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halte aux génocides

Sous l’autorité spirituelle du vénérable Thich Nhat Hanh, maître bouddhiste vietnamien vivant en France, et sur le thème "Etre en paix face à la violence", les bouddhistes organisent une marche ce dimanche 11 octobre à 14h du Jardin de l'Unesco jusqu'au Parvis des Droits de l'Homme au Trocadéro, à Paris, afin de protester contre la répression dont les monastères de leur pays sont victimes de la part des autorités communistes, comme celui de Bat Nah.

" Apportez une fleur avec vous, qui sera déposée sur le Parvis des Droits de l'Homme en symbole d'une réaction non-violente à la situation.
La souffrance et le danger dans lesquels se trouvent à l'heure actuelle nos Frères et Sœurs au Vietnam ont besoin d'être connus du monde entier ".

La marche débutera à 14h dans le Jardin de l'Unesco, traversera le Champ de Mars, contournera la Tour Eiffel, puis traversera le Pont d'Iéna et montera, par les Jardins du Palais de Chaillot, jusqu'au Parvis des Droits de l'Homme, où il y aura dépôt des fleurs qui auront été amenées par les uns et les autres et assise silencieuse.

Nous rappelons que les catholiques sont eux aussi victimes de la répression des mêmes autorités (lien).

Cette information nous a été transmise par Régis Pluchet (Le Mans). Pour suivre les nouvelles (lien)

Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 11:48
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

ndlr. par précipitation, c'est la photo de Neda Soltani (illustration du bas) qui a été mise en circulation sur Facebook et la blogosphère, alors qu'il s'agit de Neda Agha Soltan (photo souvenir d'en haut). Les artistes militants se sont emparés d'un visage pour en faire une icône. Cela c'est fait dans l'urgence du combat idéologique. Mais les deux visages sont très proches l'un de l'autre et ils symbolisent bien cette jeunesse iranienne, instruite et cultivée, ouverte au monde, vivant sa foi d'une façon tout à fait moderne.

Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 03:59
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Le 20 juin 2009, à l'âge de 26 ans, Neda Agha Soltan a été tuée par la balle d'un bassidji (milicien chiite à la solde du régime) qui l'a visée expressément à partir d'un toit. Elle protestait contre les résultats électoraux truqués par le président sortant, Ahmadinejab. Le monde entier porte son deuil. Nous nous associons à la douleur de sa famille et à tous les Iraniens qui combattent la dictature de leur pays.





ajout du 26 juin 09

Depuis, les autorités iraniennes ont déguerpi la famille de son domicile afin que celui-ci ne devienne pas un pélerinage ... avec la version officielle qu'elle a été tuée par une arme de contrebande détenue par un manifestant !  Toutes les dictatures verrouillent ainsi l'information et désinforment, mais est-ce possible à l'époque d'Internet ?  Ce régime iranien est bel et bien condamné par son opinion publique à cause de ses outrances et de sa violence fasciste ; et ne fait plus que survivre. 

Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 03:31
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : halte aux génocides - Recommander
Avec raison, les gouvernements et les médias ne veulent pas, comme on dit, jeter de l'huile sur le feu quand on connaît la virulence du président iranien et sa dangerosité avec le nucléaire militaire. Il en résulte prudence et langue de bois. Ceci dit, la blogosphète est plus libre et c'est finalement grâce à une plate-forme relationnelle, Twitter, que la nouvelle génération iranienne, très instruite et urbanisée, est en train de surfer pour se libérer d'un régime fasciste et honni.

la plate-forme twitter se représente souvent sous la forme d'oiseaux, ici soulevant une baleine ! 

Nationaliste, populariste et démagogue, manipulateur de foules et des bulletins dans les urnes, verrouillant les médias, xénophobe et anti-sémite, négationniste de la Shoa, militariste à l'extrême, invoquant Dieu sans vergogne, le président iranien fait indéniablement penser à Adolf Hitler.  Jusqu'à ces lendemains d'élections où il va rendre visite sans tarder chez son allié russe (pour un pacte iranien-russe ?). Certes le parallèle vaut ce qu'il est : autre temps, autres pays ; mais faut-il être encore munichois ?  Eh oui, le régime est bel et bien fasciste, avec le vert de l'islamisme en l'occurrence !

Nous sommes avec les étudiants iraniens, avec les baha'is et les autres minorités opprimées pour leur religion, avec les contestataires anti-cléricaux, avec tous ceux dont les bulletins de vote ont été détournés ; nous sommes du côté de ceux qui veulent libérer leur pays et sauver leur culture d'une dictature politico-religieuse bornée et désormais sanglante.

Ajout du jeudi 18 juin :

L'ampleur de la fraude électorale se confirme. Le président sortant n'est arrivé qu'en 3ème position ! Les milices ont fait main basse sur les urnes électorales, les autorités religieuses sont complices, la répression bat son plein. Voir un
récent article publié dans Libération.

Amnesty International donne une liste déjà très longue de ceux dont l'arrestation est connue.

Ajout du vendredi 19 juin :

Lu dans le journal La Croix : "En Iran, le clergé chiite reste divisé dans la crise", lien.

Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 14:23
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Le programme d'action "une bougie pour le Tibet" continue.  Vous êtes invités à allumer une bougie chaque 7ème jour de chaque mois, à commencer par demain mardi 7 octobre. http://candle4tibet.ning.com/

Par pur hasard ou bien par on ne sait quelle convergence spontanée des symboles spirituels, le logo de cette campagne ressemble tout à fait au calice des unitariens : une flamme allumée dans un vase sacré. Voir notre rubrique sur le site de l'AFCU : http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 15:51
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Malgré une inflation galopante de 26% en rythme annuel, le président iranien Mahmoud Ahmadinejah prépare son second mandat en 2009 avec les recettes classiques des régimes dictatoriaux : un grand Satan contre lequel on est en guerre constante (les Etats-Unis), l’influence non moins diabolique des Occidentaux aux mœurs dépravés, un bouc émissaire à l’extérieur (les Juifs et l’Etat d’Israël) et à l’intérieur (les baha’is).

étoile de David à 6 branches que les Juifs étaient contraints de porter sur leurs vêtements sous l'occupation allemande durant la dernière guerre.

étoile à 9 branches symbolisant Baha'ullah, le fondateur de la Foi baha'i




étoile à 19 branches symbolisant les 19 principes de la Foi baha'i





Cela fait tristement penser, entre autres, au régime hitlérien qui s’est fondé sur deux haines internationales : contre le danger des rouges bolcheviques, contre le complot mondial des Juifs. Aux historiens à poursuivre la comparaison ...

Dans un article récapitulatif, " Les bahaïs d’Iran en danger ", Foad Saberan tire la sonnette d’alarme, ce mardi 26 août 2008, dans les colonnes du quotidien Libération, à la rubrique " Rebonds " . L’auteur est né à Téhéran et est médecin psychiatre à Paris.

Ce mercredi 27 août, le grand ayatollah chiite Bajat Sanjani, dans les colonnes d’un journal économique allemand (le Financial Times Deutschland)
lance une violente diatribe contre son président : il n’écoute pas son peuple, ne respecte pas les lois, laisse les Gardiens de la Révolution agir à leur guise, etc.  Selon une information de l'agence Reuters à Franckfort.

Quand donc la civilisation perse se libérera-t-elle du carcan islamiste et d’un gouvernement aussi archaïque et dangereux ?

Voir notre article antérieur :
persécution des baha'is en Iran du mercredi 18 juin 2008, "L'Association du Manifeste des libertés organise une réunion-débat sur "La liberté de conscience et de culte en Islam : le cas baha’i en Iran et en Egypte".

En France, les chrétiens unitariens sont en compagnonnage spirituel et fraternel avec les baha’ïs

Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /2008 14:13
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Le dalaï lama, lors de sa visite en France, a confirmé ce que tout le monde sait : la répression continue plus que jamais au Tibet. Ce samedi matin, à Paris, une banderolle portant l'inscription "La Chine ment, le Tibet meurt" a été déployée sur toit de l'immeuble qui jouxte l'ambassade de Chine. A Katmandou, capitale du Népal, ce sont entre 1 000 et 1 500 personnes qui chaque jour manifestent (une partie d'entre elles sont arrêtées puis relâchées).


La politique chinoise opportuniste, s'engouffrant à l'extérieur dans tout ce qui est anti-occidental (hormis Al Quaïda car la nébuleuse islamique soutient les indépendantistes du Turkestan oriental et y commet des attentats), affairiste, vendant ses produits sans service après-vente, colonialiste au sein de "son empire", impérialiste dans ses rapports avec les autres nations, est en train de se faire connaître ... en partie grâce à des jeux olympiques qui étaient censés consacrer son intégration mondiale. Les historiens ne manqueront pas de faire le parallèle avec les jeux de Berlin sous l'Allemagne hitlérienne qui, elle aussi, revendiquait une réintégration internationale (après sa mise en quarantaine suite à la Première guerre mondiale).

Ceci est le fait d'un gouvernement resté communiste, s'appuyant sur un parti unique d'autant plus puissant que ses caisses sont alimentées par le racket des entrepreneurs capitalistes (corruption oblige), sur l'ethnie chinoise majoritaire (celle des Hans) qui bénéficient de la colonisation des populations voisines, et sur une opinion aisément manipulées par le nationalisme.

Les pressions extérieures ayant montré leurs limites, l'espoir se porte sur les milieux ruraux, le prolétariat urbain, les petits commerçants et artisans qui sont largement victimes du système, repoussés pour les premiers des vallées inondées par les grands barrages hydroélectriques, pour les autres des centres urbains. C'est sans doute la démocratisation interne de la Chine qui fera exploser le système.

Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /2008 05:38
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : halte aux génocides - Recommander
Vitrine d'une civilisation ancienne et d'une puissance mondiale montante, les jeux olympiques de Pékin sont aussi l'occasion de parler du colonialisme chinois au Tibet et au Turkestan oriental et de la liberté d'expression. "Avisse" aux futurs pays qui veulent organiser les jeux !


dessin de Chappatte vu sur Yahoo Actualités

A noter que le caricaturiste a eu le bon goût de ne pas mettre sur le podium un terroriste ouïgour du Turkestan oriental (dit, en chinois, République autonome du Xinjiang) : nos sympathies ne vont pas aux assassins, y compris si les victimes sont des policiers ou des militaires. Plutôt que des méthodes empruntées à Al-Qaïda, les nationalistes ouigours devraient plutôt s'inspirer, en s'appuyant sur les sagesses soufi de leur passé, de la non-violence d'un daï lama, premier à juste titre de ce podium ...
Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /2008 04:59
- Par commentaire d'un dessin de Chappatte - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

La chaîne du Grand Caucase sépare les républiques autonomes du piémont nord restées volontairement ou non au sein de la Fédération de Russie (comme par exemple la Tchéchénie), de la Géorgie. Cette frontière " naturelle " serait simple à respecter s’il n’y avait pas les Ossètes ! En effet, cette même chaîne sépare en deux les pays des Ossètes, avec au nord, la République de l’Ossétie du Nord / Alanie (capitale : Vladikavkaz, en russe ; Dzaudjikau, en langue ossète), non indépendante, faisant partie de la fédération russe depuis le 9 avril 1991, et, en piémont sud, l’Ossétie Sud qui s’est proclamée république sécessionniste par rapport à la Géorgie.

