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Nous vous conseillons de visiter le site du "Collectif Algérie pour la défense des croyants autres que musulmans en Algérie", lequel est bien documenté et laisse place aux réactions des visiteurs, et de signer la pétition qu'il présente.
http://collectifalgerie.free.fr/fr/

Halte aux génocides des cultures et des religions.
L'Humanité, c'est la richesse de sa diversité.
Défendons les minorités qui sont menacées.
Démocratie et laïcité
y compris pour les pays qui ont une religion officielle ou en position dominante.

Mercredi 23 avril 2008
par chrétiens unitariens publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

Peut-on rester silencieux devant l'épuration ethnico-religieuse engagée contre eux par les islamistes ?

Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax-Christi France *

Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, section française

Jean-Claude Petit, vice-président de la Fédération française de la presse catholique et président du réseau chrétien de la Méditerranée

Laurent Larcher, journaliste à " La Croix " et membre de la délégation de Pax Christi en Irak.

© Le Monde du mardi 25 mars 2008
 

Pax-Christi est le Mouvement catholique international pour la paix né en France en 1945 présent dans plus de 60 pays. Organisation non-gouvernementale auprès de l'UNESCO, l'ONU, la Commission des Droits de l'Homme à Genève et le Conseil de l'Europe, Pax-Christi joue un rôle moteur dans la recherche de solutions aux conflits. En 1983, il a reçu le prix " Education à la Paix " décerné par l'UNESCO.



Mais que se passe-t-il ? Que nous arrive-t-il ? Pourquoi sommes-nous si sourds, si aveugles, si indifférents au sort des chrétiens irakiens ? Notre société si prompte à commémorer les crimes d'hier n'a-t-elle rien à dire pour les crimes du jour ? Ou bien notre silence serait-il le reflet de notre perplexité pour cet Orient compliqué où il n'y aurait que des Arabes et des Persans qui s'entre-tuent depuis la nuit des temps ?


Serait-ce la spécificité des victimes - des chrétiens - qui explique notre désintérêt ? Défendre un chrétien, cela sent sa croisade ou sa guerre des civilisations. D'autant qu'en Irak, tout le monde souffre : chiites, sunnites, Kurdes, Turkmènes ... Dans cette mosaïque de désolation, les chrétiens sont moins de 3 % ! Rien ou presque au regard des grands enjeux géopolitiques ?

Soyons sérieux. Si notre ferveur pour la commémoration ne nous oblige pas devant le présent, elle n'est que comédie. Si nous baissons les bras devant la complexité du Moyen-Orient, alors nous nous condamnons à vivre dans un monde sans horizon, borné par notre courte vue. Ou peut-être pensons-nous que les Etats-Unis, qui se sont lancés dans cette guerre (presque) seuls et contre tous, doivent assumer les conséquences de leur choix déraisonnable : à eux de trouver les solutions pour que tous les Irakiens puissent vivre enfin en paix et en sécurité. La France n'a rien à voir avec le bourbier irakien. Et puis nous avons tant à faire : chez nous d'abord, en Afrique ensuite ...

Mais voilà ! Les chrétiens irakiens frappent à notre porte, nous appellent à l'aide, sollicitent notre attention, notre bienveillance, notre amitié, notre soutien, notre solidarité. Et ils le font, ces ignorants, ces innocents... auprès de nous, chrétiens de France, et au-delà peuple de France, et au-delà encore peuples d'Europe. Allez en Irak, rendez-vous au Kurdistan, arrêtez-vous chez les réfugiés irakiens au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Turquie, écoutez-les ! Vous verrez : nous y sommes attendus, reçus, acclamés. La délégation conduite par Pax-Christi en février en a fait l'expérience : des villages entiers se retrouvaient sur la place, dans leurs églises.

Ils applaudissaient cette première délégation de chrétiens étrangers venus leur rendre visite depuis mars 2003. Partout, le même accueil, la même joie et le même cri. " On nous intimide, on nous menace, on nous rançonne, on nous enlève, on nous tue parce que nous sommes chrétiens ", " Vous êtes des cafards, des traîtres, des impies ! ", " Convertissez- vous ou partez ! ", " Le Coran ou la mort ! ", tous les témoignages convergent. Des fondamentalistes musulmans, pour des raisons qui mêlent une perception dévoyée de la religion et de la politique et le crime organisé, sont responsables d'une épuration ethnico-religieuse. Le gouvernement irakien, les forces alliées se révèlent impuissantes face à cette tragédie humaine.

Pourtant, l'affaire est grave : la moitié des chrétiens, estimés à 700 000 avant la guerre, ont quitté leur domicile, 187 000 se sont réfugiés dans les pays voisins. Ceux qui restent risquent tous les jours leur vie. Personne n'est épargné : enfants, femmes, vieillards, laïcs et religieux. On ne compte plus les églises touchées par des attentats à la voiture piégée. La faculté de théologie, de philosophie et le séminaire de Bagdad ont été déplacés à Erbil, au Kurdistan. Le séminaire de Mossoul est fermé. Plus de 20 000 familles déplacées ont trouvé refuge au Kurdistan.

Cette explosion de haine est une tragédie pour le christianisme oriental présent sur ces terres depuis le Ier siècle de notre ère, dépositaire d'une richesse inouïe sur le plan spirituel, liturgique, intellectuel, gardien de traditions multiséculaires. C'est la trace du christianisme des premiers temps qui disparaît entre le Tigre et l'Euphrate. C'est aussi une perte effarante pour le christianisme occidental. Les mafias politico-islamistes sont en train d'arracher le poumon gauche de l'Eglise universelle. Sans l'Orient, le christianisme est amputé de sa plus profonde et plus durable source évangélique et biblique.

Mais ce n'est pas tout. Le sort des chrétiens orientaux concerne aussi le monde musulman. La perte de cette minorité serait une catastrophe pour l'islam. Elle le condamnerait à un entre-soi suicidaire. Si par malheur le projet des fondamentalistes aboutissait, quel témoignage de tolérance, de fraternité, de paix serait encore donné ?

En 1860, Abd El-Kader s'était levé à Damas contre les extrémistes qui voulaient en finir avec les chrétiens. Qui, dans le monde musulman, se lèvera pour renouveler ce beau geste ? L'islam, religion de la paix et de la tolérance, peut-il accepter que l'on tue des hommes, des chrétiens en son nom ? Fort heureusement, un message, comme celui du prince de Jordanie Hassan Bin Talal, longtemps président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, invitant les musulmans du monde entier à dire leur amitié aux chrétiens d'Irak et leur soutien à l'archevêque enlevé et depuis assassiné à Mossoul, nous laisse remplis d'espoir.

Enfin, ce n'est pas le moins important, ce drame a aussi une répercussion universelle. La fin des chrétiens d'Irak, et demain peut-être de ceux du Liban, de Palestine, de Syrie ou d'Egypte, signifierait que le dialogue des cultures n'est plus possible, que les communautarismes ethniques et religieux l'emportent sur l'universalisme, que le vivre-ensemble mondial dans la diversité de nos civilisations que, croyants et incroyants, nous essayons de construire, n'est qu'un leurre. Chrétiens, juifs, musulmans, hommes de bonne volonté, nous n'avons pas le droit de nous taire.

Ce texte a été transmis aux Actualités unitariennes par Philippe de Briey

Ghaleb Bencheikh, présentateur de l'émission islam du dimanche matin à France 2 :  " La fin des chrétiens d'Irak, et demain peut-être de ceux du Liban, de Palestine, de Syrie ou d'Egypte, signifierait que le dialogue des cultures n'est plus possible, que les communautarismes ethniques et religieux l'emportent sur l'universalisme, que le vivre-ensemble mondial dans la diversité de nos civilisations que, croyants et incroyants, nous essayons de construire, n'est qu'un leurre. Chrétiens, juifs, musulmans, hommes de bonne volonté, nous n'avons pas le droit de nous taire".


Jeudi 3 avril 2008
par Pax-Christi publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

dans le cadre de son cycle consacré à Jérusalem, la Cité de la Musique présente : "La Passion selon les Eglises orientales" : Soeur Marie Keyrouz en concert, jeudi 10 avril à 20 h à la Cité de la Musique, Paris.

Originaire du Liban, l’un des grands carrefours de rencontres de l’Orient et de l’Occident, Sœur Marie Keyrouz, incarne parfaitement la synthèse de la spiritualité méditerranéenne.

Accompagnée de son Ensemble de la Paix, composé de musiciens et de chanteurs chrétiens et musulmans, elle a publié au cours de ces dernières années nombre d’albums, salués par la critique unanime et devenus pour beaucoup des classiques. Le répertoire de Soeur Marie Keyrouz et l’Ensemble de la Paix est composé de messages de paix, d’élévation, de passion, d’offrande et de remerciement à Dieu.

Lamentations baroques, avec
Salomé Haller soprano - Adolphe Attia voix - Ensemble Pulcinella - Ophélie Gaillard violoncelle, direction.

Jérusalem, ville sainte détruite en 587, a été l’objet de célèbres déplorations (les Lamentations de Jérémie), avant d’être chantée sur le même texte (les " leçons de ténèbres ") par d’innombrables musiciens baroques à l’occasion de la semaine sainte. Le parallèle était en effet délibéré entre la passion d’un Christ sacrifié et la chute de la ville sainte.

Tarif 29 € en 1er catégorie, 24 € en 2e catégorie,

 

Réservations : tél. 01 44 84 44 84 
www.cite-musique.fr

Cité de la musique - 221 avenue Jean Jaurès 75019 Paris,  M° Porte de Pantin (ligne 5)

Jeudi 3 avril 2008
par Oeuvre d'Orient publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

Fondée en 1856 par des laïcs, professeurs à la Sorbonne, l’Oeuvre d’Orient est une association catholique de bienfaisance régie par la loi de 1901 et placée sous la protection de l’archevêque de Paris. Les dons donnent droit à une réduction fiscale. L’aide va à des établissements scolaires, de soins et à des bourses d’études aux futurs prêtres et religieux, ainsi qu’aux centres de formation des catéchistes.

Son appel : " Les chrétiens de France au service des chrétiens d’Orient ".

L’association intervient en Ukraine, en Arménie, au Liban, en Israël et dans les pays musulmans du Moyen-Orient, jusqu’en Inde et en Ethiopie.

Dans plusieurs pays musulmans du Moyen-Orient, des églises sont attaquées, des prêtres et des évêques pris en otage et tués, des chrétiens menacés physiquement et écartés des responsabilités publiques ; les discriminations communautaires sont flagrantes et  la liberté religieuse remise quotidiennement en cause.

Œuvre d’Orient publie un bulletin trimestriel qui est une source d’information régulière sur la situation des chrétiens et des Eglises d’Orient ainsi que sur l’évolution des projets entrepris. Des spécialistes des religions et de l’Orient, journalistes ou hommes et femmes de terrain vous livrent leurs réflexions, analyses et témoignages. Et nous vous rendons compte de nos activités.

Au sommaire du n° 750, de janvier-février-mars 2008 :

I - Edito - Un nouveau départ par Mgr Brizard

II - Les Eglises syriaques - 6ème partie, par Harald Suermann

III - Les Arméniens d’Ispahan : un aperçu historique et ethnographique -4ème partie par Anne-Sophie Vivier-Muresan

IV - La laïcité est-elle possible en Egypte ? par Mgr Michel Chafik Youssef

V - Informations

VI - Vie des Eglises d’Orient

Ukraine : nouvel exarchat gréco-catholique à Lutsk

Les sœurs de St Joseph de Lyon : 100 ans de préence en Egypte

Mgr Sabbah : la paix est possible

VII - Témoignages oecuméniques 

VIII- Courrier : Egypte, Erythrée, Irak, Liban

IX - A lire

L'abonnement annuel est de 5 € incluant les frais d’envoi ; il comprend 4 numéros du bulletin par an et 4 lettres d’information. Il peut se faire en ligne ou par courrier à l’Oeuvre d’Orient - 20 rue du Regard 75278 Paris cedex 06

Abonnez-vous, faites un don, aidez les chrétiens d’Orient
avec l'Oeuvre d'Orient,
http://www.œuvre-orient.fr 

Jeudi 3 avril 2008
par Oeuvre d'Orient publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander


article de Yazid Haddar, publié dans le quotidien algérien El Watan, le 31 mars 2008

" Pas de contrainte en religion. " Coran (Il, 256).


A-t-on le droit d’adhérer à une religion différente de nos parents ? Oui.
Peut-on imposer à une personne de se convertir à une religion ? Non.
Doit-on laisser les autres religions exercer leur culte ? Oui.

Les autres religions font-elles partie de notre patrimoine identitaire ? Oui.

Il y a tant d’autres questions que les Algériens doivent en poser, car c’est l’avenir de notre pays qui est en jeu. L’ordonnance n° 06-08 du 28 février 2006 adoptée le 20 mars 2006, qui fixe les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulmans, est une loi injuste et ne trouve guère sa place dans le monde civilisé.

Je me suis déjà exprimé à propos de cette loi que je trouve rétrograde et qui ne correspond pas à l’image d’un pays en pleine effervescence économique. En outre, cette loi ne respecte pas les normes d’une République moderne. J’espérais que notre Etat parvienne à protéger la liberté des consciences au lieu de les limiter à une seule conscience. N’est-ce pas là un retour à l’esprit totalitaire ? Les gouverneurs doivent intégrer dans leur pensée que nous sommes dans une République et non pas un royaume, que nous sommes des citoyens et non pas des sujets ! La citoyenneté est basée sur le respect des droits et devoirs de chacun.

Cependant, la religion se situe au niveau individuel, c’est à l’individu de choisir une liberté, une conscience qui lui correspond. Et l’Etat doit être le garant de cette diversité 2 (article 36 " La liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables "). Le mouvement national émane du modèle républicain français et est nourri par ses valeurs comme la laïcité, l’Etat de droit, la justice sociale, etc., (le fondateur du PPA, père du mouvement national, était influencé par Mustafa Kemal, fondateur de la Turquie moderne " 1923 - 1938 "). Cependant, la pratique démocratique est difficilement compatible avec la problématique de l’identité (religieuse) se définissant par les frontières qui séparent de l’autre.

La campagne politico-médiatique, en considérant toute question comme une agression et toute réponse comme une riposte, me semble exagérée et infondée. S’attaquer à une minorité qui ne représente même pas 1% de la population algérienne ne constitue qu’une provocation gratuite. Cette minorité représente-t-elle un danger pour le pays ? Porte-t-elle un message de haine et d’intolérance ?

Ce qui me gène dans cette question, c’est l’infantilisation du peuple algérien : on choisit à sa place. Depuis un siècle et demi, les Algériens étaient sous la domination coloniale française. Ils n’avaient guère songé à renoncer à leur religion (même les harkis sont restés fidèles à leur religion qui fait partie de leur identité). Cela dit, ceux qui ont opté pour d’autres formes de croyance et d’incroyance aiment leur pays comme tout le monde. Ils sont fiers d’appartenir à la nation algérienne et sont parfois plus chauvins que ceux qui se réclament les gardiens du temple " de l’identité nationale ". Cette campagne médiatique est menée à la manière d’Al-Jazeera : chaque jour, nous avons droit à un article sur la communauté chrétienne algérienne vivant en Algérie ou ailleurs. Ce n’est qu’une alimentation de l’idéologie et de la pensée répandue, adoptée par ceux qui croient aux chocs des civilisations !

Tant mieux, s’il existe dans ce pays des personnes qui pensent et croient différemment, car si tout le monde pense de la même façon, personne ne pense, comme dit le philosophe. Nous sommes très loin du cas des pays d’Orient où chaque religion est importante.

La présence chrétienne en Algérie ne date pas d’aujourd’hui, elle fait partie de l’histoire de notre nation. Des noms célèbres de l’Eglise ont marqué l’histoire de cette dernière. Doit-on nier cette partie de nous ? Doit-on l’extirper de nos manuels scolaires, de nos têtes pour satisfaire une minorité qui ne parvient pas à regarder et à assumer toutes les racines historiques de cette partie du monde. Pendant la guerre de Libération, combien de prêtres ont-ils pris position pour l’indépendance de notre pays ? A-t-on oublié le combat mené par le " Témoignage Chrétien " contre la torture en Algérie ? Chrétiens et communistes du monde ont participé de près ou de loin à l’indépendance de notre pays. On se souvient du cardinal Duval, le père Clavier, le père Scotto, des sept moines sauvagement assassinés et tant d’autres qui ont donné leur vie pour nous et notre pays. Ils aiment notre pays, ils ont épousé nos traditions, notre langue. Ils étaient là (ils sont toujours) avec nous pendant la décennie noire, en assurant les bibliothèques, des espaces de culture, alors que les autochtones quittaient le pays.

