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Lancement du Prix " ÉVANGILE ET LIBERTE "

 

Évangile et Liberté est une très ancienne association protestante libérale, surtout connue par son mensuel du même nom (lien). L’association et le journal ont le souci de contribuer à promouvoir un christianisme moderne. C’est-à-dire un christianisme qui ne soit pas prisonnier de dogmes fatigués et bien souvent extérieurs à la Bible, ni de formes de pensées périmées qui ne retiennent plus l’attention de nos contemporains.


Face aux christianismes conservateurs, qui voudraient que rien ne bouge, parce que la vérité immuable a été dite une fois pour toute, nous voulons défendre une recherche de Dieu encore en mouvement, une religion tolérante et ouverte sur le monde, une liberté de penser et de croire, comme il convient à chacun. Nous voulons défendre une pensée moderne adaptée à l’évolution des sciences et des cultures et capable d’éclairer ce siècle qui cherche encore ses repères.


Pour promouvoir ce christianisme libéral, il nous faut lancer des actions nouvelles qui lui permettent de s’affermir au milieu des désordres de ce temps. Nous voulons encourager la recherche, l’adaptation de la culture religieuse au monde moderne et les formulations nouvelles de la foi. C’est pourquoi nous lançons le
Prix ÉVANGILE ET LIBERTE qui récompensera, pour cette première manifestation, l’auteur d’un ouvrage inédit traitant du sujet suivant : Dieu, une invention ? 

Le prix est d’une valeur de 3 000 Euros. L’ouvrage devra se situer dans une perspective religieuse libérale et innovante. Il sera rédigé en français et son volume est laissé à l’appréciation de l’auteur. Le texte devra être envoyé avant le 31 décembre 2010 en six exemplaires à Maitre Bernard MARION, huissier de justice, Rue des Chicanettes, 30610 Sauve.

Nous faisons effort pour avoir dans le jury un représentant du catholicisme, du judaïsme et de l’islam.
Le règlement complet peut être consulté sur le site de l'association. 

La Direction d’Évangile et Liberté

Mardi 16 juin 2009
- Par Evangile et Liberté - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Ces Journées annuelles du protestantisme libéral sont organisées par l’association Evangile et Liberté, lien, les samedi et dimanche 10-11 octobre 2009 au Club-Belambra "Presqu’île du Ponant", rue Saint-Louis, à la Grande-Motte, sur la côte au sud-est de Montpellier. En plus des tarifs habituels, est proposé un forfait tout compris du vendredi soir au dimanche midi est de 195 E pour un couple et de 135 E pour personne seule. Tarifs collectifs gratuits à partir de Montpellier pour ceux qui viendront par train. Garderie pour enfants de 3 ans et plus.

" […] Nous ne pourrions pas vivre sans ces altérités qui sont suffisamment étrangères pour rompre la monotonie de nos jours et suffisamment familières pour ne pas nous effrayer outre mesure […] " Henri Persoz.

Communications prévues :
 

Dieu et l’homme, par Raphaël Picon, professeur de théologie

L’homme et l’animal, par Elisabeth de Fontenay, philosophe

Pauvreté et richesse, par Michel Crespy, journaliste, Redouane Es-Sbanti, pasteur, Nicolas Cochand, professeur de théologie

Des hommes et des femmes, par Jean-Paul et Anne Sauzède, psychothérapeutes

Croyant et non croyant, par Marcel Bolle de Bal, professeur de sociologie et Laurent Gagnebin, théologien. 

Le culte sera présidé par James Woody, pasteur de l’ERF et l’envoi fait par André Gounelle, théologien. Une soirée musicale, le samedi soir, avec Eric Galla, pasteur, et son groupe de jazz Esprit Swing.

Renseignements et inscriptions (avant le 15 septembre) : Lucette Marion, 293, impasse Saint-Alban, 30100 Alès, tel. 04 66 86 27 10, courriel lupi.marion@orange.fr

Mercredi 10 juin 2009
- Par Evangile et Liberté - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Répondant à la sollicitation de ses condisciples, Didier Travier s’est présenté lors de l’élection du conseil presbytéral de l’Eglise réformée du Mans, le 8 mars dernier. Il l’a fait en ces termes :

* prédicateur laïc de sa paroisse, Didier est l’auteur de l’article à la Une de notre bulletin de la Correspondance unitarienne n° 92, juin 2009, que nous avons mis en ligne sur ce même site.


Je suis marié, père de deux enfants. Je travaille à la bibliothèque municipale du Mans comme conservateur du fonds ancien, après avoir enseigné la philosophie pendant une dizaine d’années.

Originaire des Cévennes, je suis né dans le protestantisme. Mais peu importe l’héritage, seul compte ce qu’on en fait. Et si je cherche à me situer par rapport à cet héritage, trois mots me viennent à l’esprit.

Le premier c’est la Bible
. Un homme qui m’a apporté beaucoup, Daniel Besson, qui était pasteur à l’Église réformée d’Alès, m’a dit un jour au soir de son existence : " l’exégèse a été la grande passion de ma vie ". Je n’en dirais peut-être pas autant mais j’aime infiniment la Bible. Cependant il y a mille manières de lire la Bible, il y en a des sublimes et il y en a des détestables. Et les deux autres mots que j’ai retenus précisent un peu le sens de ma lecture de la Bible.

Mon second mot c’est celui de liberté. Quand on vient du pays camisard, on pense d’abord à la liberté de conscience, aux libertés publiques. Je crois que nous avons besoin d’être fidèles à cet esprit de résistance par rapport aux questions de notre temps et notamment au sort honteux qui est réservé aux étrangers. La liberté c’est aussi le refus de tout magistère. Certes le libre examen voulu par les réformateurs est encadré par l’autorité de la Bible. Mais je crois qu’il existe une filiation entre ce libre examen sous l’autorité de la Bible et le libre examen tout court, celui de la philosophie des Lumières. Et j’ai éprouvé dans mon itinéraire individuel cette filiation qui n’est évidemment pas sans tension, mais quelle filiation est sans tension ?

En un mot, mon parcours spirituel m’a conduit de l’exigence d’une profession individuelle de la foi telle qu’elle était fortement affirmée dans le milieu évangélique de mon enfance à l’adhésion à la devise philosophique : " penser par soi-même ". Et je veux dire ici mon attachement à cette liberté de penser contre tout dogmatisme. Je ne crois pas que l’autorité de la Bible puisse signifier une quelconque violence faite contre le cœur ou la raison.

L’autorité de la Bible tient bien plutôt au trésor qu’elle renferme ; ce trésor c’est l’Evangile qui éveille l’homme à sa dimension spirituelle, qui nous enseigne de manière sublime l’amour du prochain. Voilà l’esprit – c’est mon troisième mot – auquel je suis attaché. Mais pour rester fidèles à l’esprit, nous devons changer la lettre. Notre époque plus que toute autre me paraît soumise à cet impératif de re-formulation. Les chrétiens qui m’ont nourri dans mon existence sont ceux qui ont travaillé à cette tâche immense. Je pense au regretté pasteur Aimé Esposito-Farèse, que j’ai côtoyé à Paris pendant quelques années, y compris au conseil presbytéral, dans la paroisse de la Maison fraternelle.

Cette tâche a été exprimée de manière extraordinairement forte par Dietrich Bonhoeffer dans ses lettres de captivité. Je vous en lis pour terminer un passage :


" Les questions auxquelles il faudrait répondre sont celles-ci : que signifient une Église, une paroisse, une prédication, une liturgie, une vie chrétienne, dans un monde sans religion ? Comment parler de Dieu sans religion, c’est-à-dire sans le donné préalable et contingent de la métaphysique, de l’intériorité, etc. ? Comment parler (ou peut-être ne peut-on plus en parler comme jusqu’ici ?) de Dieu " laïquement " ? Comment être des chrétiens irréligieux et profanes ? Comme former une ek-klesia, sans nous considérer comme des appelés, des privilégiés sur le plan religieux, mais bien plutôt comme appartenant pleinement au monde ? " (Dietrich Bonhoeffer, Résistance et soumission, Labor et fides, 1973, p. 289)

Office funèbre, Missel à l'usage du Mans, début 16e siècle, ms. 0254 - Le Mans, Bibliothèque Municipale, vu sur le site de J.M. Poirier

ndlr - Aujourd’hui, la plupart des unitariens ne considèrent plus la Bible comme faisant autorité (la " sola escritura " des réformes protestantes du XVIème siècle, y compris l’anti-trinitaire) - elle n’est plus une Révélation proprement dite - par contre elle reste pour eux une source d’inspiration culturelle et spirituelle et un lieu par excellence de rencontre avec Jésus, rabbi et maître.

 

 

Vendredi 29 mai 2009
- Par Didier Travier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Rhéna Schweitzer-Miller était la fille unique d’Albert Schweitzer et de Hélène Bresslau-Schweitzer, née en 1919 à Strasbourg. Elle a grandi en Allemagne, en France et en Suisse. Dès 1938, elle partit aux Etats-Unis donner des conférences pour soutenir l’œuvre de son père. En 1939, elle épousa Jean Eckert, facteur d’orgues et ils vécurent avec leurs enfants en France jusqu’en 1943, avant de s’établir en Suisse.

