Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

à vos ami(e)s

Rechercher

Europe

Très belle église du siège de la métropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale et méridionale à Limours-en-Hurepoix en Île-de-France, vue sur France 2 ce dimanche 27 septembre à 9h 30. L'église (à gauche) a été construite en bois, dans le style des églises transylvaines. 

A droite, une vieille église unitarienne de Transylvanie, à l'est de Targu-Mures, datant du XVIIème siècle (photo Jean-Claude Barbier, juillet 2005).





Dimanche 27 septembre 2009
- Par Actualités unitariennes - Recommander

undefined
Depuis de nombreuses années, les écologistes et les alternatifs ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Nous consommons manifestement de trop et, sans doute tout excités comme des poux par la publicité, nous voulons toujours ce qu’il y a de plus beau, de meilleur, de nouveau. Nous avons décollé, bien au-dessus des produits de base et de première nécessité. Certains se lovent dans le confort et le luxe, et s'exhibent au regard des nécessiteux - à commencer par la pub et la presse people qui donnent le ton de la demesure.


Les enquêtes montrent que la baguette classique est délaissée au profit des pains mignons (eh oui !) mais le même consommateur se plaint la bouche pleine que c’est devenu plus cher. Les produits de base sont considérés comme de qualité insuffisante et délaissés au profit de produits plus sophistiqués, du moins mieux présentés.


On demande toujours plus à l’agroalimentaire en terme de précaution (emballage, date de validité garantie, durée de conservation, traçabilité, prêt à cuire, etc.) ; on souhaite des légumes et des poissons de contre saison, des produits exotiques. 


Il demande toujours plus de revenus tout en consommant toujours plus.  C'est une véritable course en avant. Mais que vaut l’augmentation des salaires s'il y a inflation, si la spéculation immobilière va bon train et s’il faut aller travailler de plus en plus loin, si les grosses envies augmentent, si les extras se multiplient, si on ne refuse rien à ses chers gamins, surtout pas les jouets et les marques célèbres  ?


Il faudra bien que le consommateur européen envisage, pour le maintien de son niveau de vie, une limitation drastique de ses désirs et de son confort et un changement d'habitudes, de mode de vie.


Le consommateur en arrive à être non seulement gavé (çà c’est pour les plus aisés qui peuvent se le permettre, mais aussi pour beaucoup d’autres qui préfèrent s’endetter afin d’avoir tout immédiatement), mais surtout bourré de contradictions. 


On voudrait que les prix n’augmentent pas mais quid alors du niveau de vie des producteurs ? qui sont aussi des consommateurs ... On voudrait des produits du monde entier mais quid de nos agriculteurs, pêcheurs, entrepreneurs ?

 

C’est là qu’il y a une véritable implosion d’un système basé sur toujours plus de consommation individuelle, et qui est vite rattrapé par la concurrence internationale.


Et si on retournait à nos marchés locaux, à une économie territorialisée où l’on a pas tout mais dont les produits sont ceux d’un terroir non surchauffé, au rythme des saisons, où les produits sont sains, sans cellophane. Un commerce équitable non seulement pour les produits du Tiers-monde, mais aussi pour nos paysans qui sont entrain de disparaître à vue d'oeil.


Et puis si l’on veut qu’il y ait augmentation de la consommation pour stimuler la production, alors aidons les plus pauvres (de notre pays et du monde entier) à accéder eux aussi à un minimum de consommation moderne.


Bien des évidences économiques sont entrain de sombrer comme le Titanic : l’augmentation de la consommation comme stimulant à la croissance, la régulation des prix par la simple concurrence, l’économie mondiale au profit de tous, l’Etat providence qui doit tout faire, etc.


Tout système a ses avantages, mais aussi ses limites, ses perversités, ses emballements, ses dysfonctionnements, ses manipulateurs, ses agents véreux, ses voyous, ses victimes, en économie comme ailleurs. A nous de les contrôler.
 


Il est par exemple surprenant que la publicité soit entrée tout doucettement dans nos moeurs, que plus personne ne la critique, alors qu'elle a des effets pervers manifestes : elle s'ajoute au coût des produits (eh oui !), pousse à la consommation ostentatoire et superflue, crée des envies et des manques psychologiques, joue en faveur des plus grosses entreprises, des grandes marques, coupe notre attention sur le petit écran, nous infantilise avec ses gamineries et ses exhibitions sexuelles, nous gave de répétition et d'omniprésence, et qui plus est ne fournit aucune information objective. Plus nocive, je meurs !


Certes les unitariens n’ont pas de compétence spéciale en matière économique, mais ils savent qu’il faut se méfier des vérités absolues et des évidences admises qui ressemblent fort aux dogmes et aux enfermements idéologiques d’autrefois.




Le consommateur moderne n’est guère économe. Les choses (un peu) usagés ne se réparent plus, mais elles se jettent et se remplacent à un rythme qui aurait donné le vertige à nos parents. L’eau du robinet coule à flot à chaque lavement des mains. L’électricité fait désormais partie du décor permanent.
Jeudi 28 février 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

les-musulmans-dans-les-Balkans-en-2006.JPG





Lundi 18 février 2008
- Par chrétiens unitariens - Recommander
Du fait de leur histoire, les Serbes, de religion orthodoxe, se sont dressés comme un rempart face à l'islam, en défenseurs de l'Europe chrétienne.  Ils accusent aujourd'hui les pays européens qui soutiennent l'indépendance du Kosovo d'avoir la mémoire courte et de grande ingratitude. 

