Actualités Unitariennes
L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)
et le réseau francophone de la Correspondance unitarienne
vous font part des évènements concernant la mouvance unitarienne contemporaine.
Issus du courant anti-trinitaire des Réformes protestantes du XVIe siècle, les unitariens sont près d'un million de personnes réparties dans une cinquantaine de pays. Présent en Roumanie et en Hongrie avec une Eglise historique datant de 1568, l'unitarisme s'est surtout développé au sein du protestantisme anglophone. Une première association fut fondée en France en juillet 1986 autour de Théodore Monod. Vous trouverez sur le site de l'AFCU des liens avec les unitariens du monde entier.
Si vous avez des informations touchant de près ou de loin à l'unitarisme, n'hésitez pas à nous les faire
parvenir. En plus, notre agenda "à l'usage des unitariens et sympathisants" mentionnera très volontiers les dates et lieu de vos activités.
contact : correspondance.unitarienne@wanadoo.fr
L'Association du Manifeste des libertés organise une réunion-débat sur “La liberté de
conscience et de culte en Islam : le cas baha’i en Iran et en Egypte”
Elle le fait en solidarité avec les sept détenus baha’is de Téhéran. Récemment en Iran, sept responsables baha’is (deux femmes et cinq hommes) ont été arrêtés. Détenus à Téhéran, ils sont accusés
d’« avoir agi contre la sécurité nationale et d’avoir noué des liens avec des étrangers ».
Au mois de
janvier dernier, 54 membres de cette communauté, estimée en Iran à quelque 300 000 personnes (5 millions dans le monde), ont été condamnés à des peines de prison, trois d’entre eux à quatre ans,
les autres à un an avec sursis. Les juges les accusaient de prosélytisme à Chiraz, une des villes où les membres de cette religion monothéiste fondée au XIXe siècle sont nombreux.
martyre d'un baha'i sous l'empire ottoman au XIX° siècle. Photo reproduite du site "Liberté de croyance autour de Michel Servet et Sébastien Castellion".
Prendrons la parole : Foad Saberan, psychiatre, Marc Kravetz, journaliste, et Ghaleb Bencheikh.
Vendredi 27 juin 2008, de 19h30 à 22h, Maison Madeleine-Rébérioux, 5 rue Perrée, 75003 Paris (métro Arts-et-Métiers). Pour réserver : manifeste@manifeste.org
L'Association du Manifeste des libertés est composée de musulmans "laïcs" et de sympathisants.
Elle est en relation avec l'Observatoire chrétien de la laïcité (OCL) formé par plusieurs mouvements qui sont membres de la Fédération des réseaux des parvis.
carte vue sur Tibet Map http://www.tibetmap.com/tibet21.jpg
ligne bleue : le Tibet à la fin du XIXème siècle
ligne rouge : première réduction du Tibet à la suite de conquêtes chinoises avalisées par l'accord de Simla en 1914
ligne verte : la République autonome du Tibet en 1965
Les Britanniques, à partir de leur colonie en Inde, font irruption à Lhassa en 1904, forçant le dalaï-lama à se réfugier en Mongolie
(1904-1909). Mais les Chinois prennent le relais en 1910, ce qui oblige le dalaï-lama à s’exiler cette fois-ci en Inde (1910-1913). Par la convention de Simla (1914), où se
réunissent Britanniques, Chinois et Tibétains, une ligne " Mac-Mahon " (du nom du négociateur britannique) délimite la frontière indo-tibétaine.
La Chine administre directement un " Tibet intérieur " constitué d’une frange orientale qu’elle a conquise militairement, et exerce une suzeraineté toute formelle sur le Tibet. Celui ci
reste gouverné et administré par le Dalaï Lama, lequel conserve son autorité spirituelle (mais non plus temporelle) sur le " Tibet intérieur " sous administration chinoise. A noter
aussi que les montagnes Kunlun passent au Xinjiang (le Turkestan oriental).
Les Britanniques avaient souhaité que le Tibet soit un Etat tampon entre l’Inde et la Chine.