Ce ne sont pas le père Pierre Wallez, qui célèbre une messe pour une fête de Noël pour les chrétiens émigrants, ni le centre social où travaille le père Jan Heufi (qui a consacré sa vie aux sourds et muets algériens) qui vont déstabiliser le pays.

Imaginons qu’une communauté musulmane, vivant clandestinement dans un pays européen, célèbre la prière de l’Aïd et que les autorités de ce pays emprisonnent l’imam pour prosélytisme. Quelle serait la réaction des musulmans du monde ?

On parle beaucoup de la tolérance et on crie à l’injustice, lorsque les autres touchent à nos libertés, mais qu’en est-il de nous ? La liberté du culte chez nous régresse et cette intolérance pousse des Algériens à l’exil. Il serait préférable de canaliser l’énergie gaspillée pour semer la peur de l’autre, afin de construire un Etat de droit et développer la modernisation de notre société. Comme l’a écrit Lahouari Addi, " le plus urgent n’est pas de définir aujourd’hui les fondements culturels de la nation ; il est plutôt de la doter d’institutions représentatives des individus et des groupes sociaux qui la constituent sociologiquement et qui eux-mêmes construiront à travers le temps les fondements culturels. La culture n’est pas seulement une mémoire collective, elle est surtout une pratique vivante en perpétuel devenir ".

Dans le préambule de la Constitution algérienne, on trouve que la Constitution est au-dessus de tout, elle est la loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs, protège la règle du libre choix du peuple et confère la légitimité à l’exercice des pouvoirs.


Mardi 1 avril 2008
par Yazid Haddar publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

     Nous sommes des femmes et des hommes porteurs des valeurs de la laïcité et du partage dans un monde commun.

Liés par nos histoires singulières, et de différentes manières, à l’islam, ayant pris la mesure des graves crises qui le traversent, nous avons décidé de nous mobiliser pour créer les conditions politiques et intellectuelles d’une culture de la liberté. Espace d’une civilisation hétérogène, irréductible au seul fait religieux et aux seuls musulmans, l’islam est aujourd’hui, et pour quelque temps encore, un lieu qui cristallise dans le monde globalisé nombre de ses périls : fascisme identitaire et emprise totalitaire, guerres civiles et coloniales, despotismes et dictatures, inégalité et injustice, haine de soi et haine de l’autre, au milieu de violences politiques, religieuses et économiques extrêmes.

À ces forces de destruction, dont ce lieu est à la fois la source et la cible, nous voulons nous opposer par une action publique, ouverte à toute personne, sans distinction de naissance ou d’appartenance, qui souscrit aux engagements que nous considérons comme nécessaires, afin d’ouvrir un nouvel horizon à l’espoir.

     Si le principe général de ces engagements est que la démocratie est l’institution du politique, nous savons que sa réalisation ne peut se décréter, ni être imposée par des expéditions militaires, mais résulte d’une action transformatrice critique et inventive. Elle doit toucher les structures internes de l’islam et modifier les rapports à ses bords géopolitiques. D’une manière non exhaustive, nous soutenons que cette action doit viser, en priorité, à libérer la pensée et la politique de la théologie, libération dont l’État laïque est l’expression institutionnelle ; à affirmer l’égalité de droit et de fait des femmes et des hommes, qui, dans la situation actuelle de l’Islam, constitue le passage obligé pour tout processus laïque et démocratique ; à lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ; à combattre les discriminations qui affectent les minorités identifiées par leur culture, leur religion, ou leur orientation sexuelle.

     Dans ce contexte, les migrants et leurs enfants représentent un enjeu de premier plan, en tant qu’ils forment l’élément par lequel s’imbriquent les civilisations et s’incarne la chance d’un avenir démocratique partagé. Se porter à la hauteur de cette responsabilité implique une mobilisation plus résolue contre les processus de relégation, de discrimination et de fragilisation politique dont ils sont l’objet. L’absence d’analyse critique de l’histoire coloniale pèse encore sur leur devenir.

     Notre but est de favoriser l’expression des forces de résistance, pour combattre partout l’islamisme totalitaire et les États despotiques qui, conjointement, oppriment les femmes et les hommes dans le monde musulman. Convaincre les gouvernements démocratiques de renoncer à la stratégie du double langage et de la démocratie ajournée en est le corollaire. Leur engagement réel pour la paix dans les zones de conflit et de violence politique est la condition de leur crédibilité. Notre action, à vocation transnationale, vise à développer et à soutenir les expériences de la liberté dans tous les domaines de la pensée, des arts et des savoirs.

     Paris, le 17 décembre 2004.

Toute personne qui souhaite adhérer à l’Association du Manifeste des libertés devra souscrire à ce texte, qui en est l’acte de fondation (par l’assemblée générale constitutive du 17 décembre 2004). Cet acte vient dans le prolongement du débat qui a eu lieu depuis la publication du Manifeste des libertés, le 16 février 2004, en tant qu’expression d’une volonté de résistance contre l’entreprise mortifère prétendant, " au nom de l’islam ", imposer un ordre totalitaire. Plus de 1700 personnes ont signé le Manifeste des libertés.


