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Le Monde de la Bible vient de consacrer son n° de juillet-août 2007 au Soudan : "Des pharaons noirs aux royaumes chrétiens". http://www.mondedelabible.com

Sudan-Farras-fresco-of-cathedral-.jpgLa Nativité, fresque de la cathédrale de Farras au Soudan nubien, vue sur le site de Wikipedia.

Les élégantes silhouettes des pyramides méroïtiques sont déjà bien connues. Ce qui l'est moins, ce sont les fresques chrétiennes qui ont survécu à la conquête de l'islam et qui témoignent d'une époque chrétienne nubienne (dinstincte de l'Egypte copte et de l'Ethiopie), qui va de 543 (date du baptême du roi de Nobadia) au milieu du XIV°, avec des reliquats jusqu'au début du XVI°.  

Les fresques datant du XII° s. du monastère de la Sainte-Trinité à Old Dongola, entre autres, sont de toute beauté. Sur l'une d'elles on y voit des masques africains lors d'une festivité.

A voir dans ce numéro, et sur le terrain entre Karthoum et la frontière égyptienne.

Vendredi 29 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
Oui à en croire Michel Benoît dans son article " La Gauche française et l’enfermement dualiste ".


Orque--vu-sur-le-site-de-Koulou.JPG
Sa vision de la France, nous dit-il, est totalement gnostique : il y a une politique bonne, vertueuse, pure, c'est la nôtre. Et tout ce qui n'est pas cette conception du monde est mauvais, doit être combattu. Ni écoute, ni compromission, ni collaboration possible entre les "fils de Lumière" (la gauche) et les "fils des Ténèbres" (la droite). Il faut choisir son camp.
 

orque, dessin vu sur le site de Koulou, plateforme d'Over-blog.


M. Sarkozy fait-il, dans son gouvernement, une ouverture à gauche que la majorité des français voit d'un bon oeil ? Les socialistes qui rejoignent ce gouvernement sont "des traîtres", "des renégats", ils sont "misérables" et dignes "de mépris" - ou de haine. On ne peut pas changer de camp.

Le rejet de tout ce qui n'est pas "nous", le refus de toute main tendue, la condamnation de toute collaboration avec "l'autre" est une des caractéristiques du gnosticisme.

Je vois là un drame pour notre pays : une Gauche depuis toujours engluée dans sa conception religieuse de la politique, avec ses dogmes, son sectarisme, son obsession de forteresse assiégée, de "camp contre camp". Une Gauche dualiste, gnostique. "

Ce que dit Michel Benoît, je le pense aussi, en n’engageant en cela que moi même : la vie politique emprunte (très) largement aux attitudes religieuses et inversement.

Jeudi 28 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les dérives sectaires communauté : Religions en toute liberté recommander
Talpiot se trouve entre Jérusalem et Bethléem, là où Luc nous dit que Joseph emmena sa famille pour le recensement. Dans ce cas Bethléem ne serait pas seulement qu’un lieu symbolique, une façon de nous dire que Jésus est bien de la lignée de David et donc éventuel candidat à la royauté, mais AUSSI une réalité historique concrète.

Le chevron qui surmonte l’entrée du tombeau, avec un point au milieu de sa base, intrigue. Ni le poisson, ni l’agneau, ni la croix n’étaient encore l’emblème des premières communautés. Pas de triomphalisme car le mouvement était naissant et pas toujours bien accepté (du moins certains éléments comme les " hellénistes " et Paul ne l’étaient pas du tout), mais néanmoins un signe bien distinctif car il s’agissait bel et bien d’une nouvelle secte au sens juif de l’époque, parfaitement repérable ne serait-ce parce que les chrétiens prolongeaient le sabbat par les agapes dominicales.

L’affirmation de la Résurrection, chez Pierre et chez Paul, a-t-il occulté cette référence au tombeau de Jésus ? On en serait alors resté au premier tombeau, celui que Joseph d’Arimathie prêta (donc temporairement) à la famille éplorée et où aurait eu lieu l’événement miraculeux qui requinqua les disciples désemparés. Le culte des morts n’étant pas pratiqué par les juifs, le " vrai " tombeau de Jésus – le définitif – ne fit pas l’objet de pèlerinage et tomba dans l’oubli lorsque les hébreux durent quitter la ville en 135. 

Les deux tombeaux ne sont d’ailleurs pas exclusifs l’un de l’autre : Matthieu (Mt 28, 15) ne nous dit-il pas que le bruit circulait en ville comme quoi les disciples avaient caché le corps de leur rabbi.

Suaire-de-Turin.jpgMieux, chacun de ces tombeaux a laissé une trace archéologique ; pour le premier, le Suaire de Turin (qui, nonobstant une analyse au carbone 14 au résultat discordant, reste toujours l’énigme d’une empreinte corporelle " imprimée " sur un linceul de lin, et dont les traits correspondent en tout point au récit de la Passion), le tombeau de la famille de Jésus pour le second.


Au lieu de rejeter les travaux des uns et des autres, tous ceux qui s’intéressent à Jésus feraient mieux d’étudier ce qu’ils ont de concret sous la main pour mieux connaître le personnage historique auquel ils se réfèrent et de louer le Ciel d’avoir, enfin, des restes (probables) de l’être qu’ils aiment.  Lorsqu’on aime quelqu’un, ne cherche-t-on pas à mieux le connaître ?


Evidemment, certains croyants, sans doute masochistes, estiment que rien ne vaut la foi pure, ce grand acte de confiance aveugle dans des choses parfois fort mystérieuses pour notre raison, et qui ressemble à un saut de parachutisme dans le vide. Je me souviens d’un dominicain qui s’était réjoui fort bruyamment lorsque l’analyse du Suaire de Turin par le carbone 14 n’avait pas donné les résultats escomptés. C'était pour lui d'un grand soulagement. Il oubliait, dans son élan de foi sublime, que cette nouvelle donne n’annulait pas du tout les constats précédents et qu’on ne pouvait en revenir à la première hypothèse (facile) qui consistait à imaginer un brave peintre du Moyen Âge en train de s’échiner à peindre sur du tissu, à la commande, une vénérable relique. 

