Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

à vos ami(e)s

Cliquez ici pour recommander ce blog

Rechercher


Le mouvement béninois " Chrétiens pour changer le monde ", lancé en 1997 par Albert Gandonou, a su, par ses relations, ses cafés-théo mensuels et ses manifestations, s’ouvrir aux autres religions. Chaque année, il participe aux fêtes des religions traditionnelles (principalement les cultes du vodoun et des cultes post-coutumiers tels que celui de la Sirène = Mamy Wata). Il est donc tout à fait qualifié pour lancer une table ronde sur le sujet : " Le dialogue inter religieux : en finir avec toutes les formes d’exclusion ".

Cette manifestation réunira des représentants de l’Eglise catholique, de l’Eglise protestante méthodiste, de l’Eglise du christianisme céleste, de l’islam, du judaïsme et du vodoun. Elle aura lieu le samedi 28 juin 2008, à partir de 8 h, au Chant d’Oiseau, à Cotonou.

Cette initiative bénéficie du soutien de l’Institut universitaire du Bénin (IUB). L’information est relayée par la radio nationale (Office de la radio et télévision béninoise, ORTB), la radio catholique Immaculée Conception, la radio de l’Eglise du christianisme céleste Alléluia, par l’émission télévisée Week-end Matin (ORTB) et le journal La Nouvelle Tribune.

Pour contact : tél  00-229 / 97 47 72 90 ou 21 32 81 97,
gandonou@iubformations.org
http://www.cpcm-benin.org 

Si en Europe les relations inter religieuses se développent principalement depuis la fin de la dernière guerre mondiale, en Afrique noire ce genre de rencontre est encore suffisamment rare pour que nous en soulignons toute l’importance. Nous saluons aussi le dynamisme d’un mouvement qui, plus léger que les institutions ecclésiales, peut effectivement lancer des passerelles et promouvoir le dialogue et la transversalité entre toutes les religions. Nos meilleurs vœux pour la réussite de cette Table ronde
.

Vendredi 20 juin 2008
par informations Albert Gandonou publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander

Nairobi--s-minaire-de-formation-de-l-ICUU--f-vrier-2008.jpg

les participants au séminaire de formation que l’ICUU vient d’organiser à Nairobi en février


Le dimanche 18 février, avec une assemblée de 75 personnes, les révérendes Jill McAllister de la congrégation unitarienne-universaliste de Kalamazoo (Church of San Jose People’s Church) dans le Michigan, et Rosemary Bray McNatt de la Fourth Universalist Society in the City, à New-York, de retour du séminaire de formation organisé par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) à Nairobi, au Kenya *, ont célébré le culte à Kampala.


* voir le site de l'AFCU, à la rubrique ICUU

La mouvance unitarienne d’Ouganda a commencé à se former en 2004 et elle est animée par le révérend Mark Yusuf Kiyimba.

Les Actualités unitariennes s’en sont fait l’écho dans un message du 27 août 2007 (rubrique " en Afrique "), intitulé "Chrétiens, musulmans et libres penseurs ensemble au sein d’une association unitarienne-universaliste en Ouganda ".

Le prochain bulletin de la Correspondance unitarienne (n° 77, mars 08) sera un " spécial Afrique ".
Vendredi 14 mars 2008
par d'après Mark Yusuf Kiyimba publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
Depuis l’annonce de la réélection du président sortant, plus de 1 000 personnes ont été tuées et 250 000 à 300 000 déplacées. Les violences touchent principalement la capitale, Nairobi, et le pays luo (ethnie du candidat outsider) et la Vallée du Rift (Ouest du Kenya). Mais, le danger est généralisé car les migrations internes font que les populations se sont très largement entremêlées.


Dans la nuit de jeudi à vendredi à Kisii, dans la province de Nyanza, quatre personnes ont été tuées (dont deux à la machette) lors des affrontements intercommunautaires.


Une Eglise unitarienne existe dans les milieux ruraux kisii. Nous avons parlé de cette Eglise qui nous est chère et de la civilisation des hauts-plateaux kisii dans des messages précédents, du 4 au 9 janvier (voir notre rubrique "en Afrique")


Source : Quotidien Le Soleil (Sénégal), édition multimedia du samedi 9 février,
http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=33384

Samedi 9 février 2008
par chrétiens unitariens publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander

map-web-mapquest-com.gif

 

Pour les séjours longs, les touristes préfèrent la ville de Kisumu (3ème ville du pays et capitale du pays luo) qui dispose d’hôtels de luxe avec vue sur le lac Victoria et offrant des séjours confortables. 


Toutefois, les curieux qui aiment découvrir le Kenya en dehors des principaux flux touristiques peuvent apprécier la belle ruralité du pays kisii dont les terres d’altitude offrent un climat très agréable.

 

undefined



La petite ville de Kisii dispose d’un aéroport à partir duquel, les touristes peuvent découvrir les magnifiques paysages bocagers des Hautes terres de l’Ouest kenyan, puis le traverser vers l’est et plonger sur le Masai Mara,  l’une des plus importantes réserves de faune du pays, par Lolgorien (une arrivée bien plus belle que par Narok).



