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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 01:44

MS--obras-completas.jpgLuis Betés Palomo, co-auteur avec le Dr Angel Alcala, de la première traduction complète en espagnol de la Restitution du christianisme de Michel Servet (publiée en 1980 par la Fondation de l'Université espagnole) est décédé ce samedi 8 novembre 2014. Né en 1931, il fut ordonné prêtre en 1956 et affecté depuis 1991 à la paroisse de Notre-Dame du Rosaire à Saragosse. Titulaire d'un doctorat en philosophie et en sciences sociales, il enseignait aussi à l’Université du travail (Universidad Laboral) et dirigeait l’Ecole de travail social Saint-Vincent-de-Paul au service de ceux qui sont les plus nécessiteux.
Il y a une trentaine d’années, dans le cadre de l’Instituto de estudios sijenenses Miguel Servet, il avait publié un opuscule intitulé Anotaciones al pensamiento teológico de Miguel Servet (Notes sur la pensée théologique de Michel Servet).

Information du Dr. Sergio Baches Opi, Promotor General de l'Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet", reçue le 16 novembre 2014.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 10:40

Les unitariens du monde entier sont largement acquis aux vertus du pacifisme, mais lorsque les Romains affirmaient qu'il faut préparer la guerre pour éviter de devoir la faire c'était AUSSI faire preuve de réalisme. La tension est permanente entre la diplomatie pour résoudre les conflits, mais jusqu'où ? Jusqu'à Munich ? Car en face, un voisin calculateur et non moins diplomate peut préparer une invasion de type impérialiste. Nous l'avons vu au XXème siècle avec le nazisme italien (invasion de type colonial de l'Ethiopie) et hitlérien (à commencer par l'invasion des pays voisins ayant des minorités allemandes), puis avec le communisme stalinien (mise en tutelle de l'Europe de l'Est) ou chinois (invasion du Tibet), et aujourd'hui avec le califat autoproclamé de l'Etat islamique du Liban et de l'Irak (EIIL). Certes il vaut mieux la paix que la guerre - tout le monde en convient - mais bêler la paix d'une façon inconditionnelle, c'est être totalement aveugle face aux dangers qui nous menacent. L'unitarisme et autres mouvements religieux se ridiculisent en proclamant des confessions de foi comme quoi il nous faut baisser les armes d'une façon inconditionnelle (le pacifisme absolu) que ce soit vis-à-vis des criminels, des entreprises subversives anti-démocratiques et des impérialismes extérieurs.

Dans cette optique nous reproduisons ici l'allocution de Jacques Myard, député français et maire de Maisons-Laffite faite le 11 novembre 2014, anniversaire de l'armistice entre Alliés et Allemands, qui mit fin aux hostilités de la longue guerre de 14-18. En citant de nombreux auteurs, elle est une méditation sur la paix et la défense nationale.

Il faudrait ajouter le souhait que l'ONU devienne suffisamment opérationnelle pour imposer une paix internationale, mais nous savons que le chemin est encore long car certaines nations qui ont droit de véto au sein de cet organisme agissent encore selon des intérêts strisctement nationalistes sans référence aux valeurs universelles qui fondent la civilisation moderne.

Jean-Claude Barbier, chrétien unitarien, Bordeaux

illustration : les anneaux de la mémoire citant tous les noms des soldats de toutes les nationalités tombés durant la guerre 14-18 sur les champs de bataille du Pas-de-Calais au nord de la France (soit 580000 au total). Monument commémoratif inauguré le 11 novembre 2014 par F. Hollande, président de la France.