De formation laborantine, Rhena seconda son père à l’hôpital de Lambaréné. Au décès de son père en 1965, conformément aux dernières volontés de ce dernier, elle en assura la direction administrative, ceci jusqu’en 1970. Pendant la guerre du Biafra en 1968, et sur son initiative, 80 enfants Ibos furent hébergés dans cet hôpital durant deux ans, avant qu’elle ne les reconduise au Nigeria.

Elle épousa ensuite le médecin américain David Miller et ils travaillèrent ensemble en Inde, au Bengladesh, au Sud-Vietnam, en Ethiopie et en Egypte dans des projets de médecine préventive, puis au Yémen (1979-1983) pour une assistance médicale, au Pakistan pour s’occuper des réfugiés en provenance d’Afghanistan, enfin à Haïti en 1988.

Rhéna Schweitzer-Miller alla aux Etats-Unis en 1972 recevoir le prix de la fondation Goethe qui avait attribué un prix et une médaille d'or à son père pour son oeuvre. Ici, avec le révérend Chad Varah.

Après le décès de David Miller en 1997, elle s’installa à Los Angeles auprès d’une de sa fille Christiane Engel. Elle faisait partie du comité de l’Association internationale pour l’œuvre du Dr Schweitzer, dont le siège est à Gunsbach, en Alsace. Elle est morte dans sa 90ème année et sera inhumée à Lambaréné au côté de ses parents. Elle est mère de 3 filles et d’un garçon.


Information parue dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, le 28 février 2009, transmise au réseau de la Correspondance unitarienne par Henri de Vaucluse.

Jeudi 26 mars 2009
- Par d'après Les Dernières Nouvelles d'Alsace - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Fondateur du mouvement Actualisation de la Bible (ACTUEL), R. Parmentier, pasteur de l’ERF, animera 5 dimanches à Paris sur le thème " la mutation radicale de nos christianismes est-elle encore possible ? Avons-nous besoin de prophètes et de communautés prophétiques ? ".


1er février, Temple ERF " Maison fraternelle ", quartier latin, 37 rue Tournefort, Paris, 5ème : " Deux découvertes historiques et religieuses qui changent tout "

15 février, à Temps Présent / Réseaux du Parvis, 68 rue de Babylone, Paris 7ème : " Quels nouveaux modèles de communautés chrétiennes pouvons-nous inventer ? "

1er mars, au Foyer de l’âme, la Bastille, 7bis rue du Pasteur Wagner, Paris 10ème : " Les prophètes d’aujourd’hui sont-ils écoutés ? Les prédicateurs de l’Evangile ont-ils mission de prophétiser ? "

15 mars, le lieu sera indiqué ultérieurement, " Est-il encore temps de réconcilier nos christianismes avec le monde moderne ? "

29 mars, à la Faculté de théologie, quartier Denfert-Rochereau, 83, boulevard Arago, Paris 14ème : rassemblement final, reprise du thème général et conclusions provisoires à tirer.




Horaire pour chaque dimanche :


10h 30, Evangile actualisé et proclamé

12h 30, repas tiré des sacs

14h – 16 h, propositions par Roger Parmentier 

16h – 17h, présentation de cantiques nouveaux

Le dernier livre de Roger Parmentier, publié ce mois-ci (en janvier 2009) aux éditions L'Harmattan "Chantons de nouveaux cantiques actualisés, démythisé" (76 p., 11 €)
En lieu et place de cantiques souvent devenus inchantables, Roger Parmentier propose ici des textes "dépoussiérés". Son objectif est double : renouer avec celui qui est l'aurore de l'Evangile, Jésus de Nazareth (et non pas avec les propos de ses disciples tardifs) ; tenter de dire sa présence avec les mots, les pensées, les sensibilités de la culture contemporaine, sécularisée, en évitant bon nombre de mythologies.

Pour contact et information complémentaire :
rogerparmentier@wanadoo.fr 

Pour une présentation des livres de l'auteur, voir nos messages du 28 juillet 08 : "Actualisation de la Bible par Roger Parmentier" et "Roger Parmentier : un pasteur protestant engagé" (pour les obtenir utilisez les archives et le calendier, ou bien utilisez le moteur de recherche en tapant le nom de l'auteur).

Mercredi 14 janvier 2009
- Par information de Roger Parmentier - Publié dans : les protestantismes - Recommander



La revue Evangile et Liberté, fondée en France en 1886, magnifique fleuron du protestantisme libéral français, déjà francophone par ses collaborateurs suisses et belges, va affirmer encore plus sa dimension ouest-européenne. Elle élargit en effet son comité de rédaction avec les membres du Protestant, journal de même tendance fondée à Genève en 1831, expression de l’Union protestante libérale en Suisse romande.


Le Protestant cessera de paraître sous son titre à partir du début de 2009 et ses abonnés sont expressément invités (après 3 n° gratuits à E&L) à continuer leur abonnement avec Evangile et Liberté.

Nous souhaitons bonne chance à la presse de nos amis protestanats libéraux. Elle est de qualité et nous invitons nos visiteurs à aller-z'y-voir !
http://www.evangile-et-liberte.net

Vendredi 26 décembre 2008
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : les protestantismes - Recommander

Le jeudi 20 novembre, de 17 h à 19 h, à la Nouvelle librairie protestanteUn temps pour tout ", Roger Parmentier signera pour vous ses 4 plus récents ouvrages :

-

Également les 9 précédents et peut-être 2 de plus – s’ils sont imprimés à temps.

Nouvelle Librairie Protestante "Un temps pour tout"
47, rue de Clichy, 75009 Paris, métro " Liège " - tél. 01 45 26 27 27,

Un long chemin d’amitié avec les Juifs
-
Le combat politique de Jésus
-
Durant la guerre d’Algérie, l’Appel des 121
-
Le grand projet de Jésus dans les Béatitudesun-temps-pour-tout@wanadoo.fr 

Nos Actualités unitariennes ont présenté ces ouvrages dans leurs messages du lundi 28 juillet 08,
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-21548069.html


Vendredi 31 octobre 2008
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
"Je m'en vais" par David Keighley, prêtre anglican (traduction Gilles Castelneau), paru dans la revue mensuelle Evangile et Liberté, n° 221, août-septembre 2008, p. 8 (rubrique "à méditer"), http://www.evangile-et-liberte.net , mis en ligne le mardi 16 septembre 2008 par "Matt" dans son blog Regards sur le monde, http://regards-sur-le-monde.over-blog.com


Je m'en vais !
J'abandonne les compromis politiques et éthiques qui corromptent le message de mon Jésus.
J'abandonne la théologie masculine autoritaire qui m'étouffe.
J'abandonne la croyance selon laquelle nos textes saints sont sans erreur.
J'abandonne l'idée d'un Dieu intervenant dans le monde d'une façon surnaturelle et miraculeuse.
J'abandonne toute assurance prétentieuse et toute illusion de posséder la seule vraie foi.
J'abandonne l'illusion d'être au bénéfice d'une révélation divine indiscutable.
J'abandonne la conception névrosée de la religion selon laquelle je serais installée dans la vérité.
J'abandonne l'idée que toutes les autres voies vers Dieu dont de deuxième classe, et que les penseurs hindous, bouddhistes, musulmans et juifs sont dans l'erreur.
J'abandonne la conception selon laquelle Jésus serait, pour tout le monde, l'unique chemin vers Dieu.
J'abandonne mes credo et mes confessions de foi habituelles.

Je ne peux plus rester à un endroit invivable.

Je dois aller là où je pourrai de nouveau chanter la gloire de Dieu.
Je dois aller là où ma foi pourra revivre et me soutenir.
Je dois aller là où les enfants ne me diront plus que mes croyances sont incroyables mais qu'ils peuvent croire ce que je crois moi-même.
Je dois aller là où les enfants ne sont pas occupés à arranger les chaises-longues sur le pont d'un Titanic ecclésiastique en train de couler.
Je ne peux pas renoncer à ma vie avec Dieu, le Dieu de Jésus-Christ qui est mon Seigneur.
Je dois aller là où on ne parle plus de théisme mais où l'on croit toujours en Dieu.
Je m'en vais. Mais où vais-je ? Dieu seul le sait.

Les chrétiens unitariens n'ont pas de lieux de culte en France, ni dans les pays voisins (mais ils pratiquent, avec joie, le culte lors de leurs rencontres). Ils conseillent à leurs adhérents et sympathisants de fréquenter des paroisses protestantes où le pasteur est de sensibilité libérale ou encore des communautés de base de la mouvance catholique indépendante de la hiérarchie, ou encore toute autre communauté de leur choix.

Les chrétiens unitariens vous recommandent très vivement la lecture mensuelle d'Evangile et Liberté,
http://www.evangile-et-liberté.net
Mercredi 17 septembre 2008
- Par David Keighley traduit par Gilles Castelnau - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Durant la guerre d’Algérie, protestants français devant l’appel des 121, pour la justice et la paix et contre les tortures, un pasteur prend parti pour le droit à l’insoumission (11,00 €)

Roger Parmentier, pasteur durant 9 ans en Algérie (Sétif et Philippeville-Skikda durant les années 1945 - 1955) a signé l’appel des 121 a ses risques et périls et a reçu 29 lettres de pasteurs connus, d’amis, de parents, les uns pour l’encourager et d’autres pour le blâmer.