Plusieurs lieux historiques et des monastères sont en terre kosovar. Les popes soutiennent les Serbes du Kosovo dans leur identité. 

La dimension religieuse de la cohabitation Serbes / Albanophones et musulmans sera très certainement au premier rang de l'actualité politique des prochains mois, des prochaines années ...

Pour voir le croisement entre ethnies / religions / et entités politiques, nous vous conseillons de voir la carte ci-dessous sur son site d'orgine car notre reproduction ci-jointe n'est pas assez nette.

  http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cartotheque/ethnicite-formation-etats-balkans-2004.shtml

 

ethnicit--et-formation-des-Etats-dans-les-Balkans-en-2004.JPG

 

en ligne verte : la frontière de l'empire ottoman en 1739
en vert, les zones où les musulmans sont majoritaires à plus de 50%, 
en orange pour les orthodoxes et en violet pour les catholiques

Dimanche 17 février 2008
- Par chrétiens unitariens - Recommander

Kosovo-map-lng.gif

NB : Bosniaques et Goranci sont des Slaves qui ont été dans leur grande majorité 
islamisés durant la domination ottomane.
Les Ashlalli sont des tsiganes islamisés et albanisés, appelés aussi «Égyptiens».
On voit, en jaune, les deux enclaves serbes de Sirpce et au nord-ouest de Mitrovica

source : l'université de Laval au Québec
http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/Europe/Kosovo.htm


Dimanche 17 février 2008
- Par chrétiens unitariens - Recommander
Le Kosovo n'est pas une entité sociologiquement isolée. La très grande majorité de sa population (88 %) fait partie de l'ethnie albanaise et de la zone linguistique albanophone (une langue indo-européenne distincte des langues slaves). Il est en continuité avec l'Albanie. 

Certains Albanophones se sont pas sans rêver d'une "Grande Albanie", comme d'autres avaient rêvé d'une "Grande Serbie". Hasim Taqi, ancien chef de  l'Armée de libération du Kosovo (UCK), leader du Parti démocratique du Kosovo constitué sur la base de l'UCK, actuel premier ministre kosovar et très probablement futur président du nouvel Etat est tristement célèbre pour son slogan " Pour un Kosovo sans Serbes ! ". Car le "nettoyage ethnique" s'est fait dans les deux sens. 

La minorité serbe du Kosovo (du moins ce qu'il est en reste) est évaluée à 120 000 personnes, dont 40 000 au nord de la rivière Ibar, qui passe à  Mitrovica séparant quartiers albanais (au sud) et quartiers serbes (au nord). Cette enclave à très forte majorité serbe est juste en frontière avec la Serbie, laquelle n'est pas sans l'encourager à la sécession !



undefined undefined


Dimanche 17 février 2008
- Par chrétiens unitariens - Recommander
La Yougoslavie, royaume, puis fédération, regroupait les populations des Balkans dont la plupart étaient des Slaves médidionaux, à l'exception des Albanais du Kosovo. La carte date de 2005 ; depuis le Monténégro a acquis sont indépendance et, ce jour, le Kosovo.


yougoslavie-3Map.gif

Dimanche 17 février 2008
- Par chrétiens unitariens - Recommander
undefined VS-maison-natale-de-MS-affiche-du-450---anniversaire-2003.jpg

L’Institut d’études "Miguel Servet" s’ouvre vers l'extérieur 
avec un nouveau siège à Bruxelles.
L’ouverture de ce siège coïncide avec l’année européenne du Dialogue interculturel.

 
A partir du 1er mars 2008, l’Institut d’études "Michel Servet ", connu pour ses activités et ses initiatives en faveur de la diffusion de l’œuvre et de l’héritage intellectuel de Michel Servet, aura également un bureau permanent à Bruxelles. L’initiative est le résultat des contacts du maire de Villanueva de Sijena, M. Alfonso Salillas et du Secrétaire Général de l’Institut, M. Sergio Baches Opi, avec un groupe de citoyens belges qui, depuis plusieurs années, montre leur intérêt et admiration pour le personnage du grand humaniste espagnol né en Aragon, et qui actuellement, est devenu, autant en Europe qu’aux États Unies, l’aragonais le plus universel du point de vue historique.


Avec ce nouveau bureau, l’Institut souhaite promouvoir sa présence à l’extérieur pour faire connaître de façon plus efficace le personnage de Michel Servet comme exemple de citoyen européen, ainsi que le riche patrimoine naturel et culturel de la région de Los Monegros et de l’Aragon en général.

 
De plus, le bureau servira de lien d’union avec les institutions de l’Union Européenne, notamment avec la Commission Européenne ; avec les délégations diplomatiques des États non-européens, et avec des institutions culturelles internationales avec lesquelles l’Institut pourra collaborer à l’avenir.

 
Les objectifs à court et moyen terme de l’Institut seront, entre autres, les suivants :

-  L’organisation de conférences sur Michel Servet.

- Des actions auprès des institutions européennes pour la promotion du personnage de Michel Servet, et la récupération et mise en valeur du Monastère Royal de Sixena, ainsi que d’autres monuments de la région de Los Monegros, notamment le monastère chartreux Cartuja de Nuestra Señora de las Fuentes, qui est dans un état particulièrement lamentable.
 