guerre_14-18_anneau_de_la_memoire.jpgUn Français témoigne, « Un bruit diabolique nous entoure. On a l’impression inouïe d’un accroissement continu, d’une multiplication incessante de la fureur universelle. Une tempête de battements rauques et sourds, de clameurs furibondes, de cris perçants de bêtes s’acharnent sur la terre toute couverte de loques de fumée, et où nous sommes enterrés jusqu’au cou, et que le vent des obus semble pousser et faire tanguer. » (Henri Barbusse, Le Feu)
Un Allemand, comme en écho, témoigne à son tour, « Un nouveau sifflement retentit haut en l’air : chacun sentit, la gorge serrée : celui-là, c’est pour nous. Puis un fracas énorme, assourdissant, l’obus s’était abattu juste au milieu de nous. Les blessés poussaient leurs cris affreux.Quelques-uns se trainèrent vers moi sur le ventre... « Mon Lieutenant ! Mon Lieutenant ! Jasinski, l’un des bleus que je préférais, à qui un éclat avait fracassé la cuisse, se cramponnait à mes jambes. Maudissant mon impuissance à porter secours, je lui tapais sur l’épaule, désemparé. De tels moments se gravent en nous » (Ernst Jünger, Orages d’Acier).
Ils sont partis au temps des moissons sous le soleil d’août. « Une après-midi brûlante d’août, les rues du village quasi désertes. Soudain, un roulement de tambour : l’appariteur « le Commissaire » annonce la Mobilisation Générale. Cette annonce souleva plus d’enthousiasme que de désolation. » (Louis Barthas Tonnelier). Ils sont partis, sûrs de la victoire. Ils sont partis, certains de revenir avant les vendanges. Mais les vendages furent sanglantes. Ils n’ont pas cru à la guerre car à chaque crise, la diplomatie l’avait emporté comme à Agadir en 1911 quand l’Allemagne reconnaît le protectorat français sur le Maroc en contrepartie du bassin de la Sangha au Congo. Mais les incidents avec l’Allemagne se multiplient, à Lunéville, à Nancy en avril 1913.
Ils n’ont pas cru à la guerre et sont aux courses le 28 juin. C’est à Longchamp, pour le Grand Prix, que le Président Poincaré reçoit de son aide de camp une dépêche. Il la lit et la tend à l’ambassadeur d’Autriche-Hongrie, le Comte Seczen. Ce dernier blêmit et quitte précipitamment la tribune  présidentielle. Il vient d’apprendre l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche à Sarajevo.
Alors, la mécanique implacable se met en branle. Le 25 juillet, la Serbie mobilise. Le même jour, la Russie soutient la Serbie et Joffre ordonne d’acheminer trois régiments de tirailleurs marocains en Métropole. Le 27 juillet, la Royal Navy reçoit l’ordre de se tenir prête. Le 28 juillet, l’Autriche déclare la guerre à la Serbie. Le 30 juillet, la Russie mobilise. Le 31 juillet, l’Autriche mobilise à son tour. Le même jour, l’Allemagne adresse un ultimatum à la France et à la Russie. Le 31 juillet, Jean-Jaurès est assassiné. Le 1er août, la France mobilise. Le 2 août, l’Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique, puissance neutre.
Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France. « Aux armes ! on s’embrasse, on crie, on pleure, on rit. Les mères ont au flanc des tressaillements neufs, comme s’il procréait une seconde fois, ces enfants destinés aux gloires du Pavois. Détachés les canons ! qu’ils courent sur le monde ! qu’il n’y ait qu’un seul cri fulminant, Guerre ! Guerre ! » (Henri Bataille, La Divine Tragédie 1916).
La mobilisation s’effectue du 2 au 16 août avec une discipline et une organisation parfaites sous les ordres du major général Belin. 4278 trains permirent la concentration des troupes, seuls quelques trains furent en retard. Le 3 août, 882 000 hommes sont sous les drapeaux. Le 18 août, ils sont 4 662 000.

Un seul cri, à Berlin, à Berlin, un seul mot d’ordre, l’offensive à tout prix. Du côté français, c’est le plan XVII, élaboré par Joffre le 18 avril 1913. Du côté allemand, c’est le plan Schlieffen qui prévoit de violer la neutralité de la Belgique. « L’offensive est la forme la plus puissante du combat ; elle seule apporte la décision... L’offensive est le symbole de la supériorité sur l’ennemi. ». Ainsi s’exprime le général allemand Ludendorff. A l’état-major général français, le lieutenant-colonel de Grandmaison, affecté au 3ème bureau, le bureau des opérations en écho à Ludendorff, préconise « l’attaque sans souci des pertes » Sic ! Mais à l’école Guerre, un colonel, Philippe Pétain, presque à la retraite, expose clairement : « le feu tue » !
Jamais le choc entre deux armées ne fut aussi violent, durable, aveugle et meurtrier dans un commun désastre européen et mondial. Jamais autant d’hommes ne furent mobilisés et engagés dans une guerre totale, une fournaise d’acier et de sang dont Verdun restera pour des siècles et des siècles le symbole héroïque. 8,5 millions de Français sont mobilisés dont 260 000 combattants d’Afrique du Nord et 215 000 coloniaux. 11 millions d’Allemands sont sous les armes. Au total, 65 millions d’hommes, tous belligérants confondus.
27 % des soldats français des 18-27 ans sont tombés au champ d’honneur, soit près de 1,4 millions d’hommes. Mais 4,266 millions sont revenus blessés de la guerre, les « Gueules cassées ».
Les villages, les villes, les fleuves, les collines ne sont plus des lieux géographiques mais deviennent des enjeux stratégiques, des batailles formidables assoiffées d’acier et de sang. « Les obus miaulaient un amour à mourir, un amour qui se meurt et plus doux que les autres, ton souffle nage au fleuve où le sang va tarir. Les obus miaulaient. Entends chanter les nôtres. Pourpre amour salué par ceux qui vont périr. » (Guillaume Apollinaire, La Nuit d’Avril, 1915)
Dans cet enfer, le Poilu tient et résiste. « On lutte de tranchée à tranchée où les corps des combattants pressés comme d’humaines grappes s’enchevêtrent à ceux des mourants et des morts » (Paul Hubert, Nuit sur le front). Dans cet enfer, le Poilu tient et résiste, il trouve dans la gnôle un peu de réconfort. « Gnôle, je redirai tes vertus, ta puissance, ta générosité. Pour toi le fier Poilu connut, quoi qu’on pense, un éternel été » (A. Fourtier). Poilu a été le fer de lance, le bouclier de la Nation en armes contre l’envahisseur du Reich du Kaiser. Tous les Français l’ont soutenu car cette guerre, comme le souligne J-B. Duroselle, est " la guerre des Français."
Blessé, les dames blanches, les anges blancs ont soigné Poilu et donné un peu de réconfort féminin qui lui manque tant au front. Les femmes l’ont remplacé en usine pour tourner les obus mais aussi à la ferme car la vie continue, la guerre n’arrête pas le cycle des saisons.
Poilu se bat avec acharnement et sur les mers, ses camarades marins connaissent la nouvelle guerre de course des U BOOT, lancée par l’amiral Von Tirpitz qui provoque une guerre sous-marine à outrance, précipitant l’entrée en guerre des Etats-Unis. C’est à juste titre que le 23 juin 1920, Georges Leygues, ancien ministre de la Marine, s’adresse en ces termes à la chambre des députés. « Nos marins ont conduit la guerre sans être soutenus par l’exaltation de la bataille... Ils ont monté la garde, ils ont lutté contre la mine, la torpille, leur cœur n’a jamais faibli. C’est la maîtrise de la mer qui nous a permis de soutenir la guerre pendant quatre ans et de la gagner. »
L’aviation militaire naissante renseigne Poilu sur les mouvements de l’ennemi.Deux hommes, deux ingénieurs Marcel Dassault et Henry Potez donnent aux avions français l’hélice éclair qui équipe l’avion de Georges Guynemer, le fameux Spad 7.
Le 19eme siècle est mort en 1914 en donnant naissance au 20àme dans ce brasier d’acier, de sang et de mort. La France moderne avec toutes ses faiblesses, ses passions mais aussi ses fraternités est née dans les tranchées. Ouvrier ou ingénieur, paysan ou aristocrate, écrivain ou illettré, libre penseur ou curé, fantassin ou officier, ensemble, solidaires, ils ont fait face au « Trommelfeuer » de l’ennemi. Ils ont connu la peur ou la joie d’être toujours en vie après l’attaque, ils ont respiré et senti l’odeur de la mort qui rôde ; chacun savait que sa vie, son sort dépendaient de tous les autres, ils ne faisaient qu’un pour le destin collectif de la Nation. Roland Dorgelès s’adresse à ses camarades. « Une telle joie était en vous qu’elle dominait les pires épreuves. Dans la boue des relèves, sous l’écrasant labeur des corvées, devant la mort même, je vous ai entendu rire : jamais pleurer. » (Roland Dorgelès, les Croix de bois). Leur engagement a été total jusqu’au sacrifice suprême. Ils ont offert sans retour à la Patrie le plus cher de leur vie, leur jeunesse. Conduits par des chefs prestigieux qui ont su comprendre le quotidien des fantassins, comme Joffre, Foch, Pétain, Lyautey, mais aussi Haig, French, Pershing, ils ont remporté une très dure victoire qui n’efface pas les sacrifices. « Trop de morts dorment sous la terre pour que j’ai le cœur d’un vainqueur, pour que m’éclaire ta lumière. Tu parais trop tard ô guerrière. Il fait trop sombre dans mon cœur. » (Pierre Paraf).
La France leur demeure à jamais redevable ; nous sommes leurs héritiers de chair et d’esprit ; au sacrifice de leur vie, ils ont défendu notre liberté lors de batailles titanesques contre l’impérialisme du Reich du Kaiser ivre de puissance, qui n’a malheureusement pris fin qu’en 1945 au prix d’une nouvelle guerre pire encore qui a embrasé le monde.
En ce centenaire, c’est avec une profonde émotion que nous rendons un hommage solennel à nos pères. Nos pensées vont aussi à nos alliés tombés dans la fleur de leur jeunesse. Il ne saurait y avoir d’oubli dans le cœur des hommes, c’est pourquoi aujourd’hui dans la paix retrouvée en Europe, nous associons dans notre mémoire les soldats allemands fauchés, eux aussi, dans leur jeunesse et conduits à l’échec par la folie orgueilleuse de leurs chefs.
Si notre cœur chérit ceux de 1914, notre raison regarde l’avenir. Au-delà du temps qui passe inéluctablement, le combat de nos pères est toujours le nôtre, les menaces demeurent plus que jamais et montent à l’horizon. Des menaces d’autant plus dangereuses, insidieuses et lâches, que le terrorisme religieux frappe aveuglement et assassine les innocents. Nous savons depuis l’aube des temps que l’Histoire est tragique. Mais l’Histoire demeure surtout tragique pour les naïfs et les pacifistes aveugles et bêlants qui refusent de regarder les réalités en face. Nous sommes en guerre. Nous sommes en guerre contre le fanatisme et les assassins. Le combat sera long, périlleux et coûteux.
Notre défense doit redevenir une priorité nationale, elle demeure plus que jamais la garantie de notre sécurité, de notre liberté. Comme ceux de 14, c’est les armes à la main que nous devons défendre nos valeurs, nos principes, notre liberté, liberté qui est aussi celle du genre humain. Comme ceux de 14, nous ferons face si nous retrouvons le sens de la vie collective et luttons sans relâche contre le communautarisme dévastateur qui ruine notre vouloir vivre ensemble. « Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de forces pour se tenir debout et se couchent pour mourir. Le destin d’une Nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction » (Charles de Gaulle).
Vive ceux de 14, Vive nos Alliés, Vive les Nations européennes réconciliées dans une Europe en paix, Vive la République, Vive la France !