Pour information et contact : Association du Manifeste des libertés (AML),
manifeste@manifeste.org

Mardi 1 avril 2008
par le Manifeste des libertés publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

Communiqué du Manifeste des libertés : " Notre solidarité avec les chrétiens d’Algérie ", Paris, le 27 mars 2008.

Des médias dignes de foi font état d’un climat de harcèlement et de pressions sur les Eglises chrétiennes, tant catholiques que protestantes, à travers tout le territoire.

La loi du 28 février 2006, régissant les " conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulmans ", a pour objectif premier d’assurer " la tolérance et le respect entre les différentes religions ". Les restrictions qui l’accompagnent ne visent que " les activités illégales des évangéliques néo-conservateurs développant un prosélytisme agressif ". Aujourd’hui, ces restrictions sont étendues aux membres des autres Eglises, dont le comportement ne peut être assimilé à du " prosélytisme ".

Outre les difficultés de tous ordres auxquelles sont confrontées les communautés évangéliques récemment constituées, on rapporte :

* l’expulsion, en 2005, d’une vingtaine d’étudiants africains qui avaient participé à une rencontre biblique à Tizi-Ouzou ;

* la radiation de l’Education nationale pour " prosélytisme " d’un directeur d’école et d’un instituteur, citoyens algériens de confession chrétienne, en décembre 2007 ;

* les tracasseries administratives pour les visas d’entrée des responsables de congrégations religieuses engagées dans le pays, ou pour leurs remplacements ;

* la condamnation, le 30 janvier 2008, par le tribunal de Maghnia, du Père Pierre Wallez, du diocèse d’Oran, à un an de prison avec sursis pour avoir prié, un mois plus tôt, le lendemain de Noël, avec un petit groupe de migrants clandestins subsahariens " hors d’un lieu de culte " ;

* la condamnation, par ce même tribunal, à deux ans de prison ferme, d’un médecin algérien accompagnant le Père Wallez : il est accusé d’avoir exercé la médecine hors du centre public de soins dont il a la charge, en faisant usage du matériel du centre ;

* l’expulsion – suspendue, depuis – du pasteur Hugh Johnson, ancien président de l’Eglise protestante d’Algérie, où il réside depuis quarante-cinq ans, et de quatre volontaires brésiliens de la communauté Salam.

Ces mesures qui nous préoccupent au plus haut point sont la marque d’une idéologie rétrograde et obscurantiste, empêchant l’exercice des libertés individuelles de conscience, de culte et d’expression, que garantit la Constitution.

Peut-on oublier qu’à la tête de l’Eglise d’Algérie, monseigneur Duval fut l’une des premières personnalités à condamner publiquement la torture pratiquée par l’armée française, et que de nombreux réseaux chrétiens ont soutenu activement la lutte du peuple algérien pour son indépendance ? Faut-il rappeler le prix que l’Eglise a encore payé durant les années 1990 pour ses relations d’amitié et de partage, avec l’assassinat de dix-neuf de ses membres, dont monseigneur Claverie, évêque d’Oran, et les sept moines de Tibéhirine. Comment ignorer qu’aujourd’hui encore, loin de tout prosélytisme, elle reste " Eglise de la rencontre ".

L’Algérie doit redevenir un pays d’accueil et de fraternité pour tous ceux qui y vivent, et ne pas céder au climat d’islamisme rampant dont de tels agissements sont les symptômes.

Nous assurons les chrétiens d’Algérie de notre sympathie et de notre solidarité, et demandons aux autorités de mettre fin à la campagne de harcèlement à leur égard.


Pour information et contact : Association du Manifeste des libertés (AML),
manifeste@manifeste.org

Ce texte nous a été transmis par Jean Riedinger, responsable de l’Observatoire chrétien de la laïcité (OCL), instance à laquelle adhèrent plusieurs mouvements de la Fédération des réseaux des parvis
.

Mardi 1 avril 2008
par le Manifeste des libertés publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander
L'un des maîtres spirituels musulmans le mieux connu en Occident est, bien sûr, Jalaluddin Rumi (1207-1273), mystique et poète dont les disciples étaient chrétiens, juifs aussi bien que musulmans. On trouve dans le Munaqib al-Arifin * (les Actes des Adeptes) d'Aflaki l'histoire du marchand persan qui était en quête de la sagesse et devant lequel Rumi opéra une étonnante démonstration.

James W. Redhouse, Legends of the Sufis, Kingston (Surrey, Angleterre), 1965 ; réimpression de l'édition de 1881 du Munaeibal-Arifinde Aflaki (Les Actes des Adeptes).


Cet homme originaire de Tabriz vint à Konya (alors appelé Roum), en Turquie d'Asie, à la recherche d'un enseignement spirituel. Il apportait avec lui une offrande de cinquante dinars. Aflaki poursuit :


Lorsqu'ils arrivèrent au collège, Jelal (Rumi) était seul, dans la salle de conférence, plongé dans l'étude de quelques livres. Tous le saluèrent et le marchand se sentit comme subjugué à la vue du maître ; il fondit en larmes et ne put dire un mot. Jelal s'adressa alors à lui en ces termes :

" Les cinquante dinars que tu as apportés en offrande sont acceptés ... Les pertes que tu as subies, et qui te préoccupent, sont dues au fait qu'un jour, alors que tu te trouvais dans le pays des Francs occidentaux, tu t'es rendu sur la place d'une certaine ville : là, tu as vu un pauvre, un Farangi (Européen), l'un des plus grands parmi les saints chéris de Dieu, allongé dans un coin du marché. Lorsque tu es passé, tu as craché sur lui et tu as montré de la répulsion, Son coeur fut blessé par ton geste et ta conduite. De là viennent les épreuves qui t'ont affligé. Va, fais la paix avec lui, demande-lui pardon et transmets-lui notre salut. "

A ces mots, le marchand fut pétrifié. Jelal lui demanda alors :

" Veux-tu que nous te le montrions ? " Sur ces mots, il posa la main sur le mur et dit au marchand de bien regarder. Instantanément, une porte s'ouvrit dans la muraille et le marchand aperçut alors cet homme endormi sur une place du marché, en Europe. A cette vue, il baissa la tête et déchira ses vêtements, s'éloignant de la sainte présence dans un état de stupeur. Il se souvint de tous ces événements comme s'il s'était agi de faits.

Il commença aussitôt ses préparatifs et se mit en route sans tarder vers la ville en question. Quand il l'eut atteinte, il s'enquit du quartier où il désirait se rendre, et de l'homme qu'il avait offensé.

Il le trouva endormi, tel que Jelal le lui avait montré. Le marchand descendit de sa monture, et salua le derviche * Farangi prostré sur le sol, qui s'adressa immédiatement à lui en ces termes : " Que faire ? Notre Maître Jelal ne me laisse pas faire ; j'aurais tant voulu te faire voir le pouvoir de Dieu et te faire connaître qui je suis. Mais maintenant, approche ! "
* l'Européen en question se révèle être lui aussi un adepte de Jelal !

Le derviche Farangi attira le marchand sur son coeur, l'embrassa à plusieurs reprises sur les deux joues, puis il ajouta : " Regarde maintenant. Puisses-tu voir mon Seigneur et Maître, mon Guide spirituel, et être témoin d'un prodige. "

Le marchand regarda et il vit le Maître Jelal transporté par la danse et la musique sacrées il chantait cet hymne : " Son royaume est vaste et pur; chacun y trouvera sa juste place ; Que tu sois cormaline, rubis, motte de terre ou caillou sur Sa montagne Si tu crois, Il te cherche ; si tu ne crois pas, Il te purifie dans la joie. Sois à volonté ici un fidèle Abu-Bekr *, et là un Farangi "

* Abu-Bekr, compagnon du Prophète, symbolise ici celui qui observe fidèlement les pratiques de la tendance majoritaire de l'islam, la sunna. Certains ont affirmé que le "derviche franc" n'était autre que Raymond Lulle de Majorque, dont les écrits témoignent qu'il approuvait les Soufis.


Extrait de : Idries Shah, L’éléphant dans le noir, Le courrier du livre 1980,
ISBN 2-7029-0103-4


Texte lu sur le site de Jean-Claude Flornoy "Les tarots de Marseille".

Lundi 31 mars 2008
par Aflaki publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

 

Hammasa Kohistani

En 2005, cette jeune femme se fait remarquer en devenant, à 18 ans, la première femme musulmane à être couronnée Miss Angleterre. Elle est capable de s’exprimer dans six langues différentes dont le farsi, le russe et le français. Née en Ouzbékistan de parents afghans obligés de fuir leur pays, elle a ensuite émigré au Royaume-Uni avec sa famille.

Elle a alors été confrontée à de très fortes pressions de la part de la communauté musulmane qui ne voulait pas qu'elle participe pas au concours de Miss Angleterre; et même après avoir remporté le titre, elle a continué à recevoir des menaces de mort.

Déterminée à ne pas se laisser impressionner, Hammasa Kohistani est une militante active en faveur de la tolérance religieuse. Elle est depuis retournée sur les bancs de l’université du Uxbridge College, où elle entend achever ses études portant sur les médias, la littérature, les sciences politiques et la sociologie !

lu ce jour sur le site de Yahoo

Lundi 31 mars 2008
par Yahoo publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander
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Oussama ben Laden vu en vidéo

AFP - Jeudi 20 mars, 00h23 WASHINGTON (AFP) - "Oussama ben Laden a averti mercredi l'Europe qu'elle devrait "rendre des comptes" pour les caricatures du prophète Mahomet publiées dans des quotidiens danois, selon un message attribué au chef du réseau Al-Qaïda par la société américaine SITE.

Le centre spécialisé dans la surveillance des sites islamistes SITE Intelligence Group avait annoncé peu avant qu'un nouveau message du chef d'Al-Qaïda allait être diffusé et qu'il serait intitulé: +La réponse sera ce que vous voyez, pas ce que vous entendez+".

Dix-sept journaux danois ont publié mi-février, au nom de la liberté d'expression et en signe de solidarité, une caricature du prophète Mahomet réalisée par un dessinateur visé par un projet d'attentat déjoué par la police.

Le dessin en question --la tête du prophète coiffée d'un turban en forme de bombe à la mèche allumée-- est l'une des 12 caricatures de Mahomet qui avaient provoqué une vague de colère et de violence dans le monde musulman en janvier et février 2006 (...)".

Connaissez vous la violence (non spirituelle !) dans les Ecritures dites saintes ? eh bien allez-y-voir ! par exemple sur le site personnel de Michel Benoît son articleSarkozy, la Bible et le Coran ".
C’est édifiant ! Heureusement qu'il y a d'autres passages plus beaux !

