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la défense des animaux

Ainsi en a décidé le Conseil constitutionnel de l'Etat français en arguant de la tradition continue en France de la corrida. C'est vrai que cela date du culte de Mithra ( lien) et que c'est donc bien antique !

 

Nous pourrons donc encore voir le martyr des taureaux vrillés par les muletas dans la profondeur de leur chair, blessés par les piques des picadors s'appuyant de tout leur poids, arqueboutés sur leurs chevaux,  puis tués par le toréador d'un coup d'épée foudroyant comme l'éclair (ou après plusieurs tentatives !). Pourtant, les jeux taurins ( lien) pourraient prendre le relais tout en gardant la dimension sportive et l'affrontement avec la bête musclée et puissante : se jouer de sa force mais sans le faire souffrir ...

corrida_torero_sans_taureau.jpg

Samedi 22 septembre 2012 6 22 /09 /Sep /2012 18:40
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

Certains considèrent que l’Etat ne doit pas, au nom d’une laïcité neutre, s’ingérer dans les questions religieuses . Mais que faire lorsque certaines traditions religieuses demandent que l’animal reste conscient durant son égorgement rituel (rites caher et hallal) ; divisent chaque jour la société entre croyants et « païens », entre croyants ayant la bonne moralité et des athées qui par définition pour eux sont amoraux, entre purs et impurs, entre hommes et femmes en prohibant toute mixité ; refusent la médecine moderne car Dieu seul guérit, toute transfusion sanguine au risque de l'opéré ; rejettent les enseignements scientifiques à l’école et à l’université au nom de livres dit révélés ; pratiquent le bourrage de crâne et l’encadrement sectaire, etc. Faut-il donc rester coi afin de ne pas « discriminer » les dits religieux alors que ce sont eux mêmes qui établissent des séparations d’un autre âge ! Bien entendu, la moindre critique soulève le cri convergent des hypocrites et des braves citoyens qui sous-estiment complètement – par ignorance, mais aussi par aveuglement idéologique – la signification, la force et l’ancrage de ces interdits religieux.


Rappelons que les laïcs à l’origine de nos lois laïques de 1901-1905 furent des militants qui, depuis Voltaire, luttèrent contre l’emprise des religions, entre autres celle, dominante, de l’Eglise catholique. La laïcité n’est pas seulement une molle cohabitation, mais une exigence de séparation entre autorités religieuses et pouvoirs politiques et la prédominance de la loi démocratiquement votée sur les communautarismes. Or, aujourd’hui, nous constatons que certains milieux religieux (catholiques, protestants, etc.) et politiques se mettent du côté des interdits religieux … qu’il ne faudrait pas toucher car il s’agirait d’identités !


Or, sociologique on constate que chaque tradition religieuse évolue, ne reste pas fixe mais s’adapte au contexte tout en gardant l’essentiel. Les rituels trouvent de nouvelles formes en continuité avec les origines. Par exemple en Afrique noire, les femmes en deuil ne sont plus tondues, mais on va couper symboliquement une mèche. Dans les rites casher et hallal, ce qui est important - que je sache - c’est la prière dite par un ministre du culte et non que l’animal ait nécessairement une agonie consciente ! Que dire aussi des rituels d’excision et autres mutilations génitales du sexe féminin ! C’est ce qu’a dit précisément François Fillon, premier ministre français : "Les religions doivent réfléchir". Ben oui, c'est évident !


Ses propos étaient tout à fait raisonnables et emprunts de bon sens : " Les religions doivent réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé ". " Dans un pays moderne, il y a des traditions ancestrales – l'abattage halal et casher − qui ne se justifient plus. … On est dans un pays moderne, il y a des traditions ancestrales qui ne correspondent plus à grand-chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène.". Il ajoutait même, conciliant, qu’il n’y avait pas urgence : "On pourrait y réfléchir." Mais "ce n'est pas le moment d'engager ce débat. "


Eh bien, ce fut l’émotion immédiate et totale des hypocrites de tout horizon et F. Fillon dût recevoir d’urgence les autorités religieuses juives et musulmanes mise en émoi pour les rassurer que Dame République ne mettrait pas le nez dans leurs affaires … ni revoir les dérogations dont elles bénéficient.

gaston_lagaffe_et_les_trois_tortues.jpg

Le rythme des religions serait-elle celui de la lenteur ?


Et les catholiques, sous la houlette du bon pape Jean XXIII, que firent-ils avec Vatican II sinon progresser ! Il faut bien de temps en temps se concerter afin de s’adapter aux évolutions sociétales et de reformuler les enseignements et directives. Les protestants parlent de Réformation à la place de la Réforme afin de signifier qu’il faut constamment faire un effort sur soi. La Ahmadiyya (une branche musulmane moderniste) considère que la djihad est un effort sur soi (et non point faire la guerre sainte). Alors ne soyons pas plus religieux que les religieux et encourageons les efforts de modernisation des religions.

 

Cela va dans le sens de la tradition unitarienne qui, depuis le XVIème siècle, n’a eu de cesse de revisiter le christianisme, de le « restituer » selon la belle expression de Michel Servet en 1553.


En ces temps électoraux, nous saluons la voix isolée et courageuse d’un César Botero dans Le Nouvel Observateur « François Fillon questionne l'abattage casher ou halal : où est le problème ? » (lien)

Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 11:16
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

jean_riedinger_portrait.jpeg Jean Riedinger, militant associatif chrétien laïque, a réagi à notre article sur les abattages rituels sans étourdissement préalable des animaux ( lien).