L’Ossétie est ainsi nichée au coeur de la chaîne du Grand Caucase, de part et d’autre du mont Elbrouz aux neiges éternelles, son point culminant (5642 m), et est un tout petit pays divisé entre deux Etats. Les Ossètes contrôlent le grandiose défilé du fleuve Terek, désigné par les Anciens comme étant les "Portes sarmates", qui permet de franchir la chaîne montagneuse.



L’Ossétie du Nord (armoirie de gauche) compte 650 000 habitants environ, les Ossètes y représentant 62% du total, les Russes, 27%; Kabardes, Balkars, Ingouches, Avars et Tchétchènes, composent les 11% restants. De nombreux Russes vivent dans la capitale ; beaucoup demeurent également dans le district de Mozdok, curieuse protubérance au nord de l’Ossétie où ils cohabitent avec les Ossètes et d’autres minoritaires. Les Ingouches sont surtout présents dans le district de Prigorodnyi, à l’est de Vladikavkaz, territoire d’où ils furent chassés en 1944 par les Soviétiques qui les accusèrent de s’être alliés aux Allemands lors de la dernière guerre et remplacés par des Ossètes, puis par la guerre Ossètes-Ingouches de 1992-1993.


L’Ossétie du Sud (armoirie de droite, chef-lieu : Tskhinvali) est une simple région de la République de Géorgie, dite officiellement "Shida Kartli" (Géorgie centrale). Elle a perdu l’autonomie dont elle jouissait depuis 1922, du temps de l’Union soviétique. En effet, dès la fin de 1990, année de l’indépendance géorgienne, le Parlement géorgien abolit le statut territorial particulier (Républiques et Région autonomes) des peuples minoritaires (Abkhazes, Adjars - des Géorgiens musulmans - et Ossètes). On dénombre 100 000 habitants aux deux tiers ossètes ; le tiers restant se compose de Géorgiens, implantés principalement dans le chef-lieu et dans les districts de Znaouri et Aghalgori.
Cette suppression d’autonomie a entraîné une révolte des habitants en 1991-92, accompagnée de part et d’autre d’une " purification ethnique ".

drapeau de la république de l'Ossétie Nord / Alanie (bandes horizontales : blanche, rouge jaune), adopté également par les Ossètes du Sud.

Or on a à faire à une ethnie consistante, fière de son histoire : les Ossètes sont en effet les descendants des prestigieux Scythes et autres Sarmates de l’Antiquité, à savoir des peuples iraniens nomades qui dominèrent des siècles durant la Russie méridionale.

Parmi eux, les Alains (ou Alans) avaient bâti un empire près de la mer Caspienne, disloqué en 375 par l’invasion des Huns. Les uns partirent en Hongrie (appelés localement " Yas ", ou Yasi pour les Slaves), les autres accompagnèrent les Vandales vers L’Andalousie et l’Afrique du Nord, les autres se réfugièrent dans le Caucase où ils se mêlèrent à des populations locales pour donner les Ossètes d’aujourd’hui. Ces derniers ont connu un temps un puissant Etat féodal, dominant le Caucase, qui fut détruit au XVIIIè par les Mongols de Gengis Khan.

On ne peut que déplorer le manque actuel de dialogue politique entre Géorgiens et Ossètes : ces populations ont pourtant cohabitées ensemble, ont pratiqué les unions mixtes, sont de la même religion orthodoxe (les Ossètes reconnaissent le patriarcat de Tbilissi)*, 50 000 vivent à Tbilissi et dans la région de Gori, au sud de l’Ossétie, etc.

* islamisés au XVIIème s., par leurs voisins kabardes, 25% des Ossètes (surtout dans le Nord) professent un islam sunnite marqué par l’influence modératrice du soufisme

Mais voilà, les Ossètes sont pro-russes. Leur vassalisation a été entérinée par le traité de Kutchuk-Kaïnardji (1774), signé par le tsar et le sultan ottoman. Ils utilisent le cyrillique (d’une façon majoritaire depuis 1954). Ils sont nombreux à s’être illustrés dans les armées russes puis soviétiques. Staline était fils d’un géorgien de Gori et de mère Ossète.

Avec Gorbatchev et la perestroïka, l’Ossétie du Sud commence à s’agiter. Ses représentants, rassemblés dans un  Front populaire ossète (Ademon Nykhas), demandent son rattachement à l’Ossétie du Nord. Pour eux, il est clair que son identité culturelle sera plus facile à défendre au sein de la Grande Russie que dans le cadre d’une Géorgie gagnée par la fièvre nationaliste. Durant le printemps 1992, le siège de Tskhinvali par les sinistres milices des "mkhedrioni" (les"chevaliers") s’avère aussi terrible que celui de Sarajevo, la couverture médiatique en moins.

Après un cesser le feu obtenu sur pression des Russes, les nationalistes procèdent à un référendum en 1992, puis décident unilatéralement de l’indépendance de leur pays en 1994. Le 18 décembre 2001 un nouvel Etat se forme avec un président et une capitale, Tskhinvali. Second référendum le 12 novembre 2006.

Ce 8 août 2008, l’armée géorgienne entoure la ville et la détruit par des tirs d’artillerie faisant de très nombreux morts et provoquant l'exode des populations. L’armée russe intervient, bombarde la ville géorgienne de Gori et le port de Poti, sur la mer Noire, site clef pour le transport de ressources énergétiques de la mer Caspienne vers l'Europe, et envoie des colonnes de chars pour libérer la capitale ... et accroître leur emprise. Les Abkhazes, d’une autre ex-république autonome de l’ère soviétique, profitent quant à eux de l’occasion pour conquérir une ultime partie de leur territoire, les gorges de Kodori, ... avec l'aide de l'aviation russe.

Arrivée à ce point de catastrophes, on se demande qu’elle a été l’objectif des nationalistes géorgiens ? On ne peut faire pire : continuer à se mettre à dos des populations qui font partie en principe de l’Etat géorgien ; donner la vedette à l’Ossétie du Sud, dont l’indépendance n’avait été reconnue par aucun autre pays, pas même par la Russie, en en faisant un peuple martyr ; raviver les nationalismes de ses autres minorités ethniques ; hypothéquer son seul débouché sur la mer Noire ;  s’attirer les foudres de l’impérialisme russe et faire bombarder ses infrastructures ; manifester l’impuissance des alliés européens et américains de la Georgie qui ne peuvent intervenir militairement, etc.

A quoi jouent les nationalistes ? Les historiens auront du pain sur la planche pour expliquer ce qui a pu motiver cette initiative géorgienne (au delà du droit international concernant les frontières étatiques qui veut qu'un gouvernement ait le "droit" d'intervenir pour mettre fin à une sécession). 

En souhaitant une Ossétie réunie et libre, par exemple au sein d’une fédération des peuples du Caucase, les Géorgiens auraient assurément mis les Russes dans le plus grande des embarras, du moins renvoyée la balle dans le camp des impérialistes ex soviétiques.

Pour écrire cette note, nous nous sommes largement inspirés de l’article de Jean-Louis Veyrac, décembre 2004,
http://www.ben-vautier.com/ethnisme/analyses/regions/ossetie.html. A consulter pour en savoir plus, avec une carte ethnique à l’appui. 

Pour un rappel chronologique plus exhaustif du conflit depuis 1989, voir l’article de l’Agence Presse (Paris) en date du 9 août 08
 http://fr.news.yahoo.com/ap/20080809/twl-georgie-ossetie-russie-chronologie-091cf94.html 

Additif du 13 août 08 : pour une vue d'ensemble des pays du Caucase, voir l'infographie animée publiée le mercredi 13 août par le journal en ligne de La Croix http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2346385&rubId=1306 .Egalement le site http://www.caucaz.com aidé financièrement par l'ambassade de France en Géorgie et qui s'appuie sur des recherches d'universitaires français dans la région (site présenté dans La Croix.com du 13 août).

Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 16:08
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : halte aux génocides - Recommander

L’actualité est sans cesse secouée par des revendications sécessionnistes de la part de minorités ethniques dans le cadre d’Etats qui s’affirment non seulement comme unitaires (à savoir non fédéraux), mais aussi comme nationalistes, c’est-à-dire refusant les particularismes territoriaux et voulant uniformiser leurs populations sur une seule culture (laquelle se fait alors dominante).

Ainsi, par exemple, le nationalisme chinois (domination des populations han au Tibet, au Turkestan oriental et en Mongolie intérieure), le nationalisme serbe (qui a massacré les populations musulmanes des Balkans), le nationalisme géorgien (qui a supprimé l’autonomie des Ossétiens, des Abkhazes et des Adjars), le nationalisme russe qui essaie de se retrouver un second souffle, etc.

Une ethnie se définit par des caractéristiques culturelles (langue, religion, coutumes, activités économiques). Le peuplement peut en être hétérogène, issu de multiples migrations, mais l’ethnie joue alors le rôle de creuset, ralliant tout le monde autour d’une culture et d’une même histoire (réelle ou fantasmée, assise sur des mythes d’origine, etc.).

Attention ! l’ethnie n’est pas forcément demandeuse d’indépendance. Les revendications corses et basques en France et en Espagne sont l’affaire d’activistes qui visent un pouvoir local à leur profit, mais non de la population. Par contre les ethnies, d’une façon générale, ne souhaitent pas que leur territoire soit envahie par d’autres populations, encore moins si celles-ci sont en position politiquement dominante.

Disons que les ethnies sont chatouilleuses et acquises au principe de l’égalité et du respect mutuel. Elles apprécient lorsque le découpage administratif préserve leur unité territoriale (ce qu’avait fini par comprendre les puissances coloniales britanniques, françaises et allemandes en Afrique). Une départementalisation ou une régionalisation peuvent s’avérer suffisantes. L’érection d’un nouvel Etat exige en effet des ressources suffisantes et une reconnaissance internationale.

Les historiens de l’Antiquité utilisent directement le mot " peuples " pour désigner les ethnies, mais ce terme est plus large car il peut s’appliquer à une ville dont le peuplement est manifestement hétérogène, ou encore à une région géographique également composite. Il s’appuie sur la manifestation d’une volonté politique lors d’évènements majeurs : le peuple parisien, le peuple français, etc.


Les armoiries de la Géorgie : du patriotisme au nationalisme ?