- La participation à des séminaires concernant l’identité européenne et la diffusion des problématiques européennes aux habitants de la région de Monegros.
 

- La coopération avec les autorités éducatives pour faire connaître le personnage de Michel Servet dans le système éducatif wallon et flamand.
 

- La promotion de l’offre touristique et culturelle de Los Monegros, notamment le tourisme rural et le tourisme ludique.


Bruxelles, ville avec plus de mille ans d’histoire, est un des principaux centres mondiaux de décision politique et économique. Située au centre de la Belgique, elle a environ un million d’habitants, dont une grande partie provient d’autres pays, autant européens que du reste du monde, ce qui fait de Bruxelles un véritable creuset de cultures et de nationalités. Comme capitale de l’Union Européenne, Bruxelles est le siège des trois institutions principales de l’Union : la Commission européenne

le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen. Le Comité économique et social européen et le Comité des régions ont aussi leurs sièges à Bruxelles.

 
Les responsables de l’Institut veulent souligner qu’avec cette initiative se poursuit fidèlement la ligne directrice que le fondateur de l’Institut, M. Julio Arribas Salaberri, a légué aux membres de l’Institut quand celui-ci a été fondé en 1976 : " Je voudrais réunir tous les servetistes du monde autour de cette entité aragonesiste ".

 
Contact : M. Sergio Baches Opi (Tel.: + 34 610 47 82 84) o Mme. Montse Foguet Gómez (Tel.: + 34 687 15 04 74)

Note de presse de l'Institut d'études "Miguel Servet"
Villanueva de Sijena (Huesca – Espagne), le 27 janvier 2008

Lundi 28 janvier 2008
- Par Institut d'études - Recommander

Utrecht--26-octobre-07--Domkerk-en-Pandhorf--PA260879.JPG  Utrecht : Domkerk en Pandhorf (cathédrale  Saint-Patrick), photo Jean-Claude Barbier


Le vendredi 26 octobre, à Utrecht a eu lieu une réunion franco-néerlandaise en vue de relancer le réseau européen de l'ELPN. Des décisions importantes ont été prises en attendant la rencontre de Belfast en juillet 2008. Vous en trouverez le compte-rendu sur le site de l'AFCU.


Voir aussi sur le même site, la présentation générale du réseau et son agenda.


Les Eglises unitariennes de Transylvanie et de Hongrie et les associations chrétiennes unitariennes encouragent leurs membres à participer activement à ce réseau.

Samedi 8 décembre 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

saint-Nicolas----Li--ge--photo-Yves-Melin.jpg
photo Yves Melin, saint Nicolas à Liège, le 6 décembre 07


Saint Nicolas :
IVème siècle, évêque de Myra [ou Smyrne, actuellement Izmir] en Lycie (Turquie),
patron de la Russie et des petits enfants (selon certaines légendes, il en aurait sauvé plusieurs).
Il jouit d'un culte très populaire en Orient et en Europe,
notamment en Italie, à Bari, où l'on vénère ses reliques,
sous le nom allemand de Santa Clauss.
Il est à l'origine du Père Noël [ndlr : après un détour américain via Coca-cola].

(Le Petit Larousse Illustré 2001)

On a volé l'icône de saint Nicolas

Saint Nicolas de l'antique Myra,
des collines de Lycie, en lointaine Turquie,
qui distribua ses biens lorsqu'il devint évêque,
les enfants te cherchent et ne te trouvent plus.


Quand finit l'Avent,
le sapin quitte la noire forêt
pour trouver guirlandes dans les maisons.
Qu'attendez vous, jeunes Allemands, sinon le bon Santa Clauss !


Et vous jeunes Italiens, pèlerins de Bari,
groupés en joyeux essaims
dans l’année d’écolier pour un jour béni,
qu'êtes vous venu voir ? le tombeau d’un saint ?


En France et Navarre,
que l'on disait fille aînée de l'Eglise,
comme naguère, dans le désert, Joseph par ses frères,
saint Nicolas fut vendu aux commerçants.


Au pays des mille et une nuits, le voici maintenant
sur traîneau d'esquimaux, tout gonflé de ballons étoilés,
d'allure bonhomme, hotte à tout vent,
semant jouets en poquets dans les cheminées,


devenu par procuration, l'espace d'une nuit,
le distributeur bénévole des envies pêle-mêle,
achetés par les parents tout attendris.
Par dessus les toits, où cours-tu Père Noël ?