Documents révélateurs de l’état d’esprit de quelques éléments du protestantisme français (ou proche de lui) dans leur diversité. Ils expriment accord et désaccords, compréhensions et incompréhensions, soutiens et critiques, perplexité et incertitudes, condamnations et encouragements... "On le voit, ces réactions protestantes sont nettement diversifiées alors que tous les signataires sont, à des degrés divers, des amis du pasteur Parmentier. Ce qui ne surprend pas : a-t-on jamais vu des protestants unanimes ? " André Encrevé


Un long chemin d’amitié avec les Juifs et le judaïsme. Une réflexion critique …, une " sympathie " déçue, un avenir catastrophique (13,50 €)

Roger Parmentier, théologien protestant "non aligné", auteur de la méthode des actualisations de la Bible, des transpositions culturelles et politiques des textes fondateurs du judaïsme et du christianisme a cheminé toute son existence en manifestant sympathie et soutien à de nombreux Juifs, notamment sous l’Occupation et a été consterné du comportement de l’État d’Israël comme il l’avait été par la torture en Algérie, et comme il avait encouragé Juifs, puis Algériens, il milite aujourd’hui pour la cause des Palestiniens.

"Au secours ! Nous sommes perdus ! À mon avis, il n’y a pas d’espoir de voir l’État d’Israël et ceux qui le soutiennent et notamment les protestants fondamentalistes des U.S.A. et d’autres lieux, changer de mentalité et de comportement. Et d’ailleurs après tant de fautes et de rancoeurs accumulées, il serait sans doute trop tard. C’est pourquoi nous sommes perdus." (Roger Parmentier)

Aux éditions L'Harmattan (voir l'article précédent)

Lundi 28 juillet 2008
- Par d'après les éditions L'Harmattan - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

 Des ouvrages du XIXème siècle, à la naissance du protestantisme libéral, un peu oubliés depuis, mais qui méritent d’être encore lus car ces auteurs furent des prophètes en leur temps, annonçant la fin d’un christianisme dogmatique et l’ouverture à l’agnoticisme au nom de la raison humaine. Des avant-propos de Pierre-Yves Ruff, de grande sensibilité et de connivence intime avec ces auteurs.

Ces ouvrages peuvent être commandés à Théolib (18 E + frais de port d’environ 5 E pour l’Europe)
http://www.theolib.com. Ils sont par ailleurs mis en vente sur le site d’auto-publication de Lulu au prix de 6 E pour le téléchargement et de 18 E pour l’exemplaire broché à http://stores.lulu.com/theolib

Eugène Bersier
(1831-1889), Ferdinand Buisson (1841-1932), Athanase Coquerel fils (Athanase Laurent Charles ? 1795-1868), Taxile Delord (1815-1877), etc., Athanase Coquerel fils ou le procès ecclésiastique d’un pasteur libéral
Théophile Bost
(1828-1910), Le protestantisme libéral
Ferdinand Buisson
(1841-1932), La Religion, la Morale et la Science (paru en 1900)
Timothée Colani (1824-1888), Athanase Coquerel fils (1795-1868), Félix Pécaut (1828-1898), Mathieu-Jules Gaufrès (1827-1904), Discours et lettres au Synode [de 1872]
Étienne Giran (1871-1944), Le Christianisme progressif
Félix Pécaut
(1828-1898), Le Christ et la Conscience
Jean Réville
(1828-1898), Le protestantisme libéral, ses origines, sa nature, sa mission

Et, dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Ampelos, une maison d’édition protestante spécialisée dans l’édition et la réédition d’ouvrages historiques, philosophiques, économiques et théologiques sur la Réforme, son influence et ses représentants,
http://editionsampelos.com/, la réédition du livre de Charles Wagner, L’Evangile et la vie (décembre 2007). A la même maison d’édition, deux autres livres de Charles Wagner : L’Ami (février 2008) et Le Bon Samaritain (mai 2008), et le livre de Pierre-Yves Ruff, Le Pas de l’Autre (septembre 2007).

Information donnée dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 82, août 2008.
Voir les sommaires de ce bulletin sur notre site documentaire de La Besace des unitariens.

Samedi 26 juillet 2008
- Par d'après Théolib - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Charles Rittmeyer (1918-2002), pasteur de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud  (EERV), exclu de sa charge pastorale de la paroisse Sainte-Croix dans le Nord Vaudois, en 1955, pour innovation religieuse, ne s’est jamais rattaché à un courant.


Découvrant (en 1943) un Jésus très différent de celui enseigné par les Eglises chrétiennes, il ne s’inscrit pas pour autant dans le courant du protestantisme libéral qui pourtant est sensible aux avancées de l’exégèse scientifique et à la figure historique de Jésus et qui est bien présent à Genève par une Union protestante libérale et à l’université de Lausanne au sein du corps professoral (il cite d’ailleurs les travaux de Frédéric Amsler sur la source Quelle). On soupçonne que le doyen de la faculté de théologie de Genève, qui le soutiendra sans faillir, appartient à cette tradition, également les 16 pasteurs et théologiens qui s’engagent dans un avis aux lecteurs en entête de son opuscule de 1958 relatif à Jésus. Mais, lui n’en dit rien explicitement, même s’il cite Alexandre Vinet.


De même, nonobstant ses citations des logions de l’évangile de Thomas, il ne parle pas du christianisme gnostique.


Son rejet des dogmes, dont il rend Paul responsable de leur élaboration, ne l’invite pas pour autant à adhérer à la théologie unitarienne. Pourtant, pour lui, Jésus n’est nullement Dieu mais simplement un maître de sagesse.


Seule son adhésion à la franc-maçonnerie transparaît dans un fils d’Ariane qui va du pharaon Akhénaton (le supposé premier monothéiste connu), à Moïse (qui en serait l’héritier spirituel), aux Hébreux (qui auraient brouillé la piste avec un Dieu tribal et non plus universel, du nom de Yahvé), aux Esséniens (qui maintiennent la continuité avec Moïse), à Jésus (qui proclame que chacun peut trouver en lui le Dieu universel).


Charles Rittmeyer se voulait d’esprit scientifique – et il l’était effectivement en sa qualité d’ingénieur géomètre. Son biographe, Robert Nicole (2002), pense que cela a contribué au heurt avec le corps pastoral du canton de Vaud qui, lui, était de formation littéraire. Mais pourquoi cette non référence aux courants théologiques, comme si la chrétienté n’avait qu’une seule voix ?


Est-ce parce qu’une majorité de protestants, chemin faisant, auraient tout simplement oublié la liberté de pensée tant proclamée au XVIème siècle, et se retrouvent dans un conformisme religieux des plus anachroniques, au sein d’Eglises de chrétienté ni plus ni moins conservatrices que celles des catholiques ou des orthodoxes, d’où n’émergent plus aucun courant de pensée … bref, une Réforme qui aurait été faite en vain. Vanité des vanités pourrait dire le Qohelet !


Alors qu’on n’avait strictement rien à lui reprocher quant à sa charge pastorale, Charles Rittmeyer fut viré pour ses seules idées (et sans doute aussi pour son enthousiasme) ! Il faudra bien qu’un jour les autorités synodales de cette Eglise s’en expliquent, rouvrent le procès, car cela fait manifestement tâche à l’heure où les mentalités ont évolué plutôt en faveur de l’exclu.


Ou bien on est pour la liberté de conscience et de pensée, la liberté de comprendre les évangiles et la Bible, ou bien on déclare que la tradition protestante n’a été qu’une étape de la pensée humaine, limitée dans le temps et l’histoire, et qu’on s’assoie maintenant dessus. 


Braves Eglises, révolutionnaires en leur temps, mais qui, en définitive, n’ont guère fait mieux que les anciennes ... sans doute, patinées qu’elles furent à leur tour par les compromis. Déjà Michel Servet en avait fait les frais, dès 1553, à une époque où l’on n’hésitait pas à mettre les hérétiques sur le bûcher avec justification théologique à l’appui (J. Calvin s’en chargera avec éloquence).


Alors, Charles Rittmeyer fut-il un loup solitaire ? Un innovateur individuel de la trempe d’un Frédéric Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, est publié en 1969 par les éditions Aubier) ... et de Jésus qu’il admirait tous les deux pour leur force de caractère et leur vision positive des capacités de l’homme (non écrasé par le péché contrairement au postulat de départ calviniste).


C’est du côté des connaissances scientifiques qu’il continue résolument ses recherches : Freud (Moïse et le monothéisme), Teilhard de Chardin (le Phénomène humain est publié en 1955), Jacques Monod (Le hasard et la nécessité, 1970 – notamment l’ éthique de la connaissance), Jean Rostand, Hubert Reeves (Patience dans l’azur, éd. Du Seuil, 1981 ; L’heure de s’enivrer, Seuil, 1992), Albert Jacquard (Voici le temps du monde fini, Seuil 1991 ; La Légende de la vie, Flammarion 1992).


Un pasteur qui tient compte des connaissances scientifiques : la prodigieuse évolution des espèces dont les humains sont le fleuron, l’homme faisant partie d’un environnement, le destin de notre humanité lié à celui du cosmos.


