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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 10:57
Personne n’a jamais prétendu que les protestants étaient cathares ni les cathares des protestants ... Mais parentés et analogies spirituelles sont incontestables, en particulier leur semblable attachement à l’Ecriture, seule autorité en matière de foi, même projet de vivre comme des disciples et envoyés de Jésus, même volonté d’une Eglise plus authentiquement chrétienne ... 

Le pasteur Roger Parmentier a mis sur pied une série de conférences " à deux voix ", avec deux experts des cathares, Anne Brenon, historienne, et Michel Jas, pasteur de l’Eglise réformée de France (ERF) et président de l’association Evangile et Liberté, sur le thème " Cathares et protestants "

à Foix, le mardi 1er avril à 20h 30, à l’Eglise réformée, 6, rue de Verdun

à Toulouse, le mercredi 2 avril à 20h 30, à la salle Mistral, Ostal d’Occiditania, rue des Couteliers

à Mazamet, le mercredi 9 avril à 20h 30, à la Maison des Mémoires, Musée du catharisme

à Paris, le jeudi 16 octobre à 20h 30, au Foyer de l’âme, 7 bis, rue du pasteur Wagner, 11ème (quartier Bastille)

à Bézier, le mardi 21 octobre à 15h, au Temple, 4, rue du Général Thomières

à Montpellier, le mercredi 29 octobre à 20h 30, au Temple, rue Maguelone (près de la gare)

et plus tard dans l’Aude

entrée gratuite, participation aux frais


Minerve, cité cathareundefined


Rituels cathares et archives inquisitoriales montrent que le catharisme a voulu constituer une véritable organisation religieuse, structurée autour de hiérarchies épiscopales, selon le modèle d’Eglises des apôtres, dont elle revendiquent la directe filiation. Leur destruction par l’Inquisition a sans doute représenté pour les " hérétiques " la plus déchirante confirmation qu’ils étaient bien " l’Eglise des doux, des humbles et des persécutés ".

Je vais te dire la raison pour laquelle on nous appelle les hérétiques : c’est que ce monde nous hait. Et il n’est pas étonnant que ce monde nous haïsse (1 Jean 3.13), car il a haï avant nous Notre Seigneur, qu’il a persécuté ainsi que ses apôtres … C’est qu’il y a deux Eglises : l’une fuit et pardonne, l’autre possède et écorche " (Bon homme Pèire Autier, début 14è siècle).

La carte du surgissement de la réforme au 16ème siècle, avant les premières victoires catholiques, concerne beaucoup plus l’actuel " pays cathare " - le Biterrois, l’Aude, les Pyrénées et le Tarn – que l’implantation protestante telle que nous la connaissons aujourd’hui. Le souvenir des cathares peut être posé comme un des motifs régionaux de la Réforme.

Et voici les propos d’un huguenot du 16è également persécuté " Ô pauvre Eglise [ndlr : celle que les catholique appelaient la Religion prétendue réformée] … Vraiment cette parole t’es proprement due, en tant qu’elle contient tout ton patrimoine, à savoir cette parole par laquelle, par la foi et assurance que tu as en icelle, en pauvreté, qui te répute très riche ; en malheureuté, bienheureuse ; en solitude, bien accompagnée ; en doute, acertainée ; en périls, assurée ; en tourments, allégée ; en reproches, honorée ; en adversité, prospère ; en maladie, saine ; en mort, vivifiée " (Olivétan, cousin de Calvin).

Dans leur n° 7, les Cahiers Michel Servet ont présenté un " spécial cathares " avec des textes du pasteur Pierre-Jean Ruff et une préface du pasteur Michel Jas ; à voir dans La Besace des unitariens, rubrique "Cahiers Michel Servet".

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Published by information Roger Parmentier - dans les cathares
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