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un dessin de Chappatte vu sur http://fr.news.yahoo.com le 22 juin 08



Dimanche 22 juin 2008
par Chappatte publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

L'Association du Manifeste des libertés organise une réunion-débat  sur “La liberté de conscience et de culte en Islam : le cas baha’i en Iran et en Egypte

Elle le fait en solidarité avec les sept détenus baha’is de Téhéran. Récemment en Iran, sept responsables baha’is (deux femmes et cinq hommes) ont été arrêtés. Détenus à Téhéran, ils sont accusés d’« avoir agi contre la sécurité nationale et d’avoir noué des liens avec des étrangers ».

Au mois de janvier dernier, 54 membres de cette communauté, estimée en Iran à quelque 300 000 personnes (5 millions dans le monde), ont été condamnés à des peines de prison, trois d’entre eux à quatre ans, les autres à un an avec sursis. Les juges les accusaient de prosélytisme à Chiraz, une des villes où les membres de cette religion monothéiste fondée au XIXe siècle sont nombreux.

martyre d'un baha'i sous l'empire ottoman au XIX° siècle. Photo reproduite du site "Liberté de croyance autour de Michel Servet et Sébastien Castellion".

Prendrons la parole : Foad Saberan, psychiatre, Marc Kravetz, journaliste, et Ghaleb Bencheikh.

Vendredi 27 juin 2008, de 19h30 à 22h, Maison Madeleine-Rébérioux, 5 rue Perrée, 75003 Paris (métro Arts-et-Métiers). Pour réserver :
manifeste@manifeste.org

L'Association du Manifeste des libertés est composée de musulmans "laïcs" et de sympathisants. Elle est en relation avec l'Observatoire chrétien de la laïcité (OCL) formé par plusieurs mouvements qui sont membres de la Fédération des réseaux des parvis.

Mercredi 18 juin 2008
par l'Association du Manifeste des libertés publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

carte vue sur le site de Wikipedia à l'article "Tibet"
On y voit bien l'adéquation entre le Tibet "historique" et l'ensemble montagneux.

légende :
en orange et en rouge, les territoires tibétains sous administration chinoise directe,
en jaune, la République autonome du Tibet
en vert, les conquêtes chinoises de 1962 au détriment de l'Inde : l'Arunachal-Pradesh (d'où les militaires chinois se sont retirés) et au Cachemire.
en bleu, les pays sur le versant sud de l'Himalaya qui sont de langue et de culture tibétaine (l'ancien royaume du Ladakh, l'Etat indien du Sikkin et le Bhoustan).


Tous les Tibétains revendiquent bien entendu l’autonomie effective de la République autonome du Tibet conformément aux accords qui furent établis au lendemain de l’invasion chinoise (en jaune sur la carte). C’est l’actuelle demande du dalaï-lama.

Les nationalistes, quant à eux, revendiquent bien entendu, en plus, les territoires " historiques " passés sous administration directe chinoise des provinces Qinghai, Gunsi, Sichuan et Yunnan (en couleur orange).

Ils rappellent aussi (mais il ne s’agit pas là de revendications territoriales) que la langue tibétaine est parlée sur le versant sud de l’Himalaya ; d’ouest en est :

L’ancien royaume du Ladakh, de langue tibétaine et de religion bouddhiste, appelé affectueusement "le Petit Tibet ". Il a voulu conserver son indépendance par rapport au Tibet et, pour cela, a demandé, au XVIIè siècle, l’aide du Cachemire musulman. mais celui-ci a posé ses conditions : la conversion du roi ladakhi à l'islam et la construction d'une mosquée dans sa capitale, Leh. Le Cachemire finira d'ailleurs par envahir le royaume mettant fin à son indépendance et entraînant, à terme, son intégration dans l'Inde britannique. Le territoire initial du royaume est maintenant divisé entre l'Inde, le Pakistan et l’Aksai Chin (conquis par la Chine en 1962 et mis dans la République autonome du Xinjiang).

Le Népal (capitale Katmandu) où les autochtones parlaient le newari (ou newar, ou nepâlbhâsa), une langue tibéto-birmane, jusqu’au XVIII° siècle, date où des Gurkha (originaires du pays khasi, Nord-Est de l’Inde actuelle) évincèrent la dynastie des Malla et imposent (y compris par la force) le népalais, qui est une langue indo-européenne.

Le Sikkin, ancien royaume (capitale Gangtok) situé sur une importante voie d’accès (surnommée " la vallée du riz ", mais on y cultive surtout de la cardamome, un condiment de la cuisine indienne) entre l’Inde et le Tibet, et actuel Etat indien depuis 1975, date à laquelle l’armée indienne en chassa le roi et sa famille.

Coincé entre le Népal et le Bhoustan, le Sikkim reçut les visites militaires des uns et des autres (le Bhoutan en 1700-1710, encore le Bhoutan et le Népal à son tour 1717-1733). Il s’ensuivit une domination des langues locales classées comme tibéto-birmanes : le vbras-ljongs-skad (orthographié souvent drejonke), le lepcha et le limbou. Mais la langue officielle est le népalais : 75% des Sikkimais sont d'origine népalaise. Les Lepchas ne représentent plus que 15 % de la population. Les autres habitants sont des Bhutias, d'origine tibétaine, et des Indiens venus de la plaine.