Fort heureusement, les faits sont là et têtus. Il nous faudra sans doute du temps pour arriver à les comprendre, mais le pire serait de les rejeter sous le prétexte qu’ils n’entrent pas dans les cadres habituels de notre époque. Avec la vitesse vertigineuse de nos techniques et connaissances scientifiques, l’avenir nous réserve assurément bien des surprises. Alors ne laissons pas passer les occasions d’avancer dans nos connaissances grâce aux traces archéologiques fussent-elles ténues et difficiles à déchiffrer. 


Voir nos articles précédents : "Y-a-t-il une affaire de la tombe de Jésus ?" (31 mai 07), "A Talpiot ou ailleurs, les ossuaires judéo-chrétiens sont classés ... sans suite" (31 mai 07), "Ne boudons pas le tombeau de la famille de Jésus à Talpiot" (27 juin 07).

 

Mercredi 27 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le tombeau de Jésus communauté : Religions en toute liberté recommander

Que de critiques adressées à l’enquête de l’archéologue canadien Simcha Jacobovici ! Or ce dernier, contrairement à ses détracteurs de tout bord, ne ferme nullement les portes par des conclusions sans appel, mais au contraire les ouvre. Ce sont autant de pistes de recherche et le dossier est loin d’être clos. Encore faut-il que les commentateurs ne les ferment pas précipitamment par trop de prudence, par manque de passion, par dogmatisme aussi. Tout le monde y a été de sa plume, parfois avec une suffisance ... toute "pharisienne". 

 

 Joseph d'Arimathie qui prêta son tombeau, sis à Jérusalem, pour y déposer le corps de Jésus le temps du sabbat.


Durant un siècle, jusqu’en 70 (prise de Jérusalem qui s’était révoltée et ruine du Temple), les Juifs ont adopté la coutume de caveaux familiaux creusés dans les falaises. On en a ainsi retrouvé pas moins de 900 lors des fouilles menées dans la banlieue de Jérusalem jusqu’en 1981. 20% des ossuaires portaient des inscriptions, dont ceux qui nous concernent ici.


Une chambre centrale dispose d’un lit en terre où l’on allonge le cadavre ; puis, lorsqu’il ne reste plus que ses os et qu’un autre cadavre est en attente, on dépose les os dans des ossuaires individuels, disposés tout autour dans des niches (appelées korim = four) avec, souvent, une inscription utilitaire sous forme de graffiti afin de les identifier. Certains sont ornés comme celui du Grand prêtre Caïphe.


Dans ce tombeau sis à Talpiot et qui pourrait bien être celui de la famille de Jésus, on a retrouvé 10 ossuaires disposés dans 6 niches. Bien que les prénoms aient été courants à l’époque (par exemple le nom de Jésus est inscrit sur 71 ossuaires), le fait qu’on puisse établir un lien entre les inscriptions de ces ossuaires et les personnages dont nous parlent les évangiles est assez troublant. Chacun de ces liens reste bien entendu à discuter, mais admirons quand même le beau tir groupé.


1 - " Yeshua bar (= fil de) Joseph " : çà commence bien puisque seuls 3 ossuaires sur les 900 répertoriés portent cette inscription ! Ici, elle est écrite en araméen.

2 - " Maria ", écrit en lettres hébraïques mais prononcé à la romaine – ce qui est rare - car en hébreu, c’est Myriam.

3 - " Matthia ", qui est un diminutif de Mattyaou = notre " Matthieu " ; c’est un nom fréquent de la famille de Jésus si l’on en croit la généalogie de Jésus selon Luc où il y a pas moins de 6 " Matthieu "

4 - " Josah ", diminutif de Joseph qui équivaut en français à José ; c’étaient les diminutifs qui, selon la loi juive, étaient utilisés pour les identifications funéraires ; or c’est ce diminutif que Marc utilise à propos d’un des frères de Jésus.

5 – " Mariamene e Mara ", Mariamene serait un diminutif de Myriam. C’est sous cette appellation que Marie-Madeleine de Magdala est citée dans les Actes de Philippe, écrit apocryphe certe tardif, du IV° , mais qui a pu reprendre une tradition orale antérieure. Mara renverrait à un titre équivalent de " seigneur " ; ce titre est conservé dans l’Eglise arménienne sous la forme " Mar ". L’inscription est en grec ; Magadala était une cité commerçante où l’on parlait le grec et l’araméen et les prénoms étaient revus en conséquence. Un grattage de la patine de l’ossuaire a permis une étude ADN qui, bien que limitée à cause des maigres restes qui ont pu être prélevés, n’en indique pas moins que cette " Marie-Madeleine " n’est pas consanguine à Jésus ; serait-elle donc alors épouse pour justifier de sa présence en ces lieux ?

6 – " Jehuda bar Jeshua " en araméen :  un fils de notre Jésus ? S. Jacobovici émet l’hypothèse que ce serait le " disciple bien aimé " dont parle Jean ; ce serait finalement à lui que Jésus s’adressa du haut de sa croix et non pas à Jean l’apôtre : " femme contemple ton fils ". Dès lors, on comprendrait mieux l’attitude familière de ce disciple qui, lors de la Cène, met sa tête sur la poitrine du maître (pour ceux qui ne sympathisent pas avec cette hypothèse, on peut en émettre une autre : une relation homosexuelle entre Jésus et l’un de ses disciples !). L’ossuaire a été décoré et laisse supposer que ce fils, sans doute tenu caché à cause des évènements, était l’espoir de la communauté.

