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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:49

Michel Mathe, écrivain français de la région de Toulouse (né à Tarascon-sur-Ariège en 1963), s’inspire, pour ses romans et pièces de théâtre, de personnages dramatiques de l’histoire : Raymond IV, comte de Toulouse, contre Simon de Montfort ; Michel Servet accusé par Jean Calvin et défendu par Sébastien Castellion au XVI° ; Jules César Vanini * exécuté au début du XVIIème siècle ; Jean Calas, défendu par Voltaire, au XVIII°.

* Lucilio Vanini, dit Giulio Cesare Vanini, né en 1585 à Taurisano dans la Terre d'Otrante, et exécuté à Toulouse le 9 février 1619, a été un philosophe et naturaliste italien, proche du courant libertin. Voir sa biographie sur Wikipedia ( lien).


Dans le cadre d’un grand rassemblement « œcuménique » (mais en fait au seul niveau inter protestants) qui avait réuni à Strasbourg les 30 octobre et 1er novembre 2009 quelques 10 000 fidèles, la Fédération protestante de France avait organisée une représentation de la pièce de Michel Mathe "Le calice de Calvin, controverse à Genève", au Temple protestant du Bouclier de Strasbourg ( lien).

 

Il s’agit bien entendu d’un calice d’amertume qui trouble la mémoire collective sur Calvin. Comme l’œil de Dieu poursuivit Caïn jusque dans sa tombe pour le crime de son frère Abel, Calvin, dans sa réputation, est poursuivi – que dis-je – harcelé par son rôle d’infâme inquisiteur qui mena le savant et théologien humaniste Michel Servet sur le bûcher. De son vivant même, des protestants comme Sébastien Castellion, s’étonnèrent que des protestants puissent imiter les catholiques en pratiquant l’Inquisition.

 

le_calice_de_calvin.jpgCette pièce de théâtre, écrite en 2009, a été mise en scène par Jean-Pierre Schlagg, avec les acteurs Alain Moussay et Tobias Kempf, représentant Jean Calvin et Sébastien Castellion. La scène se passe à Genève dans le cabinet de travail du grand réformateur ; les deux protagonistes s’y entretiennent la veille de la mort de Michel Servet. Il s’agit bien entendu d’une fiction car Sébastien Castellion était alors à Bâle, ayant quitté Genève à cause de ses désaccords d’avec Calvin et parce que celui-ci lui barrait l’accès au pastorat. Dans une vidéo, France 3 et Culture Box avaient alors filmé une répétition ( lien). 


Nous remercions Fabien Girard, éditeur du blog « Liberté de croyance et l’anti-trinitarisme autour de Michel Servet et de Sébastien Castellion » (lien) de nous avoir informé de  l’existence de cette pièce

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Published by Actualités unitariennes - dans à propos de Michel Servet
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