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Journée internationale d’études Mémoire du catharisme " Le catharisme européen : un mouvement structuré ? ", le 24 mai 2008, au Palais des Congrès, à Mazamet (Tarn , France), organisée par l’Association de valorisation du patrimoine mazamétain (AVPM) avec le soutien de de la Maison des Mémoires de Mazamet.

matinée à partir de 9 h 30 :
* Anne Brenon, archiviste paléographe : Problématique générale : l’exemple de la Rhénanie.
* Annie Cazenave, ingénieur au CNRS : L’Eglise cathare du Toulousain, un maillage transpyrénéen.
* Daniela Müller, professeur d’histoire de l’Eglise à la Faculté de théologie d’Utrecht (Pays-Bas) : Les cathares en pays néerlandais.

12 h 30 : Buffet froid, reprise des travaux à 14 h 30 : 
* David Zbiral, docteur en histoire, Université de Brno (Rép. Tchèque) : Revenir sur les sources : le lien présumé entre catharisme et bogomilisme.
* Ylva Hagman, docteur en histoire des religions : Interrogatio Ioannis, le Secret apporté de Bulgarie par l'évêque Nazaire et la question des filiations entre les Eglises cathares internationales.
* Jean Duvernoy, historien : Retour à St Félix.

17 h 30 : Questions et clôture.
19 h : Repas médiéval.
21 h : Spectacle " Cathare ! ": Revivez l'épopée cathare à travers Raluca, soeur de l'évêque de Constantinople Nicétas, qui arrive en terre occitane pour élever l'enfant qu'elle attend…. ( à l’Espace Apollo)

Informations et réservations, inscriptions avant le 21 mai :
Maison des Mémoires de Mazamet, rue des Casernes, 81200 Mazamet,
tél. 05 63 61 56 56,
contact@maison-memoires.com 
 


En Europe de l’Est, développement des Bogomiles dans la région de Constantinople et en Bosnie.

En 1022, premier bûcher en France pour hérésie avec 12 chanoines d’Orléans.
En 1135-1143 des évêques sont soupçonnés d’hérésie en Rhénanie, à Liège et à Cologne. Les années suivantes, en 1163-1167 des évêques sont qualifiés " d’archi cathares " à Bonn et à Mayence. Au même moment, en 1165, un " évêque de bons hommes ", Sicard Cellerier, est connu en pays albigeois. Le mouvement se développe suffisamment en pays occitan pour qu’en 1167-1170 se tienne une assemblée à Saint-Felix de Laurageais autour de trois évêques ; Sicard Cellerier pour l’Albigeois, Robert d’Epernon venu du Nord de la France et Marc qui vient de Lombardie. Trois nouveaux évêques y seront élus et ordonnés : Géraut Mercier dans le Carcassès, Bernard Raimond dans le Toulousain et Raimond de Caxals dans l’Agenais au val d’Arans.

Au début du siècle suivant (début XIII), alors que les cathares font face en France à la croisade contre eux (déclenchée en 1209), le catharisme se développe en Italie autour de 6 Eglises épiscopales attestées à Concorezzo (Milan), Desenzano (lac de Garde), Florence, Bagnolo (Mantoue), Vicence (Padoue) et au val de Spolète.

Enfin, vers 1225, une nouvelle Eglise se formera en pays de Razès, non loin de la frontière avec l’Aragon, avec Benoît de Terme.

Le n° 7 (février 2007) de nos Cahiers Michel Servet a été consacré aux cathares, avec des textes de Pierre-Jean Ruff et une préface de Michel Jas (ce n° a été mis en ligne dans La Besace des unitariens, rubrique "CMS").

Jeudi 24 avril 2008
par chrétiens unitariens publié dans : les cathares communauté : Religions en toute liberté recommander
Personne n’a jamais prétendu que les protestants étaient cathares ni les cathares des protestants ... Mais parentés et analogies spirituelles sont incontestables, en particulier leur semblable attachement à l’Ecriture, seule autorité en matière de foi, même projet de vivre comme des disciples et envoyés de Jésus, même volonté d’une Eglise plus authentiquement chrétienne ... 