Les unitariens ont une Eglise en pays kisii. Pour contact
révérend Patrick Magara

Mercredi 9 janvier 2008
publié dans : en Afrique recommander
statuettes-en-pays-kisii.jpgkisii-chess.jpg à l'image d'un pays densément peuplé, laborieux, imaginatif et accueillant, malheureusement victime d'une politisation ethnique.
Mercredi 9 janvier 2008
publié dans : en Afrique recommander
Un artisanat traditionnel de sculpture s’est développé en rapport avec le flux touristique dont bénéficie le Kénya grâche à sa richesse en faune. Les artisans mettent à profit le magnifique calcaire du pays kisii, facile à travailler, coloré, et se lissant comme du marbre pour en faire des silhouettes d'animaux, de personnes ou des objets utilitaires.  


Cette pierre calcaire est généralement blanche, mais peut prendre des teintes rosées, voir rouge, ou encore ocre et grise. 


La production d’objets en pierre de Kisii permet a un nombre important de personnes de vivre. En effet, tout est réalisé à la main de l’extraction des pierres (sur 20 km2) à la finition. 


L'Ong Au-delà des Frontières, qui importe ses objets en France, soutient trois groupes différents pour leur approche humaniste (soutien de séropositifs, intégration de personnes d’origines différentes y compris des handicapés, etc.) et pour l’excellente qualité de leur travail. En achetant les produits en pierre de kisii vous permettez à de nombreux artisans de vivre dignement de leur travail, de payer les frais de scolarité des enfants et de bénéficier d’ une couverture médicale. Des Ong anglo-saxonnes font également de même, comme par exemple Ten Thousand Villages (Dix mille villages).


undefined
On peut ainsi se procurer une vache blanche et noire en pierre de Kisii (10 cm de longueur, au prix de 8 euros), d’autres animaux comme des chats également en blanc et noir, des objets utilitaires comme des pot à crayons en pierre noire (dimensions: Ø=6 x H=12 cm, 12,70 euros), des coupes, des plats carrés, ou bien des assiettes (par exemple une coupe de 15 cm de diamètre à 13,15 euros), des boîtes (dimensions: Ø=6 x H=12 cm, 24,50 euros), de jolies vases (20 cm de haut, 21,60 euros), etc.


undefinedEt si vous aimez les gammes allant de l'orange au rouge sombre : des hippo rouges (10 cm de longueur, 14,80 euros) – ou encore des hippo transformés en bougeoirs -, des cœurs (7,80 euros pour un cœur de 5cm, 13,80 euros pour un cœur XL 7cm x 6,5), etc.


Les prix sont donnés avec envoi compris.


Au-delà des frontières
, 106 Rue Amelot 75011 Paris, Correspondance : 1 rue Oberkampf - 75011 Paris -
audeladesfrontieres@hotmail.com


Les mêmes produits sont également mis en vente sur d’autres sites du commerce équitable : ShopmaniaMarché équitableEco sapiens, Inakis, Comptoir éthique, etc. Au niveau du Kenya, voir aussi " Dix mille villages " (mais les prix sont donnés en dollars) qui présente des sculptures avec des personnages : couples mère-enfant et père-enfant, des personnes en train de danser en groupe, etc.


Les unitariens ont une Eglise en pays kisii (à Kisii-Etono). Pour contact : révérend Patrick Magara

Mercredi 9 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander
Le pays kisii, au Kenya, où existe une Eglise unitarienne qui a été victime elle aussi de la flambée des récentes violences post-électorales au Kenya, s’est organisé sur les hautes terres dans l’ouest du pays, à l’est du lac Victoria. Les Kisii sont des agriculteurs pratiquant une culture intensive avec habitat dispersé dans un système de bocage . C’est dire que les densités y sont particulièrement élevées.

le-pays-kisii--les-hautes-terres-de-l-Ouest-du-Kenya.jpg

 



La principale ville, Kisii, du même nom que l’ethnie, avait 25 634 citadins au recensement de 1999, auxquels s’ajoutaient 33 614 ruraux habitant dans le périmètre de la " Municipality ". L’ensemble de ce périmètre est estimé aujourd’hui à 70 368 habitants, le taux de croissance annuel de la ville étant de 2,72%.


Mais la ville, qui est en fait un gros bourg rural, enfle considérablement les jours de marché (tous les lundi et jeudi) jusqu’à tripler ses effectifs. Les autres centres semi-urbains prennent aussi toute leur importance le jour de leur marché, lequel est fixé de façon à ce qu’il y ait complémentarité avec les autres marchés voisins.

march------Kisii-au-Kenya.jpg

 

 

Les Kisii du Kenya étaient estimés à 1 582 000 en 1994 (I. Larsen BTL) et se trouvaient principalement dans le district de Kisii, mais aussi émigrés en dehors de leur zone d’implantation dans la province de Nyanza (dont fait partie le district de Kisii), le sud du golfe de Kavirondo et la région Sud-Ouest. Ils parlent le gusii (orthographié aussi guzii, ekegusii, ou appelé le kisii, le kosova). Il s’agit d’une langue bantou qu’on retrouve aussi en Afrique de l’Ouest (en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone). Elle appartient à la famille Niger-Congo, au sous-groupe Benue-Congo et à la branche Bantu.


Ils sont entourés de populations non-bantou : les Luo (des populations nilotiques dont le territoire donne sur les rives du lac Victoria) et les éleveurs massai en frontière avec la Tanzanie (dont le groupe Kipsigis qui sont les voisins immédiats à l’est des Kisii). Les relations de voisinages tournent parfois / souvent au conflit, notamment entre éleveurs et agriculteurs, le bétail pouvant causer des dégâts. Les élections (où les Kisii sont solidaires avec les autres groupes bantu dont les Kikuyu) enveniment ces relations déjà conflictuelles .


