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la culture Internet

Extrait du discours de Mgr di Falco-Léandri à l’assemblée plénière de la Commission Épiscopale d´Europe pour les Médias (CEEM), Rome, le jeudi 12 novembre 2009, Source : CEEM, " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ". 

" (...) l’émergence de la Web generation, les bouleversements dans l’organisation du temps et de l’espace, dans la manière de s’informer et de communiquer, les conséquences ecclésiologiques, les effets sur le gouvernement même de l’Eglise, la place de la religion sur le marché Internet, les manières d’y proclamer l’Evangile et d’y être Eglise.


Ne nous leurrons pas. Ne faisons pas l’autruche. Internet se transforme, transforme notre société et ne peut pas ne pas transformer l’Eglise, ne peut pas ne pas transformer notre manière d’être et d’agir en Eglise, au risque de ne plus être témoins du Christ dans le monde d’aujourd’hui !


Avec Internet, nous assistons à une révolution copernicienne qui a déjà ses effets sur notre manière d’être dans notre relation au monde, de nous situer dans le monde, d’interagir avec le monde. La prise de conscience par l’Eglise institutionnelle de l’importance d’Internet est là. Nul doute. La preuve en est encore aujourd’hui. Mais savoir surfer sur la vague Internet est une toute autre histoire.


Internet est un révélateur, un marqueur. Soit vous savez communiquer, soit vous ne le savez pas, soit vous êtes crédible soit vous ne l’êtes pas, soit vous répondez aux attentes soit vous êtes dans votre bulle, soit vous êtes prophète soit vous êtes le dernier des Mohicans, soit vous êtes vivant soit vous êtes fossile, soit vous connaissez la langue Internet soit vous ne la connaissez pas et vous ne pouvez pas communiquer.

Je compare souvent le mode de présence de l’Eglise dans le monde des médias et sur Internet à ce qui est demandé à un missionnaire devant partir vers des terres inconnues. Que demande-t-on à un missionnaire avant son départ ? De connaître la culture du pays dans lequel il se rend et d’en apprendre la langue. Ne devrions-nous pas avoir la même attitude pour ce qui est de la présence dans les médias ?


De nouveaux langages se constituent sur Internet, utilisés par les jeunes. Abréviations, photos et émoticons, fichiers audios et vidéos sont prépondérants. La culture digitale se dote de sa propre grammaire, d’une langue en constante et rapide évolution. (LOL, MDR)


Notre génération a trop tendance à considérer comme superficiel tout ce qui est bref, instantané, porté sur l’émotion. Serait-ce que nous serions plutôt tournés vers l’écrit, les longs développements, la qualité de l’argumentation par les épais dossiers que nous devons traiter, les livres de théologie et les thèses que nous avons lus ou que nous lisons encore ? Mais à y regarder de plus près, l’Eglise dans son histoire n’a pas considérés comme seuls vecteurs de vérité les longs traités de théologie. Elle a su exprimer sa foi de manière concise et percutante. Qu’il suffise de citer la proclamation du kérygme dans les Actes des Apôtres. Elle a su utiliser des formes de communication non-verbale. Qu’il suffise de penser aux icônes, aux fresques et mosaïques de nos églises, aux vitraux et aux sculptures sur les tympans de nos cathédrales.

Elle a su provoquer les émotions. Qu’il suffise d’écouter ses chants et ses musiques. Nous proclamons "une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père", mais il existe bien mille et une manières d’exprimer cette foi. Et l’aggiornamento demandé par le Pape Jean XXIII nous pousse à réactualiser sans cesse la manière dont nous proposons la foi aux nouvelles générations.


Nous sommes dans un monde pluraliste, où nombreux sont ceux qui, grâce à Internet, peuvent avoir accès à tout et donner leur avis sur tout. L’Eglise ne peut pas ne pas en tenir compte. Avec la sécularisation, la mondialisation, la montée d’Internet, notre vision du monde, de la vie, de la mort, et considérée par certains comme un produit parmi d’autres sur le marché des religions. L’Eglise ne peut pas communiquer comme si d’autres conceptions et interprétations du monde n’existaient pas. Elle a une Parole, un message d’amour à proclamer, mais elle se doit aussi écouter et Internet est une formidable chambre d’écho de la vie du monde.


(...) Il y a plus de 25 ans je disais que les cathédrales du XXIe siècle seraient médiatiques. Aujourd’hui ces nouvelles cathédrales sont à construire sur le Net. Dans l’histoire de l’Eglise, dans le même temps que la charité se faisait inventive pour répondre aux nouveaux besoins, les anciennes structures subsistaient. Pour nous aussi, tout en assurant la vie de nos paroisses et de nos diocèses, nous devons avoir le souci de continuer à être là où sont les gens, là où le monde change, et donc à nous rendre sur You Tube, My Space, Facebook et autres ...


Ce ne sont pas les jeunes qui ne viennent plus vers l’Eglise, c’est l’Eglise qui est loin de leur monde. En surfant sur le Net, en allant sur n’importe quel site de rencontre comme Facebook on se rend bien compte du besoin de communiquer, du besoin d’une rencontre et d’un dialogue authentiques. L’authenticité pour eux est signe de vérité. Nous devons donc promouvoir une présence chrétienne sur le web faite d’opérateurs, prêtres inclus, maîtrisant certes les techniques de communication, mais sachant aussi offrir des espaces pour la recherche, la rencontre, le dialogue, la prière.


Réfléchir au branding visant à travailler la notoriété et l’image.


Le pape Jean-Paul II savait poser des gestes symboliquement chargés de sens. Seule l’écoute du monde d’une part, et l’écoute du Dieu de l’Evangile d’autre part, peuvent permettre de nous positionner là on l’on ne nous attend pas, de surprendre, de faire tomber les idées fausses sur l’Eglise.


Ces diverses pistes ne doivent pas donner à penser qu’on peut résoudre les problèmes de communication de l’Eglise par de simples mesures de communication au risque d’être de ces "cymbales retentissantes" dénoncées par Saint Paul, de ces instruments qui sonnent creux. Il nous faut être d’abord et avant tout habité. "La forme, c’est le fond qui remonte à la surface" disait l’écrivain Victor Hugo. "L’agir suit l’être", disait saint Thomas d’Aquin, et avant lui Aristote. Nous agissons selon ce que nous sommes. Nous donnons à voir ce que nous sommes.


Certains croient qu’Internet n’est que du virtuel ou du superflu. Tous nous connaissons des prêtres, des évêques pour qui Internet est le dernier de leurs soucis et continuent leur pastorale comme si Internet n’existait pas. Or Internet fait de plus en plus partie intégrante de la vie quotidienne. En n’y étant pas présent on se coupe d’une bonne partie de la vie des gens. Et lorsqu’on y est ce que l’on y donne à voir est inséparable de ce que l’on est. D’ailleurs, d’une manière naturelle, à moins d’être complètement paranoïaque, on prend ce que l’on perçoit pour la réalité ; et à moins d’être un parfait manipulateur, on donne à percevoir ce que l’on est. Il ne peut y avoir dichotomie complète entre l’être et le paraître dans l’esprit des gens, et je pense que nos sites et nos blogs disent beaucoup plus sur nous que nous ne l’imaginons.