Alors que l’Union soviétique, grande puissance coloniale et impérialiste, avait su accorder aux peuples des statuts de territoires autonomes ou de républiques – même si, en définitive, le parti communiste noyautait tous les rouages et tirait les ficelles selon les intérêts du Kremlin. Les Etats recouvrant leur indépendance n’ont pas toujours suivi cette sagesse – ou du moins cette habilité politique. Ainsi la Géorgie qui a supprimé tout de go l’autonomie aux populations abkhazes, adjars et ossètes. Ce manque de souplesse, de négociation entre l’Etat de type jacobin et certaines de ses composantes territoriales, mène tout droit au soulèvement et à des conflits interethniques.

Disons haut et fort que tout nationalisme est aveugle et suscite la guerre. L'amour de son pays de naissance, la fierté de sa culture, la solidarité vis-à-vis de sa communauté, s'appellent le patriotisme. Ce sentiment est égalitaire et non dominant car il respecte celui des autres.

Pour la défense des identités, voir notre discours du 25 mai 2008 à l'Eglise unitarienne de Montréal "les identités qui sont nôtres" http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/article-21516750.html 
 

Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 09:38
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Face à la répression particulièrement brutale au Tibet par les forces d’occupation chinoises, il reste aux Tibétains et à leurs amis la prière et le sens des rituels. Vous êtes tous conviés, le jeudi 7 août à 21 heures dans votre fuseau horaire, la veille de l’ouverture des jeux olympiques, à allumer une bougie en signe de protestation contre la politique chinoise au Tibet et de revendication d’un Tibet libre. La mobilisation est mondiale, à l’initiative du site http://www.candle4tibet.org

Vous êtes invités à le dire dans le cadre d’une pétition. Vous pouvez aussi signaler votre domiciliation sur une carte géographique. Eventuellement faire une vidéo qui pourra être mise sur le site en question.

Aux dernières nouvelles, la diva tibétaine, Yungchen Lhamo, ici en photo avec le dalaï lama, a rejoint cette campagne mondiale.


Nos visiteurs ont pu voir le drapeau du Tibet flotter dans la colonne de notre site. Il y restera durant toute la durée des jeux olympiques. Nous remercions Jean-Marc Noyelle de nous avoir informé de l’existence de cette campagne.

En escale à Tel Aviv, ce 29 juillet, Tsering Tashi, représentant le dalai lama, a appuyé cette campagne : " Nous espérons que votre campagne "une bougie pour le Tibet" inspirera les autorités chinoises dans l'appréciation de la valeur de la liberté pour l'humanité entière et de l'importance de la culture tibétaine bouddhiste qui bénéficie à des millions de personnes et possède la faculté de servir l'humanité entière, peuple chinois inclus "

Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /2008 11:26
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

 



Ancien président des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic a sur la conscience les 11 000 morts du siège de Sarajevo (lequel a duré 43 mois) et le massacre, en juillet 1995, de 8 000 musulmans de Srebrenica (dans une zone qui avait été pourtant déclarée de sécurité et mise sous la protection de l’ONU). Au total, le " nettoyage ethnique " a fait, en 44 mois de terreur, 260 000 morts et 1,8 million de déplacés durant la guerre de Bosnie de 1992-95.

Son interpellation vient d'être annoncée ce jour, à la veille d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne qui doivent évoquer le resserrement des liens avec la Serbie après la formation d'un nouveau gouvernement pro-occidental.

Après Slobodan Milosevic (ex président de la Serbie)
,
voilà un autre leader du nationalisme serbe qui vient de tomber à l’initiative du Tribunal Pénal International de l'ONU pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Il reste à arrêter son chef d’Etat Major et complice dans les tueries, Ratko Mladic.

d'après des informations données ce jour par Elie Tzortzi et Daria Sito-Susic  de l'Agence Reuters à Sarajevo (Belgrade)  " Radovan Karadzic arrêté après onze ans de cavale " (depuis 1997)

Sur la Bosnie et cette région des Balkans, voir notre série de cartes du Kosovo
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-16763599.html 
et articles précédents.

Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 09:04
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : halte aux génocides - Recommander

village abandonné ; à droite, le camp de réfugiés de Morni (photo du 8 août 2004). Ce sont les survivants des massacres qui ont pu se réfugier ...

lu sur le site du Collectif Urgence Darfour

"Tout était calme dans ce village africain rural et paisible du Darfour quand un groupe de janjawid, les diables à cheval, en uniforme de l’armée soudanaise, a attaqué dans un vacarme assourdissant, en hurlant « tuez les esclaves, tuez les Noirs ». En quelques heures, ils ont tué des hommes, parfois brûlés vifs, violé les femmes et les filles dès l’âge de 8 ans en leur criant qu’elles allaient enfin avoir un bébé arabe, pillé les troupeaux, brûlé les maisons, empoisonné les puits, percé à coup de kalachnikov les récipients susceptibles de contenir de l’eau, profané mosquées et corans, quoique attaquants et attaqués soient tous musulmans. Les survivants se retrouvent sur les pistes, sans ressources.

Certains se rendront dans des camps de réfugiés au Tchad, d’autres iront grossir au Darfour les immenses camps de déplacés où ils retrouveront les janjawid qui s’y pavanent triomphalement, les harcelant, violant les femmes dès qu’elles sortent du camp pour chercher du bois pour le feu, en leur criant de revenir avec les hommes pour qu’ils puissent les tuer.