7, 8 et 9 - sans inscription

10 – " Jacques fils de Joseph ", avec sans doute en rajout " frère de Jésus ". Il a été inventorié lors de la découverte du site, puis il est réapparu en octobre 2002 chez un collectionneur qui dit l’avoir acheté chez un antiquaire arabe quelques 10 ans auparavant, ce qui correspond bien à la date des fouilles, 1980. L’ossuaire était donc absent lors de la réouverture du tombeau par S. Jacobovici. La composition chimique de sa patine s’avère semblable à celle des autres ossuaires du tombeau.


Tout cela reste encore à étudier, mais nous avons là, indéniablement, une piste avec des éléments intéressants. Poursuivons là en toute sérénité et allons jusqu’au bout ! Si elle s’avère fausse, le monde ne s’en écroulera pas pour autant et il sera alors temps d’avancer une autre hypothèse. Ainsi va la connaissance scientifique loin des fureurs impulsives de ceux qui ne supportent pas les travaux, pourtant argumentés, des autres.



Voir aussi le point de vue de Michel Benoît sur son blog (en lien avec l’AFCU) :
La critique du film de James Cameron ", dimanche 17 juin 07, et " Le tombeau de Jésus, réalité ou supercherie ? suite ", vendredi 22 juin 07.

Mercredi 27 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le tombeau de Jésus communauté : Religions en toute liberté recommander

Amish-et-leur-ferme.JPGA propos des Amishs, voir notre article précédent du 18 avril 07 "Des quilts amish vendus en Suisse" (rubrique "sites à découvrir").



La chaîne française M6 a repassé hier soir (23 h) le thriller réalisé par Peter Weir en 1984 dans les milieux amishs de Pennsylvanie : "Witness" (= le témoin). Lors d'un déplacement en dehors de sa communauté, le petit David assiste à un meurtre. Il se retrouve, lui et sa mère, avec le policier qui est intervenu sur les lieux du crime. Pour protéger son jeune témoin, le policier sera contraint de se réfugier au sein de la communauté amish de David et de sa mère. Il sera "l'Anglais", expression par laquelle les Amishs - qui ont conservé leur dialecte néerlandais - désignent les autres Américains.

Un film tout en finesse et qui sympathise avec humour avec ce milieu traditionnel en le voyant fonctionner de l'intérieur. Un très beau film.

Mardi 26 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les protestantismes communauté : Religions en toute liberté recommander
Tiré de la fabuleuse BD noire et drôle de Marjane Satrapi, le film « Persepolis » sort ce mercredi 27 juin.

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire. Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. 

Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger.A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.

Pers--polis.gif

 

Née en Iran en 1969, Marjane Satrapi vit aujourd’hui à Paris, où elle se partage entre la bande dessinée et le dessin pour enfants.

Lundi 25 juin 2007
par Yahoo.com du 25 juin 07 publié dans : vient de sortir recommander
L'Eglise réformée de France (ERF) et le mouvement "Actualisation de la Bible" (ACTUEL) organisent en Ariège, à Saverdun, au presbytère protestant, 56, Grand'rue, une rencontre du vendredi 6 au dimanche 8 juillet, sur le thème "Assez de mots, des actes" ("Pourquoi êtes-vous plantés à regarder le ciel ?" Actes des apôtres, chap.1, verset 11).

Renseignements et inscriptions : pasteur Gilles de Saint Blanquat (tél. 06 08 40 38 96) et Simon Sire-Fougères (tél. 06 88 99 23 82, courriel : simon.sire@wanadoo.fr).
Lundi 25 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : agenda communauté : Religions en toute liberté recommander

Jean-le-baptiste-par-Moya.jpg
Jean le baptiseur, fresque de la chapelle Saint Jean-Baptiste  à Clans dans les Alpes maritimes, qui a été magnifiquement décorée par Patrick Moya.


Les feux de la Saint-Jean vont s'allumer ce soir pour célébrer, d'une façon toute païenne, le soltice d'été. Parmi les très nombreux saint Jean, il s'agit de Jean-le-Baptise que la tradition chrétienne a placé à ce moment crucial de l'année liturgique.

Mais pourquoi Jean le baptiseur ? Les premiers chrétiens considérèrent que ce Jean là avait annoncé la mission de Jésus, lequel  fut semble-t-il, dans un premier temps, son disciple.  Jésus lui-même se mit à baptiser également dans le Jourdain avant d'être prêcheur itinérant des chemins de Galilée et le thaumaturge que nous connaissons. Tous deux avaient fréquenté la mouvance essénienne ou du moins avaient été en contact avec elle.

Cette tradition chrétienne (qui n'engage qu'elle car, si des disciples de Jean-le-baptiste suivirent le nouveau venu, d'autres ne le firent pas), se réfère à deux très beaux textes messianiques du Premier testament :

Le prophète Malachie :  ”Me voici [c'est Dieu qui parle], j'envoie mon messager, il déblayera la route en face de moi. Soudain, il viendra dans son palais [car le messie restaurera la royauté d'Israël] , l'Adôn [le maître d'un domaine, le seigneur au sens féodal du terme] que vous demandez, le messager du pacte [l' “alliance” contractuelle avec Dieu] que vous désirez. Voici, il vient ! Dit IHVH [le tétragramme qui désigne Dieu dont le nom personnel ne doit pas être prononcé par respect] Sebaot [des Armées]”, texte daté des environs de 460 ans avant J.-C. , Ml  3,1, traduction A. Chouraqui.

Ce messager préparant la venue de IHVH pour le Jugement a été identifié dans la tradition juive au prophète Elie. La tradition chrétienne l'attribue à Jean-le-Baptiste mais au prix d'une manipulation du texte original, passant du je au tu : “Voici, j'envoie mon messager devant tes faces [pluriel littéraire] : il aplanira ta route“.

Et le texte attribué au “second” Isaïe (annonçant le réconfort de Dieu après l'exil babylonien, exil qui eut lieu en 538 av. J.-C.) : “Voix du crieur : Au désert, frayez la route de IHVH ; redressez dans la steppe un sentier pour notre Elohîm ! [El = Dieu, Elohîm est une forme pluriel de majesté]. Tout val sera relevé, toute montagne et colline seront rabaissées ; la sinuosité sera plane, les crêtes, une trouée ! La gloire de IHVH se découvre ; toute chair ensemble, ils voient ; oui, la bouche de IHVH parle“, Is. 40, 1-5, traduction A. Chouraqui. Là aussi, c'est la route pour Dieu et non pas celle de son messie (= celui qui est oint par Dieu, son oint ; en grec = christ).

Dès lors, Jean-Baptiste considéré comme précurseur de Jésus-Christ, précède le Messie dans le calendrier : à partir du soltice d'été (ce 21 juin) les jours déclinent jusqu'au soltice d'hiver. Jésus qui est devenu (au cours des premiers siècles) un Christ cosmique régnant sur l'Univers, qui est la Lumière de ce Monde, fera renaître le soleil, le requinquant pour un nouveau cycle. En cela, le christianisme naissant se fait (très) proche des religions à mystère qui s'appuyaient sur la régénérescence annuelle de la Nature et célébraient les renaissances périodiques.

Dimanche 24 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : le paganisme communauté : Religions en toute liberté recommander
Didier Fontaine, juin 2007, Le Nom divin dans le Nouveau testament, Paris, éditions L’Harmattan, 356 p. (préface de Gérard Gertoux, " Religions et spiritualités ", prix 30,5 euros). 



Le-Nom-de-Dieu-copie-1.jpgL'auteur dénonce la confusion qui s’est instaurée au début de l’ère chrétienne lorsque des titres divins ont été attribués à Jésus en liaison avec sa divinisation.


Son livre est préfacé par Gérard Gertoux, lequel
est doctorant en Archéologie et histoire des mondes anciens, à la Maison de l'Orient de l’Université Lyon 2, avec des travaux chronologiques fort intéressants sur Hérode, Quirinius, et Jésus, réalisées en 2005 et mis en ligne sur le site de l’Antiquité grecque et latine animé par Philippe Remacle, Philippe Renault, François-Dominique Fournier, J. P. Murcia, et Thierry Vebr. 

G. Gertoux est président depuis 1991 de l'Association biblique de recherche d'anciens manuscrits. Il a publié aux mêmes éditions L’Harmattan, en décembre 2003, un ouvrage sur la question de ce nom du Dieu de la Bible " Un historique du Nom Divin ", et sur le site de son livre, il se présente comme " un hébraïsant tétragrammiste ".


Alors que G. Gertoux ne fait pas part de ses convictions personnelles, l’encyclopédie Wikipedia le soupçonne d’être Témoins de Jéhovah,
ce qui ferait que ses thèses sont controversées.

Cette note fait un peu (voir beaucoup) délit de faciès car on n’applique pas de la même façon vis à vis d’autres auteurs la connaissance de leur identité religieuse et confessionnelle. En fait, ses travaux montrent bel et bien une adéquation entre les informations scripturaires du Nouveau testament et l’histoire chronologique – et pourquoi pas ? Ce n’est pas parce que les évènements font sens sur le plan théologique et symbolique qu’ils n’auraient pas – aussi – une base historique réelle. En tout cas, G. Gertoux a mis en ligne ses travaux et chacun peut " aller y voir " !

Le-Nom-de-Dieu--POxy0656-copie-1.jpg
Si les Témoins de Jéhovah sont connus pour leurs travaux de vulgarisation (voir La Besace des unitariens, rubrique " Témoins de Jéhovah "), ils le sont moins pour leurs travaux de recherche. Ors, ils disposent désormais de linguistes et d’archéologues bibliques qui ont fait des études universitaires. En tout cas, c’est avec des arguments scientifiques qu’il convient de leur répondre et non d’un revers de main sous prétexte de leur appartenance religieuse qui leur interdirait de remettre en cause les Ecritures chrétiennes (qu’ils considèrent effectivement comme révélées).



Nous ne connaissons pas l’appartenance religieuse de Didier Fontaine, mais à la lecture des travaux de son préfacier et du résumé des chapitres de son propre livre déjà mis en ligne
, je pense pouvoir dire que cela vaut le coup d’ " allez-y-voir ". En tout cas, il s’attaque à un problème bien concret et réel.

Ce faisant, nous privilégions le contact direct plutôt que les propos parfois fort désinvoltes de spécialistes qui n’aiment pas du tout (mais vraiment pas du tout !) que des autodidactes s’approchent de leurs domaines réservés. Nous l’avons déjà constaté avec les réactions plus que superficielles de la part de certains commentateurs du film de James Cameron " Le tombeau de Jésus " (voir nos articles du 31 mai 07 " Y a-t-il une " affaire " de la tombe de Jésus ", " A Talbiot et ailleurs, les ossuaires judéo-chrétiens sont classés … sans suite ").

Les unitariens ont l’avantage de ne pas avoir trop d’idées à priori ; ils préfèrent partir du constat des réalités, des connaissances scientifiques, de l’expérience vécue, pour se faire une première idée, étant entendu que celle-ci est toujours susceptible d’évoluer, voir, s’il le faut, de changer de cap.

Vendredi 22 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : vient de sortir communauté : Religions en toute liberté recommander

Guy Aurenche , avocat, est président d'honneur de la Fédération internationale de l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture.  Il donne son "point de vue" dans le journal Le Monde du 22 juin sur "La croisade contre Amnesty International".

Amnesty-violences4.gif

campagne d'Amnesty International contre les violences faites aux femmes.



"Quelle mouche a piqué le conseil pontifical Justice et Paix, qui invitait récemment les catholiques du monde entier à ne plus financer Amnesty International ?

Le motif avancé pour justifier une telle croisade, aux conséquences dramatiques, est celui du soutien qu'Amnesty International apporterait à l'avortement. Une telle position ne facilite pas la réflexion sur la difficile question de l'interruption volontaire de grossesse.

Avant de répondre à cette question, c'est aux victimes que je pense. Les voici doublement atteintes. D'abord par la répression, la torture, ou les injustices qu'elles subissent. Ensuite par l'absence de soutien financier à une organisation non gouvernementale dont le mérite est par ailleurs reconnu par la Commission romaine.

Chacun a le droit, Rome en premier, d'être contre l'avortement. Mais il est pernicieux de ne pas faire la distinction entre le souhait de voir l'avortement ne plus être pénalisé, et la promotion active de l'avortement. Amnesty International n'a jamais adopté une telle démarche. Placée au coeur des violences extrêmes, y compris des agressions sexuelles, l'organisation se doit de réfléchir à l'hypothèse d'une intervention pour interrompre une grossesse née dans une situation de totale violence et d'absence de liberté. Faut-il pénaliser la victime des conséquences d'une agression subie et d'une humiliation définitive ?ATTITUDE RIGIDE

Justice et Paix, par cette position inacceptable, empêche de mettre l'accent sur une dérive (en tout cas à mes yeux) qui consiste à transformer une législation initiale d'aide aux femmes jetées dans la détresse en un droit impératif à l'avortement pour pallier les désordres sexuels ! Justice et Paix, qui a pour mission d'inviter les catholiques à réfléchir sainement, eût été mieux avisée de poser le problème sans condamner.

Hélas, il est impossible de ne pas voir dans cette attitude rigide au regard de l'annonce d'un Evangile d'amour le sectarisme de certains mouvements "pro-life" (anti-avortement) qui ne reculent devant aucun moyen pour imposer leur vérité dogmatique. Il est regrettable que l'organe romain chargé de la défense de la justice, de la paix et des droits humains n'ait pas su résister à un tel esprit de croisade !

Enfin, et comme catholique engagé, avec des millions d'autres, dans la promotion de la dignité humaine, je suis scandalisé de voir l'annonce de la Bonne Nouvelle de l'amour de Dieu être défigurée et devenir inaudible pour nos sociétés. Au coeur des débats bioéthiques, notre monde a besoin de l'éclairage évangélique. Celui-ci est invitation à protéger la vie donnée et reçue, au coeur des difficultés de l'aventure humaine.

L'Evangile suppose une démarche attentive et amoureuse d'accompagnement au coeur des drames humains. Une Bonne Nouvelle ne peut pas être exprimée en termes de condamnation, ni boycott. La croisade serait-elle de retour ?"  Guy Aurenche

voir notre message précédent où vous retrouverez le même son de cloche : "un face à face : Mgr. Renato Martino et Amnesty International"

 

Vendredi 22 juin 2007
par Guy Aurenche publié dans : la Contre-Réforme communauté : Religions en toute liberté recommander

La-M--canique-universelle.gif

la mécanique universelle

Depuis leurs origines et contrairement à d’autres courants protestants, les unitariens ont toujours eu une vision optimiste de l’homme.

Il n’est nullement handicapé par un " péché originel " et, en ce sens, il n’a pas besoin de " Rédemption " ; le " péché " est une faute morale envers autrui qu’il convient de réparer et de ne pas renouveler mais qui ne nous sépare pas de Dieu ; il est doué de raison et peut parfaitement comprendre les Ecritures et découvrir par lui-même les lois de la nature ; la religion ne saurait s’opposer au progrès des connaissances scientifiques ; nous n’avons pas à adhérer à des " mystères " et les miracles qui se produisent sont des choses à enregistrer et à expliquer (aujourd'hui ou demain) et non pas forcément des " preuves " ontologiques ; Jésus est l’un d’entre nous et témoigne de l’accomplissement humain dans la foi lorsque celle-ci est vécue avec cœur et intelligence ; Dieu est Créateur (et non pas Père fouettard) de ce monde ; il est Amour (personne ou énergie) ; il ne condamne personne aux enfers ; d’ailleurs la croyance dans un au-delà est du domaine des croyances individuelles ; etc.



Dès lors, le christianisme unitarien, qui n’impose plus Jésus comme un passage obligé mais tout simplement comme une personne et un enseignement de référence, est très proche d’un théisme qui, lui, se dispense de toute révélation et approche particulière, et se qui veut d’emblée universel. Et, au-delà, du théisme (qui croit en l’existence d’un Dieu et organise un culte en conséquence), le déisme (la croyance simple en une entité surnaturelle de laquelle découle l’existence) et l’universalisme qui privilégie une approche du religieux la plus large possible englobant les spiritualités agnostiques (comme c’est le cas avec l’unitarisme-universalisme dérivé de l’unitarisme américaine du XXème siècle).

Sur son site, " La mécanique universelle ", qui se présente comme " philosophie naïve du devenir humain ", Jean-Marc fait lui aussi preuve de ce bel optimisme. " Nous étions primates naturels, nous dit-il, nous sommes des hommes constructeurs, nous allons vers l'humain accompli ". Autrement dit : l'humanité est vouée à atteindre sa perfection. 

Jean-Marc habite l'Ardèche et s'est entouré d'une équipe technique qui donne de l'efficacité à son site.

Darwin, et Teilhard de Chardin, et bien d’autres philosophes sont à l’honneur. Les spiritualités " eschatologiques " également qui promeuvent un homme aimant ses congénères, se détachant de son ego égoïste et de ses pulsions animales, se rapprochant ainsi de la perfection divine. En cela l’extase, que l’auteur a lui même vécue, est une expérience sublimale fort utile. L’histoire de l’humanité fait donc sens.

Nous vous recommandons ce site tonique, bien documenté, riche de réflexion, reposant sur une expérience fondatrice, ouvert à tous les courants philosophiques et spirituels contemporains non dogmatiques : http://mecaniqueuniverselle.net/


L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) a établi un lien de réciprocité avec ce site.

 

Mercredi 20 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : sites à découvrir communauté : Religions en toute liberté recommander
AGIER Eric, 2006 – " Interview de Jésus-Christ : les questions de Benoît ", Paris, l’Harmattan, 166 p. (Cheminements spirituels)

 

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L’auteur s’adresse aux jeunes à travers un dialogue avec un adolescent de sa famille, Benoît, en 7 étapes : à la découverte de Ieshoua ; comment dégager la vraie doctrine ? comment prier aujourd’hui ? la relation de Jésus avec la politique et les élites ; les deux types de christianisme (les mythes et l’imagerie d’une part, la poésie, l’abstraction et la symbolique de l’autre, p. 86) ; vers un retour au christianisme originel ; essai de synthèse et ultimes questions.

E. Agier est Suisse. Il est sociologue, a travailler sur les questiions de management dans les grandes entreprises et a dirigé un groupe d'Ecoles-club pour adultes visant à vulgariser sous forme de loisirs, les sciences, les arts, le théâtre, la musique, les sports et le bricolage. Il a siégé à la Commission Unesco pour l'éducation des adultes. Il est membre de l' Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

Jeune ado vu sur la plateforme d'Over-blog

Mardi 19 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : vient de sortir communauté : Religions en toute liberté recommander
Braitberg, Jean-Moïse, L'Enfant qui maudit Dieu, 2006, Paris, éd. Fayard, Littérature française , 264 p.

   Un enfant observe sa drôle de famille : le grand-père, protestant à tendance orgueilleuse ; 1a mère, protestante à tendance hystérique ; le père, juif polonais à tendance Français universaliste. Chacun cultive à sa façon le douloureux souvenir d'une barbarie historique et tente d'en tirer une preuve de l'existence de Dieu ou une raison de ne pas y croire.

Dans cette Babel miniature des rives de la Dordogne, le regard enfantin révèle l'absurdité des croyances. S'en mêlent un pasteur camerounais, des immigrés italiens, des francs-maçons athées, un instituteur tortionnaire, le fantôme de Trotsky et un pauvre cochon que l'on sacrifie sans pitié.

Puis l'ambiance tourne à l'aigre-doux. Accablé par les « devoirs de mémoire », l'enfant regarde de haut un monde d'adultes décidément bien petits, chez lesquels le prétendu souci du bien n'inspire que mépris et révolte. Alors l'enfant maudit Dieu, responsable de tout, dans l'espoir hasardeux de se réconcilier avec les hommes.

jean-Moïse Braitberg est originaire de la vallée de la Dordogne. Il écrit des guides de voyages et des articles sur le vin après avoir été journaliste d'investigation et grand reporter. Il aime les bonnes bouteilles et vénère ses chats. L'enfant qui maudit Dieu est son premier roman.


© Librairie Arthème Fayard, 2006
Parution : 2006 - 264 pages - 13,5 x 21,5

Mardi 19 juin 2007
par éditions Fayard publié dans : vient de sortir communauté : Religions en toute liberté recommander
En clamant que seul Dieu est absolu, le Premier Testament n’avait pas tout à fait tort. En effet, on se trouve aujourd’hui devant un foisonnement de principes éthiques érigés en autant d’absolus. Ils sont indiscutables car, s’ils ne se font plus toujours au nom de Dieu, ils se font de plus en plus au nom de l’Homme avec un grand H. 

Il ne faut plus faire la guerre nous dit-on (déjà les anabaptistes du XVI° s. – du moins une partie d’entre eux), fut-elle préventive ou de libération, certes oui – mais que fait-on si son pays est envahi par un ennemi et comment empêcher les génocides des populations perpétrés par leur propre régime ? L’autodéfense n’est pas permise dans un Etat moderne, certes oui – mais que fait-on si l’on reçoit la visite à domicile de brigands ? Le droit sans restriction à la libre circulation internationale des personnes, certes oui – mais comment accueillir avec des logements, du travail, de l’éducation, etc., qui sont également autant de droits dit modernes ? La Liberté religieuse, certes oui – mais doit-on laisser le champ libre aux sectes manipulatrices et à celles qui conduisent tout droit au terrorisme ? Le respect des religions, certes oui – mais faut-il s’abstenir pour autant de tout esprit critique ? 

On assiste rapidement à un heurt entre ces absolus car, bien évidemment, aucun d'eux n'épuise à lui seul la complexité des faits auquels nous sommes sans cesse confrontés. 

Amnesty-International-La-violence-faite-aux-femmes.jpgL’Eglise catholique romaine - encore une fois ! - vient de déclencher la bagarre à propos de la position d’Amnesty International sur la question de l’avortement des femmes victimes de viol (eh oui ! cette organisation est pourtant bien placée pour connaître ces drames) ou encore pour des raisons de santé.
 

Le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et paix, demande ni plus ni moins aux catholiques de ne plus financer les activités de la dite organisation en raison de sa prise de position favorable à l'avortement. Il l’a fait dans un entretien accordé à un site catholique américain, le National Catholic Register, ce mardi 12 juin, relayé le jour suivant par un communiqué du Vatican. 

On se retrouve ainsi coincés entre des pro-life qui militent pour la condamnation sans appel de l’avortement et les pro-choix qui défendent l’idée que la femme est seule maîtresse de son corps et n'a de compte à rendre à personne.

Or Amnesty International ne se situait pas du tout au niveau de ces principes généraux, tous nobles et qui s’appuient sur des argumentaires irréfutables, mais au niveau des terribles réalités de terrain.

Voir la réponse d’ Amnesty International sur son site.

Laissons les intégristes s’affronter entre eux au nom de leurs absolus " indiscutables " et agissons sur le terrain où vivent nos prochains. Jésus, que je sache, avait opté pour cette attitude à la rencontre des humbles et des souffrants. 

Et, surtout ne créons pas de nouveaux dogmes ; il y a en a déjà assez comme cela  !

Il faut bien entendu savoir regarder plus loin que le bout de son nez, mais n'est-ce pas dans l'action, en définitive, que les décisions se prennent ? Les dogmes, les principes généraux, la morale et ses vertues sont parfois bien loin sur le terrain. Il ne s'agit pas non plus d'ériger l'empirisme en principe, mais c'est dans l'action qu'on mesure la valeur des principes, leur importance et leurs limites, et comment les vivre avec intelligence et efficacité. 

Je n'engage que moi en disant cela en toute humilité.

Et, puisque l’Eglise en question joue au lobby en donnant ordre à ses ouailles de ne plus cotiser à l’Ong incriminée (comme si ceux-ci n’étaient pas capables à eux seuls d’estimer les enjeux), l’arme financière peut lui être aisément retournée : et si les catholiques commençaient à donner la dîme, non plus à une hiérarchie passablement déconnectée des réalités, mais aux associations confessionnelles et/ou humanitaires de leur choix ?
Mardi 19 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la Contre-Réforme communauté : Religions en toute liberté recommander

Et si c'était un formidable espace de liberté, au delà de la langue de bois ecclésiastique et des milieux confinés où il faut être plutôt prudent dans ses propos ... Les blogs débloquent, qu'on se le dise !

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Roland Garros, vu sur "Le blog du Lapin bleu - un blog du feu de Dieu", plateforme d'Over-blog

Et puis, il y a des bloggeurs - blagueurs, comme ce prêtre qui évangélise sur le Net avec son lapin bleu.

Le quotidien La Croix, en avance sur les Grands séminaires dont les responsables avouent ingénuement ne pas s'être rendu compte de la blogomania de leurs étudiants, nous présente plusieurs blogs tous fort intéressants. "
Blog d'un curé de campagne", article du 18 juin. Ils seraient ainsi une trentaine, séminaristes et prêtres, en France à nous donner rendez-vous sur la toile. 

Dans notre communauté de blogs "Religions en toute liberté", nous avons l'honneur d'avoir un prêtre catholique romain (toujours prêtre même s'il est "hors cadre") et un pasteur de l'ERF, en attendant d'autres.

Et puis, à quand des blogs de paroissiennes et de paroissiens ? Pour un autre son de cloche (complémentaire).

En tout cas, un grand merci à ces ecclésiastiques bloggeurs qui nous rappellent que la profession est bourrée de gens de qualité, super cultivés, ayant leurs propres loisirs et leurs centres d'intérêt perso, sympha et possédant une bonne dose de bonne humeur et d'humour, et de la joie à partager.


Comme le blog que vous visitez l'indique, les unitariens sont très présents sur le Net. Pour leur aventure numérique en francophonie, voir la Correspondance unitarienne, n° 49 - novembre 2005 - "Au rendez-vous des internautes : "au début, il y eut une communauté virtuelle" (Genèse), un texte ancien de Pierre A. Bailleux, 14 mars 2001.  

Pour un bilan récent, voir les n° 67 (mai 2007) : "
La visibilité des unitariens francophones grâce à Internet", et n° 68 (juin 2007) "Les blogs des chrétiens unitariens français sont en plein développement".

Mardi 19 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la culture Internet communauté : Religions en toute liberté recommander
Aishwarya-Rai--star-indienne-et---g--rie--vu-sur-paro20061--Over-blog.JPG La (très) belle actrice indienne et égérie de son pays, Aishwarya, serait-elle unitarienne à en croire son extase devant une flamme sortant d'un flacon de parfum ? 


Vue sur le blog "paro20061" de la plateforme d'Over-blog.


Mais sans doute est-ce là l'illusion visuelle de quelqu'un qui voudrait voir des unitariens (et unitariennes) partout !


L'emblème de la plupart des communautés unitariennes du monde entier est le calice à la flamme (Flaming Chalice en anglais). Pour en comprendre la signification, voir sur le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) les articles de la rubrique "le calice des unitariens".
Lundi 18 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'unitarisme recommander

la-voies-des-salafs-vu-sur-aabidate--Over-blog--publi---par-les-soeurs-fillah-siham-et-sonia-le--10-juin-07.JPGLa flamme et les roses. Illustration de "La voie des salafs" vue sur le blog aabidate (plate forme d'Over-blog), article publié par les soeurs Fillah Siham et Sonia, le 10 juin 07.

 

L'islam blogue, du moins en France. Sur les 120 blogs les plus actifs qui se consacrent à la religion sur cette plate-forme d'Over-blog, c'est près d'un sur deux qui fait entendre le chant de l'islam (exactement 52 sur 120 soit 43%).

Il s'agit, pour la plupart, de répéter les Ecritures avec des décorations rutilantes, écho moderne de nos enluminures. C'est donc du catéchisme essentiellement pieux et fondamentaliste, coranique, intemporel, et non une réflexion sur l'islam au sein d'une société moderne.

Je souhaiterais trouver un blog musulman ouvert sur une réflexion moderne afin de l'inviter au sein de notre communauté de blogs "Religions en toute liberté". Pour l'instant, je me console avec cette magnifique estampe qui nous rappelle le calice des unitariens *, vue sur un blog salafiste (les "salafs" sont les musulmans des toutes premières générations qui sont censés être les plus fidèles aux enseignement du Prophète - sous entendu, les bons musulmans doivent revenir aux premières siècles et rejeter tout progrès !). C'est non seulement une autre culture, mais surtout une toute autre époque !

* Pour la signification du calice des unitariens, voir le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), rubrique : "le calice des unitariens".

Lundi 18 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : la culture Internet communauté : Religions en toute liberté recommander
Asson-sur-le-chemin-de-Saint-Jacques-de-Compostelle.jpg Lu sur le site officiel de la ville d'Asson, en Béarn : "Aujourd’hui encore, le chemin secondaire du Piémont draîne de nombreux pèlerins qui font une halte à Asson après un passage obligé par Lourdes et Bétharram. Au terme de 23 kms et 6 heures de marche, ils peuvent prendre du repos dans un gîte paroissial aménagé à cet effet (contacter le père Léon Laclau au 05.59.71.04.83). Au petit matin ils reprendront leur pérégrination vers Bruges et Arudy en suivant un itinéraire balisé."

Le gîte paroissial a changé de gérant depuis que le père Léon Laclau a été viré par son évêque et son supérieur de congrégation comme un malpropre (concubinage notoire). Voir nos articles précédents : "Lettre à un prêtre séparé de sa compagne par mesure disciplinaire", le 24 avril 07, "Le Père Laclau fait de la résistance avec ses paroissiens !", le 30 avril, dans la rubrique "pour un catholicisme libéral")

Son évêque, Mgr Molères, dont le siège est à Bayonne, a eu le culôt d'accuser son ex prêtre d'avoir ameuté les médias, comme si ceux-ci - blogs y compris - n'étaient pas assez conscients pour voir d'eux-mêmes comment l'Eglise catholique romaine maltraite ses serviteurs !

Peut-être est-ce cela et bien d'autres choses encore qui ont fait déborder le verre. Le père Léon Laclau, homme doux et discret devant l'Eternel et ses compatriotes, a pris la plume ce 4 juin pour dire à son ex-évêque ses quatre vérités : lâcheté, attitude démissionnaire, mépris, hypocrisie ... ouf ! et sans doute n'a-t-il pas tout dit !

Vous pouvez lire la lettre intégrale sur le site de Michel (lui aussi un prêtre marié, mais qui a démissionné avant que d'être viré) : "
Affaire Leon Laclau : la lâcheté incommensurable de Mgr. Molères", article du 14 juin. Je précise que Michel est lui aussi un homme doux et discret et nullement un excité. C'est aussi un poète spirituel et son site s'intitule "Vivre, faire Vivre !".

Eh oui, Messeigneurs, les temps vont être de plus en plus durs pour vous ! D'autant plus que les bloggeurs que nous sommes sont à l'affût des potins de votre Eglise. Vous les avez bel et bien à vos trousses ... 

Michel et son blog font partie avec nous et d'autres de la "communauté de blogs" (sur la plate-forme d'Over-blog) intitulée "Religions en toute liberté" (voir dans notre colonne de gauche). 
Dimanche 17 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : affaire Léon Laclau communauté : Religions en toute liberté recommander
Darfour--carte.jpg Les opinions, entre autres américaines et françaises, ont été relayées plus efficacement qu'auparavant par les diplomaties. Washington a ouvertement parlé de génocide et, du côté français, Bernard Kouchner s'est rendu sur place. La France réunira à Paris, le 25 juin, une conférence internationale sur le Darfour avec les intéressés (mais avec peut-être Karthoum absent) et, en plus, les Etats-Unis, l'Egypte et la Chine (celle-ci étant une alliée du régime islamiste fasciste de Karthoum).

Ce dimanche 17 juin, la France, bien placée pour le faire, a, enfin, reçu le feu vert des autorités tchadiennes, pour acheminer des vivres et du matériel par un pont aérien à partir d'Abéché pour desservir Goz-Beïda et Dar-Silva, à savoir les zones frontalières du Darfour où sont concentrés 240 000 réfugiés soudanais du Darfour et 150 000 Tchadiens qui ont dû fuir leur village.

Au Darfour même, on comptabilise 200 000 morts depuis 2003 et 2 500 000 déplacés. La force actuelle de l'Union africaine (7 000 hommes) va être remplacée par une force hybride UA / ONU de 19 000 sous commandement nigerian.

Voir nos messages précédents sur le Darfour ("Génocide au Darfour", 24 mai 07, "Fascisme et génocide au Darfour" 6 avril 07,  "Darfour côté Centrafrique" 14 avril 07), dans la rubrique "Halte aux génocides".
Dimanche 17 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander
Colloque international interculturel interconvictionnel. En Europe, riches de nos convictions et de nos cultures différentes, comment vivre ensemble libres, solidaires et responsables ? 


titre
 :
Cohésion sociale dans une Europe multiculturelle, rôle et impact des courants de pensée et des religions

Vous serez notamment invités à débattre des questions suivantes : Comment briser les barrières sociales, convictionnelles et culturelles ? Comment contribuer à la construction d’une Europe cohésive dans le respect de la démocratie et des droits humains ? Quelles valeurs partager, quelles attitudes adopter ?


lieu
:
organisé à Strasbourg avec le soutien du Conseil de l’Europe, par le groupe " G 3 i ", groupe international, interculturel et interconvictionnel.

mercredi 3 octobre 2007 à 20h30 à l’université Marc Bloch, place de l’université, salle Pasteur

jeudi 4 octobre 2007 à 9h au Conseil de l’Europe


inscription
obligatoire et gratuite pour accéder au Conseil de l’Europe, en indiquant nom, adresse postale, courriel et organisme (facultatif) à
droits.libertés.eglises@erenis.fr, ou par courrier à DLE 95 avenue du Maine 75014 Paris ; au plus tard le 15 septembre


organisateurs
: le G3i, regroupe des membres du
 

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Cercle Gaston Crémieux (association de culture juive),
http://www.cercle-gaston-cremieux.org/


F--d--ration-humaniste-europ--enne.jpg
Fédération humaniste européenne
http://www.humanism.be/fr


Ligue-internationale-de-l-Enseignement-et-de-la-Culture.gif
Ligue internationale de l’enseignement et de la culture
http://www.laligue.org/


Manifeste-des-libert--s.gif
Manifeste des libertés (association de culture musulmane),  "De même que l'Europe n'est pas la seule affaire des Européens, l'Islam n'est pas la chose exclusive des musulmans". Le manifeste date du 17 décembre 04 (AG constitutive tenue à Paris), http://www.manifeste.org/



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Réseau européen Eglises et Libertés (associations de convictions chrétiennes),
http://www.european-catholic-people.eu/


Les Actualités unitariennes ont présenté le Réseau européen Eglises et Libertés dans un message du 18 février 07, rubrique "Europe"

Samedi 16 juin 2007
par information du Réseau européen Eglises et Libertés publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
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