Actualités Unitariennes
L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)
et le réseau francophone de la Correspondance unitarienne
vous font part des évènements concernant la mouvance unitarienne contemporaine.
Issus du courant anti-trinitaire des Réformes protestantes du XVIe siècle, les unitariens sont près d'un million de personnes réparties dans une cinquantaine de pays. Présent en Roumanie et en Hongrie avec une Eglise historique datant de 1568, l'unitarisme s'est surtout développé au sein du protestantisme anglophone. Une première association fut fondée en France en juillet 1986 autour de Théodore Monod. Vous trouverez sur le site de l'AFCU des liens avec les unitariens du monde entier.
Si vous avez des informations touchant de près ou de loin à l'unitarisme, n'hésitez pas à nous les faire
parvenir. En plus, notre agenda "à l'usage des unitariens et sympathisants" mentionnera très volontiers les dates et lieu de vos activités.
contact : correspondance.unitarienne@wanadoo.fr
Dans l’exhortation apostolique post-synodale "Sacramentum caritatis", Benoît XVI a consacré le paragraphe 75 aux "assemblées dominicales en
l’absence de prêtre". Le voici :
"Redécouvrant le sens de la célébration
dominicale pour la vie des chrétiens, il est naturel de se poser le problème de ces communautés chrétiennes où manque le prêtre et où il n'est donc pas possible de célébrer la Messe le Jour du
Seigneur.
Il faut dire, à ce propos, que nous nous trouvons face à des situations très différentes les unes des autres. Le Synode a tout d'abord recommandé aux fidèles de se rendre dans une des églises du
diocèse où est garantie la présence du prêtre, même quand cela demande un certain sacrifice. Là où, par contre, les grandes distances rendent pratiquement impossible la participation à
l'Eucharistie dominicale, il est important que les communautés chrétiennes se rassemblent également pour louer le Seigneur et pour faire mémoire du jour qui lui est consacré.
Cela devra cependant se réaliser dans le cadre d'une instruction appropriée sur la différence entre la Messe et les assemblées dominicales en absence de prêtre. Le soin pastoral de l'Église doit
s'exprimer dans ce cas en veillant à ce que la liturgie de la Parole, organisée sous la présidence d'un diacre ou d'un responsable de la communauté à qui ce ministère a été régulièrement confié
par l'autorité compétente, se déroule selon un rituel spécifique, élaboré par les Conférences épiscopales et approuvé par elles à cette fin. Je rappelle que concéder la faculté de distribuer la
communion dans ces liturgies revient aux Ordinaires, qui évalueront attentivement l'opportunité des choix à effectuer. En outre, on doit faire en sorte que de telles assemblées n'entraînent pas
de confusion sur le rôle central du prêtre et sur l'aspect sacramentel dans la vie de l'Église.
L'importance du rôle des laïcs, que l'on doit justement remercier de leur générosité au service des communautés chrétiennes, ne peut jamais occulter le ministère irremplaçable des prêtres pour la
vie de l'Église. On veillera donc avec attention à ce que les assemblées en absence de prêtre ne donnent pas prise à des visions ecclésiologiques qui ne seraient pas fidèles à la vérité de
l'Évangile et à la tradition de l'Église. Elles devraient plutôt être des occasions privilégiées de prière adressée à Dieu pour qu'il envoie de saints prêtres selon son cœur.
À ce sujet, ce qu'écrivait le Pape Jean-Paul II dans sa Lettre aux prêtres pour le Jeudi Saint 1979, est particulièrement émouvant, rappelant les lieux où les fidèles, privés de prêtre par un
régime dictatorial, se réunissaient dans une église ou dans un sanctuaire, mettaient sur l’autel une étole qu'ils conservaient encore et récitaient les prières de la liturgie eucharistique,
faisant silence 'au moment qui correspondrait à la transsubstantiation', témoignant qu'ils désiraient 'ardemment entendre les paroles que seules les lèvres d'un prêtre peuvent prononcer
efficacement'.
Dans cette perspective, étant donné le bien incomparable qui découle de la célébration du Sacrifice eucharistique, je demande à tous les prêtres une disponibilité effective et concrète pour
visiter le plus souvent possible les communautés qui sont confiées à leur soin pastoral, pour qu'elles ne restent pas trop longtemps sans le Sacrement de la
charité".