Le Bouthan, un royaume de culture tibétaine, mais qui a su conserver son indépendance.

Quant à l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, conquis 1962 par les Chinois, qui se sont ensuite retirés au nord de la ligne Mac-Mahon de 1914, le parler dominant est la langue télougou qui, avec le tamoul (Sud de l’Inde et Sri-Lanka), fait partie des vieilles langues draviniennes du sous-continent indien. Cette région n'est donc ni tibétaine, ni chinoise !

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

carte vue sur Tibet Map  http://www.tibetmap.com/tibet21.jpg 

ligne bleue : le Tibet à la fin du XIXème siècle
ligne rouge : première réduction du Tibet à la suite de conquêtes chinoises avalisées par l'accord de Simla en 1914
ligne verte : la République autonome du Tibet en 1965



Les Britanniques, à partir de leur colonie en Inde, font irruption à Lhassa en 1904, forçant le dalaï-lama à se réfugier en Mongolie (1904-1909). Mais les Chinois prennent le relais en 1910, ce qui oblige le dalaï-lama à s’exiler cette fois-ci en Inde (1910-1913). Par la convention de Simla (1914), où se réunissent Britanniques, Chinois et Tibétains, une ligne " Mac-Mahon " (du nom du négociateur britannique) délimite la frontière indo-tibétaine.

La Chine administre directement un " Tibet intérieur " constitué d’une frange orientale qu’elle a conquise militairement, et exerce une suzeraineté toute formelle sur le Tibet. Celui ci reste gouverné et administré par le Dalaï Lama, lequel conserve son autorité spirituelle (mais non plus temporelle) sur le " Tibet intérieur " sous administration chinoise. A noter aussi que les montagnes Kunlun passent au Xinjiang (le Turkestan oriental).

Les Britanniques avaient souhaité que le Tibet soit un Etat tampon entre l’Inde et la Chine.

Mais la Chine n’entérine finalement pas cette convention de Simla. Plus tard, sous régime communiste, elle reprend sa politique expansionnisme :

En 1950, les troupes chinoises envahissent le Tibet. De 1956 à 1959, la révolte tibétaine s’organise sur l’ensemble du Tibet " historique ", mais, à la suite du soulèvement de Lhassa, violemment réprimé par les troupes chinoises, le dalaï-lama doit quitter le Tibet pour se réfugier en Inde, où, l’année suivante, il forme un gouvernement en exil à Dharamsala (dans l’Etat de l’Himachal Pradesh, tout à fait sans le nord de l’Inde).

En 1962, du 10 octobre au 20 novembre, la Chine attaque l’Inde et occupe des territoires au sud de la ligne Mac-Mahon, au Cachemire (territoires de l’Aksai Chin) et au Nord-Est de l’Inde, un territoire de l’Assam. Finalement, la Chine se retire de ce dernier territoire, lequel devient l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, mais garde ses conquêtes au Cachemire et les intègre à la République autonome du Xinjiang.

En 1965, la Chine annexe administrativement l’Amdo, un morceau Nord-Est du Jangtang et les 2/3 du Kham (les régions les plus densément peuplées), laissant un Tibet diminué de la moitié de son territoire et appelé " République autonome du Tibet ".

Le Tibet est réduit comme peau de chagrin passant de 2 500 000 km2 à 1 221 600 km2 pour la Région autonome du Tibet, et de 6 millions de Tibétains à 2 618 999 habitants en 2000 pour la région autonome. 150 000 Tibétains sont en exil, principalement ne Inde.

En 1987, les manifestations autonomistes reprennent à Lhassa, où la loi martiale est proclamée en 1989. La même année, le prix Nobel de la paix est décerné au dalaï-lama.

En mars 2008, les manifestations reprennent de plus belle afin d’attirer l’attention de l’opinion internationale en rapport avec l’organisation des jeux olympiques à Pékin.

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

Cet espace a commencé à s’organiser politiquement au VII° siècle avec l’émergence d’un premier royaume tibétain dans la vallée du Yarlung (sa fondation remonterait, selon l’historiographie traditionnelle, à 127 avant JC), avec comme première capitale Yumbum Lhakang.

Ce royaume transfère sa capitale à Lhassa en 633 après JC. Il a comme voisins, au nord, des royaumes turcs (occidentaux et orientaux) et à l’est, la Chine. A partir des années 700, le Tibet connaît une extension politique au détriment de ces voisins ; il descend jusqu’à la mer et débouche sur le golfe du Bengale (englobant ainsi l’actuel Bangladesh et le Nord-Est de l’Inde). Un traité de paix est signé avec la Chine des Tang en 821. C’est le temps de l’empire tibétain qui contrôle la route de la soie.