Là, les forces gouvernementales ont longtemps exercé toutes sortes de pressions pour obliger les déplacés à quitter les camps du Darfour, les sommant de rentrer chez eux, les jetant au milieu de nulle part alors qu’ils ne trouveront ni à boire ni à manger, que leur village n’existe plus, que les récoltes et les semences ont été brûlées et qu’avant même de parvenir à leur village, ils se feront massacrer par les janjawid, loin de tout regard indiscret.

Cela dure maintenant depuis deux ans. Les photos satellites montrent plus de 400 villages ainsi brûlés la seule première année. Les Soudanais qui s’émeuvent de ces crimes sont arrêtés par les forces de sécurité, mis au secret et souvent torturés, et en premier, les citadins issus de ces tribus massacrées du Darfour."

Cessons le négationnisme

Certes, géographes et sociologues rappellent qu'il y a toujours eu des tensions entre agriculteurs et éleveurs, d'autant plus que les changements climatiques raréfient l'eau et les paturages en zone sahélienne. Dans ce cas, il est de la responsabilité des forces de l'ordre d'intervenir et de calmer le jeu. Or, nous sommes ici dans une toute autre situation : c'est l'Etat lui-même qui arme les tribus nomades arabes pour attaquer, avec l'appui logistique de l'Armée, les villages. Les braves éleveurs qui seraient à la recherche de points d'eau sont les premiers à détruire les villages et leur végétation environnante et à empoisonner les puits ! Armés jusqu'aux dents, ils violent les femmes (déjà musulmanes) au nom de l'arabisation, mot d'ordre du régime.

"Espérons que les conclusions du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) * seront entendues de tous ceux qui nous accusaient d'exagération, nous prêtant à l'occasion les plus noirs desseins (cachés, bien sûr). Y aura-t-il encore des voix pour prétendre que la crise du Darfour est montée en épingle par les Occidentaux "islamophobes" cherchant un prétexte pour s'en prendre à un régime qui "résiste à l'impérialisme" ? Hélas oui, très certainement ; ces voix crieront au complot contre le Soudan. Il n'y a en effet de pire sourd que celui qui ne veut entendre ; en l'espèce cette surdité volontaire a un nom : le négationnisme. " Bernard Schalscha, secrétaire général du Collectif Urgence Darfour (CDU), message du 14 juillet 08. http://www.urgencedarfour.info/


* ndlr : voir notre message précédent 



L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), par son président (qui était alors Jean-Marie Godillot), soutient le Collectif Urgence Darfour depuis sa création en 2005.
Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /2008 07:26
- Par citation du Collectif Urgence Darfour - Publié dans : halte aux génocides - Recommander
La Cour pénale internationale (CPI) vient de lancer un mandat d'arrêt contre le dictateur soudanais pour génocide orchestré de 3 ethnies du Darfour.

La Chine, qui utilise les 2/3 de la production pétrolière du Soudan, s'est déjà portée à son secours et se dit "préoccupée" en faveur de son ami.

Après la colonisation (historique) de la Mongolie dite "intérieure", du Tibet et du Turkestan oriental, et l'exploitation de leurs richesses naturelles, la Chine est présente en Afrique depuis belle lurette sous une forme impérialiste et capitaliste. Après avoir alimenté les rébellions anti-coloniales d'obédience marxites maoistes,  elle y soutient les régimes en butte avec l'Occident à cause des droits de l'homme : le Soudan d'Omar el-Béchir et le Zimbabwé de Robert Mugabe.

Nous vous conseillons, pour information, la lecture du livre d'Adama Gaye publié en mai 2006 aux éditions L'Harmattan (294 p., 25,5 euros).

La France vient de rappeler opportunément qu'il y a déjà deux autres mandats d'arrêts en cours à l'encontre de collaborateurs d'Omar el-Béchir ...

Pour l'instant : pas (encore) de caricatures à vous proposer sur ce dictateur fasciste ... du moins sur la Toile.
Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /2008 15:42
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
un dessin de Chappatte vu sur http://fr.news.yahoo.com le 22 juin 08



Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /2008 15:15
- Par Chappatte - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

L'Association du Manifeste des libertés organise une réunion-débat  sur “La liberté de conscience et de culte en Islam : le cas baha’i en Iran et en Egypte

Elle le fait en solidarité avec les sept détenus baha’is de Téhéran. Récemment en Iran, sept responsables baha’is (deux femmes et cinq hommes) ont été arrêtés. Détenus à Téhéran, ils sont accusés d’« avoir agi contre la sécurité nationale et d’avoir noué des liens avec des étrangers ».

Au mois de janvier dernier, 54 membres de cette communauté, estimée en Iran à quelque 300 000 personnes (5 millions dans le monde), ont été condamnés à des peines de prison, trois d’entre eux à quatre ans, les autres à un an avec sursis. Les juges les accusaient de prosélytisme à Chiraz, une des villes où les membres de cette religion monothéiste fondée au XIXe siècle sont nombreux.

martyre d'un baha'i sous l'empire ottoman au XIX° siècle. Photo reproduite du site "Liberté de croyance autour de Michel Servet et Sébastien Castellion".

Prendrons la parole : Foad Saberan, psychiatre, Marc Kravetz, journaliste, et Ghaleb Bencheikh.

Vendredi 27 juin 2008, de 19h30 à 22h, Maison Madeleine-Rébérioux, 5 rue Perrée, 75003 Paris (métro Arts-et-Métiers). Pour réserver :
manifeste@manifeste.org

L'Association du Manifeste des libertés est composée de musulmans "laïcs" et de sympathisants. Elle est en relation avec l'Observatoire chrétien de la laïcité (OCL) formé par plusieurs mouvements qui sont membres de la Fédération des réseaux des parvis.

Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /2008 10:10
- Par l'Association du Manifeste des libertés - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

carte vue sur le site de Wikipedia à l'article "Tibet"
On y voit bien l'adéquation entre le Tibet "historique" et l'ensemble montagneux.

légende :
en orange et en rouge, les territoires tibétains sous administration chinoise directe,
en jaune, la République autonome du Tibet
en vert, les conquêtes chinoises de 1962 au détriment de l'Inde : l'Arunachal-Pradesh (d'où les militaires chinois se sont retirés) et au Cachemire.
en bleu, les pays sur le versant sud de l'Himalaya qui sont de langue et de culture tibétaine (l'ancien royaume du Ladakh, l'Etat indien du Sikkin et le Bhoustan).


Tous les Tibétains revendiquent bien entendu l’autonomie effective de la République autonome du Tibet conformément aux accords qui furent établis au lendemain de l’invasion chinoise (en jaune sur la carte). C’est l’actuelle demande du dalaï-lama.

Les nationalistes, quant à eux, revendiquent bien entendu, en plus, les territoires " historiques " passés sous administration directe chinoise des provinces Qinghai, Gunsi, Sichuan et Yunnan (en couleur orange).

Ils rappellent aussi (mais il ne s’agit pas là de revendications territoriales) que la langue tibétaine est parlée sur le versant sud de l’Himalaya ; d’ouest en est :

L’ancien royaume du Ladakh, de langue tibétaine et de religion bouddhiste, appelé affectueusement "le Petit Tibet ". Il a voulu conserver son indépendance par rapport au Tibet et, pour cela, a demandé, au XVIIè siècle, l’aide du Cachemire musulman. mais celui-ci a posé ses conditions : la conversion du roi ladakhi à l'islam et la construction d'une mosquée dans sa capitale, Leh. Le Cachemire finira d'ailleurs par envahir le royaume mettant fin à son indépendance et entraînant, à terme, son intégration dans l'Inde britannique. Le territoire initial du royaume est maintenant divisé entre l'Inde, le Pakistan et l’Aksai Chin (conquis par la Chine en 1962 et mis dans la République autonome du Xinjiang).

Le Népal (capitale Katmandu) où les autochtones parlaient le newari (ou newar, ou nepâlbhâsa), une langue tibéto-birmane, jusqu’au XVIII° siècle, date où des Gurkha (originaires du pays khasi, Nord-Est de l’Inde actuelle) évincèrent la dynastie des Malla et imposent (y compris par la force) le népalais, qui est une langue indo-européenne.

Le Sikkin, ancien royaume (capitale Gangtok) situé sur une importante voie d’accès (surnommée " la vallée du riz ", mais on y cultive surtout de la cardamome, un condiment de la cuisine indienne) entre l’Inde et le Tibet, et actuel Etat indien depuis 1975, date à laquelle l’armée indienne en chassa le roi et sa famille.

Coincé entre le Népal et le Bhoustan, le Sikkim reçut les visites militaires des uns et des autres (le Bhoutan en 1700-1710, encore le Bhoutan et le Népal à son tour 1717-1733). Il s’ensuivit une domination des langues locales classées comme tibéto-birmanes : le vbras-ljongs-skad (orthographié souvent drejonke), le lepcha et le limbou. Mais la langue officielle est le népalais : 75% des Sikkimais sont d'origine népalaise. Les Lepchas ne représentent plus que 15 % de la population. Les autres habitants sont des Bhutias, d'origine tibétaine, et des Indiens venus de la plaine.

Le Bouthan, un royaume de culture tibétaine, mais qui a su conserver son indépendance.

Quant à l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, conquis 1962 par les Chinois, qui se sont ensuite retirés au nord de la ligne Mac-Mahon de 1914, le parler dominant est la langue télougou qui, avec le tamoul (Sud de l’Inde et Sri-Lanka), fait partie des vieilles langues draviniennes du sous-continent indien. Cette région n'est donc ni tibétaine, ni chinoise !

Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 15:15
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

carte vue sur Tibet Map  http://www.tibetmap.com/tibet21.jpg 

ligne bleue : le Tibet à la fin du XIXème siècle
ligne rouge : première réduction du Tibet à la suite de conquêtes chinoises avalisées par l'accord de Simla en 1914
ligne verte : la République autonome du Tibet en 1965



Les Britanniques, à partir de leur colonie en Inde, font irruption à Lhassa en 1904, forçant le dalaï-lama à se réfugier en Mongolie (1904-1909). Mais les Chinois prennent le relais en 1910, ce qui oblige le dalaï-lama à s’exiler cette fois-ci en Inde (1910-1913). Par la convention de Simla (1914), où se réunissent Britanniques, Chinois et Tibétains, une ligne " Mac-Mahon " (du nom du négociateur britannique) délimite la frontière indo-tibétaine.

La Chine administre directement un " Tibet intérieur " constitué d’une frange orientale qu’elle a conquise militairement, et exerce une suzeraineté toute formelle sur le Tibet. Celui ci reste gouverné et administré par le Dalaï Lama, lequel conserve son autorité spirituelle (mais non plus temporelle) sur le " Tibet intérieur " sous administration chinoise. A noter aussi que les montagnes Kunlun passent au Xinjiang (le Turkestan oriental).

