Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher

Archives

24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 10:08

Nous nous réjouissons (fort bruyamment) de l’acquittement ce jeudi 22 mars de l’hebdomadaire Charlie Hebdo dans l’affaire des " caricatures de Mahomet ". Lors du procès tenu les 7 et 8 février, la représentante du Parquet avait requis la relaxe. L’hebdomadaire avait reçu l’appui du ministre de l’Intérieur et des cultes, ainsi que de diverses personnalités politiques.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a accepté le verdict et ne fera pas appel. Par contre, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui donne dans le voile et pas forcément dans la dentelle, persiste et signe. Il y aura donc appel. La Ligue islamique mondiale s’était elle aussi portée partie civile.

Charlie Hebdo, édition spéciale du 7 février 2007, le jour du procès

 

Pour plus d'information voir Le Monde du 22 mars, et celui du 23 mars,

 

Il est grand temps de distinguer l’islam (la très grande majorité des musulmans pratiquent leur religion avec vertu, moralité et courtoisie envers autrui) et les islamistes qui ne sont qu’un courant (heureusement) très minoritaire et mélangeant allègrement religion et politique. Voir notre " vocabulaire religieux " sur le blog de l’AFCU (" les ismes, les iques et les istes ", http://afcu.over-blog.org).

Il est bon que les démocrates défendent avec vigilance les valeurs de laïcité lorsqu’elles sont menacées par des communautarismes discriminants, des emprises cléricales, religieuses ou sectaires, des mouvements théocrates, des partis politiques accompagnés de milices, des financements occultes ou étrangers.

L’unitarisme est très attaché à la liberté religieuse et aux relations inter-religieuses et inter-convictionnelles, encore faut-il que les acteurs religieux de tout bord se situent en démocratie, respectent les autres et ne pratiquent pas un prosélytisme intempestive, s’abstiennent de tout impérialisme culturel et religieux, et abandonnent les prescriptions fussent-elles " sacrées " lorsqu'elles sont manifestement contraires aux valeurs humaines.

A l’invitation d’un Michel Servet (1511-1563), depuis la Réforme protestante anti-trinitaire du XVIème siècle, les unitariens n’ont eu de cesse de " revisiter " le corpus chrétien qui était le leur en y exerçant leur raison, en tenant compte du progrès des connaissances grâce aux sciences, en " déconstruisant " dogmes et mythes qui étaient pris au sens littéral.

Nous invitons ainsi les autres confessions chrétiennes et les autres religions à faire de même et à ne plus trimbaler derrière elles des archaïsmes religieux dont certains confondent l’identité (tout à fait légitime) et la discrimination (inacceptable en démocratie), par exemple entre hommes et femmes, entre croyants et non croyants, entre ceux qui ont la Vérité et ceux qui ne l’auraient pas, entre les candidats au paradis et ceux qui seraient voués à l’enfer …

En démocratie, il n’y a pas de religion " officielle ", " supérieure ", " seule vraie " ou " meilleure que les autres ", encore moins " seule divine ", mais toute simplement le choix d’une religion qu’on aime et qui nous convient. A chacun de pratiquer sa religion avec intelligence et joie, afin qu’elle lui ouvre le cœur par la prière et les louanges à Dieu et l’attention extrême portée à autrui et à la Création.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans l'islam en Europe
commenter cet article
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 08:44

Voici un extrait de " AU NOM DE MA HORDE ", de Pascal de SEIGNE, publié en 1991 à PARIS, éditeur Jean-Cyrille Godefroy (pages 494-495) : Le MASSACRE DES MEOS ("Méo" = "Hmong")

Le 10 février 1978, devant ces maquis qu'ils n'arrivent toujours pas à soumettre, les Russes passent le relais aux Viêtcongs : eux vont en venir à bout.

Rien ne distinguent particulièrement ce 10 février des autres journées d'extermination : attaques aériennes, bombardements d'artillerie lourde ... Mais alors que les Méos sortent de leurs caches, ce jour-là, les avions reviennent aussitôt et lâchent un type de gaz encore différent : la fumée n'est plus verte mais jaune. Ce gaz inconnu (ndl : YELLOW RAIN) provoque d'épouvantables maux de tête, puis des vomissements et enfin des diarrhées. L'opium ne sert plus à rien, et les Méos n'ont plus la force de se déplacer, de fuir. Ils se vident littéralement sur place . Deux divisions viêtcongs jaillissent de la plaine, mettent leur masque à gaz et donnent immédiatement l'assaut au massif paralysé . Enfants, guerriers, vieillards, tout ce qui est de sexe mâle est assassiné sur place.