Selon l’agence chinoise Xinhua des affrontements entre les Kisiis et les Kalenjins (dont font partie les Massaï Kipsigis), qui se déroulaient dans l'ouest du Kenya depuis novembre 1991, se sont intensifiés en mars 1992 dans la ville de Kisii, où ils ont causé la mort de cinq personnes. Le groupe d'opposition Forum for the Restoration of Democracy a affirmé qu'une armée " privée et personnelle " appelée Kalenjin Liberation Front, loyale au président, était responsable des affrontements qui ont forcé des milliers d'habitants de Molo appartenant aux tribus kikuyu, kisii et luo de quitter leur maison (Daily Telegraph 1er mai 1992).


Un article publié par l'Associated Press (AP) le 21 octobre 1997 mentionnait que cinq personnes ont été assassinées et que des maisons ont été incendiées à la suite de conflits fonciers entre des Kisiis et des Luos, dans l'ouest du Kenya. C’était à la veille d’élections. A la même période, plusieurs articles ont fait état d'actes de violence commis contre des membres de la tribu kisii par des membres de la tribu kalenjin, dont font partie les Kipsigis (AI 10 juin 1998), qui est associée au parti au pouvoir, soit l'Union nationale africaine du Kenya (Kenya African National Union - KANU) (Daily Telegraph 1er mai 1992), au cours des premiers mois de 1992 (ibid.; BBC 20 mars 1992; Xinhua 18 mars 1992).


Informations recueillies par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (dont le siège est à Ottawa).


La démocratie "occidentale", avec son mode électoral au suffrage universel et à chambre unique (une assemblée nationale seule souveraine), est-elle capable de gérer une mosaïque ethnique ? Les Kisii, après bien d'autres populations d'Afrique noire en font les frais. Combien de morts pour un principe dit démocratique mais appliqué bêtement et assurément inadapté aux réalités du terrain.


La tradition unitarienne a toujours dénoncé les dogmes abstraits ; elle a aujourd'hui à dénoncer aussi les principes également abstraits quii mènent sur le terrain au désastre. La démocratie OUI bien sûr, mais à la condition qu'elle soit intelligente dans ses applications et innovante en fonction des réalités qu'elle se doit de réguler.


Pour aider l'Eglise unitarienne en pays kisii ; contact : révérend Patrick Magara  

Mardi 8 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
Oberwesel--ICUU--le-bishop-des-Kissi--K--nya---PB041200.JPGLe révérend Patrick Magara, fondateur et chef spirituel de l’UUCK lors de la rencontre de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) à Oberwesel, en Allemagne, du 1er au 6 novembre 07. Photo Jean-Claude Barbier


L’Unitarian Universalists Church of Kenya (UUCK), implantée en pays Kisii, a été victime des derniers évènements post-électoraux du pays, lesquels ont fait 360 morts *. Avec les Kikuyu, les Kamba et Meru, et d’autres groupes ethniques de langue " bantou ", tous les Kisii sont censés soutenir le président sortant du fait des solidarités tribales, qu'ils aient ou non effectivement voté pour lui. Leurs voisins Luo s’en sont donc pris à eux.
 

* ndlr : au 9 janvier, les estimations étaient de 600 morts et 25 500 déplacés


Au village de Kaplsabet, les maisons ont été brûlées, dont celles des unitariens et de leur pasteur (Jérémie Ontiri Ombati) ; et deux enfants du pasteur sont portés disparus. Dans de nombreux villages, les habitants sont contraints à rester barricadés dans leurs maisons, ou bien doivent fuir dans les marais ou les forêts afin de fuir les hordes vengeresses. Dans les centres urbains, à Kisumu, Eldoret et Nairobi, des unitariens sont parmi les massacrés.


L’UUCK gère des orphelinats. Elle lance un appel à aide. Pour contact (écrire en anglais) :
Sarahorphans@yahoo.com

 

Samedi 5 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
Chaque établissement humain valorise des appartenances lignagères et sociétales. Il s’avère que dans de nombreux pays les communautarismes ethniques ou religieux ont de l’importance. Les pays occidentaux ne sont pas exempts de ces identités, loin de là. L’explosion des Balkans est là pour nous le rappeler avec le drame du Kosovo, mais aussi les guérillas corse en France et basque en Espagne, les pressions islamistes, les communautarismes Nord-Américains, etc.


Dans de nombreux pays d’Afrique noire, les ethnies, si elles continuent encore à se distinguer par leurs dialectes et leurs coutumes, s’insèrent dans des ensembles linguistiques et culturels beaucoup plus larges – et ceci bien avant la colonisation. Elle est beaucoup moins morcelée qu’on ne le dit habituellement. Ceci dit, les politiques coloniales, par réalisme, ont pris soin de reconnaître le fait ethnique et d’adopter le maillage administratif en conséquence.


Mais l’actuelle politique de " démocratisation ", impulsée par les Occidentaux au nom d’un modèle électoral supposé universel organise d’emblée une représentation nationale sur la seule base des simples individus sans tenir compte des appartenances communautaires. Alors qu’en France et dans d’autres pays un sénat " tempère " l’Assemblée nationale en valorisant les collectivités locales, la " démocratie " que l’on veut introduire en Afrique se caractérise par des élections qui font la part belle aux groupes majoritaires, ethniques et/ou religieux, et où les groupes d’appartenance ne sont pas représentés en tant que tels.


C’est là une pauvreté institutionnelle, une inadéquation entre les formes d’organisation de la société civile et le politique, et un manque total d’imagination politique alors que les institutions traditionnelles faisaient preuve, quant à elles, d’une grande adaptabilité en fonction des groupes concernés.
 


kenya-ethnic-1974.jpgA son tour, le Kenya tombe dans la guerre civile à propos d’enjeux électoraux.


Le christianisme unitarien s’est développé depuis plusieurs années en pays kisii, dans l’Ouest du pays, en limite avec le grand lac Victoria, à l’initiative du révérend Patrick Magara ; également à Nairobi, la capitale, avec un groupe de jeunes Luo. Or, le pays kisii (d’origine "bantou" comme les Kikuyu, l'ethnie du président sortant et supposé "réélu") fait partie de la province Nyanza où se trouvent aussi les Luo (l’ethnie du candidat outsider au président sortant) et la 3ème grande ville du pays, Kisumu. 


C’est dire combien nos amis sont exposés dans la situation actuelle.


Un séminaire de formation organisé par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) pour les unitariens d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale était prévue à Nairobi pour le mois de février.

Vendredi 4 janvier 2008
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander
Ouganda.pngEn 2004, des étudiants de l’université Makerere de Kampala commencèrent à tenir des réunions. Le mouvement compte maintenant 150 personnes habitant la capitale et 50 autres dans le district de Masaka.
 
Mark Yusuf Kiyimba est à la fois ministre du Kampala Central Unitarian Fellowship Church (qui se réunit à l’hôtel Speke) et président de l’Unitarian Universalist Association of Uganda (UUAU).
 


L’UUAU gère un orphelinat de 400 enfants dans le district de Masaka avec l’aide du UU HIV/Aids project.
 


Contact : Speak Road, P.O Box 28977 Kampala, tél. + 256 / 774 412 443,
http://www.uuuganda.org/ 

Miracle de l'unitarisme-universalisme qui sait réunir en des congrégations locales des personnes d'origine la plus diverse !

Lundi 27 août 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander

Le Monde de la Bible vient de consacrer son n° de juillet-août 2007 au Soudan : "Des pharaons noirs aux royaumes chrétiens". http://www.mondedelabible.com

Sudan-Farras-fresco-of-cathedral-.jpgLa Nativité, fresque de la cathédrale de Farras au Soudan nubien, vue sur le site de Wikipedia.

Les élégantes silhouettes des pyramides méroïtiques sont déjà bien connues. Ce qui l'est moins, ce sont les fresques chrétiennes qui ont survécu à la conquête de l'islam et qui témoignent d'une époque chrétienne nubienne (dinstincte de l'Egypte copte et de l'Ethiopie), qui va de 543 (date du baptême du roi de Nobadia) au milieu du XIV°, avec des reliquats jusqu'au début du XVI°.  

Les fresques datant du XII° s. du monastère de la Sainte-Trinité à Old Dongola, entre autres, sont de toute beauté. Sur l'une d'elles on y voit des masques africains lors d'une festivité.

A voir dans ce numéro, et sur le terrain entre Karthoum et la frontière égyptienne.

Vendredi 29 juin 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander

acuc.jpglogo de l'Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC), en partenariat avec l'AFCU.


J'ai le plaisir de vous informer qu'une communauté chrétienne unitarienne est en voie de constitution à Ouesso, dans le nord du pays. Affecté il y a bientôt 2 ans, notre ami Jean-Louis Elenga est professeur de philosophie dans le lycée de cette ville. Depuis le mois de novembre dernier, il ami tâche d'organiser avec beaucoup de tact une communauté là-bas. Disons-le avec modestie que c'est prometteur !

Actuellement, Jean-Louis est en séjour à Brazzville pour un conseil de famille. Depuis quelques mois, m'a-t-il dit, il parvient à regrouper une quinzaine parfois une vingtaine d'hommes et de femmes en majorité jeune pour leur parler de notre christianisme. Et un auditoire qui se montre franchement coopératif m'a-t-il assuré. Mais jusqu'à présent aucun culte à proprement parlé n'est organisé. Je crois que le plus important c'est d'abord de faire comprendre ce que c'est que notre christianisme et je connais l'ardeur de Jean-Louis en matière de vie associative.. En novembre dernier, J.Loius m'avait demandé de lui envoyer une documentation importante sur l'unitarisme. Chose que j'avais faite immédiatement en faisant faire de nombreuses photocopies.

Je vous rappelle que J. L Elenga est membre de l' ACUC depuis sa création en août 2004. Il a été affecté à Ouesso depuis octobre 2005, actuellement la première ville du Nord Congo ( 3ème pôle économique du pays grâce à l'importante activité industrielle du bois). Il est le chef-lieu du département de la Sangha, une région frontalière du Sud Est camerounais et du Sud Ouest centrafricain

En ce qui concerne la communauté de Brazzaville, les choses évoluent. Nous avons grandi de quelques centimètres depuis la visite du président de l'ICUU. Cette visite a motivé beaucoup de nos sympathisants et au total nous avons été 27 adultes à cette réunion qui avait duré 3 heures du temps.

En l’absence de lieu de culte, nous nous réunissons alternativement chez les uns et les autres.

