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En voulant une instance qui soit représentative pour les musulmans de France, le Conseil français du culte musulman (CFCM), mis en place au début de 2003 avec l’aide des autorités françaises, a voulu organiser des élections nationales. La prochaine va avoir lieu ce dimanche 8 juin.

Mais ce genre de vote, dans ces conditions, n’introduit-il pas la division, les luttes de pouvoir, les surenchères ? Depuis sa naissance, c’est la joyeuse foire d’empoigne entre communautés de diverses tendances religieuses (des modérés aux intégristes), origines ethniques (Algériens, Marocains, Turcs, etc.), aides étrangères reçues, notables locaux, etc. Ceci bien entendu au bénéfice des activistes qui passent leur temps à faire des alliances " contre nature " pour l’emporter le jour " J ".

Nos voisins musulmans belges ne sont guère mieux lotis, avec un Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) reconnu officiellement depuis 1994, et dont l’ex président et autres membres sont interpellés par la Justice.

Le bilan du CFCM n’est guère enthousiasmant si l’on en croit une série d’articles bien documentés qui sont parus dans le journal La Croix :

Le bilan du CFCM,
Les élections de l'islam de France sous tension,
Le Conseil régional du culte musulman de Rhône-Alpes a su trouver sa voie,
L'exécutif des musulmans de Belgique cherche une sortie à sa crise

Quels sont donc les modèles qui marchent le mieux pour regrouper les acteurs religieux et les fidèles au-delà de leurs propres communautés de base ?

Il y a d’abord le modèle pyramidal, centralisé. C’est celui de l’Eglise catholique romaine et de ses conférences nationales épiscopales (mais celle-ci mobilise peu, sinon pas du tout, les fidèles concernés), des Témoins de Jéhovah, etc.  Le même modèle est décentralisé chez les orthodoxes au niveau des patriarcats.

Le modèle synodal des protestants mobilise davantage les fidèles puisqu’il y a des enjeux en terme de résolutions et de vote. A cela s’ajoute une sagesse pratique qui veut que les décisions soient reportées s’il n’y a pas un consensus suffisant ou encore qu’elles n’entrent en application que progressivement lorsque les communautés de base se sentent prêtent à le faire. Les quakers et les baha’is sont également très soucieux de maintenir l’unité en attendant qu’un consensus se dessine.

Le modèle réseau (dont le fonctionnement est grandement facilité par l’Internet) : les membres se coordonnent sur la base du volontariat et d’une instance commune minimale. C’est ainsi que les unitariens se rencontrent au niveau national dans le cadre de " Conference ", " General Assembly " " meeting ", etc., et au niveau international avec l’International Council of Unitarians and Universalists, mais dans ce cas, les décisions sont seulement internes, concernant le fonctionnement du réseau. Aucune décision ne touche aux orientations des membres. Ceux-ci n’ont pas à s’aligner sur une politique qui aurait été décidée à un échelon supérieur. Chaque communauté unitarienne reste totalement souveraine.

C’est ce mode réseau qu’ont adopté les protestants français, avec la Fédération protestante de France, et les catholiques indépendants de la Fédération des réseaux des parvis (voir la rubrique " Parvis " du site de l’AFCU), nonobstant le terme, trompeur en l’occurrence, de fédération.

Autre question. Faut-il maintenir la cohérence d’un projet d’origine en faisant référence à une fondation ou à l’œuvre du fondateur (important entre autres chez les catholiques et les orthodoxes) ? Faut-il mettre en place un conseil d’administration qui garantisse une certaine fidélité à ces origines (cas de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens où les résultats des AG touchant aux orientations sont soumis à une telle instance) ? Faut-il définir nettement les conditions d’adhésion afin d’éviter l’entrisme ?

pilier de mémoire, First Unitarian Congregation of Ottawa. Photo Jean-Claude Barbier, mai 2008.

Les Eglises unitariennes connaissent ce dilemme depuis que ces Eglises aux Etats-Unis, à la fin du XIXème siècle décidèrent de s’ouvrir aux agnostiques, aux athées, puis à d’autres croyants. Cette version, connue sous le nom d’unitarisme-universalisme depuis la fusion en 1961 entre l’Association unitarienne américaine (AUA) et l’Eglise universaliste d’Amérique, conduit à une gestion pas toujours facile de la diversité.

Comment en effet faire cohabiter des chrétiens ou autres croyants (théistes et autres religions particulières) avec des athées qui frémissent chaque fois que d’autres s’adressent directement et explicitement à Dieu ? On voit bien qu’un tel modèle ne peut fonctionner que s’il y a grande liberté de parole, écoute réciproque, tolérance inconditionnelle et que chacun puisse exprimer son identité dans sa propre culture et langue.

Bien entendu de telles Eglises peuvent très bien devenir des auberges espagnoles où l’on discute de tout, ici et maintenant. La référence à une tradition commune, à une histoire partagée est ici fondamentale. Sans ce patrimoine, l’Eglise devient une simple association voguant d’AG en AG selon la majorité du moment, bien loin du projet de ses fondateurs ... Certains pensent d’ailleurs que l’Eglise, nonobstant le Saint-Esprit, aurait ainsi dérivée, concile après concile, bien loin des intentions du rabbi Jésus de Nazareth.

