De la chrétienté… à la laïcité ; Bernadette Tauvron - Sexualité, célibat et mariage des prêtres ; Marcel Nicolas et Louis Defief - Des prêtres-mariés interpellent l’Eglise (Arras) ; Christine Pasquet-Grelet - Divorce et réunification ; Marie-Josèphe Corbineau – Réflexion ; Isabelle Nicou - Histoire d’un secret ; Yves Grelet - Laïcité et baptême - Liberté et fidélité ; Alain et Blandine de la Ménardière - Quel Dieu annoncer aujourd’hui ; Philippe Duchesne - Merci aux handicapés mentaux ; Jean et M-Madeleine Harel - Etre parents ; Pierre Thion - Service de l’église ou de l’évangile ? ; Alex Bricet - Nous sommes des privilégiés ; Henri Denis – Communiqué ; Bernard Corbineau - La vérité nous rend libres ; Gérard Guittet - Soutien à Henri Denis ; Bernard Corbineau, Jean Harel - Pour une retraite convenable (APRC).

Les lecteurs de ce bulletin sont conviés à une rencontre annuelle de " Chemins nouveaux ", le 7 octobre 2007

Le Groupe Prêtres-mariés France Nord est membre de la Fédération des Réseaux des Parvis, de même qu’une autre association Prêtres en foyer 13 (PEF), fondée en 1970 à Marseille et dont voici le contact : michele.claude13@free.fr

Les chrétiens unitariens (AFCU) font partie de cette fédération.

Dimanche 20 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : affaire Léon Laclau communauté : Religions en toute liberté recommander

Philippe Brand, 2007 - Des prêtres épousent leur humanité, 26 témoignages (1954 – 2005). Paris : éditions L’Harmattan, 564 p., vendu au prix unitaire de 28 €+ 4.05 € de frais de port, + 0,80€ de frais de port par ouvrage supplémentaire, http://www.editions-harmattan.fr

Présentation du livre par l'éditeur :

Vingt-six prêtres qui ont quitté le clergé, dont vingt-quatre mariés, racontent leur trajectoire, de la " vocation " au ministère, de la rupture au " retour dans l’atmosphère " de la société des hommes : travail, vie de couple, vie sociale. Ils expriment sans " langue de buis " leurs liens actuels ou leur absence de liens avec l’Eglise, la foi en la Bonne nouvelle qui demeure ou non en eux, l’équilibre de leur personnalité entre la laïcité et leur spiritualité.

Ces histoires de vies tracent des cheminements exceptionnels d’hommes ordinaires. Ils sont passés par le point zéro, la nécessité de réinventer leur existence ; ils ont épousé leur humanité personnelle, endormie jusque là, en choisissant la condition humaine commune, et l’humanité globale en assumant des responsabilités dans la cité.

Philippe BRAND a recueilli leurs témoignages ; il explique ce séisme par la rencontre de deux plaques tectoniques, celle du Concile de Trente (XVI° siècle), sur lequel l’Eglise catholique vit encore dans les années 1950, et celle de la philosophie des Lumières. A partir de la Libération, le renouveau d’humanité et de vie sociale, la modernisation technique et l’émancipation des esprits libèrent les énergies dans un dynamisme collectif inattendu.

Aujourd’hui, dans un monde à la recherche de sens et de valeurs, la reconquête de la liberté de conscience, et la résistance individuelle et collective à l’endoctrinement restent d’une actualité brûlante.

pr--tres-mari--s.GIFAu sommaire :

LA QUETE DU GRAAL. Des hommes devenus prêtres. Le projet de vie. Formation en serre chaude ou de plein vent ?

LA PASSION DU MINISTERE, LE REJET DE SON CADRE : Au service de la communauté chrétienne et humaine. La rupture du cordon.

LA CONDITION HUMAINE COMMUNE : Des prêtres (re)devenus hommes. Gagner sa vie comme tout le monde. Solidaires des travailleurs. Une compagne semblable à lui. Des citoyens actifs.

AUJOURD’HUI, LAÏCS ET CHRETIENS A LA FOIS : Maintien ou rupture des liens avec l’Eglise. La foi qui subsiste. Une référence commune avec l’humanité.

CONCLUSION : Résister.

Philippe Brand est né en 1941 ; il a été ordonné prêtre en 1966, a exercé son ministère à Annemasse (1966-1967) et à Thonon de 1967 à 1972. Il se marie en 1972 et aura deux enfants ; il a terminé sa vie professionnelle comme Inspecteur du travail.

Il est l’auteur de deux recueils de poèmes : " La tempête et l’arc-en-ciel " (sous le nom d’auteur de François René Véga), et : "  Lignes brisées, fil d’Ariane ", Editions Le Carré, Thonon-les-bains.

