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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 16:52

Né à Nazareth, en Galilée, vers l’an 7 avant Jésus-Christ.

Fils de Joseph (de la descendance de David) et de Miriam (Maria en romain, de la descendance d’Aaron par une femme).

d'après le "Suaire de Turin" et les techniques photographiques de la NASA.

Groupe sanguin AB (celui-ci est le plus rare avec une fréquence de 3 à 5% en Europe, 10 à 12 % en Chine et au Japon et pouvant atteindre jusque 15 % au Moyen-orient dont le peuplement est fort hétérogène).

Taille, plus de 1,70 m. 
Cheveux longs et barbe

Portait une robe (comme celle de Trèves ? dont la largeur sous les bras est de 1,09 m)
et une tunique (celle d’Argenteuil ? 90 cm sous les bras) d’un seul tenant, qui sera tirée au sort par les soldats romains lors de son supplice.

Il rejoint en automne 26 * le mouvement de Jean (son cousin maternel ?) qui, depuis le printemps ou le début de l’été de l’an 26, baptise sur les rives du Jourdain. Jean est prêtre de la tribu des Lévi, un descendant d’Aaron, le frère de Moïse.
* L’année automne 26 – automne 27 est une année sabbatique durant laquelle les paysans doivent laisser la terre se reposer ; ils sont donc plus disponibles pour circuler en dehors de leurs villages.


Début de l’an 28, il se replie en Galilée, sur les rives du lac de Tibériade après l’arrestation de Jean-le-baptiste par Hérode Antipas (le prisonnier sera décapité un an après, au début de l’an 29). Il prêche la repentance de nos péchés, la justice vis-à-vis des opprimés, l’arrivée imminente du Royaume de Dieu et le Jugement dernier.

De décembre 29 (ou avant), jusqu’au printemps de l’an 30, Jésus est probablement réfugié à l’est du Jourdain.


Mi mars de l’an 30, arrivée de Jésus à Jérusalem en vue de la Pâque fixée le vendredi 5 avril, le 15 nisan. Veut-il mettre à profit la longue fête (le jour de la Pâque suivi d'un sabbat) pour mobiliser la foule ?


Il est arrêté et condamné à mort sous Ponce Pilate (procurateur de la Judée de 26 à 36), sous le règne d’Hérode Antipas (fils d’Hérode le Grand, roi en Galilée et sur la Pérée de - 4 à 39) ; Anne, le gendre de Caïphe, étant Grand prêtre à Jérusalem.


Il est couronné d’épines par dérision pour ses supposées prétentions royales par la Légion romaine et f
lagellé * avec le fouet utilisé par les Romains (le flagellum) dont les lanières sont terminées par des os de moutons. Il porte sur son dos la traverse de son supplice (le patibulum) (voir aussi les traces correspondantes sur la tunique d’Argenteuil). Puis crucifié à la méthode domaine. Le supplicié, allongé par terre, est cloué au patibulum à chaque poignet (ce qui fait replier le pouce), puis la pièce de bois est montée sur le pieu (le stauros). Ensuite un clou transperce les os des talons – les deux talons étant superposés – les pieds légèrement fléchis pour que le supplicié appuie sur ses pieds et tire sur ses bras afin de pouvoir respirer (l’agonie pouvait durer 2 à 3 jours). Sur ordre de Ponce Pilate, le motif de la condamnation est mentionné sur un écriteau, rédigé en latin, en grec et en hébreux "Voici Jésus, le roi des Juifs").
* Jésus reçut le deuxième des châtiments corporels en usage chez les Romains, à savoir la flagellatio, qui prenait place entre la simple fustigatio et, le plus cruel, la verberatio.


Mort en l’an 30, à la veille de la Pâque juive, ayant une trentaine d’années, après avoir été exhibé au sommet du Golgotha de 9h à 15 heures.


La cause de la mort est mis au compte de l’asphyxie du supplicié, mais en juin 2005, le docteur israélien Benjamin Brenner, chercheur à l’hôpital Rambam d’Haïfa pense que, dans le cas de Jésus, ce fut peut-être une embolie pulmonaire liée au stress de la Passion et le fait que Jésus fut privé d'eau et nourriture pendant les 12 heures qui ont précédé sa mort. De là le sang mélangé à de l’eau qui sort de la plèvre perforée par le coup de lance.