Le pasteur Roger Parmentier a mis sur pied une série de conférences " à deux voix ", avec deux experts des cathares, Anne Brenon, historienne, et Michel Jas, pasteur de l’Eglise réformée de France (ERF) et président de l’association Evangile et Liberté, sur le thème " Cathares et protestants "

à Foix, le mardi 1er avril à 20h 30, à l’Eglise réformée, 6, rue de Verdun

à Toulouse, le mercredi 2 avril à 20h 30, à la salle Mistral, Ostal d’Occiditania, rue des Couteliers

à Mazamet, le mercredi 9 avril à 20h 30, à la Maison des Mémoires, Musée du catharisme

à Paris, le jeudi 16 octobre à 20h 30, au Foyer de l’âme, 7 bis, rue du pasteur Wagner, 11ème (quartier Bastille)

à Bézier, le mardi 21 octobre à 15h, au Temple, 4, rue du Général Thomières

à Montpellier, le mercredi 29 octobre à 20h 30, au Temple, rue Maguelone (près de la gare)

et plus tard dans l’Aude

entrée gratuite, participation aux frais


Minerve, cité cathareundefined


Rituels cathares et archives inquisitoriales montrent que le catharisme a voulu constituer une véritable organisation religieuse, structurée autour de hiérarchies épiscopales, selon le modèle d’Eglises des apôtres, dont elle revendiquent la directe filiation. Leur destruction par l’Inquisition a sans doute représenté pour les " hérétiques " la plus déchirante confirmation qu’ils étaient bien " l’Eglise des doux, des humbles et des persécutés ".

Je vais te dire la raison pour laquelle on nous appelle les hérétiques : c’est que ce monde nous hait. Et il n’est pas étonnant que ce monde nous haïsse (1 Jean 3.13), car il a haï avant nous Notre Seigneur, qu’il a persécuté ainsi que ses apôtres … C’est qu’il y a deux Eglises : l’une fuit et pardonne, l’autre possède et écorche " (Bon homme Pèire Autier, début 14è siècle).

La carte du surgissement de la réforme au 16ème siècle, avant les premières victoires catholiques, concerne beaucoup plus l’actuel " pays cathare " - le Biterrois, l’Aude, les Pyrénées et le Tarn – que l’implantation protestante telle que nous la connaissons aujourd’hui. Le souvenir des cathares peut être posé comme un des motifs régionaux de la Réforme.

Et voici les propos d’un huguenot du 16è également persécuté " Ô pauvre Eglise [ndlr : celle que les catholique appelaient la Religion prétendue réformée] … Vraiment cette parole t’es proprement due, en tant qu’elle contient tout ton patrimoine, à savoir cette parole par laquelle, par la foi et assurance que tu as en icelle, en pauvreté, qui te répute très riche ; en malheureuté, bienheureuse ; en solitude, bien accompagnée ; en doute, acertainée ; en périls, assurée ; en tourments, allégée ; en reproches, honorée ; en adversité, prospère ; en maladie, saine ; en mort, vivifiée " (Olivétan, cousin de Calvin).

Dans leur n° 7, les Cahiers Michel Servet ont présenté un " spécial cathares " avec des textes du pasteur Pierre-Jean Ruff et une préface du pasteur Michel Jas ; à voir dans La Besace des unitariens, rubrique "Cahiers Michel Servet".
Mardi 18 mars 2008
par information Roger Parmentier publié dans : les cathares communauté : Religions en toute liberté recommander

La chaire placée à gauche du grand portail est le plus vieil élément de la Collégiale, tout ayant été détruit à la fin du seizième siècle lors des Guerres de Religion. Elle a été construite par un sculpteur bourguignon Pierre Noirot, mort en 1630 à Montréal. Le panneau central en bois sculpté représente le Christ Roi, et, de part et d'autre, les évangélistes : Mathieu, Marc, Luc et Jean. La cuve est supportée par un aigle doré aux ailes déployées et six corps de serpents à la tête d'hydre.




