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kenmogne-jean_blaise.jpg« Homosexualité, Eglise et Droits de l’Homme, ouvrons le débat », par le pasteur Jean-Blaise Kenmogne ; entretien avec Haman Mana, journaliste et directeur de publication du journal Le Jour, publié aux éditions CEROS, DR, en 2012, 82 p.

L’auteur est pasteur de l’Eglise évangélique du Cameroun et directeur général du Cercle international pour la promotion de la création (CIPCRE), association dont le siège est à Bafoussam dans l'Ouest Cameroun.


Saluons le courage de ce pasteur qui parle ouvertement de l’homosexualité en Afrique en conseillant de lire la Bible avec plus d’attention et plus d’ouverture ; nous pourrions ajouter : d’une façon moins littérale et non fondamentaliste … en attendant une exégèse historico-critique des textes, vraiment plus urgente que jamais sur ces questions sensibles (voir la rubrique "exégèse biblique" de nos Etudes unitariennes, lien).


Quelques échos de son livre dans la presse :

« Homosexualité, Eglise et Droits de l’Homme, le pasteur Jean-Blaise Kenmogne ouvre le débat », sur le site du CIPCRE (lien). « Ce pasteur camerounais très gay-friendly. Dans un livre-entretien, le pasteur camerounais Jean-Blaise Kenmogne prend la défense des gays et des lesbiennes de son pays. Une position qui tranche au Cameroun, où les homosexuels risquent cinq ans de prison » ; par Habibou Bangré dans Slate Afrique, mise à jour 29 avril 2012 (lien). « Cameroun : seul contre tous, un pasteur prêche la défense des homos », par Habibou Bangré mercredi 28 mars 2012, dans Têtu (lien). Etc.

Vendredi 15 février 2013 5 15 /02 /Fév /2013 03:34
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

DECLARATION DE L’ACADEMIE CATHOLIQUE DE FRANCE (1) « CONJUGALITE, FAMILLE, PARENTALITE, FILIATION » lue sur La Croix.com du 10 janvier 2013.

Academie_catholique_de_France.png (1) note de présentation de cette instance sur Wikipedia : " L'Académie catholique de France, a d'abord été pensée fin 2007 début 2008 par un groupe d’universitaires. Le 11 juillet 2008 se tint une première rencontre qui réunit des personnalités issues de revues, d'associations et de facultés. Le 13 octobre 2008 s'est réuni un comité restreint au Collège des Bernardins à Paris qui décida de l'appellation définitive « Académie catholique de France » [sur le modèle d'académies catholiques d'autres pays, notamment en Allemagne] et de son siège social à cette adresse. Elle est héritière du Centre catholique des intellectuels français créé en 1945 ".

 

Ndlr - Refusant tout groupe de pression politique ou religieux (lobbying en anglais), tout forçing militant de part et d'autre, nous versons ce document à notre rubrique sur l'homosexualité ( lien) en sachant que ce débat divise les communautés religieuses, dont la nôtre, et reste donc très ouvert. Dans une polémique où l'opposition au "mariage pour tous" est assimilée ni plus ni moins à de l'homophobie et où l'institution du mariage est allègrement confondue avec l'eros dans tous ses ébats, il est important - quelque soit son option finale - de respecter la définition des mots afin d'éviter les confusions. Nous rappelons aussi que tout couple, quelque soit son orientation sexuelle, à le droit à un accompagnement spirituel de la part de sa communauté - ce que nous affirmons sur le site des chrétiens unitariens dans la rubrique "l'accompagnement spirituel des couples" ( lien) et qu'il a le droit à une protection juririque - ce qui est en France, jusqu'à présent, le rôle du PACS.

 

En exergue : « La famille, fondée sur l’union plus ou moins durable, mais socialement approuvée, de deux individus de sexes différents qui fondent un ménage, procréent et élèvent des enfants, apparaît comme un phénomène pratiquement universel, présent dans toutes les sociétés » (Claude Lévi-Strauss, Les structures élémentaires de la parenté, 1948, p. 133).

Le mariage est un acte officiel et solennel qui, toujours et partout, institue une communauté de renommée appelée « famille », dont le but est de former de façon durable un cadre de vie commun aux parents et aux enfants. Il concerne d’un même effet l’organisation de la relation entre hommes et femmes, entre les générations, et la structure symbolique de la société.


Par-delà les diverses formes culturelles qu’elle a pu prendre et les modèles historiques qui l’ont organisée, la famille est, de facto, l’institution publique la plus ancienne, imposée par deux données de la nature, d’une part le fait de sexes différents et complémentaires dont la rencontre est nécessaire à la perpétuation de l’espèce, d’autre part l’offre d’un cadre protecteur au développement physique, intellectuel et social de l’enfant. La famille (mononucléaire ou élargie) étant toujours et partout considérée comme « l’élément naturel et fondamental de la société », elle « a droit à la protection de la société et de l’Etat » (Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, art. 16-3).Toutes les sociétés sont ainsi conduites à interdire l’inceste et à organiser juridiquement la filiation.


Jusque très récemment, ces repères n’étaient pas mis en question dans l’organisation de la cité : « Une famille ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre » (Elisabeth Guigou, 3 nov. 1998).


L’importance anthropologique et sociale de la « famille » et du « mariage » a porté les religions à leur fournir les plus puissants étais. Le christianisme a ainsi très largement contribué à asseoir plusieurs de leurs caractères modernes, tels l’exigence du consentement libre et public des futurs époux et leur devoir d’assistance mutuelle, et à consacrer l’idéal qu’expriment tout ensemble la monogamie, la fidélité, l’indissolubilité, l’ouverture à la fécondité, l’articulation entre procréation et éducation. Même si les accidents de la vie, les déficiences personnelles ou sociales, les choix de vie de certains montrent que l’épanouissement commun des parents et des enfants peut se réaliser dans des contextes fort différents, la référence optimale ne peut demeurer que la famille enracinée dans des conditions symboliques fortes et dans des choix respectueux des données de la nature.


Nos sociétés actuelles connaissent de nombreuses familles monoparentales ou recomposées, ou des unions homosexuelles. Les sciences humaines, le droit et la pastorale chrétienne ont vocation à s’intéresser de manière adaptée aux situations concrètes brisées ou reconstruites. On peut toutefois s’interroger sur la tendance à réduire les fondements du mariage aux seuls sentiments d’amour des deux partenaires alors que l’amour, s’il a vocation à s’épanouir dans le mariage, ne suffit pas à établir sa validité, que ce soit au niveau civil ou sur le plan religieux.


Cette conception du mariage comme un droit conféré par un amour réciproque est un sophisme qui sert aujourd’hui, dans plusieurs pays et en France, à justifier des projets législatifs de transformation radicale de l’institution en l’ouvrant à des unions entre personnes de même sexe. Excipant ici d’une simple réforme de société, déclarant là vouloir, plus profondément, une réforme de civilisation, on use encore d’un autre sophisme, celui du progrès moral de l’égalité, pour établir une rupture flagrante avec le socle même de toutes les civilisations.


Considérant toutefois comme « naturel » le lien entre mariage, bonheur individuel et parentalité, certains imaginent alors un nouveau type de filiation, propre aux unions homosexuelles : le désir d’enfant garantirait l’amour pour l’enfant. Désir et amour de l’enfant garantiraient à eux seuls une éducation structurante et deviendraient ainsi « droit à l’enfant ». Ce droit qui ne fut, justement, jamais reconnu aux couples hétérosexuels, permettrait l’adoption ou même les procréations de convenance aux couples homosexuels.


Mais la société n’invente pas ex nihilo la famille, elle lui est en réalité redevable. Au bénéfice de leur existence même, société et Etat sont donc tenus d’en privilégier le développement et, sauf déni de réalité ou mensonge, de conserver au mariage son rang de droit fondamental « ouvert à tous » (V. Déclaration universelle précitée, art. 16-1), non pas, précisément, « entre tous ». L’identité biologique, psychologique et spirituelle de l’humain est constituée dans l’altérité et l’alliance des différences, en premier lieu des polarités masculine et féminine. Le mariage entre personnes de même sexe menacerait ce processus de constitution, mettrait en péril une harmonie éducative toujours fragile, porterait ainsi atteinte aux droits de l’humain en croissance et grèverait l’aventure humaine de la plus lourde hypothèque.

 

Académie catholique de France, le 10 janvier 2013

Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 02:11
- Par Académie catholique de France - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

d-j_40ans.jpg Mouvement homosexuel chrétien "ouvert à toutes et tous) (lien), D&J fête son 40ème anniversaire le 6 octobre à 18h 30 dans les salons de la mairie du 12 ème arrondissement de Paris, 130 avenue Daumesnil, métro Montgallet. Ce mouvement est agréé par les pouvoirs publics pour son utilité.

Lu sur son site : David & Jonathan a obtenu l’agrément national « jeunesse et éducation populaire » de la part du Ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et de la vie associative.D&J est reconnue, par les pouvoirs publics, comme une association exemplaire au carrefour de la société, des Eglises et du monde LGBT.

D&J est membre de la Fédération des réseaux du Parvis dont les chrétiens unitariens sont membres (lien).

Samedi 15 septembre 2012 6 15 /09 /Sep /2012 08:31
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

homosexuels_catholiques.gif Homosexuels catholiques : sortir de l’impasse, par Claude Besson, préface de Véronique Margron. À paraître aux Editions de l'Atelier le 20 septembre 2012, 144 pages, 15 €, Pour tout renseignement : Delphine Richard (lien)


Claude BESSON est chargé de mission pour la pastorale scolaire au sein du réseau La Salle. Engagé dans différents lieux d’Église (CCFD, paroisses …), il travaille depuis plus de dix ans pour l’accueil des personnes homosexuelles dans l’Église catholique avec le groupe « Réflexion et Partage » à Nantes.

Véronique MARGRON est théologienne moraliste, doyen de la Faculté de théologie de l'Université catholique de l'Ouest à Angers, de 2004 à 2010. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages.


Présentation du livre par l'éditeur :


 Vivre son homosexualité et sa foi chrétienne dans l’Église catholique, est-ce possible ? La question pourrait paraître obsolète, du fait des recherches en sciences humaines, des avancées sociales et sociologiques d’une part, et de l’émancipation des personnes face aux discours de l’Église, d’autre part. Et pourtant, la clandestinité que s’imposent les personnes homosexuelles par peur d’être mal jugées est réelle et douloureuse pour elles et leurs familles.

À partir d’approches multiples, anthropologique, théologique, biblique, Claude Besson coprésident de l’association « Réflexion et Partage » à Nantes interpelle la communauté catholique, et invite l’Église à rouvrir cette question pour sortir de l’impasse d’un discours inopérant. Dans un souci évangélique, l’auteur invite à prendre soin des personnes homosexuelles afin qu’elles puissent trouver leur place dans l’Église. Il propose des pistes pastorales qui leur permettent de vivre pleinement leur foi au sein de la communauté.

Mercredi 20 juin 2012 3 20 /06 /Juin /2012 16:45
- Par Editions de l'Atelier - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

coran_et_chair.jpg Vient de paraître (mars 2012), aux éditions Max Milo (lien), « Le Coran et la chair » par Ludovic Lofti Mohamed Zahed, 192 p., 15,90 €.

 

Né à Alger en 1978, l’auteur a grandi entre la France et l’Algérie. Il est doctorant en anthropologie du fait religieux sur la question de l’islam et l’homosexualité. Il a créé plusieurs associations, dont HM2F (Homosexuels musulmans de France) ( lien). Il est le premier musulman français à s’être marié religieusement avec un homme. Entre l'essai et l'autobiographie, il raconte comment sa quête spirituelle l'a amené des salafistes de son adolescence en Algérie au mariage avec son partenaire sud africain.


Sur la quatrième de couverture :

 

« La renaissance ou la réforme de l’islam n’arrivera pas seule, il nous faut agir. Selon moi, l’homosexualité, quoi qu’on en dise, n’est pas un choix ; et il faudrait être fou pour choisir d’être homosexuel lorsque l’on vient du milieu socioculturel d’où je viens. Bien heureusement, ici en France, ce n’est plus un délit.


Je pense que c’est la représentation que certains Français de confession musulmane ont de leur religion, pas l’islam en lui-même, qui pose problème. C’est l’être humain dans toute sa complexité, sa connaissance, sa liberté d’autodétermination, sa capacité à l’empathie, qui font de lui un créateur de possibles, le successeur de Dieu sur terre selon les enseignements du Coran. J’ai compris que l’homosexualité telle que nous la vivons aujourd’hui, telle du  moins que la loi française nous permet de la vivre, ne va pas à l’encontre des principes d’un islam éclairé. »


Ludovic Lofti Mohamed Zahed est également l’auteur de « Révoltes extraordinaires un enfant du sida autour du monde » paru en novembre 2011 aux éditions L’Harmattan.

Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 19:32
- Par Ludovic Lofti Mohamed Zahed - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

carrefour-de-chretiens-inclusifs.jpg

 

Le Carrefour de chrétiens inclusifs (CCI) regroupe des homosexuels, mais aussi bien d'autres personnes qui estiment que les Eglises doivent s'ouvrir et permettre l'accès aux responsabilités indépendamment de l'orientation sexuelle de leurs fidèles. Il travaille en partenariat avec d'autres mouvements : C+H (Genève), Chrétiens LGBTH 31, Communion Béthanie, La Maison Verte ( la Fraternité de la Mission Populaire Evangélique, Paris 18ème), MCC Montpellier, Rendez-vous chrétien. Le CCI est aussi en relation avec bien d'autres groupes et réseaux : la Communauté du Christ libérateur (Bruxelles), David et Jonathan, Devenir Un en Christ, la Fédération internationale des églises MCC, Gay Christian Europe, Gay Christian Network, Refo – Rete Evangelica Fede e Omosessualità (Italie), Réseau des croyants-tes pour l'inclusivité (Québec).


La Maison verte et David et Jonathan ont publié un "Livre noir gris blanc de l'homophobie religieuse", qui est une compilation de textes faisant le bilan des positions des différentes Eglises chrétiennes et des témoignages. Il est en téléchargement gratuit sur le site du CCI (lien).


Ce lundi 16 janvier, le CCI annonce la parution d'un livret du Groupe protestant de réflexion théologique sur les bénédictions pour les couples de même sexe (lien).


cci.jpg Le CCI recommande la fréquentation des Eglises "ouvertes" qui reçoivent les homosexuels sans discrimination et qui l'ont fait savoir (lien) : la Cathédrale américaine de Paris, l'Eglise Réformée de la Rencontre, la Communauté Vieille Catholique d'Alsace, et la Société des amis (Quakers). En Belgique, quelques paroisses de l'EPUB accueillent les personnes homosexuelles sans discrimination. Notamment, la paroisse de l'Eglise Protestante de Bruxelles-Chapelle Royale.


En 2008, des messages fraternels ont été échangés entre l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et les organisations chrétiennes LGBT, et nous avons prier ensemble par correspondance (voir ces échanges sur le site de l'AFCU à la rubrique "Les semaines unitariennes de Nantes", lien). Par ailleurs, le site de l'AFCU dispose d'une rubrique sur l' "accompagnement spirituel des couples" (lien) et les Actualités unitariennes, une rubrique sur "L'homosexualité" (lien).

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 07:36
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté
par Michel Roussel, membre de l'association David et Jonathan, message du 24 novembre 2011
La chaîne de télévision Arte vient de diffuser un reportage sur les gays palestiniens. Leur situation est désormais bien connue (le cinéma israélien s'en est fait l'écho). Réprimés, rejetés par leur entourage, certains fuient en Israël. Considérés comme clandestins, ils y sont arrêtés, interrogés et si on n'a rien à leur reprocher, expulsés dans les Territoires. Là, de retour à leur point de départ, ils peuvent être condamnés à mort car on n'arrive pas à croire, ou ils n'osent pas dire, qu'ils sont partis en raison de leur homosexualité et ils sont accusés de haute trahison avec l'ennemi israélien.

On évoque des cas de liaisons entre un Israélien et un Palestinien. Voilà qui rappelle étrangement la situation en Algérie française. Outre, des couples mixtes, des "amitiés particulières" se nouaient entre les deux communautés. Ce qui fait que souvent les femmes qui embrassaient la cause de l'Indépendance algérienne étaient traitées de nymphomanes, accusées de ne s'engager aux côtés du FLN qu'en raison de leur appétit sexuelle vis à vis des Arabes (les mots étaient plus vulgaires, mieux vaut ne pas les reprendre) et les hommes de pédés. L'idéologie coloniale a pris des détours étonnants. Le film "The bubble" est au coeur de ce sujet.


Pour en revenir aux Palestiniens, des associations israéliennes admirables (au même titre que celles qui combattent aux côtés des Palestiniens, femmes en noir, mouvement non violent....) essayent de leur procurer un titre de séjour provisoire et de les faire partir en Europe ou aux Etats-Unis car ils n'ont leur place ni en Israël (c'est là qu'ils seraient encore le moins mal), ni en Palestine occupée. On a du mal à imaginer en Europe, qu'à côté de la politique indigne et criminelle du gouvernement Netanyahou, la société civile israélienne fait preuve d'une telle vigueur et d'un tel dynamisme, elle a fait émerger notamment le mouvement des Indignés et on se rend bien compte que ce pays se trouve plus ou moins dans la même situation que ses voisins (classe politique corrompue et proportionnelle intégrale qui entraîne une multiplicité de partis qui donne du pouvoir aux plus organisés : islamistes dans les pays arabes et en Israël trahison éhontée du parti travailliste s'alliant avec la Droite extrême [...]. 

Alors que faire face à ces pays musulmans, où les homosexuels sont plus nombreux qu'en Occident - qui répriment nos frères (certains en théorie, d'autres allant jusqu'à la mort, voire l'opération comme en Iran). On ne peut plus se contenter de dire que le Coran, dans la lignée de la Bible, ne condamne que les rapports sodomiques par la violence, ou les hommes efféminés et les femmes masculines et que c'est la tradition, rapportant des dits du prophète (sunna) qu'il n'a surement jamais prononcés, qui les réprime. La solidarité internationale doit intervenir  mais comment ? ONU, organisations régionales, pétitions, manifestations... On est un peu démuni puisque, même dans un pays où le chef suprême est soupçonné d'homosexualité (l'ancien sultanat d'Oman), le code pénal réprime les rapports entre hommes.
Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 11:08
- Par Michel Roussel - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

Le vendredi 14 octobre à 11h, à l’Hôtel de Ville de Paris (5, rue Lobau, 4e arr.), le maire, Bertrand Delanoë, parraine l’initiative de trois associations françaises confessionnelles et culturelles regroupant des personnes homosexuelles : Beit Haverim (groupe juif gay et lesbien), David et Jonathan (mouvement homosexuel chrétien) et HM2F (homosexuels musulmans), lesquels organisent du 6 au 13 novembre prochain un voyage commun en Israël et en Palestine dans un objectif de solidarité avec les mouvements locaux de lutte contre l’homophobie. Ces associations présenteront leur projet de voyage et évoqueront les autres actions menées ensemble depuis une dizaine d’années. Le maire du 10ème arrondissement, Rémi Féraud y représentera le maire de Paris.

 

beit_haverim.jpg images.jpg le Beit Haverim

 

Le Beit Haverim ("Maison des amis" en hébreu) ( lien) est le groupe juif gay et lesbien de France, fondé en 1977, et à ce titre l’une des plus anciennes associations homosexuelles françaises. Nous regroupons dans un esprit de tolérance, d’ouverture et de mixité près de 200 adhérents et plus de 500 sympathisants : juifs, juives, judéophiles, gays, lesbiennes et leurs ami(e)s.

Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 18:46
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

L’Eglise catholique romaine chasse les homosexuels de son clergé. Pas de prêtre en concubinage et encore moins marié, pas de femme (depuis les origines !), et maintenant plus de prêtre homosexuel. Qu’on se le dise, l’Eglise veille à la pureté de son clergé et des séminaristes qu’elle forme … ce qui ne l’a pas empêché d’avoir de très grosses affaires de pédophilie, au niveau même de ses évêques. En matière de management, c’est se priver de compétences et de charismes dans le sens où l’entendait Paul de Tarse.


david_berger.JPG Ce 5 mai, le théologien allemand David Berger (voir photo), âgé de 42 ans, spécialiste de saint Thomas d’Aquin et responsable de la revue théologique en langue allemande Theologisches, vient d’être exclu de ses fonctions auprès de l’Académie pontificale de Saint Thomas d’Aquin, pour avoir, contraint par la rumeur Internet, révélé son homosexualité en avril 2010. Il faut avouer aussi que l’intéressé remettait en cause l’approche de son Eglise vis-à-vis de l’homosexualité et dénonçait la progression de l’homophobie en son sein.


Le père Timothy Radcliffe, qui a dirigé par le passé l'ordre dominicain, pense aussi que l’Eglise devrait être accueillante à leur encontre. "Pour avoir travaillé avec des évêques et des prêtres (...) du monde entier, je ne doute pas un instant que Dieu appelle les homosexuels à la prêtrise, et qu'ils font les prêtres les plus dévoués et les plus impressionnants qu'il m'ait été donné de voir. Et nous pouvons penser que Dieu continuera à appeler à la fois des hétérosexuels et des homosexuels à la prêtrise parce que l'Eglise a besoin de leurs talents. Un meilleur accueil est pour moi nécessaire à leur encontre. » (hebdomadaire catholique britannique The Tablet).

Le 4 février 2011, 143 théologiens catholiques germanophones ont publié un mémorandum proposant un certain nombre de réformes pour l'Eglise catholique; leur déclaration a été aussi signée par 71 théologiens de pays non-germanophones. Le paragraphe sur la "Liberté de conscience", tout en reconnaissant la légitimité de l'attachement traditionnel au mariage et au célibat consacré, propose une vision positive de l'homosexualité, en invitant à ne pas exclure ceux qui «vivent de manière responsable l'amour, la fidélité et l’attention réciproque au sein d’un couple de même sexe [...]»

Il faut dire que le Président de l’Académie, Lluis Clavell, est par ailleurs cadre dirigeant de l’Opus Dei ! L’archevêque de Cologne, Joachim Meisner, quant à lui, explique avoir procédé au retrait de la "mission canonique" parce que David Berger par ses publications et ses déclarations dans les médias s’est mis lui-même, par son enseignement et son mode de vie, dans une situation qui ne correspond pas aux normes morales et canoniques de l’Eglise.

A ce rythme, l’Eglise catholique romaine n’aura plus dans ses rangs que des moutons de Panurge …

Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 11:19
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

L’homophobie et la transphobie restent aujourd’hui une triste réalité : plus de 70 pays dans le monde qui pénalisent l’homosexualité, une dizaine d’Etats où elle est passible de la peine de mort. Quand les homosexuels et personnes transgenres et transsexuelles parviennent à échapper à ces atteintes évidentes aux droits de l’homme, ils et elles sont encore quotidiennement opprimé(e)s par leur entourage.


Ici même, en France, les insultes et les discriminations homophobes et transphobes sont tout aussi présentes dans de nombreux domaines de la vie quotidienne, comme la vie professionnelle, la famille et malheureusement dans les différents lieux de culte et la vie quotidienne de croyant(e).


Le thème de cette journée porte pour la deuxième année consécutive sur les religions.

 

En 2010, nous avons promu la "Prière universelle contre l'homophobie et la transphobie"

En 2011, nous poursuivons nos engagements pour que les diverses communautés (mosquées, synagogues, églises, temples..) soient dans une démarche d'accueil et d'inclusivité pour chacun et chacune.

Croyants de différentes religions, refusant que le message d’Amour de Dieu soit bafoué, détourné et ignoré par les discours et attitudes homophobes et/ou transphobes, nous vous invitons à une initiative inter-religieuse le 17 mai à 20h pour réfléchir, prier et chanter ensemble.


Ce temps de prière et de réflexion aura lieu à la paroisse inclusive et "LGBT-friendly" de la Maison Verte,

la Maison Verte 127- 129 rue Marcadet* dans le 18 ème ; * métro le plus proche: Lamarck Caulaincourt (ligne 12), sinon Jules Joffrin (ligne 12) ou Marcadet Poissonniers (ligne 4)

 

Les associations organisatrices :


David-et-Jonathan.gif - Beit Haverim / Homosexuel(le)s juifs

- Carrefour de Chrétiens Inclusifs

- Communion Béthanie

- David et Jonathan

- HM2F / homos musulmans de France

- Chrétiens et sida

- La Maison Verte, Fraternité de la Mission Populaire Evangélique 

Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 15:53
- Par David et Jonathan - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

gay_cure.jpg Une nouvelle application disponible sur l'App Store d'Apple propose de "guérir" l'homosexualité au nom de Jésus. Elle est éditée par l'association chrétienne Exodus International, et est intitulée Gay Cure. Elle se propose de libérer les homosexuels de leur homosexualité "grâce à la puissance de Jésus". Fichtre !

 

Le plus triste, c'est qu'Apple marche dans la combine. Jusqu'où iront les lobbies évangéliques New born again ?

 

source : Info rédaction, publiée le 22 mars 2011 (lien)

 

.Ajout du jeudi 24 mars : face aux protestations, Apple a retiré cette application

Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 16:54
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

108 – Cuchillo de Palo : long-métrage espagnol, genre : documentaire, durée : 01h 31min, année de production : 2010, réalisé par Renate Costa, Avec Miguel Auad Petunia, Renate Costa, Manuel Cuenca, date de sortie cinéma : 23 mars 2011

 

108.jpg Synopsis : C’était l’hiver. Mon père nous appela en urgence. Le corps de mon oncle venait d’être découvert, nu, étendu par terre. Des curieux s’étaient attroupés autour de lui, la police les dispersa. Mes proches étaient là, eux aussi. Ils me demandèrent d’entrer et de choisir les vêtements dans lesquels il serait enterré. J’ouvris son placard : il était vide. Par la suite, quand je demandais de quoi il était mort, on me répondait : « de tristesse ». Cette réponse venait contredire tous les souvenirs que j’avais de lui. Rodolfo était le seul de mes oncles paternels qui ne voulait pas devenir forgeron comme son père. Dans le Paraguay des années 80, sous la dictature de Stroessner, il voulait devenir danseur professionnel.


C’est en fouillant dans les fragments de son passé que j’ai découvert que mon oncle avait fait partie de la « liste des 108 homosexuels », qu’il avait été arrêté et torturé. Encore aujourd’hui au Paraguay, quand on vous appelle « 108 » cela signifie « pédé ». Pendant plus de 20 ans, tout au long de la dictature de Stroessner, les hommes qui étaient soupçonnés d’être opposants au régime ou homosexuels étaient pris pour cible par les collaborateurs du régime. L’histoire de Rodolfo nous dévoile une période obscure de mon pays.


« 108 – Cuchillo de palo » est un film dans lequel deux générations se confrontent : la génération qui a vécu sous la dictature Stroessner et qui a pris l’habitude de se taire, et la génération qui, ayant toujours vécu dans une démocratie, n’a rien à dire parce que personne ne lui a expliqué ce que signifiait réellement « 108 ». Dans ma famille et dans le pays entier, les gens ont volontairement enfoui profondément dans leur mémoire les souvenirs relatifs à cette période. Personne n’a aujourd’hui le courage de revenir sur cette période, mais chacun en garde des séquelles, une façon particulière de baisser le regard, des silences, des secrets. Aucun film n’a jamais été réalisé sur cette période. Pour que le silence mène à l’oubli. Cacher pour effacer les souvenirs.

 

Ce film est au départ une quête personnelle, fondée sur quelques certitudes et sur beaucoup de questions auxquelles je n’avais pas de réponse. Des questions qui vont nous permettre de découvrir la relation que nous entretenons avec notre passé, et la manière dont cette relation influe sur notre présent.


Un film qui finalement nous concerne tous.

 

Information transmise à la Correspondance unitarienne le 23 mars 2011 par Michel Roussel, membre de David et Jonathan.

Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 16:14
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

déclaration du 1er décembre 2010, Journée mondiale du sida


logo HM2F Les musulman-e-s qui œuvrent pour un islam inclusif et respectueux de la diversité, s’engagent pour une meilleure prévention et une meilleure lutte contre la progression de la pandémie du Sida, notamment à l’encontre des individus issus de la diversité religieuse ou ethnique.

 

Signez la déclaration en ligne (lien)

 

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la pandémie du VIH/Sida nous - musulman-e-s qui œuvrons à un dialogue interne pour un islam inclusif et respectueux de la diversité - voulons mettre en exergue le fait qu’il est du devoir de tout-e bon-ne musulman-e de lutter contre les préjugés et la culpabilisation, que certains extrémistes utilisent à l’égard des individus infecté-e-s ou affecté-e-s par le Sida, et cela afin de déshumaniser certains malades, de les condamner en raison de leur nature profonde, notamment les malades séropositifs issus d’une minorité LGBTQIA ( Lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, transidentitaires, queers, asexuel-le-s, intersexué-e-s ).


Un hadith - tradition oral - du Prophète de l’islam ASWS nous apprend en effet que « lorsque le musulman rend visite à son frère musulman malade, il ne cesse de cueillir les fleurs et les fruits du Paradis jusqu'à son retour chez lui » [1]. Or force est de constater que certains de nos frères et sœurs en islam, en matière de prévention et de lutte contre la progression de la pandémie du VIH/Sida, sont loin de cette exemple d’amour et de rectitude du Prophète de l’islam ASWS.


Nous voulons rappeler en ce jour l’exemple de notre bien aimé Prophète ASWS qui nous enseigne que : « Le musulman est le frère du musulman ; il ne doit pas le tromper ni le trahir. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman : son honneur, ses biens et son sang. La crainte d’Allah se trouve ici (il dit ceci en indiquant son cœur). Le seul fait de mépriser son frère musulman suffit pour que la personne sombre dans le mal. » [1]. Jamais le Prophète de l’islam n’a condamné une personne en raison de sa maladie, contrairement à certains de nos frères qui usent à tort d’une interprétation extrême de notre héritage cultuel commun, et qui voient dans le Sida, à tort, une punition divine méritée.


Nous voulons rappeler par ailleurs que l’islam insiste sur le fait qu’il n’appartient à personne de juger son prochain. Notre Prophète ASWS a également dit ceci : « Toute personne qui dit à son frère : O mécréant ! L’un des deux subira cette parole : ou il a dit vrai, ou elle se retournera contre lui. » [2].  Notre Prophète nous a également enjoint de soutenir nos malades, car n’est-il pas dit que : « Allâh, honoré et glorifié, dit le jour de la résurrection : « Ô fils d'Adam ! Je suis tombé malade et tu ne m'as pas rendu visite ». Il lui dit : "Seigneur ! Comment serais-Tu malade pour que je Te rende visite alors que Tu es Le Seigneur et Maître de l'univers ? ». Il dit : « N'as-tu pas su que Ma créature untelle est tombée malade et tu ne lui as pas rendu visite ? N'as-tu pas su que si tu lui avais rendu visite tu M'aurais trouvé auprès de lui ? » [3].

 

C’est la raison pour laquelle nous enjoignons nos frères et sœurs à rejeter les préjugés mauvais, comme Abraham ASWS enjoignait les siens de le faire lorsqu’il s’adressait à eux en disant : « Mais avez-vous considéré ces idoles que vous adorez et qu’adoraient vos ancêtres ? Elles sont toutes des ennemies, pour moi, mais pas le Seigneur des mondes. C’est Lui qui m’a créé et qui me guide, et c’est Lui qui me nourrit et me donne à boire. Et c’est Lui, encore, qui me guérit lorsque je suis malade, qui me fera mourir puis me redonnera la vie. » [4].

 

Nous appelons nos sœurs et frères musulman-e-s à soutenir une meilleure prévention à l’encontre des individus issus de la diversité religieuse ou ethnique, et à cesser d’utiliser notre héritage cultuel commun, afin de condamner à tort des malades séropositifs qu’il est de notre devoir d’aimer et de soutenir, en véritable humanité.


De manière générale nous appelons à une meilleure prise en compte de cette diversité, pour une prévention plus efficace contre la pandémie du VIH/Sida ; une information plus ciblée à l’attention des individus issu-e-s de cette diversité religieuse ou ethnique ; une contribution plus valeureuse à l’amélioration de l’estime de soi de ces séropositifs, qui participera indirectement à une meilleure compliance de leurs traitements [5] ; une meilleure connaissance, loin de toutes formes de préjugés négatifs injustes, de la maladie qu’est le Sida.


Nous, musulman-e-s pour un islam inclusif et respectueux de la diversité, ne voulons plus garder le silence face à l’utilisation faite de notre héritage cultuel que nous chérissons. Nous avons mis, et nous mettrons encore [6], nos expériences au service de la fondation, sur des bases solides et collégiales, de toute forme d’action qui permettrait d’élaborer les moyens d’une meilleure prise en compte de la diversité religieuse ou ethnique, pour une lutte encore plus ciblée et plus efficace contre la progression de la pandémie et pour la réduction des risques [7] de transmission du VIH/Sida, en accueillant les séropositifs comme nos égaux en humanité.

 

REFERENCES

 

[1] Sahih Muslim

[2] Sahih Muslim & Al-Bukhari

[3] Sahih Muslim : VII, 144 ; Le livre de la visite des malades et des funérailles (lien)

[4] Coran : 26.75-81

[5] De l'adhésion à l'observance thérapeutique : réunir les conditions d'une primo-observance et développer une multiplicité d'interventions dans la durée (lien)

[6] Formation des homosexuel-le-s musulman-e-s à la prévention et à la réduction des risques par la commission « Sexualités, prévention, sérodifférence » (lien)

[7] G.Pialoux, F.Lert (2009). « Prévention et réduction des risques dans les groupes à haut risque vis-à-vis du VIH et des IST » - INSERM (lien).


LIENS UTILES

 

- Islam et Sida selon la mosquée de Paris ; le Sida serait-il une « sauvegarde communautaire » contre l’homosexualité ? (lien)

 - Le point de vue plus pragmatique des pays africains, rongés par la pandémie (lien)

 - La désinformation, la superstition et l’ignorance seraient les meilleurs alliés de la progression de la pandémie du VIH/Sida (lien)

- Certains membres de l’UOIF – l’Union des organisations islamiques de France – considèrent que le Sida serait un châtiment divin contre l’homosexualité (lien)

 - Le manque de prise en compte de la diversité dans la prévention sur le terrain (lien)


Nos remerciements tout particuliers pour la rédaction de cette déclaration à Azzah (Pays-Bas), Saïd (Belgique), l’imam Moulana Muhsin Hendricks (Afrique du Sud), Ludovic Lotfi Mohamed Zahed (France).

Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 06:18
- Par HM2F - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

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Depuis plus d’un an, le gouvernement ougandais laisse se développer une violente campagne contre les homosexuels. Un journal, le Rolling Stone, dénonce publiquement les homosexuels en publiant leur nom, adresse et photo et en recommandant leur pendaison. Une première liste de 29 personnes a été ainsi publiées et l’objectif du journal est d’atteindre la centaine ! Des personnes sont prises à partie, d’autres ont fui et se cachent. La Haute Cour de ce pays doit se prononcer sur cette question le 13 décembre.


L'an dernier, un texte de loi prévoyant la peine de mort pour les homosexuels avait été soumis au Parlement ougandais. Le président américain Barack Obama avait réagi en qualifiant cette initiative d'«odieuse». Selon les observateurs, le projet a toutefois peu de chances d'être voté et d'avoir force de loi.


Au Kenya voisin, le Premier ministre, Raila Odinga *, a ordonné le week-end dernier l'arrestation des homosexuels en qualifiant leur comportement de contraire aux lois et de superflu puisque, selon lui, le pays compte plus de femmes que d'hommes.
* qui avait été soutenu par les opinions démocratiques des pays étrangers lors des dernières élections - que son parti avait remportées contre le président sortant, mais que celui-ci n’avait pas acceptée.


L’Afrique de l’Est s’ajoute ainsi aux pays musulmans du continent où les homosexuels sont maltraités. Au total, à ce jour, 37 pays d’Afrique considèrent l’homosexualité hors la loi. Ils y voient une influence négative de l’Occident, refusant ainsi de reconnaître les réalités biologiques puisque, en dehors de toute influence étrangère, une homosexualité discrète et masquée a toujours existé dans les sociétés traditionnelles.

Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 09:08
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

Se dire notre amitié, le dire à tous, en public. Oui ! c'est un droit. Cela ne fait de mal à personne, sauf aux grincheux, aux jaloux, aux talibans et autres tyranneaux. Les Actualités unitariennes soutiennent le droit de vivre en respirant à l'air libre, loin des miasmes des totalitarismes. Laissons vivre les couples homosexuels ; ils font partie de l'Amour avec un grand "A". Vive les amoureux quelqu'ils soient. Nous reproduisons volontiers le communiqué suivant :


Voici les faits : une nouvelle agression lesbophobe à Paris !

 

Paris le 25 mai 2010. Alors qu’elles se promenaient le long du Canal de l’Ourcq, samedi 23 mai aux alentours de 21h30, deux lesbiennes ont été victimes d’une agression à caractère lesbophobe perpétrée par plusieurs hommes. L’endroit est très fréquenté, pourtant elles ont été insultées et frappées à la tête dans l’indifférence générale avant que n’intervienne un cycliste et qu’elles puissent alors s’enfuir. Elles ont interpellé une patrouille de police qui ne les a pas escortées, pas plus qu’elle n’a tenté d’interpeller les agresseurs. Depuis elles ont porté plainte au commissariat du 19ème.


 Les agressions à l’encontre des personnes LGBT sont fréquentes.  Le 28 avril dernier les actrices Trans du film "Mourir comme un homme" étaient agressées en plein jour, au niveau du Parc de Belleville à Paris. Nous avons également déploré des agressions de gays même dans les 3ème et 4ème arrondissements de Paris. Cette fois, il s’agit d’une agression lesbophobe. Ce type d’agression n’est pas isolé et d’autres lesbiennes ont été sauvagement agressées dans différentes villes en France et en particulier à Segré et Epinay-sous-Sénart.


Il est temps de prendre toutes les mesures préventives et d’éducation nécessaires et ce dès le plus jeune âge à l’école, afin que chacun apprenne à respecter l’autre dans toutes ses différences. Ces agressions à l’encontre des lesbiennes, des gays et des trans. n’ont que trop duré, elles sont véritablement intolérables.


Un comité de soutien appelle à se mobiliser le samedi 29 mai en proposant un pique-nique entre 18h30 et 22h00, sur le bord du canal, devant le restaurant "O KAY café", là où a eu lieu cette agression (*Petite place avant l'écluse, 41 quai de la Loire, Paris 19ème (métro Laumière ou Crimée). Cette initiative a pour objet de permettre aux deux femmes agressées de se réapproprier l’espace entourées de leurs amies et d’un soutien plus vaste, également d’interpeller les passants sur les actes sur lesquels ils ferment les yeux refusant d’apporter leur aide. Vous pouvez les contacter au courriel 

 

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Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France • 61 / 63 Rue Beaubourg • 75003 Paris •

Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 • Site Internetcontact

L'association à but non lucratif Loi 1901 est membre de l’ILGA-Europe, de l'Inter- LGBT et du SNEG, déclarée au J.O. le 7 avril 1993. Elle a reçu l'agrément ministériel au titre de la Jeunesse et de l’Education Populaire depuis le 11 juin 1999. Elle est soutenue par la Mairie de Paris, Sidaction, le GRSP IDF, la Région Île-de-France.

Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 21:20
- Par Centre lesbien, gai, bi & trans de Paris - Île de France - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

Moi, Kiana Firouz, lesbienne iranienne, née à Téhéran, Iran, en 1983, j’ai demandé l’asile en Grande-Bretagne, mais ma demande a été rejetée par le Home Office (service britannique de l’immigration) , bien qu’ils reconnaissent le fait que je sois lesbienne. J’ai donc présenté un appel qui a été de façon incroyable refusé par le juge d’arbitrage. Selon le point de vue de mon avocat, il n’y a que peu de chances que j’ai la permission de faire appel contre la décision du juge d’arbitrage. Cela signifie que je ferais bientôt face à une expulsion.

 

L’homosexualité est considérée en Iran comme un péché et un crime passible de sévères sanctions. Selon la loi islamique, la récidive de ce délit est punie de mort. La peine pour lesbianisme entre personnes majeures, consentantes et saines d’esprit, est de 100 coups de fouets. Si l’acte est répétée trois fois, la peine est à chaque fois appliquée et la peine de mort est s’applique à la quatrième fois (articles 127, 129 et 130 du code pénal). Les moyens pour prouver le lesbianisme sont les mêmes que pour l’homosexualité masculine (article 128).

 

J’ai récemment joué un rôle dans un long métrage intitulé « Cul de Sac » qui est essentiellement basé sur l’histoire de ma vraie vie. Le film doit être diffusé en mai 2010. La bande-annonce du film a été publiée sur You Tube depuis décembre 2009, et elle a été regardée par plus de dix mille personnes rien que lors des quatre premiers jours. La nouvelle du film a été couverte par les médias internationaux du monde entier, et en particulier par ceux de l’opposition qui sont sévèrement surveillés par les autorités iraniennes. Le film comporte des scènes d’actes sexuels qui, en eux-mêmes, me menacent de la peine de mort si je retourne en Iran.


Maintenant, le seul espoir qui me reste est le soutien du mouvement LGBT.

 

Ce texte a été publié le 19 avril sur le blog de Maryam Namazie Née à Téhéran, Maryam Namazie a émigré avec sa famille en 1980, à l'âge de 17 ans, lorsque l'Iran devint une république islamique. Elle a habité en Inde, en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis d'Amérique où elle a fait ses études. Voir sa biographie sur Wikipedia. Une pétition de soutien peut être signée à cette adresse

Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 20:33
- Par Kiana Firouz - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

Communiqué de l'Union bouddhique belge du 26 janvier 2010


bouddhisme_homosexualite.jpg Les récents propos de Mgr Léonard sur l'homosexualité ont fait beaucoup de bruit ces derniers jours. En tant que bouddhistes, nous avons assisté à ces passes d'armes avec étonnement. Mais de quoi, bon dieu, est-il question ici ?


Il n'est pas rare que l'on nous demande le point du vue du bouddhisme sur le sujet. Et nous sommes alors amenés à décevoir notre auditoire. Le bouddhisme, par essence rétif aux « points de vue », n'a pas de point de vue sur la question... Cela voudrait-il dire que le bouddhisme n'a rien à dire sur la sexualité ? Bien sûr que non ! Mais il s'exprime de préférence de manière quelque peu plus nuancée que ce que nous avons pu lire dernièrement dans la presse.


Pour commencer, le bouddhisme ne s'intéresse pas à ce qui est permis ou pas. Nous n'avons du reste aucun être suprême ou autre critère ultime pour en décider. Ce qui préoccupe le bouddhisme, ce sont les causes de la souffrance et du bonheur.Il est clair que la sexualité peut être un moteur important de l’une et de l’autre. Il y a malheureusement beaucoup de violence sexuelle. La presse s'en fait régulièrement l'écho, et ce n'est là que la partie émergée de l'iceberg. Mais les êtres humains peuvent aussi être parfaitement heureux dans une relation sexuelle.

 

Ceci n'a en soi rien à voir avec la nature homosexuelle ou hétérosexuelle de la relation. Étant moi-même psychiatre, j'ai entendu d'innombrables récits poignants d'abus sexuels cachés dans le cadre de relations parfaitement légitimes entre couples hétérosexuels mariés.


La souffrance ou le bonheur ne sont pas déterminés par la nature du désir sexuel mais par la manière dont ce désir est géré. Il n'y a rien de mal en soi dans le désir. Ce n'est que lorsque le désir devient une exigence dans le cadre de laquelle l'autre n'est plus respecté en tant que personne, lorsque l'autre doit se soumettre à mes exigences, que mon désir devient une source de souffrance.


Ne pourrions-nous donc pas cesser de nous perdre dans des questions accessoires ? Il y a suffisamment de souffrance comme cela. Et si nous faisions plutôt passer un message positif de respect et de compassion ?

Edel Maex, psychiatre, secrétaire général de l'Union bouddhique belge (UBB) 

 

Et voici ce que pense le dalaï lama :


" Beaucoup de gens me demandent ce que je pense de l'homosexualité . Pour ceux qui ont une religion, le mieux est de décider de ce que vous devez faire ou ne pas faire en fonction de votre foi. Certains chrétiens disent que l'homosexualité est une faute grave, d'autres non. Certains bouddhistes l'admettent, alors que d'autres estiment qu'elle équivaut pratiquement à cesser d'être bouddhiste. Selon les textes fondamentaux du bouddhisme, il y a dix actes nuisibles à éviter, dont l'inconduite sexuelle. Celle-ci désigne surtout le fait de prendre le conjoint d'un autre, mais inclut aussi l'homosexualité , les rapports sexuels par la bouche ou l'anus et la masturbation.

 

Cela ne veut pas dire que ces pratiques nous excluent du bouddhisme. Hormis les vues erronées - qui consistent à penser que le Bouddha ou la loi de causalité n'existent pas -, aucun des dix actes nuisibles, même le meurtre, n'a pour effet de nous rendre non bouddhiste. (...)

 

Si vous n'avez pas de religion et désirez avoir des rapports sexuels avec quelqu'un du même sexe, d'un commun accord, sans qu'il n'y ait viol ni abus d'aucune sorte, et si vous y trouvez une satisfaction non violente, je ne vois rien à y redire. Je pense même, et c'est un point important, qu'il est injuste que les homosexuels soient parfois rejetés par la société, soient punis ou perdent leur travail. On ne peut pas les mettre sur le même plan que des criminels. (...)

 

Je pense que, selon le bouddhisme en général, l'homosexualité constitue surtout une faute par rapport à certains préceptes, mais elle n'est pas nuisble en soi, contrairement au viol, au meurtre ou à d'autres actes qui font souffrir autrui. Il en est de même de la masturbation. C'est pourquoi il n'y a aucune raison de rejeter les homosexuels ou d'avoir envers eux une attitude discriminatoire. J'ajouterai qu'il n'est pas juste non plus de dénigrer systématiquement les religions qui proscrivent l'inconduite sexuelle, simplement parce que cela ne correspond pas à nos idées ou à nos façons de faire. Avant de critiquer une règle, il est bon d'essayer de comprendre les véritables raisons qui la motivent. (...) " ( " 365 méditations quotidiennes " )

 

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ndlr : Nous remercions Nicolas S. et Yohann Amal de nous avoir communiqué ces informations.


Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 02:31
- Par Edel Maex et le dalaï lama - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

Appel du 17 mars 2010

 

Nous sommes plusieurs intellectuels de diverses confessions, inquiets des discriminations, des violences et des humiliations dont les homosexuels et transsexuels continuent à être l’objet. Bien éloignés de croire à un « sens progressiste de l’histoire » qui serait en quelque sorte irréversible et fatal, nous sommes inquiets de voir cette tendance répressive augmenter. Au-delà des convictions spirituelles, éthiques et même théologiques, nous croyons que nos Eglises et nos confessions religieuses ont une parole publique commune à tenir à ce sujet. Elles en auront l'occasion, d’ailleurs, avec la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, qui aura lieu dans deux mois exactement, le 17 mai prochain, et dont le thème porte justement, cette année, sur les religions.

 

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Il faut le dire, nos sociétés semblent plongées dans une crise qui est tout autant morale qu’économique. C’est peut-être ce qui explique, un peu partout dans le monde, l’appel à rétablir un certain ordre moral, qu’il soit religieux ou laïc. S’il ne s’agissait que d’un appel au sens éthique de chacun, au sens où l’éthique est une parole qui ne tombe pas d’en haut et ne s’impose pas, mais se communique de proche en proche de façon « résistible », nous ne pourrions qu’applaudir. Que la crise en effet réveille des solidarités familiales, conjugales, amicales, qu’elle montre l’importance des fidélités mutuelles par lesquelles nous sommes engagés et attachés les uns aux autres, c’est possible, souhaitable, et important.

 

Mais cet ordre moral risque de se transformer en normes de droit qui légitimeraient plus d’exclusion et de violence, déjà perceptibles dans nos sociétés, à l’égard de ceux qui ont une sexualité différente de celle de la majorité. En effet, nous avons paradoxalement des secteurs entiers qui se « libéralisent », et d’autres où se renforcent des peurs, des cloisons et des murs là même où jadis tout était plus souple, plus ouvert à l’art ordinaire de vivre ensemble. Nous avons le sentiment que dans chaque famille religieuse se trouvent le meilleur et le pire, c’est à dire des expressions qui appellent au refus de ces violences et de ces humiliations, et d'autres au contraire qui y incitent.

 

Il ne s’agit pas de lutter pour un droit : l’homosexualité et la transsexualité sont des faits qui, sous des noms et des figures divers, ont toujours existé et existeront toujours. Ce n’est pas un fait « pathologique » à combattre, mais un fait dont il faut admettre l’existence. Que dans des sociétés où la différence des sexes est troublée par divers bouleversements sociétaux ou culturels, ce fait apparaisse sous un jour nouveau, qui fait peur ou suscite des espoirs irraisonnés, n’est pas non plus la question. Les discriminations, violences et humiliations qui frappent les homosexuels et transsexuels sont de toutes façons injustes à l’égard des personnes qui les subissent.

 

Nous en appelons à une déclaration commune, ou du moins à une expression claire de chacune des différentes confessions, ici en France, qui ne vise pas à demander pour les homosexuels et transsexuels le droit de se marier ou d’avoir des enfants, mais pour rappeler de façon solennelle l’importance de la lutte contre les violences homophobes et transphobes. C’est au plus haut niveau interreligieux que nous devons prendre la parole, rappeler les règles universelles des droits de l’homme, et ne pas laisser croire que nos Eglises et confessions religieuses sont complices de ce nouveau discours violent qui se répand, appelant à un ordre moral fantasmatique discriminatoire, et qui jamais n’avait existé comme tel.

 

Olivier Abel (philosophe),

Jean-Claude Guillebaud (essayiste),

Tarek Oubrou (théologien),

Rivon Krygier (rabbin)

 

ndlr : Olivier Abel enseigne la théologie à la Faculté protestante de Paris, Jean-Claude Guillebaud est catholique, Tarek Oubrou est recteur de la mosquée de Bordeaux et Rivon Krygier, rabbin. Ce message nous a été adressé par le collectif citoyen HM2F - Homosexuel(le)s Musulman(e)s de France. Les unitariens sont engagés dans cette lutte contre l'homophobie ; voir sur ce site les articles classés dans notre rubrique "L'homosexualité".

 

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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 04:06
- Par Olivier Abel, Jean-Claude Guillebaud, Tarek Oubrou et Rivon Krygier - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté
Lettre ouverte adressée par le pasteur Stéphane Lavignotte à l'archevêque de Paris, suite à plusieurs manifestations d'homophobie qu'on a pu constater récemment. L’archevêque de Paris n’a-t-il rien à dire à une Extrême droite catholique et homophobe qui n’hésite plus à intervenir sur les parvis d’église et lors des célébrations ?
 
Monsieur l’Archevêque de Paris et Président de la Conférence des évêques de France,

Le 30 novembre dernier, nous avons célébré à l’Eglise Saint-Merri une soirée de prière œcuménique à l’occasion de la journée mondiale contre le Sida, en communion avec les malades en France mais aussi dans les pays du Sud, avec des malades de l’association Basiliade. Au beau milieu de la soirée, un groupe de jeunes gens ont interrompu la lecture de l’Evangile, jetant des boules puantes et des œufs sur l’assemblée et les célébrants, criant : « pas de gays dans nos églises ».

Nous n’avons pas évoqué publiquement cette agression, ne souhaitant pas donner de la publicité aux groupuscules qui imaginent que les idées haineuses de l’Extrême droite puissent avoir un quelconque rapport avec le message d’amour du Christ. Si je vous interpelle aujourd’hui c’est que cet incident n’est plus isolé.

Dimanche dernier, place Notre dame, plusieurs couples homosexuels, de retour d’un Kiss-in organisé place Saint-Michel à l’occasion de la Saint-Valentin, se sont embrassés sur la place Jean-Paul II, espace public. Ils ont été pris à parti par des groupes de jeunes catholiques proférant des insultes homophobes telles que « Tarlouses de merde », « Les pédés au bûcher », « Cassez-vous, on est chez nous », « allez faire cela chez vous », les repoussant hors de la place. Que se serait-il passé si les forces de l’ordre ne s’étaient pas interposées ?


Ces deux incidents m’inquiètent. Les célébrations pour la journée mondiale contre le sida ont lieu depuis de nombreuses années, à Saint-Merri, dans notre temple protestant de la Maison verte, à l’église des Blancs-Manteaux. Nous n’avions jamais subit une telle agression. Place Jean-Paul II, dimanche dernier, des jeunes catholiques, publiquement, devant des caméras, devant les forces de l’ordre, ont proféré sans retenu des insultes, sans doute judiciairement condamnable, et en tous cas bien loin de l'agapè chrétienne. Elles s’ajoutent à l’agression contre une célébration œcuménique inter-associative à Lille en juin 2009, d’un bar à Laval en avril 2009, du centre LGBT de Nantes en janvier 2010, à chaque fois par des personnes se revendiquant de la plus grande proximité avec les positions actuelles du Vatican.

Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui certains jeunes catholiques se sentent autorisés à de tels comportements qui n’avaient pas lieu hier ? Cela tient-il à la compréhension qu’ils ont des décisions de l’Eglise catholique durcissant le refus de l’accés des personnes homosexuelles à la prétrise et à la vie en communauté ? Des positions des églises catholiques notament en France contre l’ouverture du mariage, de l’adoption et de la PMA pour les couples de même sexe ?

Nous ne sommes sans doute pas d’accord sur ces sujets. Mais j’avais noté avec satisfaction l’affirmation du Vatican, par Jean-Paul II dès 1992 et de Benoît XVI en 2008, selon laquelle son refus d’évolutions législatives ou écclésiales sur ces sujet n’empêchait pas son refus de l’homophobie. Ces jeunes gens qui se réclament clairement d’une défense vigoureuse de Benoît XVI – j’en veux pour preuve leur slogan « Habemus papam » dimanche dernier place Jean-Paul II ou l’évocation de « nos églises » dans l’agression dont nous avons été l’objet – semblent eux ne pas faire la différence.

Je ne peux croire que vous restiez silencieux sur de tels comportements, bien que pour l’instant informés de l’incident de Saint-Merri par des participants, vous n’ayez toujours pas réagi. Parce que ces jeunes ne sont pas des « dissidents » de l’Eglise catholique mais se revendiquent comme les plus fidèles de vos fidèles, une absence de prise de position pourrait leur laisser croire une sympathie de votre part pour ces actes, pourrait valider leur amalgame entre les positions de l’Eglise catholique et la légitimité de l’homophobie, et les inciterait à recommencer des actes moralement et judiciairement condamnables. Je ne peux croire que vous ne condamniez pas publiquement de tels contre témoignages de l’Evangile qui rejaillissent sur l’ensemble des chrétiens. Comme vous l’a demandé également l’association chrétienne LGBT David et Jonathan, une parole claire de votre part est attendue.

Votre frère en Christ,

Stéphane Lavignotte,
pasteur de la Maison Verte Paris 18e
(Mission populaire évangéliqueFédération protestante de France)

david_et_jonathan.gif Cette lettre est diffusée par l’association David et Jonathan « Le pasteur Lavignotte est l'ami et partenaire de David et Jonathan dans les célébrations oecuméniques que nous organisons dans son temple de La Maison Verte ou à l'église Saint-Merri ». Elle a été publiée par ailleurs dans le quotidien "Libération", le mardi 23 février.

mission_populaire_evangelique_de_france.jpg La Maison Verte est une Fraternité de la Mission populaire évangélique, c'est à dire à la fois une paroisse protestante et un centre d'entraide et de solidarité. Elle est un des paroisses de référence du Christianisme social et du Mouvement inclusif à Paris (qui milite pour l’acceptation des homosexuels et des bi-et transsexuels au sein des communautés chrétiennes) : "Chacun a une place à La Maison Verte avec tout ce qu'il ou elle est : son origine sociale, culturelle ou géographique, son genre, son orientation sexuelle, son handicap, là où il en est dans les questions sur sa vie ou sa foi. Dieu ne rejette personne : nous non plus ! " Stéphane Lavignotte (pasteur ERF) en est le pasteur et le directeur. Voir le site de cette paroisse.

Le Christianisme social. À la fin du XIXe siècle, des pasteurs protestants émus par la misère ouvrière entament une réflexion sur la justice sociale. C’est après la Commune de Paris que naît parmi les protestants ce nouveau mouvement théologique qu’est le « christianisme social » : l’homme est à l’image de Dieu et a donc le droit à une totale dignité. Bien entendu, cette théologie, promut par des protestants, rejoint tout à fait les efforts d’autres chrétiens, notamment le catholicisme social, apparu après la Révolution française et au début de la Révolution industrielle (à partir de 1820), qui vise à promouvoir une politique sociale conformément aux enseignements de l'Église catholique, ou même à bâtir une nouvelle société humaniste à base chrétienne, en opposition au libéralisme économique.

à lire : BLASER Klauspeter, Le Christianisme social. Une approche théologique et historique (Paris, Van Dieren Éditeur, 2003, 144 p.) (lien)
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 17:28
- Par Stéphane Lavignotte - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté

COMMUNIQUE DE PRESSE du 12 février 2010


david_et_jonathan.gif David & Jonathan tient à réagir au mauvais « procès » fait au film de Sébastien Watel en cours de réalisation à Rennes et destiné à être diffusé auprès d'élèves de CM1 - CM2.


Cette oeuvre aborde l’amour de personnes du même sexe, au travers d’une fable, celle d’un poisson chat épris d’un poisson lune. Il s’agit d’une histoire d’amour qui n’a de but que de servir de support aux jeunes scolaires pour débattre d’homosexualité et prévenir l’homophobie chez les jeunes, et au-delà dans leur vie d’adulte.


David & Jonathan rappelle que l’école est un lieu de souffrance pour des adolescents en quête d’identité sexuelle ou qui sont déjà par trop conscients de leur différence. Les cours de récréation, les gymnases et autres lieux publics sont le théâtre de vexations, d’insultes et de marques d’irrespect terriblement vécues par ceux à qui elles s’adressent.  C’est tout l’enjeu de la nécessaire sensibilisation des élèves à la diversité de la société, qui a par ailleurs amené David & Jonathan, depuis plusieurs années, à intervenir auprès des lycéens afin de les sensibiliser aux ravages de l’homophobie.


Ce film n’est pas terminé qu’il soulève de violentes réactions, et ce, au nom d’une certaine «hygiène publique» et «salubrité sociale». Ses détracteurs, sans même l’avoir visionné, lui prêtent des intentions qu’il n’a évidemment pas. Dire du « Baiser de la lune » qu’il sera, à sa sortie, un document de « propagande en faveur de l’homosexualité au sein de l’école » comme l’indique l’intitulé d’une des deux pétitions, c’est empêcher qu’une vraie réflexion soit menée en milieu scolaire. C’est accepter que des jeunes souffrent plus encore de leur environnement. C’est laisser l’homophobie s’installer et même, la cautionner.


C’est parce qu’elle refuse de voir empêcher les enfants d’accéder à un document cinématographique dont la mission est d’élever l’intelligence et de favoriser l'acceptation de la différence que David & Jonathan, association soucieuse de défendre le droit de chacun à vivre sa spiritualité et sa propre sexualité, défend ce film et la démarche qui l’entoure.


David &Jonathan demande à M. Luc Châtel, ministre de l’Education, de revenir sur sa décision d'interdire la diffusion du "Baiser de la Lune" auprès des jeunes publics, ce film allant exactement dans le sens de la démarche de lutte contre les discriminations en milieu scolaire engagée par son ministère depuis 2008.


Patrick SANGUINETTI, co-président et porte parole de David & Jonathan

 

Association David & Jonathan

92 bis, rue de Picpus 75012 PARIS

courriel : contact@davidetjonathan.com  

site : http://www.davidetjonathan.com  

 

David & Jonathan, mouvement homosexuel chrétien, est une association loi 1901 fondée en 1972, présente dans 22 villes de France. Elle est membre de l’Inter-LGBT (Interassociative lesbienne gaie bi et trans), de regroupements associatifs locaux, de Sida Info Service, du RAVAD (Réseau d’assistance aux victimes d’agression et de discrimination), de Chrétiens et Sida, des Réseaux du Parvis (Chrétiens en liberté pour d’autres visages d’Eglise), de l’ILGA-Europe (International Lesbian and Gay Association) et co-fondatrice du Forum européen des groupes chrétiens gays et lesbiens. David & Jonathan est partenaire de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie dont le thème en 2010 et 2011 sera « Homophobie et institutions religieuses ».

 

 

Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 14:16
- Par David & Jonathan - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté
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