Percé au flanc droit par un coup de lance lorsqu’il était déjà mort ; 
n’ayant pas eu les os du tibia brisé (pour accélérer la mort juste avant le début du sabbat) puisque déjà mort. Transporté avec un suaire sur la tête en comprimant le nez par où avaient lieu des écoulements de sang (d'après les analyses du suaire d’Oviedo).  Déposé provisoirement dans une tombe, dans des jardins aux abords immédiats du lieu de supplice. Mis dans un linceul de lin, tissé à la mode locale et où l’on a retrouvé entre autres des pollens de Palestine.  Enterré définitivement dans un autre lieu ; à Talpiot (entre Jérusalem et Béthanie où Jésus avait des amis) ?

Jésus aura une succession dynastique en accord entre sa famille et les apôtres et autres disciples.


Son frère, Jacques, lui succède à la tête de la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem. Jacques est mis à mort * en 62 à l’initiative du Grand-prêtre Anne II (le fils de Anne qui instruisit le procès de Jésus). Anne II mit à profit l’absence de procurateur à Jérusalem entre la mort de Festus et l’arrivée d’Albinus ; pour cela, il sera destitué par Hérode Agrippa II qui était à Césarée.
* Il fut précipité du haut de l’enceinte sud-est du Temple, puis lapidé et achevé à coup de bâton, d’autres disciples sont condamnés à mort avec lui.

Simon prend la succession. Est-ce le Simon qui est mentionné dans la liste des frères de Jésus, sans doute comme étant le cadet car il vient en dernier après Jacques, Joset/Joseph, et Jude ... et devant les soeurs de Jésus ? 
Il est dit "fils de Clophas" par Eusèbe, lequel précise que Clophas est frère de Joseph. Clophas est connu dans l'évangile de Jean comme époux d'une nommée "Marie". Le Simon qui prenda la succession pourrait être alors un cousin de Jésus. L'historien James Tabor va plus loin en pensant que Clophas aurait pu épouser Marie selon la coutume du lévirat, et Simon être finalement demi-frère de Jésus (et pas seulement son cousin).
Quoiqu'il en soit, il est à la tête de la communauté de 62 à 106  - date à laquelle il est crucifié, ayant plus de cent ans selon Epiphane, sur ordre de l’empereur Trajan parce qu’il était un descendant du roi David.

Jude lui succède. Le Jude, frère de Jésus mentionné dans les évangiles, est sans doute mort depuis, mais les Constitutions apostoliques, rédigées à la fin du IVème siècle, avancent que ce Jude était également un frère de Jésus ! Retenons l'hypothèse d'un lien de parenté.

Suite à la Seconde guerre Juive, l’empereur Hadrien exclut tous les Juifs de Jérusalem en 135. On retrouvera trace de la communauté " nazoréenne " à Pella en actuelle Jordanie (où ils seront considérés comme une secte par les Pères de l’Eglise car trop judaïsant aux yeux de ces derniers bien qu’acceptant les textes canoniques). Egalement en Syrie chrétienne, la secte des Eboniens qui eux n’acceptent que l’évangile de Matthieu et sont très anti-pauliniens.


Les judéo-chrétiens de Jérusalem étant appelés les " nazoréens " (sans doute pour désigner les adeptes de celui qui était originaire de Nazareth), Jésus sera dit aussi Jésus-le-Nazoréen. 
Il est de nos jours connu sous le nom de Jésus-Christ (Jésus l’Oint, le Christ, le Sauveur que les juifs messianiques attendaient).


Sources :


James Tabor, 2006, La véritable histoire de Jésus ; un enquête scientifique et historique sur l’homme et sa lignée, Paris : Robert Laffont, 345 p., traduit en français par Bernard Cohen.


Divers sites consultés sur le linceul de Turin, le suaire d’Oviedo et le codex hongrois De Pray.

Voir sur ce site les rubriques "le temps des évangiles" et "le tombeau de Jésus".

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le temps des évangiles
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