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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 19:40
undefinedDes théologiens catholiques et protestants en France et en Allemagne, des centres œcuméniques de Strasbourg (d’obédience luthérienne), Tübingen (catholique) et de Bensheim (luthérienne et réformée), ont publié en 2003, onze thèses sur l’hospitalité eucharistique, fruit d’un long dialogue amical. Leurs travaux ont été publiés, dont une version française parue aux éditions catholiques Academic Press Fribourg sous le titre " Le partage eucharistique entre les Eglises est possible, thèses sur l’hospitalité eucharistique ".


Voici ces 11 thèses :

1 – Ce qu’il faut justifier ce n’est pas l’admission des chrétiens baptisés au partage de l’eucharistie, mais l’interdiction d’y participer.

2 – La communauté œcuménique vécue localement et l’absence de communion eucharistique se contredisent. Il en résulte un affaiblissement du témoignage confié aux Eglises et un préjudice manifeste pour leur crédibilité face aux défis de la société.

3 – Dans de nombreux cas exceptionnels la participation commune à la cène est déjà admise aujourd’hui pour des individus *
* ndlr : par exemple pour ceux qui sont engagés dans le dialogue œcuménique et pour des célébrations qui restent en cercle intime (accord donné par les évêques).

4 – le baptême est le portail d’accès à la communion ecclésiale, au corps du Christ qui se trouve reconstitué lors de chque célébration de la cène.

5 – C’est Jésus-Christ qui invite à la cène. Il est à la fois celui qui donne et celui qui se donne. C’est uniuqement en son nom et en vertu de la mission qu’il délivre que l’Eglise exprime cette invitation. Cette dernière n’est pas adressée indistinctement, mais doit être en conformité à la volonté du Christ.

6 – La communion eucharistique [ndlr : qui est universelle] a une portée plus vaste que la communion ecclésiale [ndlr : celle-ci étant locale].

7 – Comme communauté, l’Eglise vit en annonçant la parole, en célébrant le culte et en se mettant au service du monde. Ce sont ces engagements concrets ainsi qu’une interprétation fondamentale commune, et non pas la réalisation de formes déterminées qu’elle prend dans l’histoire, qui sont la base de la communion ecclésiale.


Les quatre thèses suivantes sont le prolongement de la thèse n° 7

8 – L’accord dans la foi : la variété des conceptions relatives au témoignages des Eglises et des interprétations officielles de la foi commune en Jésus-Christ comme salut apporté au monde ne sont pas nécessairement une cause de rupture entre ces Eglises.

9 – Une convergence dans l’interprétation de la cène : les dialogues œcuméniques ont abouti à un ample consensus dans les sujets traditionnellement controversés à propos de l’interprétation donnée à la cène. C’est pourquoi les différences persistant aujourd’hui ne sont pas un obstacle à une célébration commune.

10 – Une convergence dans la compréhension du ministère : en dépit d’oppositions encore subsistantes dans la question du ministère, un rapprochement a été réalisé aujourd’hui sur l’essentiel, qui permettrait l’hospitalité œcuménique.

11 – L’accord dans le service du monde : la diaconie, la communion et la cène se renforcent mutuellement.

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Published by des théologiens catholiques et protestants - dans l'oecuménisme
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