Mais à partir des années 900, c’est la Chine (sous les dynasties Song, Ming, etc. ) qui prend le dessus. Elle conquiert le Turkestan oriental et repousse les Tibétains dans leur espace " naturel ". Mieux, avec sa dynastie mongole au XIII° siècle, elle va exercer son influence sur cette région au bénéfice de la lignée des Sakyas (ou Sakyapas) (laquelle avait été fondée en 1071). En 1578, le chef mongol Altan Khan confère le titre de dalaï-lama à Sonam Gyatso, qui devient rétrospectivement le troisième dalaï-lama. En 1720, après avoir refoulé l’invasion des Dzoungares (des Turcs orientaux) qui s’étaient emparés de Lhassa en 1717, la Chine exerce un protectorat sur le Tibet.

   
vue sur http://www.tibet.info.net/ 
Ce Tibet " historique " correspond à la situation d’avant le XXème siècle.


Ses régions traditionnelles en sont :
 

 Le Ngari, au Tibet occidental, en limite avec le Cachemire correspondant à l’ancien royaume du Zhangzhung
Le Jangtang, grande région aux très faible densité humaines (au nord du Ü-Tsang)
Le Utsang, prononcé [ytsaŋ] (Ü-Tsang, en versant nord de l’Himalaya, plus densément peuplé et où se trouve la capitale Lhassa (depuis l’an 633)
Le Kham, qui correspond au sud-ouest
L’Amdo au nord-ouest et qui englobe une poche occidentale de locuteurs du mongol.

 

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

carte linguistique de la Chine en 1967 (vue sur le site de Wikipedia, article Tibet)


groupe sino-tibétain : les locuteurs du han (le chinois) en
vert, les tibéto-burman en violet
groupe altaïc : en jaune bistre, le turkic dont le uighur (parlé par les Ouïghours), et en jaune pâle, le mongol.

La carte se limitant à la Chine, les les locuteurs tibéto-burman au sud de l'Himalaya ne sont pas représentés.




La population tibétaine s’est adaptée à cet espace et l’a occupé ainsi que le montre les cartes linguistiques du tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane. 

A cela s’ajoute une identité religieuse car les Tibétains sont majoritairement bouddhistes (de la voie vajrayâna, introduite en 641 après JC). Tous reconnaissent l’autorité du dalaï-lama, à la fois chef spirituel et chef temporel historique depuis que les Mongol nommèrent le premier dalaï-lama en 1518.

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

Modèle numérique de terrain (MNT), fichier DEM Tibet.png,
vu sur l’encyclopédie en ligne Wikipedia (article sur le Tibet).


Disons d’abord que le Tibet est une région " naturelle " de l’Asie centrale, correspondant à un plateau de très haute altitude (plus de 5000 m) né de la tectonique des plaques (le sous-continent Indien s’enfonçant sous l’Euro-Asie) et bien délimitée par des montagnes, dont l’Himalaya au sud (culminant à 8 850 m avec le Mont Everest), les montagnes Kunlun au nord (qui surplombent le désert du Takla Makan*), la chaîne du Qilian Shan au nord-est, ainsi que d’autres montagnes à l’est précédant les plaines chinoises.

* ce désert correspond au bassin du Takim, entre ces monts Kunlun et, plus au nord, la chaîne montagneuse du Tien Shan. La célèbre piste de la soie contournait ce désert et ces chaînes montagneuses en longeant le versant nord du Tien Shan. Elle était sous le contrôle des populations Ouïgours du Turkestan oriental (dit " chinois ", à savoir l’actuelle République autonome du Xinjiang).

La dépression visible au sud du Qilian Shan a été en partie occupée par des populations mongoles.


carte du Tibet "historique" (avant le XXème siècle) vue sur http://www.tibet-info.net/

Mercredi 9 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

AFP – du 5 avril 08 :

D'après un entretien de Rama Yade

La France pose trois conditions * pour que le président Nicolas Sarkozy assiste à la cérémonie d'ouverture, en août, des Jeux olympiques de Pékin, dont un dialogue avec le dalaï lama, a indiqué la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, au quotidien Le Monde à paraître samedi. "Trois conditions sont indispensables pour qu'il s'y rende : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les évènements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le Dalaï lama", a déclaré Mme Yade dans un entretien au Monde.


* ce jour, 5 avril, Rama Yade est revenue sur ce terme de "conditions" qui effectivement n'est guère diplomatique ! Disons que notre président prendra en considération ...
Bernard Kouchner, le soir sur France 2, a déclaré qu'il "n'y a pas de conditions dans la position de la France (...). Ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue que de poser des conditions". Officiellement, "toutes les options restent ouvertes" ... C'est dire que la France entend peser dans les négociations.

Ce démenti sur le mot, ne change nullement le fond de l'entretien accordé au Monde.

Elle a ajouté que M. Sarkozy "prendra sa décision au regard de l'évolution des évènements actuels". Il "s'exprimera, a-t-elle précisé, après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne" .


La France demande que la Chine "entreprenne un dialogue réellement constructif avec le dalaï lama", a-t-elle dit. "Ces discussions doivent porter sur la reconnaissance de l'autonomie tibétaine et de l'identité spirituelle, religieuse et culturelle des Tibétains", a-t-elle ajouté. "A ce jour, la Chine a mené une politique d'assimilation en colonisant les zones tibétaines, ce qui a marginalisé sa population. On assiste aussi à la folklorisation de la culture tibétaine et l'enseignement du tibétain est battu en brèche. Enfin, rien que pour 2007, on compte 132 moines arrêtés pour des motifs politiques", a souligné Mme Wade.


M. Sarkozy avait laissé ouverte, fin mars à Londres, la possibilité de boycotter la cérémonie d'ouverture des jeux. "En fonction de la situation au Tibet, je me réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture", avait-il déclaré.


Mme Yade a demandé "la remise en liberté immédiate de Hu Jia", dissident chinois condamné cette semaine à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion du pouvoir de l'Etat après avoir publié des articles critiques sur l'internet et accordé des entretiens à la presse étrangère. "C'est une vrai déception pour nous alors que nous avions multiplié les démarches en sa faveur", a-t-elle déclaré. "La Chine sans les droits de l'homme ne sera jamais une véritable grande puissance", a souligné Mme Yade.

Samedi 5 avril 2008
par AFP publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

 



En mettant la main sur la Mongolie dite intérieure (à défaut de la Mongolie toute entière restée indépendante grâce à l'appui de l'URSS), sur le Turkestan oriental (dit en chinois Xinjiang, Sinkiang), et plus récemment sur le Tibet, la Chine est largement sortie de son berceau culturel et englobe des peuples qui ne sont pas Chinois et ne veulent pas l’être.

Avec brutalité, la Chine proclame sa soi disant unité nationale et pratique une assimilation forcée des autres peuples. Elle favorise l’immigration massive de Chinois (de souche) au sein des populations qu’elle domine.

Elle ne respecte pas du tout le statut de républiques autonomes qui est celui officiellement affiché.


Les unitariens, comme tous les humanistes, condamnent toute forme de répression communautaire et les génocides culturels, religieux et physiques.

Vendredi 4 avril 2008
par chrétiens unitariens publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

 



Reporters sans frontière (RSF), fondé en 1985, milite pour la liberté de la presse. Celle-ci est muselée en Chine, dans bien d’autres pays, et maintenant sur le parcours de la flamme olympique !

Sur la photo, Robert Menard, responsable de cette association.
http://www.rsf.org/

RSF a été la seule instance a avoir dénoncé la décision du Comité international des jeux olympiques d’avoir confié les jeux 2008 à la Chine. Ce n’était pourtant pas bien malin de prédire ce qui arrive aujourd’hui !

La Chine est, avec la Russie, le dernier empire colonial et impérialiste. En plus, c’est une dictature implacable, sans aucun scrupule et sans référence aux valeurs humanistes (je parle ici des gouvernants et non du peuple lui-même). En intégrant l’économie capitaliste d’une façon particulièrement efficace, cet empire est riche et puissant. Le Parti unique est de connivence avec les capitalistes qui lui assurent de très confortables rentes. La Chine s’est dotée de l’arme atomique.

Comment des membres d’une instance internationale, celle des Jeux olympiques, en principe des gens intelligents et bien informés, peuvent-ils se montrer aussi naïfs ? L’espoir d’intégrer la Chine dans une politique soucieuse des valeurs humaines, en échange de ces jeux, ne pouvait qu’être une chimère en face de la puissance chinoise.

Nous voilà revenus aux heures sombres du fascisme lorsque Adolf Hitler organisait " ses " jeux à Berlin ! L'histoire se répète à cause de nos propres légèretés ... et avec les mêmes bons arguments.

Vendredi 4 avril 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

Tibet.gif

 

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante, mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les valeurs de la population à travers le monde influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

Elle appelle à la signature d’une pétition d’1 million de personnes qui sera remise aux autorités chinoises et leur faire comprendre que l’opinion mondiale ne se laissera pas faire, qu’elle boycottera et les jeux olympiques et l’achat de produits " made in China ".

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/97.php/?cl_tf_sign=1  



undefinedaujourd’hui jeudi 20 mars, Rama Yade, la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, n'a pas exclu, à titre personnel, un boycottage de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin si la situation se dégrade au Tibet.

"S'il y a bain de sang au Tibet [ndlr : et il y a !], je ne vois pas ce que je vais faire dans un gradin à observer une manifestation sportive et je crois que tout le monde aurait cette réaction de bon sens" (sur Canal Plus).


Autres sources d’information sur les évènements au Tibet

http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php 
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736

Nous sommes tous derrière le peuple tibétain et son chef spirituel, le Dalai Lama

La signification du drapeau tibétain

Une montagne avec 2 lions des neiges accompagné de rayons bleus et rouges autour du soleil. La montagne blanche (mont Kailash) symbolise la terre de la nation tibétaine entourée de montagnes enneigées. Les 6 rayons de lumière représentent les 6 peuplades originelles du Tibet : Sé, Mar, Dong, Tang, Drou, Ré. L'alternance du rouge et du bleu signifie l'union du spirituel et du temporel. Le soleil levant sur le pic de la montagne exprime le rayonnement de la liberté et du bonheur. Les 2 lions des neiges symbolisent les défenseurs du Tibet. Les 3 joyaux de couleurs différentes représentent la pensée, la parole et l'action juste envers tout être vivant. Le joyau du tourbillon symbolise le respect spirituel et laïc. La bordure jaune signifie l'ouverture à toutes les directions de l'espace et du temps.


Jeudi 20 mars 2008
par chrétiens unitariens publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander
D'après des statistiques officielles, la Chine absorbe 40% de la production pétrolière soudanaise. Les exportations de brut vers la Chine ont plus que doublé l'an passé, si bien que le Soudan est le sixième fournisseur de pétrole de Pékin. Après l’Afrique du Sud et l’Angola, le Soudan est le 3ème partenaire commercial de la Chine en Afrique. 

C’est dire que la politique à la chinoise soutient résolument le Soudan, comme tous les autres Etats qui défient l’Occident en menant des politiques hyper-nationalistes : Corée du Nord, Iran, etc. On s’engouffre dans les brèches dès lors qu’il y a des affaires !

D’un autre côté, la Chine tient à ses jeux olympiques …


3834446596-contre-offensive-chinoise-apres-la-demission-de-steven-spielberg.jpgSteven Spielberg


Mais voilà, le cinéaste américain Steven Spielberg ne veut pas jouer le rôle que tint Leni Riefenstahl aux jeux de Berlin en 1936 qu’Adolphe Hitler détourna à la gloire du nazisme. Il n’ira pas donc filmer les jeux de Pékin. Toujours aux Etats-Unis, l'actrice Mia Farrow mène aussi une campagne dénommée "les Jeux olympiques du génocide" en mettant en avant les massacres au Darfour réalisés par les milices à la solde du gouvernement de Khartoum.


Eh, oui, l’objection de conscience çà existe. Il paraît que cela embête les autorités chinoises. Comme quoi on ne peut pas impunément jouer à la fois aux voyous et faire les beaux.


Pour plus d’information, voir le message de ce matin de l’agence Reuter à Singapour.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080214/tts-jo-pekin-darfour-ca02f96_3.html

Jeudi 14 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

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Le gouvernement soudanais, fasciste et raciste, non seulement ne fait rien (mais vraiment rien !) pour ses populations, mais lorsque que celles-ci protestent, il les massacre. Récemment, ne voulant pas de l’installation de la force européenne Eufor à ses frontières, côté tchadien et centrafricain, il a armé et lancé 200 pick-up armés jusqu'aux dents contre Ndjaména, avec à leurs bords des " rebelles " " tchadiens " " frontaliers " au Soudan.

Le collectif Urgence Darfour organise une semaine à partir du 12 février pour mobiliser l’opinion sur cette situation. Le moment est opportun car la Chine, qui est l’un des rares pays à soutenir envers et contre tout – et sans vergogne – le Soudan, commence à s’inquiéter car cela fait tâche dans sa valorisation d’Etat moderne à l’occasion des prochains jeux internationaux de Pékin : le dictateur soudanais ce serait fait tancer par un haut diplomate chinois, en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.


mardi 12 février, de 17h à 19h, table ronde d’experts à Sciences-Po, à Paris

du mercredi 13 au mardi 19 février, exposition Darfour, au Trocadéro, Paris

vendredi 15 février, à 17h 30, table-ronde à la FNAC Montparnasse, Paris (dans le cadre des Forums de la FNAC, autour du livre " Urgence Darfour ", avec entre autres JackyMamou, président du CUD, Ilana Soskin et Morad Al Attab, coordinateur de l’ouvrage)

samedi 16 février, à 16 h, place de l’Alma, Paris, marche "Ombre chinoise sur le Darfour " de l’ambassade de Chine à la place du Trocadéro. La manifestation sera clôturée par un spectacles de chants et de danses du Darfour. Les réfugiés darfouris en France viendront à cette manifestation.


Pour contact et information
 :
contact@urgencedarfour.info, www.urgencedarfour.com, newletter@urgence-darfour.net


l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)
soutient le collectif Urgence Darfour depuis sa création en 2005
Lundi 11 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander
Darfour--carte.jpg Les opinions, entre autres américaines et françaises, ont été relayées plus efficacement qu'auparavant par les diplomaties. Washington a ouvertement parlé de génocide et, du côté français, Bernard Kouchner s'est rendu sur place. La France réunira à Paris, le 25 juin, une conférence internationale sur le Darfour avec les intéressés (mais avec peut-être Karthoum absent) et, en plus, les Etats-Unis, l'Egypte et la Chine (celle-ci étant une alliée du régime islamiste fasciste de Karthoum).

Ce dimanche 17 juin, la France, bien placée pour le faire, a, enfin, reçu le feu vert des autorités tchadiennes, pour acheminer des vivres et du matériel par un pont aérien à partir d'Abéché pour desservir Goz-Beïda et Dar-Silva, à savoir les zones frontalières du Darfour où sont concentrés 240 000 réfugiés soudanais du Darfour et 150 000 Tchadiens qui ont dû fuir leur village.

Au Darfour même, on comptabilise 200 000 morts depuis 2003 et 2 500 000 déplacés. La force actuelle de l'Union africaine (7 000 hommes) va être remplacée par une force hybride UA / ONU de 19 000 sous commandement nigerian.

Voir nos messages précédents sur le Darfour ("Génocide au Darfour", 24 mai 07, "Fascisme et génocide au Darfour" 6 avril 07,  "Darfour côté Centrafrique" 14 avril 07), dans la rubrique "Halte aux génocides".
Dimanche 17 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides communauté : Religions en toute liberté recommander

Une bonne nouvelle pour le Darfour. Le mouvement centrafricain de l’UFDR, à l’extrême nord-est de son pays, donc en voisinage du Darfour, avait occupé la ville de Birao et plusieurs autres localités durant plus d’un mois. Ils en avaient été chassés par les Forces armées centrafricaines épaulées par l'armée française et des éléments de la FOMUC, la force de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (Cémac). Puis, l’UFDR échoua dans une tentative de reprise de la ville, les 3 et 4 mars, l’aviation française étant intervenue et ayant parachuté des militaires en renfort. Ce vendredi 13 avril, l’UFDR et le gouvernement de Bangui viennent de signer un accord de Paix prévoyant amnistie et intégration des fonctionnaires et combattants rebelles.

Source : dépêche de l’AFP en provenance de Birao, dans les actualités de Yahoo

Samedi 14 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander

Les autorités laotiennes, communistes (ce pays est l’une des dernières " Républiques Démocratiques Populaires " RDP), ont lancé une violente campagne de répression contre des chrétiens dans les provinces de Bolikhamsay et Vientiane (Centre). Il s'agit d'un programme "Zéro chrétiens". 

Dans la province de Bolikhamsay, un responsable chrétien, le pasteur Aroun Voraphom, a été sauvagement tué à coups de couteau durant les fêtes de Noël 2005. Treize responsables chrétiens, arrêtés en novembre 2006 dans le district de Hine-Heup, province de Vientiane, sont toujours en détention à ce jour et sont enfermés en chambre noire. Ils ont été interpellés par la police, simplement pour s'être réunis pour prier ensemble au temple du village de Khonekène, à l'occasion de la fête du " Thanksgiving ". Il s'agit des pasteurs Vanhthong, Amkha, Boun Nean, Boua A, Bouavanh, Khamphouy, Khamsone, Bouathong, ainsi que cinq personnalités chrétiennes de la province : MM. Khambay, Khamsane, Bouaphanh, Khamloun, et Savèng.

Quatre maisons, appartenant à des familles chrétiennes du village de Ban Nakhoun, district de Borikhan, province de Bolikhamxay (centre) ont été incendiées, et deux autres ont été endommagées par des jets de pierres, à l'instigation des autorités locales, selon des informations fiables parvenues le 22 mars 2007 au Mouvement Lao pour les droits de l'Homme (MLDH). Ces violences anti-chrétiennes ont été commises suite au refus de dix familles chrétiennes de Ban Nakhoun de renoncer à leur foi, et de quitter le village, comme le leur ont ordonné les représentants provinciaux et locaux du Parti au pouvoir.

Ces familles, en plus d’être chrétiennes, ont le tort d’appartenir à des minorités ethniques " mal vues " : Lao-Hmong et Lao-Khmu.

Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme ( MLDH), BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - téléphone/fax : 33 (0) 1 60 06 57 06, courriel : mldh@mldh-lao.org, http://www.mldh-lao.org

information transmise aujourd'hui par Jean-Marc Noyelle au groupe de discussion " Unitariens francophones ". Sur le drame des Hmongs du Laos voir notre message précédent, également nos messages du 24 mars 07

Dimanche 8 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander

Depuis 1975, environ 600 000 Hmongs du Laos sont réfugiés en Thaïlande. Plusieurs d’entre eux ont déjà été extradés vers leur pays d’origine où sévit une dictature communiste féroce. Ils redoutent un renvoi massif au Laos d’après un article mis en ligne le 5 avril 2007 sur le site de Médecins sans frontières (http://www.msf. fr),

Si les populations Hmongs vivent dans des conditions sanitaires et d'enfermement pénibles dans le camp de Huai Nam Khao en Thaïlande, elles redoutent surtout d'être renvoyées au Laos car elles craignent pour leur vie. Le point sur leur situation avec Emmanuel Drouhin, responsable des programmes MSF en Thaïlande.

" En quoi les Hmongs réfugiés dans le camp de Huai Nam Khao à la frontière avec le Laos sont-ils aujourd'hui une population en danger ? Considérées comme des migrants illégaux, ces personnes n'ont donc pas le droit de sortir du camp. En dehors, elles risquent l'arrestation et l'expulsion vers le Laos où, pour une majorité d'entre elles, les attendent la prison, les procès pour complot ou les violences physiques. Nous constatons à travers nos consultations médicales ou de simples entretiens qu'elles sont terrifiées à l'idée d'être renvoyées au Laos. D'après leur témoignage, certaines ont passé des années, parfois dix, quinze ans dans la jungle laotienne à se cacher parce qu'elles étaient pourchassées par l'armée laotienne ".

 

Jeune fille thaïlandaise, peinture de Philip Lecois (Caen) 

Que demande Médecins sans frontières ?

Nous demandons que les acteurs politiques prennent leurs responsabilités. Les agences des Nations unies, les représentants de l'Union européenne ainsi que les ambassades et le gouvernement thaïlandais ont fait des efforts ces derniers mois, mais nous pensons qu'il doivent continuer et renforcer les discussions sur la problématique des Hmongs en Thaïlande. La Thaïlande n'étant pas signataire des conventions de Genève, elle ne reconnaît ni le statut de réfugiés, ni le mandat du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies en matière d'assistance et de protection. Et jusqu'à présent, il y avait un véritable abandon de la part de la communauté internationale sur cette question. Or si ces familles hmongs ont trouvé refuge en Thaïlande, c'est parce qu'elles sont en danger dans leur pays. Il faut cesser de prétendre qu'il s'agit de simples réfugiés économiques et arrêter d'utiliser cela comme un prétexte pour ne pas vraiment s'en occuper "

Prochainement le camp va être déplacé, pour quelles raisons ?

Le camp actuel est surpeuplé et présente des risques épidémiques importants : les gens vivent les uns sur les autres, mangent à côté des latrines... Pour ces problèmes sanitaires et de manque d'espace, les autorités thaïlandaises ont donc décidé de réinstaller ces personnes sur un site mieux adapté, à quelque deux kilomètres de l'actuel.

information transmise par Didier Le Roux au groupe de discussion " Unitariens francophones " (http://fr.groups.yahoo.com/group/unitariens_francophones/), le samedi 7 avril

Voir nos messages précédents du 24 mars : "Génocide des Hmong au Laos", "Le gaz jaune contre Hmong et Kurdes"

Dimanche 8 avril 2007
par Didier Le Roux publié dans : halte aux génocides recommander

Tous les ingrédients du fascisme sont réunis pour faire du Darfour le théâtre dramatique du premier génocide de notre siècle : une dictature militaire à Khartoum, mobilisant ses partisans au nom d’une arabité idéologique, armant des milices (les tribus nomades du Darfour qui se transforment ainsi en " janjawid " = cavaliers tueurs), pratiquant l’épuration ethnique (au profit de ces tribus nomades contre les sédentaires pourtant eux aussi arabisés et musulmans) en semant la terreur (villages incendiés, récoltes pillées, hommes tués, femmes violées, enfants dépecés, etc., soit 400 000 morts à ce jour), débordant les frontières au Tchad et en Centrafrique.

Il n’y manque même pas le contexte international : le soutien sans état d’âme et inconditionnel d’une puissance (la Chine en l’occurrence), la pusillanimité des Etats démocratiques qui s’imaginent pouvoir négocier avec les dictatures, des traités aussitôt trahis qu’ils sont signés, le projet de coloniser les terres ainsi évacuées par les grandes compagnies du Moyen-Orient arabe, sans oublier des humanitaires comme Médecins sans frontières qui gèrent les camps de réfugiés (déjà 2 millions de personnes !) dans un modus vivandi particulièrement précaire (mais qu’ils veulent préserver comme étant, disent-ils, un moindre mal !).

Le scénario est toujours le même, que ce soit au Darfour ou maintenant au Tchad : bombardement des villages d’agriculteurs par l’aviation soudanaise, intervention des cavaliers (les janjawid dotés en plus de véhicules tout terrain et armés) pour massacrer les survivants, augmentation des réfugiés, aide internationale humanitaire, militaires et diplomates étrangers confinés au rôle d’observateurs impuissants.

Jusqu’à présent, nomades et sédentaires vivaient en symbiose, partageant la même langue (l’arabe), la même religion (l’islam), avec d’anciens groupes nomades s’étant sédentarisés. Cela fait penser aux symbioses des populations dans l’ancienne Yougoslavie et plus généralement dans nos Balkans, ou encore à celles, entre éleveurs tutsi et agriculteurs hutu des anciens royaumes en Ouganda, Rwanda et Burundi. Dans les contextes politiques de violence, les solidarités de voisinage, les complémentarités économiques, voir les liens matrimoniaux volent rapidement en éclat.

Il ne s’agit donc pas de simples heurts entre éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires, de frictions entre populations tribales, mais bel et bien d’une entreprise fasciste de domination utilisant et armant des milices pour mater des populations au sein desquelles sont apparus des mouvements de libération et d’attribuer les anciens terroirs à des clients du régime. Ce drame a une origine politique (le gouvernement de Khartoum en est le programmateur) et le réduire à l’humanitaire semble bien insuffisant.

C’est en ce sens que nous voulions compléter notre précédent message du 24 mars " Génocide du Darfour "

L’Union africaine (AU pour African Union, visible sur le casque des soldats de la photo jointe) a envoyé 7  000 soldats (Sénégalais, Rwandais, etc.). Ce dimanche 4 avril, 4 Sénégalais ont été tués dans une embuscade et un autre blessé. Elle demande à l’ONU des armes et des renforts (un contingent de 20 000 hommes est envisagé mais il est bloqué par le veto de la Chine et le refus de Khartoum). L’armée française est présente au Tchad. Des voix s’élèvent pour menacer la Chine d’un boycott des futurs jeux olympiques de Pékin.

Hier soir, France 2 a présenté le reportage effectué par le célèbre acteur américain Georges Clooney et son père, Nick, qui ont épousé la cause des populations du Darfour. Au moins, dénonçons sans détour les causes de ce drame.

