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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 18:55

Les appartenances sociales, la défense des intérêts que ce soit les siens ou ceux des autres, les engagements pour des causes, les militances religieuses et/ou politiques, ont tendance à segmenter la société en véritables lobbies, chacun se mobilisant pour « sa » cause qu’il croit bien entendu juste, fondée et supérieure aux autres, à savoir les « bonnes analyses », les "bons choix" et « la bonne cause », les autres choix étant bien entendu diabolisés. La lutte des classes selon la dynamique marxiste en est un parfait exemple. Il en résulte un manque de vue d’ensemble, bref le nez sur le guidon même lorsque le bateau coule avec tout le monde à bord !


On a reproché aux acteurs religieux ce manque total de démocratie, cette arrogance à placer leur Eglise ou religion particulière au-dessus des lois humaines (au nom de leur dieu !). Les partis politiques, qui – sans avoir de programme sur une question donnée – se permettent de critiquer les propositions des autres, si ce n’est de nier carrément les faits – sont aussi de parfaits modèles de pharisianisme. Enfin, voilà que certains humanitaires, monopolisant la générosité, s’estiment devoir faire de la politique.


Or la démocratie c’est d’abord le respect de la pluralité existante au sein de la société, y compris des minorités ; elle requiert du savoir faire dans la connaissance des dossiers car les questions s'avèrent plus complexes qu'une concersation de bistrot ; en négociation afin que chacun s’y retrouve dans un programme ; elle tend au consensus, à défaut à un vote de forte majorité ; elle sait revendiquer les droits mais aussi rappeler les devoirs.

 

Les groupes sociaux, les catégories, les communautés ethniques et autres, les mouvances et courants d’idée doivent à la fois être respectés, écoutés avec attention et conviés à un débat collectif et à un effort de synthèse.


Trop de militants se transforment en lobbymen inconditionnels à la cause et aux personnes dont ils défendent les intérêts : celles-ci n’auraient plus que des droits ! ben, voyons, çà va mieux quand on caresse les gens dans le sens du poil ! Au moins on est bien accueilli parmi eux ; mais cela s’appelle de la démagogie (et parfois, ne soyons pas dupes, de la manipulation et du prosélytisme).


L’Etat providentiel - du moins son modèle français - est entrain de s’écrouler dans l’anomie la plus totale (et donc la zizanie) car les personnes qui émargent aux assistances diverses ne sont nullement tenues d’offrir une contrepartie en intégration sociale, en participation civique, en éducation de leurs enfants, en effort professionnel. Or les excès de mai 68 sont de plus en plus visibles et l’idéologie libertaire a atteint, sinon dépassé ses limites. Ne serait-il pas temps de passer à une démocratie civique et responsable ?


Il arrive que l’opinion publique, par bon sens et surtout plus sensible aux excès, ne suive pas du tout - à tort ou à raison - les associatifs, les élites politiques et les médias à la Une. On s’en étonne alors. Y aurait-il donc chez le brave peuple qu'on invoque tant des éclairs de lucidité qui ne serait pas les mêmes que pour les élites qui donnent habituellement le ton et la mesure ?

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