Qu'avez-vous fait de votre pair ? Las !
Princes de l'Eglise qui présentez bague d'or à baiser
mais non point aux pauvres ne la donnez,
qu'avez-vous fait du frère Nicolas ?

devenu évêque, Nicolas de Smyrne
vendit tous les biens dont il avait hérités de ses parents
et les distribua aux pauvres,
conformément à l'Evangile qui est Bonne nouvelle pour tous


Jean-Claude Barbier, Gradignan, le 10 décembre 2000

Vendredi 7 décembre 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

18ème rencontre du Réseau européen Eglises et Libertés
19ème conférence européenne pour les Droits et Libertés dans l’Eglise

du jeudi 1er (à partir de 17h) au dimanche 4 mai 2008 (après le déjeuner), 
au centre culturel Saint-Thomas,
Inscriptions définitives avant le 15 mars 2008 auprès de Raymond Godefroy

 


Thème de la journée d’étude du samedi 3 mai 2008 (organisée par la Fédération des Réseaux du Parvis)

La sécularisation dans une Europe multiculturelle et multiconvictionnelle en quête de cohésion sociale autour de valeurs communes : implication au niveau des personnes de convictions différentes, de la société civile (y compris les institutions religieuses) et de l’Etat.


logo2re.jpg  logo du réseau européen Eglises et libertés (mouvance catholique libérale)

 


Cette journée propose une réflexion s’appuyant sur la démarche mise en place à Madrid, confirmée à Wiesbaden et dont deux étapes importantes ont été le séminaire tenu en janvier 2007 au Forum Mondial Théologie et Libération de Nairobi et le Colloque 3I tenu à Strasbourg les 3 et 4 octobre 2007 sur le thème "Cohésion sociale dans une Europe multiculturelle: rôle et impact des courants de pensée et des religions". Cette réflexion, animée par des intervenants et des travaux en atelier se fera autour de trois problématiques intimement liées 



Sécularisation et laïcité

Analyse des concepts et des processus historiques de sécularisation et de laïcité dans différents pays d’Europe et au niveau des institutions européennes: autonomisation des individus et des sociétés par rapport aux religions et courants de pensée dominants, aspects moraux, spirituels, culturels, politiques et juridiques,

Mise en oeuvre de la sécularisation dans le creuset européen : implications pour les Etats, les institutions européennes et la société civile

- au niveau des citoyens,

- au niveau des Etats et de l’Union européenne:

- au niveau des relations avec les institutions et communautés religieuses, émergence de textes fondateurs (la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme, la Charte Sociale Européenne : comment créer les conditions du " vivre ensemble " en prenant en compte la multiplicité et la diversité des religions et les courants de pensée?

Mise en oeuvre de la sécularisation dans le creuset européen : implications pour les religions et les institutions religieuses

-au niveau théologique: en quoi la sécularisation et la laïcité interpellent-elles la théologie ainsi que les expressions et le vécu de la foi?

-au niveau des croyants, collectivement ou individuellement,

-au niveau des institutions religieuses: la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et la Charte Sociale Européenne doivent-elles s’appliquer à ces institutions ? Les institutions religieuses doivent-elles être logées dans la société civile ?

Mercredi 21 novembre 2007
- Par EURONEWS bulletin n°b2 novembre 2007 - Recommander
mardi, 27 novembre 2007, au Parlement européen, à Bruxelles (salle PH7-C50, de 9 h à 16:00), aura lieu un forum pour experts, activistes dans le domaine des Droits Humains, professionnels de la politique publique, qui vise à discuter les relations entre les institutions gouvernementales et les influences religieuses. Parmi les sujets traités : La laïcité et l'âme de l'Europe, égalité, religion et représentation en Europe, avec des études de cas sur la situation en Espagne, Suède et Pologne. 

Service de traduction assuré anglais-francais-espagnol.

Organisé par Catholics for a Free Choice * et le Groupe multipartis Séparation de la religion et la politique au Parlement européen.
 

* Elfriede Harth, European Representative Catholics for a Free Choice
eharth@catholicsforchoice.org, www.catholicsforchoice.org


Europe--drapeaux-des-pays-de-l-Europe.jpg Parmi les questions analysées au Forum :


Quel est le rôle approprié de la religion dans un Etat laïque ?
Comment devrait un Etat laïque chercher à équilibrer la concurrence entre les différents intérêts religieux ?
Le soutien aux religions aliène-t-elle les athées et les partisans de la laïcité ?
Un fidèle peut-il être représenté par un gouvernement laïque ou par un gouvernement lié à une autre religion ?
Des religions comme le catholicisme ou l'Islam cherchent-elles à exercer ouvertement de l'influence sur la politique ?


Parmi les intervenants :

Proinsias De Rossa, membre du Parlement européen, PES-Irlande, 
Sophie in Veld, membre du Parlement européen, ALDE-Pays-Bas
Michael Cashman, membre du Parlement européen, PES-Royaume Uni
Miguel Angel Martinez, membre du Parlement européen, PES-Espagne
Dr. Alexandra Colen, membre du Parlement, Belgique (VB)
Marieme Hélie Lucas, sociologue, fondatrice de Femmes Vivant sous les Lois Musulmanes (WLUML)
Tarik Mira
, Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, Algérie
W. David Myers, professeur associé d'Histoire à l'Université Fordham (USA)
Jon O'Brien, président, Catholics for a Free Choice
Keith Porteous Wood, président, National Secular Society (Royaume Uni)
Åsa Régner, président, RFSU - Association suédoise pour le planning familial (Suède)
Hubert Tournés, Réseau européen Eglise de liberté


Sous le patronage de


Proinsias De Rossa
(PES-IE) avec le soutien du Groupe socialiste.


Co-Sponsors :

Michael Cashman (PES-UK), Andrew Duff (ALDE-UK) Claire Gibault, (ALDE-FR), Sophie in't Veld (ALDE-NL), Magda Kósáné Kovács (PES-HU), Jean Lambert (GREEN-UK), Baroness Sarah Ludford (ALDE-UK), Miguel Angel Martínez (PES-ES), Eva-Britt Svensson (GUE/NGL-SE).