Mais la Chine n’entérine finalement pas cette convention de Simla. Plus tard, sous régime communiste, elle reprend sa politique
expansionnisme :
En 1950, les troupes chinoises envahissent le Tibet. De 1956 à 1959, la révolte tibétaine s’organise sur l’ensemble du Tibet " historique ", mais, à la suite du
soulèvement de Lhassa, violemment réprimé par les troupes chinoises, le dalaï-lama doit quitter le Tibet pour se réfugier en Inde, où, l’année suivante, il forme un gouvernement en exil à
Dharamsala (dans l’Etat de l’Himachal Pradesh, tout à fait sans le nord de l’Inde).
En 1962, du 10 octobre au 20 novembre, la Chine attaque l’Inde et occupe des territoires au sud de la ligne Mac-Mahon, au Cachemire (territoires de l’Aksai Chin)
et au Nord-Est de l’Inde, un territoire de l’Assam. Finalement, la Chine se retire de ce dernier territoire, lequel devient l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, mais garde ses
conquêtes au Cachemire et les intègre à la République autonome du Xinjiang.
En 1965, la Chine annexe administrativement l’Amdo, un morceau Nord-Est du Jangtang et les 2/3 du Kham (les régions les plus densément peuplées), laissant un Tibet diminué de la
moitié de son territoire et appelé " République autonome du Tibet ".
Le Tibet est réduit comme peau de chagrin passant de 2 500 000 km2 à 1 221 600 km2 pour la Région autonome du Tibet, et de 6 millions de Tibétains à 2 618
999 habitants en 2000 pour la région autonome. 150 000 Tibétains sont en exil, principalement ne Inde.
En 1987, les manifestations autonomistes reprennent à Lhassa, où la loi martiale est proclamée en 1989. La même année, le prix Nobel de la paix est décerné au
dalaï-lama.
En mars 2008, les manifestations reprennent de plus belle afin d’attirer l’attention de l’opinion internationale en rapport avec l’organisation des jeux olympiques à Pékin.
Cet espace a commencé à s’organiser politiquement au VII° siècle avec l’émergence d’un premier royaume
tibétain dans la vallée du Yarlung (sa fondation remonterait, selon l’historiographie traditionnelle, à 127 avant JC), avec comme première capitale Yumbum Lhakang.
Ce royaume transfère sa capitale à Lhassa en 633 après JC. Il a comme voisins, au nord, des royaumes turcs (occidentaux et orientaux) et à l’est, la Chine. A partir des années 700, le Tibet
connaît une extension politique au détriment de ces voisins ; il descend jusqu’à la mer et débouche sur le golfe du Bengale (englobant ainsi l’actuel Bangladesh et le Nord-Est de l’Inde). Un
traité de paix est signé avec la Chine des Tang en 821. C’est le temps de l’empire tibétain qui contrôle la route de la soie.
Mais à partir des années 900, c’est la Chine (sous les dynasties Song, Ming, etc. ) qui prend le dessus. Elle conquiert le Turkestan oriental et repousse les Tibétains dans leur espace " naturel
". Mieux, avec sa dynastie mongole au XIII° siècle, elle va exercer son influence sur cette région au bénéfice de la lignée des Sakyas (ou Sakyapas) (laquelle avait été fondée en
1071). En 1578, le chef mongol Altan Khan confère le titre de dalaï-lama à Sonam Gyatso, qui devient rétrospectivement le troisième dalaï-lama. En 1720, après avoir refoulé
l’invasion des Dzoungares (des Turcs orientaux) qui s’étaient emparés de Lhassa en 1717, la Chine exerce un protectorat sur le Tibet.
vue sur http://www.tibet.info.net/
Ce Tibet " historique " correspond à la situation d’avant le XXème siècle.
Ses régions traditionnelles en sont :
Le Ngari, au Tibet occidental, en limite avec le Cachemire correspondant à l’ancien royaume du
Zhangzhung
Le Jangtang, grande région aux très faible densité humaines (au nord du Ü-Tsang)
Le Utsang, prononcé [ytsaŋ] (Ü-Tsang, en versant nord de l’Himalaya, plus densément peuplé et où se trouve la capitale
Lhassa (depuis l’an 633)
Le Kham, qui correspond au sud-ouest
L’Amdo au nord-ouest et qui englobe une poche occidentale de locuteurs du mongol.
carte linguistique de la Chine en 1967 (vue sur le site de Wikipedia, article Tibet)
groupe sino-tibétain : les locuteurs du han (le chinois) en vert, les
tibéto-burman en violet
groupe altaïc : en jaune bistre, le turkic
dont le uighur (parlé par les Ouïghours), et en jaune pâle, le mongol.
La carte se limitant à la Chine, les les locuteurs tibéto-burman au sud de l'Himalaya ne sont pas représentés.
La population tibétaine s’est adaptée à cet espace et l’a occupé ainsi que le montre les cartes linguistiques du tibétain, une langue de la famille
tibéto-birmane.
A cela s’ajoute une identité religieuse car les Tibétains sont majoritairement bouddhistes (de la voie vajrayâna, introduite en 641 après JC). Tous
reconnaissent l’autorité du dalaï-lama, à la fois chef spirituel et chef temporel historique depuis que les Mongol nommèrent le premier dalaï-lama en
1518.
Modèle numérique de terrain (MNT), fichier DEM Tibet.png,
vu sur l’encyclopédie en ligne Wikipedia (article sur le Tibet).
Disons d’abord que le Tibet est une région " naturelle " de l’Asie centrale, correspondant à un plateau de très haute altitude (plus de 5000 m) né de la tectonique des plaques (le
sous-continent Indien s’enfonçant sous l’Euro-Asie) et bien délimitée par des montagnes, dont l’Himalaya au sud (culminant à 8 850 m avec le Mont Everest), les montagnes
Kunlun au nord (qui surplombent le désert du Takla Makan*), la chaîne du Qilian Shan au nord-est, ainsi que d’autres montagnes à l’est précédant les plaines
chinoises.
* ce désert correspond au bassin du Takim, entre ces monts Kunlun et, plus au nord, la chaîne montagneuse du Tien Shan. La célèbre piste de
la soie contournait ce désert et ces chaînes montagneuses en longeant le versant nord du Tien Shan. Elle était sous le contrôle des populations Ouïgours du Turkestan oriental
(dit " chinois ", à savoir l’actuelle République autonome du Xinjiang).
La dépression visible au sud du Qilian Shan a été en partie occupée par des populations mongoles.
carte du Tibet "historique" (avant le XXème siècle) vue sur http://www.tibet-info.net/
D'après un entretien de Rama Yade
La France pose trois conditions * pour que le président Nicolas Sarkozy assiste à la cérémonie d'ouverture, en août, des Jeux olympiques de Pékin, dont
un dialogue avec le dalaï lama, a indiqué la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, au quotidien Le Monde à paraître samedi. "Trois conditions sont
indispensables pour qu'il s'y rende : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les évènements tibétains et l'ouverture du dialogue
avec le Dalaï lama", a déclaré Mme Yade dans un entretien au Monde.
* ce jour, 5 avril, Rama Yade est revenue sur ce terme de "conditions" qui effectivement n'est guère diplomatique ! Disons que notre président prendra en considération ...
Bernard Kouchner, le soir sur France 2, a déclaré qu'il "n'y a pas de conditions dans la position de la France (...). Ce
serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue que de poser des conditions". Officiellement, "toutes les options restent ouvertes" ... C'est dire que la France entend
peser dans les négociations.
Ce démenti sur le mot, ne change nullement le fond de l'entretien accordé au Monde.
Elle a ajouté que M. Sarkozy "prendra sa décision au regard de l'évolution des évènements actuels". Il "s'exprimera, a-t-elle précisé, après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne" .
La France demande que la Chine "entreprenne un dialogue réellement constructif avec le dalaï lama", a-t-elle dit. "Ces
discussions doivent porter sur la reconnaissance de l'autonomie tibétaine et de l'identité spirituelle, religieuse et culturelle des Tibétains", a-t-elle ajouté. "A ce jour, la Chine a mené une politique d'assimilation en colonisant les zones tibétaines, ce qui a marginalisé sa population. On assiste
aussi à la folklorisation de la culture tibétaine et l'enseignement du tibétain est battu en brèche. Enfin, rien que pour 2007, on compte 132 moines arrêtés pour des motifs politiques", a
souligné Mme Wade.
M. Sarkozy avait laissé ouverte, fin mars à Londres, la possibilité de boycotter la cérémonie d'ouverture des jeux. "En fonction de la situation au Tibet, je me
réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture", avait-il déclaré.
Mme Yade a demandé "la remise en liberté immédiate de Hu Jia", dissident chinois condamné cette semaine à trois ans et demi de prison pour
tentative de subversion du pouvoir de l'Etat après avoir publié des articles critiques sur l'internet et accordé des entretiens à la presse étrangère. "C'est une
vrai déception pour nous alors que nous avions multiplié les démarches en sa faveur", a-t-elle déclaré. "La Chine sans les droits de l'homme ne sera jamais
une véritable grande puissance", a souligné Mme Yade.
Les unitariens, comme tous les humanistes, condamnent toute forme de répression communautaire et les génocides culturels, religieux et physiques.
Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante, mène des campagnes mondiales pour faire en
sorte que les valeurs de la population à travers le monde influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun
gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.
Elle appelle à la signature d’une pétition d’1 million de personnes qui sera remise aux autorités chinoises et leur faire comprendre que l’opinion mondiale ne se laissera pas faire, qu’elle
boycottera et les jeux olympiques et l’achat de produits " made in China ".
http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/97.php/?cl_tf_sign=1
aujourd’hui jeudi 20 mars, Rama Yade, la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, n'a pas exclu, à titre personnel, un
boycottage de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin si la situation se dégrade au Tibet.
"S'il y a bain de sang au Tibet [ndlr : et il y a !], je ne vois pas ce que je vais faire dans un gradin à observer une
manifestation sportive et je crois que tout le monde aurait cette réaction de bon sens" (sur Canal Plus).
Autres sources d’information sur les évènements au Tibet
http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736
Nous sommes tous derrière le peuple tibétain et son chef spirituel, le Dalai Lama
La signification du drapeau tibétain
Une montagne avec 2 lions des neiges accompagné de rayons bleus et rouges autour du soleil. La montagne blanche (mont Kailash) symbolise la terre de la nation tibétaine entourée de
montagnes enneigées. Les 6 rayons de lumière représentent les 6 peuplades originelles du Tibet : Sé, Mar, Dong, Tang, Drou, Ré. L'alternance du rouge et du bleu signifie l'union du spirituel et
du temporel. Le soleil levant sur le pic de la montagne exprime le rayonnement de la liberté et du bonheur. Les 2 lions des neiges symbolisent les défenseurs du Tibet. Les 3 joyaux de couleurs
différentes représentent la pensée, la parole et l'action juste envers tout être vivant. Le joyau du tourbillon symbolise le respect spirituel et laïc. La bordure jaune signifie l'ouverture à
toutes les directions de l'espace et du temps.
D’un autre côté, la Chine tient à ses jeux olympiques …
Steven Spielberg
Mais voilà, le cinéaste américain Steven Spielberg ne veut pas jouer le rôle que tint Leni Riefenstahl aux jeux de Berlin en 1936 qu’Adolphe Hitler détourna à la gloire du
nazisme. Il n’ira pas donc filmer les jeux de Pékin. Toujours aux Etats-Unis, l'actrice Mia Farrow mène aussi une campagne dénommée "les Jeux olympiques du génocide" en mettant
en avant les massacres au Darfour réalisés par les milices à la solde du gouvernement de Khartoum.
Eh, oui, l’objection de conscience çà existe. Il paraît que cela embête les autorités chinoises. Comme quoi on ne peut pas impunément jouer à la fois aux voyous et faire les beaux.
Pour plus d’information, voir le message de ce matin de l’agence Reuter à Singapour.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080214/tts-jo-pekin-darfour-ca02f96_3.html
Le gouvernement soudanais, fasciste et raciste, non seulement ne fait rien (mais vraiment rien !) pour ses populations, mais lorsque que celles-ci protestent, il les massacre. Récemment, ne
voulant pas de l’installation de la force européenne Eufor à ses frontières, côté tchadien et centrafricain, il a armé et lancé 200 pick-up armés jusqu'aux dents contre Ndjaména, avec à
leurs bords des " rebelles " " tchadiens " " frontaliers " au Soudan.