Je suis d'accord avec l'argumentation de cet article de Jean Claude Barbier. Et je suis en même temps très gêné par la propagande haineuse de Marine le Pen. Il est difficile de se situer publiquement sinon en dénonçant la duplicité hypocrite de la prétendue laïcité à la Le Pen. Mais on ne peut pas respecter pour autant une pratique "religieuse" (je mets encore des guillemets mais je ne sais pas si ces guillemets vont résister longtemps à la montée des ghettos religieux) - pratique religieuse qu'elle soit de tradition chrétienne, musulmane , juive, bouddhique, hindouiste, etc. - qui tranche dans le pur et l'impur et maudit dés lors, au regard de pratiques alimentaires, vestimentaires relatives à un temps et des usages plus ou moins anciens ou déclarés tels, mais prétendus d'origine et de portée éternelle, des femmes et des hommes devenus infréquentables car impurs.

 

Dans certaines cantines scolaires certains musulmans (qui semblent de plus en plus nombreux) exigent que leurs enfants non seulement mangent halal mais ne mangent pas à la même table que les enfants impurs, leurs camarades de classe qui ne respectent pas la prétendue loi d'un prétendu Dieu. Les hommes deviennent ils fous dés lors qu'il est question de Dieu ? L'histoire semble me forcer à répondre OUI à cette question.


Il y a tant de raisons d'être athée de tant de dieux que l'on se demande s'il y a un Dieu qui mérite d'être reconnu ! Je me vante d'être relativiste et agnostique (et non sceptique ni athée).


Malheureusement, dénoncer l'imposture de Marine Le Pen dans l'état actuel des "débats" (sic !) électoraux ressemble à une injure et risque d'aboutir à faire de Marine le Pen une martyre de la pureté ethnico-religieuse de la France !


Il faut pourtant ne pas hésiter à dire à la fois non aux pratiques religieuses qui ghettoïsent la société, et non à la pseudo laïcité qui sert de cache sexe au racisme anti-arabe.

 

Et les catholiques ont aussi leur mea culpa à faire en bien des domaines (à commencer par celui de l'école confessionnelle ou du concordat alsacien). Quand j'avais 10 ans, certains milieux cathos m'interdisaient d'avoir un copain protestant ou de lire une revue non catholique. Si je mangeais de la viande le vendredi j'étais en état de péché mortel (sic !) et, si j'avais pris mon café au lait avant d'aller communier, c'était une faute grave, etc. Et ma mère, parce qu'elle enseignait dans une école catholique, a failli perdre son emploi parce qu'elle avait osé m'inscrire dans un lycée public. Elle a dû m'en retirer !

 

Les évêques sont ils conscients qu'en défendant l'école catholique sous contrat et son "caractère propre" (terme ajouté en dernière mlnute qui a complètement déformé l'esprit premier de la Loi dite Debré) ils encouragent l'ouverture d'écoles sous contrat musulmanes, juives, bouddhistes, etc., et donc la communautarisation identitaire de notre société ? Et je ne parle pas du scandaleux accord entre le Vatican et l'Etat français en faveur des instituts supérieurs catholiques.


Grâce aux athées et aux chrétiens "hérétiques" qui ont été souvent leurs compagnons, tout cela [ndlr - les pratiques catholiques qui sévissaient lorsque l'auteur était d'âge scolaire] a été jeté par dessus bord. Alors soyons aujourd'hui les athées qui libèrent car je suis de plus en plus atterré par la sottise politique et religieuse ambiante et le retour dans nos paroisses des traditionalistes, des intégristes, des ritualismes à l'ancienne, et des hystéries de certains charismatiques inspirées (sic) par l'Esprit Saint lui même ...


Il y a heureusement d'autres groupes humains qui me rassurent un peu : il reste autour de moi des gens de toutes sortes qui n'ont pas perdu le sens commun (la raison). Je constate que ce sont ceux qui ont pris des distances avec les idéologies de l'absolu. Et ceux qui ont une dimension humaniste de la fraternité et le sens de la solidarité. Ils se respectent comme égaux quelles que soient leurs convictions. Et ceci est valable pour les disciples de maîtres spirituels authentiques qui ne font pas de Dieu un despote aux lois arbitraires ou un diviseur entre bons et mauvais. Certains de ces maîtres sont athées (par exemple le vrai Bouddha ou certains sages de diverses cultures philosophiques au sens large).

Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 11:01
- Par Jean Riedinger - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

par Jean-Claude Barbier


1 - En premier parce que l’égorgement des animaux sans assommage préalable est une pratique cruelle qui date d’un autre temps. Aujourd’hui, grâce à l’assommoir électrique, on peut réduire la souffrance des animaux. Je ne vois pas au nom de quoi, on refuserait ce progrès technique.


2 - Dans la Bible, le sang est considéré comme le siège de la vie et donc appartenant à Dieu seul, source de toute vie ; en conséquence l’homme ne doit pas le consommer car il est réservé. Passer outre, c’est commettre une impureté rituelle – qui bien entendu n’a rien à voir avec notre actuelle notion hygiéniste ; c’est vouloir s’égaler à Dieu par appropriation de la Vie (comme, Adam et Eve voulurent s’approprier la connaissance du Bien et du Mal en mangeant du fruit « interdit », que Dieu s'était réservé). Le Coran a tout simplement embrayé. C'est parfaitement compréhensible, mais cela relève de civilisations antiques. 