Que les éditeurs de nos bibles et corans veuillent bien mettre en préface un avertissement à leurs lecteurs comme quoi il ne faut surtout pas prendre à la lettre certains passages qui ne sont plus de mode aujourd’hui et manifestement en violation des droits humains les plus élémentaires.

Robert Redeker
, vous savez, ce philosophe toulousain qui avait dit, certes sans diplomatie aucune, qu’il fallait lire directement le Coran dans le texte !

Jeudi 20 mars 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander
Dès qu’on parle de sacré, de tradition, de religion, de Dieu qui a dit que, Dame Raison est priée de s’éclipser et l’esprit critique de baisser la garde, si bien que tout est permis aux envoyés de Dieu ! Dans ces conditions, la surenchère aidant (en religion comme en politique), des dévots bornés en intelligence des textes mais malins dans la manipulation des âmes connaissent le succès avec des discours aberrants, anachroniques, fanatiques (à commencer par le niveau de l’oral).


Il est également de bon ton, à l’heure de l’œcuménisme et de l’inter religieux de respecter les fêtes, les us et coutumes des autres corpus religieux. Comme par exemple en ce moment, la fête du mouton des musulmans.


Or de quoi s’agit-il précisément ?


undefinedle sacrifice d'Abraham (version chrétienne)

Muhammad a récupéré de la Bible cette histoire d’Abraham où celui-ci, ayant entendu l’injonction divine d’aller sacrifier son fils unique n’hésite pas une seconde à passer aux actes (eh oui ! ne doit-on pas offrir les prémices à Dieu). Le Coran accentue la " soumission " en faisant du fils une victime consentante.

Le père : " Mon enfant je me suis vu en rêve t’égorger. Examine quel parti prendre "

Le fils : " Père, faites ce dont vous avez reçu commandement. Vous me trouverez, si Dieu veut, patient entre tous "

Ayant ainsi tous deux manifesté leur soumission, il le jeta à terre sur la tempe " (sourate XXXVII, 102-103).


En droit moderne, cela s’appelle ni plus ni moins un appel au meurtre de la part de Dieu, un passage à l’acte pour Abraham (mais qui bénéficiera peut-être, après examen par les psychiatres, d’une non-responsabilité du fait de délire religieux), et un abus de confiance vis-à-vis d’un fils benêt qui est encore sous influence de ses parents.


En fait, l’histoire – biblique dans ses origines (Genèse, 22, 1-18) – est tout simplement un récit mythique, tiré des traditions hébraïques de la région d’Hébron, qui fonde l’interdiction pour les nomades Hébreux qui sont en cours de sédentarisation dans les villages cananéens d’imiter ces citadins qui pratiquaient les sacrifices humains. Yahvé, au dernier moment, désigne un bélier qui s’était empêtré les cornes dans un buisson … C’est un bel happy end. 


Désormais, il nous faut sacrifier nos amis les bêtes et non plus nos frères humains ! La leçon est claire et nette.


Mais nos braves dévots des religions abrahamiques lisent le récit au premier degré, comme si Dieu parlait en direct aux hommes, ou du moins à certains d’entre eux, comme si Abraham était une figure historique ayant réellement existée, comme si les genres littéraires de la Bible s’uniformisaient tous en devenant autant de " paroles de Dieu ", comme si les exégètes modernes avaient salivé en vain.


Car c’est ainsi que la grande majorité des croyants apprennent à lire leurs écritures dites sacrées et que les clergés, même lorsqu’ils ont fait des études modernes, continuent d’enseigner afin que leurs ouailles, argumentent-ils avec une bonne dose d'hypocrisie, ne perdent pas la foi. Comme quoi tous les moyens sont bons pour entretenir la crédulité (la " soumission ") des fidèles.


Comment peut-on célébrer un Dieu pervers qui ne cesse d’asticoter * ses créatures en leur envoyant des épidémies, des catastrophes climatiques, des hordes d’ennemies pour les massacrer ? Comment peut-on parler de foi à propos d’un meurtre (ou du moins, en terme juridique car l’intention y était, d’une tentative de), d’un infanticide, d’un acte de fanatisme religieux ?

* en langage religieux bcbg on dit " éprouver " " sonder les cœurs et les reins " ; le Dieu révélé par le Coran précise à propos de l’histoire précédente " Ce n’était là qu’épreuve d’élucidation ", (traduction Jacques Berque, sourate citée, verset 106). Grand merci au Dieu pédagogue des monothéismes de prendre la patience de nous rectifier ainsi !


Ne célébrons pas n’importe quoi ! que ce soit pour nos fêtes traditionnelles, religieuses ou politiques. Exigeons que ces fêtes aient du sens, fassent sens au sein de nos sociétés démocratiques où le partage entre identités et la contribution à l’universel sont encouragés.

Jeudi 20 décembre 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

"Controverse autour de Ben Laden dans un festival d'art à Sydney"

1902623017-un-tableau-representant-ben-laden-cree-la-polemique-en-australie.jpgSYDNEY (Agence Reuters, jeudi 30 août 07) - Deux oeuvres montrant Oussama ben Laden dans une pose christique et la Vierge Marie vêtue d'une burqa, présentées à l'école des Beaux-Arts de Sydney dans le cadre d'un prestigieux festival d'art religieux, suscitent la polémique en Australie.

Signées respectivement Priscilla Bracks et Luke Sullivan, ces créations, en lice pour l'attribution du Blake Prize, ont même donné lieu à une réaction indignée du Premier ministre : "Le choix de telles oeuvres est gratuitement offensant pour les croyances de nombreux Australiens", a ainsi déploré John Howard dans un entretien publié jeudi par le Daily Telegraph.

