La Bolivie (capitale La Paz) a connu des dictatures militaires de 1964 à 1982. Durant cette
période, des personnes ayant un engagement syndical ou politique ont disparu. Aujourd’hui, des familles demandent à l’Armée des informations, les dépouilles des défunts et leurs effets
personnels, ainsi que l’accès aux archives. Trois femmes mènent une grève de la faim depuis déjà un mois.
Eva Morales, l’actuel président, est au pouvoir depuis le 22 janvier 2006. Il est d’origine
amérindienne et mène une politique qui se veut progressiste, mais il n'a pas encore donné suite à ces revendications.
Parmi ces femmes, Olga Flores Bedregal, unitarienne-universaliste et qui est bien connue de cette mouvance car participant régulièrement aux rencontres de l’International
Councils of Unitarians and Universalists (ICUU), à droite sur les photos. Son frère Carlos Bedregal Flores a disparu en 1980.
Jusqu’à présent, la presse française n’a pas encore fait part de cette action alors que la vie de ces 3 femmes est très sérieusement en danger. Pour le suivi de cette grève de la faim, lien
Sur le site de l’International Convocation Unitarian Universalist Women (ICUUW), vous pourrez
trouver des adresses utiles ainsi que des modèles de lettre en anglais et en espagnol à envoyer aux autorités boliviennes et inter-américaines.
Additif du 11 juin 09 :
En mon nom personnel, j'ai écrit à l'ambassade de France à La Paz. J'ai reçu un message d'Olga me disant qu'elles avaient cessé leur grève afin de ne pas mettre leur santé en danger. Elles
ont du être hospitalisées afin de pouvoir récupérer. Le président bolivien n'a pas bronché. Elles entendent bien entendu continuer leur action sous d'autres formes.
"Ya salí de la huelga, pero AGRADEZCO profundamente tu carta a la embajada de Francia porque es importante mantener la preocupación sobre el tema ya que el gobierno
ha pretendido ignorarnos. No pude escribir antes porque estuve en el hospital recuperándome. Muchas gracias, sigamos adelante en nuestra caminata por la justicia". Olga (11 juin
09)


Jean-Marie Muller, philosophe et écrivain, est le
porte parole national du Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN).
Après la non-violence anti-colonialiste de Gandhi
contre l’empire britannique, voilà que l’Asie – avec la Thaïlande – vient de nous donner une nouvelle leçon politique. Dénonçant un Gouvernement corrompu, des milliers de manifestants ont bloqué,
du 25 novembre au 3 décembre, les aéroports de Bangkok et le siège du Gouvernement, ceci par un immense sitting sans violence ni dégradation des infrastructures. Certes 100 000 touristes se sont
trouvés pris au piège, mais les manifestants ne les ont nullement pris à partie et les ont laissé partir. Les morts qui ont été déplorés sont le fait d’activistes pro-gouvernementaux qui ont
lancé des grenades sur les manifestants pacifiques (par exemple 51 personnes blessées par une grenade).