Des soldats méos apparaissent d'on ne sait où : ils n'ont plus de munitions et livrent leurs derniers combats à la machette.

Kidnappées, attachées ou entravées par des cordes, les femmes et les petites filles mèos sont déportées et abandonnées sans nourriture et médicaments dans des "secteurs" dits "de culture". Naturellement ce n'est pas un hasard s'il n'y a strictement rien à cultiver. Des nouveaux camps de la mort sont hâtivement mis en place : interdiction de s'en échapper, interdiction d'en sortir ne serait-ce que pour glaner quelques racines à manger. Affamée, à l'agonie, la population des camps se révolte et tente une fois de plus de s'enfuir vers leurs montagnes . Dans un premier temps sont abattus tous les vieillards. Puis, pour les Soviétiques, pour les Viêtcong, s'organise enfin une gigantesque chasse au gibier . Et ce gibier ce sont les femmes et les fillettes méos.

Pendant cinq mois, jusqu'au 15 juillet 1978, les Viêtcongs s'acharnent sur tout ce qui aurait pu encore survivre dans le massif : bombardements, gaz, napalm, empoisonnement des sources d'eau. C'est un triomphe et les dernières tribus doivent abandonner le bas de la montagne et gagner les cimes . Sur le sommet il fait un froid glacial. Rien pour se nourrir, rien pour se soigner. Aucune aide internationale . La faim, la maladie font plus de morts que les bombardements et les gaz. Les Soviétiques et les Viêtcongs ne sortent même plus leurs avions . Ils n'ont plus qu'à patienter, à quoi bon de gâcher les munitions avec ces primitifs ? Et en effet, personne ne revient de ces pics glacés : la nasse s'est refermée toute seule, faute de combattants . Le peuple mèo est rayé de la carte du monde. C'est une des plus grandes victoires communistes des temps modernes : des femmes, des enfants assassinés.

Personne n'a protesté. Le monde libre ignorait ces massacres. Le "grand show" de l'extermination par gaz, par neurotoxiques se terminait pourtant d'une manière assez stupéfiante : des pays comme l'Irak passaient commande, achetaient le même type de gaz et s'attaquaient aussi à leur montagnards . Ceux-ci s'appellent Kurdes, et en 1991, comme les Mèos, ils se refusent à crever.

Alors, vraiment personne n'était au courant de ces événements ?

document transmis par Jean-Marc Noyelle

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans halte aux génocides
commenter cet article
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 03:51

Depuis la fin de la Guerre du Vietnam en 1975, le gouvernement communiste de Vientiane s’acharne sur les anciens supplétifs hmong (= méos) qui avaient aidé les Américains. Il les traque sans pitié, eux et leurs familles dans les massifs forestiers où ils se sont réfugiés.

300 000 Hmong vivent dans des villages de regroupement, en plaine, hors de leurs terroirs.

Le journaliste français Grégoire Deniau a pu prendre contact avec eux et France 2 a publié son carnet de route " Guerre secrète au Laos " lors d’une émission du 16 juin 2005. http://info. france2.fr/ encadres/ 13150323- fr.php

Amnesty International propose une pétition à envoyer aux autorités laotiennes, http://www.amnestyinternational.be/act/article.php3?id_article=585

Vous pouvez aussi trouver des informations complémentaires sur le site du " Citron vert ; centre d’information et de documentation " http://citron-vert.info/breve.php3?id_breve=396&var_recherche=hmongs

Contact en France : AMIS HMONG, 16 allée Hector Berlioz, 91210 Draveil, 06.12.44.38.29, 06.26.15.27.17, 01.60.86.27.44

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans halte aux génocides
commenter cet article
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 03:00

Après avoir massacré les populations noires du Sud, chrétiennes et coutumières, le régime islamique de Khartoum s’attaque depuis 4 ans déjà aux populations du Darfour … bien qu’elles soient musulmanes. La dictature est dévoreuse de ses propres enfants. Le génocide s’amplifie. Le Gouvernement est directement impliqué ; l’armée bombarde les villages, forme et équipe les miliciens de la tribu arabe des Janjawids ; ceux-ci interviennent avec leurs chevaux et leurs dromadaires mais aussi avec des véhicules équipés de mitrailleuses. 200 000 morts, 2 500 000 réfugiés


Le Darfour correspond à tout l’Est du Soudan et est une province aussi grande que la France. Sans cesse, des escarmouches frontalières ont lieu entre Soudan et Tchad, avec bombardement de villages tchadiens (comme par exemple Bahai il y a quelques jours). Une force internationale est prête à intervenir, mais le régime de Khartoum s’y oppose.

