Colloque organisé par l’Association de Valorisation du Patrimoine
Mazamétain (AVPM) les 15, 16 et 17 mai 2009, sur le thème : "1209-2009, le catharisme: une histoire à pacifier ?" sous la présidence de Jean-Claude Hélas, maître de conférences honoraire, Université Paul Valéry, Montpellier III, au Palais des Congrès,
Mazamet (Tarn).
cathares menées par les démons, vues par l'Inquisition
Informations et réservations :
Maison des Mémoires de Mazamet, rue des casernes - 81200 Mazamet, tél. 05 63 61 56 56, contact@maison-memoires.com
Frais d'inscription : quelle que soit la durée de participation, adulte: 5€, gratuit pour étudiant et chômeur. Repas du vendredi midi au dimanche midi à 10 € (20 € pour le samedi soir). Spectacle du samedi soir : adulte 15 €, participants au colloque 10 €
Les inscriptions sont à envoyer avant le 11 mai 2009 par courrier, téléphone ou mail, accompagnées de votre
règlement libellé à l’ordre de l’AVPM.
Programme :
Vendredi 15 mai 2009 - La construction de l'hérésie
9h30 - 12h30
David Zbiral, docteur en histoire, Université Masaryk de
Brno : La Charte de Niquinta et le rassemblement à Saint-Félix.
Etat de la question.
Pilar Jiménez, chercheur associé CNRS-UMR 5136 Framespa, Université
Toulouse 2 Le Mirail : Retour sur la construction historiographique
des origines orientales du catharisme.
Travis Stevens, Harvard Divinity School
: Innocent III et la rhétorique contre
l'hérésie.
Franco Morenzoni, professeur d'Histoire médiévale, Université de Genève : Hérésies et hérétiques dans la prédication parisienne de la première moitié du XIIIe
siècle.
14h - 16h
Marjolaine Raguin, doctorante en Langue et Littérature médiévale occitane à l'Université Paul
Valéry - Montpellier III : Hérésie et hérétiques dans la Chanson de Guilhem de Tudela.
Thomas Butler, ancien professeur de langues et littératures slaves, Universités de
Wisconsin et Harvard : Les "Chrétiens" bosniaques : origines, croyances et influence socio-politique du XIIIe au XVe siècle.
Lidia Denkova, professeur, Département de
philosophie et sociologie, Nouvelle Université Bulgare, Sofia : Origine et originalité de l'hérésie, "retrocendum ad principia magis communia".
16 h - 18h, 1ère Table ronde
Beverly Kienzle, professeur, Harvard Divinity School, Guy Lobrichon, professeur, Université d'Avignon et les intervenants
présents.
Samedi 16 mai, Théologie, ecclésiologie et sociologie
9h30 - 12h30
Daniela Müller, professeur d'Histoire de l'Eglise, Université de Nimègue :
Poser la question de vérité comme tâche historienne. Y eut-il une Eglise cathare
?
Francesco Zambon, professeur de Philologie romane à l'Université de Trente : D'où vient l'interprétation cathare de la Bible ? Les paraboles évangéliques de la brebis et de la drachme perdues.
Nataliya
Dulnyeva, docteur en Histoire, Université de Lviv et Andrèi Pechenkine, département d'Etudes religieuses, Université de Tula : Les fondements de la lecture cathare du prologue de l'Evangile de
Jean.
Ylva Hagman, docteur en Histoire des religions, Université de Linköping :" La Brevis summula contre herrores notatos heretichorum " et le point de vue des Eglises cathares concernant les différentes sortes
d'esprits.
14h - 16h
Roland Poupin, docteur en théologie et philosophie, pasteur de l’Eglise réformée de France à
Antibes : A
propos des tuniques d’oubli.
Carles Gascon Chopo, doctorant en Histoire médiévale, UNED Madrid : Sur la présence cathare en Val
d'Aran.
Gwendoline Hancke, docteur en Histoire, Université de Poitiers : Le faidit, l'épouse et la concubine : le destin ordinaire d'une famille lauragaise entre hérésie, croisade et
Inquisition.
16 h - 18h 2ème Table ronde
Daniela Müller, Ruben van Luijk, Francesco Zambon et les intervenants présents.
Dimanche 17 mai, Causes et conditions de la disparition du
catharisme
9h30 - 12h30
Jean Duvernoy, historien : Jourdain de Saissac
Claudine Pailhès, archiviste paléographe,
conservateur en chef des Archives de France – AD 09 : Les comtes de
Foix face à l’hérésie.
Anne Brenon, archiviste paléographe, conservateur en chef honoraire des Archives de France : L'effritement des
bases sociales du catharisme au contexte des bouleversements
du XIIIe siècle : l'exemple de la Montagne noire.
Annie Cazenave, Ingénieur CNRS : " Genus hereticorum".
14 h - 17h
Galia Valtchinova, directeur de recherche à l'Académie bulgare des Sciences :
Dissidences religieuses médiévales et identités modernes dans les Balkans : usage du bogomilisme en Bulgarie et Bosnie.
Table ronde finale avec Julien Roche, Archiviste paléographe
conservateur des bibliothèques, Université Lille I et les intervenants présents
Synthèse et conclusions par le président, Jean-Claude Hélas.
Samedi 16 Mai à 21 h 30 à l’Espace Apollo.
Spectacle Cathares ! Avec la Compagnie "Les Pas Tentés",
Revivez l'épopée cathare à travers Raluca, sœur de l'évêque de Constantinople Nicétas, qui arrive en terre occitane pour élever l'enfant qu'elle attend ...


La chaire placée
à gauche du grand portail est le plus vieil élément de la Collégiale, tout ayant été détruit à la fin du seizième siècle lors des Guerres de Religion. Elle a été construite par un sculpteur
bourguignon Pierre Noirot, mort en 1630 à Montréal. Le panneau central en bois sculpté représente le Christ Roi, et, de part et d'autre, les évangélistes : Mathieu, Marc, Luc et Jean. La cuve est
supportée par un aigle doré aux ailes déployées et six corps de serpents à la tête d'hydre.
critique
du catharisme - Anne Brenon, archiviste paléographe
" L’étude de l’hérésie cathare est particulièrement ardue car les sources relatives au Moyen Age sont parcellaires et souvent
opaques. Une grande partie des registres de l’Inquisition ont disparu. Pour les registres conservés, en l’état ou recopiés, il est paradoxal de constater que le catharisme est aujourd’hui connu
grâce à ces sources qui ont voulu le faire disparaître. Michel Jas est un érudit qui cherche une éventuelle présence cathare, là où on ne s’y attend pas, avec des discutions qui entraînent
parfois dans un enchaînement de faits et nous amènent sur des terrains vierges et inconnus où de nouvelles questions se posent sans cesse : est-il raisonnable de continuer à penser que
Montpellier fut un pur foyer de l’orthodoxie, quand on sait qu’il y eut un tribunal inquisitorial trois ans avant celui de Carcassonne ? Ceci laisse supposer qu’il y avait au moins un
soupçon sur la présence d’hérétiques à Montpellier, ou tout au moins dans sa région. Quelles sont les limites géographiques du catharisme dans le Bas-Languedoc et quelle est sa zone réelle
d’influence ? Michel Jas pense que l’incertitude est au cœur de l’étude historique en général et médiévale en particulier, et que le chercheur doit cheminer dans les probabilités du
vraisemblable. " Extrait de la préface de Valdo Pellegrin
Le Languedoc connaît au Moyen Age une prodigieuse effervescence religieuse. Le catharisme s'y enracine, et des
mouvements évangéliques - vaudois, béguins - s'y montrent actifs et entreprenants. La mémoire musulmane est présente dans l'imaginaire. Le judaïsme est d'une grande vitalité et la culture
"folklorique " reste vivace. Une liturgie particulière et des pratiques de dévotion originales, notamment autour des relations avec l'au-delà, s'imposent. Un dense réseau monastique s'établit. En
Languedoc s'exerce aussi la réplique de l'Église officielle à l'hérésie par saint Dominique et les Prêcheurs, la croisade et l'inquisition. Présenter et analyser les croyances et les pratiques
religieuses du Midi médiéval dans leur diversité dans leurs enjeux doctrinaux, politiques et sociaux, telle est l'ambition de l’ouvrage, sous la direction de Jacques Berlioz, dû à une équipe
internationale d'historiens et d'historiennes.