Samedi 19 mai 2007
par les éditions L'Harmattan publié dans : vient de sortir communauté : Religions en toute liberté recommander

 

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Le père Léon Laclau (à droite) avec son supérieur hiérarchique qui l’a sanctionné

  Vu sur le site de Michel " Vivre, faire vivre ! " (message du 3 mai 07, à la suite des messages des 27 et 29 avril qui portent sur le même sujet) cette photo du prêtre qui vient d’être déchargé de la paroisse Saint-Martin d’Asson, en compagnie de son supérieur provincial de la congrégation de Bétharram, Benat Oyhénart, qui, lui, vient de le sanctionner ainsi pour concubinage (depuis 22 ans) notoire (depuis 2005).

J’admire ce visage calme, apparemment sans colère, du père Léon. La présence également calme des paroissiens, venus avec leurs enfants, en famille, devant leur banderole déployée : " Rendez-nous notre prêtre. Qu’a-t-il fait de mal sinon de nous ramener vers Dieu ? ".

Et s’il y avait un mode chrétien de manifester, sans haine, non violente, mais avec fermeté ? A l’opposé de la lutte des classes prônée entre autres par les troskystes (pour faire contraste avec les faits relatés dans notre message L’étoile rouge et l’anti-sémitisme du 11 mai 2007 ). Jésus ne nous a-t-il pas dit d'aimer nos ennemis ? A nous d'y penser lorsque nous sommes en conflit (c'est d'ailleurs dans ces situations que se révèle réellement la morale des gens).

Cette photo a fait le tour du monde, relayée par maint site. Alors que les opinions publiques, y compris une très grande majorité de catholiques, acceptent que les prêtres qui le souhaitent puissent avoir une vie privée et se marier, la hiérarchie catholique, en haut lieu, choisit d’aller à rebrousse poil dans un combat de rectification qui ne peut être que suicidaire. 

A l’heure de la communication immédiate et mondialisée, cette Eglise, en déroute dans nos pays occidentaux, aurait-elle volontairement choisi son destin ? son Heure ? A sa tête, un Benoît XVI bien connu, avant même son élection comme pape, pour ses positions on ne peut plus réactionnaires.

A partir du mot clef " Léon Laclau ", le moteur de recherche Google saisit en deuxième position notre message du 30 avril 2007 " Le Père Léon Laclau fait de la résistance avec ses paroissiens ! ". C’est dire que, désormais, même des sites bien modestes sont non seulement des lieux d’expression, mais aussi de communication puisqu’ils sont entendus (plus ou moins intensément, mais entendus quand même) dans la sphère publique. Durant toute la période électorale que nous venons de connaître, les bloggeurs s’en sont d'ailleurs donnés à cœur joie ! 

Grande Dame plutôt hautaine et dédaigneuse des remous qu’elle provoque, en misant sur l’oubli du temps et sa diplomatie discrète, la hiérarchie catholique romaine devrait plutôt faire attention, par les temps qui courent, à l’opinion " qui bouge ". Nous sommes en effet bel et bien entrés dans une " culture Internet ", du titre d’une des rubriques de notre blog. Qu’on se le dise !  

Or, cette culture Internet révèlera la fragilité de certaines institutions qui reposent trop sur l’encadrement des personnes et ne leur laisse pas suffisamment de liberté de penser et d’expression. Il existe ainsi des géants aux pieds d’argile que ce soit en politique ou en religion ...

Le site de Michel " Vivre, faire vivre ! " fait partie de la même communauté de blogs que nous (Religions en toute liberté). Pour information, cliquer ci-dessous. 

Vendredi 18 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la culture Internet communauté : Religions en toute liberté recommander

U---Etats-Unis--calice-sur-vitrail-2.jpgContrairement à la tradition calviniste qui se méfia des symboles et des rituels, les unitariens ne sont pas iconoclastes et ne boudent pas les rituels. Bien au contraire, ils innovent en la matière, comme par exemple la cérémonie des fleurs mise au point par le révérend tchèque Norbert Capek en 1923 et l’allumage du calice à la flamme dans les années 1980 et ce à partir du célèbre dessin de Hans Deutsch en janvier 1941.

Pour le calice des unitariens, vous trouverez une documentation sur le blog de l’AFCU, en cliquant sur la rubrique " le calice des unitariens ", et sur notre site documentaire La besace des unitariens (rubrique : " des fêtes et des rites ").

calice unitarien sur vitrail (Etats-Unis)

Une cérémonie des fleurs fut faite pour la première fois en France à l’occasion du mariage d’un couple canadien de sensibilité unitarien-universaliste, le 21 septembre 2006 (voir " Le mariage à la carte ", message du 7 décembre 2006 sur le blog de l’AFCU et notre article dans le bulletin de la Correspondance unitarienne n° 63, de janvier 2007, " Accueil aux mariés "). 

Ces deux rituels peuvent se pratiquer au sein d’une assemblée composite où les chrétiens sont avec d’autres croyants, des agnostiques et des non-croyants.

Nos Eglises historiques pratiquent le baptême, la confirmation et la communion. En France, les chrétiens unitariens célèbrent le partage du pain et du vin au nom de Jésus avec les catholiques et protestants libéraux de la mouvance du Parvis.

Oui, nous avons besoin de rituels qui nous relient les uns aux autres au sein d’une assemblée, d’un langage gestuel où nous nous exprimons par des symboles forts qui sont compris par nos voisins, de la fête partagée avec ses couleurs chatoyantes et ses chants. 

Les religions discoureuses, endoctrinantes, exhorteuses, rabâcheuses qui s’adressent au cérébral du haut d’une chaire ne suffisent pas … et puis elles ennuient (profondément !).

Jeudi 17 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme communauté : Religions en toute liberté recommander

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vue d'ensemble de l'exposition


Deux peintres seront présents le samedi 19 Mai de 15h à 19h à l'espace Sextius d'Aix en Provence rue du 11 Novembre et recevront les visiteurs. Ils ont en point commun un lien de parenté (ce sont deux frères) mais surtout - et c'est ce qui nous intéresse ici - une quête spirituelle.
Claude Charles Mollard avec ses "Origènes ou les visages d'avant les Dieux ... ", l'homme d'avant son humanisation / irradiation par la spiritualité  ; Robert Moro et ses "territoires habités", où l'essentiel est dans la connivence et la quête de l'Ailleurs ...

A ne pas manquer car les artistes démontent leur exposition à 20h

Contact avec eux : tel 04 42 54 70 76 & 04 42 93 41 07

Mercredi 16 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

On a cru que la langue de Benoît XVI avait fourchée à Ratisbonne, pourtant la charge contre l’islam était bel et bien sans sa tête et dans son texte. 

Le pape a des convictions réactionnaires amplement dites déjà par son absence remarquée aux rencontres inter-religieuses d’Assises que son prédécesseur avait organisées. Partout où il va, le nouveau pape entend affirmer la supériorité de la catholicité. 

Inca-mamani.jpg Oeuvre du peintre bolivien Roberto Mamami. La culture inca est toujours vivante !

Cette fois-ci, ce sont les religions amérindiennes qui en font les frais : elles attendaient " silencieusement le Christ " (mais ce furent pourtant de bien brutaux conquistadors qui arrivèrent !), elles furent " purifiées " par l’évangélisation (avant ou après les massacres ?), ce serait une erreur que de les remettre en vigueur (mais cela regarde les tenants de ces religions et non le pape !), elles seraient causes (parmi d’autres) de l’affaiblissement de la foi chrétienne (mais en quoi faisant ?).

Manifestement le pape n’arrive pas à accepter une société religieusement pluraliste ; pourtant l’Europe l’est depuis belle lurette avec les musulmans en Espagne, la diaspora des Juifs à l’époque médiévale, les protestants, sans oublier les francs-maçons, etc.). Les intellectuels, comme lui, emmurés dans leurs (petites) certitudes se transforment bien vite en idéologues rabâchant leurs slogans. Comme on le voit, certains théologiens n’échappent pas à ce destin.

Pire, alors que son prédécesseur avait reconnu des erreurs dans l’évangélisation du Nouveau Monde, Benoît XVI pratique un négationnisme qui le place au hit-parade des grands amnésiques (volontaires) de l’Histoire.

La Conférence avait invité des observateurs des autres confessions religieuses. On ne nous en donne malheureusement pas la liste, mais parions que les autorités coutumières survivantes de plusieurs siècles de massacres et d’assimilation n’étaient pas invitées.

A noter que, lorsque Jean-Paul II vint au Bénin en 1993, il reçut officiellement et les responsables musulmans, le 4 février à Parakou, et les dignitaires religieux du Vodoun, le même jour, à Cotonou.

Ce n’était là qu’une des violences verbales que le pape a semé derrière lui lors de ce voyage au Brésil : condamnation de tout avortement, menace d’excommunication pour les députés qui oseraient voter des lois scélérates, diatribe contre les " sectes ", critique des régimes marxistes (le Vénézuela et la Bolivie se seraient sentis visés !), etc.

Non seulement, il n’est pas diplomate, mais il n’est pas sortable ! Les réactions sont vives, à commencer au sein de l’Eglise catholique. De plus en plus de fidèles commencent à avoir honte de lui. C’est ce qui s’appelle précisément " avoir mal à son Eglise " (voir notre message précédent du 14 mai).

Pour en savoir plus, lire dans la presse les réactions indignées  :

Brésil - Contradictions du pape Benoît XVI dans son message à l'Amérique latine ", sur le site LatinReporter.com

Vives réactions aux propos du pape sur la colonisation de l’Amérique latine. Les descendants des peuples amérindiens estiment que la foi chrétienne a été imposée comme un instrument de colonisation ", sur le site de la-Croix.com

Nombreuses réactions après les propos du pape sur l'évangélisation des Amérindiens " sur le site de LeMonde.fr

Mercredi 16 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le paganisme communauté :