Le collectif Urgence Darfour organise une semaine à partir du 12 février pour mobiliser l’opinion sur cette situation. Le moment est opportun car la Chine, qui est l’un des rares pays à soutenir envers et contre tout – et sans vergogne – le Soudan, commence à s’inquiéter car cela fait tâche dans sa valorisation d’Etat moderne à l’occasion des prochains jeux internationaux de Pékin : le dictateur soudanais ce serait fait tancer par un haut diplomate chinois, en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.
mardi 12 février, de 17h à 19h, table ronde d’experts à Sciences-Po, à Paris
du mercredi 13 au mardi 19 février, exposition Darfour, au Trocadéro, Paris
vendredi 15 février, à 17h 30, table-ronde à la FNAC Montparnasse, Paris (dans le cadre des Forums de la FNAC, autour du livre " Urgence Darfour ", avec entre autres JackyMamou, président du CUD, Ilana Soskin et Morad Al Attab, coordinateur de l’ouvrage)
samedi 16 février, à 16 h, place de l’Alma, Paris, marche "Ombre chinoise sur le Darfour " de l’ambassade de Chine à la place du
Trocadéro. La manifestation sera clôturée par un spectacles de chants et de danses du Darfour. Les réfugiés darfouris en France viendront à cette manifestation.
Pour contact et information : contact@urgencedarfour.info, www.urgencedarfour.com,
newletter@urgence-darfour.net
Les opinions, entre autres américaines et françaises, ont été relayées plus efficacement qu'auparavant par les diplomaties. Washington a ouvertement parlé
de génocide et, du côté français, Bernard Kouchner s'est rendu sur place. La France réunira à Paris, le 25 juin, une conférence internationale sur le Darfour avec les intéressés (mais
avec peut-être Karthoum absent) et, en plus, les Etats-Unis, l'Egypte et la Chine (celle-ci étant une alliée du régime islamiste fasciste de Karthoum).
Une bonne nouvelle pour le Darfour. Le mouvement centrafricain de l’UFDR, à l’extrême nord-est de son pays, donc en voisinage du Darfour, avait occupé la ville de Birao et plusieurs autres localités durant plus d’un mois. Ils en avaient été chassés par les Forces armées centrafricaines épaulées par l'armée française et des éléments de la FOMUC, la force de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (Cémac). Puis, l’UFDR échoua dans une tentative de reprise de la ville, les 3 et 4 mars, l’aviation française étant intervenue et ayant parachuté des militaires en renfort. Ce vendredi 13 avril, l’UFDR et le gouvernement de Bangui viennent de signer un accord de Paix prévoyant amnistie et intégration des fonctionnaires et combattants rebelles.
Source : dépêche de l’AFP en provenance de Birao, dans les actualités de Yahoo
Les autorités laotiennes, communistes (ce pays est l’une des dernières " Républiques Démocratiques Populaires " RDP), ont lancé une violente campagne de répression contre des chrétiens dans les provinces de Bolikhamsay et Vientiane (Centre). Il s'agit d'un programme "Zéro chrétiens".
Dans la province de Bolikhamsay, un responsable chrétien, le pasteur Aroun Voraphom, a été sauvagement tué à coups de couteau durant les fêtes de Noël 2005. Treize responsables chrétiens, arrêtés en novembre 2006 dans le district de Hine-Heup, province de Vientiane, sont toujours en détention à ce jour et sont enfermés en chambre noire. Ils ont été interpellés par la police, simplement pour s'être réunis pour prier ensemble au temple du village de Khonekène, à l'occasion de la fête du " Thanksgiving ". Il s'agit des pasteurs Vanhthong, Amkha, Boun Nean, Boua A, Bouavanh, Khamphouy, Khamsone, Bouathong, ainsi que cinq personnalités chrétiennes de la province : MM. Khambay, Khamsane, Bouaphanh, Khamloun, et Savèng.
Quatre maisons, appartenant à des familles chrétiennes du village de Ban Nakhoun, district de Borikhan, province de Bolikhamxay (centre) ont été incendiées, et deux autres ont été endommagées par des jets de pierres, à l'instigation des autorités locales, selon des informations fiables parvenues le 22 mars 2007 au Mouvement Lao pour les droits de l'Homme (MLDH). Ces violences anti-chrétiennes ont été commises suite au refus de dix familles chrétiennes de Ban Nakhoun de renoncer à leur foi, et de quitter le village, comme le leur ont ordonné les représentants provinciaux et locaux du Parti au pouvoir.
Ces familles, en plus d’être chrétiennes, ont le tort d’appartenir à des minorités ethniques " mal vues " : Lao-Hmong et Lao-Khmu.
Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme ( MLDH), BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - téléphone/fax : 33 (0) 1 60 06 57 06, courriel : mldh@mldh-lao.org, http://www.mldh-lao.org
information transmise aujourd'hui par Jean-Marc Noyelle au groupe de discussion " Unitariens francophones ". Sur le drame des Hmongs du Laos voir notre message précédent, également nos messages du 24 mars 07
Depuis 1975, environ 600 000 Hmongs du Laos sont réfugiés en Thaïlande. Plusieurs d’entre eux ont déjà été extradés vers leur pays d’origine où sévit une dictature communiste féroce. Ils redoutent un renvoi massif au Laos d’après un article mis en ligne le 5 avril 2007 sur le site de Médecins sans frontières (http://www.msf. fr),
Si les populations Hmongs vivent dans des conditions sanitaires et d'enfermement pénibles dans le camp de Huai Nam Khao en Thaïlande, elles redoutent surtout d'être renvoyées au Laos car elles craignent pour leur vie. Le point sur leur situation avec Emmanuel Drouhin, responsable des programmes MSF en Thaïlande.
" En quoi les Hmongs réfugiés dans le camp de Huai Nam Khao à la frontière avec le Laos sont-ils aujourd'hui une population en danger ? Considérées comme des migrants illégaux, ces personnes n'ont donc pas le droit de sortir du camp. En dehors, elles risquent l'arrestation et l'expulsion vers le Laos où, pour une majorité d'entre elles, les attendent la prison, les procès pour complot ou les violences physiques. Nous constatons à travers nos consultations médicales ou de simples entretiens qu'elles sont terrifiées à l'idée d'être renvoyées au Laos. D'après leur témoignage, certaines ont passé des années, parfois dix, quinze ans dans la jungle laotienne à se cacher parce qu'elles étaient pourchassées par l'armée laotienne ".
Jeune fille thaïlandaise, peinture de Philip Lecois (Caen)
Que demande Médecins sans frontières ?
Nous demandons que les acteurs politiques prennent leurs responsabilités. Les agences des Nations unies, les représentants de l'Union européenne ainsi que les ambassades et le gouvernement thaïlandais ont fait des efforts ces derniers mois, mais nous pensons qu'il doivent continuer et renforcer les discussions sur la problématique des Hmongs en Thaïlande. La Thaïlande n'étant pas signataire des conventions de Genève, elle ne reconnaît ni le statut de réfugiés, ni le mandat du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies en matière d'assistance et de protection. Et jusqu'à présent, il y avait un véritable abandon de la part de la communauté internationale sur cette question. Or si ces familles hmongs ont trouvé refuge en Thaïlande, c'est parce qu'elles sont en danger dans leur pays. Il faut cesser de prétendre qu'il s'agit de simples réfugiés économiques et arrêter d'utiliser cela comme un prétexte pour ne pas vraiment s'en occuper "
Prochainement le camp va être déplacé, pour quelles raisons ?
Le camp actuel est surpeuplé et présente des risques épidémiques importants : les gens vivent les uns sur les autres, mangent à côté des latrines... Pour ces problèmes sanitaires et de manque d'espace, les autorités thaïlandaises ont donc décidé de réinstaller ces personnes sur un site mieux adapté, à quelque deux kilomètres de l'actuel.
information transmise par Didier Le Roux au groupe de discussion " Unitariens francophones " (http://fr.groups.yahoo.com/group/unitariens_francophones/), le samedi 7 avril
Voir nos messages précédents du 24 mars : "Génocide des Hmong au Laos", "Le gaz jaune contre Hmong et Kurdes"

Tous les ingrédients du fascisme sont réunis pour faire du Darfour le théâtre dramatique du premier génocide de notre siècle : une dictature militaire à Khartoum, mobilisant ses partisans au nom d’une arabité idéologique, armant des milices (les tribus nomades du Darfour qui se transforment ainsi en " janjawid " = cavaliers tueurs), pratiquant l’épuration ethnique (au profit de ces tribus nomades contre les sédentaires pourtant eux aussi arabisés et musulmans) en semant la terreur (villages incendiés, récoltes pillées, hommes tués, femmes violées, enfants dépecés, etc., soit 400 000 morts à ce jour), débordant les frontières au Tchad et en Centrafrique.
Il n’y manque même pas le contexte international : le soutien sans état d’âme et inconditionnel d’une puissance (la Chine en l’occurrence), la pusillanimité des Etats démocratiques qui s’imaginent pouvoir négocier avec les dictatures, des traités aussitôt trahis qu’ils sont signés, le projet de coloniser les terres ainsi évacuées par les grandes compagnies du Moyen-Orient arabe, sans oublier des humanitaires comme Médecins sans frontières qui gèrent les camps de réfugiés (déjà 2 millions de personnes !) dans un modus vivandi particulièrement précaire (mais qu’ils veulent préserver comme étant, disent-ils, un moindre mal !).
Le scénario est toujours le même, que ce soit au Darfour ou maintenant au Tchad : bombardement des villages d’agriculteurs par l’aviation soudanaise, intervention des cavaliers (les janjawid dotés en plus de véhicules tout terrain et armés) pour massacrer les survivants, augmentation des réfugiés, aide internationale humanitaire, militaires et diplomates étrangers confinés au rôle d’observateurs impuissants.
Jusqu’à présent, nomades et sédentaires vivaient en symbiose, partageant la même langue (l’arabe), la même religion (l’islam), avec d’anciens groupes nomades s’étant sédentarisés. Cela fait penser aux symbioses des populations dans l’ancienne Yougoslavie et plus généralement dans nos Balkans, ou encore à celles, entre éleveurs tutsi et agriculteurs hutu des anciens royaumes en Ouganda, Rwanda et Burundi. Dans les contextes politiques de violence, les solidarités de voisinage, les complémentarités économiques, voir les liens matrimoniaux volent rapidement en éclat.
Il ne s’agit donc pas de simples heurts entre éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires, de frictions entre populations tribales, mais bel et bien d’une entreprise fasciste de domination utilisant et armant des milices pour mater des populations au sein desquelles sont apparus des mouvements de libération et d’attribuer les anciens terroirs à des clients du régime. Ce drame a une origine politique (le gouvernement de Khartoum en est le programmateur) et le réduire à l’humanitaire semble bien insuffisant.
C’est en ce sens que nous voulions compléter notre précédent message du 24 mars " Génocide du Darfour "
L’Union africaine (AU pour African Union, visible sur le casque des soldats de la photo jointe) a envoyé 7 000 soldats (Sénégalais, Rwandais, etc.). Ce dimanche 4 avril, 4 Sénégalais ont été tués dans une embuscade et un autre blessé. Elle demande à l’ONU des armes et des renforts (un contingent de 20 000 hommes est envisagé mais il est bloqué par le veto de la Chine et le refus de Khartoum). L’armée française est présente au Tchad. Des voix s’élèvent pour menacer la Chine d’un boycott des futurs jeux olympiques de Pékin.
Hier soir, France 2 a présenté le reportage effectué par le célèbre acteur américain Georges Clooney et son père, Nick, qui ont épousé la cause des populations du Darfour. Au moins, dénonçons sans détour les causes de ce drame.
L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) s'est engagée en tant que telle au sein du Collectif Urgence Darfour début 2005, dès la constitution de celui-ci. Elle vous invite à signer la pétition que le Collectif veut adresser aux Etats européens.
http://www.europetition-darfour.fr:80/europetition/index.php?module=bkbPetition&func=display&id=1
Voici un extrait de " AU NOM DE MA HORDE ", de Pascal de SEIGNE, publié en 1991 à PARIS, éditeur Jean-Cyrille Godefroy (pages 494-495) : Le MASSACRE DES MEOS ("Méo" = "Hmong")
Le 10 février 1978, devant ces maquis qu'ils n'arrivent toujours pas à soumettre, les Russes passent le relais aux Viêtcongs : eux vont en venir à bout.
Rien ne distinguent particulièrement ce 10 février des autres journées d'extermination : attaques aériennes, bombardements d'artillerie lourde ... Mais alors que les Méos sortent de leurs caches, ce jour-là, les avions reviennent aussitôt et lâchent un type de gaz encore différent : la fumée n'est plus verte mais jaune. Ce gaz inconnu (ndl : YELLOW RAIN) provoque d'épouvantables maux de tête, puis des vomissements et enfin des diarrhées. L'opium ne sert plus à rien, et les Méos n'ont plus la force de se déplacer, de fuir. Ils se vident littéralement sur place . Deux divisions viêtcongs jaillissent de la plaine, mettent leur masque à gaz et donnent immédiatement l'assaut au massif paralysé . Enfants, guerriers, vieillards, tout ce qui est de sexe mâle est assassiné sur place.
Des soldats méos apparaissent d'on ne sait où : ils n'ont plus de munitions et livrent leurs derniers combats à la machette.
Kidnappées, attachées ou entravées par des cordes, les femmes et les petites filles mèos sont déportées et abandonnées sans nourriture et médicaments dans des "secteurs" dits "de culture". Naturellement ce n'est pas un hasard s'il n'y a strictement rien à cultiver. Des nouveaux camps de la mort sont hâtivement mis en place : interdiction de s'en échapper, interdiction d'en sortir ne serait-ce que pour glaner quelques racines à manger. Affamée, à l'agonie, la population des camps se révolte et tente une fois de plus de s'enfuir vers leurs montagnes . Dans un premier temps sont abattus tous les vieillards. Puis, pour les Soviétiques, pour les Viêtcong, s'organise enfin une gigantesque chasse au gibier . Et ce gibier ce sont les femmes et les fillettes méos.
Pendant cinq mois, jusqu'au 15 juillet 1978, les Viêtcongs s'acharnent sur tout ce qui aurait pu encore survivre dans le massif : bombardements, gaz, napalm, empoisonnement des sources d'eau. C'est un triomphe et les dernières tribus doivent abandonner le bas de la montagne et gagner les cimes . Sur le sommet il fait un froid glacial. Rien pour se nourrir, rien pour se soigner. Aucune aide internationale . La faim, la maladie font plus de morts que les bombardements et les gaz. Les Soviétiques et les Viêtcongs ne sortent même plus leurs avions . Ils n'ont plus qu'à patienter, à quoi bon de gâcher les munitions avec ces primitifs ? Et en effet, personne ne revient de ces pics glacés : la nasse s'est refermée toute seule, faute de combattants . Le peuple mèo est rayé de la carte du monde. C'est une des plus grandes victoires communistes des temps modernes : des femmes, des enfants assassinés.
Personne n'a protesté. Le monde libre ignorait ces massacres. Le "grand show" de l'extermination par gaz, par neurotoxiques se terminait pourtant d'une manière assez stupéfiante : des pays comme l'Irak passaient commande, achetaient le même type de gaz et s'attaquaient aussi à leur montagnards . Ceux-ci s'appellent Kurdes, et en 1991, comme les Mèos, ils se refusent à crever.
Alors, vraiment personne n'était au courant de ces événements ?
document transmis par Jean-Marc Noyelle
Depuis la fin de la Guerre du Vietnam en 1975, le gouvernement communiste de Vientiane s’acharne sur les anciens supplétifs hmong (= méos) qui avaient aidé les Américains. Il les traque sans pitié, eux et leurs familles dans les massifs forestiers où ils se sont réfugiés.
300 000 Hmong vivent dans des villages de regroupement, en plaine, hors de leurs terroirs.
Le journaliste français Grégoire Deniau a pu prendre contact avec eux et France 2 a publié son carnet de route " Guerre secrète au Laos " lors d’une émission du 16 juin 2005. http://info. france2.fr/ encadres/ 13150323- fr.php
Amnesty International propose une pétition à envoyer aux autorités laotiennes, http://www.amnestyinternational.be/act/article.php3?id_article=585
Vous pouvez aussi trouver des informations complémentaires sur le site du " Citron vert ; centre d’information et de documentation " http://citron-vert.info/breve.php3?id_breve=396&var_recherche=hmongs
Contact en France : AMIS HMONG, 16 allée Hector Berlioz, 91210 Draveil, 06.12.44.38.29, 06.26.15.27.17, 01.60.86.27.44