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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 19:54

suite de l'article précédent et fin

 

Il s’agit en fait d’une communauté chrétienne de base (CCB) qui pratique des célébrations eucharistiques, deux fois par mois *, adaptées à des catholiques soucieux de retrouver une liturgie plus en adéquation avec la participation des laïcs et des femmes, et avec des prises de positions plus engagées sur les questions de sociétés et plus ouvertes sur les questions de mœurs.
* le 2e et le 4e dimanche du mois de 18h15 à 20h


L’originalité est que, dès sa fondation, ses organisateurs adoptèrent le terme de « Paroisse libre » ! Ceci pour se distinguer vis-à-vis des paroisses habituelles, pour bien montrer son indépendance par rapport à la hiérarchie, et que cette nouvelle communauté n’est en aucun cas un appendice ou un groupe interne à une paroisse déjà existante. Cette appellation claque comme un drapeau d’autonomie. Elle est significative de ce que j’ai appelé un catholicisme alternatif (lien), c’est-à-dire non dissident mais entendant « faire Eglise » en tant que communauté volontairement reliée au reste de l’Eglise, respectueux de la hiérarchie mais affirmant une liberté de pensée et agissant comme cellule autonome (pour une définition du catholicisme alternatif, voir notre article "Pourquoi pas un catholicisme alternatif" dans nos Actualités unitariennes du 19 janvier 2010).
 

 

poisson_qui_saute.jpg

cette illustration "du poisson qui saute pour un bocal plus spacieux"

a été choisi pour accompagner le groupe "Chrétiens alternatifs" sur Facebook,

lancé à l'initiative des unitariens français (lien). Soyez nombreux à y participer !

  

Paradoxalement, elle rejoint par certains aspect les paroisses "personnelles" dont le motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI évoque la possibilité, en accordant pour les évêques le droit « d’ériger une paroisse personnelle (…) pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain ». En effet, les paroisses sont généralement constituées sur une base territoriale rassemblant les fidèles qui vivent sur un territoire donné ; mais le code de droit canonique (canon 518) permet aux évêques de constituer des paroisses déterminées par des critères différents : « le rite, la langue, la nationalité de fidèles d’un territoire, et encore pour tout autre motif ».


Ces paroisses sont dites « personnelles », car constituées non plus sur la base d’un territoire, mais des personnes qui s’y rattachent. Elles fonctionnent de la même manière que les paroisses territoriales. En France, il existerait actuellement trois paroisses de ce type pour les fidèles attachés au missel tridentin, à Bordeaux, Strasbourg et Toulon. (informations données dans un article publié le 13-09-2007 sur le site www.la-croix.com).


Bien entendu, le public ciblé n’est pas le même puisque, dans le cas de la Paroisse libre de Bruxelles, il s’agit d’une mouvance catholique progressiste, mais la base juridique, ironie de l’histoire, pourrait être pratiquement la même !


Quelques références bibliographiques :

 
« Bruxelles : Paroisse libre et libres-penseurs. Un vrai dialogue catholaïque », par Christian Laporte, le mercredi 14 octobre 1998 ( lien).
 « Pierre de Locht », hommage du site « calepin de pierre » lors de son décès ( lien), par Pierre Kubick, le 13 mars 2007
« Pierre de Locht à la Paroisse Libre », par Louis Fèvre (du Réseau Résistances) et Jean Debelle (des Communautés de base), publié dans Bulletin PAVÉS n°11 (juin, 2007), lien
 « Pierre de Locht et la pastorale familiale » par René Dardenne (Sonalux), publié dans Bulletin PAVÉS n°11 (juin, 2007), lien

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Published by Actualités unitariennes - dans communautés religieuses en débat
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