La chronique de Guillaume de Puylaurens raconte ainsi l'évènement qui eut lieu en 1202

" Parmi les multiples disputes qui eurent lieu avec les hérétiques en divers endroits, l'une des plus solennelles eut lieu à Montréal où furent présents nos champions et le vénérable Pierre de Castello novo légat, son collègue Maître Radulfus, pour sa partie ainsi que plusieurs autres boni viri, et pour l'autre partie, l'hérésiarque Arnaldus Othonis, Guilhabertus de Castris, Benedictus de Termino, Poncius Iordani et beaucoup d'autres dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie, l'an du Seigneur 1207.

 

On disputa par le moyen d'écrits durant plusieurs jours devant des arbitres élus par les parties, à savoir, Bernardo de Villanoua et Bernardo de Arcens, chevaliers, et Bernardo Goti et Arnaldo Riberiae, bourgeois, auxquels les parties remirent leurs écrits. Le fondement de la dispute fut pour la partie des hérétiques qu'Arnaldus Othonis accusa l'Église romaine défendue par l'évêque Oxomensis (d'Osma) d'être ni la sainte Église, ni l'épouse du Christ mais l'Église du diable et la doctrine des démons, et d'être la Babylone que Jean dans l'Apocalypse accuse en tant que "mère des fornications et des abominations, ivre du sang des saints et des martyrs de Jésus-Christ ", dont l'ordination n'est ni sainte ni bonne ni instituée par le Seigneur Jésus-Christ disant que jamais le Christ ni les apôtres n'avaient ordonné ou installé l'ordre de la Messe comme elle est ordonnée aujourd'hui.

 

Pour prouver le contraire, l'évêque se présenta avec les autorités du Nouveau Testament. Quelle douleur que parmi des chrétiens l'état de l'Église et de la foi catholique se fut avili au point d'être obligé de remettre au jugement de laïcs l'examen de tant d'outrages.

 

Les mêmes parties apportèrent donc les écrits aux laïcs susdits, qui reçurent d'elles l'autorité de juger, et ils refusèrent de délibérer et se séparèrent sans avoir achevé l'affaire. Pour moi, bien des années après, je demandai au seigneur Bernardum de Villanoua ce qu'on avait fait des écrits susdits, ou si la dispute avait été conclue. Il me répondit que rien n'avait été conclu, car les écrits furent perdus à l'arrivée des croisés, quand tous s'enfuirent de ce castrum et des autres. Il dit que cependant cent­cinquante hérétiques environ se convertirent à la foi après avoir compris ce qui avait été dit. Pour moi, je soupçonne que quelques-uns de ses collègues qui étaient favorables aux hérétiques les avaient supprimés... "

 

C’était deux ans avant que les Croisés traversent et soumettent le Midi, et passent par Montréal vidé de ses habitants lors du siège de Carcassonne...

" L’Eglise cathare avait connu à Montréal le plus grand succès de son histoire. Elle avait obtenu de l’Eglise catholique une discussion publique sur un pied d’égalité, et elle avait à son tour et pour la première fois depuis le Xe siècle mis officiellement son adversaire en accusation, en s’adressant à un légat, Pierre de Castelnau, dont l’irénisme ne semble pas avoir été la qualité majeure. Cette attitude de provocation peut paraître étrange, alors que la Croisade commençait à être suggérée depuis le début du siècle et en tout cas depuis 1204" Jean Duvernoy.

 

La mairie de Montréal d’Aude organise le mardi matin 2 octobre (rendez-vous à 10 heures devant la Mairie) une cérémonie commémorative avec une introduction par Jean Louis Gasc (Association les Compagnons de Partage), la lecture de l’épisode dit " Colloque de Montréal " d’après la chronique de Guillaume De Puylaurens, une mention des différentes sources documentaires de l’épisode par Michel Jas, un exposé d’Anne Brenon " Montréal avant le déclenchement de la Croisade ", suivi d’un verre de l’amitié et de chants des troubadours Virginie et Rodolphe Kowal.

 

Information transmise aux Actualités unitariennes par le pasteur Michel Jas.

Jeudi 9 août 2007
par information Michel Jas publié dans : les cathares communauté : Religions en toute liberté recommander

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le château de Roquefixade sur son éperon rocheux ; le donjon est daté des XIII° -XIV° siècles


L’Association du château de Roquefixade organise chaque année, sur la place du village, en contrebas du célèbre château cathare qui, à l’est de Foix, (entre Foix et Lavelanet) contrôlait l’accès au pays d’Olmes, des " disputatio ". 

Ce mois d’août, nous en seront à la troisième année de cette manifestation avec, comme débatteurs, un pasteur protestant (Bernard Bordes, pasteur au Mas d'Azil), un évêque catholique (Mgr Marcel Perrier, évêque de Palmiers), et un philosophe cathare (Yves Maris). Patrick Lasseube, maire de Saint-Lys et président de l’association organisatrice du débat, sera dans le rôle de modérateur.

Cela se passera le samedi 4 août à 15 heures, sur le thème " Dogmes et liberté de conscience dans les religions chrétiennes ".

Information transmise au groupe de discussion " Unitariens francophones " par Hassan Aslafy

L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et le réseau de la Correspondance unitarienne ont publié un Cahiers Michel Servet (n° 7, février 2007) consacré à la théologie cathares (voir la rubrique de La Besace des unitariens consacrée à cette série).

Jeudi 2 août 2007
par information Hassan Aslafy publié dans : les cathares communauté : Religions en toute liberté recommander
    Programme du Colloque "Mémoire du catharisme" qui aura lieu à Mazamet  les samedi 12 et dimanche 13 mai sous la présidence de Michel Grandjean, professeur d'histoire du christianisme à l'université de Genève. Voir notre "Agenda à l'usage des unitariens et des sympathisants" (cliquer sur la catégorie "agenda").

 Samedi 12 mai

 

*9h45: Ouverture du colloque - Michel Grandjean, professeur d’histoire des religions à l’Université de Genève.  *10h: Introduction méthodologique: pistes, embûches et perspectives d'une approche critique du catharisme - Anne Brenon, archiviste paléographe

 

 La dénonciation de l’hérésie

 

 *10h45: Les conceptions des hérésiologues du 2e au 5e siècles, d’Irénée de Lyon à St Augustin - Daniela Müller, professeur d’histoire de l’Église à la Faculté de théologie d’Utrecht (Pays-Bas)

 

 *11h30: Les sources bénédictines et les écrits de Hildegarde de Bingen - Beverly Kienzle, professeur à l’université d’Harvard, Divinty School

 

 *Reprise à 14h: Les hétérodoxes d’Asie mineure d'après Euthyme de la Péribleptos (début XIe s) - Ylva Hagman, professeur de l’université de  Linköping (Suède)

 

 *14h45: Les polémistes anti-cathares du 13e siècle - Georges Passerat, professeur d’histoire médiévale à la Faculté de théologie de Toulouse.