Evangile--Saint-Esprit.jpg Le baptême de Jésus en constitue magnifiquement le langage symbolique (le pasteur ne croyait pas aux miracles) : les cieux s’ouvrent ; la colombe venue d’en haut relie Jésus à Dieu ... Pour Charles Rittmeyer ce sont là "les perspectives infinies offertes aux investigations de l’esprit libéré des croyances superstitieuses".


Il pourra dire à la fin de sa vie " j’ai perdu la foi ", à savoir les croyances religieuses qui nous encombrent. 


Alors, dans ces conditions, perdons tous la foi !

Mardi 18 décembre 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Dissuadé d’une tentative de suicide existentielle par deux passants, le jeune Charles Rittmeyer se lance dans l’étude des évangiles pour connaître Jésus. Il y découvre une figure très différente de ce qu’enseignent les Eglises chrétiennes. Il y rencontre un maître de sagesse, dont l’enseignement demeure toujours actuel car il a eu la prescience d’une vérité objective et universelle.


L’un de ses disciples, Robert Nicole, dans un livre biographique qu’il vient d’écrire sur ce pasteur atypique, s’adresse aux non croyants : " Au nom de Jésus, nombre de lecteurs refermeront ce livre, tant ce nom a été galvaudé. Ils auront tort : les athées, agnostiques et assoiffés de vérité y rencontreront un Jésus humain, qui n’a rien à voir avec le personnage façonné par les Eglises, avec l’Homme-Dieu né de la vierge Marie, le Fils unique de Dieu, le Messie, le Rédempteur ou encore l’Agneau du sacrifice ".


et il poursuit en ces termes : 

" Le Jésus, que Charles Rittmeyer nous révèle, est un homme, un remarquable penseur, un précurseur étonnant, à mettre sur le rayon des Euclide, Epicure, Socrate, Spinoza et autres Descartes. Un Jésus rationnel, fin observateur des réalités terrestres, sage parmi les sages qui, bousculant les fadaises distillées par les religieux de son temps, paya probablement de sa vie sa recherche de la vérité et sa grande lucidité " (p. 5).


NICOLE Robert, 2007 (septembre) – Jésus, ce maître de sagesse méconnu. La vie et l’œuvre de Charles Rittmeyer, ingénieur géomètre et licencié en théologie. Suisse, Editions à la Carte, 101 p.

 

Charles-H.-Rittemeyer.jpg


Charles H. Rittmeyer le 27 février 1991 à la Tour de Peilz lors du tournage d'un entretien, 
Films plans fixes.



Nous sommes dans les années sombres de la Seconde guerre mondiale, lorsque le Mal semble établir son règne. Le 12 décembre 1942, Charles a 24 ans et veut se suicider par état d’âme existentiel. Les passants qui le sauvent lui parlent de Jésus. Il abandonne alors ses études d’ingénierie rurale (bien qu’il soit à la veille d’un examen prometteur pour lui) afin de découvrir la vérité sur ce Jésus en entrant à la faculté de théologie de Genève. Il bénéficie de la sympathie du doyen, le professeur Lemaître, émerveillé par un étudiant si passionné, mais se heurte vite à l’opposition de plusieurs de ses professeurs.


Il exprime ses idées mais se retrouve, à cause de cela, interné en psychiatrie à l’instigation de son grand-père maternel, pasteur à la retraite de l’Eglise libre (la partie de l’Eglise du canton de Vaud qui refusa la révolution radicale de 1847), et qui ne badinait pas avec l’orthodoxie. Il en ressort après avoir compris que pour faire connaître ses idées, il lui fallait d’abord être prudent et devenir pasteur en bonne et dûe forme. 


Il soutint une thèse au printemps 1948 " La vocation spirituelle de l’homme, d’après le physicien et biologistes français Lecompte du Noüy, et l’enseignement de Jésus ". Puis, grâce au suffrage des villageois, il trouve place pasteur à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud, là où son père s’était installé en automne 1918 durant la sévère grippe espagnole.


Marié, apprécié dans son travail pastoral, écouté avec intérêt par la fraction progressiste de ce village industriel du Jura qui est un tantinet frondeur, Charles commet l’imprudence de réagir à des feuilles de catéchèse envoyées par son Eglise aux " écoles du dimanche ". Mal lui en pris car une partie de ses collègues se retournent contre lui ; et, au terme d’un procès devant le conseil synodal (qui monte jusqu’aux autorités de l’Etat cantonal puisque nous sommes dans le cadre d’une Eglise " officielle "), il se retrouve ni plus ni moins viré pour ses idées.


Il s’est justifié de ses idées dans deux opuscules : " La pensée évolutionniste de Jésus, ses incidences sur la vie de l’esprit et le comportement humain " (1953) ; " Exploration de la pensée de Jésus " (1958).


Charles Rittmeyer est un scientifique. Il est ingénieur géomètre diplômé de Lausanne. Il applique à l’étude des évangiles la méthode cartésienne en écartant tout ce qu’on a pu lui apprendre sur ce sujet, puis celle des psychologues qui procèdent par association d’idées : " Il groupa tous les termes se rapportant à un même sujet, par exemple l’enfant, la vigne, le royaume de Dieu, et tenta de les placer de manière à constituer un tout cohérent " (Nicole, p. 15). A partir des propos de Jésus rapportés par les évangiles – et bien avant que Frédéric Amsler ne vulgarise la source Quelle – il se lance, en 1943, peu après être rentré à la Faculté de théologie, dans la reconstitution d’un véritable puzzle.


C’est la découverte enthousiaste : " L’application de la méthode psychologique, par le jeu des associations d’idées, fut foudroyante. Les lignes directrices de la pensée de Jésus surgirent, telles des nervures autour desquelles la feuille allait se reconstituer. En quelques heures, j’avais assisté à l’effondrement intégral de la tradition chrétienne " (Charles Rittmeyer, cité p. 15).


En plus, il a appris le latin et le grec au collège secondaire (avant 16 ans) ; il s’y remet pour les besoins de ses études de théologie ; ce qui lui permet de rectifier des passages qui ne lui semblent pas avoir été bien traduits. Cela ajoute à son approche novatrice de l’enseignement de Jésus.


Le discours est didactique, emprunte volontiers la démonstration des mathématiciens, s’appuie sur les paraboles de Jésus et sur des faits qui ont, selon lui, valeur symbolique et non pas concrète. Son adhésion à la franc-maçonnerie l’encourage à un développement individuel et spirituel de la personne, vers l’Esprit. Jésus est un éveilleur de notre conscience ; il nous montre un chemin de changement, de rupture, vers la lumière de la Vérité. Nous trouvons Dieu en nous, également autour de nous, dans la Nature, dans le cosmos. Le cheminement est tout à fait gnostique et se réfère aux logions de l’évangile de Thomas.


Soutenu par sa femme, qui exerce le métier de laborantine, également financièrement par ses amis, réunis au sein du Fonds pour les Activités du pasteur Ch. Rittmeyer (FAR), il consacre son existence à faire des conférences afin de propager ses idées. Celles-ci sont disponibles en 10 DVD. Le FAR publie également une revue trimestrielle, " Evoluer " (15,00 euros l’abonnement annuel)


Pour contact : " Evoluer ", case postale CH-1401 Yverdon-les-Bains,
journal@evoluer.ch

Mardi 18 décembre 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Que faut-il donc de plus aux protestants pour les décourager ? L’Eglise catholique leur dit et redit (dernièrement encore *) qu’elle est la seule Eglise valable et que les autres, étant " victimes de déficiences ", sont incomplètes. On ne peut pas ne pas être plus clair et net. Mais on veut sans doute " être œcuménique malgré tout " en misant sur une vague (future ?) venant du bas … on encore du Saint-Esprit par le haut ! Bref, nos amis protestants se sont retrouvés en grande pompe à Sibiu, en Transylvanie, du 4 au 9 septembre, sous la houlette du pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Églises européennes (KEK) **, co-organisatrice du rassemblement avec le (catholique) Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE).

* Le 10 juillet 2007, la Congrégation pour la doctrine de la foi (Vatican) réaffirme la déclaration de " Dominus Iesus " en 2000 dans un document " benoîtement " intitulé " Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine de l’Eglise ". 

** la KEK rassemble des Eglises protestantes, vieille-catholiques, hussites et orthodoxes.

C’est le 3ème Rassemblement œcuménique européen (ROE), après Bâle (Suisse) en 1989, puis Graz (Autriche) en 1997. Sibiu (2007) a été préparé par la co-signature d’une Charte œcuménique européenne par la KEK et le CCEE en 2001 à Strasbourg ; puis par des rencontres en janvier 2006 à Rome puis en février 2007 à Wittenberg, ville de Luther

Le thème en a été " La lumière du Christ illumine tous les humains. Espoir de renouveau et d’unité en Europe ". Mais au delà de cette question de la contribution des Eglises à la construction européenne, des questions purement religieuses ont été abordées comme par exemple la reconnaissance mutuelle des baptêmes, le prosélytisme religieux, etc.

Les résultats de cet œcuménisme spectacle ne semblent guère évidents, du moins à l’aune du protestantisme. Les délégués de cette mouvance semblent avoir totalement bradé le courant du protestantisme libéral qui existe pourtant en leur sein. La déclaration finale commence en effet par une déclaration trinitaire renforcée, tout à fait dans la ligne de l’œcuménisme dogmatique pur et dur qu’affectionnent les autorités catholiques et orthodoxes : " C’est au nom du Dieu trinitaire*, Père, Fils et Saint Esprit, que nous nous sommes rassemblés dans la ville de Sibiu … " (dans les toutes premières lignes du message conclusif). C’est dire que les unitariens sont d’emblée exclus, sans tambour ni trompette, et ceci au nez et à la barbe de notre Eglise historique de Transylvanie qui a son siège épiscopale à Cluj-Napoca, non loin de Sibiu !

* l’invocation du " Père, du Fils et du Saint-Esprit " correspond au symbole des Apôtres, mais ici nous avons la formule " Père, Fils et Saint-Esprit " qui indique qu’il s’agit de la même personne ; et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, il est bien dit " au nom du Dieu trinitaire ". Comme on dit, on serre les boulons !

Et puis que dire de la Recommandation II ? " Nous recommandons que se poursuivent les discussions sur la reconnaissance mutuelle du baptême, prenant en considération les acquis importants à ce sujet dans plusieurs pays et sachant que cette question est profondément liée à la compréhension de l’eucharistie, du ministère et de l’ecclésiologie en général ". Avec ces interrelations tout azimut, nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à la reconnaissance du baptême des autres. Comment des protestants peuvent-ils adhérer à un tel ligotage du baptême avec d’autres questions ?

Et puis la prière finale qui fait du Christ, non seulement la Lumière pour le Monde (et bien entendu ni plus ni moins le Sauveur non seulement de l’unité européenne mais Sauveur de ce Monde !), mais aussi, et c’est théologiquement nouveau, le créateur de ce même Monde … à la place de Dieu lui-même ! C’est de la christolâtrie la plus extrême …

" O Christ, Lumière véritable, qui illumine et sanctifie tout être humain en venant dans ce monde, fais luire sur nous la lumière de ta présence, afin qu’en elle, nous puissions capter la lumière inapprochable, et guide nos pas pour l’œuvre de tes commandements. Sauve-nous et conduis-nous vers ton royaume éternel. Car tu es notre Créateur qui pourvoit et qui nous donne tout ce qui est bon. Notre espoir est en toi et à toi nous donnons la gloire, maintenant et toujours. Amen. ".

Et Dieu là-dedans ?

Les pauvres unitariens que nous sommes ne peuvent être que bouche bée devant un tel lyrisme …

sibiu__photo_de_camilg.jpg poteries en vitrine sur une place de Siniu, ville "saxonne" fondée par des immigrés allemands, photo Camilg


Rappelons que, dans les années 60, l’Eglise réformée de France (ERF) intervenait auprès du Conseil œcuménique des Eglises, sis à Genève, pour protester contre le renforcement du préambule trinitaire en arguant de l’existence en son sein d’un courant libéral peu enclin aux affirmations dogmatiques.


A défaut d’avancées théologiques ou pastorales, on se lance dans le social et le politique - comme si les Eglises étaient douées en ce domaine. Jean-François Collange, président des Églises protestantes d’Alsace, en interpellant les participants sur le thème de ce 3e ROE, " La lumière du Christ brille pour tous les hommes " : " Cela veut non seulement dire qu’elle illumine, mais aussi qu’elle transfigure, ce qui suppose une transformation du monde ", rappelle-t-il. Pour Antoine Arjakovsky, orthodoxe, directeur de l’Institut d’études œcuméniques de l’Université catholique de Lviv (Ukraine). on a vu à Sibiu " la volonté de voir émerger une doctrine sociale œcuménique " (expression reprise par Nicolas Seneze, correspondant au quotidien catholique La Croix : pêle-mêle, la question des réfugiés et des migrants, aider l’Afrique, redonner une âme à l’Europe (fichtre !), faire face aux conséquences négatives des changements climatiques, etc.

Plus précisément, l’œcuménisme retourne à ce qu’il est, à savoir un mouvement vertueux et piétiste qui donne bonne conscience aux braves chrétiens – ceux-ci n’ayant aucune prise sur les décisions qui sont l’affaire des seules hiérarques, il ne leur reste plus qu’à prier : " L’œcuménisme, a souligné le cardinal Cormac Murphy O’Connor, archevêque de Westminster, ce n’est pas seulement de grands événements, mais plutôt de petites choses dans vos maisons, vos paroisses, vos villages, vos villes". Comme en témoignait un participant à la clôture de l’assemblée : " Le mouvement œcuménique n’a pas besoin de nouvelles idées, mais de nouveaux témoignages. ".

Ben voyons, c’est certainement comme cela qu’on fait avancer l’Histoire ! L’œcuménisme à grand spectacle débouche sur de l’œcuménisme au ras des pâquerettes … 

 

Voir l’article d’André Gounelle " Œcuménisme ou secte ? " paru dans Evangile et Liberté n° 186, février 2005, p. 13, où le théologien rappelait les réserves déjà émises en 1961 par l’Eglise réformée de France (ERF) et mettant en garde le Conseil (dit) Œcuménique, basé à Genève, contre la tentation trinitaire : 

" Je souhaite que le Conseil œcuménique ouvre largement ses portes à tous ceux qui se réclament de l’Evangile, qu’ils acceptent ou qu’ils refusent la doctrine de Nicée-Constantinople. Les critères proposés, s’ils étaient adoptés, le transformeraient en une secte fermée et substitueraient à l’autorité des Ecritures un magistère ecclésial "
Mardi 11 septembre 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

La montée du fascisme chrétien et sa menace pour la démocratie US " par Chris Hedges.


Original mis en ligne par Alternet.org (
Alternet.org, Chris Hedges, le 8 février 2007), reprise d’une première version parue dans l'Unitarian-Universalist World, traduit en français par Pétrus Lombard pour Alter Info, le vendredi 09 Février 2007, mis en ligne par "Profils de libertés",  mis en lien par Christian Collas sur son site " Les mémoires trouvées dans le placard ".

 

Chris Hedges a été journaliste au New-York Times et chef du bureau du Middle East pour ce journal. Il est l'auteur de " War is a force that gives us meaning " et de "American Fascists : The Christian Right and the War on America" (2005). Ce dernier livre est un appel à la résistance contre ce que Hedges voit comme les efforts de Jerry Falwell, Pat Robertson et les opérateurs de Trinity Broadcasting Network, parmi d’autres, de transformer les Etats Unis en une nation chrétienne. Voir un résumé de ce livre sur le site de C. Collas.

 

 

Nous devons nous occuper de la montée des injustices sociales et économiques afin d'arrêter le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire des USA -- ou faire face à un futur fasciste sous des dehors de valeurs chrétiennes.

Le Dr. James Luther Adams, mon professeur d'éthique à Harvard Divinity School, a dit à ses étudiants que quand nous aurons son âge -- il avait alors près de 80 ans -- nous devrons tous combattre les " fascistes chrétiens".

L'avertissement, donné il y a 25 ans, est arrivé au moment où Pat Robertson et d'autres évangélistes de la radio et de la télévision ont commencé à parler au sujet d'une nouvelle religion politique qui dirigerait ses efforts vers la prise de contrôle de toutes les institutions, dont les principaux cultes et le Gouvernement. Son but déclaré était d'utiliser les Etats-Unis pour créer un empire chrétien mondial. Cet appel aux fondamentalistes et aux évangélistes pour qu'ils prennent le pouvoir politique était une mutation radicale et de mauvaise augure du christianisme traditionnel. Il était difficile, à cette époque, de prendre au sérieux une rhétorique aussi énorme, surtout à cause de la bouffonnerie de ceux qui l'exposait. Mais Adams nous a avertis contre l'aveuglement provoqué par le snobisme intellectuel. Les nazis, disait-il, n'allaient pas revenir avec les svastikas et les chemises brunes. Leurs héritiers idéologiques ont trouvé dans les pages de la Bible un masque pour le fascisme.

Il n'était pas homme à utiliser le mot fasciste à la légère. Il se trouvait en Allemagne de 1935 à 1936, et il avait travaillé avec l'Eglise souterraine anti-nazie, connue sous le nom d'Église de la confession, guidée par Dietrich Bonhoeffer. Adams a été par la suite détenu et interrogé par la Gestapo, qui lui a suggéré de réfléchir à retourner aux USA. C'est une suggestion qu'il a suivie. Il est parti en train de nuit avec des portraits encadrés d'Adolf Hitler placés sur le contenu de ses valises pour cacher les rouleaux de films faits maison qu'il avait pris de la soi-disant Église chrétienne allemande pro-nazie, et des quelques individus qui bravaient les nazis, comme les théologiens Karl Barth et Albert Schweitzer. La ruse a marché quand la police des frontières a ouvert les valises, vu les portraits du Führer et les ont refermées. J'ai observé des heures durant les films en noir et blanc granuleux pendant qu'il racontait dans son appartement à Cambridge.

Adams avait compris que les mouvements totalitaires se construisent sur le profond désespoir personnel et économique. Il a averti que l'exode des emplois industriels, l'appauvrissement de la classe ouvrière étasunienne, l'effacement physique des communautés dans la très grande extension de l'urbanisation sans âme et la ceinture de rouille qui se délabre, étaient en train de déformer rapidement notre société. 

L'assaut actuel contre la classe moyenne, qui vit maintenant dans un monde dans lequel quelque chose pouvant être mis sur logiciel peut être externalisé, serait terrifié par lui. Les histoires que beaucoup dans ce mouvement m'ont racontées au cours des deux dernières années, pendant que je travaillais sur " Fascistes Étasuniens : La droite chrétienne et la guerre contre les USA ", étaient des histoires de ces échecs -- personnels, communaux et souvent économiques. Ce désespoir, disait Adams, donnera du pouvoir aux rêveurs dangereux -- à ceux qui aujourd'hui bombardent les ondes hertziennes avec un utopisme idéaliste et religieux qui promet, par la purification apocalyptique violente, d'extirper l'ancien monde scandaleux qui a mis en échec beaucoup d'Etasuniens.

Ces utopistes chrétiens promettent de remplacer ce vide interne et externe par un monde mythique où, le temps s'arrêtant, tous les problèmes seront résolus. Le désespoir montant en ondulant à travers les USA, celui dont j'ai été témoin à plusieurs reprises pendant que je voyageais dans le pays, reste ignoré par le parti Démocrate, qui a abandonné la classe ouvrière, comme ses homologues républicains, pour le financement massif d'entreprises.

La droite chrétienne a leurré des dizaines de millions d'Etasuniens, qui se sentent à juste titre abandonnés et trahis par le système politique, basé sur la magie au lieu de la réalité du monde -- aux visions fantastiques d'anges et de miracles, à une croyance enfantine que Dieu a un plan pour eux et que Jésus les guidera et les protégera. Cette vue mondiale mythologique, ne faisant aucun usage de la science ou de l'enquête intellectuelle impartiale et honnête, promettant que la perte du travail et de l'assurance maladie est sans importance, tant que vous êtes droit avec Jésus, présente un monde à la cohérence mensongère qui s'adresse aux désirs affectifs des disciples désespérés aux dépens de la réalité. Cela crée un monde où les faits deviennent interchangeables avec les opinions, où les mensonges deviennent vrais -- l'essence même de l'Etat totalitaire. Cela inclut un obscur permis de tuer, de détruire tout ceux qui ne se conforment pas à cette vision, depuis les musulmans du Moyen-Orient jusqu'à ceux dans notre pays qui refusent de se plier au mouvement. Et cela donne opportunément les pleins pouvoirs à une oligarchie rapace dont le dieu est le profit maximum aux dépens des citoyens.

Nous vivons maintenant dans une nation où les 1 pour 100 d'en haut contrôlent plus de richesse que les 90 pour cent d'en bas réunis, où nous avons légalisé la torture et pouvons enfermer les citoyens sans procès. Arthur Schlesinger, dans " Les cycles de l'histoire étasunienne" a écrit que " les grands âges religieux étaient remarquables pour leur indifférence envers les droits de l'homme au sens actuel -- non seulement pour leur assentiment à la pauvreté, à l'inégalité et à l'oppression, mais aussi pour leur justification enthousiaste de l'esclavage, de la persécution, de la torture et du génocide".

Longtemps avant nous, Adams a vu dans la droite chrétienne des similitudes dérangeantes avec l'Eglise chrétienne allemande et le parti nazi, des similitudes qui, dit-il, en cas d'instabilité sociale prolongée ou de crise nationale, verront les fascistes étasuniens se lever sous l'apparence de religion pour démanteler la société publique. Il se désespère des libéraux de son pays, qui, dit-il, comme en Allemagne nazie, disent du bout des lèvres des platitudes stupides au sujet du dialogue et de tout ce qui les ont rendus inefficaces et impuissants. Les libéraux, dit-il, n'ont pas compris le pouvoir et l'attrait du mal ou la réalité froide du fonctionnement du monde. Les Démocrates se tordant les mains actuellement, avec beaucoup d’autres, se demandant comment ils peuvent tendre la main à un mouvement dont les leaders les fustigent de "démoniaques" et de "sataniques" n'auraient pas étonné Adams. Comme Bonhoeffer, il ne croyait pas que ceux qui combattraient efficacement dans le temps de troubles à venir, un combat qui pour eux était partie intégrante du message biblique, viendraient de l'Eglise ou des libéraux de l'élite laïque.

Sa critique des éminentes universités de recherche et des médias n'était rien de moins que du mépris. Ces institutions, égocentriques, compromises par leur rapport étroit avec le Gouvernement et les sociétés, ayant donné assez de pâté en croûte (sic) pour être très satisfaites, étaient peu disposées à traiter des questions morales fondamentales et des injustices de l'époque. Elles n'avaient pas le cœur à une bataille qui pourrait leur coûter leur prestige et leur confort. Il m'a dit, en plaisantant à moitié je pense, que, si les nazis prenaient le pouvoir aux USA, " 60 pour cent du corps enseignant de Harvard commencerait ses conférences par le salut nazi. " Mais ce n'était pas non plus une abstraction. Il avait observé des professeurs à l'Université d'Heidelberg, dont le philosophe Martin Heidegger, levant le bras avec raideur devant les étudiants de la classe.

Deux décennies plus tard, même devant la montée de l'impact de la droite chrétienne, sa prévision paraît apocalyptique. Mais les personnages influents de la droite chrétienne se sont déplacés des franges de la société au plancher de la Chambre des Représentants et du Sénat. Avant les dernières élections, 45 sénateurs et 186 membres de la Chambre ont obtenu des taux d'approbation de 80 à 100 pour cent des trois groupes de défense de la droite chrétienne les plus influents -- Christian Coalition, Forum Eagle, et Family Resource Council. Le président Bush a remis des centaines de millions de dollars d'aide fédérale à ces groupes et il a démantelé des programmes fédéraux en science, [sur les] droits de reproduction et la recherche pour le SIDA afin de rendre hommage à la pseudo science et au charlatanisme de la droite chrétienne.

Je suspecte que Bush veuille alerter pour ne pas être plus qu'un médiocre personnage de transition, notre version de Otto von Bismarck -- qui a aussi usé de " valeurs " pour stimuler sa base à la fin du 19ème siècle et a lancé le " Kulturkampf, " mot que nous rendons par guerres de civilisation, contre les catholiques et les juifs. Les attaques de Bismarck, qui ont clivé l'Allemagne et ont fait le discrédit d'une partie recevable du discours civil de fractions entières de la société, ont préparé le terrain pour le racisme le plus virulent et la répression nazie.

La droite chrétienne radicale, qui réclame un " État chrétien " - où des fractions entières de la société étasunienne, des homosexuels et des lesbiennes, aux libéraux, aux immigrés, aux artistes, aux intellectuels, n'auront aucune légitimité et seront réduits, au mieux, à une citoyenneté de deuxième classe -, attend une crise, une désintégration économique, une autre frappe terroriste catastrophique, ou une série de désastres environnementaux. Une période d'instabilité leur permettra de faire passer leur ordre du jour radical, celui qui sera vendu au public étasunien effrayé comme le retour à la sécurité, à la loi, et à l'ordre, en plus de la pureté morale et de la prospérité. Ce mouvement - le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire étasunienne - ne sera pas émoussé tant que la croissance des injustices sociales et économiques qui anéantissent cette nation ne seront pas abordées, tant que des dizaines de millions d'Etasuniens, maintenant enfermés dans des systèmes hermétiques d'endoctrinement par la télévision et la radio chrétienne, en plus des écoles chrétiennes, ne seront pas réincorporées dans la société US avec un futur, celui avec de l'espoir, des salaires suffisants, la sécurité d'emploi et l'aide généreuse de la Fédération et de l'État.

La destruction effrénée des États-Unis, qui se poursuit avec la bénédiction des deux partis politiques, présage non seulement de la mise au pouvoir de cette oligarchie mais aussi de la mort certaine de l'État démocratique avec la naissance du fascisme US. 

Voir dans La Besace des unitariens une biographie de James Luther Adams (message du 17 avril 2007, rubrique " Le Roux Didier " site " unitariens ").

Dans son livre American Fascists, C. Hedges distingue soigneusement ce courant du protestantisme chrétien évangélique, connu comme " Dominionisme ", du fondamentalisme traditionnel lequel n’a jamais essayé de transformer le Gouvernement en une extension de l’Eglise.

Nous remercions Christian Collas de nous avoir signalé cet article.

Lundi 27 août 2007
- Par Chris Hedges - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Bruxelles--les-gueux--devise-gueux-des-flandres.jpg la fière devise des Gueux de Bruxelles qui, au XVIème siècle, défièrent le pouvoir catholique espagnol : deux mains se serrant et portant une besace.


L’Église réformée de l’Alliance (ERA), membre du synode de l’Eglise protestante unie de Belgique (EPUB) depuis 1888, cherche un pasteur (homme ou femme) pour assurer l’accompagnement théologique et pastoral de sa petite communauté située dans le Brabant Wallon (banlieue bruxelloise).

Le candidat doit être titulaire d’une maîtrise en théologie (5 ans).

Il sera de tradition libérale et pourra faire sienne la Déclaration de Principes suivante :

L’Église réformée de l’Alliance place à la base de son enseignement la Bible librement étudiée à la lumière de la conscience chrétienne et de la science. Elle fait un devoir à chacun de ses membres de se former des convictions personnelles et réfléchies. Elle ouvre ses portes à tous sans leur imposer aucune confession de foi.

Son but est de les grouper et de les unir dans un esprit de justice et de fraternité en vue de leur développement religieux et moral. Elle travaille à l’avancement du règne de Dieu sur la terre par l’Évangile, source de vie éternelle et de progrès individuel et social.

Dès lors, nous avons à cœur de vivre notre foi en dehors de tout argument d’autorité, de réaliser une réelle fraternité entre les hommes, de proclamer la vocation de l’homme à la liberté, de préconiser la nécessité d’un approfondissement spirituel de notre foi en vue d’une plus grande authenticité.

À Dieu seul la gloire !

 

Autrement dit, nous souscrivons à cette "Déclaration de principes" qui entend par libéralisme théologique l’attitude spirituelle et intellectuelle qui consiste à pratiquer la liberté de conscience comme un droit inaliénable et le libre examen comme exigence prioritaire. Nous considérons que la foi est vivante lorsqu’elle est pensée, réfléchie et confrontée au regard de la raison et de la science, quand elle accepte de ne pas pouvoir tout comprendre, incluant le doute comme étape positive de son questionnement spirituel, philosophique et humaniste.

 

En conséquence, nous demandons à notre pasteur, au consistoire et tous les membres de notre Eglise qu’ils pratiquent activement le dialogue entre croyants, agnostiques et athées. Nous attendons du pasteur et des membres des consistoires et des conseils d’administration de notre Église réformée qu’ils continuent à manifester clairement cette orientation théologique dans leur action, dans la prédication, dans leurs publications (quel que soit le support médiatique).

 

Nous soutenons toute initiative prise en vue du développement du protestantisme libéral afin de contribuer, par notre action pédagogique et sociale, au respect de la vie, à la paix et à l’harmonie entre les individus et les peuples. Nous apportons notre appui à toutes démarches visant à lutter contre le totalitarisme, le sectarisme, la xénophobie, le fondamentalisme et l'intégrisme de toute obédience.

 

A Dieu seul, avec joie et fierté, nous rendons honneur, gloire et magnificence, par Jésus notre Maître et Seigneur. (http://protestant.be/qui_nous_sommes.htm)

 

Il doit avoir un intérêt pour la communication via Internet (voir http://protestant.be / ou  http://prolib.net). Il sera responsable des conférences, colloques ou séminaires pluralistes.
 

Le salaire mensuel actuel est de 1 277,77 euros ; un complément se fait au travers de cours de religion dans les écoles de l’Etat ( 200 à 300 euros par mois). Des indemnités de logement sont octroyées par les communes au pasteur (± 5 400,00 par an). Pour plus de renseignements, s’adresser au pasteur consultant, Robert Hostetter, courriel : hostetter@swing.be, adresse : rue du Kriekenput, 37 à 1180 , Uccle, Bruxelles.

 

Mercredi 15 août 2007
- Par Pierre Bailleux - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Georges-Lecocq--r--duction-50-.JPG

Georges Lecocq (1890 – 1984) est né le 7 novembre 1890 à Torigni-sur-Vire, chef-lieu de canton du bocage normand. Son père était chef de la police municipale. Sa famille était catholique. 

C'est lors de son service militaire à Cherbourg qu'il se convertit au protestantisme. Il n'avait pas fait d'études avancées et disposait seulement d'un brevet élémentaire, mais, à cette époque, c'était suffisant pour savoir bien écrire - et c'était son cas. Il écrivait d’ailleurs mieux qu'il ne parlait ; il sera cependant bon prêcheur et il avait le sens des relations. Dès qu'il arrivait quelque part, il rendait visite à de multiples personnes des lieux. 

Il fut d'abord employé dans une quincaillerie. Après sa conversion et souhaitant devenir pasteur, il suivit une formation au sein de l’Ecole de la cause de l’Evangile laquelle avait été mise en place par l’Union des Eglises réformées.

 

G. Lecocq exerça une fonction pastorale durant 15 ans à Alençon, " Grâce à son acharnement, à son attachante personnalité, son enthousiasme communicatif, il réunit les fonds nécessaires à la construction de plusieurs lieux de culte, telles les chapelles de Granville, de Bagnoles-de-l'Orne " (Marcel Schnepp). Selon Philippe Vassaux, l'un des plus beaux édifices qu'il construisit est sûrement ce temple de Bagnole. Il laissa le souvenir d’un grand bâtisseur !

 

Peu avant 1950, il fut nommé, à Nancy, aumônier militaire de la 6ème région. Il restera 58 ans dans cette fonction. Il fit la guerre d'Algérie. Lors d'un office à Nancy, en 1962, il proclama qu'un soldat du contingent, l’aspirant Brun, chef de sa section était mort en héros car il avait sauvé au risque de sa propre vie un camarade touché d'une balle. Mais, dans les milieux protestants en particulier, l'opinion à Nancy était franchement opposée à cette guerre d'Algérie. A cette époque des pasteurs protestants étaient même inscrits au Parti communiste. A Nancy, l’un de ses collègues, le jeune pasteur Mathiot (fils du pasteur Charles Mathiot de l'Eglise évangélique luthérienne de Vésoul),  écopa même 9 mois de prison pour avoir aidé les militants FLN à venir en France. On lui reprocha vivement son discours patriotique. Ses opinions en faveur de l'Algérie française étaient par ailleurs connues. Son supérieur s'entremit et lui proposa une affectation à Bordeaux, mais G. Lecocq estima qu'il devait rester à Nancy pour continuer son œuvre et refusa. Il fut alors relevé de sa fonction d'aumônier. L’intéressé s'entêta et préféra sortir de l'ERF et fonder sa propre Eglise locale indépendante !

 

Les première réunions se firent au centre Charles Wagner (du nom du pasteur protestant libéral, décédé en 1918, qui fonda en 1907 le " Foyer de l’âme " à la Bastille, à Paris), puis G. Lecocq, avec l’aide de plusieurs familles, construisit une chapelle qu’il inaugura à la fin de 1963 *. Il retrouvait là sa vocation de bâtisseur. P. Vassaux assista à la dédicace du nouveau lieu de culte, non pas tant pour ses convictions personnelles mais parce que G. Lecocq était pour lui " l’oncle Georges " - en fait non apparenté, mais c’était un grand ami de son père.

  * chapelle lefebvriste du Sacré-Coeur, rue du maréchal Oudinot

Le nouveau lieu de culte était bien placé, puisque sur les boulevards extérieurs. Une quarantaine de fidèles l’avaient suivi, pour la plupart venant des milieux plutôt conservateurs.

 Puis, G. Lecocq disposant d’une maison importante en centre-ville, il préféra vendre le lieu de culte (vers 1980 aux intégristes catholiques de Mgr. Lefevre) et continuer le culte à domicile. Puis il partit à la retraite, en 1984, chez les diaconesses protestantes de Strasbourg. Il passa ainsi ses trois dernières années de sa vie chez elles. Les familles qui l’avaient suivi réintégrèrent l'ERF.

 

Ph. Vassaux se souvint qu'il lui rendit visite lorsque " son oncle " avait 94 ans. Il avait encore bon pied bon œil. Il était venu le chercher à la gare avec sa voiture - mais la conduite laissait à désirer ! Ph.Vassaux dit avoir eu très peur. Les gens connaissaient la façon de conduire du père Lecocq et s'en amusaient.

 

Avant de mourir, le 6 août 1987, il fit une donation d’une part à ces diaconesses, d’autre part à l'Union protestante libérale (UPL) de Strasbourg, partie qui fut remis ensuite à l'Eglise Saint-Guillaume. Celle-ci fit construire un foyer "Georges Lecocq". L’UPL a, par ailleurs, subventionné la construction grâce au fond provenant de la vente de l'ancienne maison et siège de l'UPL de la rue de l'Epine.

Un culte fut célébré à St. Guillaume, mais l'enterrement eut lieu à Nancy, où Georges Lecocq avait conservé de nombreux amis.

 

Le foyer paroissial de Saint-Guillaume " Georges Lecocq ", situé dans la cour de l'église Saint-Guillaume, rue Ernest Munch à Strasbourg, accueille les nombreuses conférences de l'Union protestante libérale (UPL).  


Sources
  :  Marcel Schnepp (ancien président de l'UPL, article du 6 septembre 2005, sur le site de l’Union protestante libérale), Ernest Winstein (président de l’ULP, même article), Philippe Vassaux (entretiens téléphoniques des 24 avril 2003 et 13 juillet 2004).

Lundi 13 août 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
L’émission " Présence protestante " de France 2 nous a gratifié ce dimanche d’un excellent documentaire de Virginia Crespeau sur Marie Dentière (" Marie Dentière ou la Réforme au féminin "), contemporaine de l’instauration la Réforme à Genève, ancienne augustine qui se situa dans le sillage de Jean Calvin et de Guillaume Farel. La réhabilitation de cette figure historique est due en grande partie à Isabelle Graesslé, théologienne, ancienne modératrice de la Compagnie des pasteurs et des diacres genevois et directrice du Musée international de la Réforme.

Jean Calvin, de sa belle langue française, entretenait volontiers par correspondance les dames de la noblesse de son pays d’origine qui étaient prêtes à décrocher du catholicisme, mais une fois qu’elles étaient devenues protestantes, il leur rappelait qu’elles ne devaient pas parler de religion en public, ni entre elles ! Chasse gardée des pasteurs et limite sexiste au fameux " sacerdoce universel ".

Mais voilà, une femme enfreignit ses directives : elle s’appelait Marie Dentière (ou d’Ennetières, du nom de son père qui appartenait à la petite noblesse des Flandres), née en 1495 à Tournai, décédée en 1561 à Genève.

D'abord prieure du couvent des augustines de Prés-Porchins à Tournai (où elle avait reçu son éducation), elle se réfugie à Strasbourg en 1524 après s'être convertie au luthéranisme. Elle y épouse un pasteur (lui aussi ancien augustinien) et le couple rejoint Guillaume Farel (le bras droit de J. Calvin) à l’est du lac Léman dans la région d’Aigle ; son mari exercera à Bex. Elle se retrouve à Genève à partir de 1535 suite à un second mariage, avec un nommé Antoine Froment, lui aussi dans le ministère, compagnon de Guillaume Farel. Ce second mari défraiera la chronique locale en faisant le négoce du vin et en commettant quelques écarts de conduite qui le mèneront devant la Justice.

Quant à elle, femme lettrée et de conduite modèle, elle se fera connaître par sa défense des idées de la Réforme (elle participa à la tentative de convertir les Clarisses de la ville -– avant leur exclusion), par ses propos publics et par sa plume (bien qu'une partie de ses écrits furent anonymes). 

Elle écrivit en effet une chronique sur les évènements de son temps : La guerre et deslivrance de la ville de Genève fidèlement faicte et composée par ung marchand demourant en icelle (1536) (où elle s’interroge sur le fait que les Genevoix aient chassé les sieurs Calvin et Farel, qu’elle admire – mais elle n’est pas forcément l’auteur principal de ce document qui lui fut attribué à la fin du XIXème siècle), un pamphlet Contre les Turcz, Iuifz, Infideles, faulx chrestiens, Anabaptistes et Lutheriens, et, surtout, une Epistre tresutile faicte et composée pour une femme chrestienne de Tornay …, dédiée à sa protectrice, la reine Marguerite de Navarre (rédigé à partir de 1537, elle est imprimée à Genève en 1539, mais les exemplaires en sont saisis par le Conseil de la ville qui vient d’expulser J. Calvin et G. Farel).

Marguerite-de-Navarre.JPG  Marguerite de Navarre (1492-1549), protectrice de Marie Dentière.

Cette épître prônait la participation active des femmes en matière de religion : se marier et procréer, éventuellement seconder les efforts d’un mari pasteur, avoir des enfants et leur lire la Bible, mais AUSSI le droit d’en parler, notamment entre elles. Sa fille lui emboîta le pas en rédigeant une grammaire hébraïque que sa mère publia avec son épître. La haute protection royale dont elle bénéficiait fit qu'elle n’eut le droit qu’à des remontrances " sévères " (qualificatif utilisé par J. Calvin qui mentionne son intervention).

Il faut dire que Guillaume Farel avait auparavant savonné la planche puisqu’il avait écrit à J. Calvin, encore exilé à Strasbourg, en date du 6 février 1540 : "notre Froment est le premier qui, à la suite de sa femme, ait dégénéré en ivraie. […] Cette femme orgueilleuse et vindicative fut, malgré tout son esprit, une mauvais conseillère à son nouvel époux, qu'elle dominait absolument".

Marie Dentière connaissait fort bien la Bible et elle avait déjà goûté, chez les catholiques, à la prise de la parole en public. Notre Réformateur masculin, déjà en son temps en retard de bien d’autres réformes (entre autres celles que souhaitaient les anabaptistes et les anti-trinitaires), l’était assurément de la réforme féministe à venir. Le calvinisme embraya dans le machisme de son fondateur et ce n’est qu’en novembre 2003 que Marie Dentière eut son nom gravé sur le mur de la Réformation à Genève.

Bibliographie en français

1878 - Correspondance des Réformateurs dans les pays de langue française, vol. 5, éd. A.-J. Herminjard. Georg, Genève, n°.785.

1991 - BACKUS Irena. "Marie Dentière: un cas de féminisme théologique à l'époque de la Réforme". Bull. de la Soc. d'Hist. du Protest. Franç., 137, pp.177-195.

1996 - TICCONI S., Marie Dentière.

1997 – SKENAZI Cynthia (Université de Californie, Santa Barbara), "Marie Dentière et la prédication des femmes (Marie Dentière and the Preaching of the Women)",  Renaissance and Reformation (Renaiss. Reform.), vol. 21, no1, pp. 5-18 (revue publiée par Toronto Renaissance and Reformation Colloquium, Toronto, Canada).

1998 - KEMP William, DESROSIERS-BONIN Diane, "Marie d'Ennetières et la Petite grammaire hébraïque de sa fille d'après la dédicace de l'Epistre à Marguerite de Navarre (1539) ", Bibl. d'Humanisme et Renaissance, 60, 117-134.

1999 - McKINLEY Mary B. " Les fortunes précaires de Marie Dentière au XVIe et au XIXe siècles ", dans Royaume de fémynie : pouvoirs, contraintes, espaces de liberté des femmes, de la Renaissance à la Fronde, Librairie Honoré Champion, 1999.

En préparation : Oeuvres de Marie d'Ennetières, éd. Diane Desrosiers-Bonin, William Kemp, Isabelle C. Denommé, et al., Genève, Droz.

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Lundi 23 juillet 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

belfast-entre-catholiques-et-protestants-bis.jpg

Belfast, la ville "coloniale" d'Olivier Cromwell à l'époque des guerres de religion


La prochaine conférence de la section Europe et Moyen-Orient (Europe and Middle East) de l’International Association for Religious Freedom (IARF) aura lieu à Belfast du 25 au 27 juillet 2008 sur le thème " Religions et croyances dans l’espace public ". Les participants seront accueillis par la Non-subscribing Presbyterians of Ireland (NSPCI).

Dans le cadre de cette manifestation, les protestants libéraux et les chrétiens unitariens sont invités par l’European Liberal Protestant Network (ELPN) à une pré-conférence qui aura lieu le 24 juillet et qui traitera de l’évangélisation dans une société moderne où le respect de la liberté de conscience est mise en avant.

Nous vous communiquerons le programme et les modalités d’inscription dès qu’ils seront connus.

Vous trouverez des messages sur l'IARF, l'ELPN et la NSPCI sur ce site, dans la rubrique "les protestantismes", et sur celui de l'AFCU, dans la rubrique "ELPN".
 

Comment aller à Belfast ?

 En passant par Eurotunnel : http://www.eurotunnel.com ; puis en prenant un ferrie entre l’Angleterre / Ecosse et Belfast (par exemple Stranraer-Belfast avec la compagnie Stenaline)

Ou bien par bateau : voir les routes maritimes à partir des divers ports européens  http://www.directferries.co.uk/routes.htm ; 
et les compagnies maritimes
http://www.directferries.co.uk/operators.htm

Ou encore par avion http://www.belfastairport.com/en/ (voir les aéroports en relation directe avec Belfast : http://www.belfastairport.com/en/content.asp?area=2&id=210), compter environ 600 euros pour un Paris-Belfast AR

Samedi 21 juillet 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
le-Temple-de-l-Etoile-en-1874.gif C'est l'appel lancé ce dimanche 1er juillet par le pasteur Louis Pernot de la paroisse ERF de l'Etoile lors d'une prédication radio retransmise sur France-Culture à 20h 30. 

le temple de l'Etoile en 1874, vu sur le site de la paroisse.

Il y a plusieurs demeures dans le Royaume, nous dit-il, ni plus ni moins chrétiennes les unes que les autres, et les unitariens peuvent fort bien cohabiter avec les autres étant entendu que les Evangiles sont beaucoup moins rigides dans leurs expressions théologiques que le dogme, bien tardif (IV° siècle), de la Trinité.  Rien à voir d'ailleurs entre les styles !

 Du moins est-ce que nous avons cru comprendre à la lecture de cette très belle et très sensible méditation que nous avons reproduite en son intégralité, avec l'autorisation de son auteur, sur notre site documentaire La besace des unitariens  
http://labesacedesunitariens.over-blog.com


ndlr
: Le titre est de notre composition.
Jeudi 5 juillet 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Amish-et-leur-ferme.JPG A propos des Amishs, voir notre article précédent du 18 avril 07 "Des quilts amish vendus en Suisse" (rubrique "sites à découvrir").



La chaîne française M6 a repassé hier soir (23 h) le thriller réalisé par Peter Weir en 1984 dans les milieux amishs de Pennsylvanie : "Witness" (= le témoin). Lors d'un déplacement en dehors de sa communauté, le petit David assiste à un meurtre. Il se retrouve, lui et sa mère, avec le policier qui est intervenu sur les lieux du crime. Pour protéger son jeune témoin, le policier sera contraint de se réfugier au sein de la communauté amish de David et de sa mère. Il sera "l'Anglais", expression par laquelle les Amishs - qui ont conservé leur dialecte néerlandais - désignent les autres Américains.

Un film tout en finesse et qui sympathise avec humour avec ce milieu traditionnel en le voyant fonctionner de l'intérieur. Un très beau film.

Mardi 26 juin 2007
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les protestantismes - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
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