Votez oui, mais à bon escient et pour faire valoir un projet commun ...

Ces considérations valent bien entendu pour l'Eglise unitarienne francophone, une Eglise sur la toile en cours de construction à l'initiative de notre réseau de la Correspondance unitarienne : http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr

Vendredi 6 juin 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Un colloque international, interculturel et interconvictionnel sur le thème " Cohésion Sociale dans une Europe multiculturelle : Rôle et impact des religions et des courants de pensée " - dit Colloque 3 i - s’est tenu les 3 et 4 octobre derniers à Strasbourg, sous les auspices du Conseil de l’Europe. 

Nous en avions parlé dans un message du samedi 16 juin 2007, intitulé " vivre ensemble en Europe au sein de sociétés convictionnelles " (dans notre rubrique " vive l’interconvictionnalité " ). 

http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-10903605.html

" La cohésion sociale est la capacité d’une société à assurer le bien-être de tous ses membres, à minimiser les disparités et à éviter la polarisation. Une société cohésive est une communauté solidaire composée d’individus libres poursuivant des buts communs par des voies démocratiques ". (le Comité des ministres du Conseil de l’Europe le 31 mars 2004)

Interconvictionnel est un vocable créé par le G3I pour signifier que sont concerné-e-s dans ce colloque non seulement des croyant-e-s des diverses religions, mais aussi des personnes humanistes, agnostiques ou athées ayant d’autres convictions que des convictions religieuses. 

Nous sommes heureux de vous annoncer aujourd’hui 
la publication électronique des actes de ce colloque. 
A demander à François Becker
f.becker@noos.fr 
ou au contact de ce site :
correspondance.unitarienne@wanadoo.fr


La version papier comprendra la postface de Jean-Marc Ferry


Ci-dessous, une présentation de ce colloque par F. Becker *, parue dans la Lettre n° 1 de la Fédération des réseaux des Parvis.

* François Becker, vice président de Droits et libertés dans les Eglises (DLE), représente la Fédération réseaux des Parvis au Réseau Européen Eglises et Libertés dont il est le secrétaire général et le représentant auprès du Conseil de l’Europe. Il remercie Jean Riedinger et Didier Vanhoutte pour leur relecture attentive du manuscrit et leurs commentaires.


Europe--drapeaux-des-pays-de-l-Europe.jpgPourquoi le message d’amour et de fraternité que professent toutes les religions, conduit-il certains croyants et certaines institutions de ces religions à se comporter contrairement à ce message ? Pourquoi ce message ne conduit-il pas toujours les croyants et leurs institutions à développer la cohésion sociale, comme le montre malheureusement la réalité actuelle? Pourquoi des hommes et des femmes se laissent abuser par ceux et celles qui instrumentalisent la religion ? Devant l’extension de l’Europe, l’accroissement de sa diversité culturelle et religieuse, la diminution du nombre de croyants, comment contribuer à la construction d’une Europe cohésive dans le respect de la démocratie et des droits humains ? Quelles valeurs partager, quelles attitudes adopter?


Telles sont quelques unes des questions auxquelles a cherché à répondre ce colloque que le G3I *, groupe de travail interculturel, international et interconvictionnel, et la Conférence des OINGdu Conseil de l’Europe ont organisé pour remédier au fait que les instances européennes ne consultent en général que les hiérarchies religieuses, ce qui les conduit à négliger les différences parfois importantes de pensée, de culture et d’appréhension des réalités sociales qui existent entre les hiérarchies et la base, et à négliger l’apport des courants de pensée qui ne s’appuient pas sur des convictions religieuses.

* Le G3I, rassemble des associations de culture humaniste rassemblées au sein de la Fédération Humaniste Européenne, une association de culture musulmane, le Manifeste des Libertés, une association de culture juive, le Cercle Gaston Crémieux, la ligue internationale de l’Enseignement, de l’éducation et de la culture et des associations de conviction chrétiennes, rassemblées au sein de Parvis et du Réseau Européen Eglises et Libertés.


Ce colloque a rassemblé à Strasbourg entre 150 et 200 personnes, d’abord à l’Université Marc Bloch le 3 octobre 2007 en soirée où ils ont été accueillis par le Pr. B. Michon, président de cette université, ensuite au Conseil de l’Europe le 4 octobre toute la journée où ils ont été accueilli par Madame Farrell, chef de la division de la Cohésion Sociale au Conseil de l’Europe et par Madame Oeschger, présidente de la Conférence des OING *.

* La Conférence des ONG du Conseil de l’Europe regroupe environ 400 associations dotées su statut participatif accordé par le Conseil de l’Europe.


Il est impossible de rendre compte en quelques mots de la richesse de ce colloque très dense, dont les actes sont en cours de publication. En mettant en avant des citoyens et citoyennes d’Europe, athées, agnostiques ou croyant-e-s et non les institutions, et en permettant un dialogue entre des personnes de convictions différentes, plutôt qu’entre communautés, ce colloque a permis de faire émerger des expériences de cohésion sociale et de montrer, exemples et témoignages à l’appui, que des associations, des Organisations Non Gouvernementales, marquées par la diversité de leurs membres, peuvent apporter une réflexion et une contribution originale qu’il est indispensable de prendre en compte dans la mise en place d’une société cohésive.


Dès le départ, le colloque a noté que la pluralité grandissante de l’Europe, qu’elle soit culturelle, religieuse ou convictionnelle et son contexte démocratique impliquent que, si les religions et les courants de pensée peuvent et doivent s’exprimer, aucun d’eux ne peut prétendre s’imposer aux autres, ni ne doit accaparer et contrôler les rouages de l’Etat, et inversement. " La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne veut pas faire la loi ".


L’histoire a montré, en effet, que si le lien entre religion (ou courant de pensée) et état a été créateur de cohésion pour les pratiquants de la religion d’état ou du courant de pensée étatique, ce lien a conduit à l’exclusion des autres, ce qui le disqualifie pour établir la cohésion d’une société multiculturelle et multiconvictionnelle.


Le colloque a insisté sur le fait que cette cohésion ne peut s’établir que dans le cadre de ce que le Conseil de l’Europe appelle la " laïcité européenne ", à savoir : séparation du profane et du sacré, séparation du spirituel et du séculier, liberté de conscience, de pensée et de religion, mêmes droits et mêmes devoirs pour les citoyens et citoyennes, quelque soit leur religion ou leur affiliation philosophique, ainsi que l’autonomie relative entre les Etats et les communautés religieuses dans leurs relations mutuelles. Le Conseil de l’Europe ajoute que les 
valeurs fondamentales sur lesquelles l’Europe est fondée : droits de l’Homme, démocratie et état de droit, ne sont pas négociables dans les rapports avec les religions et les courants de pensée.


Comme l’a souligné Philippe Lazar dans la conclusion du colloque, une des clés de la cohésion sociale est la dissociation de deux espaces. L’espace concret des personnes, chacune aussi importante et aussi digne de respect que l’autre, chacune unique par son histoire, et l’espace abstrait des références et des représentations, qu’il s’agisse des cultures, des religions, des Etats, des symboles. L’espace des personnes est privé, il est inviolable. L’autre espace, l’espace social, appartient à tous et toutes ; aucune personne, aucune religion ou courant de pensée, aucune culture ne peuvent se l’approprier ni le réduire à sa propre vision sans risquer le communautarisme, l’exclusion ou le totalitarisme. Ainsi, il n’y pas d’opposition entre individu et société.


C’est ainsi que pourront être évitées les perversions des rapports de chaque personne avec ce que B. Quelquejeu a appelé l’ "Ultime " : perversion de sa quête identitaire (toutes les idéologies et les attitudes fondées sur la négation de la différence : racismes, antisémitismes, 
exaltation de la race, génocides, nationalismes agressifs, impérialismes exacerbés, communautarismes extrêmes) et celles de sa quête de sens (pathologie de la certitude : fanatismes dogmatiques, sectarismes orgueilleux, messianismes délirants et toutes les espèces de revendication du monopole d’accès à la vérité), perversions qui conduisent à la violence (répression des déviants ou des hérétiques sous toutes ses formes, Inquisition allant jusqu’aux exécutions capitales, goulags, autodafés, ordalies, fatwas appelant à l’assassinat, etc. ) comme des témoignages poignants l’ont montré. 


Cela ne veut pas dire qu’une société cohésive composée de personnes libres, de culture différentes, pouvant avoir des intérêts ou des conceptions divergents n’est pas une société sans tension ni conflits : c’est une société dans la quelle ces tensions et ces conflits sont gérés de façon démocratique et non violente dans le respect des personnes, de leur dignité et dans le respect de valeurs fondamentales acceptées par tous, d’où l’impérieuse nécessité de les enseigner et de les transmettre. Le colloque en a montré de nombreux exemples.

Mardi 26 février 2008
par François Becker publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Profils-de-libert-s--fresque-de-la-com-die-humaine.jpg

Construite sur les sables apportés du Delta
Alexandrie l’urba, voulue par un Grand.
Son phare, son port, sa bibliothèque.
La sagesse hellène pour l’Orient, La philosophie pour tous,
l’encyclopédie des savoirs accumulés ici, jour après jour,
L’universel proclamé jusqu’aux finistères, jusqu’aux chutes du Nil.


Une autre culture, une autre époque : un site sur la toile du XXIème siècle.
Une voix de liberté derrière les collines.
La gazette unitarienne invite à la gourmandise des idées,
pour une société inter convictionnelle du partage pluraliste,
carrefour pour croyants et non croyants, pour chrétiens et athées,
pour l’interrogation et le doute, pour les convictions et les interpellations,
pour une harmonique de paix et de justice


Le pasteur protestant est devenu tisserand.
L’anarchiste aux coups de gueule se fait aubergiste.
Le Franc-maçon, si fier de sa loge fraternelle, héberge des religions.
L’ami solitaire et rude, qui se tient résolument à l’écart des contorsions humaines,
établit des passerelles, multiplie les affinités.
L’époux et le père de famille si attentif aux siens,
toujours combattant de la pensée humaine dans ce qu'elle a de meilleur.


Chaque jour un nouvel article.
Le webmestre tisse sa toile toute voile dehors.
Elle s’étend, prend l’allure d’une maison d’édition,
Devient une famille de pensée entre auteurs 
qui ne se connaissent que par leur nom,
entre tant de visiteurs venus du monde entier,
qui, sans doute, n’auront jamais l’occasion de se serrer les mains
comme naguère, le firent entre eux, les Gueux de Bruxelles.


Un site sur la toile comme un point d’orgue
du savoir et de la réflexion,
de la raison critique et de l’exigence,
de l’ouverture et de la tolérance.


Aujourd’hui une référence pour les internautes,
demain, sans nul doute, un lieu de visite pour tous ses amis.
Dans ce temple de la pensée,
ils s’attarderont, de page en page, lue et relue, toujours avides de lire,
nostalgiques d’une aventure numérique
qu’ils ont vécue comme une épopée des temps modernes,
où l’on a appris à être curieux d’un simple clic.

Jean-Claude Barbier



J'ai adressé ce poème à Pierre Bailleux le 5 octobre en l'intitulant "Merci à Pierre Bailleux". C'était bien entendu un hommage, mais Pierre aurait refusé ce terme. C'était couru d'avance. 

Ses forces avaient commencé à décliner. Il luttait physiquement. Voyant moins bien et gêné d'une main, il cessa la mise en ligne de nouveaux articles sur son site.

Celui-ci n'est plus actualisé, mais reste ouvert, à la disposition de tous. 

http://prolib.net

Ce "merci à Pierre Bailleux" est le dernier texte qu'il mit en ligne. Il le plaça en première page des bulletins de la Correspondance unitarienne, bulletins mensuels qu'il accueillait sur son site depuis le lancement de cette série en octobre 2002.

http://prolib.net/unit/cu000merci.htm

5 ans après le début de cette collaboration, qui fut un compagnonnage d'une complicité et d'une amitié si fraternelle, La Besace des unitariens (lancée en février 2007) pouvait prendre enfin le relais, à partir du n° 72 d'octobre 2007.

Pierre, entouré de sa famille, s'est éteint dans la sérénité et dans la dignité, ce mardi 29 janvier.
Je lui avais téléphoné la veille. Il avait été sobre comme à son habitude.


Pierre Bailleux, pasteur protestant de l'Eglise protestante unie de Belgique (EPUB), desservait l'Eglise réformée de l'Alliance à Braine-l'Alleud, en banlieue Sud-Est de Bruxelles, dans le Brabant Wallon. 

Unitarien déclaré, ami de Théodore Monod, ayant participé à des activités de l'Association unitarienne francophone (AUF) dans les années 90, il était conseiller honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) depuis 2005.

Vendredi 1 février 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander

Buvard-Jules-Ferry.jpg

 

BUVARD A CONSERVER

Pour tous les petits Enfants de France

CHER PETIT ENFANT, NOUS TE DEMANDONS DE LIRE ATTENTIVEMENT CES QUELQUES LIGNES ...

Tu aimes ta famille,
Tu aimes ton pays,
TU DOIS AIMER TOUS LES HOMMES SANS EXCVEPTION,
Et tu dois aimer la Liberté par dessus tout. Car il n'y a rien de plus noble et de plus beau que la Liberté.
Il ne faut haïr personne.
Tu dois toujours respecter la liberté d'autrui.
Afin que ta propre liberté soit également respectée.

IL N'Y A PAS DE PLUS GRANDE VERTU QUE LA TOLERANCE.

Ne laisse jamais la haine pénétrer dans ton coeur. Il faut aimer tous les hommes. Ce n'est pas leur faute s'ils sont nés dans un autre pays, s'ils ont une autre religion que toi, ou s'ils en ont aucune. Toutes les idées, toutes les croyances, doivent être libres.
Est-ce de leur faute s'ils sont catholiques, protestants, juifs, ou libres penseurs. Tu peux discuter leurs idées, tu as même le droit de combattre leurs opinions, mais tu ne dois pas les haïr, encore moins les persécuter ...

CHER PETIT ENFANT ! 
IL FAUT T'INSTRUIRE !

sous le portrait de Jules Ferry Un des principaux fondateurs de l'Ecole laïque : JULES FERRY

André Lorulot, Imprimeur-Editeur, Herblay (S. - et - O.)

 

le verso de ce buvard est consacré à Michel Servet et à Jules Jaurès, tous deux réunis comme victimes du fanatisme, sous le titre "La Laïcité, c'est la tolérance, c'est la Fraternité !"
A voir dans La Besace des unitariens (rubrique "sur Michel Servet")


Nous remercions Fabien Girard de nous avoir transmis ce document.

