
Depuis de nombreuses années, les écologistes et les alternatifs ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Nous consommons manifestement de trop et, sans doute tout excités comme des poux par la
publicité, nous voulons toujours ce qu’il y a de plus beau, de meilleur, de nouveau. Nous avons décollé, bien au-dessus des produits de base et de première nécessité. Certains
se lovent dans le confort et le luxe, et s'exhibent au regard des nécessiteux - à commencer par la pub et la presse people qui donnent le ton de la demesure.
Les enquêtes montrent que la baguette classique est délaissée au profit des pains mignons (eh oui !) mais le même consommateur se plaint la bouche pleine que c’est devenu plus cher. Les
produits de base sont considérés comme de qualité insuffisante et délaissés au profit de produits plus sophistiqués, du moins mieux présentés.
On demande toujours plus à l’agroalimentaire en terme de précaution (emballage, date de validité garantie, durée de conservation, traçabilité, prêt à
cuire, etc.) ; on souhaite des légumes et des poissons de contre saison, des produits exotiques.
Il demande toujours plus de revenus tout en consommant toujours plus. C'est une véritable course en avant. Mais que vaut l’augmentation des
salaires s'il y a inflation, si la spéculation immobilière va bon train et s’il faut aller travailler de plus en plus loin, si les grosses envies augmentent, si les extras se multiplient, si on
ne refuse rien à ses chers gamins, surtout pas les jouets et les marques célèbres ?
Il faudra bien que le consommateur européen envisage, pour le maintien de son niveau de vie, une limitation drastique de ses désirs
et de son confort et un changement d'habitudes, de mode de vie.
Le consommateur en arrive à être non seulement gavé (çà c’est pour les plus aisés qui peuvent se le permettre, mais aussi pour beaucoup d’autres qui préfèrent s’endetter afin d’avoir tout
immédiatement), mais surtout bourré de contradictions.
On voudrait que les prix n’augmentent pas mais quid alors du niveau de vie des producteurs ? qui sont aussi des consommateurs ... On voudrait des produits du monde entier mais quid de nos
agriculteurs, pêcheurs, entrepreneurs ?
C’est là qu’il y a une véritable implosion d’un système basé sur toujours plus de consommation individuelle, et qui est vite rattrapé par la concurrence internationale.
Et si on retournait à nos marchés locaux, à une économie territorialisée où l’on a pas tout mais dont les produits sont ceux d’un terroir non surchauffé, au rythme des
saisons, où les produits sont sains, sans cellophane. Un commerce équitable non seulement pour les produits du Tiers-monde, mais aussi pour nos paysans qui sont entrain de disparaître à vue
d'oeil.
Et puis si l’on veut qu’il y ait augmentation de la consommation pour stimuler la production, alors aidons les plus pauvres (de notre pays et du monde entier) à accéder
eux aussi à un minimum de consommation moderne.
Bien des évidences économiques sont entrain de sombrer comme le Titanic : l’augmentation de la consommation comme stimulant à la croissance, la régulation des prix
par la simple concurrence, l’économie mondiale au profit de tous, l’Etat providence qui doit tout faire, etc.
Tout système a ses avantages, mais aussi ses limites, ses perversités, ses emballements, ses dysfonctionnements, ses manipulateurs, ses
agents véreux, ses voyous, ses victimes, en économie comme ailleurs. A nous de les contrôler.
Il est par exemple surprenant que la publicité soit entrée tout doucettement dans nos moeurs, que plus personne ne la critique, alors qu'elle a des effets pervers manifestes : elle
s'ajoute au coût des produits (eh oui !), pousse à la consommation ostentatoire et superflue, crée des envies et des manques psychologiques, joue en faveur des plus grosses entreprises, des
grandes marques, coupe notre attention sur le petit écran, nous infantilise avec ses gamineries et ses exhibitions sexuelles, nous gave de répétition et d'omniprésence, et qui plus est ne
fournit aucune information objective. Plus nocive, je meurs !
Certes les unitariens n’ont pas de compétence spéciale en matière économique, mais ils savent qu’il faut se méfier des vérités absolues et des évidences
admises qui ressemblent fort aux dogmes et aux enfermements idéologiques d’autrefois.
Le consommateur moderne n’est guère économe. Les choses (un peu) usagés ne se réparent plus, mais elles se jettent et se remplacent à un rythme qui aurait donné le vertige à nos parents. L’eau du robinet coule à flot à chaque lavement des mains. L’électricité fait désormais partie du décor permanent.







logo du réseau européen Eglises et libertés
(mouvance catholique libérale)
Parmi les
questions analysées au Forum :
Grande-place de l'Hôtel de Ville de Bruxelles 

Ces cités rallièrent les réformes protestantes luthériennes et " helvétiques " (Zwingli, Calvin) du XVIème siècle. Les catholiques y reprirent pied à la faveur de la Contre-Réforme et de l'occupation autrichienne.
Ce samedi 17 mars, accompagnés de journalistes de TF1, une centaine d’entre eux se sont présentés au temple dédié à Poséidon, fils de Zeus et dieu de la mer, à Cap Sounion, magnifique promontoire en fin d’Attique surplombant la mer Egée. Mais là, ils se sont heurtés à la directrice des sites archéologiques leur rappelant que le monument était réservé seulement aux visites touristiques. Nos adeptes durent payer leur billet d’entrée. Ils transgressèrent toutefois les consignes de laïcité en élevant leur prière une fois sur le site sous l'oeil goguenard de la directrice et des forces de l'ordre.
A ceux qui s’étonneront que Poséidon puisse être le fils de Zeux, on peut rétorquer que les chrétiens du II° siècle, dans la version arienne, ont bel et bien fait de Jésus un dieu engendré par Dieu-le-Père ; et qu’ils ont fait même plus fort, avec la version nicéenne, en déclarant que Jésus était une incarnation de Dieu-le-Père (un avatar diraient les hindouistes). Comme quoi, on peut se rappeler les paroles de Iéshoua : on voit bien la paille dans l’œil du voisin, mais non la poutre qu’on a dans le sien.
catholique libérale ouverte à quelques mouvements protestants de même sensibilité, invite à signer un manifeste qui sera rendu publique le 25 mars à Rome et à Berlin). La déclaration a été préparée par un groupe de travail du RE sur le thème " Quelle Europe au commencement du millénaire ?" et avec l'intitulé suivant : " Déclaration des mouvements catholiques de base sur l'Europe future à cinquante ans du Traité de Rome ». Celle-ci sera publiée et rendue publique pour le 50ème anniversaire du traité de Rome avec le nom de toutes les associations signataires.