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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 08:15

Claude Lacaille, p.m.é. Trois-Rivières – Canada, à son frère Benoît
texte communiqué par Christiane Épinat au bulletin des Amis de Marcel Légaut "Quelques nouvelles" qui vient de le publier dans son n° 201, juin 2007

Je t'adresse cette lettre parce que j'ai besoin de communiquer avec le pasteur de l'Église catholique et qu'il n'existe aucun canal de communication pour te rejoindre. Je m'adresse à toi comme à un frère dans la foi et dans le sacerdoce, puisque nous avons reçu en commun la mission d'annoncer l'Évangile de Jésus à toutes les nations. 

Je suis prêtre missionnaire québécois depuis 45 ans; je me suis engagé avec enthousiasme au service du Seigneur à l'ouverture du Concile ocuménique de Vatican II. J'ai été amené à un travail de proximité dans des milieux particulièrement pauvres: dans le quartier Bolosse à Port-au-Prince sous François Duvalier, puis parmi les Quichuas en Équateur et enfin dans un quartier ouvrier de Santiago au Chili durant la dictature de Pinochet. 

À la lecture de l'Évangile de Jésus durant mes études secondaires, et j'ai été impressionné par la foule des pauvres et des éclopés de la vie dont s'entourait Jésus, alors que les nombreux prêtres qui nous accompagnaient dans ce collège catholique ne nous parlaient que de morale sexuelle. J'avais 15 ans.

La théologie de la libération, un mélange erroné de foi et politique?

Dans l'avion qui t'amenait au Brésil, tu as une fois de plus condamné la théologie de la libération comme un faux millénarisme et un mélange erroné entre Église et politique. J'ai été profondément choqué et blessé par tes paroles. J'avais déjà lu et relu les deux instructions que l'ex-cardinal Ratzinger avait publiées sur le sujet. On y décrit un épouvantail qui ne représente en rien mon vécu et mes convictions. Je n'ai pas eu besoin de lire Karl Marx pour découvrir l'option pour les pauvres. La Théologie de la libération, ce n'est pas une doctrine, une théorie; c'est une manière de vivre l'Évangile dans la proximité et la solidarité avec les personnes exclues, appauvries.

Il est indécent de condamner ainsi publiquement des croyants qui ont consacré leur vie - et nous sommes des dizaines de milliers de laïcs, de religieuses, religieux, prêtres venus de partout à avoir suivi le même chemin. Être disciple de Jésus, c'est l'imiter, le suivre, agir comme il a agi. Je ne comprends pas cet acharnement et ce harcèlement à notre égard. 

Juste avant ton voyage au Brésil, tu as réduit au silence et congédié de l'enseignement catholique le père Jon Sobrino, théologien engagé et dévoué, compagnon des Jésuites martyrs du Salvador et de Monseigneur Romero. Cet homme de 70 ans a servi avec courage et humilité l'Église d'Amérique latine par son enseignement. Est-ce une hérésie de présenter Jésus comme un homme et d'en tirer les conséquences?

J'ai vécu la dictature de Pinochet au Chili dans une Église vaillamment guidée par un pasteur exceptionnel, le Cardinal Raúl Silva Henriquez. Sous sa gouverne, nous avons accompagné un peuple épouvanté, terrorisé par des militaires fascistes catholiques qui prétendaient défendre la civilisation chrétienne occidentale en torturant, en séquestrant, en faisant disparaître et en assassinant. J'ai vécu ces années dans un quartier populaire particulièrement touché par la répression, la Bandera. Oui, j'ai caché des gens, oui j'en ai aidé à fuir le pays, oui j'ai aidé les gens à sauver leur peau, oui j'ai participé à des grèves de la faim. J'ai aussi consacré ces années à lire la bible avec les gens des quartiers populaires : des centaines de personnes ont découvert la Parole de Dieu et cela leur a permis de faire face à l'oppression avec foi et courage, convaincu que Dieu les accompagnait. J'ai organisé des soupes populaires et des ateliers artisanaux pour permettre à des ex-prisonniers politiques de retrouver leur place dans la société. J'ai recueilli les corps assassinés à la morgue et je leur ai donné une sépulture digne d'êtres humains. J'ai promu et défendu les droits de la personne au risque de mon intégrité physique et de ma vie. 

Oui, la plupart des victimes de la dictature étaient des marxistes et nous nous sommes faits proches parce qu'ils et elles étaient nos semblables. Et nous avons chanté et espéré ensemble la fin de cette ignominie. Nous avons rêvé ensemble de liberté. Qu'aurais-tu fait à ma place? Pour lequel de ces péchés veux-tu me condamner, mon frère Benoît? Qu'est-ce qui t'indispose tellement dans cette pratique. Est-ce si loin de ce que Jésus aurait fait dans les mêmes circonstances. Comment penses-tu que je me sente lorsque j'entends tes condamnations répétées ? J'arrive comme toi à la fin de mon service ministériel et je m'attendrais à être traité avec plus de respect et d'affection de la part d'un pasteur. Mais tu me dis : " Tu n'as rien compris à l'Évangile. Tout cela c'est du marxisme! Tu es un naïf. " N'y a-t-il pas là beaucoup d'arrogance?

Je rentre du Chili où j'ai revu mes amis du quartier après 25 ans ; ils étaient 70 à m'accueillir en janvier. Ils m'ont accueilli fraternellement en me disant : " Tu as vécu avec nous, comme nous, tu nous as accompagné durant les pire années de notre histoire. Tu as été solidaire et tu nous as aimé. C'est pourquoi nous t'aimons tant ! Et ces mêmes travailleurs et travailleuse me disaient : nous avons été abandonnés par notre Église. Les prêtres sont retournés dans leurs temples; ils ne partagent plus avec nous, ne vivent plus parmi nous. Au Brésil, c'est la même réalité : durant 25 ans, on a remplacé un épiscopat engagé auprès des paysans sans terres, des pauvres dans les favelas des grandes villes par des évêques conservateurs qui ont combattu et rejeté les milliers de communautés de base, où la foi se vivait au ras de la vie concrète. Tout cela a provoqué un vide immense que les Églises évangéliques et pentecôtistes ont comblé : elles sont restées au milieu du peuple et c'est par centaine de milliers que les catholiques passent à ces communautés.

Cher Benoît, je te supplie de changer ton regard. Tu n'as pas l'exclusivité du Souffle divin; toute la communauté ecclésiale est animée par l'Esprit de Jésus. Je t'en prie, remise tes condamnations; tu seras jugé bientôt par le Seul autorisé à nous classer à droite ou à gauche, et tu sais autant que moi que c'est sur l'amour que notre jugement aura lieu. Fraternellement. 

QQNS-format.JPG une humble église des campagnes méridionales de la France a été choisie comme emblème du bulletin "Quelques nouvelles", bulletin mensuel qui relie les Amis de Marcel Légaut. Pour le recevoir (gratuitement par messagerie), s'adresser à Antoine et Louise Girin : a.girin@free.fr

Pour plus d'information sur Marcel Légaut : http://legaut.chez.alice.fr

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Published by Claude Lacaille (Québec) - dans la Contre-Réforme
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 11:32
A la demande de ses parents, nous reproduisons les photos de la petite Madeleine qui a été kipnappée au Portugal depuis maintenant plus de 3 semaines. Retrouvons la !

ATT1.jpg  ATT2.jpg  ATT4.jpgATT3.jpg 

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Published by document transmis par l'Eglise réformée de l'Alliance (Belgique)
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 10:27

Un texte intitulé "Des prêtres non célibataires" a été joint à l'entretien d'Yves Grelet par Dominique Delaroa. Vous le trouverez sur le site de Radio France Inter avec la référence donnée dans l'article précédent. 

NDLR nous avons pris la liberté d'intituler le message présent en pointant du doigt la lâcheté des hiérarques (sinon leur hypocrisie pour ceux qui sont eux-mêmes concubins ou ont eu des liaisons passagères).


Un prêtre des Pyrénées-Atlantiques [Léon Laclau] vient d'être "déchargé de ses fonctions" par l'évêque de Bayonne. Motif : il vivait depuis 20 ans en concubinage avec une femme, déjà mère de 3 enfants. Au même moment, on apprend que l'abbé Pierre avait écrit au pape Benoît XVI pour recommander l'accès à la prêtrise d'hommes mariés. La question du mariage des prêtres est récurrente. Mais l'Eglise reste intransigeante. Certains prélats s'en vont, d'autres passent outre... 

L'abbé Pierre avait donc écrit au pape Benoît XVI pour recommander l'accès à la prêtrise d'"hommes mariés, fervents et capables", selon le Monde des religions qui publie ce document. L'abbé Pierre, décédé le 22 janvier, avait écrit cette lettre le 1er novembre 2005 et demandé qu'elle ne soit rendue publique qu'après sa mort, indique le rédacteur en chef du magazine, Frédéric Lenoir, à qui l'abbé avait confié ce document. Cette lettre était adressée au pape et aux participants au synode d'octobre 2005 (pour lequel l'ordination d'hommes mariés n'était pas à l'ordre du jour). 

L'abbé y dit avoir interrogé "des groupes de fidèles, des prêtres, des évêques, deux cardinaux à Rome" au sujet du manque de prêtres. "Tous ont eu la même pensée: ordonner prêtres des hommes mariés, fervents et capables", déclarait-il. Il concède toutefois "qu'apparaîtront des problèmes" mais qu'"aucun n'est insoluble". Il suggère ainsi d'"assurer à ce flot d'arrivants la science de la foi" et d'"être certain d'assurer aux familles des prêtres le nécessaire pour vivre". "Frères, n'ayons pas peur! Ouvrons la porte de nos églises ! Ouvrons la porte du sacerdoce à ces milliers d'hommes, de foi fervente, prêts à entrer dans cette vocation", ajoute l'abbé Pierre qui se dit "convaincu que l'ordination d'hommes mariés ne taira en rien les vocations au célibat consacré". 

Selon Frédéric Lenoir, l'abbé Pierre n'a jamais eu de réponse du Vatican à cette lettre. Il avait déjà défendu le même point de vue dans son livre d'entretiens "Mon Dieu pourquoi ?", suggérant aussi d'ordonner des femmes prêtres.

A lire également, l'ouvrage d'un prêtre, Philippe Brand, qui a recueilli les témoignages d'une vingtaine d'autres prêtres dans ce cas. Ca s'appelle "Des prêtres épousent leur humanité" et ça vient de paraître aux éditions de l'Harmattan. NDLR livre qui est présenté dans un message précédent.

La Conférence des évêques de France (CEF) ne commente pas ce message de l'abbé Pierre et rappelle la position du pape Benoît XVI, qui, le 13 mars, a réaffirmé le "caractère obligatoire" du célibat des prêtres. La CEF ne commente pas non plus le sort du père Léon Laclau, curé d'Asson (Pyrénées-Atlantiques), "déchargé de ses fonctions" pour cause de concubinage notoire et très soutenu par ses paroissiens. Cette affaire a été "gérée par le diocèse" qui a eu tous les éléments pour prendre cette décision, a simplement répondu le service de communication. 

Actuellement, il n'y a plus que 9 000 paroisses en France pour 36 000 communes. En 1970, il y avait 37 555 prêtres diocésains (exerçant dans une paroisse). En 2005, ils étaient 15 957, la plupart âgés de plus de 60 ans (chiffres CEF).

NDLR les chrétiens unitariens ne sont guère étonnés de voir une Eglise chasser ses prêtres pour des motifs historiquement bien futiles, car c'est précisément ce qui se produisit au XVIème siècle lorsque des prêtres, des moines et des laïcs se mirent à lire la Bible et demandèrent quelques rectifications dans l'enseignement religieux. Rome n'entendit point leur appel et se raidit. Pire, elle les envoya au diable (en les excommuniant) et sur le bûcher lorsqu'elle put mettre la main dessus !


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Published by document transmis par Yves Grelet - dans vies de prêtre
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 10:07

  Yves Grelet est un prêtre marié, qui n'exerce plus. Il fait partie du Réseau des Parvis, un ensemble d'associations qui milite entre autres, pour la fin du célibat des prêtres, ou pour une plus grande tolérance.

 Il a été interrogé par Dominique Delaroa, le dimanche 6 mai, à 7h 10, sur France Inter, dans le cadre de l'émission radio "Théo" (cliquer sur theo-lachroniquedesreligions).

YG
- Un prêtre qui commence à exercer son sacerdoce est tenu de tout faire pour respecter l’engagement qu’il a pris, c’est-à-dire d’être au service de l’Evangile. 

 Pour la question du célibat, il y a des étapes dans l’engagement. A un moment, on lui dit : maintenant il faut que tu nous dises que tu renonces au mariage. Alors, on est pris dans toute une dynamique. On a envie de donner sa vie " aussi magnifiquement que possible " et on se dit : mais oui, Dieu mérite bien ça et au fond il m’aidera..

On est à un âge, 25 ans où on n’est plus des gamins, mais on n’a pas une grande connaissance de la vie. On a été élevé en général dans des lieux qui sont plus masculins que féminins ; en tout cas on fait une promesse ou un engagement définitif que l’Eglise décide de verrouiller. C’est-à-dire : c’est terminé, et après donc, tu serais un infidèle, tu serais un exclus et on t’enlèverait tes responsabilités si tu quittais cette situation de célibataire.

 DD - C’est ce qui arrivé au Père Laclau.

YG - Tout à fait. Je ne le connais pas personnellement, mais j’en connais beaucoup d’autres qui ont dit : un jour j’ai découvert que nos itinéraires pouvaient se compléter sans que cela remette en cause notre volonté de vivre l’Evangile et de le partager et d’en faire découvrir la beauté et l’utilité pour la vie.

Mais alors, quand on entre sur ce terrain-là, on devient un futur infidèle, un futur exclus, un futur proscrit, comme si la découverte de l’amour et cette expérience de l’amour devenaient incompatibles avec l’engagement pour l’Evangile et le service de l’Eglise.

 DD - Est-ce que l’Eglise a des arguments théologiques pour défendre le célibat ?

YG - Non, parce qu’il n’est pas dit, dans l’Evangile ni dans la réflexion théologique, que le célibat serait lié au sacerdoce.

C’est en 1139 que le 2è concile du Latran que l’Eglise va définir la nécessité du célibat pour les prêtres, à la différence de tout ce qui se passait auparavant : jusqu’alors les uns étaient célibataires et d’autres se mariaient, avaient des enfants évidemment…

 DD - Il y a eu des prêtres-mariés avant et des papes …

YG - Oui, des papes et des évêques. Ce n’était pas une interdiction..

 DD - Alors aujourd’hui il y a donc des gens comme vous qui pensent que l’Eglise doit évoluer sur cette question du célibat.

YG - Tout à fait ! Beaucoup de gens ne s’en scandalisent pas du tout.

Je crois pouvoir dire par exemple que les 50 associations qui composent les réseaux des Parvis sont unanimes pour dire : Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Combien de temps ça va durer ces oukases qu’ils ont pris pour ne pas reconnaître que la femme et l’homme ont une dignité égale ? Pourquoi les célibataires seulement auraient-ils le droit de légiférer ? Au nom de quelle autorité sinon celle qu’ils se sont attribuée eux-mêmes … ?

Et donc là il y a une certaine démocratisation souhaitable. Une réflexion pluraliste est nécessaire.

Nous sommes nombreux, à Parvis, à dire que c’est l’Evangile qu’il est important de vivre, et non des règles anciennes qu’il faut reproduire. Nous demandons que place soit donnée à la réflexion et à l’expression de nos contemporains pour ce qui touche leur monde à eux.

 DD - Mais l’Eglise ne va pas du tout dans ce sens-là : on l’a vu avec Jean-Paul II, et Benoît XVI remet ça ...

YG
- Tout à fait : plus on monte dans la hiérarchie, plus on se croit autorisé à dire des choses définitives et à ne pas écouter du tout les autres.

En tout cas, cela aboutit à des événements qui vont se durcir. On peut même craindre, peut-être, un schisme, un de ces jours. En effet, si devait se durcit la position de la hiérarchie qui dit que les principes anciens doivent perdurer éternellement, alors beaucoup de gens qui essaient de vivre l’Evangile diraient : on va essayer, autrement, d’être fidèles à l’Evangile et à l’Esprit de Dieu qui n’est enfermé dans aucun tuyau même du Vatican.

 DD - Alors, est-ce que le fait d’avoir une compagne nuit au sacerdoce ?

YG - Je ne le pense vraiment pas. Au contraire… J’ai des témoignages et j’ai mon expérience aussi : loin d’éloigner de l’Evangile, à condition que ce soient une foi sincère et un amour vrai, eh bien, au contraire, en couple se crée mutuellement cette complémentarité dans les regards, les expériences de vie, dans les analyses de la société, et même dans la lecture de la Bible et de l’Evangile. C’est très enrichissant.

Et puis, à l’évidence, pourquoi dans le dialogue, faudrait-il que ce soient les célibataires qui légifèrent sur le mariage, la sexualité ou autre ? Au moins qu’on ait la pudeur de reconnaître qu’on n’est pas dans ce cas-là le mieux placé, et que l’humilité ne serait pas mauvaise en l’occurrence.  

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Published by Yves Grelet - dans vies de prêtre
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 03:22

Fondé à Paris en 1972 et composé de couples très divers dans leur cheminement, le groupe Prêtres- mariés France Nord permet un échange de réflexions, des liens amicaux et éventuellement un soutien. Il ne cherche pas à jouer les anciens combattants. Il s'intéresse à l'évolution des mentalités notamment en matière de genre, d'engagement chrétien et humaniste dans la société et/ou dans l'Eglise. Il s'enrichit de la démarche d'ouverture des diverses associations adhérentes aux Réseaux des Parvis.

 Contact : Yves Grelet, y.grelet@free.fr 

Ce groupe publie un bulletin " Chemins nouveaux ", dont voici le sommaire du dernier numéro (n° 29, mai 2007) :

Jacques Dupont - Editorial : De la chrétienté… à la laïcité ; Bernadette Tauvron - Sexualité, célibat et mariage des prêtres ; Marcel Nicolas et Louis Defief - Des prêtres-mariés interpellent l’Eglise (Arras) ; Christine Pasquet-Grelet - Divorce et réunification ; Marie-Josèphe Corbineau – Réflexion ; Isabelle Nicou - Histoire d’un secret ; Yves Grelet - Laïcité et baptême - Liberté et fidélité ; Alain et Blandine de la Ménardière - Quel Dieu annoncer aujourd’hui ; Philippe Duchesne - Merci aux handicapés mentaux ; Jean et M-Madeleine Harel - Etre parents ; Pierre Thion - Service de l’église ou de l’évangile ? ; Alex Bricet - Nous sommes des privilégiés ; Henri Denis – Communiqué ; Bernard Corbineau - La vérité nous rend libres ; Gérard Guittet - Soutien à Henri Denis ; Bernard Corbineau, Jean Harel - Pour une retraite convenable (APRC).

Les lecteurs de ce bulletin sont conviés à une rencontre annuelle de " Chemins nouveaux ", le 7 octobre 2007

Le Groupe Prêtres-mariés France Nord est membre de la Fédération des Réseaux des Parvis, de même qu’une autre association Prêtres en foyer 13 (PEF), fondée en 1970 à Marseille et dont voici le contact : michele.claude13@free.fr

Les chrétiens unitariens (AFCU) font partie de cette fédération.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans vies de prêtre
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 20:39

Philippe Brand, 2007 - Des prêtres épousent leur humanité, 26 témoignages (1954 – 2005). Paris : éditions L’Harmattan, 564 p., vendu au prix unitaire de 28 €+ 4.05 € de frais de port, + 0,80€ de frais de port par ouvrage supplémentaire, http://www.editions-harmattan.fr

Présentation du livre par l'éditeur :

Vingt-six prêtres qui ont quitté le clergé, dont vingt-quatre mariés, racontent leur trajectoire, de la " vocation " au ministère, de la rupture au " retour dans l’atmosphère " de la société des hommes : travail, vie de couple, vie sociale. Ils expriment sans " langue de buis " leurs liens actuels ou leur absence de liens avec l’Eglise, la foi en la Bonne nouvelle qui demeure ou non en eux, l’équilibre de leur personnalité entre la laïcité et leur spiritualité.

Ces histoires de vies tracent des cheminements exceptionnels d’hommes ordinaires. Ils sont passés par le point zéro, la nécessité de réinventer leur existence ; ils ont épousé leur humanité personnelle, endormie jusque là, en choisissant la condition humaine commune, et l’humanité globale en assumant des responsabilités dans la cité.

Philippe BRAND a recueilli leurs témoignages ; il explique ce séisme par la rencontre de deux plaques tectoniques, celle du Concile de Trente (XVI° siècle), sur lequel l’Eglise catholique vit encore dans les années 1950, et celle de la philosophie des Lumières. A partir de la Libération, le renouveau d’humanité et de vie sociale, la modernisation technique et l’émancipation des esprits libèrent les énergies dans un dynamisme collectif inattendu.

Aujourd’hui, dans un monde à la recherche de sens et de valeurs, la reconquête de la liberté de conscience, et la résistance individuelle et collective à l’endoctrinement restent d’une actualité brûlante.

pr--tres-mari--s.GIFAu sommaire :

LA QUETE DU GRAAL. Des hommes devenus prêtres. Le projet de vie. Formation en serre chaude ou de plein vent ?

LA PASSION DU MINISTERE, LE REJET DE SON CADRE : Au service de la communauté chrétienne et humaine. La rupture du cordon.

LA CONDITION HUMAINE COMMUNE : Des prêtres (re)devenus hommes. Gagner sa vie comme tout le monde. Solidaires des travailleurs. Une compagne semblable à lui. Des citoyens actifs.

AUJOURD’HUI, LAÏCS ET CHRETIENS A LA FOIS : Maintien ou rupture des liens avec l’Eglise. La foi qui subsiste. Une référence commune avec l’humanité.

CONCLUSION : Résister.

Philippe Brand est né en 1941 ; il a été ordonné prêtre en 1966, a exercé son ministère à Annemasse (1966-1967) et à Thonon de 1967 à 1972. Il se marie en 1972 et aura deux enfants ; il a terminé sa vie professionnelle comme Inspecteur du travail.

Il est l’auteur de deux recueils de poèmes : " La tempête et l’arc-en-ciel " (sous le nom d’auteur de François René Véga), et : "  Lignes brisées, fil d’Ariane ", Editions Le Carré, Thonon-les-bains.

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 06:09

 

L--on-Laclau.jpg

Le père Léon Laclau (à droite) avec son supérieur hiérarchique qui l’a sanctionné

  Vu sur le site de Michel " Vivre, faire vivre ! " (message du 3 mai 07, à la suite des messages des 27 et 29 avril qui portent sur le même sujet) cette photo du prêtre qui vient d’être déchargé de la paroisse Saint-Martin d’Asson, en compagnie de son supérieur provincial de la congrégation de Bétharram, Benat Oyhénart, qui, lui, vient de le sanctionner ainsi pour concubinage (depuis 22 ans) notoire (depuis 2005).

J’admire ce visage calme, apparemment sans colère, du père Léon. La présence également calme des paroissiens, venus avec leurs enfants, en famille, devant leur banderole déployée : " Rendez-nous notre prêtre. Qu’a-t-il fait de mal sinon de nous ramener vers Dieu ? ".

Et s’il y avait un mode chrétien de manifester, sans haine, non violente, mais avec fermeté ? A l’opposé de la lutte des classes prônée entre autres par les troskystes (pour faire contraste avec les faits relatés dans notre message L’étoile rouge et l’anti-sémitisme du 11 mai 2007 ). Jésus ne nous a-t-il pas dit d'aimer nos ennemis ? A nous d'y penser lorsque nous sommes en conflit (c'est d'ailleurs dans ces situations que se révèle réellement la morale des gens).

Cette photo a fait le tour du monde, relayée par maint site. Alors que les opinions publiques, y compris une très grande majorité de catholiques, acceptent que les prêtres qui le souhaitent puissent avoir une vie privée et se marier, la hiérarchie catholique, en haut lieu, choisit d’aller à rebrousse poil dans un combat de rectification qui ne peut être que suicidaire. 

A l’heure de la communication immédiate et mondialisée, cette Eglise, en déroute dans nos pays occidentaux, aurait-elle volontairement choisi son destin ? son Heure ? A sa tête, un Benoît XVI bien connu, avant même son élection comme pape, pour ses positions on ne peut plus réactionnaires.

A partir du mot clef " Léon Laclau ", le moteur de recherche Google saisit en deuxième position notre message du 30 avril 2007 " Le Père Léon Laclau fait de la résistance avec ses paroissiens ! ". C’est dire que, désormais, même des sites bien modestes sont non seulement des lieux d’expression, mais aussi de communication puisqu’ils sont entendus (plus ou moins intensément, mais entendus quand même) dans la sphère publique. Durant toute la période électorale que nous venons de connaître, les bloggeurs s’en sont d'ailleurs donnés à cœur joie ! 

Grande Dame plutôt hautaine et dédaigneuse des remous qu’elle provoque, en misant sur l’oubli du temps et sa diplomatie discrète, la hiérarchie catholique romaine devrait plutôt faire attention, par les temps qui courent, à l’opinion " qui bouge ". Nous sommes en effet bel et bien entrés dans une " culture Internet ", du titre d’une des rubriques de notre blog. Qu’on se le dise !  

Or, cette culture Internet révèlera la fragilité de certaines institutions qui reposent trop sur l’encadrement des personnes et ne leur laisse pas suffisamment de liberté de penser et d’expression. Il existe ainsi des géants aux pieds d’argile que ce soit en politique ou en religion ...

Le site de Michel " Vivre, faire vivre ! " fait partie de la même communauté de blogs que nous (Religions en toute liberté). Pour information, cliquer ci-dessous. 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la culture Internet
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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 16:19

U---Etats-Unis--calice-sur-vitrail-2.jpgContrairement à la tradition calviniste qui se méfia des symboles et des rituels, les unitariens ne sont pas iconoclastes et ne boudent pas les rituels. Bien au contraire, ils innovent en la matière, comme par exemple la cérémonie des fleurs mise au point par le révérend tchèque Norbert Capek en 1923 et l’allumage du calice à la flamme dans les années 1980 et ce à partir du célèbre dessin de Hans Deutsch en janvier 1941.

Pour le calice des unitariens, vous trouverez une documentation sur le blog de l’AFCU, en cliquant sur la rubrique " le calice des unitariens ", et sur notre site documentaire La besace des unitariens (rubrique : " des fêtes et des rites ").

calice unitarien sur vitrail (Etats-Unis)

Une cérémonie des fleurs fut faite pour la première fois en France à l’occasion du mariage d’un couple canadien de sensibilité unitarien-universaliste, le 21 septembre 2006 (voir " Le mariage à la carte ", message du 7 décembre 2006 sur le blog de l’AFCU et notre article dans le bulletin de la Correspondance unitarienne n° 63, de janvier 2007, " Accueil aux mariés "). 

Ces deux rituels peuvent se pratiquer au sein d’une assemblée composite où les chrétiens sont avec d’autres croyants, des agnostiques et des non-croyants.

Nos Eglises historiques pratiquent le baptême, la confirmation et la communion. En France, les chrétiens unitariens célèbrent le partage du pain et du vin au nom de Jésus avec les catholiques et protestants libéraux de la mouvance du Parvis.

Oui, nous avons besoin de rituels qui nous relient les uns aux autres au sein d’une assemblée, d’un langage gestuel où nous nous exprimons par des symboles forts qui sont compris par nos voisins, de la fête partagée avec ses couleurs chatoyantes et ses chants. 

Les religions discoureuses, endoctrinantes, exhorteuses, rabâcheuses qui s’adressent au cérébral du haut d’une chaire ne suffisent pas … et puis elles ennuient (profondément !).

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Published by Jean-Claude Barbier - dans unitarisme (divers)
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 19:07

vue-generalesextius.jpg

vue d'ensemble de l'exposition


Deux peintres seront présents le samedi 19 Mai de 15h à 19h à l'espace Sextius d'Aix en Provence rue du 11 Novembre et recevront les visiteurs. Ils ont en point commun un lien de parenté (ce sont deux frères) mais surtout - et c'est ce qui nous intéresse ici - une quête spirituelle.
Claude Charles Mollard avec ses "Origènes ou les visages d'avant les Dieux ... ", l'homme d'avant son humanisation / irradiation par la spiritualité  ; Robert Moro et ses "territoires habités", où l'essentiel est dans la connivence et la quête de l'Ailleurs ...

A ne pas manquer car les artistes démontent leur exposition à 20h

Contact avec eux : tel 04 42 54 70 76 & 04 42 93 41 07

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Published by Jean-Claude Barbier
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 17:57

On a cru que la langue de Benoît XVI avait fourchée à Ratisbonne, pourtant la charge contre l’islam était bel et bien sans sa tête et dans son texte. 

Le pape a des convictions réactionnaires amplement dites déjà par son absence remarquée aux rencontres inter-religieuses d’Assises que son prédécesseur avait organisées. Partout où il va, le nouveau pape entend affirmer la supériorité de la catholicité. 

Inca-mamani.jpg Oeuvre du peintre bolivien Roberto Mamami. La culture inca est toujours vivante !

Cette fois-ci, ce sont les religions amérindiennes qui en font les frais : elles attendaient " silencieusement le Christ " (mais ce furent pourtant de bien brutaux conquistadors qui arrivèrent !), elles furent " purifiées " par l’évangélisation (avant ou après les massacres ?), ce serait une erreur que de les remettre en vigueur (mais cela regarde les tenants de ces religions et non le pape !), elles seraient causes (parmi d’autres) de l’affaiblissement de la foi chrétienne (mais en quoi faisant ?).

Manifestement le pape n’arrive pas à accepter une société religieusement pluraliste ; pourtant l’Europe l’est depuis belle lurette avec les musulmans en Espagne, la diaspora des Juifs à l’époque médiévale, les protestants, sans oublier les francs-maçons, etc.). Les intellectuels, comme lui, emmurés dans leurs (petites) certitudes se transforment bien vite en idéologues rabâchant leurs slogans. Comme on le voit, certains théologiens n’échappent pas à ce destin.

Pire, alors que son prédécesseur avait reconnu des erreurs dans l’évangélisation du Nouveau Monde, Benoît XVI pratique un négationnisme qui le place au hit-parade des grands amnésiques (volontaires) de l’Histoire.

La Conférence avait invité des observateurs des autres confessions religieuses. On ne nous en donne malheureusement pas la liste, mais parions que les autorités coutumières survivantes de plusieurs siècles de massacres et d’assimilation n’étaient pas invitées.

A noter que, lorsque Jean-Paul II vint au Bénin en 1993, il reçut officiellement et les responsables musulmans, le 4 février à Parakou, et les dignitaires religieux du Vodoun, le même jour, à Cotonou.

Ce n’était là qu’une des violences verbales que le pape a semé derrière lui lors de ce voyage au Brésil : condamnation de tout avortement, menace d’excommunication pour les députés qui oseraient voter des lois scélérates, diatribe contre les " sectes ", critique des régimes marxistes (le Vénézuela et la Bolivie se seraient sentis visés !), etc.

Non seulement, il n’est pas diplomate, mais il n’est pas sortable ! Les réactions sont vives, à commencer au sein de l’Eglise catholique. De plus en plus de fidèles commencent à avoir honte de lui. C’est ce qui s’appelle précisément " avoir mal à son Eglise " (voir notre message précédent du 14 mai).

Pour en savoir plus, lire dans la presse les réactions indignées  :

Brésil - Contradictions du pape Benoît XVI dans son message à l'Amérique latine ", sur le site LatinReporter.com

Vives réactions aux propos du pape sur la colonisation de l’Amérique latine. Les descendants des peuples amérindiens estiment que la foi chrétienne a été imposée comme un instrument de colonisation ", sur le site de la-Croix.com

Nombreuses réactions après les propos du pape sur l'évangélisation des Amérindiens " sur le site de LeMonde.fr

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le paganisme
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