"J'accepte la liberté artistique, mais je trouve cette toile mauvaise, extrêmement mauvaise", a quant à lui réagi Kevin Rudd, chef de file de l'opposition, évoquant l'oeuvre qui montre le fondateur d'Al Qaïda.

Au nom du jury, le révérend Rod Pattenden a rappelé que les créations sélectionnées visaient en premier lieu à susciter le débat sur la spiritualité. "Tout comme présenter Oussama ben Laden dans une pose christique, montrer le Christ sous les traits d'un anglo-saxon blanc est malséant ; il devait ressembler davantage à Oussama ben Laden qu'à un Européen", a-t-il souligné.


A l’exemple du protestantisme libéral, le libéralisme théologique (qui s’applique à tout corpus religieux) exerce une réflexion critique des dogmes, des credo et de nos représentations bien anthropomorphiques de Dieu. En aucun point, il ne saurait être assimilé à du laxisme et à une perte de points de repère et de valeurs. 

Or, pour certains, voulant sans doute appliquer à la lettre la prophétie du Livre d’Isaïe concernant l’heureuse cohabitation des grands fauves et de nos paisibles animaux domestiques, ce libéralisme est vécu comme un accueil à tout … au grand tout azimut ! 

Sans doute en est-il ainsi de ce bien bon révérend australien qui serait capable d’accueillir une représentation d’Hitler en enfant de chœur après celle de Ben Laden en Jésus saint-sulpicien. 

A la raison humaine, capable de tout justifier à coup d’arguments, il convient d’ajouter le bon sens ; ce qui donne le raisonnable (et non plus seulement le rationnel !).

Vendredi 31 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'islam recommander
Samarra--la-mosqu--e-chiite-Askari.gifEn février 2006, un attentat à la bombe avait détruit le célèbre dôme d'or du sanctuaire chiite, la mosquée Al-Askari à Samarra, ville située à 125 km au nord de Bagdad. Ce mercredi 13 juin, une explosion a détruit ce qu'il en restait, à savoir les minarets.  Un revêtement de mosaïque turquoise (visible à gauche de la photo) revêtait la porte d'entrée.
Jeudi 14 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander

Nous nous réjouissons (fort bruyamment) de l’acquittement ce jeudi 22 mars de l’hebdomadaire Charlie Hebdo dans l’affaire des " caricatures de Mahomet ". Lors du procès tenu les 7 et 8 février, la représentante du Parquet avait requis la relaxe. L’hebdomadaire avait reçu l’appui du ministre de l’Intérieur et des cultes, ainsi que de diverses personnalités politiques.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a accepté le verdict et ne fera pas appel. Par contre, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui donne dans le voile et pas forcément dans la dentelle, persiste et signe. Il y aura donc appel. La Ligue islamique mondiale s’était elle aussi portée partie civile.

Charlie Hebdo, édition spéciale du 7 février 2007, le jour du procès

 

Pour plus d'information voir Le Monde du 22 mars, et celui du 23 mars,

 

Il est grand temps de distinguer l’islam (la très grande majorité des musulmans pratiquent leur religion avec vertu, moralité et courtoisie envers autrui) et les islamistes qui ne sont qu’un courant (heureusement) très minoritaire et mélangeant allègrement religion et politique. Voir notre " vocabulaire religieux " sur le blog de l’AFCU (" les ismes, les iques et les istes ", http://afcu.over-blog.org).

Il est bon que les démocrates défendent avec vigilance les valeurs de laïcité lorsqu’elles sont menacées par des communautarismes discriminants, des emprises cléricales, religieuses ou sectaires, des mouvements théocrates, des partis politiques accompagnés de milices, des financements occultes ou étrangers.

L’unitarisme est très attaché à la liberté religieuse et aux relations inter-religieuses et inter-convictionnelles, encore faut-il que les acteurs religieux de tout bord se situent en démocratie, respectent les autres et ne pratiquent pas un prosélytisme intempestive, s’abstiennent de tout impérialisme culturel et religieux, et abandonnent les prescriptions fussent-elles " sacrées " lorsqu'elles sont manifestement contraires aux valeurs humaines.

A l’invitation d’un Michel Servet (1511-1563), depuis la Réforme protestante anti-trinitaire du XVIème siècle, les unitariens n’ont eu de cesse de " revisiter " le corpus chrétien qui était le leur en y exerçant leur raison, en tenant compte du progrès des connaissances grâce aux sciences, en " déconstruisant " dogmes et mythes qui étaient pris au sens littéral.

Nous invitons ainsi les autres confessions chrétiennes et les autres religions à faire de même et à ne plus trimbaler derrière elles des archaïsmes religieux dont certains confondent l’identité (tout à fait légitime) et la discrimination (inacceptable en démocratie), par exemple entre hommes et femmes, entre croyants et non croyants, entre ceux qui ont la Vérité et ceux qui ne l’auraient pas, entre les candidats au paradis et ceux qui seraient voués à l’enfer …

En démocratie, il n’y a pas de religion " officielle ", " supérieure ", " seule vraie " ou " meilleure que les autres ", encore moins " seule divine ", mais toute simplement le choix d’une religion qu’on aime et qui nous convient. A chacun de pratiquer sa religion avec intelligence et joie, afin qu’elle lui ouvre le cœur par la prière et les louanges à Dieu et l’attention extrême portée à autrui et à la Création.

Samedi 24 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : l'islam communauté : Religions en toute liberté recommander
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