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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 00:39

suite des articles précédents ( lien)

 

A partir de 2001, des congrégations unitariennes se multiplient en pays kisii à l’initiative de Patrick Magara, ancien pasteur adventiste autoproclamé « bishop », et de sa femme Alice Kemunto. Elles sont de petite taille car l’habitat est dispersé, et selon les statistiques déclarées elles étaient au nombre de 93 congrégations en décembre 2008, réunissant quelques 3 641 membres (soit une moyenne de 31 personnes par congrégation). Elles font partie d’une Eglise intitulée Unitarian Universalist Church of Kenya (UUCK).


Ultérieurement d’autres groupes se sont constitués à Nairobi et en pays kisii nord, lesquels, du fait de l’éloignement du siège de l’UUCK et sans doute aussi pour échapper à l’autorité du « bishop » ont, en octobre 2007, prévenu l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) qu’ils n’étaient pas sous sa coupe. Ils ont fondé alors, en novembre de la même année, et fait enregistré auprès des autorités, le Kenyan Unitarian Universalist Council (KUUC) censé être un organe de coordination ouvert à toutes les communautés unitariennes du pays. Justine Magara (leader du groupe Kissi Nord) en assura le secrétariat intérimaire. Cela n’a pas été du goût de Patrick Magara qui aurait souhaité que ces nouveaux groupes fassent partie de son Eglise ; toutefois, lors du stage de formation organisé par l’ICUU à Nairobi en février 2008, il accepta d’en faire partie. Une photo ci-jointe entérina l’heureuse issue. Le KUUC avait alors les  « administrateurs » suivants : Ben Macharia, Kevin Abuga Ragira, Sem Omwoyo, Justine Magara, Patrick Magara, Alice Kemunto, Lewis Ongori, Nancy Njeri Kamau, Henry Kumuvu, Dansteve Kiyieka et John Mbonka

 

kuuc_2008.jpg

 

Malheureusement, l’entente ne dura pas et Patrick Magara et son épouse Alice ne participèrent plus à cette organe de coordination. De guerre lasse, l’ICUU, en juin 2011, reconnut le KUUC, l'instance de coordination nationale, comme groupe émergent afin de représenter tous les unitariens kenyan auprès de lui ; ce qui entraîna immédiatement une rupture des relations entre l’UUCK et l’ICUU, à l’initiative du premier. Deux candidats présentés par le KUUC, l’un d’ethnie kisii, l’autre d’ethnie kikuyu, participeront à la rencontre internationale de l’ICUU aux Philippines en février 2012.


Nous avons donc, pour l’instant, les communautés suivantes :


1 - l’Unitarian Universalist Church of Kenya (UUCK), fondé par le Bishop Patrick Magara et animé principalement par lui et son épouse ( contact).
2 - un groupe en pays kisii Nord, animé par Justine Magara Nyakwara (contact)
3 - des unitariens à Nairobi représentés par Josphat Gesimba Mainye (contact), et fonctionnant en plusieurs sous groupes ethniques (kikuyu, kisii, luo). Lorsque le révérend Gordon Oliver, alors président de l’ICUU, visita le Kenya en avril 2007, il y avait, à Nairobi, une cinquantaine d’étudiants et jeunes universitaires qui avaient découvert l’unitarisme par les médias et qui étaient en majorité d’ethnie kikuyu.
4 - auxquels s’ajoute depuis septembre 2011, la Jahwar Amber unitarian universalist fellowship (JAUUF) fondée et animée par Boaz Adhengo qui dit avoir 14 membres à Nairobi même (site, contact).


Ajout du 8 novembre 2011 : la JAUUF et son fondateur, Boaz Adhengo, ont été agréés par l'Unitarian Ministries International (UMI) en date du 7 novembre 2011 et l'intéressé reconnu comme étant habilité pour être ministre du culte d'une congrégation.
5 - Par ailleurs, Alice Kemunto a été reconnue en juin 2011 comme révérende par l’Unitarian Ministries International (UMI) et représente cette instance au Kenya (lien). 


Il nous reste à souhaiter que le KUUC, dont c’est la vocation d’être ouvert à tous, réussira à dépasser les querelles de personnes et les difficiles ajustements structurels. S’il veut être une instance au-dessus des autres, captant à son seul profit les aides internationales de l’ICUU, il est sûr que les tensions persisteront. En cela, la notion de structure « ombrelle », utilisée par l’ICUU, est ambiguë car elle situe ce type de structure comme étant hiérarchiquement au dessus des communautés, ce qui contrevient à la tradition congrégationaliste des unitariens où chaque communauté est indépendante et souveraine. Il convient d’être précis : ce type d’instance de coordination est un organe technique, à côté des communautés existantes et à leur service. C’est ce qui a été fait en France avec le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF, lien). 


We can only hope that the KUUC, which is the vocation to be open to all, manage to exceed the quarrels of people and the difficult structural adjustments. If it wants to be an instance over the other, capturing his sole benefit of the international aid ICUU, it is certain that tensions persist. In this, the notion of structure "umbrella", used by the ICUU, is ambiguous because it is on this type of structure as hierarchically above the community, contrary to the Unitarian tradition of the congregationalism which each community is independent and sovereign. It should be clear : this kind of coordinating body is a technical body, next to the existing communities and at their service. This has been done in France with  French Unitarians and Universalists Council (CUUF, link). 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans U au Kenya
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