3 - De nos jours, mettre cela sur le dos de Dieu sans plus d’explication c’est rendre Dieu tribaliste (ce qu’il est malheureusement aux yeux de nombreux croyants qui prétendent que Dieu soutient leurs causes et que, eux, ils agissent en son nom) et totalement arbitraire. C’est le rendre aussi parfaitement stupide car incapable d’expliquer la raison de telle ou telle prescription. Cela est en tout cas incompatible avec un Dieu créateur car on ne comprendrait pas pourquoi Dieu aurait créé des animaux « à part » des autres. Enfin, ce serait un Dieu pour un seul peuple élu, contre les autres peuples décrétés « infidèles » (« païens »).


4 – S’y ajoute une notion de pur (un rituel qui consacre un animal consommable) et d’impur (les autres animaux non consacrés !), qui coupe le monde en deux, avec le rejet non seulement de ce qui est décrété impur, mais de tous ceux qui touchent ou consomment des impuretés ! Cela se traduit sur le plan social par l’impossibilité d’inviter à sa table ou d’accepter les invitations des autres. De là un communautarisme absolu, exacerbé. Au sein d’une même famille mixte, cela devient fort complexe, sinon impossible, dès lors qu’un des membres veut suivre les règles strictes : que faire par exemple d’une poêle qui a servi à cuire une côte de porc ? Et il n’y a pas de négociation ou d’arrangements possibles car ces règles sont absolues puisque d’injonction divine.


5 – Par souci de rentabilité économique, de nombreux abattoirs se sont mis à produire directement de la viande casher ou halal en se dispensant d’assommer au préalable les animaux, desservant ainsi indifféremment le marché casher et halal (en précisant sur les étiquettes) et le marché général, à l’insu des consommateurs. Par ce biais, les communautarismes imposent leurs particularismes bien au-delà de la sphère religieuse. Dès lors, les consommateurs sont en droit d’exiger qu’il y ait traçabilité du produit en ce domaine.


8 – Pourtant des médecins mettent en garde sur le fait que trancher la gorge des animaux entraîne non seulement l’écoulement du sang, mais AUSSI celui des nourritures malaxées dans l’estomac, ce qui n’est pas sans véhiculer de nombreux microbes (dans le cas des abattages réglementaires, on noue l’œsophage afin d’éviter précisément cet écoulement).


6 – On se demande comment et pourquoi les communautés juives et musulmanes ont pu obtenir des dérogations à la législation européenne concernant l’abattage des animaux. Que je sache, cela s’est fait en catimini, sans débat au niveau de l’Assemblée nationale et du Sénat, du moins en France !


7 – On constate la défaillance des Etats qui n'ont pas le nombre suffisant de vétérinaires inspecteurs pour aller sur place contrôler les abattoirs suspectés de telles pratiques.


8 – Défaillantes aussi les opinions publiques qui sont tétanisées dès lors que l’on ose « toucher » aux religions même lorsque celles-ci se mettent hors la loi.


Paradoxalement, alors que certains crient à la discrimination des minorités religieuses lorsqu’on veut faire appliquer les lois civiques, ce sont ces mêmes minorités qui, dans les faits et sans état d'âme, imposent leur communautarisme aux autres : plus de viande porcine au bord des avions et dans certaines cantines d’entreprises ; restaurants de grande consommation qui se déclarent « halal » et ne servent plus d’autres viandes ( lien) ; embauches sur des critères religieux « orthodoxes » pour des organismes qui, pourtant, ne sont pas déclarés comme des établissement confessionnels ; abattage des animaux sans assommage préalable avec la complaisance des acteurs économiques ; pénalisation des critiques adressées aux religions car considérées comme autant de blasphèmes (en cours d’être avalisée au sein de l’UNESCO, cheval de Troie en ce domaine !) ; laissez faire au nom de la liberté religieuse de prêcheurs intégristes.

 

Bref, un phénomène de coucouisme tout à fait classique dans des sociétés molles non averties de la propagation de ce genre de dynamique religieuse.


Par contre, la même opinion publique et souvent les mêmes meneurs tardent à reconnaître les droits parfaitement légitimes des nouvelles communautés religieuses, notamment bouddhistes et musulmanes, en lieux de culte.

 

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"La vision de Saint Pierre à Joppé" par Federico Zuccaro.


Les chrétiens, à la suite de Pierre l’apôtre, ont rompu avec cette vision archaïque de consommer les viandes. Pierre eut la vision d’une nappe qui descendait du ciel :

« Il y avait à Césarée un homme du nom de Corneille, centurion de la cohorte Italique. Pieux et craignant Dieu [étranger sympathisant de la religion juive], ainsi que toute sa maison, il faisait de larges aumônes au peuple juif et priait Dieu sans cesse.[…] Pierre monta sur la terrasse, vers la sixième heure, pour prier. Il sentit la faim et voulut prendre quelque chose. Or, pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il voit le ciel ouvert et un objet, semblable à une grande nappe nouée aux quatre coins, en descendre vers la terre. Et dedans il y avait tous les quadrupèdes et les reptiles, et tous les oiseaux du ciel. Une voix lui dit, alors : « Allons, Pierre, immole et mange ». Mais Pierre répondit : « Oh non ! Seigneur, car je n’ai rien mangé de souillé ni d’impur ! ». De nouveau, une seconde fois, la voix lui parle : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé ». Cela se répéta par trois fois, et aussitôt l’objet fut remporté au ciel. » (Actes des apôtres, 10, 9-2 et 9-16 ; lire l’ensemble de ce chapitre 10, lequel se termine par le baptême des « paiens » qui ont reçu « l’Esprit Saint », bible de Jérusalem).
 

pierre_vision_.JPG

"La vision de Saint Pierre" par Philippe Galle 1537-1612 (graveur)

d’après un dessin de Jan Van Der Straet, 1523-1605,

gravure datée de 1575, 1582. Bibliothèque municipale de Lyon.


Dans un société en proie à des polémiques incessantes, il suffit qu’un parti politique s’empare d’un sujet pour que les autres disent le contraire et s’accusent mutuellement de stratégies électoralistes ; ce qui fait que les débats tournent vite en rond ! Les Actualités unitariennes n’ont pas attendu cela pour dénoncer la souffrance animale à grande échelle dans le cadre de nos industries alimentaires, ni le danger discriminatoire des notions de purs et d’impurs introduites dans nos sociétés modernes par des archaïsmes religieux. Voir nos rubriques « la défense des animaux » (lien) ; et notre article « L’Europe entre islamophobie et islamophilie (6) – le pur et l’impur » (lien


Parmi les émissions documentaires récentes de grande audience et sur le sujet, signalons sur France 2 « Envoyé spécial » du jeudi 16 février 2012 avec un reportage sur les abattoirs d’Ile-de-France. Depuis, les administrations responsables sont dans tous leurs états (sur le grill pourrait-on dire !), avec dénégations à la pelle jusqu’au niveau du ministère de l’Intérieur ; de son côté, le Front national s’est emparé de l’affaire avec son style habituel !

 

Defendons nos animaux contre les religieux obscurantistes !

Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 13:12
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

halal_couper_les_cordes_vocales.jpgAlors que Dieu est à l'origine de l'univers et de la vie, qu'il est matriciel de tout ce qui existe, certains prétendent tuer en son Nom. C'est un comble théologique, un non sens total, une manipulation éhontée du Nom de Dieu. Certains religions antiques pratiquaient les sacrifices humains, mais les animaux ont pris le relai. Oui, on sacrifie encore de nos jours des animaux au nom de Dieu ou d'un dieu ou des dieux !

 

Et que font d'autres les rabbins et les imams en "consacrant" la bête amenée à l'abattoire ?  Qui sont ces anges exterminatoires qui lèvent le couteau au nom de Dieu ! Dans leur main, la Torah ou le Coran !

 

Remarquons que le passage aux humains se fait sans nul état d'âme de la part des inquisiteurs religieux, des lanceurs de fatwas, des terroristes djihadistes. Pour eux, on égorge des "païens", des chrétiens et autres "Occidentaux" comme on égorge des poulets : au Nom de Dieu !  Le paradis est la récompense des kamikazes des causes sacrées. Les dévôts fanatiques, fanatisés par certaines autorités religieuses, sont des héros dans les histoires saintes !

Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 08:42
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

Il existe déjà, depuis longtemps au cœur de nos cité, des petits restaurants familiaux qui servent de la viande casher à destination des populations juives concernées et, de même, des restaurants « halal ». Toutes les religions comportent ainsi des milieux rigoristes attachés à des prescriptions anciennes et archaïques, d’ordre alimentaire ou autres. Tant que le phénomène reste très circonscrit, la société civile s’en accommode.


Mais désormais, avec les chaînes d’alimentation de viandes déclarées « halal » et la restauration rapide Quick qui, dans de plus en plus d’établissements, ne vend plus que de la viande « halal » ( lien), on passe à une toute autre échelle. Or, jusqu’à présent, hormis Israël, les produits casher n’avait guère dépassé le stade de petites unités de production. La grande industrie capitaliste change manifestement la donne.


La situation nous semble grave pour plusieurs raisons :


1 - Il y a d’abord la souffrance animal puisque ceux-ci ne sont pas étourdis comme le prescrit la loi européenne mais égorgés vivants dans des souffrances inouïe. Nous donnons les références de deux vidéos, la première qui semble être un abattoir peu industrialisé (lien) et la seconde, en Belgique, une unité très performante (lien). De nombreuses autres vidéo peuvent être visionnées. Ce sont les coulisses des viandes bien emballées et des hamburgers Quick Halal ! Il faut le savoir.

 

quickhalal.jpg

 

2 - Il y a aussi, l’affirmation que tout bon musulman doit manger de la viande halal, à savoir une pression sociale sur cette communauté, alors que l’exigence alimentaire restait relativement confinée aux rigoristes. Le capitalisme s’engouffre dans cette prescription coranique afin d’en faire une offre de masse. Autant les magasins « casher » restent discrets, autant les enseignes « halal » envahissent maintenant la scène publique et se font conquérantes. Le ciblage des quartiers de banlieue par Quick Halal nous fait croire qu’il y aurait désormais des quartiers musulmans dans nos villes. Or, une population d’origine maghrébine ou turque, marquée par la culture musulmane, est très diverse dans sa pratique, allant des dévots qui veulent suivre à la lettre les prescriptions coraniques à d’autres qui, eux, prennent des liberté. Dans cette affaire, le capitalisme roule à fond la caisse pour les dévots et utilise ces prescriptions comme marqueurs identitaires pour toute une communauté. Le halal devient la norme et non plus l’exception !


3 – Il y a enfin une interrogation sur le communautarisme. Si Quick a le droit de répondre à une demande d’hamburgers halal, pourquoi juge-t-il nécessaire de ne vendre QUE ce genre de hamburger ? Bien entendu, afin de ne pas donner prise à une critique de discrimination, on nous dit qu’il y aura des hamburgers non halal préemballés qu’il suffira de réchauffer, et puis aussi de la bière. Les capitalistes pensent à tout !


4 – L’initiative de Quick halal tombe au début d’une campagne d’élection présidentielle à échéance 2012 où l’Extrême droite française ne manquera pas d’exploiter cette initiative pour parler d’islamisation rampante de la société française. En définitive, Quick Halal, misant sur le communautarisme musulman, déclarant que certains quartiers sont à clientèle musulmane, renforce la segmentation sociale et idéologique des quartiers urbains, discrimine ceux-ci sous le prétexte de répondre aux besoins  : c’est un véritable piège pour l’islam de France.


L’affaire est devant l’opinion publique puisque nos lois ne peuvent pas empêcher ce genre de spécialisation « économico-religieuse ». Alors une seule solution : boycottons l’enseigne Quick ! Déjà en 2009, McDonald à Londres, avait cédé devant les réactions publiques.


Boycottons les restaurants Quick !

Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 11:23
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

Les jeux taurins - que ce soit la course landaise, où les vachettes ou les jeunes taureaux ont les cornes enveloppées dans des boules de caoutchouc, ou la course camarguaise, où il faut aller chercher une cocarne entre les cornes d'un taureau de trois ans - proposent des spectacles sportifs, défiant l'animal, mais sans le mettre à mort. On reste dans le vieux culte de Mithra (lien), mais accommodé aux temps modernes, comme quoi toutes les traditions peuvent être modernisées lorsqu'on le veux.

 

course_camarguaise.jpg

 

La course camarguaise est apparue au XIXème siècle et elle bat son plein dans le Sud de la France dans des départements comme l’Hérault, les Bouches du Rhône, le Gard ou le Vaucluse. De mars à novembre, quelques 900 courses sont organisées dans des centaines de villes et villages.

 

Deux ou trois "tourneurs" attirent l'attention du taureau afin de bien le "positionner" pour les « rasets » (raids) des "raseteurs" (en blanc vêtus), ces derniers étant munis d'un petit crochet décrochent la cocarde ou autres objets (glands, ficelle d'apparât) entre les cornes de l'animal, gagnant aisni des points dans la compétition qui les opposent aux autres raseteurs.

 

Depuis 1975, cette pratique populaire a pris une nouvelle ampleur avec la création de la Fédération française de course camarguaise (lien), et sa reconnaissance par le Secrétariat d’Etat à la jeunesse et aux sports.

 

La course landaise est non moins spectaculaire, avec esquives latérales au dernier moment et des sauts périlleux au dessus de l'animal, parfois avec les genoux liés par une cordelette ! Le jeune taureau est tenu par une corde en cas de danger.  Le spectacle est garantie avec défilé des sportifs et uniformes rutilants. En illustration, voir cette vidéo (lien).

 

Respectons les animaux !

Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 16:43
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

Certains écologistes veulent assurer le plein espace aux loups et aux ours – comme si ces derniers en manquaient dans les lieux où ils se trouvent ! Eh oui, voyage en avion et en train pour ces animaux afin de les transplanter, comme s’ils étaient en surpopulation notoire et contraints d’immigrés sur de longues distances (les derniers viennent de Slovénie !), dans les régions françaises dont ils ont été chassés. Bref, le droit à l’immigration animale !

 

Et puis là, où ils atterrissent, on ne les voit pratiquement pas, car ils fuient la présence de l’homme, mais qu’importe car cela donne des frissons aux braves touristes ! Fierté de certains qui disent que dans leurs montagnes « il y a encore des loups, il y a encore des ours » !


Le hic, c’est que les gentils nounours mettent le nez dans les ruches des apiculteurs, lorsqu’ils descendent un peu bas ! et que, instinct partagé avec les loups, il s’attaquent aux ovins. Qu’importe ! les éleveurs seront largement dédommagés en ont décidé les Pouvoirs publics, comme si l’argent (du contribuable) pouvait payer la vie d’un animal qu’on a élevé et chéri. Tant pis aussi pour les animaux sauvages transformés en kamikazes et qui sont exposés à la vindicte des populations locales qui tirent sur eux à la première occasion.

 

le loup et l agneau

 

le loup et l'agneau : fable de La Fontaine

 

Le mépris de la vie est totale ; celle des animaux sauvages qu’on transforment en jouets exotiques et qu’on exposent au danger et celles des ovins qui sont proies faciles. Le même mépris, total, pour le travail de l’éleveur de la part de ces écolos qui n’ont jamais mis les pieds dans une bergerie. Suffisance des urbains coupés de leurs racines et des intellectuels bobos à tout vent.


Or, aujourd’hui, on a les moyens de faire vivre des loups et des ours dans des parcs nationaux … et de les y voir facilement au gré de tout le monde et sans aucun danger à la fois pour les hommes, pour les autres animaux et pour eux-mêmes. Alors, pourquoi s’entêter dans un programme de réimplantation d’animaux dangereux, qui coûte fort cher et qui ne peut pas être avalisé par les éleveurs et les populations locales.


Quelle écologie ? Quels écolos ? Des animaux offerts aux enfants car les chers petits les désirent le temps d’un bisnounours ; des animaux sauvages lâchés dans la nature pour des frissons d’intellectuels en vacances. A ce régime, ce seront bientôt les éleveurs et leurs bêtes qu’on va parquer ! Or l’écologie ne passe-t-elle pas d’abord par un appui à nos milieux ruraux ? par une lutte contre une mondialisation mal gérée qui asphyxie les économies locales ? Folie vaniteuse, odieuse et impérialiste d’une écologie qui méprise le travail des éleveurs et des paysans, de ceux qui nous nourrissent et travaillent durement … Ah ! il paraît qu’il y aurait une écologie de Droite et une écologie de Gauche ? Va-t-on savoir ! Mais entre écolos bobos voyeuristes et éleveurs travailleurs et responsables de leurs milieux naturels, y’a pas photo !

Aux dernières nouvelles (Reuters de ce jour,  lien), la France gèle son programme de réimplantation des ours, mais remplacera ceux qui décèdent naturellement (plutôt rares !) ou tués accidentellement (par chute involontaire ou autre accident … ou par homicide). Les pro-ours réclament jusqu’à 50 animaux dans les Pyrénées françaises afin d'y permettre la reproduction sur place. ils ne disent pas combien d'éleveurs et d'ovins ils veulent maintenir dans les mêmes contrées ... Qu'on se le disent, les pro-ours ne s'occupent qu'aux ours kamikazes.


Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 18:44
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

Dans de nombreuses sociétés et pour des mouvements, exhiber sa nudité dans l'espace publique est un signe de protestation ultime lorsque tous les autres recours ont été utilisés en vain. Bon, il vaut mieux cela que l'immolation par le feu ! D'autant plus qu'il y a un air de provocation et de fête qui est bien dans l'air du temps et attire médias et badauds ...


C'est ce moyen là que l'association PETA utilise depuis plusieurs années déjà pour lutter contre la tauromachie. Deux jours avant que les taureaux ne soient lâchés dans les rue de Pamplune et que les corridas ne commencent, l’organisation PETA organise "une course humaine nue" dans les mêmes rues. Effectivement, des centaines de militants des deux sexes, la plupart ne portent qu'un foulard rouge et une paire de cornes en plastique ! Ils et elles déambulent d’une façon ludique, mais aussi dramatique en mimant l'animal blessé par des banderilles, tout en brandissant des pancartes de protestation.

 

peta_pamplune_2008bis.jpg peta_pamplune_2008.jpg

 

Héritière du culte de Mithra (voir l'article de Roger Sauter "le culte de Mithra et le christianisme" dans La Besace des unitariens, lien ), qui fut diffusé d’Asie mineure à toute l’Europe par les légions romaines, la tauromachie est un sacrifice animal effectué par un sacrificateur en habits liturgiques, le toréador. Certes, le rituel s’est sécularisé et l’on ne s’adresse plus à Mithra ; mais l’animal, lui, est bel et bien victime !


Les traditions cruelles ont évolué avec la modernité et des rites suppléants ont été trouvés : les vaches landaises dont les cornes sont garnies d’une boule de caoutchouc ou encore, au Mexique, les cow-boys qui, à deux, doivent coincer un jeune taureau le long de l’enceinte. Il s’agit de conserver la fête, mais en la faisant évoluer et en remplaçant ce qui, aujourd’hui, n’est plus tolérable : les combats de coqs ou autres animaux, les blessures infligées aux taureaux par les banderilles et les piques puis sa mise à mort, etc. Halte à la souffrance animale !


Pour les courses de lévriers, la course en elle-même est ludique, mais on connaît après le drame des « galgos » en Espagne qui sont tout simplement abandonnés par leurs propriétaires dès lors qu’ils ne sont plus gagnants ! Une organisation du milieu est indispensable pour éviter de tels drames ; cela pourrait être par exemple des propriétaires individuels qui prêtent leur lévrier à une écurie le temps des courses et le récupèrent après.


Qu’on ne s’y trompe pas : la cruauté vis-à-vis des animaux correspond à un manque total du respect de la vie, et les mêmes acteurs ne sont pas tendres non plus vis-à-vis des humains ! La barbarie commence toujours par s'en prendre aux plus faibles.


peta_conference_contre_corrida.jpg PETA est organisé en France, en Allemagne et a une organisation continentale pour l’Europe et une autre pour l’Asie et le Pacifique. Voir son site (lien)

 

Elle organise aussi des conférences publiques où les orateurs se présentent courageusement dans le costume d’Adam et d’Eve.

 

Son slogan : "contre les traditions bidon". Eh oui, ne faisons pas la leçon aux autres - par exemple aux Africains et aux pays musulmans - si nous sommes incapables de faire évoluer les nôtres ...

Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 09:55
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

La Fédération des vétérinaires d'Europe s'oppose aux abattages casher (par le judaïsme orthodoxe) et halal (prescrit par l'islam orthodoxe) qu'elle considère comme extrêmement cruels. Ces pratiques supposent en effet que l'animal ne soit pas étourdi avant sa mise à mort. Alors que l'étourdissement est obligatoire dans l'union européenne pour diminuer la souffrance de l'animal, dans un souci de tolérance vis-à-vis des groupes religieux, certains pays ont pourtant mis en place un régime de dérogation pour l'"abattage rituel". Heureusement certains pays n'autorisent aucune dérogation, mais hélas en France et en Belgique, ce n'est pas le cas. Il s'ensuit que les animaux sont directement égorgés sans anesthésie et qu'on les laisse se vider lentement de leur sang.

 

wassila-marque-distributeur-casino-100-hallal-L-1- Le bouddhisme et l'hindouisme, par respect de la Vie, s'opposent à la cruauté envers les animaux (et encouragent notamment le végétarisme).

- Quant aux chrétiens, dans la pratique, la viande casher leur a été interdite à plusieurs moments de leur Histoire mais seuls certains petits groupes s'y opposent aujourd'hui de même que pour l'halal.

- Les laïques y sont souvent opposés notamment parce qu'ils sont contre l'immixtion du religieux dans l'espace public.

 

Demandons l'interdiction de ces pratiques extrêmement cruelles et refusons l'imposition de ce type de viande dans les cantines, écoles, snacks, etc.

 

Deux pétitions sont ouvertes : celle de GAIA (Global Action in the Interest of Animals) contre l'abattage halal  (lien) et celle de PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) contre les abus scandaleux se passant au cours de l'abattage la casher de bovins en Uruguay, premier exportateur de viande casher à la fois aux États-Unis et en Israël (lien).

 

Wassila est la marque distributrice des produits hallal à Géant Casino

 

"Nous devons apprendre à respecter la vie sous toutes ses formes : il ne faut détruire sans raison aucune de ces herbes, aucune de ces fleurs, aucun de ces animaux qui sont tous, eux aussi, des créatures de Dieu" (Théodore Monod)

 

Information transmise par Nicolas Semaille au forum des "Unitariens francophones" (lien), le 7 juin 2010

Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 18:20
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté
Bien qu'on nous dise que les baleines sont menacées d’extinction et qu’il convient d’éviter toute nouvelle prise, des baleiniers japonais mènent allègrement campagne depuis décembre pour rafler pas moins de 1 000 cétacés dans des zones où ils survivent, dans l’Antartique, soit disant à des fins scientifiques (sic).


En face d’eux, les frêles embarcations de Greenpeace et de Sea Sheperd, un mouvement australien de protection de la nature.


413854616-tensions-australo-japonaises-autour-des-baleines-dans-l-antarctique.jpg Le baleinier japonais Yushin Maru croise dans l'océan austral.


Mardi, deux militants de Sea Sheperd ont abordé en canot un des baleiniers. Hissés à bord du navire, ils ont remis aux Japonais la lettre d'un arrêt d'un tribunal fédéral de Sydney, qui venait d'interdire au Japon de chasser la baleine dans des eaux dites "sanctuaires" de l'Antarctique. En réponse, ils ont été retenus en otage à bord du baleinier !


l'Institut japonais de recherche sur les cétacés (re-sic) a prévenu que les "otages ne seraient libérés" que si son mouvement acceptait "de ne pas perturber la chasse à la baleine".


Sur ce Nobutaka Machimura, porte parole du gouvernement nippon, a condamné les manoeuvres des défenseurs des baleines, fustigeant "des actions très dangereuses qui enfreignent des activités légales menées dans les eaux internationales" et maintient la fiction d’une campagne à des fins scientifiques.


On ne peut pas être "officiellement" de plus mauvaise foi.


Pour plus d’information voir la dépêche de l’AFP reproduite sur Yahoo " Tensions australo-japonaises autour des baleines dans l’Antarctique ".

 

Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 09:29
- Par d'après une dépêche de l'AFP - Publié dans : la défense des animaux - Communauté : Religions en toute liberté

Après Knut, le petit ourson polaire de Berlin, et Bilbo, le petit lémurien de Stockholm, voici les tortues terrestres des forêts des monts Arakan dans l’ouest de la Birmanie qui se reproduisent au zoo d’Atlanta, aux Etats-Unis. Elles figurent sur la liste des espèces les plus gravement en danger de la planète. On avait cru l'espèce éteinte pendant près d'un siècle, avant que les reptiles refassent surface sur des marchés alimentaires d’Asie dans les années 90.

Sur le site du zoo, je n’ai pas trouvé les petites tortues dont il est question, par contre je ramène pour vous une toute petite tortue qui vit dans les marécages de l’Amérique du Nord " bog turtle ". On perçoit ses grands yeux dans la pénombre.

Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 18:30
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux

Après Knut, le petit ours polaire du zoo de Berlin (notre message du 25 mars), voici maintenant Bilbo, le petit lémurien du zoo de Stockholm qui fait la joie des Suédois. Les gardiens du Zoo ont pris la relève de la mère qui n’a pas voulu s’en occuper, lui donnant un mélange de lait pour chat et de lait pour bébé, en attendant de le nourrir de bambous. Originaire de Madagascar, le lémurien "bambou", la plus petite espèce de lémuriens, se nourrit en effet exclusivement de bambous. A l'âge adulte, il pèse entre 700 grammes et un kilo. Et il peut vivre jusqu'à environ 22 ans. Information AFP du lundi 9 avril.

Rappelons nous que le lémurien est notre ancêtre le plus lointain.

Ce petit lémurien, né le 22 février, a été nommé sur le héros du roman de John Ronald Reuel Tolkien, Bilbo le hobbit (1937), personnage domicilié dans un terrier, entre petit nain et korrigan hantant les landes celtes. Longue vie à notre petit bébé.

Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 03:56
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux

La pensée humaine étant ainsi faite qu’elle peut démarrer sur une idée tout à fait juste et poursuivre le raisonnement jusqu’à l’absurde. C’est ce qui est arrivé à un écologiste allemand, célèbre en son pays pour sa défense de la cause animale, Frank Albrecht, qui, d’emblée, prôna l’euthanasie du petit ourson polaire Knut né le 5 décembre au zoo de Berlin.


Sa mère ne voulut pas l’allaiter et notre écologiste déclara alors dans le grand quotidien Bild, que "Le zoo doit tuer cet ourson", car il souffrirait de "troubles du comportement pendant toute sa vie" (sic !), puisque "le contact des mains humaines n'est pas adapté à l'animal, et représente même une grave infraction à la loi du monde animal" (re-sic !). Des associations de défense des animaux embrayèrent (bêtement !) et répandirent ce diagnostic (infaillible) dans les journaux de la place.

Fort heureusement, d’autres écologistes firent remarquer que les glaces polaires fondant à une vitesse grand V, les zoos seraient bientôt des lieux de survie pour l’espèce. Fort heureusement, aussi et surtout, les soigneurs du zoo aiment les bêtes et savent que, réciproquement, tous les animaux, expérience faite et vécue, apprécient l’intelligence et la tendresse de la main humaine.


Knut avec sa mère de substitution, le soigneur Thomas Dörflein

Aux dernières nouvelles (seconde sortie en public de notre jeune ourson ce samedi 24 mars), l’ourson pèse 9 kg, est âgé de 3 mois 18 jours et a fait sa promenade matinale en présence du ministre allemand de l’Environnement, toujours accompagné de son  maternel de substitution, le soigneur Thomas Dörflein, devant un public pris au cœur et les flashs des photographes voulant immortaliser sa célébrité toute naissante.

Comme quoi il faut mettre, comme on dit, la main à la pâte (à la patte dans ce cas là) et ne pas se contenter de raisonner dans le vide.


C'est le rabbi Ieshoua de Nazareth qui, en son temps, invitait ses contemporains à retirer, avec des cordes et sans état d'âme, l'âne tombé dans le puit (et il sont profonds en terre de Palestine !), nonobstant le jour chômé pas payé du sabbat.


 

Comme quoi, trop penser à la place des autres et décider de leur sort fait parfois froid dans le dos. L’homme intellectuel peut, en toute bonne conscience, justifier l’horreur. L’Histoire nous en donne malheureusement plein d’exemples.


A coup sûr, cet intello-écolo mérite un bon coup de patte.

Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 09:11
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux

Bien que la plupart des livres bibliques n'ont de cesse de vociférer contre les cultes étrangers - donc "païens" - la tradition biblique, quant à elle, a quand même eu la sagesse d'évoquer l'efficacité du serpent dans le récit de la Chute puisque c'est lui qui suscite l'éveil (bouddhique ?) du couple humain primordial (en commençant bien entendu par la femme, Eve), ceci en lui indiquant les fruits de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal (à ne pas réserver aux seuls dieux !), donc en lui dessillant les yeux ... même si ce fut, paraît-il pour le pire !

Lors de l'Exode, on retrouve aussi le serpent, cette fois-ci sous la forme des "brûlants" vénimeux des sables du désert du Sinaï qui, plus tard entreront dans l'iconographie d'un Isaïe et d'un Ezéchiel sous la forme de "séraphins" (voir la note de la Bible de Jérusalem pour Nb 21, 6). IHVH autorise alors le patriarche Moïse à façonner une représentation de main d'homme de ces "brûlants"  (une idole empruntée aux Madaianites ou aux Cananéens de l'époque ?) : "Fais-toi un ardent. Met-le sur une bannière. Et c'est qui sera mordu le verra et vivra", à savoir ni plus ni moins qu'un culte thérapeutique.

IHVH a été ensuite considéré plus jaloux qu'il ne l'est et, lorsque saint Patrick sévit en Irlande, c'est pour y chasser les serpents, les conduire à la mer comme des moutons et les y jeter ... L'île irlandaise en aurait été désinfectée, purgée de son paganisme ; et il paraît qu'aujourd'hui encore les serpents s'y font plutôt rares. Pauvres serpents !

Parmi eux, peut-être de bien paisibles pythons royaux que les populations vodouistes des côtes atlantiques ouest-africaines vénèrent avec tant de soin et de sagesse.

Mais où étaient donc les écologistes de l'époque pour s'opposer à ce massacre ? Et qui est l'homme pour décréter qu'un animal est "impur" ou "suppôt de Satan" ? Et quel dieu créateur serait-t-il suffisamment inconséquent pour déclarer que certaines de ses créatures seraient - sommes toutes - "impures" ? Ne lui demanderait-on pas d'aller bien vite refaire son oeuvre ?

Alors que Pierre bénit tous les animaux (même si c'est pour les manger ! voir sa vision d'une grand nappe remplie de bonnes victuailles dans Actes des Apôtres  10, 9-16) - car Dieu ne saurait créer de l'impur - saint Patrick, lui, réintroduit l'obscurantisme vis-à-vis de nos amis les bêtes. Cet obscurantisme sévira durant tout le Moyen-âge, massacrant serpents, chauves-souris, chouettes, hiboux ...

Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /Mars /2007 09:49
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la défense des animaux
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