Les Britanniques avaient souhaité que le Tibet soit un Etat tampon entre l’Inde et la Chine.

Mais la Chine n’entérine finalement pas cette convention de Simla. Plus tard, sous régime communiste, elle reprend sa politique expansionnisme :

En 1950, les troupes chinoises envahissent le Tibet. De 1956 à 1959, la révolte tibétaine s’organise sur l’ensemble du Tibet " historique ", mais, à la suite du soulèvement de Lhassa, violemment réprimé par les troupes chinoises, le dalaï-lama doit quitter le Tibet pour se réfugier en Inde, où, l’année suivante, il forme un gouvernement en exil à Dharamsala (dans l’Etat de l’Himachal Pradesh, tout à fait sans le nord de l’Inde).

En 1962, du 10 octobre au 20 novembre, la Chine attaque l’Inde et occupe des territoires au sud de la ligne Mac-Mahon, au Cachemire (territoires de l’Aksai Chin) et au Nord-Est de l’Inde, un territoire de l’Assam. Finalement, la Chine se retire de ce dernier territoire, lequel devient l’Etat indien de l’Arunachal-Pradesh, mais garde ses conquêtes au Cachemire et les intègre à la République autonome du Xinjiang.

En 1965, la Chine annexe administrativement l’Amdo, un morceau Nord-Est du Jangtang et les 2/3 du Kham (les régions les plus densément peuplées), laissant un Tibet diminué de la moitié de son territoire et appelé " République autonome du Tibet ".

Le Tibet est réduit comme peau de chagrin passant de 2 500 000 km2 à 1 221 600 km2 pour la Région autonome du Tibet, et de 6 millions de Tibétains à 2 618 999 habitants en 2000 pour la région autonome. 150 000 Tibétains sont en exil, principalement ne Inde.

En 1987, les manifestations autonomistes reprennent à Lhassa, où la loi martiale est proclamée en 1989. La même année, le prix Nobel de la paix est décerné au dalaï-lama.

En mars 2008, les manifestations reprennent de plus belle afin d’attirer l’attention de l’opinion internationale en rapport avec l’organisation des jeux olympiques à Pékin.

Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 14:50
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Cet espace a commencé à s’organiser politiquement au VII° siècle avec l’émergence d’un premier royaume tibétain dans la vallée du Yarlung (sa fondation remonterait, selon l’historiographie traditionnelle, à 127 avant JC), avec comme première capitale Yumbum Lhakang.

Ce royaume transfère sa capitale à Lhassa en 633 après JC. Il a comme voisins, au nord, des royaumes turcs (occidentaux et orientaux) et à l’est, la Chine. A partir des années 700, le Tibet connaît une extension politique au détriment de ces voisins ; il descend jusqu’à la mer et débouche sur le golfe du Bengale (englobant ainsi l’actuel Bangladesh et le Nord-Est de l’Inde). Un traité de paix est signé avec la Chine des Tang en 821. C’est le temps de l’empire tibétain qui contrôle la route de la soie.

Mais à partir des années 900, c’est la Chine (sous les dynasties Song, Ming, etc. ) qui prend le dessus. Elle conquiert le Turkestan oriental et repousse les Tibétains dans leur espace " naturel ". Mieux, avec sa dynastie mongole au XIII° siècle, elle va exercer son influence sur cette région au bénéfice de la lignée des Sakyas (ou Sakyapas) (laquelle avait été fondée en 1071). En 1578, le chef mongol Altan Khan confère le titre de dalaï-lama à Sonam Gyatso, qui devient rétrospectivement le troisième dalaï-lama. En 1720, après avoir refoulé l’invasion des Dzoungares (des Turcs orientaux) qui s’étaient emparés de Lhassa en 1717, la Chine exerce un protectorat sur le Tibet.

   
vue sur http://www.tibet.info.net/ 
Ce Tibet " historique " correspond à la situation d’avant le XXème siècle.


Ses régions traditionnelles en sont :
 

 Le Ngari, au Tibet occidental, en limite avec le Cachemire correspondant à l’ancien royaume du Zhangzhung
Le Jangtang, grande région aux très faible densité humaines (au nord du Ü-Tsang)
Le Utsang, prononcé [ytsaŋ] (Ü-Tsang, en versant nord de l’Himalaya, plus densément peuplé et où se trouve la capitale Lhassa (depuis l’an 633)
Le Kham, qui correspond au sud-ouest
L’Amdo au nord-ouest et qui englobe une poche occidentale de locuteurs du mongol.

 

Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 14:34
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

carte linguistique de la Chine en 1967 (vue sur le site de Wikipedia, article Tibet)


groupe sino-tibétain : les locuteurs du han (le chinois) en
vert, les tibéto-burman en violet
groupe altaïc : en jaune bistre, le turkic dont le uighur (parlé par les Ouïghours), et en jaune pâle, le mongol.

La carte se limitant à la Chine, les les locuteurs tibéto-burman au sud de l'Himalaya ne sont pas représentés.




La population tibétaine s’est adaptée à cet espace et l’a occupé ainsi que le montre les cartes linguistiques du tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane. 

A cela s’ajoute une identité religieuse car les Tibétains sont majoritairement bouddhistes (de la voie vajrayâna, introduite en 641 après JC). Tous reconnaissent l’autorité du dalaï-lama, à la fois chef spirituel et chef temporel historique depuis que les Mongol nommèrent le premier dalaï-lama en 1518.

Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 14:14
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : halte aux génocides - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
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