Contact : 

pour participer, RSVP à Nina Miller :
nmiller@catholicforchoice.org.

Si vous avez besoin d'une accréditation pour entrer au Parlement, veuillez communiquer : nom et prénom, adresse, acte de naissance et n° de pièce d'indentité. Les personnes ayant besoin d'une accréditation doivent obligatoirement se présenter le 27 novembre à 8h30 au centre d'accréditation du Parlement qui se trouve du côté de la place du Luxembourg. RSVP avant mercredi 21 novembre.

Mercredi 21 novembre 2007
- Par message d'Elfriede Harth - Recommander

Le 20 novembre 2006, la ville de Bruxelles a adoptée, dans la plus grande solennité et avec la participation de l’Echevinat des cultes, la charte fondatrice d’une Plateforme inter-convictionnelle signée par plus de 35 associations ayant des activités en cette ville.

" Convaincus que le dialogue entre les communautés de conviction qui coexistent dans notre ville de Bruxelles est indispensable pour assurer les conditions nécessaires d’un vivre ensemble porteur de paix, de justice et de solidarité.

Convaincus que dans le contexte de la Ville de Bruxelles, notre Réseau, sous l’égide de l’autorité publique ayant les cultes dans ses compétences, offre un cadre neutre qui permet ce dialogue.

Convaincus que c’est en partageant nos expériences, en mettant à profit nos ressources et en développant collaborations et partenariats que nous pourrons développer des actions locales de terrain et des réflexions de fond […].

Nous croyons à la nécessité d’une Plate-forme inter-convictionnelle car l’avenir d’une société cosmopolite se construit dans un savoir " vivre ensemble " qui exige une attention à la qualité de relation à l’autre.

Nous pensons que la véritable rencontre inter-convictionnelle implique que chaque personne puisse proposer librement et sincèrement aux autres le témoignage de ce qu’elle croit et de ce qu’elle vit et accueillir pareillement le témoignage des autres. Nous sommes certains que cette rencontre entre personne de conviction différente est porteuse d’un enrichissement qui permet à chacun d’affirmer son identité profonde sans risque de syncrétisme. […].

Nous espérons que nos rencontres susciteront une dynamique de communication entre nos organisations respectives [...].

Grande-place de l'Hôtel de Ville de Bruxelles 

Membres de cette plate-forme : Assemblées spirituelle des Bahai’s de Bruxelles, Axcent vzw, Bruxelles Acceuil Porte Ouverte, Bureau européen de médiation & transformation de conscience, Centre AVEC, Centre El Kalima, Centre Limite, Chapelle de la Résurrection, Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE), Commission consistoriale de la femme, Conseil des femmes juives de Belgique, Consistoire central israélite de Belgique, Echevinat des cultes de la ville de Bruxelles, Eglise protestante de Bruxelles-Musée (1), Espaces, spiritualités, cultures et société en Europe, Focolari, Fonds Paï Lennart Schmidt, Fraternité islamo-chrétienne, Les Amis de l’islam, Libre pensée chrétienne (2), Maison de la Laïcité Lucia De Brouckère, Mosquée El Mouahidine, Ouverture Annelle Löhr-Campion asbl, PICOL asbl, Repères asbl, Service protestant d’éducation permanente, Sœurs de Notre-Dame de Sion, United Religion Initiative Europe, Voies de l’Orient, VUB-WRL/HV, WCRP-Belgium

(1) représenté par Jean-Marie de Bourqueney, pasteur de l’Eglise protestante unie de Belgique (EPUB). L.-M. Bourqueney est, entre autres, membre du comité de rédaction de la revue protestante libérale Evangile et Liberté.

(2) la Libre pensée chrétienne (LPC) est un groupe de catholiques libéraux animé par André Verheyen (prêtre à la retraite). Voir son site qui est hébergé par " Profils de Libertés " http://prolib.net/lpc/libre.pensee.chretienne.htm (ou entrer dans le site http://prolib.net puis cliquer sur la bande " Libre pensée chrétienne "). Le mouvement tient des réunions et célébrations mensuelles et publie un bulletin. Il remet en cause la formulation des dogmes. Contact : Christiane et Herman Van den Meersschaut, rue C. Hoonaert, 9 – 1090 Bruxelles, courriel : christianehermanvdm@tele2.be

Rappelons (voir notre "Agenda à l'usage des unitariens et sympathisants", catégorie "Agenda") que le  Réseau européen Eglises et libertés (RE)*, dans le cadre et avec le soutien du Conseil de l’Europe, organise à Strasbourg, les mercredi 3 et jeudi 4 octobre, Conférence européenne inter-convictionnelle sur " La cohésion sociale dans une Europe multiculturelle. Impact et rôle des courants de pensée et des religions". Mais dans ce cas, du côté du RE, l'accent est mis sur la contestation à la fois du monopole qu'exercent les hiérarchies ecclésiales et du contenu de leurs prises de décision.

* réseau à majorité catholique auquel la Fédération des réseaux du Parvis participe (et donc ses associations membres dont l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU).

A parier que ces exemples (exemplaires) feront tâche d'huile. Vive l'inter-convictionnalité (ou l'inter-convictionnalitude !)

