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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 19:03

Du fait que les unitariens ne mettent en avant ni dogmes, ni credo, mais simplement une ouverture théologiquement libérale aux autres, ils peuvent proposer, lors de leurs cultes, un partage des prières, des méditations, des lectures de textes sacrés ou autres, des rituels, des gestes de communion, des intentions de prière et d’accompagnement spirituel, des actions de grâce, etc. Ce partage est transversal à nos fois diverses, à nos façons particulières et historiques de célébrer le culte, à nos appartenances religieuses.

C’est ce qui marque l’originalité des Eglises unitariennes : leur ouverture aux autres tout en gardant pleinement leur identité.


Un tel partage suppose une disponibilité et une attention à autrui, son ouverture à lui, l’osmose des spiritualités acceptée, l’enrichissement mutuel désiré, la conscience d’une Humanité non seulement commune mais communiquante et la capacité d'une expression personnelle et libre.


Non ! Dieu ne nous divise pas en des fois multiples et en des religions particulières, mais il nous réunit par une même synergie qui est celle d’une Création animée par un Dessein intelligent, ou encore celle d’une Humanité soulevée, transcendée, par une même espérance humaniste de fraternité mondiale. Dieu nous invite tous ensemble à faire assemblée, ekklésia, Eglise. Il nous invite à former un même égrégore.


Dans le cas de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), du fait que les fidèles se trouvent dispersés sur plusieurs pays et continents, elle a fait appel aux ressources de l’Internet pour procéder à ce partage d’une façon concrète.

Les cultes de cette Eglise se déroulent en deux temps : chaque premier dimanche du mois, chacun fait un culte de maison tout seul, ou avec sa petite famille, ou bien encore en invitant ses voisins, des amis, etc. ; il le fait selon sa propre tradition, unitarienne ou autre, puis, dans un second temps, il envoie un message au webmestre de l’Eglise pour une mise en ligne de ce qui a été fait. Son prénom, sa ville ou sa région, et sa photo en format vignette ou encore des photos de la célébration accompagnent le texte. Les messages sont très rapidement mis en ligne dès leur réception et ils sont lus par tous.


La modernité de cette Eglise à l’heure d’Internet en fait le prototype d’un nouveau mode de communication qui va jusqu’à la convivialité, laquelle est de mise dans les petites Eglises et les paroisses et que les fidèles recherchent. En plus, pour ceux qui souhaitent encore plus d’échanges – toujours dans la fraternité –un forum existe avec plus de 100 membres et une bonne douzaine de participants actifs y déposent chaque jour des messages (au rythme de plus de 800 par mois) : un groupe Yahoo intitulé Unitariens francophones

 

La force de cette Eglise sur la toile, c’est cette modernité qui permet un fonctionnement d’Eglise à distance et sans frais de construction ni d’entretien ou encore de personnel. Accessible à tous, elle est à moindre coût économique. Nous en avions déjà fait une première présentation le samedi 7 février 09 avec cette interrogation "Une Eglise sur la toile : est-ce possible ? " (lien)


Non seulement c’est possible, mais l’expérience montre qu’elle est le lieu d’échanges fraternels souvent très profonds et très émouvants.


Le partage avec tous les autres qui le souhaitent, chacun apportant sa spécificité, voilà ce que les unitariens peuvent proclamer de nouveau par rapport aux Eglises locales et confessionnelles qui réunissent des fidèles d’une même foi sur la base d’un credo communautaire. Transconfessionnelle et transreligieuse, mondialisée (pour nous au niveau de la Francophonie), oui, cette Eglise (l’EUfr) l’est assurément.


La cohésion des assemblées ne repose plus sur un credo communautaire mais sur cette éthique et cette dynamique du partage qui aboutit à une véritable communion. Et puis aussi, parce la tradition unitarienne propose des gestes communs : les uns et les autres sont invités à allumer leur calice (lien), ou une bougie à leur convenance, puis à lire la prière mondiale du mois qui est envoyée par une congrégation par le biais du réseau mondiale des unitariens qu’est l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) (lien)


Enfin, chacun est invité à terminer son culte par une action de grâce à Dieu ou à la Vie selon ses propres convictions. C’est là un appel de la Vie qui est en nous, comme une espérance qui fleurit en nos cœurs, comme une conviction renforcée au fil des jours de par nos expériences, comme un cri jailli de nos tripes dans la mêlée des évènements vécues.

 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans interfaith
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