 

Le collectif Urgence Darfour (CUD) organise des manifestations dans les capitales européennes devant les ambassades du Soudan, des réunions d’information (dernièrement en présence de plusieurs candidats à l’élection présidentielle française) et vient de lancer une pétition pour que les pays européens accentuent leur pression sur cette dictature abominable.

http://www.urgencedarfour.com

http://www.europetition-darfour.fr:80/europetition/index.php?module=bkbPetition&func=display&id=1

 

En mars 2005, le président de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), qui était alors Jean-Marie Godillot, et le réseau de la Correspondance unitarienne furent dans la liste des premiers signataires pour soutenir l’action de ce collectif.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans en Afrique noire
commenter cet article
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:32

La Transylvanie était une partie de la Hongrie qui fut longtemps gérée par un gouverneur (vovoïde). Celui-ci, pour prendre des décisions, convoquait des diètes qui réunissait les " Trois Nations " représentées par les nobles hongrois, les Sicules (un peuple originaire de l'Asie) et les Saxons. C'était une Europe des nations, celles-ci correspondant à des ethnies ou peuples bien identifiés et ayant chacune une histoire et une culture.

Ensuite, on passera, au XIXème siècle, à des nations assimilées à des territoires étatiques (ce qui est tout à fait autre chose) : les Français, les Britanniques, les Allemands, les Italiens, les Roumains.

Il convient donc de bien distinguer nation-ethnie et nation-Etat, celle-ci proposant (sans toujours y réussir !) une solidarité supérieure. Des nations-ethniques résistant encore à cette assimilation proposée constituent désormais des " minorités nationales ". C'est le cas entre autres des " Hongrois " de Transylvanie.

A Sibiu, la cité fut effectivement fondée par des immigrants saxons venus du Grand-Duché de Luxembourg. D'autres villes le furent également par des Saxons, mais ce terme ethnique a recouvert finalement un peuplement germanique plus large que les seuls Saxons.

Les " Saxons " arrivèrent dans un milieu resté rural, peuplé de Roumains descendants des Daces et d'autres populations " Barbares ", et marqué par la colonisation romaine (le roumain est une langue romane) et le christianisme orthodoxe. Ils étaient artisans, pratiquaient le commerce et cultivaient la terre. Ils fortifièrent leurs cités afin de faire face aux raids meurtriers des Mongols et des Tartares.

Ces cités rallièrent les réformes protestantes luthériennes et " helvétiques " (Zwingli, Calvin) du XVIème siècle. Les catholiques y reprirent pied à la faveur de la Contre-Réforme et de l'occupation autrichienne.

dessin de CamilG (la tour de l’hôtel de ville) http://www.flickr.com/photos/camilg/page3/

La Réforme anti-trinitaire s'est développée principalement à Cluj-Napoca, en pays sicule et au nord de Brasov. C'est dire que, pour les unitariens d'aujourd'hui, la Transylvanie est pour eux comme une seconde patrie et ils sont particulièrement sensibles à tout ce qui s'y passe, même si Sibiu n'est pas un lieu historique particulier pour eux.

Elle va être le siège d'un important rassemblement du mardi 4 au samedi 8 septembre, avec la 3ème assemblée européenne oecuménique. Les Eglises unitariennes de Roumanie et de Hongrie y sont invitées.

Afin que les hiérarchies ecclésiastiques ne soient pas les seules à représenter les diverses Eglises, le Réseau européen Eglises et Libertés (voir le " Manifeste européen d'Eglises et Libertés ", message du 18 février) entend y envoyer une délégation.

Cette importante rencontre des chrétiens de tous les pays européens s'inscrit dans un calendrier de manifestations puisque Sibiu a été déclarée capitale culturelle de l'Europe 2007, première ville de l'Europe de l'Est a avoir cette distinction après la chute du Mur de Berlin. La Roumanie est entrée dans l'Europe communauté ce 1er janvier. C'est donc la fête de l'Europe en Roumanie !

La ville et ses poteries traditionnelles, de CamilG photographe à Sibiu http://www.flickr.com/photos/camilg/422319576/

La ville est en piémont nord de l'arc formé par la chaîne méridionale des Carpates. C'est un passage obligé pour les circuits touristiques. Pensez à vos vacances ! Vous pourrez payer en euros et avec votre carte bancaire.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans Europe
commenter cet article
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 08:17

Dans le cadre du 2ème Forum mondial de Théologie et Libération tenu à Nairobi (Kénya) du 16 au 18 janvier, deux théologiens africains, John Lukwata (Ougandais) et Philomena Mwuarua (Kenian), tour à tour, ont prôner une rencontre " solide " entre le christianisme et les religions " autochtones ", un dialogue entre " les traditions religieuses ".

Source : article d’Evaristo Villar publié dans Eclesiala du 5 février 2007, reproduit dans Euronews 28 (voir le Réseau européen Eglises et libertés présenté ici par notre message du 18 février " Manifeste européen d’Eglises et Libertés).

Nous applaudissons : si le chrétien s’engage lors de son baptême à renier le péché, ce n’est pas un reniement à sa propre culture. Il n’y a pas de cultures humaines qui seraient pécheresses (obscurantistes en langage moderne) ! Il y a simplement des individus qui se complaisent, parfois par simple pesanteur et routine, dans des pratiques manifestement contraires aux valeurs évangéliques.

Ces cultures ont été dénigrées par certains missionnaires (mais pas tous, car nombre d’entre eux ont su au contraire, avec curiosité et humanisme, découvrir les cultures locales où ils intervenaient), puis par une partie des clergés actuels. Il est grand temps que des chrétiens prennent la tête de leur revalorisation.

Au Bénin et au Togo, le mouvement Chrétiens pour changer le monde s’y emploie. Contact : Albert Gandonou, chretienspourchangerlemonde@yahoo.fr

A Brazzaville, l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC) est en relation conviviale avec le mouvement post-coutumier Ayelessili (le nom donné au Dieu créateur du Monde et de l’Univers). Contact : Alain Patrice Yengué, acuc2005@yahoo.fr

Auprès de nos amis coutumiers, nous pouvons retrouver le sens de la communion qui est un rituel partagé par tous les présents au nom d’un ancêtre ou d’une divinité. Des aliments " symboliques " (bières locales, alcool, grains de poivre de guinée, noix de cola, etc.) sont passés de la main à la main au sein de l’assistance et sont autant de gestes qui relient. La solidarité s’exprime ainsi sans bavardage théologique ou métaphysique particulier. Personne n’est exclue.

 

"fée protectrice", oeuvre plastique de François dit le vannier (Porto-Novo, 1999)

Lorsque le partage du pain et du vin au nom de Iéshoua aura repris sa véritable signification de communion *, les autres croyants, voir des non croyants, qui sont intéressés, d’une façon ou d’une autre, par la personne de Iéshoua, pourront alors prendre place autour de la table de communion sans aucun problème.

* des célébrations libres sont pratiquées en France dans la mouvance chrétienne libérale animée par la Fédération des réseaux du Parvis (voir " Les associations membres du Parvis ", message du 28 février 2007 dans http://afcu.over-blog.org). Le n° 1 de nos Cahiers Michel Servet (http://labesacedesunitariens.over-blog.com) donne l’historique de ces célébrations et leur justification ecclésiale et théologique.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans en Afrique noire
commenter cet article
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 06:37

Les monothéismes abrahamiques mettent en avant la connaissance d’un dieu qui se serait révélé (de préférence à ses ancêtres nationaux ! Hébreux puis Juifs pour la Bible, Arabes pour le Coran). La théologie consiste à mieux connaître ce dieu qui est considéré comme le dieu créateur de l’univers et qui serait le seul dieu existant – ce pourquoi on l’écrit avec une majuscule, Dieu.

Les cultes de l’Antiquité mettaient en avant les rites divinatoires, expiatoires, protecteurs, etc. , de façon à se concilier les dieux – tous les dieux -, y compris le dieu inconnu des Athéniens en qui Paul feignit trouver celui des Juifs et des chrétiens. La méprise est donc totale entre les monothéistes et les " païens ".

C’est ce qu’expliquent les professeurs Philippe Borgeaud (université de Genève) et Francesca Prescendi (université de Lausanne) dans des cours sur l’histoire des religions antiques.

Philippe Borgeaud : " Ce qui domine la religiosité antique, c'est le rite. Les Anciens respectaient les pratiques religieuses, mais n'avaient pas l'obligation de croire à leurs mythes. Ils pouvaient être des pratiquants non croyants. Ils n'avaient ni credo ni dogmes. Le mythe était un commentaire infini et souple sur le rite, et il en expliquait les origines. Il n'y avait jamais une seule explication, mais plusieurs, sans qu'on soit jamais obligé de choisir entre les unes ou les autres. Les Anciens n'étaient pas dans la croyance mais dans la pratique heureuse de la diversité des interprétations. C'était le rite qui produisait le sens, pas la doctrine.

– Il y avait pourtant des formes de théologie.

– Oui, les discours théologiques existaient, mais ils étaient secondaires et contradictoires. Il y avait par exemple plusieurs cosmogonies. La croyance s'exprimait à l'intérieur des rites, et pas dans la théologie. Les rites étaient à eux seuls porteurs de sens, et ce sont eux qui créaient les dieux. Si les Anciens savaient qu'ils devaient pratiquer des rituels, ils ne savaient pas en revanche qui étaient exactement les dieux. Cela leur échappait. La notion de vérité théologique n'existait pas.

– Dans ce cas, la tolérance religieuse devait être grande.

– Oui. On pouvait dire tout ce qu'on voulait des dieux et douter ouvertement de leur existence. L'Antiquité était un laboratoire de liberté. Les divinités des autres peuples étaient immédiatement reconnues et identifiées à des dieux autochtones. "

Entretien paru dans le journal Le Temps (Genève) du 20 mars 2007, http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=202691

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans le paganisme
commenter cet article
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 05:54

Vu hier soir sur TF1 aux informations de 20 heures

La Grèce, qui reconnaît la confession orthodoxe comme religion d’Etat (et qui la finance en conséquence), a enfin accepté (sans doute Europe oblige) que le culte des douze dieux de l’Olympe soit pratiqué au grand jour. Un temple s’est immédiatement ouvert au pied de l’Acropole car les décathéistes (adeptes des dix dieux concernés) revendiquent pas moins de 400 000 adeptes en Grèce.

Ce samedi 17 mars, accompagnés de journalistes de TF1, une centaine d’entre eux se sont présentés au temple dédié à Poséidon, fils de Zeus et dieu de la mer, à Cap Sounion, magnifique promontoire en fin d’Attique surplombant la mer Egée. Mais là, ils se sont heurtés à la directrice des sites archéologiques leur rappelant que le monument était réservé seulement aux visites touristiques. Nos adeptes durent payer leur billet d’entrée. Ils transgressèrent toutefois les consignes de laïcité en élevant leur prière une fois sur le site sous l'oeil goguenard de la directrice et des forces de l'ordre.

Le ministre grec de la Culture n’a sans doute pas (encore) compris que ces rites allaient revigorer les vieilles pierres et attirer une foule de nouveaux visiteurs. La laïcité est parfois bien bornée ! A quand la visite payante pour les chrétiens qui voudront aller prier dans les églises déclarées monuments historiques ?

Le temple de Poséidon dans "Îles à rêver", http://evm.vr-consortium.com/titres/ilesgrecques/zzf/zzon4/47927.htm

Ce temple de Poséidon fut construit en marbre blanc de 444 à 440 avant J.-C.. Les colonnes, de 6 m de haut, sont plus fines en haut qu’en bas, si bien que l’effet de perspective en sort renforcé. On dit que le roi d’Athènes, Egée, croyant que son fils Thésée était resté prisonnier du labyrinthe du terrible Minotaure, se serait jeté du haut de ce promontoire dans la mer à laquelle il donna son nom. Finalement, Thésée revint victorieux et les Athéniens n’eurent plus à livrer leurs fils et filles au cruel souverain de Crète.

A ceux qui s’étonneront que Poséidon puisse être le fils de Zeux, on peut rétorquer que les chrétiens du II° siècle, dans la version arienne, ont bel et bien fait de Jésus un dieu engendré par Dieu-le-Père ; et qu’ils ont fait même plus fort, avec la version nicéenne, en déclarant que Jésus était une incarnation de Dieu-le-Père (un avatar diraient les hindouistes). Comme quoi, on peut se rappeler les paroles de Iéshoua : on voit bien la paille dans l’œil du voisin, mais non la poutre qu’on a dans le sien.

 

pierres taillées (marbre blanc) tombées du temple dans la mer Egée (vue sur Wikipedia)

Protecteur des pêcheurs et des navigateurs Poséidon a comme attribut le trident et le poisson. Dans le bâteau qui conduisit Jonas à Ninive, par un chemin bien détourné (voir notre message précédent, "Jonas pour tous" en date du 14 mars), des matelots prièrent comme il se doit Poséidon pendant que Jonas, caché en soute, dormait et oubliait de prier IHVH.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans Europe
commenter cet article
19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 09:48

Avec tous les nouveaux mouvements religieux, spirituels et philosophiques qui se manifestent, on a parfois le droit au torticolis !

En plus, l'utilisation de préfixes peut dérouter : pré-, inter-, néo-, post- etc.

Pour aider à plus de précision, le blog de l'AFCU (voir liens) vient d'ouvrir une nouvelle rubrique intitulée "le vocabulaire religieux".

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier
commenter cet article
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 17:26

La vie des Eglises, des communautés religieuses et des associations étant somme toute bien humaine nonobstant les prétentions à une inspiration divine ou encore à la référence de principes vertueux, il n’est pas sans intérêt de savoir où sont ses vrais amis !

souris "muscullus" vue sur le site Wikipédia

Eh bien, grâce à la petite souris – celle de nos ordis – il est désormais possible de le savoir ! D’un seul clic, grâce aux liens qui sont présentés par les sites, vous savez qui fraye avec qui.

Chaque site fait en effet des choix, car on ne peut pas tout mettre, mais les listes de liens sont plus ou moins longues, plus ou moins sélectives, certaines présences sont manifestement des coups de cœur – parfois surprenants - et certaines absences des signes non dits d’animosité.

La sélection peut se faire sur des critères de qualité (de forme, de contenu), d’affinité idéologique ou encore sur la base d’une réciprocité (" mon pied, ton pied " comme on dit en Afrique noire). Certains préfèrent ne pas (se) faire de jaloux en n’indiquant aucun lien ou bien parce qu’ils préfèrent les solitudes hautaines des tours d’ivoire.

Les mouvances unitariennes, qui ont l’habitude de se proclamer ouvertes à tous les courants de pensée, religieux, spirituels ou philosophiques, qui se présentent comme tolérantes et inclusives, combattantes les discriminations sous toutes les formes, sont-elles à l’abri des sélections qui écartent certains ? Le mieux c’est d’y aller voir avec votre petite souris !

Les listes longues et généreuses, au-delà des seuls copinages ou affinités relationnelles, donnant à chacun la possibilité d’explorer et de se faire de lui même une idée, sont bien dans l’esprit de l’unitarisme qui met en avant la liberté de pensée et de choix, l’itinérance personnelle au-delà des appartenances.

Nous citerons, en exemple, deux sites qui pratiquent avec bonheur une telle pédagogie : Pierre Bailleux avec " Profils et libertés " http://prolib.net/212.passerelles.htm et Sandor Leta, webmestre de l’Eglise unitarienne de Hongrie http://www.unitarius.hu/unitarian-links.htm.

.

C’est cette attitude qu’ont adoptée les chrétiens unitariens français avec près d’une cinquantaine de liens (47 à ce jour) dans la liste des liens du blog de l’AFCU http://afcu.over-blog.org/. De même, l’AFCU participant à la Fédération des réseaux du Parvis, vous trouverez sur son bog la liste exhaustive des mouvements qui y adhèrent avec leur site lorsqu’ils en ont un et leur adresse de messagerie électronique (" Les associations du Parvis ", message du 28 février 2007). Ce faisant, ce blog est un bon outil de travail pour les internautes quelque soit leur obédience.

Eh oui, avec Internet, c’est la transparence ; on ne peut plus rien vous cacher ! Jean-Claude Barbier

Les billets d’humeur, les coups de gueule ou encore les saintes colères sont autorisés sur ce blog !

 

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans la culture Internet
commenter cet article

Articles Récents