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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 09:21

D’après « Les synodes romains sont des mini-conciles », par Frédéric Mounier, à Rome, publié dans le quotidien La Croix, le 31 mai 2011 ( lien)

vatican-armoiries.jpgAlors que les synodes diocésains ont une vocation purement locale, ce sont les synodes romains qui, eux, peuvent traiter de questions générales concernant l'ensemble de l'Eglise ou une région ou continent. Ils sont convoqués par le pape et réunissent des évêques. Ils ont été créés par Paul VI, le 15 septembre 1965, à la suite du concile Vatican II. Son motu proprio Apostolica sollicitudo voulait « maintenir vivant l’esprit de collégialité engendré par l’expérience conciliaire ». Cette nouvelle institution centrale est organisme permanent à part de la Curie, ne dépendant pas d’elle, mais directement du pape.

 

Les armoiries du Vatican : la tiare, qui est une mître d'évêque additionnée d'une couronne, et les clefs de saint Pierre, symboles du pouvoir que Jésus lui a conféré selon les évangiles en tant que chef de son Eglise.


Les évêques peuvent ainsi, « réunis autour du Saint-Père, dialoguer entre eux, partager informations et expériences dans la recherche commune de solutions pastorales universelles valables et applicables dans l’Église. » Les thèmes traités, depuis l’origine, ont été nombreux : continentaux ou régionaux (Asie, Afrique, Amérique, Océanie, Europe, Liban, Moyen-Orient), thématiques (Parole de Dieu, Eucharistie, Évêques, Vie consacrée, formation des prêtres, famille, vocation et mission des laïcs), etc. Les échanges se déroulent, souvent en présence du pape, dans une atmosphère de grande liberté, même si les interventions en séance plénière sont limitées à huit minutes.


Les travaux sont préparés par d’amples consultations en amont : les lineamenta (« grandes lignes ») ont été envoyées à tous les épiscopats, mouvements et services d’Église dans le monde, puis synthétisées dans l’Instrumentum laboris (« instrument de travail »). Aux séances plénières succèdent les circuli minores (groupes de travail), puis une liste de propositions est élaborée, qui deviendra un « rapport final ». Deux ou trois ans plus tard, le pape, à sa discrétion, publiera enfin une « exhortation apostolique post-synodale » ... c’est dire combien ces synodes sont purement consultatifs …

 

ndlr : contrairement au titre de l'article de Frédéric Mounier, ces synodes au sommet n’en sont pas pour autant des « mini-conciles » car les délibérations n’aboutissent pas forcément à des décisions, celles-ci restant entre les mains du pape !


Chez les protestants, les synodes (régionaux et nationaux) comportent d’avantage d’enjeux puisqu’ils débattent directement de décisions à prendre pour l’ensemble de leur Eglise et qu'ils sont souverains. Chez les Réformés, les questions locales, sont gérées par un Conseil presbytéral au niveau de chaque paroisse.

 

Chez les unitariens de Transylvanie et de Hongrie : un seul évêque pour l’ensemble des paroisses et un fonctionnement synodal de type protestant. Chez les unitariens anglophones, une gestion locale de chaque « Eglise » ou congrégation, et des Assemblées générales (Grande-Bretagne, Etats-Unis) ou de simples rencontres annuelles (Canada). Et pour l’ensemble des unitariens, un réseau mondial, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), lequel organise des rencontres tous les 2 ans, sans décision à prendre hormis la gestion du réseau car chaque communauté est pleinement indépendante.

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Published by d'après Emmanuel Mounier - dans communautés religieuses en débat
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