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) s'est engagée en tant que telle au sein du Collectif Urgence Darfour début 2005, dès la constitution de celui-ci. Elle vous invite à signer la pétition que le Collectif veut adresser aux Etats européens.

 http://www.urgencedarfour.com

http://www.europetition-darfour.fr:80/europetition/index.php?module=bkbPetition&func=display&id=1

Vendredi 6 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander

Voici un extrait de " AU NOM DE MA HORDE ", de Pascal de SEIGNE, publié en 1991 à PARIS, éditeur Jean-Cyrille Godefroy (pages 494-495) : Le MASSACRE DES MEOS ("Méo" = "Hmong")

Le 10 février 1978, devant ces maquis qu'ils n'arrivent toujours pas à soumettre, les Russes passent le relais aux Viêtcongs : eux vont en venir à bout.

Rien ne distinguent particulièrement ce 10 février des autres journées d'extermination : attaques aériennes, bombardements d'artillerie lourde ... Mais alors que les Méos sortent de leurs caches, ce jour-là, les avions reviennent aussitôt et lâchent un type de gaz encore différent : la fumée n'est plus verte mais jaune. Ce gaz inconnu (ndl : YELLOW RAIN) provoque d'épouvantables maux de tête, puis des vomissements et enfin des diarrhées. L'opium ne sert plus à rien, et les Méos n'ont plus la force de se déplacer, de fuir. Ils se vident littéralement sur place . Deux divisions viêtcongs jaillissent de la plaine, mettent leur masque à gaz et donnent immédiatement l'assaut au massif paralysé . Enfants, guerriers, vieillards, tout ce qui est de sexe mâle est assassiné sur place.

Des soldats méos apparaissent d'on ne sait où : ils n'ont plus de munitions et livrent leurs derniers combats à la machette.

Kidnappées, attachées ou entravées par des cordes, les femmes et les petites filles mèos sont déportées et abandonnées sans nourriture et médicaments dans des "secteurs" dits "de culture". Naturellement ce n'est pas un hasard s'il n'y a strictement rien à cultiver. Des nouveaux camps de la mort sont hâtivement mis en place : interdiction de s'en échapper, interdiction d'en sortir ne serait-ce que pour glaner quelques racines à manger. Affamée, à l'agonie, la population des camps se révolte et tente une fois de plus de s'enfuir vers leurs montagnes . Dans un premier temps sont abattus tous les vieillards. Puis, pour les Soviétiques, pour les Viêtcong, s'organise enfin une gigantesque chasse au gibier . Et ce gibier ce sont les femmes et les fillettes méos.

Pendant cinq mois, jusqu'au 15 juillet 1978, les Viêtcongs s'acharnent sur tout ce qui aurait pu encore survivre dans le massif : bombardements, gaz, napalm, empoisonnement des sources d'eau. C'est un triomphe et les dernières tribus doivent abandonner le bas de la montagne et gagner les cimes . Sur le sommet il fait un froid glacial. Rien pour se nourrir, rien pour se soigner. Aucune aide internationale . La faim, la maladie font plus de morts que les bombardements et les gaz. Les Soviétiques et les Viêtcongs ne sortent même plus leurs avions . Ils n'ont plus qu'à patienter, à quoi bon de gâcher les munitions avec ces primitifs ? Et en effet, personne ne revient de ces pics glacés : la nasse s'est refermée toute seule, faute de combattants . Le peuple mèo est rayé de la carte du monde. C'est une des plus grandes victoires communistes des temps modernes : des femmes, des enfants assassinés.

Personne n'a protesté. Le monde libre ignorait ces massacres. Le "grand show" de l'extermination par gaz, par neurotoxiques se terminait pourtant d'une manière assez stupéfiante : des pays comme l'Irak passaient commande, achetaient le même type de gaz et s'attaquaient aussi à leur montagnards . Ceux-ci s'appellent Kurdes, et en 1991, comme les Mèos, ils se refusent à crever.

Alors, vraiment personne n'était au courant de ces événements ?

document transmis par Jean-Marc Noyelle

Samedi 24 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander

Depuis la fin de la Guerre du Vietnam en 1975, le gouvernement communiste de Vientiane s’acharne sur les anciens supplétifs hmong (= méos) qui avaient aidé les Américains. Il les traque sans pitié, eux et leurs familles dans les massifs forestiers où ils se sont réfugiés.

300 000 Hmong vivent dans des villages de regroupement, en plaine, hors de leurs terroirs.

Le journaliste français Grégoire Deniau a pu prendre contact avec eux et France 2 a publié son carnet de route " Guerre secrète au Laos " lors d’une émission du 16 juin 2005. http://info. france2.fr/ encadres/ 13150323- fr.php

Amnesty International propose une pétition à envoyer aux autorités laotiennes, http://www.amnestyinternational.be/act/article.php3?id_article=585

Vous pouvez aussi trouver des informations complémentaires sur le site du " Citron vert ; centre d’information et de documentation " http://citron-vert.info/breve.php3?id_breve=396&var_recherche=hmongs

Contact en France : AMIS HMONG, 16 allée Hector Berlioz, 91210 Draveil, 06.12.44.38.29, 06.26.15.27.17, 01.60.86.27.44

Samedi 24 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : halte aux génocides recommander
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