En dehors de Ouénzé qui est notre quartier général (au coeur même de Brazzaville), nous recevons des amis qui viennent des quartiers voisins de Talangai et de Moungali. Pour la plupart ce sont les membres de ma famille, qui drainent à leur tour des amis. Et je vous assure que là-bas notre christianisme est bien accueilli, c'est le moins que l'on puisse dire.

Le déclic qui est parti de Ouénzé rayonnera peut-être un jour vers d'autres quartiers et arrondissements de Brazzaville et peut-être aussi dans les autres directions du Congo. Petit à petit l'oiseau fait son nid dit-on et Dieu seul sait. Je crois qu'avec nos amis de Ouesso, dans quelques mois l'ACUC pourra compter une cinquantaine de membres.

Cliquez sur la rubrique "Afrique" pour avoir des messages précédents sur nos communautés unitariennes au Congo, Burundi et Kénya. 

Vendredi 25 mai 2007
par Alain Patrice Yengué publié dans : en Afrique communauté : Religions en toute liberté recommander

COMPTE RENDU DES MANIFESTATIONS AU TOGO ET AU BÉNIN, DU 16 AU 24 FÉVRIER, POUR LE DIXIÈME ANNIVERSAIRE DU MOUVEMENT " CHRÉTIENS POUR CHANGER LE MONDE ", AVEC LA PARTICIPATION D’AMIS DE JEAN SULIVAN, DE MARCEL LEGAUT ET D’AUTRES AMIS VENUS DE BELGIQUE, DE FRANCE ET DE SUISSE.

paru dans Quelques nouvelles, n° 200, mai 2007

thème de ces journées : Proposer la bonne nouvelle de la scandaleuse miséricorde du Dieu de Jésus, dans le respect des peuples et de leurs religions

le 16 février à l'Institut Universitaire du Bénin à Cotonou, conférence de presse pour préciser les raisons d'être de Chrétiens pour changer le monde (cibles, objectifs et principes d'action) :

- focaliser sur l’Evangile dont le côté " bonne nouvelle pour tous les hommes " rime avec libération : " le christianisme détient les clefs de la liberté et on ne s’en aperçoit pas assez " (Sulivan)

- faire du chrétien d’Afrique ce qu’il doit être : le ferment dans la pâte, le sel de cette terre et la lumière de ce continent, un homme qui refuse l’arbitraire, l’injustice, l’écrasement du faible, la corruption, la prédation des biens publics…, un homme qui sait se placer aux avant-postes de la lutte pour la transformation de sa société et pour ce que le Père Lebret appelle la montée humaine .

les 17 et 18 février à Lomé (Togo), Colloque international organisé en partenariat avec Fondacio : être chrétien sans se couper de ses racines et de sa culture, est-ce possible ?

Victoire Elègbè, Sylvie Crussard, Martine Roger-Machart, Guy Leurquin, Edith Delos, Maurice Dahuku Péré et Albert Gandonou ont été les principaux animateurs de ce colloque, le troisième que Chrétiens pour changer le monde organise à Lomé depuis sa création en 1997.

Pour la plupart des chrétiens, en Afrique, se convertir au christianisme, c'est renier ses racines et, tout particulièrement, la religion de ses ancêtres. Les chrétiens sont confrontés aux difficultés de la première communauté chrétienne qui ne pouvait renier le judaïsme tout en étant fidèle à Jésus.

détail d'une oeuvre plasticienne de François dit Le Vannier, Porto-Novo (Bénin)

Les 18 et 19 février à Ouidah (BENIN)

- Rencontre avec son Eminence Daagbo Hounon, chef suprême du culte " vodun ". Comme l’enfant prodigue de l’Evangile, nous retournions à nos pères, à nos traditions, à notre culture, à notre monde pour nous réconcilier avec nous-mêmes, assumer toutes les dimensions de notre humanité d’Africains. Daagbo Hounon a rappelé avec fierté et un plaisir non dissimulé l’ouverture d’esprit et la grande tolérance dont ont fait preuve à Ouidah les adeptes du culte " vodoun ". La basilique catholique est bâtie sur une terre généreusement octroyée par ces adeptes-là et avec leur participation active aux travaux de construction. Elle fait face au temple du dieu " Python " et celui-ci est engagé avec elle dans un dialogue paisible qui dure depuis plusieurs décennies. La voie qui les unit permet aux gens de Ouidah d’aller librement d’un côté ou de l’autre.

- Rencontre avec Professeur Honorat AGUESSY à l’Institut de Développement et d’Echanges Endogènes (IDEE). Long entretien, empreint de cordialité, avec ce militant du panafricanisme qui a offert gratuitement l’hébergement dans les immenses locaux de son institut. " C’est l’endogénéité qu’on peut partager. Personne ne détient l’universel à partager avec les autres. " Cette parole forte du Pr. Aguessy n’a laissé aucun de nous indifférent. Jésus, en effet, s'est enraciné dans le judaïsme de ses ancêtres, et, de là, a mis au jour les valeurs universelles d’amour, de miséricorde, de fraternité, de solidarité et de respect absolu de la personne humaine.- Visite de la Route des Esclaves

Le 21 février 2007 à Ifangni (BENIN) : Rencontre des intellectuels traditionnels. Pour la première fois, le mouvement " Chrétiens pour changer le monde " est sorti de Cotonou et de Lomé, pour aller à la campagne rencontrer le monde paysan avec ses intellectuels que sont les rois, les guérisseurs, les devins, les prêtres des cultes traditionnels africains. L’événement placé sous le parrainage de Mme Inès ABOH-HOUESSOU, Préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, a réuni près de cinq cents (500) personnes.  Quand ceux que nous sommes allés voir ont pris la parole, nous avons eu le fort sentiment que leur cœur était en joie et qu’ils nous accueillaient les bras ouverts. Cette joie partagée s’est concrétisée par des danses, par la sortie des masques " Egungun " ...

Le 24 février 2007 à Cotonou (BENIN) : Colloque international, à l’INFOSEC sur le thème : Le Dieu de Jésus est le Dieu des exclus. Cette dernière manifestation a été présidée par M. Issa BADAROU, Conseiller du Chef de l’Etat béninois à l’équipement et aux transports, grand ami du mouvement. L’essentiel des travaux a porté sur le parti pris du Dieu de Jésus pour les exclus. Le fait a été établi dans la Bible avec l’Exode : le paradigme suprême de la Bible, selon Martin Luther King. Le point a été fait des situations d’exclusion qui prévalent au Bénin  : exclusions linguistique, sociale, économique, politique, religieuse. La foi chrétienne, comme a dit ce jour-là Guy Leurquin, est d’abord la foi de Jésus.

Albert Gandonou, initiateur du mouvement "Chrétiens pour changer le monde"  gandalert@yahoo.fr

Albert Gandonou est conseiller honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

Mercredi 25 avril 2007
par Albert Gandonou publié dans : en Afrique recommander

Dans le cadre de sa visite en Afrique orientale et centrale (voir notre message du 13 avril 07 "le président de l'ICUU au Kenya et au Burundi"), le révérend Gordon Oliver, président de l’International Council of Unitarians and Universalists, a rencontrer deux groupes au Kenya.

 Le drapeau de Kenya

Un premier groupe réunit une cinquantaine d’étudiants et jeunes universitaires à Nairobi, la capitale, pour des discussions ; mais ils ne semble pas avoir commencé d’activité cultuelle proprement dite bien qu’ils s’intitulent déjà " Church " : Unitarian Universalist Church of Kenya (UUCK). Les membres sont membres de l’ethnie kikuyu, majoritaire dans le pays. Ils connaissent l’unitarisme par les livres.

Une seconde communauté, plus ancienne et beaucoup plus importante, s’est formée dans les milieux ruraux du pays kisii, à l’initiative d’un ancien pasteur protestant – maintenant âgé, mais secondé par sa femme – et sur la base d’une aide aux orphelins (600 jeunes vivants dans des familles d’accueil). Cette communauté de plus de 200 âmes pratique le culte chrétien dans un style tout à fait protestant.

Informations communiquées par Fulgence Ndagijimana, président de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (courriels des 5 et 15 avril 07)

Vendredi 20 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

 

" Dieu écoute le cri des opprimés, "Lettre pastorale des évêques du Zimbabwe pour Pâques 2007, publiée à Harare, le jeudi 5 avril 2007, Source : fides.org (traduction La Croix), Sur le site du journal La Croix du jeudi 19 avril 06

 

Nous n'en reproduisons qu'un extrait

[…] Les racines de la crise

La présente crise de notre pays a ses racines profondes dans son passé colonial. Malgré la rhétorique de la glorieuse révolution socialiste obtenue par le combat armé, les structures et institutions coloniales du Zimbabwe pré-indépendant continuent de persister dans notre société. Aucune des lois injustes et oppressives de l’Etat rhodésien sur la sécurité n’a été annulée ; en réalité, elles ont été renforcées par une législation toujours plus répressive, le Public Order and Security Act et l’Access to Information and Protection of Privacy Act, en particulier. C’est comme si quelqu’un s’asseyait sur la Déclaration des droits de l’homme et arrachait chacune de ses pages délibérément.

Pourquoi tout cela ? Parce que très vite après l’indépendance, le pouvoir et la richesse de la petite élite blanche rhodésienne ont été récupérés par une élite noire tout aussi exclusive, dont certains membres gouvernent le pays depuis 27 ans, à travers un clientélisme politique.

Les Zimbabwéens se battent aujourd’hui pour les mêmes droits basiques pour lesquels ils ont combattu dans leur lutte pour la libération. Le conflit est le même, opposant ceux qui possèdent le pouvoir et la richesse en abondance et ceux qui en sont privés ; ceux qui sont déterminés à maintenir leurs privilèges de pouvoir et de richesse à tout prix, quitte à faire couler le sang, et ceux qui demandent des droits démocratiques ainsi que le partage des fruits de l’indépendance ; ceux qui continuent de bénéficier du présent système d’inégalité et d’injustice, parce qu’il les favorise et leur permet de se maintenir à un niveau de vie exceptionnellement haut, et ceux qui se couchent affamés la nuit et se réveillent le matin suivant sans travail et sans revenu ; ceux qui ne connaissent que le langage de la violence et de l’intimidation et ceux qui sentent qu’il n’ont plus rien à perdre parce que leurs droits constitutionnels ont été abrogés et leurs votes méprisés.

Beaucoup de gens au Zimbabwe sont en colère, et leur colère éclate maintenant dans la révolte, dans les banlieues, les unes après les autres. La confrontation dans le pays a atteint maintenant un point de non retour. Alors que les souffrances de la population deviennent de plus en plus évidentes, engendrant de plus en plus de pression à travers les boycotts, grèves, manifestations et soulèvements, l'Etat répond par une oppression toujours plus dure, par des arrestations, détentions, bannissements, tabassages et tortures. Selon nous, la situation est extrêmement volatile. Pour éviter un nouveau bain de sang et un soulèvement massif, la nation a besoin d'une nouvelle constitution issue du peuple qui guidera un leadership démocratique, choisi lors d'élections libres et équitables, qui donneront sa chance à un renouveau économique et une politique authentiquement nouvelle.

Notre message d’espoir : Dieu est toujours du côté des opprimés [...]

Lettre signée par Robert C. Ndlovu, archevêque de Harare (ZCBC, président), Pius Alec M. Ncube, archevêque de Bulawayo, Alexio Churu Muchabaiwa, évêque de Mutare (ZCBC, secrétaire/trésorier), Michael D. Bhasera, évêque de Masvingo, Angel Floro, évêque de Gokwe (ZCBC Vice-président), Martin Munyanyi, évêque de Gweru, Dieter B. Scholz SJ, évêque de Chinhoyi, Albert Serrano, évêque de Hwange, Patrick M. Mutume, évêque auxiliaire de Mutare.

vitrail de l'église remonstrante d'Arnheim (Pays-Bas). La Remonstrant Brotherhood est ainsi dénommée suite aux "remontrances" qu'elle fit au XVIème siècle au pouvoir religieux calviniste.

Au Bénin, puis dans d'autres pays africains, au Togo, Zaïre, etc., de semblables lettres pastorales ont conduit à la mise en place d'une Conférence nationale et à la sortie des régimes à parti unique et à tendance autoritaire. Dans bien des pays d'Afrique, l'Eglise catholique a été finalement la seule institution capable d'élever la voix et de tirer l'oreille des nantis et des dictateurs.

Vendredi 20 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

Dans le cadre d’un voyage en Afrique centrale, du 19 mars au 5 avril, Gordon Oliver, président de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) - et par ailleurs ancien maire de la ville du Cap en Afrique du Sud - a visité plusieurs communautés unitariennes en Ouganda, Kenya, Burundi et Congo (Brazzaville - voir notre message précédent).

Au Kenya existe deux communautés. L’une à Nairobi, la capitale, se regroupe depuis deux ans pour discuter de thèmes, soit une trentaine de personnes autour de Kimani Muigai. L’autre, dans l’ouest, en pays kisii, plus importante en effectif (plus de 200 personnes), avec une dizaine de groupes en milieu rural animés par un ancien pasteur protestant et menant une action en faveur d’orphelins.

Au Burundi, du 23 au 26 mars, Gordon Oliver a été reçu par l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB).

L’ACUB a été fondée en 2002 par Fulgence Ndagijimana et regroupe une centaine de personnes à Bujumbura, la capitale du pays. Un culte mensuel est célébré avec une cinquantaine de pratiquants réguliers. Voir sur le site Profils de libertés une présentation de cette communauté par son animateur. Les premiers contacts avec l’AFCU, dont l’ACUC est membre (voir sur le site de l’AFCU le message du 12 avril 07 " L’AFCU partage ses statuts avec d’autres associations chrétiennes unitariennes "), à l’initiative de Fulgence, datent de décembre 2003. Le réseau de la Correspondance unitarienne a organisé le séjour en France et en Belgique de Fulgence du 10 octobre au 6 novembre 2004 (voir la Correspondance unitarienne n° 38, décembre 2004).

La symbolique du drapeau burundais

Indépendant depuis 1962, le Burundi (qui fut d'abord une monarchie) choisit initialement un drapeau au centre duquel figurait un tambour, symbole traditionnel de l'autorité royale en Afrique. Après le coup d'Etat qui transforma le pays en une république, le tambour fut remplacé, en 1967, par trois étoiles évoquant les trois mots qui composent la devise nationale : Unité, Travail, Progrès. Le rouge représente les victimes de la lutte pour l'Indépendance, le vert l'espérance, et le blanc la paix.

Un séminaire de formation est envisagé par l’ICUU à Nairobi au premier semestre 2008.

Ce voyage du président de l’ICUU a été précédé par celui de deux Américaines, dont Mme Janice Brunson de la congrégation unitarienne-universaliste de Phoenix, dans l’Arizona, lesquelles se sont montrées sensibles à l’urgence de la lutte contre le SIDA dans cette région.

Vendredi 13 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

Après avoir rendu visite aux chrétiens unitariens du Burundi, le révérend Gordon Oliver s’est rendu au Congo, ce lundi 2 avril, pour y rencontrer ceux de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC). Une réunion a eu lieu le lendemain de 10h à 13h avec l’ensemble de la communauté et quelques sympathisants, soit une vingtaine de personnes.

En août 2004, Alain Patrice Yengué prit contact avec l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), notre instance de coordination mondiale. Un message fut affiché sur le site de celle-ci et, le 16 août, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) y répondait. A. P. Yengué avait déjà formé un groupe, en majorité des personnes originaires de son propre quartier, Ouenzé, à Brazzaville.

le calice des chrétiens unitariens du Congo

C’étaient des chrétiens soucieux de se situer avec leur identité et leur culture historique. Nous les avons vivement encouragés dans cette attitude d’ouverture du christianisme aux autres croyants, que ce soit vis-à-vis des autres chrétiens – l’un de leurs amis catholiques, sociologue, Thierry Maguessa Ebome, écrivit d’ailleurs un article à la Une dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 45 de juillet 2005 (" Le christianisme unitarien, premières impressions d’un catholique congolais ") – et des religions coutumières qui font partie du patrimoine culturel et de l’histoire de leur pays.

Il convient en effet d’éviter que l’Afrique ne reproduise l’erreur qui fut commise en Europe de marginaliser puis d’anéantir toutes les cultures anciennes sous prétexte de lutte contre le " paganisme ". Oui, on peut être pleinement chrétien et pleinement attaché à la culture de ses ancêtres ! Ne confondons surtout pas culture traditionnelle et péché, d’autant plus que ces cultures insistent toutes sur les qualités humaines de travail, de responsabilité, de bravoure, d’honnêteté, de respect des autres, etc. Bref, elles prônent des vertus morales dont notre société moderne a bien besoin !

Voir dans le même bulletin de la Correspondance unitarienne le poème " Pèlerinage aux  tombes de nos ancêtres ".

En ce sens, l’ACUC a établi des relations d’amitié et de dialogue avec un mouvement post-coutumier, la religion Ayelessili, dont le culte est centré sur le Dieu créateur et qui dispose d’une élite intellectuelle tout à fait remarquable.

 

L’ACUC comprend environ 25 membres. Elle pratique le culte dominical deux fois par mois. Elle est dirigée par un bureau d’association. Ses statuts juridiques sont ceux de l’AFCU (voir " L’AFCU partage ses statuts avec d’autres associations chrétiennes unitariennes ", 12 avril 07 sur le site de l’AFCU).

L’ACUC a été reconnue groupe émergent par le bureau exécutif de l’ICUU en avril 2006. Elle est signataire des accords entre les associations chrétiennes unitariennes (AFCU, ACUB, ACUC) avec le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) basé au Québec. Elle participera au séminaire de formation qui sera organisé par l’ICUU au Kenya au 1er semestre 2008. Selon les possibilités, son responsable souhaite pouvoir être présent au conseil de l’ICUU qui se tiendra à Oberwesel en Allemagne, du 3 au 6 novembre prochain.

Alain Patrice Yengué est fonctionnaire du Ministère de l’économie forestière et de l’environnement.

Pour prendre contact avec son association : acuc2005@yahoo.fr

Il existe d’autres communautés unitariennes en Afrique noire : en Afrique du Sud, Nigeria, Kenya et Burundi.

Vendredi 13 avril 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander

Dans le cadre du 2ème Forum mondial de Théologie et Libération tenu à Nairobi (Kénya) du 16 au 18 janvier, deux théologiens africains, John Lukwata (Ougandais) et Philomena Mwuarua (Kenian), tour à tour, ont prôner une rencontre " solide " entre le christianisme et les religions " autochtones ", un dialogue entre " les traditions religieuses ".

Source : article d’Evaristo Villar publié dans Eclesiala du 5 février 2007, reproduit dans Euronews 28 (voir le Réseau européen Eglises et libertés présenté ici par notre message du 18 février " Manifeste européen d’Eglises et Libertés).

Nous applaudissons : si le chrétien s’engage lors de son baptême à renier le péché, ce n’est pas un reniement à sa propre culture. Il n’y a pas de cultures humaines qui seraient pécheresses (obscurantistes en langage moderne) ! Il y a simplement des individus qui se complaisent, parfois par simple pesanteur et routine, dans des pratiques manifestement contraires aux valeurs évangéliques.

Ces cultures ont été dénigrées par certains missionnaires (mais pas tous, car nombre d’entre eux ont su au contraire, avec curiosité et humanisme, découvrir les cultures locales où ils intervenaient), puis par une partie des clergés actuels. Il est grand temps que des chrétiens prennent la tête de leur revalorisation.

Au Bénin et au Togo, le mouvement Chrétiens pour changer le monde s’y emploie. Contact : Albert Gandonou, chretienspourchangerlemonde@yahoo.fr

A Brazzaville, l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC) est en relation conviviale avec le mouvement post-coutumier Ayelessili (le nom donné au Dieu créateur du Monde et de l’Univers). Contact : Alain Patrice Yengué, acuc2005@yahoo.fr

Auprès de nos amis coutumiers, nous pouvons retrouver le sens de la communion qui est un rituel partagé par tous les présents au nom d’un ancêtre ou d’une divinité. Des aliments " symboliques " (bières locales, alcool, grains de poivre de guinée, noix de cola, etc.) sont passés de la main à la main au sein de l’assistance et sont autant de gestes qui relient. La solidarité s’exprime ainsi sans bavardage théologique ou métaphysique particulier. Personne n’est exclue.

 

"fée protectrice", oeuvre plastique de François dit le vannier (Porto-Novo, 1999)

Lorsque le partage du pain et du vin au nom de Iéshoua aura repris sa véritable signification de communion *, les autres croyants, voir des non croyants, qui sont intéressés, d’une façon ou d’une autre, par la personne de Iéshoua, pourront alors prendre place autour de la table de communion sans aucun problème.

* des célébrations libres sont pratiquées en France dans la mouvance chrétienne libérale animée par la Fédération des réseaux du Parvis (voir " Les associations membres du Parvis ", message du 28 février 2007 dans http://afcu.over-blog.org). Le n° 1 de nos Cahiers Michel Servet (http://labesacedesunitariens.over-blog.com) donne l’historique de ces célébrations et leur justification ecclésiale et théologique.

Mercredi 21 mars 2007
par Jean-Claude Barbier publié dans : en Afrique recommander
blogs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus