Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher

Archives

13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 00:02

lawrence_sudbury_dio_e_uno.jpegDIO E' UNO / Dieu est Un, par Lawrence M.F. Sudbury, introduction de Roberto Rosso, 621 p., publié en janvier 2013 aux Editions unitariennes de Milan (sur Lulu.com) (lien), le livre, $32.61 eBook PDF $3.99, langue : italienne.

Ce livre se veut un compagnon fidèle pour la lecture de la Bible et la prière quotidienne dans l’esprit de l’unitarisme chrétien. Il s’adresse bien entendu, plus largement, aux chrétiens libéraux, non dogmatiques.

Repost 0
Published by Lawrence Sudbury - dans U en Italie
commenter cet article
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 12:27
L’European Unitarian Universalists (EUU) organise sa retraite de printemps du vendredi 12 au dimanche 14 avril, avec prolongation pour ceux qui le souhaitent jusqu’au lundi 15, à Mittelwihr en Alsace, au coeur du vignoble. Les inscriptions seront ouvertes prochainement sur le site de l’EUU (lien). L’orateur invité est le révérend Mark Morrison-Reed sur le thème : "Comment sommes-nous arrivés là ? Où allons-nous ? " ; en sous titre, une devise de l’EUU : "Celebrating What Has Been, Loving What Is, Dreaming of What this Beloved Community Might Become" / célébrons ce qui a été, aimons ce qui est, rêvons au devenir de cette communauté que nous aimons. Le culte aura lieu le dimanche soir.
 albert_schweitzer_circuit_de_son_pays.gif
 
Le centre où a lieu la rencontre est à 10 km de Colmar (l’EUU y avait déjà fait sa retraite d’automne 2010) et il est bien desservi par les trains en provenance de Paris ou de Strasbourg, et de Bâle ; une navette est prévue avec la gare de Colmar ; par ailleurs l’aéroport de Bâle est à 30 minutes de la gare de Colmar (site du centre, lien). Au programme : des visites touristiques et le musée consacré à Albert Schweitzer (ci-dessus, une randonnée pédestre de 10 km réalisable en 2 heures proposée par le site "Balades en Alsace", lien).
Pour s’inscrire : lien. Partage d’une chambre double : adultes - 200 euros (membres EUU - 190 euros), adolescents - 50 euros, enfants - 35 euros, moins de 3 ans. Si nécessaire une subvention peut être demandée par les membres de l’EUU au trésorier (lien).
   
Message de Geven Hertz reçu par la Correspondance unitarienne le 30 janvier 2013 ; traduit et résumé en français par J.-C. Barbier.
Repost 0
Published by Geven Hertz - dans UUFP (Paris)
commenter cet article
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 02:11

DECLARATION DE L’ACADEMIE CATHOLIQUE DE FRANCE (1) « CONJUGALITE, FAMILLE, PARENTALITE, FILIATION » lue sur La Croix.com du 10 janvier 2013.

Academie_catholique_de_France.png(1) note de présentation de cette instance sur Wikipedia : " L'Académie catholique de France, a d'abord été pensée fin 2007 début 2008 par un groupe d’universitaires. Le 11 juillet 2008 se tint une première rencontre qui réunit des personnalités issues de revues, d'associations et de facultés. Le 13 octobre 2008 s'est réuni un comité restreint au Collège des Bernardins à Paris qui décida de l'appellation définitive « Académie catholique de France » [sur le modèle d'académies catholiques d'autres pays, notamment en Allemagne] et de son siège social à cette adresse. Elle est héritière du Centre catholique des intellectuels français créé en 1945 ".

 

Ndlr - Refusant tout groupe de pression politique ou religieux (lobbying en anglais), tout forçing militant de part et d'autre, nous versons ce document à notre rubrique sur l'homosexualité ( lien) en sachant que ce débat divise les communautés religieuses, dont la nôtre, et reste donc très ouvert. Dans une polémique où l'opposition au "mariage pour tous" est assimilée ni plus ni moins à de l'homophobie et où l'institution du mariage est allègrement confondue avec l'eros dans tous ses ébats, il est important - quelque soit son option finale - de respecter la définition des mots afin d'éviter les confusions. Nous rappelons aussi que tout couple, quelque soit son orientation sexuelle, à le droit à un accompagnement spirituel de la part de sa communauté - ce que nous affirmons sur le site des chrétiens unitariens dans la rubrique "l'accompagnement spirituel des couples" ( lien) et qu'il a le droit à une protection juririque - ce qui est en France, jusqu'à présent, le rôle du PACS.

 

En exergue : « La famille, fondée sur l’union plus ou moins durable, mais socialement approuvée, de deux individus de sexes différents qui fondent un ménage, procréent et élèvent des enfants, apparaît comme un phénomène pratiquement universel, présent dans toutes les sociétés » (Claude Lévi-Strauss, Les structures élémentaires de la parenté, 1948, p. 133).

Le mariage est un acte officiel et solennel qui, toujours et partout, institue une communauté de renommée appelée « famille », dont le but est de former de façon durable un cadre de vie commun aux parents et aux enfants. Il concerne d’un même effet l’organisation de la relation entre hommes et femmes, entre les générations, et la structure symbolique de la société.


Par-delà les diverses formes culturelles qu’elle a pu prendre et les modèles historiques qui l’ont organisée, la famille est, de facto, l’institution publique la plus ancienne, imposée par deux données de la nature, d’une part le fait de sexes différents et complémentaires dont la rencontre est nécessaire à la perpétuation de l’espèce, d’autre part l’offre d’un cadre protecteur au développement physique, intellectuel et social de l’enfant. La famille (mononucléaire ou élargie) étant toujours et partout considérée comme « l’élément naturel et fondamental de la société », elle « a droit à la protection de la société et de l’Etat » (Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, art. 16-3).Toutes les sociétés sont ainsi conduites à interdire l’inceste et à organiser juridiquement la filiation.


Jusque très récemment, ces repères n’étaient pas mis en question dans l’organisation de la cité : « Une famille ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre » (Elisabeth Guigou, 3 nov. 1998).


L’importance anthropologique et sociale de la « famille » et du « mariage » a porté les religions à leur fournir les plus puissants étais. Le christianisme a ainsi très largement contribué à asseoir plusieurs de leurs caractères modernes, tels l’exigence du consentement libre et public des futurs époux et leur devoir d’assistance mutuelle, et à consacrer l’idéal qu’expriment tout ensemble la monogamie, la fidélité, l’indissolubilité, l’ouverture à la fécondité, l’articulation entre procréation et éducation. Même si les accidents de la vie, les déficiences personnelles ou sociales, les choix de vie de certains montrent que l’épanouissement commun des parents et des enfants peut se réaliser dans des contextes fort différents, la référence optimale ne peut demeurer que la famille enracinée dans des conditions symboliques fortes et dans des choix respectueux des données de la nature.


Nos sociétés actuelles connaissent de nombreuses familles monoparentales ou recomposées, ou des unions homosexuelles. Les sciences humaines, le droit et la pastorale chrétienne ont vocation à s’intéresser de manière adaptée aux situations concrètes brisées ou reconstruites. On peut toutefois s’interroger sur la tendance à réduire les fondements du mariage aux seuls sentiments d’amour des deux partenaires alors que l’amour, s’il a vocation à s’épanouir dans le mariage, ne suffit pas à établir sa validité, que ce soit au niveau civil ou sur le plan religieux.


Cette conception du mariage comme un droit conféré par un amour réciproque est un sophisme qui sert aujourd’hui, dans plusieurs pays et en France, à justifier des projets législatifs de transformation radicale de l’institution en l’ouvrant à des unions entre personnes de même sexe. Excipant ici d’une simple réforme de société, déclarant là vouloir, plus profondément, une réforme de civilisation, on use encore d’un autre sophisme, celui du progrès moral de l’égalité, pour établir une rupture flagrante avec le socle même de toutes les civilisations.


Considérant toutefois comme « naturel » le lien entre mariage, bonheur individuel et parentalité, certains imaginent alors un nouveau type de filiation, propre aux unions homosexuelles : le désir d’enfant garantirait l’amour pour l’enfant. Désir et amour de l’enfant garantiraient à eux seuls une éducation structurante et deviendraient ainsi « droit à l’enfant ». Ce droit qui ne fut, justement, jamais reconnu aux couples hétérosexuels, permettrait l’adoption ou même les procréations de convenance aux couples homosexuels.


Mais la société n’invente pas ex nihilo la famille, elle lui est en réalité redevable. Au bénéfice de leur existence même, société et Etat sont donc tenus d’en privilégier le développement et, sauf déni de réalité ou mensonge, de conserver au mariage son rang de droit fondamental « ouvert à tous » (V. Déclaration universelle précitée, art. 16-1), non pas, précisément, « entre tous ». L’identité biologique, psychologique et spirituelle de l’humain est constituée dans l’altérité et l’alliance des différences, en premier lieu des polarités masculine et féminine. Le mariage entre personnes de même sexe menacerait ce processus de constitution, mettrait en péril une harmonie éducative toujours fragile, porterait ainsi atteinte aux droits de l’humain en croissance et grèverait l’aventure humaine de la plus lourde hypothèque.

 

Académie catholique de France, le 10 janvier 2013

Repost 0
Published by Académie catholique de France - dans l'homosexualité
commenter cet article
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 01:57

« LES ENFANTS DU SILENCE »  Une nouvelle association ! Son objet : la défense des droits des enfants de prêtres  et celle du droit  des prêtres à se marier. PLEIN JOUR [ndlr - association qui regroupe les femmes mariées à des prêtres ou vivant en concubinage avec] accueille cette nouvelle venue et lui offre son soutien.
 
le-Petit-Nicolas-au-mariage-de-Martine.jpegLES ENFANTS DE PRETRES PRENNENT LA PAROLE.  On parle souvent des prêtres déchirés entre leur vocation et le besoin de fonder une famille. On parle aussi des compagnes de prêtres condamnées au silence par des prélats qui les ignorent ou les culpabilisent. On commence à parler des enfants de prêtres, autres oubliés de l’histoire, qui pourront désormais être représentés en France par cette association.
Sa fondatrice Anne-Marie, est fille d’un prêtre et d’une religieuse qui ont repris leur liberté pour vivre leur amour et fonder une famille. Mais compte tenu des préjugés de la société, cette situation insolite leur a été une épreuve très dure.


L’amour qui unit le prêtre et sa compagne est condamné par la hiérarchie de l’Eglise ; la sanction est immédiate : le prêtre doit quitter femme et enfant et les réduire au désespoir, ou quitter son sacerdoce et plonger dans le désarroi. Voilà ce qui résulte de  la politique de l’Eglise.


Anne-Marie a perdu ses parents trop tôt pour faire avec eux un travail d’analyse et de cicatrisation. Pendant des années elle a enquêté et réfléchi sur leur histoire. Son récit va paraitre en 2013. Le prolongement naturel de ce travail se réalise aujourd’hui dans la création d’une association visant à rassembler les enfants de prêtres et leurs familles et sympathisants.


Certains, encore aujourd’hui, cachent leur situation et n’osent pas parler de leur vie. Cette association veut leur offrir un cadre de rencontre et d’échanges en toute confidentialité et au besoin des conseils juridiques. Pouvoir parler de son vécu, partager avec d’autres peut favoriser la cicatrisation.
Enfin, participer à la vie de l’association peut contribuer à faire évoluer la position de l’Eglise catholique romaine, la seule à imposer le célibat aux prêtres. L’opinion publique est déjà largement favorable à ce changement. La liberté de choix permettra d’éviter bien des souffrances. C’est alors que les prêtres pourront s’épanouir dans leur ministère et leurs enfants vivre leur condition en toute sérénité.
Anne-Marie appelle tous les enfants de prêtres et leurs parents à la rejoindre dans cette association pour faire route ensemble vers plus de justice et plus d’amour.


«  Nous n’avons commis aucune faute, et pourtant, nous et nos familles sommes marginalisés, alors que nous sommes victimes d’une injustice imposée par le Vatican. Adhérer à l’association « Les Enfants du Silence », c’est faire un petit pas vers le changement. Participer à  l’action de l’association c’est en faire un autre. Et à force de petits pas……. Espérons ce changement ! Mais en attendant, soyons conscients de nos droits, et pour les faire valoir, redressons la tête » Anne-Marie JARZAC  - Résidence du Parc (Sapins B) – 38430 MOIRANS, courriel (lien).

Repost 0
Published by Jean Combe - dans vies de prêtre
commenter cet article
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 07:15

Belonging : Our Unitarian Identities and the Nature of Our Relations / Appartenance : nos identités unitariennes et la nature de nos relations, Actes du 3e symposium théologique de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) tenu à Kerkrade, au Pays-Bas, les 13-17 juillet 2010, textes réunis par Jill K. McAllister, édité en décembre 2012 par Croydon, Londres, Royaume-Uni, et l’ICUU, 216 p. Le livre est en PDF sur le site de l'ICUU (lien).


icuu_belonging.png

 

Préface, par Jill McAllister (Etats-Unis)

1 Towards a Theology and Ethic of Nature / Vers une théologie et une éthique de la Nature, par Gordon Oliver (Afrique du Sud), p. 1
2 How We Belong to Creation / Comment nous appartenons à la Création, par Nihal Attanayake (Philippines) , p. 25
3 As I Stand with You, I Know God / Tant que je suis avec vous, je connais Dieu, par Claudia Ramisch (Etats-Unis), p. 39
4 Covenant and U-U Identity / Pacte et identité U-U, par Paul Rasor (Etats-Unis), p. 69
5 Response to the Idea of Covenant / Réponse à l’idée de Pacte, par Alan Ruston (Royaume-Uni), p. 93
6 Called to Be on the Margins / Appelés à être dans les marges, par Ann Peart (Royaume-Uni), p. 107
7 Partnerships: Belonging as Collaboration, Mutuality and Accountability / Les partenariats : l’appartenance comme collaboration, relations mutuelles et comptes transparents, par Maria Pap (Transylvanie), p. 127
Ndlr – un point de vue qui veut resté personnel (il ne s’agit donc pas d’un bilan proprement dit) sur le partenariat entre les congrégations unitariennes des Etats-Unis et les paroisses de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, mis en place dans les années 1990 après la chute du régime communiste des Ceausescu en 1989 et coordonné depuis 1993 par le Partner Church Council (PCC). Dans ces partenariats, les unitariens américains sont des donateurs financiers, mais la relation s’enrichit grâce à de nombreux échanges par correspondance et surtout par des voyages en Transylvanie où les délégations américaines sont accueillies chaleureusement, visitent les lieux de culte de notre Eglise historique datant de 1568, ses lieux historiques (à Cluj-Napoca, Turda, Alba Iula, Deva, etc.), échangent les bannières de leur congrégation respective, etc.
8 African Perspectives on Belonging / Perspectives africaines de l’appartenance, par Fulgence Ndagijimana (Burundi), p. 145

Ndlr - en plus des communautés anciennes en Afrique du Sud et au Nigeria, des communautés récentes se sont formées depuis le début de ce siècle (par ordre alphabétique) au Burundi, Congo (Brazzaville), Congo RDC (Kinshasa), Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie et Togo.
9 Religion Without Nucleus : Sketching a Systematic Theology of Religious Liberalism / La religion sans noyaux durs : esquisse d'une théologie systématique du libéralisme religieux, par Hans le Grand (Pays-Bas), p. 157


Afterword / postface, par Brian Kiely (Canada), p. 189
About the Presenters / à propos des présentateurs, p. 191
Appendices, p. 197 : A) Symposium Participants / liste des participants, p. 198 ; B) Conference Participants, p. 200, C) About the ICUU, par Stephen Dick, p. 205
Indexes, p. 211 : A) par auteurs et autres sources, p. 212 ; B) par sujets, p. 214

Repost 0
Published by ICUU traduit en français par Jean-Claude Barbier - dans unitarisme international
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 07:13

Le problème étant très politique, les Actualités unitariennes ne sont pas le lieu adéquat où le débat peut être engagé. Mais nous versons volontiers cette carte au dossier car elle montre bien comment la colonisation de la Cisjordanie par Israël grignote de plus en plus les terres palestiniennes et rend la gestion politico-administrative du nouvel Etat extrêmement difficile. La "zone E1", dont la colonisation vient d'être décidée, prive la capitale Ramallah d'un accès direct aux territoires plus au sud. De nombreux gouvernements, dont la France, ont déjà réagi en condamnant à ce projet

 

cisjordanie_colonie_israelienne_E1.jpg

Repost 0
Published by Actualités unitariennes - dans la non-violence
commenter cet article
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 11:04

Le plus puissant typhon de l’année aux Philippines, nommé "Bopha", a dévasté le sud du pays dans la nuit de mardi à mercredi 5 décembre, faisant plus de 200 morts et des centaines de disparus.


UU_philippines.JPG

Au début de cete année, en février 2012, l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) avait tenu une rencontre à Dumaguete City, dans l'Île Negros (lien), là où l'Eglise unitarienne-universaliste des Philippines a son siège, précisément dans l'une des zones qui ont été touchées. Sur la photo, on peut voir les dégâts qui ont été occasionnés dans l'enclos de cette église.

 

Ajout du 7 décembre 2012 - Le typhon qui a dévasté le sud des Philippines risque d'être l'un des plus meurtriers de ces dernières années dans l'archipel, les autorités faisant état jeudi de quelque 500 morts et près de 400 disparus alors que 200.000 personnes étaient à la rue. Avec des vents dépassant 200 km à l'heure, il a traversé dans la nuit de mardi à mercredi l'île méridionale de Mindanao, balayant et noyant sous des trombes d'eau une bande de terre large de 700 km.

Repost 0
Published by Actualités unitariennes - dans U dans d'autres pays
commenter cet article
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 01:52

eum_niccolo_paruta_.jpgLes Edizioni Unitariane Milano (éditions unitariennes de Milan, EUM) viennent de publier leur premier ouvrage. Il est consacré au réformateur anti-trinitaire italien du XVIème siècle, Niccolò (en français Nicolas) Paruta, l’une des figures éminentes parmi ceux que les historiens ont appelés les « humanistes » italiens car ils s’étaient mis à l’étude des langues anciennes : l’hébreu et le grec, en plus du latin déjà pratiqué. Il s’agit précisément du livre de N. Paruta publié en latin en 1578 « De Uno Vero Deo Jehova Disputationes » et que Rosaria Esposito a traduit en italien dans le cadre d’une thèse. Lawrence M. F. Sudbury, directeur de ces éditions milanaises, a rédigé une introduction afin de resituer l’œuvre dans son contexte historique.


Ce livre novateur, car N. Paruta, en dépit de son rôle éminent dans la Réforme anti-trinitaire, est resté jusqu’à présent peu connu, ouvre donc ces nouvelles éditions basées à Milan et qui utilisent l’auto-édition avec Lulu.com, donc en deux versions, l’une en livre (vendu par correspondance sur Internet) et l’autre, moins cher, en téléchargement immédiat sur son ordinateur - soit pour ce livre qui fait 132 pages, un livre avec couverture souple à 8,00 € et le téléchargement à 3,00 €. Pour toute commande, se rendre sur le site de Lulu.com, sur la page consacrée aux Editions unitariennes de Milan (EUM),  lien.


Dans ce livre, N. Paruta se fait l’écho des « disputes théologiques » à propos de « Jehova » (en français Jéhovah pour traduire le tétragramme YHVH qui est, dans la Bible, le nom imprononçable de Dieu), qu’il présente comme le seul Dieu véritable (vero). Ces « disputes » entre théologiens faisaient l’objet de confrontations publiques (il y en eu même avec des juifs) organisées par les autorités publiques et se tenaient en respectant les règles fixées par celles-ci. On pourrait ainsi traduire le titre : « Disputes théologiques à propos de Jéhovah, le seul vrai Dieu ».

 

Pour une biographie de ce Réformateur, voir notre article " Nicolas Paruta, un réformateur italien antitrinitaire en Transylvanie " ( lien).


Les Italiens se montrent à juste titre curieux vis-à-vis de l'histoire de l'anti-trinitarisme du XVIème siècle à laquelle participèrent aux tous premiers rangs de nombreux Italiens acquis aux idées de la Réforme. Voir par exemple - en rappel - cette publication de 1977 : Antitrinitari nell'Europa orientale del '500. Nuovi testi di Szymon Budny, Niccolò Paruta e Iacopo Paleologo, par Massimo Firpo, Firenze, La Nuova Italia Editrice, 1977, pp. XIV-414 (lien).

Repost 0
Published by Actualités unitariennes - dans U en Italie
commenter cet article
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 15:04

d’après une note de Nedko Popov, unitarien bulgare, résumée en français par Jean-Claude Barbier


Une « Société unitarienne » a été fondée à Sofia lors d’une rencontre inaugurale du 22 au 25 mai 1910, à l’initiative d’un missionnaire britannique *, le révérend Anton Toplisky, Ce dernier, basé à Dupnitsa, ville au sud de Sofia (localisable sur Google Map sous l’orthographe Doupnitsa), est rédacteur en chef du journal « The Balkan Rila » [ndlr – sans doute la traduction en anglais du titre]. Il est secrétaire de cette nouvelle association, laquelle est officialisée en 1911.
* En 1825, en Angleterre, une nouvelle association unitarienne vise l'expansion du mouvement à l'étranger : la British and Foreign Unitarian Association.


A la lecture des articles publiés par le missionnaire dans son journal, on peut faire état des orientations suivantes : il présente l’unitarisme comme étant le système religieux chrétien le plus parfait de son époque, ouvert à tous ceux qui font preuve d’une curiosité intellectuelle vers de nouvelles lumières spirituelles, et affirmant l’unicité de Dieu par opposition à la doctrine de la Trinité. Il ose même, dans ses colonnes, citer des extraits du Coran ce qui est particulièrement courageux dans un pays qui a longtemps vécu sous occupation ottomane (la Bulgarie ne retrouve sa liberté qu’en 1878, au terme de la guerre turco-russe). Il s’agit d’un christianisme unitarien qui fait référence à la Bible, et à la personne de Jésus et à son enseignement, comme source première de son inspiration.

 

Ces premiers unitariens bulgares ont un vif sentiment national : ils veulent développer pleinement les forces spirituelles, mentales et matérielles de leur pays. Dans un article envoyé par A. Toplisky à la revue unitarienne de Grande-Bretagne « The Christian Life », ce sentiment national vaut d’ailleurs pour tous les Balkans : « J'ai un excellent collègue en la personne de M. Hooben Tilleff, un natif instruit qui est un ardent unitarien missionnaire dans les Balkans. La plus grande chose que nous avons besoin maintenant est de stabiliser la position des deux Eglises en tant que points centraux de notre propagande pour la cause unitarienne en Bulgarie et des Etats voisins de la péninsule balkanique ».


Ces deux « Eglises » sont en fait deux groupes en émergence, l’un à Dupnitsa et l’autre à Sofia. Mais lorsque l’unitarien britannique Frédéric Hankinson viendra à Sofia en 1926 pour voir ce qu’il en est, il ne trouvera que des personnes dispersées : un général, un avocat, et un commerçant prospère. Elles attendent, disent-elles les fonds suffisants de la part de la Mission afin de pouvoir organiser des offices réguliers. L’envoyé fait toutefois état de 40 à 50 familles connues pour être unitariennes (sans doute en comptant les sympathisants) ; mais il ajoute que – personnellement – il a rencontré beaucoup de gens qui se sont détachées de l’Eglise orthodoxe et qui se sont rapprochés des quakers et des unitariens étant attirés par le vécu une foi spirituelle simple. Il constate aussi le caractère énergique et déterminée des Bulgares.


On peut s’étonner qu’il n’ait pas été à Dupnitsa, la ville où réside A. Toplisky. L’enthousiasme qui a vu la naissance de la Société unitarienne s’est manifestement essoufflé. Le mouvement disparaîtra totalement dans les années à venir, emportant avec lui l’espoir d’une foi chrétienne conciliable avec le progrès et porteuse d’avenir, ce qui était l'un des objectifs du fondateur.

 

bulgarie_carte_avec_villes.gifcarte des villes en Bulgarie où nous pouvons voir où se trouvent les trois villes citées dans cet article : Sofia, Doupnitza et Plovdiv.


A Kolozsvár (actuelle Cluj-Napoca) où eut lieu une rencontre des unitariens européens organisée par l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), du 30 août au 4 septembre 2012, la Bulgarie était représentée par Nedko Popov, originaire de la ville de Plovdiv. Pour l’instant seul unitarien connu en son pays, ce dernier a demandé en novembre 2012 à être membre de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU).


Situation religieuse :

Selon le recensement de 2001, les orthodoxes bulgares représentaient 82,6 % de la population et les musulmans 12,2 %, et les autres chrétiens 1,2 %, majoritairement affiliés à l'Église catholique romaine (ndlr - Il reste un solde de 4%). Il existe une petite communauté juive d'environ 5 000 personnes en Bulgarie. Selon l'Eurobaromètre spécial Social values, science and technology en 2005, 40 % des Bulgares croyaient en un dieu, et autant en des forces vitales ou spirituelles, alors que 13 % ne croyaient en rien de tel (source : Wikipedia « Bulgarie »).
Un sondage en février 2011, confirme le recensement de 2001 (avec 80% d’orthodoxes, plus de 10% de musulmans, 1% de chrétiens évangéliques, et 8% autres), en témoignant toutefois de la percée des chrétiens évangéliques qui entrent désormais dans les catégories répérées.

Repost 0
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 07:19

Le révérend Roy Bourgeois (né en 1938, en Louisiane) est un religieux américain membre depuis plus de 45 ans de la Maryknoll society of apostolic life (congrégation catholique américaine de pères et frères des missions étrangères), à Colombus dans l’Etat Georgia (GA) aux Etats-Unis.


Critique virulent de la politique de son pays en Amérique latine, il s’est rendu célèbre en fondant en 1990 le SOA Watch Movement, un mouvement qui conteste les méthodes employés par l’US Army School of Americas (SOA) pour entraîner des militaires sud-américains pour des interventions de répression en Amérique latine, avec au programme l’emploi de la torture stratégique. Les protestations pacifiques du père Bourgeois et de son groupe lui ont valu d’être emprisonné à quelques reprises. En 1997, il reçoit la distinction deTeacher of Peace Award de la part de Pax-Christi aux Etats-Unis (mouvement catholique international agréé par la hiérarchie), et en 2005 le prix Thomas Merton (lequel fut un religieux trappiste américain, écrivain et activiste social, né en 1915 et décédé en 1968) ; ce dernier prix est attribué depuis 1972 par leThomas Merton Center for Peace and Social Justice de Pittsburgh (dans l’Etat de Pennsylvanie). Le 22 novembre 2009, lui et son organisation sont nominés (c'est-à-dire proposés par une instance agréée) en vue de recevoir le prix Nobel de la Paix de 2010 par une instance de la mouvance quaker basée à Philadelphie, l'American Friends Service Committee.


Autre activité militante de sa part, cette fois-ci au sein de l’Eglise catholique où il mène campagne pour l’accès des femmes à l’ordination. Le débat est ancien (par exemple avec le théologien Karl Rahner dans les années 1970), mais il fut totalement bloqué par Paul VI qui refusa que Vatican II s’en saisisse : c’est l’un des sujets réservés au seul pape, tout simplement par dictat !


Ceci lui valut en conséquence un premier avertissement canonique en mars 2011 lui donnant 15 jours pour se rétracter, mais il en appelle à sa conscience et au sentiment de justice comme quoi on doit traiter à égalité les hommes et les femmes : « Ce que vous exigez de moi, je ne peux le faire sans trahir ma conscience. Vous me demandez en somme de mentir, en disant que je ne crois pas que Dieu appelle, également, hommes et femmes à la prêtrise. Cela, je ne peux pas le faire, c’est pourquoi je ne me rétracterai pas. Comme l’abolition de l’esclavage, les droits civiques et le vote des femmes, l’ordination des femmes est inéluctable, car c’est une question de justice. Là où il y a injustice, le silence est complice » (lien). Pour lui le sexisme est un véritable péché au même titre que le racisme !

 

roy_bourgeois.jpg

 

Puis, passant aux actes, il assiste en juillet 2011 à l’ordination d’une femme prêtre américaine organisée par la Roman Catholic Womenpriests *, et y prononce l’homélie. La postulante est Janice Sevre-Duszynska et l’événement a lieu à l’Eglise unitarienne-universaliste de Lexington dans le Kentucky (lien), 157 prêtres américains le soutiennent alors publiquement (lien). L'ordination a été faite par une femme évêque de l'institution organisatrice.
* A cette date là, le groupe affirmait avoir déjà ordonné 120 prêtres et cinq évêques femmes dans le monde entier. Ces femmes sont automatiquement excommuniées par le Vatican (mesure plus dure que pour les prêtres pédophiles qui, eux, le sont rarement).


L’épilogue était tout attendu : il vient d’être non seulement réduit à l’état laïc mais aussi excommunié ! L'article de La Croix.com du 20 novembre 2012 vient de l'annoncer au public français.


Rappelons que, en Australie en mai 2011, Mgr William Morris, évêque de Toowoomba, pour avoir seulement écrit, dans une lettre pastorale à usage de son diocèse, que, face à une pénurie sévère de prêtre, il fallait désormais envisager l’ordination des femmes et des hommes mariés, fut contraint à la démission (voir notre dossier avec 5 articles " Soutien à Mgr William Morris ", dans la rubrique « La Contre-Réforme », lien). Pas touche aux domaines réservés ! Les synodes diocésains en ont reçu explicitement consigne et n’abordent pas les sujets qui fâchent … le pape.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans la Contre-Réforme
commenter cet article

Articles Récents