 

 L’hérésie telle qu’en ses livres

 

 *15h30: L’hérésie dans l’histoire comme éternité embourbée - Roland Poupin, pasteur de l’église réformée de France à Antibes, Cagnes-sur-mer et Vence

 

 *16h15: Jésus-Christ dans les rituels cathares - Enrico Riparelli, théologien et   historien (Italie)

 

 *17h Mémoire protestante et manuscrits occitans perdus - Michel Jas, pasteur de l’église réformée à Montpellier

 

 Les apports de l’archéologie

 

 *21h: Le contexte socioculturel du catharisme d’après les sources archéologiques: l’exemple de Cabaret - Marie-Elise Gardel, archéologue médiéviste (Aude)

 

 *21h30: L’exemple de Montségur - Michel Barrère, archéologue

 

 

 Les sources inquisitoriales

 

 *9h45: L’itinéraire de la répression: controverse doctrinale, enquête policière et procès d’Inquisition - Annie Cazenave, ingénieur CNRS

 

 *10h30: Discours du témoin et de l’inquisiteur dans les dépositions d’Inquisition, l’exemple du Carcassès - Julien Roche, archiviste-paléographe, conservateur de bibliothèque.

 

 *11h15: Les registres d’Inquisition et l’historiographie des familles languedociennes -  Gwendoline Hancke, docteur en histoire

 

 *Reprise à 14h: L’étude du catharisme en Catalogne et ses problèmes - Carles Gascon Chopo, historien, université nationale d’enseignement à distance (Espagne)

 

Ré-écritures modernes

 

 *14h45: Le catharisme dans l’historiographie protestante - Jean Duvernoy,  historien

 

 *15h30: La réécriture de l’histoire du catharisme à l’époque contemporaine - René Soula, docteur en anthropologie historique

 

 Synthèse et clôture par le président vers 16 h 15. Apéritif de clôture avec déambulation dans le village médiéval d’Hautpoul.

 *22h: Illustration archéologique de l’impact de la lutte contre le catharisme sur un castrum au 13e siècle: Montaillou - Jean-Paul Cazes, CCS Patrimoine, chercheur CNRS - Université  Toulouse - Le Mirail

 

 Dimanche 13 mai -  Petit-déjeuner promenade dans l’exposition « Mémoire du Catharisme Occitan » à la Maison des Mémoires pour les intervenants

Vendredi 9 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les cathares recommander

 

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et le réseau francophone de la Correspondance unitarienne ont lancé une série, en novembre 2004, pour publier des documents, des cours didactiques, des actes de journée(s) ou de colloque, des débats ou dossiers thématiques, etc. Ce sont "Les Cahiers Michel Servet". Avec son septième numéro qui vient de sortir, la qualité de ses auteurs (articles de Pierre-Jean Ruff et une préface de Michel Jas, président de l'association Evangile et Liberté, ainsi que l'intérêt du sujet  (le fil d'Ariane qui court des écrits johanniques au catharisme), cette série prend son rythme de croisière. L'exemplaire est vendu à 5 euros (frais d'envoi inclus pour 1 exemplaire),  chèques à l'ordre de l'AFCU, à commander auprès de Jean-Claude Barbier, Résidence "Les Saules", bât. C1, avenue du Maréchal Juin, 33170 Gradignan. tél. 05 40 32 56 12, courriel : correspondance.unitarienne@wanadoo.fr  

la cité de Minerve (capitale du Minervois, dans le département de l'Hérault) où 180 cathares furent brûlés vifs le 12 juillet 1210.

n° 07 - février 2007 - Des origines du christianisme aux cathares, et des cathares à nous, par Pierre-Jean Ruff, 16 p. + 4 de couv., VIENT DE PARAÎTRE
préface de Michel Jas ; textes de Pierre-Jean Ruff : I - L’évangile de Jean et le johannisme, II - Le christianisme gnostique, III - Le dualisme, IV - Les Eglises cathares et leur clergé, V - Lignes dominantes de la théologie cathare, VI - Le message des cathares pour aujourd’hui, VII - regard de foi sur le catharisme. Avec en plus des dates repères de l'histoire du catharisme, des notes de lectures de Michel Jas, et les bibliographies des travaux de Pierre-Jean Ruff et de Michel Jas.

Voir nos articles antérieurs en date du 13 février : "Nouveautés cathares" et "Les cathares à Montpellier"

La Besace des unitariens tient à jour la liste de ces "cahiers" http://labesacedesunitariens.over-blog.com

Vendredi 23 février 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : les cathares recommander

LES CATHARES A MONTPELLIER par Michel Jas

" L’étude de l’hérésie cathare est particulièrement ardue car les sources relatives au Moyen Age sont parcellaires et souvent opaques. Une grande partie des registres de l’Inquisition ont disparu. Pour les registres conservés, en l’état ou recopiés, il est paradoxal de constater que le catharisme est aujourd’hui connu grâce à ces sources qui ont voulu le faire disparaître. Michel Jas est un érudit qui cherche une éventuelle présence cathare, là où on ne s’y attend pas, avec des discutions qui entraînent parfois dans un enchaînement de faits et nous amènent sur des terrains vierges et inconnus où de nouvelles questions se posent sans cesse : est-il raisonnable de continuer à penser que Montpellier fut un pur foyer de l’orthodoxie, quand on sait qu’il y eut un tribunal inquisitorial trois ans avant celui de Carcassonne ? Ceci laisse supposer qu’il y avait au moins un soupçon sur la présence d’hérétiques à Montpellier, ou tout au moins dans sa région. Quelles sont les limites géographiques du catharisme dans le Bas-Languedoc et quelle est sa zone réelle d’influence ? Michel Jas pense que l’incertitude est au cœur de l’étude historique en général et médiévale en particulier, et que le chercheur doit cheminer dans les probabilités du vraisemblable. " Extrait de la préface de Valdo Pellegrin

SOMMAIRE : - Préface  - Introduction : L’indémontrable dans la chose historique L’enracinement : - Montpellier au Moyen Age - Ruptures théologiques et occitanes - Montpellier peu ou pas cathare. L’espace : - L’expansion discutée de l’hérésie - Oïl ou Oc : l’esprit de la Croisade - Saint-Denis : qu’es aquo ? L’enjeu : - " La raison " contre le dualisme - Alain de Montpellier contre les cathares - Prédication à Saint-Firmin . Des signes ou des restes : - Une inquisition méconnue - Hérétiques tardifs près du golfe du Lion - Une Béguine bizarre chemin de Lattes. Et au-delà - Ré appropriation protestante - La nuance et l’arbitraire - Conclusion

Michel Jas est passionné par les minorités ethniques et religieuses ; après avoir été pasteur à Nîmes, Toulouse et Perpignan, il exerce à Montpellier depuis 2002. Il est l’auteur de " Braises cathares, Filiation secrète à l’heure de la Réforme ".

BULLETIN DE SOUSCRIPTION A RETOURNER A INSTITUT D’ETUDES OCCITANES

 

 

 

 En précisant son : Nom et prénom / Adresse / Code postal et ville / Tel

I.E.O. Languedoc, BP 60011, 14, av. Etienne D’Orves, 34501 Béziers Cedex, tél. 04 67 31 18 91, courriel ieo.lengadoc@9business.fr,

Commande au prix de souscription 13 Euros franco de port, au lieu de 15 Euros à parution frais de port en sus

Mardi 13 février 2007
par Michel Jas publié dans : les cathares recommander

Jacques Berlioz (sous la dir.) Le Pays Cathare, Les religions médiévales et leurs expressions méridionales, Point Histoire éd. Seuil, Paris 2000.

Anne Brenon, Les Archipels Cathares, Dissidence chrétienne dans l’Europe médiévale, Préface de Jean Duvernoy, Dire éditions, Cahors 2000.

 

Le Languedoc connaît au Moyen Age une prodigieuse effervescence religieuse. Le catharisme s'y enracine, et des mouvements évangéliques - vaudois, béguins - s'y montrent actifs et entreprenants. La mémoire musulmane est présente dans l'imaginaire. Le judaïsme est d'une grande vitalité et la culture "folklorique " reste vivace. Une liturgie particulière et des pratiques de dévotion originales, notamment autour des relations avec l'au-delà, s'imposent. Un dense réseau monastique s'établit. En Languedoc s'exerce aussi la réplique de l'Église officielle à l'hérésie par saint Dominique et les Prêcheurs, la croisade et l'inquisition. Présenter et analyser les croyances et les pratiques religieuses du Midi médiéval dans leur diversité dans leurs enjeux doctrinaux, politiques et sociaux, telle est l'ambition de l’ouvrage, sous la direction de Jacques Berlioz, dû à une équipe internationale d'historiens et d'historiennes.

Anne Brenon, archiviste paléographe et diplômée en Sciences Religieuses de l'École des Hautes Études, ancienne conservateur du Centre National d’Etudes Cathares, a rassemblé dans le second ouvrage (elle a participé aussi au premier) un grand nombre de ses textes fondamentaux de la plus haute tenue scientifique jusque-là dispersés. C'est une somme absolue, indispensable à tous ceux qui veulent aujourd'hui connaître et comprendre ces " Bons Chrétiens " que furent les cathares, mais aussi les racines profondes de la plus célèbre des hérésies médiévales. Alimenté et augmenté par les ressources de la recherche moderne, cet ouvrage fait avec autorité, et pour longtemps, le tour de la question.

Notre avis : Le premier de ces ouvrages a le mérite de conjuguer format de poche chez un éditeur connu (donc un prix...) et très bon niveau de tout ce qui est traité avec des extraits précieux et références utiles. Mais celui-ci ne se penche sur le catharisme qu’en partie. Ce qui peut tromper le lecteur accroché par une photo du château de Puilaurens et le titre " Pays Cathare "(cf. le programme de développement attaché au département de l’Aude, d’où ce titre...) Si de véritable pays cathare il avait été question, c’est à dire de la question de l’expansion réelle de l’hérésie au Moyen Age, j’aurais aimé que l’on parlât d’Orthous près de Quissac, ou du cimetière de Pataran près de de Codognan... Pour la présence des musulmans, je regrette que le chapitre " Islam, judaïsme,"superstitions" " ait omis leurs traces à Montpellier à une époque tardive : allusions aux sarrasins qui ne doivent pas devenir baïle sur les terres de GuilhemV, et découverte des pierres tombales d’un cimetière musulman à Montpellier ... Ce qui est écrit au sujet des vaudois, ainsi que des relations entre juifs et cathares mérite notre attention. Donc à lire, mais pas uniquement.Le deuxième ouvrage est un gros livre qui se dévore comme un gros gâteau!.. Il répondra aux questions dogmatiques que tout chrétien et particulièrement le lecteur protestant se pose au sujet du catharisme.

Anne Brenon écrit de façon limpide. Son style me fait penser à celui du professeur André Gounelle : le lecteur est rendu savant de façon naturelle, sans inutile effort !..

La séried’articles qu’elle a écrits et qui sont ici rassemblés, témoins de 15 ans de recherches érudites, se lisent avec passion : " les peurs de l’An Mil ", " le faux problème du dualisme absolu ", " l’Eglise du St Esprit ", " les ultra-chrétiens ", et seront, à mon point de vue, profitables à beaucoup d’un point de vue théologique et historique certes, mais aussi œcuménique et surtout spirituel... Michel Jas *

* Michel Jas est pasteur de l'ERF à Montpellier et président de l'Association Evangile et Liberté

A paraître très prochainement dans la série des Cahiers Michel Servet (publiés par l'AFCU et diffusés par la Correspondance unitarienne au prix de 5 euros l'exemplaire) un n° sur le gnosticisme chrétien et les cathares avec des textes de Pierre-Jean Ruff (pasteur de l'ERF) et une préface de Michel Jas (16 p. + couverture).

Mardi 13 février 2007
par Michel Jas publié dans : les cathares recommander
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