Lundi 26 mars 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

5 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, les Traités de Rome, signés le 25 mars 1957, lancèrent l’aventure européenne. Le 50ème anniversaire en est fêté ce dimanche.

Les pays européens en boules de Noël (à défaut de cristal de Bohème) pour que le rêve se continue ....

Avec nos Etats, nous avons été invités à élargir notre citoyenneté, en passant de la solidarité ethnique (la nation-ethnie) - voir notre message sur la ville de Sibiu - à celle de l’ensemble des habitants vivant dans le cadre territorial d’un même Etat (la nation-Etat). Avec l’Europe communautaire, nous voilà invités à une solidarité fédérale sous-tendue par le vécu d’un ensemble régional et d’une civilisation partagée.

L’Être européen est politiquement en gestation, mais il s’agit d’un adulte qui a déjà une bien longue histoire derrière lui, à commencer par les premiers pas de Paul sur le continent européen (Geste d'envoyés / Actes des apôtres 16) *, par Rome et Byzance, puis cette Europe des Barbares, lesquels étaient en partie christianisés dans la confession arienne dont nous avons parlée dans plusieurs de nos précédents messages (les 8, 9 et 13 mars) et qui rappliquèrent sur l’empire Romain, enfin le rôle des évêques ariens et catholiques du 1er millénaire et celui des premiers monastères (voir nos messages du 13 mars sur l’Irlande).

* "Faut-il exorciser les païens au risque de les rendre muets ?", reprise de l'article "Le passage en Europe ou la rencontre avec le paganisme" écrit en mai 2001 et paru dans Approches unitariennes, n° 43, été 2001

Cette épopée, nous le savons, se continua, avec un vaste empire romain-germanique fondé par les Francs de Charlemagne, en alliance avec des papes modernistes, avec la si brillante civilisation andalouse qui nous transmit les sciences depuis Aristote, sans oublier la diaspora juive porteuse du précieux trésor que fut en ce temps la Bible hébraïque.

Et puis, ce fut une prodigieuse accélération de la pensée moderne avec la Renaissance, puis les Réformes protestantes qui traversèrent le continent jusqu’en Ukraine et en Transylvanie comme sous le souffle de Dieu, avec les philosophes et les scientifiques du Siècle des lumières, avec la rationalité des francs-maçons, et, au XIX° siècle, avec la générosité du socialisme utopique et du christianisme social.

Europe aux racines chrétiennes, à n’en point douter sauf pour les négationnistes de tout bord, mais une Europe qui s’est finalement modernisée en luttant contre les emprises religieuses (depuis la Renaissance) et en affirmant la laïcité. Finalement une Europe démocrate et multi convictionnelle, ce qui en fait toute la richesse.

Notre Europe a hérité de spiritualités et de philosophies bien précises – qu’il convient de citer, devoir de mémoire oblige – et qui est donc une civilisation au sens riche et complexe du terme dont il convient de connaître l’histoire - et non pas un cadre seulement économique, politique et supra étatique.

L’unitarisme, ne l’oublions pas, est né dans ce contexte, aux XVI°-XVII siècles, lors de l’essor de la Réforme protestante anti-trinitaire. C’est pour cela que nous ouvrons sur ce blog une rubrique (= " catégorie ") consacrée à l’Europe. Donc, à votre Histoire !

Dimanche 25 mars 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

La Transylvanie était une partie de la Hongrie qui fut longtemps gérée par un gouverneur (vovoïde). Celui-ci, pour prendre des décisions, convoquait des diètes qui réunissait les " Trois Nations " représentées par les nobles hongrois, les Sicules (un peuple originaire de l'Asie) et les Saxons. C'était une Europe des nations, celles-ci correspondant à des ethnies ou peuples bien identifiés et ayant chacune une histoire et une culture.

Ensuite, on passera, au XIXème siècle, à des nations assimilées à des territoires étatiques (ce qui est tout à fait autre chose) : les Français, les Britanniques, les Allemands, les Italiens, les Roumains.

Il convient donc de bien distinguer nation-ethnie et nation-Etat, celle-ci proposant (sans toujours y réussir !) une solidarité supérieure. Des nations-ethniques résistant encore à cette assimilation proposée constituent désormais des " minorités nationales ". C'est le cas entre autres des " Hongrois " de Transylvanie.

A Sibiu, la cité fut effectivement fondée par des immigrants saxons venus du Grand-Duché de Luxembourg. D'autres villes le furent également par des Saxons, mais ce terme ethnique a recouvert finalement un peuplement germanique plus large que les seuls Saxons.

Les " Saxons " arrivèrent dans un milieu resté rural, peuplé de Roumains descendants des Daces et d'autres populations " Barbares ", et marqué par la colonisation romaine (le roumain est une langue romane) et le christianisme orthodoxe. Ils étaient artisans, pratiquaient le commerce et cultivaient la terre. Ils fortifièrent leurs cités afin de faire face aux raids meurtriers des Mongols et des Tartares.

Ces cités rallièrent les réformes protestantes luthériennes et " helvétiques " (Zwingli, Calvin) du XVIème siècle. Les catholiques y reprirent pied à la faveur de la Contre-Réforme et de l'occupation autrichienne.

dessin de CamilG (la tour de l’hôtel de ville) http://www.flickr.com/photos/camilg/page3/

La Réforme anti-trinitaire s'est développée principalement à Cluj-Napoca, en pays sicule et au nord de Brasov. C'est dire que, pour les unitariens d'aujourd'hui, la Transylvanie est pour eux comme une seconde patrie et ils sont particulièrement sensibles à tout ce qui s'y passe, même si Sibiu n'est pas un lieu historique particulier pour eux.

Elle va être le siège d'un important rassemblement du mardi 4 au samedi 8 septembre, avec la 3ème assemblée européenne oecuménique. Les Eglises unitariennes de Roumanie et de Hongrie y sont invitées.

Afin que les hiérarchies ecclésiastiques ne soient pas les seules à représenter les diverses Eglises, le Réseau européen Eglises et Libertés (voir le " Manifeste européen d'Eglises et Libertés ", message du 18 février) entend y envoyer une délégation.

Cette importante rencontre des chrétiens de tous les pays européens s'inscrit dans un calendrier de manifestations puisque Sibiu a été déclarée capitale culturelle de l'Europe 2007, première ville de l'Europe de l'Est a avoir cette distinction après la chute du Mur de Berlin. La Roumanie est entrée dans l'Europe communauté ce 1er janvier. C'est donc la fête de l'Europe en Roumanie !

La ville et ses poteries traditionnelles, de CamilG photographe à Sibiu http://www.flickr.com/photos/camilg/422319576/

La ville est en piémont nord de l'arc formé par la chaîne méridionale des Carpates. C'est un passage obligé pour les circuits touristiques. Pensez à vos vacances ! Vous pourrez payer en euros et avec votre carte bancaire.

Vendredi 23 mars 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

Vu hier soir sur TF1 aux informations de 20 heures

La Grèce, qui reconnaît la confession orthodoxe comme religion d’Etat (et qui la finance en conséquence), a enfin accepté (sans doute Europe oblige) que le culte des douze dieux de l’Olympe soit pratiqué au grand jour. Un temple s’est immédiatement ouvert au pied de l’Acropole car les décathéistes (adeptes des dix dieux concernés) revendiquent pas moins de 400 000 adeptes en Grèce.

Ce samedi 17 mars, accompagnés de journalistes de TF1, une centaine d’entre eux se sont présentés au temple dédié à Poséidon, fils de Zeus et dieu de la mer, à Cap Sounion, magnifique promontoire en fin d’Attique surplombant la mer Egée. Mais là, ils se sont heurtés à la directrice des sites archéologiques leur rappelant que le monument était réservé seulement aux visites touristiques. Nos adeptes durent payer leur billet d’entrée. Ils transgressèrent toutefois les consignes de laïcité en élevant leur prière une fois sur le site sous l'oeil goguenard de la directrice et des forces de l'ordre.

Le ministre grec de la Culture n’a sans doute pas (encore) compris que ces rites allaient revigorer les vieilles pierres et attirer une foule de nouveaux visiteurs. La laïcité est parfois bien bornée ! A quand la visite payante pour les chrétiens qui voudront aller prier dans les églises déclarées monuments historiques ?

Le temple de Poséidon dans "Îles à rêver", http://evm.vr-consortium.com/titres/ilesgrecques/zzf/zzon4/47927.htm

Ce temple de Poséidon fut construit en marbre blanc de 444 à 440 avant J.-C.. Les colonnes, de 6 m de haut, sont plus fines en haut qu’en bas, si bien que l’effet de perspective en sort renforcé. On dit que le roi d’Athènes, Egée, croyant que son fils Thésée était resté prisonnier du labyrinthe du terrible Minotaure, se serait jeté du haut de ce promontoire dans la mer à laquelle il donna son nom. Finalement, Thésée revint victorieux et les Athéniens n’eurent plus à livrer leurs fils et filles au cruel souverain de Crète.

A ceux qui s’étonneront que Poséidon puisse être le fils de Zeux, on peut rétorquer que les chrétiens du II° siècle, dans la version arienne, ont bel et bien fait de Jésus un dieu engendré par Dieu-le-Père ; et qu’ils ont fait même plus fort, avec la version nicéenne, en déclarant que Jésus était une incarnation de Dieu-le-Père (un avatar diraient les hindouistes). Comme quoi, on peut se rappeler les paroles de Iéshoua : on voit bien la paille dans l’œil du voisin, mais non la poutre qu’on a dans le sien.

 

pierres taillées (marbre blanc) tombées du temple dans la mer Egée (vue sur Wikipedia)

Protecteur des pêcheurs et des navigateurs Poséidon a comme attribut le trident et le poisson. Dans le bâteau qui conduisit Jonas à Ninive, par un chemin bien détourné (voir notre message précédent, "Jonas pour tous" en date du 14 mars), des matelots prièrent comme il se doit Poséidon pendant que Jonas, caché en soute, dormait et oubliait de prier IHVH.

Mardi 20 mars 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

Avec la montée spectaculaire du candidat François Bayrou dans les intentions de vote à la présidentielle française (plus de 20% de ces intentions de vote, et large succès prévu s’il accède au 2ème tour !), on peut s’interroger si c’est la fin du combat des partis. Les dernières mobilisations populaires (jeunes de banlieues en révolte, rejet d’un contrat d’embauche excluant le droit de plainte en cas de licenciement abusif, etc.) avaient pourtant fait croire au maintien pur et dur du clivage historique Droite-Gauche.