(...) Un site Internet chrétien doit s’occuper du monde et non se couper du monde. Il doit éviter la langue de bois, éviter d’être lui-même idéologue cherchant à imposer sa vérité. Un site doit être ouvert au dialogue et au débat tout en montrant qu’il ne transigera pas avec certains principes acceptés par tous et partout. Il doit se contenter de proposer la vérité du Christ, fermement, tendrement, humblement. Et s’il s’agit de rendre compte de l’espérance qui est en nous à ceux qui en demandent raison (cf. 1 Pierre 3, 15), que ce soit "avec douceur et respect " dit saint Pierre. […] Le site chrétien se doit d’être un éveilleur de consciences en misant sur l’attrait de tout homme à la bonté, à la vérité, à la beauté.


(...) A trop faire la distinction entre médias profanes d’un côté et médias intra-ecclésiaux de l’autre, on prend le risque de la ghettoïsation, de la victimisation, sans entendre ce que le monde a à dire de l’Eglise, ce qu’elle en comprend, comment elle le ressent, sans chercher non plus à savoir comment elle peut être présente à tous médias.


(...) Qu’un fidèle, ou que tout homme, se fasse son opinion par lui-même peut faire peur aux pasteurs que nous sommes. Nous aimerions protéger les plus faibles et les plus vulnérables. Mais il nous faut trouver des solutions autres que la censure et l’interdit pour cela. La censure est toujours une mauvaise réponse, même quand elle se pare des meilleures intentions du monde. Elle apparaît toujours comme erratique et arbitraire, et donc en fin de compte comme totalitaire. Or la vérité n’a pas besoin de nous pour s’imposer.


(...) Internet est un outil, et comme tel il n’est pas porteur de morale. Mais il est utilisé par des hommes porteurs de morale, capables d’en user en bien comme en mal. Comme tout outil démultipliant les capacités humaines, il est porteur de menaces comme de potentialités. Tout dépend de l’usage qu’on en fait. La moralisation d’Internet ne se fera pas sans la moralisation des hommes, et en premier lieu de nous-mêmes. Quel Christ donnons-nous à voir sur nos sites ?


(...) Avant de terminer je voudrais souligner un point d’attention tout particulier, celui des plus pauvres je cite : " L’une des (préoccupations) les plus importantes (…) se réfère à ce que l’on appelle aujourd’hui le "fossé numérique", une forme de discrimination qui divise les riches des pauvres sur la base de l’accès, ou du manque d’accès, aux nouvelles technologies de l’information."


(...) Pour terminer, permettez-moi de citer un écrivain français, Jules Renard : "Quelques gouttes de rosée sur une toile d’araignée, et voilà une rivière de diamants. " Puissent les quelques gouttes de rosées que nous déposons sur l’immense toile Internet la transfigurer aux yeux de tous en rivière de diamants.

 

† Jean-Michel di Falco Léandri, Évêque de Gap et d’Embrun, Président de la CEEM, Président du Conseil pour la Communication de la CEF

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 18:37
- Par di Falco Léandri - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Extrait du discours de Mgr di Falco-Léandri à l’assemblée plénière de la Commission Épiscopale d´Europe pour les Médias (CEEM), Rome, le jeudi 12 novembre 2009, Source : CEEM, " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ".

" Si les sites institutionnels avec leur lourdeur sont nécessaires, les électrons libres peuvent l’être aussi. Quelqu’un comme Napoléon est certainement diversement apprécié dans une assemblée comme la nôtre, mais permettez-moi cependant de parler de lui pour une comparaison. Napoléon savait user dans une bataille aussi bien de la cavalerie lourde comme les Dragons enfonçant les flancs de l’adversaire, que des Voltigeurs venant piquer ces mêmes flancs tels des mouches du coche.



Un site Internet devrait pouvoir mettre en contact avec Jésus-Christ et une Eglise vivante, une communauté où se vit l’unité et la charité. Loin de trouver cela, les internautes se trouvent bien des fois confrontés à un "système", qui certes a ses avantages une fois qu’ils en ont franchi le seuil, mais qui, dans un premier contact, fait davantage écran que courroie de transmission, n’ayant pas pour lui la souplesse de l’amour.

Ces voltigeurs de l’Evangile, je les vois dans les blogs créés par des laïcs. Cela entre dans le champ propre de leur activité, de leur vocation et de leur mission de baptisés dans l’Eglise et dans le monde.
(…) Les médias réduisent souvent l’Eglise au pape et à quelques cardinaux. Raison de plus pour que les évêques et les prêtres laissent toute leur place aux laïcs sur le net. L’Action catholique consistait à évangéliser le même par le même, l’ouvrier par l’ouvrier, l’étudiant par l’étudiant, la femme par la femme, le patron par le patron, etc. Il nous faut retrouver cette intuition en ce qui concerne le Net, et si ce n’est évangéliser le Net, du moins évangéliser par le Net. Seule la présence de chrétiens laïcs compétents et éclairés sur le Net, s’exprimant en tant que chrétiens, pourra montrer qu’on ne peut réduire l’Eglise à sa hiérarchie et au pape.


(…) Mais heureusement, plus que jamais, Internet redistribue les cartes, nous fait descendre de notre piédestal, de notre chaire magistrale, nous fait sortir de nos ghettos, de nos sacristies. Pape, cardinaux, évêques, prêtres, fidèles laïcs, nous intégrons avec Internet une agora, un espace libre et spontané où tout se dit sur tout, où tout le monde peut débattre de tout, une agora virtuelle où les internautes se font une idée sur tel ou tel sujet au gré de leur pérégrination, de leur recherche, voire de leur zapping.

L’internaute catholique ne déroge pas à cette règle. Tout en adhérant librement à la foi de l’Eglise, il veut se faire une opinion par lui-même, être le seul juge de là où se trouve son bien. Il surfe donc sur le net en fonction de ses centres d’intérêt, de là où il en est dans sa quête, et il exerce son jugement en fonction de là où il en est dans sa foi et ses connaissances.

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 18:24
- Par Mgr di Falco-Léandri - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Extrait du discours de Mgr di Falco-Léandri à l’assemblée plénière de la Commission Épiscopale d´Europe pour les Médias (CEEM), Rome, le jeudi 12 novembre 2009, Source : CEEM, " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ".

" Un ami a fait l’étude des sites chrétiens en français les plus consultés. Il en ressort que les sites catholiques en France viennent loin après les sites évangélistes [ndlr : plutôt "évangéliques" de l'anglais evangelical] alors même que les évangélistes sont une minorité par rapport aux catholiques dans notre pays. Comment cela se fait-il ? Pour lui les raisons en sont les suivantes :


La première, c’est que "Les évangélistes écoutent et les catholiques parlent". Par là, il veut dire que les évangélistes sortent d’eux-mêmes pour se mettre d’abord à la place des autres. Ils répondent aux besoins. "Que veux-tu ?" demande Jésus au paralytique, à l’aveugle-né. Autrement dit "De quoi as-tu besoin ? Quel est ton désir le plus profond ? Je peux y répondre". La communication commence toujours par l’écoute. D’où sa question : l’Eglise catholique parlerait-elle à partir d’elle-même sans prendre suffisamment en considération ce que vivent les gens ?
 

La seconde raison du succès des sites évangélistes par rapport aux sites catholiques, c’est que "les sites catholiques sont centrés sur eux-mêmes" et "considérés comme outils et non comme un monde à évangéliser". Par là, il veut dire que nos sites sont des extensions ou des duplicata de nos feuilles paroissiales, de nos bulletins diocésains. Ils sont à usage interne. Ils parlent la langue des initiés à l’usage exclusif des initiés. Les sites évangélistes, au contraire, veulent atteindre les internautes, utilisant Internet comme outil et vecteur d’évangélisation.


D’accord ou pas avec cette analyse, il n’en demeure pas moins que nous pouvons prendre pour notre compte la nécessité d’écouter le monde pour mieux l’aimer et lui parler ".

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 18:11
- Par Mgr di Falco-Léandri - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Lorsque les fidèles d’une même confession sont assez nombreux pour former un groupe de proximité, résidant dans un même quartier, dans une même commune, dans une même agglomération, ils sont bien entendus heureux de célébrer le culte ensemble.

Mais, avec la déchristianisation qui raréfie les croyants et les militants et aussi l’individuation des croyances et des opinions qui pousse certains à vivre à l’écart des communautés de base de leur propre religion (par exemple chez les catholiques contestataires qui n’apprécient pas l’attitude de leur hiérarchie ou encore chez des musulmans qui préfèrent se tenir à l’écart de prêches intégristes, et bien sûr pour les hérétiques de tout poil qui décrochent pour des raisons de croyance, de dogme ou de doctrine), les fidèles isolés seront de plus en plus nombreux. Il leur restera alors la possibilité de se relier à distance grâce au téléphone, aux SMS et à l’Internet.

Jusqu’à quand dureront nos paroisses ? Est-ce la fin des assemblées de proximité ?

Du fait de leur faible effectif en France (environ 200) et du caractère récent de leur mouvement, sans l’appui de paroisses historiques (celles-ci existent mais en Transylvanie, en Hongrie, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada), les unitariens français se trouvent déjà dans cette situation ; d’où l’intérêt de leurs efforts pour s’organiser en conséquence, avec des associations nationales loi 1901, une instance de coordination nationale, un forum, un réseau et une Eglise (en l’occurrence une église linguistique sur la Toile, l’Eglise unitarienne francophone EUfr, lien). Et finalement, çà marche !  Dieu merci !

C’est là en quelque sorte un rôle de prototype ; une Eglise alternative ; une esquisse du futur qui vaudra pour de nombreuses autres mouvances religieuses ...


Ceci dit, la vie en réseau s’adresse plutôt à des internautes qui disposent d’une messagerie électronique pour recevoir des bulletins, des documents et des messages d’information, pour naviguer sur les sites de leur mouvance. Une fracture numérique s’instaure manifestement entre ceux qui s’y mettent et d’autres qui en restent au courrier postal et au téléphone.

Demain, le fidèle sera beaucoup plus actif, désireux de rencontrer d’autres personnes afin de partager sa foi, de faire action commune, plus ingénieux pour s’organiser, à la fois producteur de textes et émetteur de messages et consommateur de ceux des autres. Un fidèle décléricalisé !

Et puis heureux de rencontres ponctuelles, occasionnelles, et de grands rassemblements festifs, il ne rechignera plus à faire des kilomètres lors des rendez-vous importants. Un fidèle sans doute très différent dans son attitude du fidèle régulier et dévot d’aujourd’hui, quelque peu routinier.


Oui, Internet, ouvre à un autre type de sociabilité : de chez nous au monde entier !

Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 19:15
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

La Commission épiscopale européenne pour les médias (CEEM), de l'Eglise catholique romaine, présidée par Mgr. Jean-Michel di Falco, évêque de Gap et d’Embrun (France) s’est réunie à Rome du 12 au 15 novembre, avec une centaine de participants venus de 29 pays, pour échanger sur " la culture de l’Internet et la communication de l’Église ". Les "maîtres du monde numérique" - Facebook, YouTube, Wikipedia et Twitter y ont participé. Voir le compte-rendu de cette rencontre sur le site du journal La Croix en date du 18 novembre ("l’Eglise dialogue à Rome avec les maîtres du monde numérique" par Frédéric Mounier).

D’emblée, Mgr di Falco a parlé de révolution numérique : " Sortons de nos ghettos, de nos sacristies ! De nouvelles cathédrales sont à construire sur le Net. La révolution du Net est proche de celle de l’imprimerie, qui a déclenché la Réforme puis la Contre-Réforme. Internet ne peut pas ne pas transformer l’Église ".

En effet, si l’Internet joue un rôle documentaire indéniable et admis jusque dans les établissements scolaires, c’est désormais sur le terrain de la sociabilité elle-même que les choses avancent le plus actuellement. Les gens ne se connectent pas seulement à des documents, à des jeux et à des films, mais de plus en plus à d’autres personnes. On parle d’un nouvel altruisme (le chercheur suisse Jean-François Mayer de l’Institut Religioscope), d’une conjonction entre l’individualisme et l’hyper-choix au niveau de réseaux (le père Éric de Beukelaer, porte-parole francophone des évêques de Belgique). La participation aux forums, à des réseaux thématiques ou de convivialité, sont désormais préférés à l’encartement dans la vie associative (les partis politiques, les syndicats, les associations citoyennes, les communautés religieuses, etc.).  L’Internet accentue la mobilité : on veut de l’immédiateté, de l’occasionnel, du temporaire, de la mobilité ...


Avec un groupe Yahoo d’information et de discussion Unitariens francophones (100 membres, plus de 800 messages chaque mois) et une Eglise linguistique, l’Eglise unitarienne francophone (avec notamment sa rubrique "nos faire-part",  et sa rubrique " nos cultes mensuels "), les unitariens se sont pas en reste sur ce versant convivial d’Internet.



Alors que beaucoup pensaient que la chaleur humaine, l’approfondissement des échanges, l’intimité fraternelle, la communion des êtres seraient réservés aux seuls groupes de proximité, l’expérience internaute rejoint la grande tradition des correspondances épistolaires de qualité en y ajoutant l’accélération de l’immédiateté. En s’accompagnant de photos, d’enregistrements audio et vidéo, en permettant les commentaires des visiteurs, les blogs et les sites sont interactifs et des relations s’y nouent.


Nous sommes désormais loin des sites institutionnels qui sont froids comme des vitrines, fixes dans leur présentation et parfois leur contenu (lorsqu’ils ne sont pas actualisés). Les blogs, quant à eux, excitent la curiosité par leurs nouveautés, par leur réactivité aux évènements, leur présence à l’actualité, par la diversité de leurs sujets, par la collaboration d’auteurs venus d’horizons divers, par leur accueil à l’expression des uns et des autres.


N’est-ce pas cela faire Eglise entre les hommes et sous le regard de Dieu ?

Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 13:38
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Après les propos pourtant privés de Manuel Valls en juillet dernier et ceux, plus récents de Brice Hortefeux, "révélés" en scoop par les journalistes, on peut s’inquiéter de cette tendance à voler des bribes de paroles, de plaisanteries plus ou moins foireuses dites en marchant avec un ami, d’expressions spontanées bien qu’inaudibles, de SMS, d’extraits de courriels, etc., puis de les sortir de leur contexte pour en faire des procès d’intention à l'adresse de l’opinion bcbg (bien sous toutes les coutures).

Moyennant quoi, nos hommes politiques sont désormais invités à la boucler, à tenir seulement des discours on ne peut plus officiels, à ne pas se "lâcher", à adopter la langue de bois – ce qui leur sera bien entendu reproché ultérieurement ! Et, bien entendu, sans toutefois faire de mise en scène !

L’enjeu est important lorsque l’on sait que, aujourd’hui, les services de police et d’espionnage disposent du matériel de captage à moyenne distance pouvant suivre une conversation dans un lieu privé. Or le matériel, cela se diffuse !


L’enjeu est également important puisque ce ne sont pas seulement des bloggeurs en rêvent de gloire qui veulent capter à tout prix ces bribes d’inédits, mais bel et bien des gens du métier ; dernièrement des journalistes de Public Sénat et du Monde.


Bizarrement, les bcbg, d’habitude si sourcilleux de tout risque liberticide, de la vidéo surveillance qui nous "flicquerait" sur la voie public, sont les premiers à s’engouffrer dans ce jeu malsain avec une ardeur toute militante.
Comme dirait Mitterrand : attention les chiens sont lâchés !

Pour information, ce mardi 8 septembre, la permanence du député Manuel Valls a été saccagée. Tout lien avec ses propos volés n'est bien entendu pas fondé.

Les unitariens seraient-ils donc des moralistes ? Eh Oui ! et à contre courant s’il le faut. L’audiovisuel fait partie de ces espaces où une éthique doit prévaloir ; ce n’est pas un no-man’s land social, encore moins un égout.

Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 17:23
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

L'Eglise unitarienne francophone (EUfr) vous invite très fraternellement à son premier culte qui aura lieu ce dimanche 7 juin, et ensuite chaque premier dimanche du mois. Le culte se fera d'abord à la maison de chacun (avec sa famille, ses amis ou voisins, etc.), et donnera lieu à l’envoi d'un message électronique et éventuellement de photos pour partage, sur le site de l'Eglise, avec tous les autres fidèles.

Pour explication et façon de faire, voir la rubrique " nos cultes mensuels " sur le site de l'EUfr.  Les messages sont à adresser au webmestre du site (lien).

Dans la tradition unitarienne, les cultes sont ouverts non seulement aux chrétiens de toute confession, mais aussi aux autres croyants, également aux agnostiques et aux non-théistes qui pensent qu'il y a une dimension spirituelle de la Vie.

Géographiquement dispersés, les unitariens francophones utilisent les moyens de communication modernes pour se relier les uns aux autres !

Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 17:02
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : la culture Internet - Recommander

Il faut bien entendu tout faire pour que chacun puisse avoir un accès le plus aisé possible à la culture. Nous sommes ici les héritiers de l’Ecole publique mise en place par la IIIème République. Nous en sommes fiers. Jaurès, nous le revendiquons nous aussi. Mais, que je sache, les bibliothèques d’Ecole, les médiathèques et les musées achètent jusqu’à présent (tout en acceptant les dons) leurs livres, leurs disques et leurs tableaux et sculptures car il en va du respect du travail des artistes.

Il est de bon ton aujourd’hui de s’égosiller avec les Droits de l’Homme tout azimuts sans s’apercevoir des contradictions qui existent. En cela, certains partis politiques de France, de Navarre ou d’autres pays sont franchement démagogiques. Ils ne cessent de jouter dans l’enceinte de parlements nationaux ou européen ou internationaux au lieu de réfléchir tous ensemble et sereinement à la complexité des problèmes à résoudre.

Il s’agit, me semble-t-il de mettre en place des politiques cohérentes qui répondent au bien commun et non à des intérêts partisans. Les différences légitimes au sein des sociétés composites ne peuvent qu'être valorisées et enrichies par la synthèse qui en ressort, du moins chaque fois que celle-ci est possible.

L’Internet, comme tout espace publique, doit faire l’objet d’une surveillance responsable et civique des Pouvoirs publics (c'est leur rôle !) : non au porno, non à l’antisémitisme et au racisme en général, non aux campagnes de haine, non à la désinformation systématique des propos et de la pensée des autres, non au piratage des œuvres d’autrui.

Ici, je suis personnellement éditeur de plusieurs sites (les Actualités unitariennes et La Besace des unitariens) et publications (la Correspondance unitarienne, les Cahiers Michel Servet) et webmestre d’autres sites (le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, AFCU, et celui de l’Eglise unitarienne francophone, EUfr). J’ai le droit, me semble-t-il, à la maîtrise de ce que j’écris en tant qu’auteur. C’est là un droit fondamental et inaliénable de propriété intellectuelle.

Libre à moi de décider que mes textes pourront être copiés ou non (c’est une décision technique qui est offerte par Internet), pourront faire l’objet de commentaires (cas pour le site de l’Eglise unitarienne francophone) ou non. Pour la reproduction des textes, illustrations et vidéo, il est d'ailleurs de bon ton entre éditeurs de donner ses sources, d’indiquer les reproductions, de se renvoyer la balle comme on dit. C’est ainsi que la culture circule dans le respect de tous.

C’est aux musiciens et aux chanteurs de décider du circuit économique qui leur permet de mettre leurs œuvres à la portée de tous. Certains pourront se montrer très ouverts, d’autres élitistes ; c’est leur choix.

Le piratage, comme son nom l’indique, est un vol. On peut tourner autour du pot au nom des grands principes, cela reste un vol, avec des complices bien entendu et puis des laxistes qui semblent se multiplier par les temps qui courent. Dieu qui, paraît-il nous envoya les 10 commandements, doit bien rigoler en haut de son Ciel en voyant comment nous nous ingénions à contourner la morale, à commencer par d’éminents hommes et femmes politiques censés pourtant faire avancer notre sociabilité, notre civilité et nos citoyennetés !

Les Internautes auraient-ils tous les droits, y compris celui de piller ? Certains proposent qu’on adresse la facture aux opérateurs (à Over-blog dans notre cas ?) ; ce serait plus facile, moins compliqué disent-ils, et puis cela plairait aux jeunes *. Ben voyons ! aux opérateurs de payer nos frasques ou ceux de nos chers petits qu’on ne doit priver de rien (j’ai entendu cela ce midi sur la chaîne de télévision " Public Sénat ").
* à la veille d'élections européennes et d'autres dans l'avenir, c'est important d'y penser !

Ainsi vont nos débats publics, à coup d’argumentaires ... et non de réflexions concrètes.

réaction critique d'un ami, le 23 mai 09

"Cher Jean-Claude. Bien que je sois moi-même " victime " du piratage et soucieux comme auteur et journaliste de la protection des droits d'auteur, je pense que ton analyse est trop rapide et trop moralisante. Je pense que ton erreur est de focaliser sur le mot " piratage " qui est employé ici dans un sens provocateur et festif, mais qui derrière les mots traduit la recherche d'une évolution du droit d'auteur, évolution rendue nécessaire et inéluctable par les nouvelles technologies.

Je n'ai pas de réponse toute faite sur le sujet. Je sais que les auteurs sont partagés et notamment les auteurs et compositeurs de chants et de musiques, qui se sont souvent sentis bernés par le système traditionnel des droits d'auteur qui les prive d'une grande partie de ce qui devrait leur revenir aux profits de sociétés chargées de percevoir ces droits dont elles ne redistribuent qu'une faible partie, auteurs et compositeurs qui voient avec Internet la disparition du monopole de ces sociétés.

Une partie de la problèmatique actuelle vient de l'attachement excessif de notre société à la notion de propriété privée. Ce qui est important, c'est de trouver un mode de rémunération des auteurs vivants et je suis tout à fait pour que leurs oeuvres tombent dans le domaine public beaucoup plus tôt que cela n'est prévu aujourd'hui.

Quand Sandrine Bélier, tête de liste Europe Ecologie dans l'Est explique pourquoi elle signe le Pacte pour les libertés numériques  (
lien), je ne sais pas si elle a raison, mais je pense qu'il y a de bonnes raisons de se méfier du projet de loi gouvernemental, et que  contrairement à ce que tu dis il y a dans les débats publics des propositions concrètes et morales, même si tu penses qu'elles sont erronées ...

Il me semble en revanche que la décision prise par le Parlement européen va dans le bon sens (
lien). Et pour le point de vue des journalistes, tu peux aller voir le site des journalistes de Toulouse et Midi-Pyrénées (lien).

Cordialement. Régis Pluchet"

Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 12:56
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Aujourd’hui le moindre groupe, mouvement ou association a pignon sur Toile grâce à un site ou un blog ou encore un groupe de discussion ou un forum. Les paroisses, diocèses, Eglises, etc. , ne sont pas en reste dans l’aventure du numérique.

Mais peut-on aller encore plus loin ?

Une première possibilité :

Dans le virtuel, il a les Eglises de la Second Life qui ont fait la Une des journaux au début de 2007. Le système est performant puisque des heures de culte réunissent les fidèles et des réunions de discussion sont proposées. Mais seuls les doués en informatique peuvent les fréquenter ; il faut aussi pratiquer l’anglais couramment ; enfin c’est par un dédoublement de la personnalité – sous couvert d’une avatar – que les rencontres se font.

Nous avions présenté ici la First Unitarian Universalist Church of Second Life
(FUUCSF) dans un premier message du lundi 26 février 07 (avec plus de 600 fidèles aux dernières informations) * et, d’une façon plus générale, le développement de ces communautés religieuses virtuelles " Lorsque les avatars se rencontrent et prient ensemble "

* vidéo visible sur le site de cette Eglise.

Dans notre cas, il s’agit d’une toute autre possibilité offerte également par l’Internet à partir de l’existence d’un site.


Le site est alors défini comme un espace d’activités et de rencontres, s’appuyant sur un réseau déjà existant. Le site de l’Eufr a été ouvert le 3 juin par le réseau de la Correspondance unitarienne, fondé à Bordeaux en octobre 2002 et qui diffuse un bulletin mensuel à plus 250 destinataires (dont la plupart par voie électronique).

le drapeau de la Francophonie

Cet espace concerne quelques 1 300 unitariens et sympathisants répartis dans les pays francophones en Europe (France, Suisse romande et Wallonie), en Amérique du Nord (Québec, et dans l’avenir nous l’espérons en Arcadie et en Louisiane) et en Afrique noire (pour l’instant au Burundi, Congo Brazzaville, RD Congo et Togo). Parmi eux, de nombreux isolés – surtout en Europe – et d’autres qui célèbrent régulièrement un culte au sein de communautés.

Il s’agit d’une Eglise qui fonctionne comme telle, avec les institutions ecclésiales habituelles, du moins dans les milieux protestants : un conseil (pour l’instant de 7 membres), un pasteur titulaire d’une chaire (la révérende Maria Pap, ministre de l’Eglise unitarienne de Transylvanie), un futur pasteur en formation, une chorale (pour l’instant un noyau de 3 chanteurs chevronnés dont un musicien), et un gestionnaire (en l’occurrence le webmestre du site).

Une Eglise avec des activités culturelles (une présentation de nouveaux livres dans la rubrique " la bibliothèque de l’Eufr) * et surtout cultuelles : pour l’instant un espace de prières et de méditations (où sont publiés des textes correspondant à la spiritualité libérale qui est la nôtre) qui sera bientôt complété par un espace de partage post cultuel (où, chaque mois, les fidèles pourront échanger leurs expériences, leurs sentiments, leurs émotions, leurs prières, après avoir effectué un culte de maison – seuls, avec leur famille, leurs voisins, leurs amis – ou bien au sein d’un groupe régulier ou une communauté).

* pour une documentation plus systématique, voir notre site documentaire qu’est La Besace des unitariens.


Une Eglise avec sa convivialité, où les fidèles peuvent faire part des évènements de leur vie, et se connaître de visu grâce à la publication de photos et de vidéos.

Enfin, une Eglise avec des activités sociales : en projet, une aide aux populations pygmées des deux Congo.

A plus long terme, nous espérons que cette Eglise encouragera aux cultes de maison, à la formation de groupes locaux, à des rencontres régionales et, pourquoi pas internationales.

L’Eufr est donc une Eglise sur la Toile, à notre connaissance la toute première du genre. Puisse-t-elle servir de prototype pour d’autres milieux religieux !

Elle est aussi la première Eglise " linguistique " concernant, pour une mouvance donnée, l’ensemble des fidèles qui parlent la même langue maternelle ou vernaculaire.

Elle repose bien entendu sur des internautes ayant appris l’art de communiquer sur la Toile grâce à la messagerie électronique et, pour certains, à la photographie digitale. Elle correspond à une sociabilité à distance rendue de plus en plus nécessaire au sein de nos sociétés marquées par l'individuation et par la mondialisation en cours et de plus en plus opérationnelle grâce au développement de l’Internet.

Autre avantage : elle n’a aucun frais de fonctionnement ! Même le site est gratuit, puisque sur une plate-forme de blogs (et le webmestre est militant bénévole). Elle exige certes du dévouement, de la confiance dans ses convictions, assurément de la foi ...

 

Pour contact : la Correspondance unitarienne
http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr

Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 17:38
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 02:02
- Par Actualités unitariennes - Publié dans : la culture Internet - Recommander

Loin des lois et règlements de l’Etat, dans un espace présenté comme de totale liberté, la bloguosphère est devenue un nouvelle espace où se sont engouffrés les professionnels du sexe, les forts en gueule, les violents, etc.  Les plus pervers (pédophiles, terroristes, etc.) évitent toutefois les plates-formes de blogs où ils peuvent être repérés plus aisément et préfèrent les sites libres.  

Il fallait s’y attendre ! Bien entendu, à chaque velléité des autorités européennes pour allez-y-voir, c’est la levée des boucliers au nom des lois scélérates, à savoir liberticides ...

En démocratie, la liberté n’est pas un terrain vague, un lieu qui serait sans tradition, sans coutume, sans règles du jeu. Elle n’est pas une jungle où s’affronteraient les plus forts et les plus faibles. Il faut une dose, je dirais même une surdose d’angélisme pour croire que les êtres humaines vont s’auto-régulariser, s’harmoniser, s’abstenir d’eux-mêmes des excès, s’autogérer tous seuls comme des grands, être responsables. L’abbaye de Thélème, où il faisait si bon vivre au dire du sieur Rabelais, était une communauté élitiste ... et parfaitement imaginaire.

La bloguosphère, surtout dans le domaine de l’actualité politique, c’est le règne des rumeurs non vérifiées (et oui, les blogueurs sont des journalistes en herbe mais qui n’en ont pas toujours la déontologie), des jugements à l’emporte pièce, de la violence verbale, du dénigrement des hommes et femmes politiques. Des illustrations concrétisent pour ceux qui n’auraient pas encore compris. La liberté pour certains serait elle d’abord du défoulement, du fanatisme, de l’intégrisme politique ?

Faut-il laisser proliférer l’ivraie et le bon blé en même temps par crainte de faucher le bon blé en voulant retirer l’ivraie. C’était le conseil de Jésus, mais c’était, à son époque, en attente du Jugement final. Mais aujourd’hui, qui se soucie du jugement de Dieu, ni même de son regard ?

Puisque l’Etat tarde tant à intervenir dans ce terrain vague, les blogueurs eux-mêmes doivent se prendre en main et assainir leur propre environnement. Sur de nombreux sites, et c’est le cas pour ceux de la plate-forme d’Over-blog, vous trouverez en bas de page la fonction " signaler un abus ". N’hésitez pas à actionner cette sonnette d’alarme. C’est rapide et efficace ! Elle permet en effet à Over-blog de transmettre au blogueur dénoncé qu’il risque des sanctions et des poursuites judiciaires (des " affaires " ont déjà été portées devant les tribunaux).

Sont visés : la pédophilie, le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, l'incitation à la haine raciale, le révisionnisme et le négationnisme (apologie ou contestation de crimes contre l'humanité), l'atteinte aux marques, la diffamation, l'atteinte à la vie privée ou droit à l'image d'un tiers.

A nous de savoir défendre notre démocratie au sein de la bloguosphère. Nous sommes responsables de ce jardin où poussent de belles et magnifiques plantes. A nous de l’entretenir. Il paraît qu’Adam et Eve, nos aïeuls si célèbres, furent chassés du Paradis parce qu’ils se contentèrent d’en bouffer les fruits sans lever le petit doigt pour l’aménager ! N’y a-t-il pas le temps de l’économie de cueillette, puis celui de l’agriculture ...

Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 07:53
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

La plate-forme d’Over-blog, qui accueille nos sites, a pris une sage décision en regroupant les sites " à contenu réservé aux adultes " * dans une plate-forme à part : erog.fr (" les blogs pour adultes d’Overblog ").
* entre autres les 573 blogs sur le thème " sexy ", les 65 " sexualité " et les 111 " sex "

Comme les blogueurs ne reculent devant rien pour leur audimat, on peut voir de charmantes jeunes filles aux alentours des 18 ans légaux dans des positions provoquantes. L’érotisme fait bel et bien partie de nos traditions artistiques avec ses chefs d’oeuvre, mais certains photographes versent facilement dans le porno – suivez le regard et l’angle de prise de vue !

affiche d'Amnesty International dénonçant la violence faites aux femmes. Le machisme le plus primaire se défoule sur les sites porno.

Question de simple orgueil pour certains ; pour d’autres il s’agit d’arriver au rang " premium " pour avoir le droit de mettre de la publicité sur leur blog ! Sans exclure les sentiments pervers en ce domaine si trouble.

Merci donc à Over-blog pour ce classement, même s’il reste à faire le ménage au sein d’Erog.fr ; par exemple, un grand nombre de ces sites sont simplement des relais vis-à-vis des sites porno tout à fait " professionnels ".

Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 07:49
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Les nouveautés sur les blogs sont immédiatement consultables puisque les messages s’empilent chronologiquement, selon la date de leur publication. Il suffit ensuite de rechercher, dans la pile de documents ainsi entassés, grâce à des outils qui sont mis à notre disposition. 


Il y a d’abord les catégories (que nous avons renommées " rubriques " pour nos propres blogs), mais aussi un archivage par mois, et, le must, un calendrier où le visiteur peut dénicher les messages d’un jour précis. Pour plus de facilité, ceux qui sont inscrits à la Newsletter reçoivent chaque nouveau message dans leur boîte électronique.


Les sites, quant à eux, présentent toutes les entrées sur leur page d’accueil, comme un éventail. Mais il sont alors obligés d’attirer l’attention sur les nouveautés par une entrée qui clignote (du genre " new ") ou bien par un placard bien mis en évidence. A chaque architecture ses avantages et ses inconvénients. Nous en avons déjà parlé.


Mais là où le blog a un avantage certain sur le site, c’est que son succès est lié précisément à ces nouveautés. Il excite la curiosité, il fidélise ses visiteurs, il colle à l’actualité, il s’illustre de photos à chaque message, il adopte un ton plus personnel, moins " officiel ", moins " langue de bois ".

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famille néerlandaise vue dans une vitrine à Dordrecht,
 
photo Jean-Claude Barbier



A l’opposé du blog, nous avons le site-vitrine qui présente une fois pour toute sa marchandise. 


Il a été fait ponctuellement par un webmestre professionnel ou un militant bénévole. 


Il est là pour signaler l’existence d’un mouvement, d’une organisation, d’une communauté, etc., mais il n’a pas prévu d’actualisation : compte-rendu des activités, nouveaux textes, agenda, etc.  Point de nouveauté et le visiteur se lasse d'aller le voir en faisant le constat que "çà n'a pas l'air d'être bien actif" - eh oui ! la Toile visualise l'activité et pas seulement l'existence nominative.


Parfois le mouvement a cessé toute activité depuis belle lurette, mais son fossile demeure et s’ouvre encore à la curiosité des internautes. La Toile commence ainsi à avoir ses antiquités ; parmi elles, de très beaux sites riches en documentation, mais parfois aussi des sites-vitrines qui font croire, encore, à l’existence des fantômes ...

Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /2007 09:36
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Les croyants sont bel et bien présents dans l'univers virtuel de la Second Life. 

Nous avions déja parlé de l'existence de la First Unitarian Universalist Church of Second Life (FUUCSF) dans un message du lundi 26 février 07. Elle a été rejointe par une église, une synagogue et une mosquée.
 

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Mieux, son succès est telle, qu'un nouveau lieu de culte, plus grand, a du être construit. Celui-ci n'est plus une "chapelle" (qui contenait 40 places), mais désormais un "sanctuaire" (nom que les unitariens-universalistes nouvelle génération donnent à leur lieu de culte de préférence à "temple" ou "église" qui appartiennent au vocabulaire chrétien), pouvant accueillir jusqu'à 60 personnes.

Deux cultes ont lieu chaque semaine, plus des séances de discussion ("salon discussion").

Un Français, Virgil Pérez, est ministre du culte de cette Eglise.

Vous trouverez une vidéo sur le site de la FUUCSF qui présente un culte. Vous y entendrez le célèbre chant "Come, Come Whoever You Are" qui reproduit le poème du soufi Roumi (en Anatolie, 1207-1273), paroles adaptées et musique de Lynn Adair Ungar (1963)

Venez, venez, qui que vous soyez,
vagabonds, dévots, amants des adieux.
Notre caravane n’est pas celle du désespoir.
Venez, venez encore une fois.



Pour contact (en anglais) : george Byrd

 

Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 07:41
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Dans un milieu catholique habitué à être bien encadré par sa hiérarchie, donc bien lisse dans son expression à usage extérieure, nous avons toutefois de grandes voix contestatrices, entre autres mobilisées par des quotidiens et des revues de qualité comme Témoignage chrétien, Golias, etc., ou des mouvements internationaux comme " Nous sommes aussi l’Eglise " (NSAE), etc. 

 

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Et puis, nous avons maintenant les sites et les blogs.


Les diocèses s’y mettent, certaines paroisses et mouvements aussi, mais de plus en plus de voix individuelles qui n’engagent qu’elles mêmes – et çà c’est nouveau. Des séminaristes, des prêtres en exercice ou mis hors cadres, ou tout simplement des laïcs qui parlent de leurs sentiments religieux


Vous trouverez de telles voix en consultant par exemple la communauté de blogs que nous animons depuis quelques mois et qui est intitulée " Religions en toute liberté ". 


Elles sont sincères, émouvantes ; elles nous font part d’un vécu intime ; elles témoignent d’une attention aux évènements, aux autres ; d’une exigence éthique ; d’une curiosité face à la Vie …


Et puis, c’est la grande liberté des enfants du bon Dieu avec des voix parfois / souvent bien discordantes : les dévots qui répètent les prières, les béni oui-oui et les conservateurs qui rabâchent les bonnes instructions venues d’en haut (je veux dire de leur hiérarchie), les prophètes plus ou moins allumés, les militants toujours sur le qui vive, etc. 


Les évangélistes, les charismatiques, les islamistes, les bouddhistes, les néo-païens, quelques protestants, etc., investissent eux aussi ce nouvel espace de liberté.


On trouve de tout sur ce marché du religieux ! Il a l’exotisme d’un marché aux puces.


Ce matin, j’ai été touché par ce cri du cœur d’un prêtre horrifié par les propositions des dominicains néerlandais. Il nous invite, ni plus ni moins, à " intensifier notre prière pour que le bon sens et la fidélité à la foi de l'Église puissent prévaloir sur toutes les attaques des puissances de l'enfer". Bigre ! l'heure est grave !


Sur ce, c’est moi qui ait été bien étonné à mon tour en consultant le profil de ce blogueur qui s’appelle lui même " Dominicanus " (mais sans doute, si j’ai bien compris, en désaccord avec les dominicains du moins néerlandais) : ni plus ni moins le produit d’études brillantes avec un cursus plus qu’exemplaire. A sa rubrique " A mon propos ", on peut lire en effet " prêtre belge, né à Anvers, études de traducteur (Antwerpen), philosophie (Paris), théologie (Fribourg, Suisse), ordonné prêtre à Hérémence (diocèse de Sion, Valais, Suisse), prédicateur de retraites, incardiné dans l'archidiocèse de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique), prêtre en paroisse (Vert-Pré) ". Re-bigre ! et félicitations.


Moyennant quoi, "Dominicanus" nous donne à lire des documents intégraux pour notre bonne science et conscience, ce qui est toujours bon à prendre.


Ainsi va l’information sur la toile, où l’on grappille à droite et à gauche.

Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /2007 20:00
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Il y a des différences techniques concernant par exemple le volume qui est alloué à un blog par le fournisseur d’accès, en général moindre que pour un site, mais cela le visiteur n’est pas censé le savoir. Dans leur esthétique, les meilleurs blogs, les plus léchés, ceux par exemple des artistes, n’ont rien à envier aux plus beaux sites. 

L’architecture des blogs est certes fixe, contrairement à celle d’un site où tout est à inventer, toutefois les parties sont modulables et cette contrainte se révèle finalement être une facilité d’aménagement.

La différence la plus apparente c’est que la page d’accueil d’un site présente les entrées possibles réparties sur toute la surface de votre écran au gré de la fantaisie de son webmestre, alors que les mêmes entrées sont disposées en colonne (à droite, à gauche ou les deux) sur un blog. 

Il s’ensuit un premier avantage du blog, c’est que le centre de votre écran vous donne d’emblée les nouveautés puisque les messages sont en quelque sorte empilés, du plus ancien au plus récent. Et, pour retrouver les anciens messages, vous avez les catégories qui les regroupent par thème ou autre critère, un calendrier, un archivage par mois, une fonction recherche, etc.

Pour vos plus fidèles lecteurs, une Newsletter se propose de leur envoyer, sur leur messagerie automatique, le début de chaque nouvel article. Que voulez-vous de plus ? 

Finalement, la différence n’est pas que technique ; elle est surtout de l’ordre de la communication. Le site est très souvent la vitrine d’une association, d’une entreprise, d’une collectivité. Il présente surtout des pages fixes remplies une fois pour toute. Quelques nouveautés, mais il n’y est pas astreint. 

Le blog au contraire propose des messages fréquents et invite, par les commentaires qu’on peut y faire, à l’interactivité. Il est convivial, adopte volontiers le langage de l’émotion, de la confidence, de l’étonnement, de l’indignation. Il suit les méandres de l’actualité. Il est à l’armée, ce qu’est la cavalerie légère : la mobilité, la surprise, la présence là où il le faut. Il tient ses lecteurs en haleine. 

C’est un état d’esprit, une culture, un art de vivre.

Et puis et surtout, le blog est révolutionnaire. Il est gratuit, là où il fallait payer. Il est égalitaire car chacun peut s’y mettre et " on " est plus obligé de passer par les services (bénévoles ou professionnels) d’un webmestre toujours débordé. Il démocratise à l’extrême l’édition, puisque chacun peut devenir lui-même auteur – éditeur – imprimeur – diffuseur (bonjour à Johannes Gensfleich, dit Gutenberg, vers 1397-1468 !).

Il vient au secours des braves associations de nos vies citoyennes dont les responsables s’échinent à tirer des bulletins, à les déposer dans les boîtes aux lettres (pour combien de lus ?) ou à les affranchir avec des tarifs postaux à la hausse, à courir après les cotisations (des membres qui se montrent de plus en plus radins en alléguant la vie chère), à mobiliser les troupes pour chaque activité afin qu’il y ait - quand même - quelques participants, et qui épuisent leurs rares militants qui ont le sentiment, avec la pénurie des vocations, d’être au four et au moulin.

Merci à Dieu de nous avoir envoyer les blogs … 


Merci--vu-sur-loudie--Over-blog--r--duit----20-.JPG

Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 11:09
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Certains militants, religieux ou politiques, se comportent avec haine et violence comme si la démocratie n’était pas une invitation à la négociation sociale permanente entre acteurs de diverses opinions. " On " veut passer en force, à la majorité électorale, sur pression, par harcèlement, par démagogie ou encore en faisant donner la rue ... Tous les totalitarismes ont utilisé ces méthodes.

Dans un entretien donné à Michel Kubler et publié le 30 octobre sur le site http://www.la-croix.com, le cardinal Ricard fait le bilan de ses deux mandats passé à la tête de la conférence épiscopale de son pays : "L'Eglise de France ne va pas si mal ! ", bilan fait en toute simplicité, plutôt optimiste mais sincère, mais où perce une pointe d’agacement vis-à-vis de la mouvance agitée des intégristes.


catholiques-traditionalistes--Saint-Eloi---messe-de-l-abb---Laguerie.jpegPour moi, le point le plus douloureux dans ces débats autour de Vatican II, c’est de voir que la démarche spirituelle du Concile n’est parfois pas perçue, voire est rejetée. Il y a là comme un déni envers l’Esprit Saint. Je souffre beaucoup plus de cela que des problèmes de reconnaissance institutionnelle. Par ailleurs, je vous avouerai que, par santé spirituelle, je ne consulte jamais les sites intégristes. Leur violence me ferait douter qu’une réconciliation soit possible… ".


Eh oui ! la démocratie n’est possible qu’avec des démocrates … Elle suppose d’abord une reconnaissance mutuelle et un respect des autres. Elle exige l'application de règles transparentes de fonctionnement loin des manigances de toute sorte et des rapports de force, à commencer par la plus petite des associations. Jésus avait raison de demander aux responsables de laver, d’abord, les pieds de leurs subalternes, d’en être les humbles serviteurs.

Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 14:59
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Pegase--vu-sur-loudie--Over-blog.JPG


Le nombre d'internautes dans l'Hexagone a dépassé, pour la première fois, la barre des 30 millions en juin 2007, selon Médiamétrie : 58,3 % des Français âgés de onze ans et plus se sont connectés à Internet au moins une fois au cours de ce mois. Cela représente une progression de 12 % par rapport à l'année dernière, et correspond à plus de 12 millions de foyers français équipés d'un accès internet. Un an auparavant, ils n'étaient que 10,6 millions.

Source : Yahoo News / médiamétrie



Sur la toile, les mouvements militants s’expriment, ont pignon sur toile ; des amitiés se nouent, notamment entre blogueurs ; des réseaux de convivialité à distance se mettent en place ; une communauté de l’information mais aussi des échanges interpersonnels, un agora élargi à l’échelle de notre planète … une aventure prodigieuse à laquelle les chrétiens unitariens francophones, entre autres, sont fiers de participer. 


Nos blogs (AFCU, Actualités unitariennes et La Besace des unitariens), bien que tout jeunes, ont le vent en poupe. Ils font bonne audience, bonne figure dans le peloton de tête des blogs qui se consacrent aux religions (parmi les catholiques, les protestants, les chrétiens évangéliques et charismatiques, les islamiques, les bouddhiques, les ésotériques, etc.), et sont trouvés par les moteurs de recherche, à hauteur de 16% des visiteurs uniques dans le cas de nos Actualités unitariennes.

Jadis, Pégase transportait les messages d'un bout à l'autre de la terre, mais c'était réservé, paraît-il, aux rêveurs, aux poètes et aux amoureux ...

Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /2007 10:56
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

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qu'on se le dise, les chrétiens unitariens sont gens de la modernité !  en tout cas plus internautes que la moyenne.

Sans le faire exprès, les chrétiens unitariens qui étaient en retard de site, se trouvent désormais dans le peloton de tête grâce à leur trois blogs qui connaissent une excellente audience. Comme nous sommes altruistes, nous en parlons à nos amis militants d’autres mouvements, mais la culture Internet n’avance pas aussi vite qu’on pourrait l’imaginer. Beaucoup de gens ne sont pas encore habitués à naviguer sur la toile, et en restent aux anciens modes de communication. Pour les convaincre et pour alimenter notre rubrique " la culture Internet ", voici une bonne blague que je viens de recevoir de la part d’un ami :

 

Un couple de parisiens décide de partir en week-end à la plage et de descendre au même hôtel qu'il y a 20 ans, lors de leur lune de miel. Mais, au dernier moment, à cause d'un problème au travail, la femme ne peut pas prendre son jeudi. Il est donc décidé que le mari prendra l'avion le jeudi, et sa femme le lendemain. L'homme arrive comme prévu et, après avoir loué la chambre d'hôtel, il se rend compte que, dans la chambre, il y a un ordinateur avec connexion Internet. Il décide alors d'envoyer un courriel à sa femme.

Mais il se trompe en écrivant l'adresse. C'est ainsi qu'à Perpignan une veuve, qui vient de rentrer des funérailles de son mari mort d'une crise cardiaque, reçoit le courriel. La veuve consulte sa boîte aux lettres électroniques pour voir s'il n'y a pas de messages de la famille ou des amis. C'est ainsi qu'à la lecture du premier d'entre eux, elle s'évanouit. Son fils entre dans la chambre et trouve sa mère allongée sur le sol, sans connaissance, au pied de l'ordinateur. Sur l'écran, on peut lire le message suivant :

" A mon épouse bien-aimée, Je suis bien arrivé. Tu seras certainement surprise de recevoir de mes nouvelles maintenant et de cette manière. Ici, ils ont des ordinateurs et tu peux envoyer des messages à ceux que tu aimes. Je viens d'arriver et j'ai vérifié que tout était prêt pour ton arrivée, demain vendredi. J'ai hâte de te revoir. J'espère que ton voyage se passera aussi bien que s'est passé le mien.

P.S. : Il n'est pas nécessaire que tu apportes beaucoup de vêtements : il fait une chaleur d'enfer ici ! "

Envoyé par Piotr Ulhig (Belgique), ce 30 juillet, au réseau de la Correspondance unitarienne



Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /2007 13:32
- Par Piotr Ulhig - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Et si c'était un formidable espace de liberté, au delà de la langue de bois ecclésiastique et des milieux confinés où il faut être plutôt prudent dans ses propos ... Les blogs débloquent, qu'on se le dise !

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Roland Garros, vu sur "Le blog du Lapin bleu - un blog du feu de Dieu", plateforme d'Over-blog

Et puis, il y a des bloggeurs - blagueurs, comme ce prêtre qui évangélise sur le Net avec son lapin bleu.

Le quotidien La Croix, en avance sur les Grands séminaires dont les responsables avouent ingénuement ne pas s'être rendu compte de la blogomania de leurs étudiants, nous présente plusieurs blogs tous fort intéressants. "
Blog d'un curé de campagne", article du 18 juin. Ils seraient ainsi une trentaine, séminaristes et prêtres, en France à nous donner rendez-vous sur la toile. 

Dans notre communauté de blogs "Religions en toute liberté", nous avons l'honneur d'avoir un prêtre catholique romain (toujours prêtre même s'il est "hors cadre") et un pasteur de l'ERF, en attendant d'autres.

Et puis, à quand des blogs de paroissiennes et de paroissiens ? Pour un autre son de cloche (complémentaire).

En tout cas, un grand merci à ces ecclésiastiques bloggeurs qui nous rappellent que la profession est bourrée de gens de qualité, super cultivés, ayant leurs propres loisirs et leurs centres d'intérêt perso, sympha et possédant une bonne dose de bonne humeur et d'humour, et de la joie à partager.


Comme le blog que vous visitez l'indique, les unitariens sont très présents sur le Net. Pour leur aventure numérique en francophonie, voir la Correspondance unitarienne, n° 49 - novembre 2005 - "Au rendez-vous des internautes : "au début, il y eut une communauté virtuelle" (Genèse), un texte ancien de Pierre A. Bailleux, 14 mars 2001.  

Pour un bilan récent, voir les n° 67 (mai 2007) : "
La visibilité des unitariens francophones grâce à Internet", et n° 68 (juin 2007) "Les blogs des chrétiens unitariens français sont en plein développement".

Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 04:35
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : la culture Internet - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
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