Lundi 14 janvier 2008
publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Le Café du Courant d’Air de Marseille (45, rue Coutellerie, 13002 Marseille), animé par Pierre Castaner, est un bon exemple de ces cafés où l’on peut manger et boire, mais aussi discuter, échanger d’une façon conviviale, faire des rencontres philosophiques et spirituelles, s’enrichir l’esprit autant que la panse. 


le-caf---Courant-d-Air----Marseille.jpg
http://www.courantdair.net



Le programme de la semaine est toujours alléchant et des plus variés : jeux, poésie, chanson, écriture, discussion sur un livre, philosophie, religion, etc. Le consulter sur le site du Café


Un peu à l’écart, discret, une alcôve de silence avec quelques bougies pour ceux qui veulent méditer ou prier.


Devenus minoritaires au sein de notre société occidentale, les chrétiens n’en restent pas moins " le sel de la terre " ainsi que leur Evangile les y invite. Aux sermons du haut des chaires ont succédé, dans un contexte de décléricalisation, les partages fraternels entre hommes de bonne volonté. En quelque sorte, une descente (mais non pas aux enfers !) des églises aux cafés. 


Les chrétiens se montrent donc actifs parmi les discutants de notre société et la caractéristique principale de leurs " cafés " c’est qu’on y discute avec attention à l’autre, avec écoute, avec compréhension d’autrui, et non pour polémiquer à partir de camps retranchés. La joie du partage. Qu’on se le dise !

Jeudi 10 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Pour le blogueur que nous sommes, en conséquence (bien) modeste éditeur, comment rendre compte en toute objectivité d’un important discours comme celui du président Nicolas Sarkozy prononcé sous les lustres du palais du Latran, le jeudi 20 décembre 2007, après sa visite au pape Benoît XVI ?


Il y a d’abord les contre voix des opposants français qui dénigrent par principe tout ce que fait leur président, étant entendu que nous sommes dans un système de rivalité qu’ils font perdurer entre deux élections afin de maintenir leur partisans sous pression, de conserver leur base militante, de mobiliser leurs troupes, ou encore de faire connaître leur existence institutionnelle à tout prix même lorsqu’ils n’ont rien à dire de spécial.


Que le président français soit de Droite ou de Gauche, l’autre partie qui n’a pas voté pour lui ne le reconnaît pas comme président de tous les Français. Il reste à leurs yeux le chef d'une "majorité" politique, sinon le chef d'un parti. On voit bien là une différence fondamentale d’avec la royauté qui, elle, dispose d’une légitimité historique et qui a une base populaire (du moins tant que le peuple y consent).


En conséquence, un président en France est sans cesse contraint de s’appuyer sur son propre parti politique, sur ses alliances politiques, sur son électorat … tout en parlant au nom de l’intérêt commun et de tous les Français. Exercice parfois bien difficile mais à laquelle on reconnaît un " homme d’Etat ".


Des voix individuelles s’ajoutent aux voix institutionnelles que sont celles des partis politiques, des syndicats, des mouvements, etc. ; des articles d’auteurs s’ajoutent aux entretiens de responsables, aux déclarations, aux manifestes, aux pétitions. Ils sont tous les bienvenus au sein d’une société qui se veut démocratique et où les courants d’opinion sont invités à s’exprimer.


Faut-il faire un décompte des voix pour et des voix contre ? Des éditeurs mettent ainsi face à face des articles d’auteurs pour ou contre. C’est assurément plus élégant, pour un éditeur, que de prendre partie, d’être partisan, lorsque l’événement génère des sentiments contrastés.


On peut faire appel aussi à des experts, à des scientifiques, à des " observateurs " qui nous font part de leur analyse la plus objective possible, qui savent dresser un tableau d’ensemble avec tous ses contrastes, qui lui donnent une profondeur historique.


Enfin, afin de respecter les nuances du discours, de ne pas dénaturer les propos de l’orateur par des citations tronquées, de ne pas le caricaturer, il vaut mieux parfois renvoyer à la publication intégrale.


Ayant déjà écrit un livre sur ce sujet, ayant été chargé des cultes en sa qualité de ministre de l’Intérieur, ayant été un acteur de tout premier rang dans la mise en œuvre du Culte national des musulmans de France, Nicolas Sarkozy a un vécu personnel et direct des faits religieux de notre pays. Sa pensée est innovante, aborde franchement des sujets réputés particulièrement sensibles, délicats, où la langue de bois est bien souvent d’usage. 


On peut aimer ou ne pas aimer le style, saluons cependant son courage d’oser parler de ces questions. On peut être d’accord ou pas d’accord avec sa politique et ses projets, mais constatons qu’il en parle ouvertement et qu’il en a une vision personnelle, faite de convictions et qui touchent aux valeurs qui fondent notre société.


Qu’on ait voter ou non pour lui, là n’est plus la question. Qu’on votera pour lui ou non la prochaine fois, là n’est pas encore la question. Nous ne sommes pas en campagne électorale, ni pré- ni post, mais tout simplement devant des enjeux que nous avons à traiter ici et maintenant.


Dans le contexte (très) polémique qui est le nôtre, en France et en Navarre, où l’on adore le jeu des quilles dès qu’un homme politique, quel qu’il soit, monte au créneau, nous conseillons très vivement à nos lecteurs de consulter le texte intégral et de se faire une idée par eux-mêmes. C'est notre choix "éditorial". 


Ceci ne dispense pas bien entendu de se tenir au courants des polémiques, des opinions des autres, des débats de l’actualité, etc.


La liberté de pensée commence en effet par se faire une idée personnelle, par juger par soi-même afin de ne pas se laisser emporter par les flots, que ce soit ceux d’une " majorité " électorale ou parlementaire, d’une opinion majoritaire du moment, d’un courant d’opinion particulièrement bavard où qui a la main mise sur une partie des médias, ou encore de la furie d’une opposition qui se fait parfois/souvent haineuse ou au contraire de l’apologie des courtisans. La tradition unitarienne nous invite à cette liberté.


Vous pouvez consulter ce texte sur Internet.

http://www.droitdesreligions.net:80/actualite/nouvelleactu/decembre_2007/025.htm

http://www.voltairenet.org/article153862.html


Nicolas-Sarkozy-au-Latran.jpg
Beaucoup de Français ignoraient que le président de leur République avait hérité des prérogatives de l’Ancien régime. Eh oui ! notre chef d’Etat est chanoine de la cathédrale Saint-Jean du Latran, lieu de culte de l’évêque de Rome, en reconnaissance pour Charlemagne qui protégea le " Saint Siège ".

Saint Martin de Tours, Clovis et son baptême, Charlemagne succédant aux empereurs romains, la chrétienté dessinant l’Europe, etc., font bel et bien partie de notre passé, même s’il y a eu ultérieurement d’autres traditions non moins importantes qui se sont ajoutées ou inscrites en contrepoints.

Ceci dit, notre président-chanoine a fait bien entendu la joie des caricaturistes !

Dimanche 6 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
S--gol--ne-Royale-le-23-mars-2007.jpg Ségolène Royal lors d'un metting électoral, le 23 mars 07, après qu'elle ait organisé des rencontres participatives.



MELLE - Ségolène Royal a livré samedi sa définition de ce que doit être le Parti socialiste du XXIe siècle, prônant la tenue de "vrais débats" en lieu et place d'une "prolifération" de motions donnant souvent lieu à des règlements de comptes "brutaux". "Il faut un parti réuni, amical et discipliné", a-t-elle dit.

 

"Le Parti socialiste du XXIe siècle doit être à la fois un lieu de connaissance, de délibération, d'élaboration en même temps qu'un outil de combat collectif", a estimé la candidate du PS à la dernière présidentielle lors de son discours de rentrée politique à Melle (Deux-Sèvres), en appelant à un fonctionnement de la formation en "osmose avec les citoyens" et à une accélération de la "mutation".

"Nos congrès doivent obéir à cette nouvelle logique. Plutôt que d'être le champ clos d'affrontements parfois obscurs, les positions des uns et des autres doivent avoir été validées par des débats qui donneront la légitimité aux nuances de convictions et de prises de position. Il faut que notre fonctionnement favorise les vrais débats et plus la prolifération des motions qui donnent souvent lieu à des règlements de comptes inutilement brutaux, suivis de synthèses parfaitement illisibles".

"Qu'est-ce qui ne peut plus durer au Parti socialiste?", a-t-elle ajouté lors de son intervention. "Les champs clos d'affrontements obscurs, des règlements de comptes inutilement brutaux, une violence verbale incompatible avec l'idéal socialiste, parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous" et "des luttes de places et de courants qui étouffent le débat d'idées et qui assèchent les sections", a-t-elle dit.

Associated Press (AP), samedi 25 août 07

Cette invitation, valable bien au-delà des seuls partis politiques (mais ceux-ci en ont "sacrément" besoin !), a déjà fait réagir une grande gueule du PS (que je ne citerais pas car nous ne sommes pas là pour faire de la politique) : un discours " irréel " et qui ne fait pas référence aux questions sociales ! 

Associated Press (AP), samedi 25 août 07
 

Et v’lan ! Certains persistent et signent pour la bagarre permanente entre clans ... !

 

Michel Rocard a, lui aussi, de son côté, attiré l’attention sur la nécessaire réflexion politique à l’écart des votes internes à tout bout de champ et pas toujours opportuns.

" Interrogé sur son adhésion au "Gracques" [groupe de hauts fonctionnaires de sensibilité de gauche qui avait appelé à une alliance électorale entre le PS et l’UDF] qu'il qualifie de "lieu de réflexion et de pensée", devant lequel il prendra la parole dimanche, Michel Rocard souligne que, "dans la déshérence de la gauche française, il faut des lieux où on pense et cela ne peut pas être dans les partis". "Je me suis aperçu de manière indiscutable qu'on ne peut pas réfléchir dans des conditions soumises à des votes". 

Associated Press (AP), samedi 25 août 07

Samedi 25 août 2007
par d'après l'Associated Press publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Les associations et réseaux unitariens sont apolitiques, mais il nous arrive ici, sans entrer dans les débats politiques proprement dit, d'évoquer des comportements qui touchent à l'éthique, à la morale civique. Et puis, nous ne pouvons manquer, sur ces questions, de faire un parallèle entre les partis politiques, les Eglises et d'autres institutions. 

Nos lecteurs l'auront compris, nous sommes (avec acharnement) pour la liberté de conscience au sein d'une société composite, pluraliste dans ses opinions et ses choix, laïque avec intelligence, prenant ses décisions démocratiquement, d'une façon légale, et où personne n'a l'arrogance de détenir à lui seul "La" vérité et de faire des procès d'intention aux autres.

C'est la fin des "pharisiens" !

Afin de regrouper nos articles qui vont en ce sens, nous avons ouvert une nouvelle rubrique : " vive l'inter-convictionnel !" (pas moins de 12 messages jusqu'à présent !). Nous vous en souhaitons une bonne lecture
Vendredi 6 juillet 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
La séparation de l’Etat et des acteurs religieux est une nécessité pour tout Etat démocratique du monde entier qui veut se défaire des emprises cléricales. En cela, la France est redevable du combat des francs-maçons et des radicaux contre l’Eglise catholique qui étouffait notre société. Depuis, on respire mieux !

Mais maintenant que cette Eglise catholique romaine ne représente plus un danger et que ses propres membres sont tout à fait acquis à la laïcité, ne serait-il pas temps de passer à une autre étape ?

Au face à face entre Etat et Eglise (qui confisquait la société civile) s’est en effet substitué un autre mode de fonctionnement de l’Etat où celui-ci rencontre les organes constitués (partis politiques, syndicats professionnels, etc.), mais aussi les Ong, les associations à commencer par celles qui sont classées d’utilité publique, etc. Dès lors, la consultation des acteurs religieux, voir même d’une Eglise particulière, entre dans ce cadre d’une concertation nécessaire d’un gouvernement qui veut exercer le pouvoir de connivence avec le peuple (et ses diverses composantes et sensibilités). 

En ce sens, Lionel Jospin avait ainsi inauguré des consultations régulières avec les grandes confessions existantes en France. Le projet de constitution européenne prévoyait aussi la même chose au niveau européen.

Mieux, à l’initiative du Réseau européen Eglises et libertés (mouvance catholique libérale dont fait partie la Fédération des réseaux du Parvis), le Conseil de l'Europe soutient une prochaine conférence à Strasbourg où des associations veulent faire entendre des voix alternatives ne passant plus par le canal obligé des hiérarchies. 

Voir notre article précédent du 16 juin 07 "Vivre ensemble en Europe au sein de sociétés convictionnelles", rubrique "Pour un catholicisme libéral".

Marianne-2007-vue-sur-le-blog-georgepau-langevin--Over-blog.JPGMarianne 2007, vue sur le blog georgepau-langevin, de la plateforme d'Over-blog.

Au-delà des corps constitués (qui ont à garder toute leur importance), c’est bien la société convictionnelle elle même, dans sa partie la plus fluide mais aussi la plus imaginative, qu’il s’agit d’écouter.

Paradoxe de notre société française : dès lors que cette idée d’une laïcité ouverte a été émise plutôt au sein de la Droite, notre Gauche s’érige en défenderesse de la laïcité (" traditionnelle "), alors même que des associations, disons plutôt de Gauche, réclament à juste titre de faire entendre leur alternativité.

Ne serait-il pas plus simple d’admettre que, dans une société civile, les décideurs de toute sorte se doivent d’établir des contacts le plus largement possible afin de tenir compte des diverses sensibilités et de prendre leur décision d’une façon la plus consensuelle possible, bien au-delà de nos divisions héritées du passé. 

Bref, une laïcité souriante, sûre d’elle-même et rassembleuse, et non point ombrageuse et suspicieuse.

Dimanche 1 juillet 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
Colloque international interculturel interconvictionnel. En Europe, riches de nos convictions et de nos cultures différentes, comment vivre ensemble libres, solidaires et responsables ? 


titre
 :
Cohésion sociale dans une Europe multiculturelle, rôle et impact des courants de pensée et des religions

Vous serez notamment invités à débattre des questions suivantes : Comment briser les barrières sociales, convictionnelles et culturelles ? Comment contribuer à la construction d’une Europe cohésive dans le respect de la démocratie et des droits humains ? Quelles valeurs partager, quelles attitudes adopter ?


lieu
:
organisé à Strasbourg avec le soutien du Conseil de l’Europe, par le groupe " G 3 i ", groupe international, interculturel et interconvictionnel.

mercredi 3 octobre 2007 à 20h30 à l’université Marc Bloch, place de l’université, salle Pasteur

jeudi 4 octobre 2007 à 9h au Conseil de l’Europe


inscription
obligatoire et gratuite pour accéder au Conseil de l’Europe, en indiquant nom, adresse postale, courriel et organisme (facultatif) à
droits.libertés.eglises@erenis.fr, ou par courrier à DLE 95 avenue du Maine 75014 Paris ; au plus tard le 15 septembre


organisateurs
: le G3i, regroupe des membres du
 

Gaston-Cr--mieux.jpg
Cercle Gaston Crémieux (association de culture juive),
http://www.cercle-gaston-cremieux.org/


F--d--ration-humaniste-europ--enne.jpg
Fédération humaniste européenne
http://www.humanism.be/fr


Ligue-internationale-de-l-Enseignement-et-de-la-Culture.gif
Ligue internationale de l’enseignement et de la culture
http://www.laligue.org/


Manifeste-des-libert--s.gif
Manifeste des libertés (association de culture musulmane),  "De même que l'Europe n'est pas la seule affaire des Européens, l'Islam n'est pas la chose exclusive des musulmans". Le manifeste date du 17 décembre 04 (AG constitutive tenue à Paris), http://www.manifeste.org/



logo2re.jpg

Réseau européen Eglises et Libertés (associations de convictions chrétiennes),
http://www.european-catholic-people.eu/


Les Actualités unitariennes ont présenté le Réseau européen Eglises et Libertés dans un message du 18 février 07, rubrique "Europe"

Samedi 16 juin 2007
par information du Réseau européen Eglises et Libertés publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander

Je n'ai pas encore compris comment, en France, une victime de l'Inquisition, une martyr chrétienne et une héroïne de notre histoire nationale, se trouve lâchée par une partie de l'opinion française et livrée, une seconde fois, non pas cette fois-ci aux Anglais, mais à un parti d'Extrême droite qui se retrouve le seul, à sa manière, à fêter son nom le 1er mai. Ce n'est guère glorieux pour une opinion qui brade ainsi sa mémoire et son patrimoine. Aurions-nous en France, comme un problème avec notre passé ? Naguère, la Gauche citait volontiers Péguy …

Fort heureusement, les artistes l’aiment. Les cinéastes du moins ont été à la hauteur (voir la filmographie sur le site du Musée de Jeanne d’Arc à Rouen )

 Egalement ce chanteur canadien, Léonard Cohen : Traduction française de Joan of Arc (1971) , texte envoyé au groupe de discussion "Unitariens francophones" par Nicolas Semaille le 2 septembre 2006.

  

La seule effigie de Jeanne d'Arc exécutée de son vivant, par le greffier Clément de Fauquembergue. Registre du Parlement de Paris. Arch. Nat. X 1 A 1481 (reproduit sur le site du Musée de Jeanne d'Arc à Rouen)

" Mardi Xeme jour de May, fu rapporté et dit à Paris ... que dimanche dernier passé les gens du dauphin en grant nombre après plusieurs assaulz estoient entrez dedans la bastide que tenoient Guillaume Glasdal et autres capitaines et gens d'armes anglois... devant la ville d'Orleans....."


"Ô Jeanne, sans sépulcre et sans portrait, Toi qui savais que le tombeau des Héros est le Coeur des Vivants"
André Malraux

 

"Unitariens francophones" est un groupe de discussion sur Yahoo où vous pouvez discuter en toute convivialité et échanger des informations. Parmi moult sujets abordés, nous avions ainsi parlé de Jeanne d'Arc en ce début du mois de septembre 2006. N'hésitez-pas à vous y inscrire.

Jeanne, les flammes l'ont suivie / quand elle chevauchait dans la nuit, / pas de lune pour l'éclairer, / ni personne pour la guider.

Je suis si lasse de la guerre, / j'ai tant envie des travaux de naguère, / d'une longue robe de mariée / pour habiller mon appétit grossier.

Ah, quel plaisir de te l'entendre dire, / je te guettais avec tant d'ardeur, / tu sais bien que je désire, / Jeanne, ta solitude, ta froideur.

Et qui es tu demanda t'elle / à cette voix dans la fumée,

Je suis le feu, voyons, ma belle, / et ton orgueil de glace me fait rêver.

Alors, feu, tiédis ton corps, / je te donne le mien, sois fort. /

Sur ces mots, Jeanne s'est lancée / pour l'épouser à jamais. / Le coeur de braise avait gardé / ta place, Jeanne, de mariée,/ et la noce fut couronnée / de la robe tout noire et brûlée. / Le coeur de braise avait gardé / ta place, Jeanne, de mariée, / elle a compris, c'était son lot, / que pour qu'il brille, elle devait être fagot.

J'ai vu ses cris, vu sa douleur, / j'ai vu la gloire dans ses pleurs. / Je ne sais comment peuvent s'allier / tant de lumière, tant de cruauté.

 

 

Mardi 1 mai 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : vive l'inter-convictionnel ! communauté : Religions en toute liberté recommander
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