D’autant plus que chaque camp avait trouvé un " champion " à sa mesure. Et voici qu’une autre figure s’interfère, d’un tout petit parti centriste et sans charisme particulier mais prônant (tout simplement !) un gouvernement d’union nationale avec des personnalités de droite et de gauche … et que les Français s’y montrent favorables à 65 % ! Sondage LH2 pour 20 minutes et RMC publié ce jour.

Non ! Rien à voir avec le gouvernement allemand qui résulta d’une alliance forcée entre deux partis à la suite d’une élection qui n’arriva pas à les départager. Cette fois-ci, les Français semblent bien conscients et déterminés et souhaitent moderniser leur vie politique en remettant les partis à une place moins omniprésente.

Est-ce un au-delà des partis, un retour du gaullisme ? mais cette fois-ci, d’une façon plus modeste, sans figure particulièrement charismatique, sans événement historique dramatique, en toute modestie démocratique. Les partis politiques ne sont pas niés dans leur rôle, mais remis à leur place, et on leur demande de laisser la société civile s’exprimer, sans l’étouffer. Serait-ce la vraie fin du parti élite dirigeante s’arrogeant le droit de mener le peuple au nom de sa pleine conscience et de sa lucidité ?

En lançant des débats participatifs, Ségolène Royal a senti également la nécessité de rencontrer cette société civile. D’ailleurs, tous les candidats affirment vouloir dépasser le cadre stricte de leur parti ; c’est l’une des logiques de la présidentielle. Les principaux candidats le font d’autant plus aisément qu’ils affirment de fortes et riches personnalités.

" Pour moderniser la vie politique française, 43% des sondés sont favorables, en priorité, à une implication plus importante des experts issus du monde de l'entreprise, quel que soit leur bord. 39% préfèrent des personnalités issues de la société civile (associations, syndicats), 17% font le choix de personnalités politiques et 13% optent pour des experts issus de la haute fonction publique, quel que soit leur bord " http://fr.news.yahoo.com/16032007/290/65-de-francais-pour-un-gouvernement-d-union-selon-un.html

On peut bien entendu faire le parallèle avec les appartenances religieuses. Nombre de chrétiens par exemple vivent désormais un christianisme post-confessionnel, de plus en plus éloigné des hiérarchies. La parole est désormais aux laïcs, à eux de la prendre ! A quand la fin du cléricalisme de tout bord ? http://prolib.net/chroniques/201.050120.xsmeconf.barbier.htm

analyse proposée par Jean-Claude Barbier

Vendredi 16 mars 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

En ajout à nos messages précédents sur saint Patrick, vous trouverez sur le blog de l'AFCU (http://afcu.over-blog.org), à partir de la présentation du calice celte d'Ardagh (début VIII° s.), une analyse du monachisme rural irlandais qui fut la forme privilégiée de l'expansion du christianisme en ce pays, ceci par contraste avec  la forme ecclésiale voulue par Rome et incarnée par la semi-légende de saint Patrick. A lire pour tous ceux qui rêvent d'une Eglise décentralisée où les initiatives de base seraient reconnues ...

Avec nos excuses à tous les Patrick pour cette déconstruction mythologique de leur saint patron. L'histoire est ainsi faite de de mythes, de légendes, de semi légendes, d'épopées ... que d'autres vont s'acharner à réduire ... parfois en cendre !

Jeudi 15 mars 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

Le Réseau européen Eglises et Libertés (RE), qui représente la mouvance catholique libérale ouverte à quelques mouvements protestants de même sensibilité, invite à signer un manifeste qui sera rendu publique le 25 mars à Rome et à Berlin). La déclaration a été préparée par un groupe de travail du RE sur le thème "  Quelle Europe au commencement du millénaire ?" et avec l'intitulé suivant : " Déclaration des mouvements catholiques de base sur l'Europe future à cinquante ans du Traité de Rome ». Celle-ci sera publiée et rendue publique pour le 50ème anniversaire du traité de Rome avec le nom de toutes les associations signataires.

le logo d'Eglises et Libertés (RE).

La Fédération des réseaux du Parvis est membre de ce réseau européen, et par conséquence indirectement l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) qui fait partie de cette fédération. 

Elle a pour objectif de montrer que la COMECE (la Conférence des Evêques représentants les Conférences Episcopales des pays de l'Union Européenne), qui voudrait faire croire que seuls les évêques peuvent définir les valeurs sur lesquelles l'Europe doit se construire, n'est pas la seule à pouvoir parler des valeurs de l'Europe et que les catholiques de base ont leur mot à dire pas forcément identique à celui des évêques.

En plus de cet appel à la base, au-delà des hiérarchies ecclésiales, il convient de constater que le christianisme n'a pas été le seul ferment de l'Europe moderne puisque bien d'autres acteurs religieux, spirituels ou philosophiques ont apporté leur pierre à l'édifice : juifs, musulmans en Andalousie et dans les Balkans, philosophes des lumières et francs-maçons, socialistes utopistes, etc. On peut même dire que cette Europe là a du lutter contre l'emprise religieuse sectaire des hiérarques.

Le texte est consultable sur le site du RE http://www.european-catholic-people.eu  Pour information complémentaire, prendre contact avec Actualités unitariennes qui vous mettra en relation avec François Becker, secrétaire général du RE. 

Dimanche 18 février 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés