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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 18:32

Ce dimanche 20 mai, à 12h 30, à Villanueva de Sijena (Aragon, Espagne), conférence-débat organisée par l'Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet" en collaboration avec les unitariens-universalistes de Catalogne : "Miguel Servet : Su trascendencia en la evolución del Calvinismo"  par le théologien et pasteur protestant  Carlos Capó. A la Maison Musée de Miguel Servet, près de la place de l'Eglise.

 

 

 

 

Le livre de Jaume de Marcos, "Influencia de Erasmo de Rotterdam en la obra de Miguel Servet", publié par l'Institut Miguel Servet en édition bilingue espagnol-anglais sera en vente.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans à propos de Michel Servet
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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 03:20

du correspondant de l'Agence Reuters, à la Cité du Vatican, rapporté dans les actualités de Yahoo France, ce vendredi 20 avril 2007

"L'Eglise catholique a enterré de facto le concept des limbes dans un document très attendu de sa Commission théologique internationale dont l'agence de presse épiscopale américaine Catholic News Service diffuse le contenu, après le feu vert de Benoît XVI.

Signant l'"arrêt de mort" du concept, le document de 41 pages présente les limbes, où la tradition voulait qu'errent les âmes des enfants décédés sans avoir été baptisés, comme une "vue excessivement restrictive du Salut".

Extrait du blog laclassedemarieanne - publié par Marie-Anne Aujourd'hui

Puisque Dieu est miséricordieux, il "veut le salut de tous les êtres humains" et il y a des fondements théologiques et liturgiques pour "espérer que les enfants non baptisés soient sauvés et bénéficient de la vision béatifiante de Dieu", estiment les théologiens.

Dans des entretiens et des ouvrages rédigés avant son élection en 2005, le cardinal Joseph Ratzinger s'était clairement prononcé pour l'abandon du concept, affirmant qu'il n'avait toujours été qu'une hypothèse théologique et non une vérité de la foi.

Pour les théologiens du Moyen Âge, les limbes recueillaient les âmes des personnes décédées sans être baptisées, y compris de tous ceux qui avaient péri avant la venue de Jésus Christ. Elles n'y souffraient pas, mais elles étaient privées du bonheur du Paradis.

Si le concept de limbes n'a jamais fait officiellement partie de la doctrine de l'Eglise, il a continué d'être enseigné aux catholiques de nombreux pays jusque dans les années 1960. Mais le catéchisme officiel de l'Eglise diffusé en 1992, après plusieurs décennies de travaux, ne mentionnait déjà plus les limbes.".

Au XVIe siècle, le théologien anti-trinitaire Fauste Socin pensait (déjà) que l'enfer n'existait pas. Les âmes étaient accueillies ( "sauvées" dans le langage théologique ancien)par Dieu dès lors qu'elles le souhaitaient. Pour celles qui refusaient Dieu (au dernier moment !), elles erraient puis s'éteignaient progressivement conformément à la conception du shéol biblique.

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Published by agence Reuters - dans catholiques libres en action
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 14:37

Dans le cadre de sa visite en Afrique orientale et centrale (voir notre message du 13 avril 07 "le président de l'ICUU au Kenya et au Burundi"), le révérend Gordon Oliver, président de l’International Council of Unitarians and Universalists, a rencontrer deux groupes au Kenya.


 

Un premier groupe réunit une cinquantaine d’étudiants et jeunes universitaires à Nairobi, la capitale, pour des discussions ; mais ils ne semble pas avoir commencé d’activité cultuelle proprement dite. Les membres sont membres de l’ethnie kikuyu, majoritaire dans le pays. Ils connaissent l’unitarisme par les livres.


 Le drapeau de Kenya


Une seconde communauté, plus ancienne et beaucoup plus importante, s’est formée dans les milieux ruraux du pays kisii, à l’initiative d’un ancien pasteur protestant – maintenant âgé, mais secondé par sa femme – et sur la base d’une aide aux orphelins (600 jeunes vivants dans des familles d’accueil). Cette communauté de plus de 200 âmes pratique le culte chrétien dans un style tout à fait protestant.

Informations communiquées par Fulgence Ndagijimana, président de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (courriels des 5 et 15 avril 07)

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Published by d'après informations de Fulgence Ndagijimana - dans U au Kenya
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 06:56

 

" Dieu écoute le cri des opprimés, "Lettre pastorale des évêques du Zimbabwe pour Pâques 2007, publiée à Harare, le jeudi 5 avril 2007, Source : fides.org (traduction La Croix), Sur le site du journal La Croix du jeudi 19 avril 06

 

Nous n'en reproduisons qu'un extrait

[…] Les racines de la crise

La présente crise de notre pays a ses racines profondes dans son passé colonial. Malgré la rhétorique de la glorieuse révolution socialiste obtenue par le combat armé, les structures et institutions coloniales du Zimbabwe pré-indépendant continuent de persister dans notre société. Aucune des lois injustes et oppressives de l’Etat rhodésien sur la sécurité n’a été annulée ; en réalité, elles ont été renforcées par une législation toujours plus répressive, le Public Order and Security Act et l’Access to Information and Protection of Privacy Act, en particulier. C’est comme si quelqu’un s’asseyait sur la Déclaration des droits de l’homme et arrachait chacune de ses pages délibérément.

Pourquoi tout cela ? Parce que très vite après l’indépendance, le pouvoir et la richesse de la petite élite blanche rhodésienne ont été récupérés par une élite noire tout aussi exclusive, dont certains membres gouvernent le pays depuis 27 ans, à travers un clientélisme politique.

Les Zimbabwéens se battent aujourd’hui pour les mêmes droits basiques pour lesquels ils ont combattu dans leur lutte pour la libération. Le conflit est le même, opposant ceux qui possèdent le pouvoir et la richesse en abondance et ceux qui en sont privés ; ceux qui sont déterminés à maintenir leurs privilèges de pouvoir et de richesse à tout prix, quitte à faire couler le sang, et ceux qui demandent des droits démocratiques ainsi que le partage des fruits de l’indépendance ; ceux qui continuent de bénéficier du présent système d’inégalité et d’injustice, parce qu’il les favorise et leur permet de se maintenir à un niveau de vie exceptionnellement haut, et ceux qui se couchent affamés la nuit et se réveillent le matin suivant sans travail et sans revenu ; ceux qui ne connaissent que le langage de la violence et de l’intimidation et ceux qui sentent qu’il n’ont plus rien à perdre parce que leurs droits constitutionnels ont été abrogés et leurs votes méprisés.

Beaucoup de gens au Zimbabwe sont en colère, et leur colère éclate maintenant dans la révolte, dans les banlieues, les unes après les autres. La confrontation dans le pays a atteint maintenant un point de non retour. Alors que les souffrances de la population deviennent de plus en plus évidentes, engendrant de plus en plus de pression à travers les boycotts, grèves, manifestations et soulèvements, l'Etat répond par une oppression toujours plus dure, par des arrestations, détentions, bannissements, tabassages et tortures. Selon nous, la situation est extrêmement volatile. Pour éviter un nouveau bain de sang et un soulèvement massif, la nation a besoin d'une nouvelle constitution issue du peuple qui guidera un leadership démocratique, choisi lors d'élections libres et équitables, qui donneront sa chance à un renouveau économique et une politique authentiquement nouvelle.

Notre message d’espoir : Dieu est toujours du côté des opprimés [...]

Lettre signée par Robert C. Ndlovu, archevêque de Harare (ZCBC, président), Pius Alec M. Ncube, archevêque de Bulawayo, Alexio Churu Muchabaiwa, évêque de Mutare (ZCBC, secrétaire/trésorier), Michael D. Bhasera, évêque de Masvingo, Angel Floro, évêque de Gokwe (ZCBC Vice-président), Martin Munyanyi, évêque de Gweru, Dieter B. Scholz SJ, évêque de Chinhoyi, Albert Serrano, évêque de Hwange, Patrick M. Mutume, évêque auxiliaire de Mutare.

vitrail de l'église remonstrante d'Arnheim (Pays-Bas). La Remonstrant Brotherhood est ainsi dénommée suite aux "remontrances" qu'elle fit au XVIème siècle au pouvoir religieux calviniste.

Au Bénin, puis dans d'autres pays africains, au Togo, Zaïre, etc., de semblables lettres pastorales ont conduit à la mise en place d'une Conférence nationale et à la sortie des régimes à parti unique et à tendance autoritaire. Dans bien des pays d'Afrique, l'Eglise catholique a été finalement la seule institution capable d'élever la voix et de tirer l'oreille des nantis et des dictateurs.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans en Afrique noire
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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 10:57

Les blogs mettent à la disposition des individus et des groupes le moyen de s’exprimer sur la toile. Il va de soi que cela signifie un minimum de pudeur (eh oui !), le sens d’une responsabilité éditoriale (même si nous sommes des " petits "), le soucis de vérifier les informations, et bien entendu le respect des autres.

Ors, une dépêche de l’AFP d’hier, nous apprend que des bloggeurs – pour se faire mousser  – s’apprêtent à publier les sondages qui seront disponibles aux environs de 18h 30 ce dimanche 22 avril, jour du premier tour de nos présidentielles.

Ces résultats sont habituellement communiqués en toute discrétion aux seuls partis politiques en compétition afin que ceux-ci puissent préparer leurs interventions, mais la loi interdit leur publication avant 20 h pour des raisons évidentes : certains électeurs pourraient s’abstenir en pensant que les jeux sont faits, et d’autres être influencés par les votes déjà émis. Dame Raison soutient à 100% le législateur en ce domaine.

Mais voilà que notre société, ou du moins une partie, est devenue une véritable passoire. Aucun secret, ne fusse que durant 1h 30 en attendant les résultats, n’est supportable. On veut tout savoir immédiatement quitte à avaler les rumeurs comme d’autres avalent des couleuvres.

Les sieurs X, pourtant journaliste (sur Europe 1), et Y, pourtant éditeur, n’ont pas caché leur intention d’utiliser leur blog personnel – quitte à les déménager à l’étranger pour échapper aux poursuites de la justice française – ceci afin de jouer les premiers annonceurs.

Bonjour pour la réputation des bloggeurs qui vont passer (encore) pour des autodidactes de l’information et des charlots … C’est ce qu’on appelle des " p’tits cons " qui gâtent la sauce des autres. Et ceux-là, ce sont des grands "p'tits cons" puique ce sont des professionnels de l'information.

Nonobstant, gonflés comme ils sont, cela ne les empêche aucunement de trouver des justificatifs du genre " je fais cela pour que la loi change " (ben voyons !), ou de donner des leçons de moralité aux autres en disant que les politiciens eux mêmes ne respectent pas la loi. A quand donc un (grand) parti politique Pour la transgression de la République française (PTRF)  - ce qui commence par péter ("plus haut qu'on a le cul" qui est une expression là aussi bien populaire et très vulgaire de chez nous, mais qui dit bien ce qu'elle veut dire et que tout le monde comprend !). Il a déjà ses militants bien connus qui vous referont la République vite fait et bien fait ...

Jadis, les annonceurs de mauvaises nouvelles courraient le risque de se faire couper la tête par les rois à qui il les annonçaient ! Du moins, le métier avait ses risques !

J’assume ce coup de gueule car chacun doit savoir nettoyer devant sa boutique, sans faire de tribalisme. Il en va de la réputation des bloggeurs que nous sommes. En tout cas, pas de photos pour les " p’tits cons " fussent-ils grands !  Jean-Claude Barbier

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la culture Internet
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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 08:47

vue sur le site de Jacques et Catherine Légeret (Suisse)

Histoire des Amish

Parce qu’ils n’acceptaient pas le baptême des enfants et qu’ils refusaient la hiérarchie de l’Eglise et l’autorité spirituelle de l’Etat, les Anabaptistes (du grec " baptisé à nouveau ") furent violemment persécutés dès 1525, à Zurich puis dans le canton de Berne (et ailleurs en Europe). En effet, leur relecture de la Bible impliquait une liberté de conscience inacceptable pour le pouvoir politique de l’époque

Les persécutions furent d’autant plus faciles que les Anabaptistes prêchaient la non-violence et la non-résistance. En 1536, un prêtre catholique hollandais du nom de Menno Simons rejoignit le mouvement anabaptiste qu’il réorganisa. Désormais, les Anabaptistes furent connus sous l’appellation de Mennonites.

un anabaptiste suisse lisant la Bible

On ne sait pas exactement quand le jeune évêque suisse mennonite Jacob Ammann émigra du canton de Berne pour s’établir dans la congrégation de Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace.

Très vite, Ammann engagea des disputes avec les pasteurs de Suisse et du Palatinat (autre lieu de refuge des Mennonites). Principaux objets de divergences : l’obligation de communier deux fois l’an et la quarantaine sociale des fidèles excommuniés. D’autre part, Jacob Ammann exigeait l’uniformité et l’extrême simplicité des vêtements afin d’accentuer l’identité du groupe et non pas celle de l’individu. Cette exigence est observée aujourd’hui encore par les Amish des Etats-Unis. Dès cette époque - le schisme pris corps à Sainte-Marie-aux-Mines en 1693 - les Anabaptistes qui suivirent Ammann furent connus sous le nom d’Amish.

En 1712, Louis XIV décidait d’expulser les Amish et les Mennonites du territoire français, vu qu’ils n’appartenaient à aucune des trois religions mentionnées dans le traité de paix signé à Westphalie (1648) à la fin de la guerre de Trente ans.

L’ordre royal porta un coup terrible aux Amish et aux Mennonites qui souffraient encore de persécutions socio-économiques. Un petit nombre d’entre eux émigra en Lorraine, une autre partie rejoignit le territoire de Montbéliard. Cependant, un nombre relativement important d’Amish et de Mennonites émigra en Pennsylvanie où William Penn accueillait tous les persécutés religieux d’Europe (Quakers, Huttérites, Mennonites, Amish, etc.). La première communauté amish s’y établit en 1737.

Après trois siècles de persécutions et de migrations, les Amish ont aujourd’hui trouvé aux Etats-Unis et au Canada une liberté religieuse complète. La totalité des Amish du Vieil Ordre, soit environ 160'000 âmes, vit en Amérique du Nord : principalement en Pennsylvanie, en Ohio, en Indiana et en Ontario (Canada). Cependant, on trouve des communautés amish dans 24 Etats des USA. Ils vivent exclusivement dans des fermes (ou des maisonnettes campagnardes) pouvant accueillir jusqu’à quatre générations d’une même famille. [...]

Histoire du Quilt

S'ils lui ont donné ses lettres de noblesse, les Amish n'ont pas inventé le quilt dont l'origine remonte à l'Inde et à la Mésopotamie. Ce sont les Croisés qui ont découvert cet art en Palestine, puis l'ont ramené en Italie et dans le sud de la France. Plus tard, le quilt connut un essor important en Angleterre et, naturellement, aux USA alors colonie anglaise. Les temps y étaient très difficiles et rien n'était perdu, surtout pas les chutes de tissus.

Vers le milieu du 19e siècle, les femmes amish, au contact des paysannes "anglaises", furent séduites par cet art de la récupération qui correspondait parfaitement à l'austérité et à la frugalité de leur communauté.

Le mot quilt vient du latin culcita à savoir "sac rembourré", "matelas ou coussin". Très vite cependant, le quilt fut utilisé comme couverture de lit : en effet, il eut été dommage de l'utiliser comme matelas puisque les femmes passaient de nombreuses heures à le surpiquer, donc à lui conférer un caractère de beauté.

 

Une boutique en Suisse

Notre boutique "Quilts Amish" est située à Pully, en Suisse, rue du Centre (à 10 minutes de la gare de Lausanne). Elle contient plus d'une centaine de quilts amish et mennonites de 1850 à nos jours. Contact : Jacques & Catherine Légeret, Fontaine 6, 1094 Paudex, +41 (0)21 791 18 64, jlegeret@quiltsamish.com

livres publiés par  Jacques et Catherine Légeret

L'énigme amish, Editions Labor et Fides, Genève, 2000. Photos noir/blanc hors texte. 251 pages. Prix : 22 €, CHF 38.-et sa traduction en italien : Una comunità "fuori dal tempo", Editions Claudiana, Nostro Tempo, 2003.

Quilts amish, Editions Labor et Fides, Genève, 201. Photos couleurs, 66 quilts et photos de femmes amish. Prix : 30 €, CHF 45.-

Quilts amish et mennonites, Catalogue de l'exposition du Château de Haute-Goulaine, Nantes, 1998. Editions Quiltmania, La Butte Gaillard, 44360 St Etienne de Montluc, France. 69 reproductions en couleurs. Prix : 10 €, CHF 15.-15.-

Ce site nous a été recommandé par Nicolas Semaille, membre du groupe de discussion Unitariens francophones (message du 17 avril)

Bien que ce soit deux courants de pensée bien distincts, des historiens des Réformes protestantes du XVIème siècle, mettent les anabaptistes et les anti-trinitaires sous la même appelation de "Réforme radicale". Les contacts furent effectivement nombreux entre les deux mouvances et les sensibilités en partie partagées. Les uns et les autres furent tous autant persécutés à la fois par les catholiques et les protestants luthériens et calvinistes.

 

 
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 13:14

Peronne Boddaert, pasteur de la Fraternité des Remonstrants *, est décédée le 5 mars dernier à l’âge de 37 ans. Pas moins de 500 personnes suivirent son enterrement à Rotterdam, ce 12 mars, avec une très vive émotion justifiée par son jeune âge et par la qualité de son pastorat. On déposa dans sa tombe, contenues dans une urne, les cendres de son demi-frère qu’elle aimait beaucoup et qui était décédée l’année précédente. Elle mourut d’une pneumonie que sa constitution fragile ne lui permit pas de surmonter.

* Eglise en Hollande datant du XVIème siècle, voir sa présentation sur le site de l’AFCU, rubrique " relations extérieures ".

Elle est née en 1970 à Rotterdam. Après avoir fait sa théologie à Leyde, elle débuta son pastorat à Delft, puis elle partit en 2000 aux Etats-Unis où elle travailla entre autres pour l’International Association for Religious Freedom (IARF). Revenue aux Pays-Bas, elle exerça à Ardenhout et à Lunteren. Elle fonda son propre bureau pastoral pour donner des cours de spiritualité et d'éthique dans les entreprises et proposer des rituels hors église.

Nous perdons en elle une collègue exceptionnelle. Message du 27 mars de Christiane Berkvens-Stevelinck, pasteur, à Amsterdam, de la même Eglise.

Le mensuel Evangile et Liberté a annoncé son décès dans son n° 208, du mois d’avril.

Oui, Peronne Boddaert était une personne exceptionnelle. Elle fut à l’origine de l’European Liberal Protestant Network (ELPN), le Réseau européen des protestants libéraux, constitué en 1998 au sein de l’IARF (voir une présentation de l’ELPN sur le site de l’AFCU, le 16 avril 07, rubrique " relations extérieures "). Elle était descendue à Montpellier pour y rencontrer le professeur André Gounelle et Michel Serre et en jeter les premières bases.

En 2001, elle apporta sa contribution à l’ouvrage "European Perspectives on Communion", animé par le réseau et qui fut publié par l’Ulster Unitarian Christian Association : "A Remonstrant Minister's Reflections on the Lord's Supper".

Fin 2004, elle réactiva le réseau en vue d’organiser une pré-conférence à celle que l’IARF allait tenir en Cluj-Napoca, en Roumanie, au siège de l’Eglise unitarienne de Roumanie, les 21-24 juillet 2005. Elle me contacta alors le 10 décembre 04, ayant eu mon adresse par nos amis protestants d’Evangile et Liberté, et nous nous rencontrâmes le 14 janvier suivant, à Dordrecht où était domiciliée sa mère. Le pasteur et ami Roger Dewandeler, de l’Eglise wallone, participa à notre entretien.

De main de maître – et ses mains étaient fines comme celle d’un pianiste - , d’une voix merveilleusement belle, toujours avec attention et sourire accueillant, Peronne organisa cette rencontre qui abordait le rôle des meneurs religieux en nos temps modernes. Ses interventions étaient toujours pertinentes et précises, invitant à l’inter compréhension et à la synthèse. L’évêque unitarien de Transylvanie, Arpad Szabo, nous prêta la grande salle du conseil synodal de son Eglise et introduisit lui-même les débats.

Ce 7 février, elle venait de me relancer pour que nous organisions une rencontre de l’ELPN, cette fois-ci en Irlande.

Des anges, elle en avait la beauté, mais aussi, malheureusement, l’évanescence du corps. Si sa disparition soudaine aura un effet sur la programmation des activités de l’ELPN dont elle était la coordinatrice – mais, comme on dit dans nos milieux croyants, Dieu y pourvoira - , elle nous fait regretter, surtout, un être si chère.

Les chrétiens unitariens présentent ici leurs condoléances à sa famille, à tous ses amis et à sa communauté de foi. Jean-Claude Barbier

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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 04:56

Ce mardi 27 mars, J’ai tenu une causerie sur l’unitarisme dans le cadre de l’Association France-Grande Bretagne, sur le thème " Pourquoi les Anglo-saxons sont-ils unitariens ? " Un public très ouvert et interactif comportait des musulmans engagés, un théologien Quaker, des libre penseurs et des anglophones membres du club.

 

Définition de l'unitarisme en insistant sur sa tolérance, son universalisme et ses implantations en Transylvanie, Grande-Bretagne et aux Etats-Unis (surtout en Nouvelle-Angleterre), enfin, de façon clairsemée en France. Evocation des grandes figures fondatrices du mouvement, réflexion sur le " vide doctrinal "* et l' organisation en groupuscules et réseaux. Conclusion optimiste appuyée sur les théologies de Tillich, Bonhoeffer, Harvey Cox et John Shelby Spong.

 

* J'entends par "vide doctrinal" le dépouillement de nos croyances et la pureté sereine de nos recueillements. Dans la pratique religieuse, l'abondance des rites et sacrements détourne du véritable but. Dans la vie tout court, l'agitation, l'autorité, les médiations diverses nous éloignent de la vraie rencontre avec soi, avec l'autre, avec notre désir intérieur de Dieu. Comme le désert qui dépouille le moi et facilite la méditation, l'unitarisme purifie les ajouts divers qui font écran à la perception de notre destin. Le VIDE ne serait-il pas tout simplement réalisation de l'absence et du mystère qui entoure Dieu ? Chacun ressent ce manque s'il sait s'isoler. Vide doctrinal, vide intérieur, Dieu-vide ...

Christian Phéline, contact : c.pheline@orange.fr


Maison Sancier à Orléans. Si le cabinet Sancier date du XVIe siècle, ses ornements les plus remarquables sont ultérieurs - ils furent ajoutés pour commémorer le passage du roi Henri IV en 1601. Un écusson porte ainsi son monogramme, surmonté de son profil et d'une devise - Pax huic domui (Paix à cette demeure) qui célèbre la fin des guerres de Religion.


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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 11:40

Une bonne nouvelle pour le Darfour. Le mouvement centrafricain de l’UFDR, à l’extrême nord-est de son pays, donc en voisinage du Darfour, avait occupé la ville de Birao et plusieurs autres localités durant plus d’un mois. Ils en avaient été chassés par les Forces armées centrafricaines épaulées par l'armée française et des éléments de la FOMUC, la force de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (Cémac). Puis, l’UFDR échoua dans une tentative de reprise de la ville, les 3 et 4 mars, l’aviation française étant intervenue et ayant parachuté des militaires en renfort. Ce vendredi 13 avril, l’UFDR et le gouvernement de Bangui viennent de signer un accord de Paix prévoyant amnistie et intégration des fonctionnaires et combattants rebelles.

Source : dépêche de l’AFP en provenance de Birao, dans les actualités de Yahoo

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Published by Jean-Claude Barbier - dans en Afrique noire
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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 05:57

Trop de chrétiens lgbt (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) se sentent encore mal à l’aise dans les Eglises. Le témoignage de Jean Vilbas que nous publions ce jour dans La Besace des unitariens (http://labesacedesunitariens.over-blog.com) est accablant. Règnent trop souvent le silence suspicieux, la gêne lorsqu’il s’agit de l’accès aux responsabilités, le soucis du qu’en dira-t-on.

Les Eglises se montrent prudentes, ne souhaitant pas être entraînées dans une surenchère et craignant que leur aile conservatrice ne les boude, ou ne les quitte pour des Eglises réputées pour leur conservatisme. Comme dit J. Vilbas, les Eglises ne disent rien, sinon qu’elle n’ont rien à dire ! J’ajouterais volontiers que certaines bavardent là où on ne les attend pas mais se taisent là où on les attend …

Mais toutes les bonnes raisons ne tiennent pas devant l’amour de Dieu. Nos Eglises doivent être des lieux de convivialité à l’exemple de ce que les Actes des apôtres relatent des premières communautés chrétiennes. C’est ce qui fait l’attraction réelle de nos communautés, assurément plus que les credo ou les prises de position qu'elles soient conservatrices ou progressistes.

Et puis, comment ne pas dénoncer l’anachronisme des discriminations basées sur le genre, le statut matrimonial ou la vie sexuelle. Nous avons grand besoin de compétences, que chacun exerce ses talents, apporte sa pierre au grand chantier d’un christianisme moderne. Pourquoi rejeter les bonnes volontés ? Dans beaucoup de milieux, l’accès aux responsabilités des lgbt ne pose plus de problème, à commencer au sein d’entreprises, de partis politiques, de collectivités territoriales, etc. Faudrait-il que les Eglises soient (encore) à la traîne !

Lors de son AG 2004, la Fédération des réseaux du parvis porta à sa présidence le président du mouvement David et Jonathan. Cela se fit tout simplement au vu de la compétence et de l’amabilité de la personne qui faisait consensus. Pourquoi faire problème lorsqu’il n’y a en pas ?

depuis mai 2006, l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens est membre de cette fédération.

voir sur le site de l'AFCU, une proposition à débattre lors de la prochaine AG de cette association : "Le mariage homosexuel" (message du 14 avril 07)

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Published by Jean-Claude Barbier - dans l'homosexualité
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