« LES ENFANTS DU SILENCE » Une nouvelle association ! Son objet : la défense des droits des enfants de prêtres et
celle du droit des prêtres à se marier. PLEIN JOUR [ndlr - association qui regroupe les femmes mariées à des prêtres ou vivant en concubinage avec] accueille cette nouvelle venue et lui
offre son soutien.
LES ENFANTS DE PRETRES PRENNENT LA PAROLE. On parle souvent des prêtres déchirés entre leur vocation et le besoin de fonder une famille. On parle aussi des compagnes de prêtres
condamnées au silence par des prélats qui les ignorent ou les culpabilisent. On commence à parler des enfants de prêtres, autres oubliés de l’histoire, qui pourront désormais être représentés en
France par cette association.
Sa fondatrice Anne-Marie, est fille d’un prêtre et d’une religieuse qui ont repris leur liberté pour vivre leur amour et
fonder une famille. Mais compte tenu des préjugés de la société, cette situation insolite leur a été une épreuve très dure.
L’amour qui unit le prêtre et sa compagne est condamné par la hiérarchie de l’Eglise ; la sanction est immédiate : le prêtre
doit quitter femme et enfant et les réduire au désespoir, ou quitter son sacerdoce et plonger dans le désarroi. Voilà ce qui résulte de la politique de l’Eglise.
Anne-Marie a perdu ses parents trop tôt pour faire avec eux un travail d’analyse et de cicatrisation. Pendant des années elle
a enquêté et réfléchi sur leur histoire. Son récit va paraitre en 2013. Le prolongement naturel de ce travail se
réalise aujourd’hui dans la création d’une association visant à rassembler les enfants de prêtres et leurs familles et sympathisants.
Certains, encore aujourd’hui, cachent leur situation et n’osent pas parler de leur vie. Cette association veut leur offrir un
cadre de rencontre et d’échanges en toute confidentialité et au besoin des conseils juridiques. Pouvoir parler de son vécu, partager avec d’autres peut favoriser la cicatrisation.
Enfin, participer à la vie de l’association peut contribuer à faire évoluer la position de l’Eglise catholique romaine, la
seule à imposer le célibat aux prêtres. L’opinion publique est déjà largement favorable à ce changement. La liberté de choix permettra d’éviter bien des souffrances. C’est alors que les prêtres
pourront s’épanouir dans leur ministère et leurs enfants vivre leur condition en toute sérénité.
Anne-Marie appelle tous les enfants de prêtres et leurs parents à la rejoindre dans cette association pour faire route
ensemble vers plus de justice et plus d’amour.
« Nous n’avons commis aucune faute, et pourtant, nous et nos familles sommes
marginalisés, alors que nous sommes victimes d’une injustice imposée par le Vatican. Adhérer à l’association « Les Enfants du Silence », c’est faire un petit pas vers le changement. Participer
à l’action de l’association c’est en faire un autre. Et à force de petits pas……. Espérons ce changement ! Mais en attendant, soyons conscients de nos droits, et pour les faire valoir,
redressons la tête » Anne-Marie JARZAC - Résidence du Parc (Sapins B) – 38430 MOIRANS,
courriel (lien).


Le refus romain d’une réforme de l’Eglise nécessaire depuis bien longtemps et l’inaction des évêques non seulement nous
autorisent, mais nous obligent à suivre notre conscience et à agir de notre propre initiative :
Voir une
présentation biographique sur le Journal
abbaye bénédictine Saint-André de Bruges, en Belgique
Vint la Guerre et, en mai 40, la débâche et l’exode. Dans le Midi, je fus
amené à prendre en charge une soixantaine de jeunes Belges échappés des CRAS [lesquels se trouvaient du côté d’Agde], sans moyens d’existence.
Léon
Laclau, dont l’affaire a défrayé la chronique, parle du magnifique couple amoureux qu’il forme avec la douce et ferme Marga, sa compagne venue de la nordique Hollande. Il faut croire que les
tempéraments gascon et hollandais s’accordent bien car le couple résista à un déplacement du père Léon à Nantes, les supérieurs de sa congrégation religieuse voulant lui faire lâcher prise. Mais
c’est l’inverse qui se produisit ! Bref, c’est l’histoire de Tristan et d’Yseut la Blonde qui s’installèrent ni plus ni moins au presbytère en toute innocence de cœur.
Docteur en sociologie, Céline Béraud enseigne à l’Institut
européen en sciences des religions (EPHE). Elle est également membre du Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux (EHESS) où elle consacre ses recherches au catholicisme
contemporain.
Lu sur le site officiel de la ville d'Asson, en Béarn : "Aujourd’hui encore, le chemin secondaire du Piémont draîne de nombreux pèlerins qui font une halte à Asson après un passage obligé
par Lourdes et Bétharram. Au terme de 23 kms et 6 heures de marche, ils peuvent prendre du repos dans un gîte paroissial aménagé à cet effet (contacter le père Léon Laclau au
05.59.71.04.83). Au petit matin ils reprendront leur pérégrination vers Bruges et Arudy en suivant un itinéraire balisé."
La hiérarchie catholique ne semble pas avoir (encore) pris la mesure de
l’évolution des mentalités. Le village d’Asson (au Béarn) refuse en masse que son prêtre soit changé d’affectation : ce dimanche, pas moins de 400 catholiques stationnés en dehors
de l’église faisaient la " grève de la messe ", pour 10 fidèles seulement qui y ont assisté. Il faut préciser que la messe était célébrée par le supérieur de l’ordre religieux qui
venait de décider d’envoyer le père Léon Laclau ni plus ni moins en Côte d’Ivoire (comme si les Ivoiriens avaient encore besoin de missionnaires !).