Actualités Unitariennes
L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)
et le réseau francophone de la Correspondance unitarienne
vous font part des évènements concernant la mouvance unitarienne contemporaine.
Issus du courant anti-trinitaire des Réformes protestantes du XVIe siècle, les unitariens sont près d'un million de personnes réparties dans une cinquantaine de pays. Présent en Roumanie et en Hongrie avec une Eglise historique datant de 1568, l'unitarisme s'est surtout développé au sein du protestantisme anglophone. Une première association fut fondée en France en juillet 1986 autour de Théodore Monod. Vous trouverez sur le site de l'AFCU des liens avec les unitariens du monde entier.
Si vous avez des informations touchant de près ou de loin à l'unitarisme, n'hésitez pas à nous les faire
parvenir. En plus, notre agenda "à l'usage des unitariens et sympathisants" mentionnera très volontiers les dates et lieu de vos activités.
contact : correspondance.unitarienne@wanadoo.fr
Le chevron qui surmonte l’entrée du tombeau, avec un point au milieu de sa base, intrigue. Ni le poisson, ni l’agneau, ni la croix n’étaient encore l’emblème des premières communautés. Pas de triomphalisme car le mouvement était naissant et pas toujours bien accepté (du moins certains éléments comme les " hellénistes " et Paul ne l’étaient pas du tout), mais néanmoins un signe bien distinctif car il s’agissait bel et bien d’une nouvelle secte au sens juif de l’époque, parfaitement repérable ne serait-ce parce que les chrétiens prolongeaient le sabbat par les agapes dominicales.
L’affirmation de la Résurrection, chez Pierre et chez Paul, a-t-il occulté cette référence au tombeau de Jésus ? On en serait alors resté au premier tombeau, celui que Joseph d’Arimathie prêta (donc temporairement) à la famille éplorée et où aurait eu lieu l’événement miraculeux qui requinqua les disciples désemparés. Le culte des morts n’étant pas pratiqué par les juifs, le " vrai " tombeau de Jésus – le définitif – ne fit pas l’objet de pèlerinage et tomba dans l’oubli lorsque les hébreux durent quitter la ville en 135.
Les deux tombeaux ne sont d’ailleurs pas exclusifs l’un de l’autre : Matthieu (Mt 28, 15) ne nous dit-il pas que le bruit circulait en ville comme quoi les disciples avaient caché le corps de leur rabbi.
Mieux, chacun de ces
tombeaux a laissé une trace archéologique ; pour le premier, le Suaire de Turin (qui, nonobstant une analyse au carbone 14 au résultat discordant, reste toujours
l’énigme d’une empreinte corporelle " imprimée " sur un linceul de lin, et dont les traits correspondent en tout point au récit de la Passion), le tombeau de la famille de Jésus pour le
second.
Au lieu de rejeter les travaux des uns et des autres, tous ceux qui s’intéressent à Jésus feraient mieux d’étudier ce qu’ils ont de concret sous la main pour mieux connaître le
personnage historique auquel ils se réfèrent et de louer le Ciel d’avoir, enfin, des restes (probables) de l’être qu’ils aiment. Lorsqu’on aime quelqu’un, ne cherche-t-on pas à mieux le
connaître ?
Evidemment, certains croyants, sans doute masochistes, estiment que rien ne vaut la foi pure, ce grand acte de confiance aveugle dans des choses parfois fort
mystérieuses pour notre raison, et qui ressemble à un saut de parachutisme dans le vide. Je me souviens d’un dominicain qui s’était réjoui fort bruyamment lorsque l’analyse du Suaire de Turin par
le carbone 14 n’avait pas donné les résultats escomptés. C'était pour lui d'un grand soulagement. Il oubliait, dans son élan de foi sublime, que cette nouvelle donne n’annulait pas du tout les
constats précédents et qu’on ne pouvait en revenir à la première hypothèse (facile) qui consistait à imaginer un brave peintre du Moyen Âge en train de s’échiner à peindre sur du tissu, à la
commande, une vénérable relique.
Fort heureusement, les faits sont là et têtus. Il nous faudra sans doute du temps pour arriver à les comprendre, mais le pire serait de les rejeter sous
le prétexte qu’ils n’entrent pas dans les cadres habituels de notre époque. Avec la vitesse vertigineuse de nos techniques et connaissances scientifiques, l’avenir nous réserve assurément
bien des surprises. Alors ne laissons pas passer les occasions d’avancer dans nos connaissances grâce aux traces archéologiques fussent-elles ténues et difficiles à déchiffrer.
Voir nos articles précédents : "Y-a-t-il une affaire de la tombe de Jésus ?" (31 mai 07), "A Talpiot ou ailleurs, les ossuaires judéo-chrétiens sont classés ... sans suite" (31 mai 07), "Ne boudons pas le tombeau de la famille de Jésus à Talpiot" (27 juin 07).