Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

à vos ami(e)s

Rechercher

l'homosexualité

Las d’attendre l’évolution des Eglises chrétiennes vis-à-vis des chrétiens homosexuels, ceux-ci – en Espagne – viennent de décider la création d’une Eglise protestante inclusive, donc les acceptant sans aucune restriction. Avec l’appui du collectif des Gays évangéliques d’Espagne, elle verra le jour ce samedi 4 juillet, au port de Sagonte (Sagunto en espagnol), au nord de Valence.

théâtre romain de Sagonte

A cette occasion, un hommage sera rendu aux homosexuels de Stonewall qui, en 1969, affrontèrent la police new-yorkaise.

La nouvelle Eglise a en projet la célébration de mariages homosexuels et l’ordination de pasteurs de la même orientation sexuelle.


Le quotidien madrilène Ecodiario s’en est fait l’écho dans son édition du 30 juin.

L’information a été transmise à la Correspondance unitarienne par Andrès de la Portilla, chrétien unitarien de Madrid et militant gay.

Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 12:38
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander


" En 1536, l'armée bernoise conquiert le pays de Vaud dans sa marche pour porter secours à Genève. Sans tarder, leurs Excellences de Berne invitent protestants et catholiques à mesurer les arguments de leur foi à la Cathédrale. C'est la Dispute de Lausanne à laquelle participent Guillaume Farel, Pierre Viret, Jean Calvin. Suite à ces débats, MM. de Berne proclament les Edits qui imposent la Réformation dans le Pays de Vaud. Ils s'arrogent les biens de l'Eglise, s'engagent en contrepartie à payer les pasteurs et à les former.

S'ensuit une longue histoire de proximité entre l'Etat et l'Eglise réformée. Le visage de l'Eglise réformée actuelle s'est dessiné, dans ses caractéristiques fondamentales, au 19ème siècle.

L'élément principal consiste en l'accession des laïcs aux responsabilités. En 1863, sont créés les conseils paroissiaux élus par les fidèles, les conseils d'arrondissement, le Synode, le Conseil synodal. Dans les assemblées, les laïcs sont deux fois plus nombreux que les ministres; le fonctionnement en est démocratique. En se dotant de conseils d'Anciens, l'Eglise libre, née d'une rupture avec l'Etat en 1847, avait ouvert le chemin à cet engagement des laïcs. L'Eglise libre et l'Eglise nationale fusionneront en 1966 pour donner naissance à l'Eglise évangélique réformée du canton de Vaud.

Depuis le début du 19ème siècle, la situation des catholiques vaudois a été en s'assouplissant, jusqu'à la Constitution d'avril 2003 qui place les deux Eglises sur pied d'égalité. " (historique lu sur le site de l’EERV). 


Se reconnaissant membre de l'Eglise universelle, l'EERV fait partie de la Conférence des Eglises protestantes romandes, de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse qui la relie au Conseil œcuménique des Eglises. 

Cette Eglise d’un canton suisse est très fière de son organisation démocratique. Elle vient d’ailleurs de renouveler son conseil synodal ce dernier week-end en essayant de réguler des tensions apparues entre l’aile libérale des réformées et une mouvance " évangélique " de type charismatique (toutefois modérée) en émergence. Le pasteur Antoine Reymond, de forte personnalité, a fait les frais de ce remaniement et ne fait plus partie de ce conseil.

Autre preuve de sa vitalité démocratique fut sa façon d’aborder la question de l’homosexualité au niveau de ses ministres du culte. Le débat synodal eut lieu en janvier de cette année. Le consensus mit l’accent sur le respect de la vie privée – il n’est donc pas question d’enquêter sur les orientations sexuelles des pasteurs – et, inversement, sur la discrétion et la non militance des pasteurs qui seraient homosexuels. L’une des résolutions prises le 26 janvier 09 stipule : " De même que l’EERV, à quelque niveau ou moment que ce soit, ne saurait mettre un ministre ou candidat en demeure de dévoiler son orientation sexuelle, de même un ministre ne saurait mettre en demeure l’EERV de se prononcer sur son orientation sexuelle. Pour sa part, le ministre ne saurait utiliser sa fonction comme lieu de revendications ou de militance " (lu sur le blog de Jean Martin
).

L’EERV évite ainsi le désordre qu’il y a par exemple dans les rangs anglicans à la suite d’un évêque américain de cette confession qui déclara haut et fort son homosexualité au grand dam des conservateurs de son Eglise, en Amérique et en Afrique. En bref, pas de participation des pasteurs aux Gay-Pride, mais pleine acceptation des pasteurs homosexuels dans les institutions de l’Eglise.

Aux Etats-Unis, les Eglises unitariennes-universalistes ont moins de retenue et soutiennent ouvertement les droits des homosexuels et autres (bi et transsexuels) au nom de la lutte contre les discriminations. Il faut dire que l’unitarisme a su se détacher du biblicisme qui considère que la Bible est le lieu de la révélation de Dieu, qu’elle est " Parole de Dieu " et qu’en conséquence ses préceptes font autorité. Les fondamentalistes s’en donnent alors à cœur joie pour repérer dans la Bible (qui, rappelons le, est une bibliothèque fort composite) des passages condamnant l’homosexualité.

En tenant compte des travaux d’exégèse de l’Ecole protestante allemande des années 1830, répercutés en Amérique par le pasteur unitarien Théodore Parker (1810-1860), les unitariens américains ont adopté à la fin du XIXème siècle une vision spirituelle, morale et culturelle de la Bible et non plus celle d’un code de conduite obligatoire. Pour eux, la Bible reste un livre inspirant, mais il n’est plus un livre inspiré ! Il est simplement le vécu et le témoignage de croyants en Dieu (y compris les propos de Jésus) et en cela il reste très important mais il n’a plus l’autorité suprême et incontournable que lui avaient conférée les Réformes protestantes du XVIème siècle (y compris le courant anti-trinitarien).

ndrl du 3 juillet 09 - lors de l'édition de cet article, deux paragraphes ont sautés, si bien que le texte ne correspondait plus au titre annoncé ! Nous venons de rectifier et nous présentons toutes nos excuses à nos lecteurs.

Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 10:41
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Après plusieurs années de crise, entre autres déclenchée par un évêque qui a déclaré son homosexualité, l’Eglise épiscopalienne connaît, ce mercredi 10 décembre, la dissidence de sa frange la plus conservatrice : le Common Cause Partnership (Partenariat pour une cause commune) qui regroupe environ 700 congrégations anglicanes, soit quelque 100 000 membres. L’Eglise épiscopalienne regroupe les anglicans aux Etats-Unis et compte quelques 2,2 millions de fidèles.


Comme dans toutes les Eglises chrétiennes, les discriminations basées sur le sexe divisent les fidèles : accès des femmes à l’ordination (1), accès des homosexuels aux responsabilités ecclésiales, mariage de couples homosexuels (question d’autant plus sensible dans les pays où le mariage à l’église ou au temple a valeur d’Etat Civil).


(1) Janyce Sèvre-Duczynska a été ordonnée prêtre, le samedi 9 août 2008 à Lexington, dans le Kentucky. C’est la 6ème femme ordonnée aux Etats-Unis cette année dans le mouvement " Roman Catholic Women Priests (RCWP). Le Père Roy Bourgeois a eu le courage de concélébrer avec la nouvelle ordonnée (nous ne savons pas s’il s’est fait " crossé " suite à cette initiative personnelle).


Les anglicans conservateurs des Etats-Unis ne sont pas les seuls à réagir contre une libéralisation des mœurs. Ils sont fortement appuyés par les Eglises anglicanes en Afrique noire qui, elles n’ont plus, n’acceptent pas l’homosexualité.


En s’appuyant de trop sur la Bible, les chrétiens ne vont-ils pas s’entredéchirer ? En effet, surtout l’Ancien Testament (depuis le récit mythique de Sodome et Gomorrhe) a distillé une vive répulsion envers l’homosexualité, par principe peu adéquate pour la croissance démographique du petit peuple qu’étaient les Hébreux puis les Judéens, d’autant plus que ces derniers vécurent dans un contexte hellénisé qui, lui, au contraire, valorisait les " amitiés " masculines.

Si l’Eglise catholique campe sur une position intransigeante, les milieux protestants libéraux sont plus ouverts mais ils doivent faire preuve d’une grande prudence car les Eglises protestantes sont elles aussi partagées par le clivage conservateurs / progressistes. Certes l’homophobie est vigoureusement condamnée, mais l’homosexuel n’en reste pas moins volontiers soupçonné de pédophilie (ce qui procède d’un amalgame pour le moins hâtif) et, sous prétexte de ne pas troubler le bon ronronnement de la communauté, on évite de lui confier des responsabilités comme par exemple de faire partie du conseil presbytéral ; quant au débat sur l’accompagnement spirituel des couples homosexuels, on n’en parle le moins possible ! bref beaucoup de non dits et assurément une grande lâcheté, ne serait-ce que pour éviter les Inquisiteurs veillant aux transgressions, ne décolérant pas sur l’évolution des moeurs et toujours prêts à mobiliser, à leur croisade, grincheux et frileux.


Voir nos articles sur la question :

Sur le site de l’AFCU, à la rubrique " accompagnement spirituel des couples ",
http://afcu.over-blog.org/categorie-10398609.html

Dans les Actualités unitariennes, à la rubrique " homosexualité ",
http://actua.unitariennes.over-blog.com/categorie-1231172.html  

Dans La Besace des unitariens, l’article " Christianisme et homosexualité : les Eglises au risque de se perdre … " http://labesacedesunitariens.over-blog.com/article-24872773.html


Car il s’agit bel et bien d’un rapport aux textes : "L’ordination des femmes et l'homosexualité ne sont que des symptômes des vrais problèmes", a expliqué à l'AFP Robert Lundy, porte-parole du Conseil anglican américain, qui fait partie de la fédération dissidente. "C'est une séparation due à des convictions théologiques profondes et des sujets qui participent de la foi. L'homosexualité ne participe pas de la foi. Jésus si, et la Bible aussi, et c'est la raison pour laquelle (cette dissidence) se produit", a-t-il dit.


Les Anglicans dissidents vont entamer une longue procédure afin de se faire reconnaître comme "branche" ou "province" de l'Eglise américaine au sein de la communion anglicane. Il ne s’agit donc pas d’un schisme à proprement parlé, mais cela n’est pas sans mettre à mal l’image plutôt libérale et moderne de cette Communion.

Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 11:08
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Après les Pays-Bas (en 2001), suivis du Danemark, de la Suède, de la Finlande et de la Grande-Bretagne, la Norvège a admis le mariage de couples homosexuels en juin 2008.
En conséquence, l'Eglise unitarienne de Norvège, qui a autorisation officielle de célébrer des mariages, délivrera un certificat qui vaut acte d'Etat-Civil (comme dans de nombreux autres pays, exempté la France où le mariage se fait à la Mairie).

Cette Eglise a son siège à Askim, au sud-est d'Oslo. Nos meilleurs voeux à celles et à ceux qui s'y marieront.

Unitarkirken i Norge,

http://www.unitarforbundet.org
Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 03:34
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Les Cahiers Michel Servet, publiés par la Correspondance unitarienne, en sont à leur n° 11 : un texte très sensible de l'écrivain Michel Bellin. Il y évoque, par l'intermédiaire des héros de ses nombreux romans, son propre itinéraire spirituel.

Au risque de me perdre
; la foi (de retour ?) pour un ancien prêtre qui, désormais, assume son homosexualité 1967-2008, par Michel Bellin, écrivain (Itinéraires spirituels tome II), dessins à l'encre de l'auteur, avant propos de Jean-Claude Barbier "Christianisme et homosexualité : les Eglises au risque de se perdre ... " ; Cahiers Michel Servet n° 11, 24 p. en A4 + couverture en couleur.

Prix : 5 euros (chèque émis en France, billets en euros ou timbres en tarif économique) à envoyer à Jean-Claude Barbier, Résidence "Les Saules, bât. C1, avenue du Maréchal Juin, 33170 Gradignan, correspondance.unitarienne@wanadoo.fr


Les Cahiers Michel Servet sont enregistrés à la Bibliothèque nationale de France sous le n° ISSN 1965-2488. Voir la liste complète des n° dans La Besace des unitariens,
http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-1131158.html

Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /2008 13:57
- Par Cahiers Michel Servet - Publié dans : l'homosexualité - Recommander

Michel Bellin dédicacera son dernier ouvrage " IMPOTENS DEUS de l’angélisme chrétien à l’homophobie vaticane " aux éditions de l’Harmattan (collection Minorités & Sociétés), le vendredi 12 septembre 2008 à 19h 30 au CENTRE LGBT, 63, rue Beaubourg, 75003 Paris (métro Rambuteau).

Avec au programme : un entretien mené par Eric Garnier, militant associatif gay, et des comédiens liront quelques extraits du livre. L’auteur dédicacera également ses deux précédents ouvrages parus aux Ed. Gap : " Ieschoua mon amour " * et " Charme et splendeur des plantes d’intérieur ". À l’issue du débat (homosexualité et christianisme) et de la séance de dédicace, le verre de l’amitié réjouira tous les participants.
Présentation du livre et renseignements complémentaires sur le site personnel de l'auteur  http://www.michel-bellin.fr/
* voir notre compte-rendu de ce livre  Loïc ou le drame de l’homosexualité vécu de l’intérieur en date du 27 septembre 2007

Merci de venir nombreux à ce rendez-vous littéraire - et avant tout militant ! Michel Bellin

présentation du livre en 4ème de couverture :

Impotens Deus
. Traduction : " Dieu impuissant ". Au double sens du terme : ni souveraineté ni fécondité. Une simple hypothèse aussi usée que le monde et qui ne tient aucune de ses promesses. Exit l’Éternel !

Telle est, après trente ans de désintoxication, la conclusion de l’auteur, qui fut prêtre. Mais son constat n’est pas amer pour autant, plutôt serein et même radieux : l’Homme seul. Charnel et périssable. Pitoyable et sublime. Enfin affranchi ! Et à foi neuve, catéchisme inédit : le contraire de croire ? Savoir. Le contraire de prier ? Rire. Le contraire de mourir ? Jouir.

Pour témoigner ici de cette conversion, point de théorie ni d’arguties, surtout pas un autre traité d’athéologie. Juste des mots en rafale, à la volée. Pour jongler et peut-être semer... Des mots que l’auteur a ratissés dans son œuvre comme on rassemble une collection - comme on concentre une mitraille ! Des mots charnus, crus et drus, faits de nerfs et de sang, de sperme et de larmes, humains quoi !

Du coup, l’auteur persiste et signe. Cette anthologie éruptive signe sa vraie vocation et son pedigree : athée. Au sens où l’entendait Sartre avec cette acuité réjouissante : un maniaque de Dieu qui voit partout son absence. Telle est la passion du renégat. Dans la double acception du terme : tourment et enthousiasme.

Et le lecteur ? Qu’il soit croyant zélé ou mécréant confirmé, follement gay ou hétéronormé voire fifty-fifty, consentira-t-il à se remettre en question ? À se laisser interpeller ? Et pour ce faire osera-t-il répondre à l’invite de l’ange comme jadis dans le jardin milanais ? Tolle et lege. En français : " Prends et lis. "

Pour ouvrir le débat :

" L’homosexualité est un désordre objectif qui est contraire à la sagesse créatrice de Dieu. " (1986), 

" Reconnaître légalement les unions homosexuelles serait masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité." (2002)

" L’Eglise ne peut pas admettre aux Ordres sacrés ceux qui pratiquent l’homosexualité ou soutiennent ce qu’on appelle la culture gay. " (2005)

" La revendication homoparentale porte en elle le ferment d’un danger anthropologique ... "

L’auteur de ces blâmes - toujours aussi obstiné au fil des années - va être reçu en grande pompe en France à la mi-septembre. Michel Bellin quant à lui, est fermement décidé à accueillir Benoît XVI le jour même de son arrivée à Paris par des rafales de mots !

Message de Michel Bellin du 12 août 08 adressé aux Actualités unitariennes

Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 18:47
- Par Michel Bellin - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
La Communion anglicane est mise à bien rude épreuve depuis qu’un évêque homosexuel américain a été ordonné dans le New Hampshire en 2003, envers et contre tous. 

Notre-Dame-de-Paris--le-moissonneur--25--de-r--duction.JPG moissonneur vu sur un vitrail de Notre-Dame de Paris. 

Et pourquoi excluerait-on des moissonneurs sous le prétexte qu'ils seraient homosexuels ? Tout un chacun  est convié aux travaux de la moisson. Il en va de la survie de tout le monde. 


L’homosexualité n’enlève en rien les qualités d’une personne et on ne voit pas pourquoi une communauté se priverait de son charisme. 

En tout cas, les Parisiens en ont décidé ainsi qui ont un maire déclaré homosexuel et dont, toute tendance politique confondue, ils apprécient la personnalité et le fait qu’il sépare, comme il se doit pour tout homme ayant des responsabilités publiques, sa fonction et sa vie privée. 

A la Fédération des réseaux du Parvis (mouvance catholique libérale), c’est le président de l’association David et Jonathan, membre de cette fédération, qui en est le président depuis novembre 2004. Il l’est pour sa personnalité, pour ses qualités, et non pour sa vie privée. Il n’y a aucune raison de discriminer (positivement ou négativement) des personnes à cause de leur sexualité et de se priver ainsi de leurs talents, que ce soit au sein des Eglises ou ailleurs.


Ceci dit, la question du mariage de couples homosexuels est une toute autre affaire. Dans nos institutions humaines, le mariage est une institution qui gère une communauté de personnes et de biens en vue d’asseoir une filiation ; ce n’est donc pas seulement une affaire de cœur entre deux personnes même si ces sentiments sont à la base de l’entreprise. D’où un engagement solennel et officiel devant la société civile qui fonde un ensemble de droits et de devoirs. 


En France, les Eglises ont été dessaisies du mariage par l’Etat. Ce ne sont donc plus elles qui marient même si, pompeusement, on parle encore de " mariage religieux ". Le mariage se fait devant le maire et non plus devant une communauté religieuse. Jusqu’à quand les acteurs religieux continueront-ils d’entretenir le suspense … et le malentendu ? 


En fait, ce qui se passe concrètement devant une communauté religieuse, ce n’est plus le mariage en tant qu’engagement celui-ci ayant déjà été fait, mais un témoignage spirituel envers cette communauté, ou encore une action de grâce, ou encore la demande d’une bénédiction, ou encore le besoin d’une solennité supplémentaire, etc.


Que nos communautés religieuses cessent donc de se diviser à propos du mariage, qu’il soit hétéro ou homosexuel, puisque ce n’est plus leur affaire, mais celui d’une société civile désormais sécularisée pour le bonheur de tous et qui ne veut plus des emprises religieuses (que ce soit le cléricalisme de Droite ou celui de Gauche). En cela, les pays laïcs d’Europe occidentale ont une longueur d’avance. A la République ce qui lui revient et à Dieu ce qui est à Dieu !


A propos de la Communion anglicane, lire les propos de Mgr Pierre Whalon (évêque responsable des épiscopaliens en Europe – la branche américaine des anglicans) recueillis par Jean-Marie Guénois et publié le 26 septembre sur le site www.la-croix.com " Nous sommes allés trop vite sur la question homosexuelle ".


Une réunion de 150 évêques américains tenue à La Nouvelle-Orléans a pris en considération les très vives protestations des communautés africaines hostiles à l’acceptation de l’homosexualité, ainsi que les remous internes aux Etats-Unis (80 des 7 200 paroisses américaines se sont placées sous la houlette d’évêques africains, d’autres sont devenues des Eglises évangéliques). Ils ont adopté le moratoire de 2006 que la Communion anglicane avait proposé pour calmer le jeu, suspendant le projet de nouvelles ordinations d’évêques homosexuels et la perspective de mariages homosexuels (mais laissant faire l’ordination de prêtres homosexuels qui se pratique déjà dans les diocèses de la Côte ouest des Etats-Unis).

Qu'on se le dise, en France, les unitariens sont pour l’instant les seuls à proposer un accompagnement spirituel et une cérémonie pour les couples homosexuels qui souhaitent " se marier ".  
 

Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /2007 04:43
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Michel Bellin, 2007 - " Ieschoua mon amour, l’évangile selon Loïc ", édition GAP, 175 p.
Ce 11ème livre de Michel Bellin, paru depuis le 5 septembre, est vendu par l’auteur à partir de son site : http://www.michel-bellin.fr ; courriel : michelcombebellin@hotmail.com

points de vue
  :

" J’aime cette idée de Loïc et de son écrivain privé, du " double " en deux générations, passé et présent qui se rejoignent et s’interpellent. Le style réactif et nature avec ses actualisations si justes, aves ses jeux de mot et ses lapsus m’ont fait beaucoup rire. J’ai par ailleurs apprécié le ton pudique du récit " (Danièle M. à Seynod)
 

" Un appel à se libérer des entraves, surtout du carcan catholique romain. J’ai apprécié votre refus de l’esclavage " (Michel M. à Sherbrooke, Canada)
 

" J’ai apprécié ce manuscrit et je l’ai lu avec un très vif intérêt. J’y trouve une fraîcheur, une candeur, une lucidité aussi paradoxalement, comme si par le détour d’une fiction, et par l’influence de l’histoire vécue du petit Loïc, l’auteur retrouvait un chemin, un idéal, une attente. Il y a dans le personnage quelque chose de l’Idiot dostoïevskien. Celui qui semble stupide et par là découvre le chemin de l’intelligence véritable " (Dominique V. à Paris)
 

" Il est sympathique, ce jeune Loïc, dont le flot de paroles noie pudiquement l’amour indescriptible pour Ieshoua de Nazareth ! J’ai aimé le style, si peu ressemblant à ce qu’on doit quotidiennement entendre à " Issy-les-Moulins " ! J’ai apprécié les flèches, les jeux de mots. J’ai retrouvé les obsessions de l’auteur, reconnu les souffrances, les désespoirs, et lu en filigrane une image de l’être humain pas si éloignée de celle de son idole. Et je me suis inquiété de l’épilogue … "  (Bernard S. à Meythet)
 

" Un livre vrai, sensible, terriblement bien écrit, les personnages sont si touchants, si vrais, si forts … bref, c’est vraiment un excellent livre. Un " style " personnel qui éclate à fond ; on a l’impression d’entendre Loïc qui parle en face de nous. J’ajoute que, pour moi qui suis agnostique, ça ne m’a pas gêné cette histoire de croyant, par contre j’étais bouleversé par une telle ferveur pour Ieshoua … Je me dis que finalement même si croire en un pan infime d’une religion, y croire si fort qu’on le vénère comme une religion en soi, c’est pas une gêne … un peu comme ces gens qui n’aiment pas l’art et qui pourtant seront en extase devant une ou deux peintures ou moi même qui ne suis vraiment pas fan de musique " classique " et qui pourtant tremble quand j’entends Dvorak. Un sublime livre ! " (Romain B. à Angers)

" La force du récit se situe dans le rappel du passé en lien avec le présent (la présence de l’Eglise dans la vie des gens d’autrefois et qui a disparu aujourd’hui) et qu’il existe probablement des gens qui vivent des difficultés spirituelles de Loïc. On reste troublé à la fin du récit, on se demande mais qui est vraiment Ieschoua ? Il me reste plein de questions et d’interrogations face à cette histoire. C’est original et décapant " (Richard C. à Montréal, Québec)

" Merci, Michel, d’avoir écrit cela … pour tous les Loïcs d’aujourd’hui … pour moi .. Que dire ? Que Faire ? … partir, courageusement … ? rester, et vivre une part de mensonge dans sa vie ? … tout en essayant de vivre une autre part à la suite de Ieschoua en aimant et en essayant de témoigner de son Amour ? … Je pense que je me poserai la question jusqu’au dernier soupir ! " (Jean T. à Mâcon)

" J’ai été enchanté par la forme de l’ouvrage. Le récit, le renvoi au double, au triple si l’on inclut la communication personnelle avec Jésus, donne un air de jeunesse, de fraîcheur qui ont fait que ce livre je l’ai dévoré, obligé de le relire, des fois que j’aurais trop manqué, ne serais pas allé à l’essentiel, au fond quoi … Le fond justement : " Nous ne le chercherions pas s’Il ne nous avait déjà trouvé ! " (François L. à Gaillard)

" Dense, pertinent, profond et décapant. L’écriture est toujours assez belle et intérieure d’autant que l’histoire se lit comme un roman " (Christian T. à Lyon)


Notre-Dame-de-Paris--Esmeralda.jpg

" Ce livre est un drame, à commencer par la difficulté de vivre l’homosexualité pour des personnages qui tournent autour de Dieu : un ecclésiastique de haut rang (expert psy au Vatican !), un ancien prêtre, des professeurs de séminaire, un jeune séminariste, d’autres jeunes séminaristes. Ce vécu homosexuel est décrit ici avec pudeur, sans occulter les fantasmes érotiques et les pulsions sexuelles, mais toutefois loin de l’exhibitionnisme des Gay Pride. Entre la banlieue d’Issy-les-Moulineau et Notre-Dame de Paris, la rencontre d’hommes que leur sexualité a rendu discrets et solitaires. Fascinant lieu que ce parvis de Notre-Dame et ses environs depuis que Victor Hugo y a campé des êtres d’exception mais marginaux, à la limite de notre quotidien tout en étant porteurs d’une psychologie de nos entrailles.

Et si l’auteur a écrit son roman en une seule nuit, vous le lirez, vous, en un seul train, en une seule insomnie, ou encore en un seul souffle. " (Jean-Claude Barbier à Bordeaux)
 
 

Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /2007 03:18
- Par divers - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Michel Bellin, 2007 - " Ieschoua mon amour, l’évangile selon Loïc ", édition GAP, 175 p.

Ce 11ème livre de Michel Bellin, paru depuis le 5 septembre, est vendu par l’auteur à partir de son site 
http://www.michel-bellin.fr, courriel : michelcombebellin@hotmail.com


Présentation du livre par l’éditeur
  

ieschoua.jpg Loïc, le jeune de banlieue qui veut devenir prêtre. 

Illustration de première de couverture par Romain Boussard.


" Loïc mesure près de 2 mètres, mais il est beaucoup moins grand dans sa tête au dire de ses formateurs. Après une jeunesse défavorisée, il rêve de devenir prêtre. " Curé racaille dans le neuf-trois, c’est choc ! " s’enflamme-t-il. Pas si simple. Malgré une foi aussi fervente que naïve, il est sans cesse recalé pour l’accession aux Ordres Sacrés. Rebuté par les études théologiques, soupçonné de penchants désordonnés, déstabilisé par un prêtre psy aux méthodes singulières, Loïc dépérit dans son séminaire parisien. Le garçon décide alors pour survivre d’appliquer son plan B : faire raconter sa vie par un écrivain privé, un sexuagénaire marginal qui a été prêtre autrefois. Une lumineuse amitié les lie peu à peu tandis qu’ils partagent des goûts communs pour la gastronomie, la musique, le cinéma … et une passion intacte pour le mystérieux et toujours fascinant Ieschoua. Mais voilà qu’approche la terrible Semaine Sainte, qui fut fatale à leur héros … ".

" Ecrit à la première personne durant une sorte de " nuit de feu ", le 11ème ouvrage de Michel Bellin surprendra plus d’un lecteur. En ranimant la foi de son enfance grâce à une tchatche éblouissante, l’auteur de " J. l’Apostat " s’émerveille de célébrer à nouveau l’enfance de la Foi. " 

 

Autres livres de l’auteur

1996 – J. L’Apostat, Golias, avec une postface de Jacques Gaillot

2002 – Communions privées, H&0, recueil de nouvelles érotiques gay

2003 – Charme et splendeur des plantes d’intérieur, H&O, un second recueil de nouvelles érotiques gay

2003 – Le premier festin (dont " L’envol "), H&O

2003 - Le messager, H&O, roman

2005 - Le duo des ténèbres, Alna, pièce de théâtre (sera jouée à Marseille en mai 2008)

2005 - Raphaël ou le dernier été, Alna, adaptation du Messager pour le théâtre

2006 – Don Quichotte de Montclairgeau, Alna, pièce de théâtre

2006 – Vous reprendrez bien un p’tit aphoricube ? Gap, un recueil d’aphorismes illustrés

2006 – Impotens Deus, Alna, l’antagonisme entre le christianisme et l’homosexualité


L’auteur nous a écrit

" En deuil de mon Eglise : … découvrant par hasard sur Internet des chrétiens unitariens … éberlué de lire une charte * qui condense à la fois tous mes refus et toutes mes aspirations … Bref, j’ai eu soudain l’envie de vous faire connaître mon dernier né. Peut-être ma résistance spirituelle (et littéraire) rejoint-elle la vôtre ? Merci de votre attention. Cordialement "

*notre Manifeste d’Avignon – à lire sur le site de l’AFCU 



Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /2007 18:58
- Par Michel Bellin - Publié dans : l'homosexualité - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Les commandes sont à adresser à l'auteur lui-même. Courriel : michelcombebellin@hotmail.com

Vous pouvez le faire directement à partir de son site http://www.michel-bellin.fr

Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /2007 08:36
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : l'homosexualité - Recommander

Trop de chrétiens lgbt (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) se sentent encore mal à l’aise dans les Eglises. Le témoignage de Jean Vilbas que nous publions ce jour dans La Besace des unitariens (http://labesacedesunitariens.over-blog.com) est accablant. Règnent trop souvent le silence suspicieux, la gêne lorsqu’il s’agit de l’accès aux responsabilités, le soucis du qu’en dira-t-on.

Les Eglises se montrent prudentes, ne souhaitant pas être entraînées dans une surenchère et craignant que leur aile conservatrice ne les boude, ou ne les quitte pour des Eglises réputées pour leur conservatisme. Comme dit J. Vilbas, les Eglises ne disent rien, sinon qu’elle n’ont rien à dire ! J’ajouterais volontiers que certaines bavardent là où on ne les attend pas mais se taisent là où on les attend …

Mais toutes les bonnes raisons ne tiennent pas devant l’amour de Dieu. Nos Eglises doivent être des lieux de convivialité à l’exemple de ce que les Actes des apôtres relatent des premières communautés chrétiennes. C’est ce qui fait l’attraction réelle de nos communautés, assurément plus que les credo ou les prises de position qu'elles soient conservatrices ou progressistes.

Et puis, comment ne pas dénoncer l’anachronisme des discriminations basées sur le genre, le statut matrimonial ou la vie sexuelle. Nous avons grand besoin de compétences, que chacun exerce ses talents, apporte sa pierre au grand chantier d’un christianisme moderne. Pourquoi rejeter les bonnes volontés ? Dans beaucoup de milieux, l’accès aux responsabilités des lgbt ne pose plus de problème, à commencer au sein d’entreprises, de partis politiques, de collectivités territoriales, etc. Faudrait-il que les Eglises soient (encore) à la traîne !

Lors de son AG 2004, la Fédération des réseaux du parvis porta à sa présidence le président du mouvement David et Jonathan. Cela se fit tout simplement au vu de la compétence et de l’amabilité de la personne qui faisait consensus. Pourquoi faire problème lorsqu’il n’y a en pas ?

depuis mai 2006, l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens est membre de cette fédération.

voir sur le site de l'AFCU, une proposition à débattre lors de la prochaine AG de cette association : "Le mariage homosexuel" (message du 14 avril 07)

Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /2007 05:57
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : l'homosexualité - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés