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Il est situé à Versant-La-Noël, près de Thetford Mines, au sud de la ville de Québec, et est l’œuvre du prêtre chanteur Robert Lebel (lien) qui parle volontiers de l'Amour de Dieu et du Coeur universel. D'emblée, d'une façon visuelle, son architecture réunit catholiques, orthodoxes, protestants, musulmans et juifs.

Y sont organisés des rencontres œcuméniques ou plus largement inter-religieuses, des prières et des cultes, des retraites, des séminaires de formation, des séjours de groupes ; et puis c’est un lieu où l’on célèbre les fêtes des diverses religions ! Voir l'article de la presse locale : "un prêtre québécois inclut un minaret à son église(lien)

Il est entre autres mis à profit par "Intégration communautaire des immigrants (ICI) " (lien), un organisme sans but lucratif, fondé en 2003 par Eva Lopez, et qui vise à développer l’intégration et emploi pour les immigrés dans le milieu rural.


Adresse : Le Versant-La-Noël, 1300, Montée Nicolas, Secteur Pontbriand, Thetford Mines, QC, G6H 3K6, Tél : (418) 335-5050, Fax : (418) 335-3030, courriel

 

Cette réalisation nous a été signalée par Régis Pluchet (Le Mans)

Quebec_Versant-la-Noel.jpg
 

Message reçu du fondateur Robert Lebel, le 24 décembre 2009

"Recevant votre courriel en cette veille de Noël, c'est une grande joie qu'il m'apporte. On aurait dit comme une confirmation que ce chemin, ce rêve d'amour et d'unité de la famille humaine, était véritablement inspiré du rêve de Dieu. Ce chemin que nous avons choisi de prendre, c'est en réponse à un appel intérieur partagé avec des frères et soeurs croyants de notre région que nous nous y sommes engagés depuis 1998.

Certes, cette route a ses risques et nous y avons tant de fois croisé des dangers. Notre projet est tout à fait humble et sans prétention, Il n'impose pas. Il interpelle à sa manière. Pourtant il fait l'objet d'adversités et de dérisions par des gens qui se positionnent dans une forme ou l'autre de conscience plus pure ou d'extrémisme peut-être issu de blessures, de peurs ou d'expériences très négatives rendant difficile le pardon.

Alors, oui, votre message en cette Vigile ou nous célébrons le Prince de Paix, la Lumière des Nations, la Joie offerte aux bergers comme aux mages de différents horizons, oui, votre message est comme un baume plein de douceur et de réconfort, il consolide en moi le rêve de voir s'accroître l'Amour universel dont l'Eternel rêve pour ses enfants. Accomplir ce rêve n'est pas toujours une route droite balisées de roses ou sans embûches. L'Amour est un appel et y répondre est un consentement mais aussi une décision qui engage le coeur à l'écoute, au pardon, à la communication et à la communion.

Devant un enfant qui sourit, qui pleure, qui a faim, qui tend les bras, qui a peur, est-ce qu'on se demande s'il est chrétien, juif, musulman, catholique, protestant, orthodoxe, avant de lui donner à manger, avant de le prendre dans ses bras, avant de lui sourire ? Toute personne humaine a ce coeur d'enfant à retrouver, à libérer, à accueillir et à être accueilli. Puissions-nous apprendre en contemplant l'enfant de Bethléem.

Ah oui, comment vous remercier de nous partager ces mots d'amitié, comme si, de votre continent jusqu'au nôtre, un même astre lumineux nous conduit au coeur de l'Amour.
Paix à vous ! Espérance, Amour et Joie ! Votre visite courriel est une Bonne nouvelle de ce jour. Oui, fraternellement."

Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 06:29
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : interfaith - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Du fait que les unitariens ne mettent en avant ni dogmes, ni credo, mais simplement une ouverture théologiquement libérale aux autres, ils peuvent proposer, lors de leurs cultes, un partage des prières, des méditations, des lectures de textes sacrés ou autres, des rituels, des gestes de communion, des intentions de prière et d’accompagnement spirituel, des actions de grâce, etc. Ce partage est transversal à nos fois diverses, à nos façons particulières et historiques de célébrer le culte, à nos appartenances religieuses.

C’est ce qui marque l’originalité des Eglises unitariennes : leur ouverture aux autres tout en gardant pleinement leur identité.


Un tel partage suppose une disponibilité et une attention à autrui, son ouverture à lui, l’osmose des spiritualités acceptée, l’enrichissement mutuel désiré, la conscience d’une Humanité non seulement commune mais communiquante et la capacité d'une expression personnelle et libre.


Non ! Dieu ne nous divise pas en des fois multiples et en des religions particulières, mais il nous réunit par une même synergie qui est celle d’une Création animée par un Dessein intelligent, ou encore celle d’une Humanité soulevée, transcendée, par une même espérance humaniste de fraternité mondiale. Dieu nous invite tous ensemble à faire assemblée, ekklésia, Eglise. Il nous invite à former un même égrégore.


Dans le cas de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), du fait que les fidèles se trouvent dispersés sur plusieurs pays et continents, elle a fait appel aux ressources de l’Internet pour procéder à ce partage d’une façon concrète.

Les cultes de cette Eglise se déroulent en deux temps : chaque premier dimanche du mois, chacun fait un culte de maison tout seul, ou avec sa petite famille, ou bien encore en invitant ses voisins, des amis, etc. ; il le fait selon sa propre tradition, unitarienne ou autre, puis, dans un second temps, il envoie un message au webmestre de l’Eglise pour une mise en ligne de ce qui a été fait. Son prénom, sa ville ou sa région, et sa photo en format vignette ou encore des photos de la célébration accompagnent le texte. Les messages sont très rapidement mis en ligne dès leur réception et ils sont lus par tous.


La modernité de cette Eglise à l’heure d’Internet en fait le prototype d’un nouveau mode de communication qui va jusqu’à la convivialité, laquelle est de mise dans les petites Eglises et les paroisses et que les fidèles recherchent. En plus, pour ceux qui souhaitent encore plus d’échanges – toujours dans la fraternité –un forum existe avec plus de 100 membres et une bonne douzaine de participants actifs y déposent chaque jour des messages (au rythme de plus de 800 par mois) : un groupe Yahoo intitulé Unitariens francophones

 

La force de cette Eglise sur la toile, c’est cette modernité qui permet un fonctionnement d’Eglise à distance et sans frais de construction ni d’entretien ou encore de personnel. Accessible à tous, elle est à moindre coût économique. Nous en avions déjà fait une première présentation le samedi 7 février 09 avec cette interrogation "Une Eglise sur la toile : est-ce possible ? " (lien)


Non seulement c’est possible, mais l’expérience montre qu’elle est le lieu d’échanges fraternels souvent très profonds et très émouvants.


Le partage avec tous les autres qui le souhaitent, chacun apportant sa spécificité, voilà ce que les unitariens peuvent proclamer de nouveau par rapport aux Eglises locales et confessionnelles qui réunissent des fidèles d’une même foi sur la base d’un credo communautaire. Transconfessionnelle et transreligieuse, mondialisée (pour nous au niveau de la Francophonie), oui, cette Eglise (l’EUfr) l’est assurément.


La cohésion des assemblées ne repose plus sur un credo communautaire mais sur cette éthique et cette dynamique du partage qui aboutit à une véritable communion. Et puis aussi, parce la tradition unitarienne propose des gestes communs : les uns et les autres sont invités à allumer leur calice (lien), ou une bougie à leur convenance, puis à lire la prière mondiale du mois qui est envoyée par une congrégation par le biais du réseau mondiale des unitariens qu’est l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) (lien)


Enfin, chacun est invité à terminer son culte par une action de grâce à Dieu ou à la Vie selon ses propres convictions. C’est là un appel de la Vie qui est en nous, comme une espérance qui fleurit en nos cœurs, comme une conviction renforcée au fil des jours de par nos expériences, comme un cri jailli de nos tripes dans la mêlée des évènements vécues.

 

Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 19:03
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : interfaith - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander


Dans le cadre de la Semaine de rencontres islamo-chrétiennes (SRIC) promue par le Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC) (lien), l’Association Les Amis de la paix 72 (72 = Sarthe) organise le lundi 16 novembre au Mans une conférence avec la participation du Secours islamique, du Secours catholique et l’Entraide protestante : "Islam et christianisme, fraternité et solidarité" (à 20h 30 à la salle Edith Piaf, rue de l’Esterel). Contact 

Cette conférence invite "Chrétiens et musulmans ... Croyants et non-croyants ...
Chercheurs de sens ... Artisans de paix ... ".

 

Les Amis de la paix 72 proposent par ailleurs un calendrier inter-religieux 2010 avec des prières de toutes les religions du monde entier. De toute beauté et pour ouvrir nos âmes ! A voir sur le site de l'association.

Coup de coeur : les Amitiés islamo-unitariennes (lien) vous recommandent l'acquisition de ce calendrier.

Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 11:04
- Par Régis Pluchet - Publié dans : interfaith - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Fondé en 1993, le Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC) est une association loi 1901 composée à parité de croyants, chrétiens et musulmans. Ses membres oeuvrent pour une meilleure compréhension des deux communautés à travers une démarche concrète de rapprochement, de rencontres locales, de journées de réflexion et de groupes de travail. Ils promeuvent les valeurs éthiques et spirituelles communes à l'islam et au christianisme dans le cadre d'une laïcité ouverte et veulent favoriser des liens de convivialité et de proximité pour un vivre ensemble, engagés avec d’autres dans la cité pour plus de solidarité, de justice et de paix. Indépendant de toute hiérarchie religieuse, ce groupe n'est lié à aucun courant philosophique ni politique.

Depuis 2002, il organise chaque année une Semaine de rencontres islamo-chrétiennes (SRIC). Dans ce cadre, l’année dernière, pas moins de 112 manifestations se sont déroulées en France et à l’étranger. En France se sont ainsi tenus, en novembre 2008, 65 événements dans 47 communes. Ailleurs en Europe, en Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, Hollande, Royaume-Uni, Suède, se sont déroulées 46 rencontres, dans 18 communes. Et, hors d’Europe, à Alger, une rencontre sur le dialogue islamo-chrétien a été organisée.

La Semaine pour cette année aura lieu du 12 au 22 novembre 2009. Le suivi est assuré par le site  "semaineseric". Contact pour la Semaine 2009 : Antoine Poirier Saïd Ali Koussay, chef de projet Seric 2009, co-président et trésorier du GAIC.

En plus de ces Semaines, le groupe diffuse des messages à l'occasion des fêtes, ouvre une tribune libre à tous ses amis dans sa Lettre (deux fois par an) et sur son site

Contact - 92 bis boulevard du Montparnasse, 75014 Paris, gaicf@wanadoo.fr, tél/fax : +33 (0) 1 43 35 41 16

Les unitariens sont particulièrement sensibles à cette relation à l'islam. Les unitariens français viennent de mettre sur pied les Amitiés islamo-unitariennes, soit un groupe initial de près d’une dizaine de personnes, musulmanes, ou non pratiquantes mais de culture coranique et soufi, ou encore simplement sympathisantes de l’islam. Un manifeste a été rédigé et des articles seront publiés sur le site des "Amitiés" (hébergé par les Etudes unitariennes).

Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 06:19
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : interfaith - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Avec le site Unitarian Ministries, lien, animé par le pasteur Maurisa Brown-Latham * et son mari Mitchell Latham (pasteur assistant), les chrétiens unitariens américains disposent désormais d’une base logistique de qualité. Alors que ces derniers avaient parfois tendance à se faire plutôt discrets au sein des congrégations unitariennes-universalistes, lesquelles acceptent des croyants de tous les horizons et des non-croyants, Unitarian Ministries prône la même ouverture mais affirme haut et fort une foi chrétienne centrée sur le rabbi Jésus et en pleine continuité avec l’unitarisme historique des Eglises hongroises.

* voir une présentation de Maurisa Brown-Latham sur le site de l’AFCU.
Comme quoi, avoir une foi vive, faire un choix religieux ou philosophique précis, n’est nullement incompatible avec un partage avec les autres et une ouverture à l’universel. Nous l’avons dit nous même dans une présentation de l’unitarisme contemporain * mis en ligne sur le site de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr)
le lundi 28 août 08.
* en français "Une théologie à l’usage de l’unitarisme contemporain", et en anglais "A Theology Adaptable to Present Day Unitarianism".

A un cardinal Ratzinger boudant les rencontres d’Assise organisées par le pape Jean-Paul II et peu doué, dès lors qu’il est devenu pape lui-même, pour les relations inter-religieuses, ces chrétiens américains témoignent d’une décontraction relationnelle sans laquelle l’inter religieux n’est pas possible.

Prier ensemble, faire culte ensemble, louer Dieu ensemble, OUI c’est possible ! Sans doute avec un zest de charisme et de prophétisme.

Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /2009 12:03
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : interfaith - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Le courant "interfaith" est important aux Etats-Unis. Il s’agit d’éveiller nos enfants aux sagesses philosophiques et religieuses du monde entier, de former des pasteurs qui puissent servir des communauté diverses, de louer Dieu en plusieurs langues et religions.

Est-ce la tour de Babel reconstruite sur des bases architecturales plus solides ?

Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un dépassement des religions particulières par un théisme ou un déisme, ni d’une nouvelle religion qui proposerait un nouveau syncrétisme pour plus d’universel, mais d’une acceptation de ces religions étant entendu qu’elles ne sont plus incompatibles entre elles, qu’elles sont mises sur un pied d’égalité, qu’elles sont librement choisies sans qu’il y ait rejet des autres, qu’elles vivent en pleine cohabitation tout à fait fraternelle, peuvent même partager les mêmes lieux de culte, organiser des activités communes, etc.

Des rosaces ou autres configuration représentent les symboles de toutes les religions.


A New-York, le Nouveau Séminaire (the New Seminary, lien ), forme dans cette optique des ministres du culte en quelque sorte polyvalents. Sa devise est "honoring all paths" (nous respectons toutes les voies) ; dans cette optique, il va de soi que les fanatismes et les exclusivismes n’ont pas leur place.



Initié par les unitariens-universalistes et les bahaïs, depuis de nombreuses années, ce courant prend de l’ampleur. Il embraie aussi sur des Eglises chrétiennes, déjà anciennes, qui refusent les carcans confessionnelles et s’affichent non-dénominationnelles.

Il correspond à une société composite, vivant en démocratie apaisée, inter-convictionnelle, où le partage de la foi est désormais possible loin des extrémismes de tout bord et des scléroses institutionnelles. Il y a là un appel à un Réveil religieux des temps modernes.

Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /2009 11:51
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : interfaith - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
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