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Published by Jacques Myard - dans la non-violence
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 09:02

La pièce de théâtre intitulée  Miguel Servet, Sopo efimero de libertad / Michel Servet, un souffle éphémère de liberté (lien), vient d'être publiée en livre par Sergio Baches Opi. Le lancement de ce livre se fera à Saragosse, Huesca et Sarinyena.


Tarjeta-presentacio-n-Servet.jpg.jpeg
Le résumé de l'éditeur :

Un idéaliste et esprit libre dans une société dominée par les luttes religieuses, la cruauté et l'intolérance. Un médecin amoureux de la théologie qui a conçu une proposition religieuse visant à aplanir les différences entre chrétiens, musulmans et juifs, et poursuivi par toutes les Eglises pour sa conception du dogme de la Trinité et son opposition au baptême des enfants.

Un combat inégal entre deux hommes brillants, Servet et Calvin, sur le sens de l'existence divine et humaine, qui se terminera par la mort de Servet sur un bûcher à Genève. Dans cette vie de Servet, des questions intemporelles qui la rendent extrêmement actuelle : la liberté face au déterminisme, la tolérance face au totalitarisme ou la pensée unique face à la liberté de conscience et d'expression.
Ce livre raconte l'histoire d'une manière didactique, qui peut être compris par un public non spécialisé, mais sans pour autant négliger l'exactitude historique.

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Published by traduction en français par Jean-Claude Barbier - dans à propos de Michel Servet
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 08:43

pologne unitariens faust socinLes unitariens polonais à Luslawice, près de Cracovie, au pied du monument funéraire élevé à la mémoire de Faust Socin, théologien italien anti-trinitaire qui se mit au service de la Petite Eglise polonaise (lien).

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Published by Actualités unitariennes - dans U dans d'autres pays européens
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 14:27

unitaris_de_catalunya_accueil_par_eglise_evangelique.jpgPour les besoins de leur culte et leurs réunions, les unitariens de Barcelone / Unitaris de Catalunya (lien) sont accueillis par l'Eglise évangélique, à savoir les protestants luthériens (lien), depuis octobre 2014. Adresse : Església Evangèlica Betel, à L'Hospitalet De Llobregat, Barcelona.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 13:53

Yezidi_Flag.jpgAttaqués et massacrés par les djihadistes du pseudo Califat islamique au début du mois d'août 2014, les Yézidis du Kurdistan irakien ont malheureusement fait la Une de l'actualité.

Leur religion, le yézidisme, est très ancienne ; elle est méconnue et, pire, déformée par les musulmans qui les traitent d'adorateurs du soleil, sinon carrément du Diable ! Le site du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), "Unitariens français", vient de présenter un dossier sur cette religion (Le yézidisme entre paganisme et monothéisme) dans la rubrique "Réhabilitation du paganisme", afin de mieux la faire connaître, ceci à partir de la documentation existante en français (lien).

En illustration, le drapeau yézidi.

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Published by Actualités unitariennes - dans halte aux génocides
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 05:47

Un message d'Albert Gandonou, fondateur du mouvement Chrétiens pour changer le Monde (CPCM) à l'occasion de la sortie de son nouveau livre.

Invitation-au-lancement.JPG

 

Chers amis de CPCM,

Voici une nouvelle année académique. Nos activités, en particulier les café-rencontres, vont reprendre à CPCM. Exceptionnellement, au lieu du dernier samedi de ce mois, le premier café rencontre de cette année se tiendra le vendredi 31octobre 2014, de 16h à 18h, à l'Institut Universitaire du Bénin (IUB), à Aïdjèdo à Cotonou. Ce jour-là aura lieu le lancement de "Comment je suis redevenu Africain : second  manifeste du mouvement Chrétiens pour changer le monde".

Cette année 2014-2015 aura pour thème général : "Mettre à distance tous les dogmatismes meurtriers et creux". Les temps que nous vivons aujourd'hui nous demande non seulement de réfléchir, mais de réapprendre le doute, la remise en question de nos diverses croyances, pour nous éviter d'être, par conviction religieuse, des assassins ou des gens qui passent leur temps à exclure leur prochain, leur frère.

Notre invité de l'année sera Bertrand Russell avec son livre :  "Pourquoi je ne suis pas chrétien" (traduit de l'anglais par Guy le Clech, Lux Editeur, 2011). C'est en nous écoutant les uns les autres, y compris et surtout ceux qui ne pensent pas comme nous, que nous apprendrons à nous connaître et à nous respecter les uns les autres, à devenir toujours plus humains, toujours plus fraternels.

Bien à chacun de vous, Albert

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Published by Albert Gandonou - dans en Afrique noire
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 11:10

Appel des musulmans de France
Nous, responsables musulmans de France, signataires du présent appel :
Nous condamnons fermement les exactions commises par l’organisation « Daesh », connue sous l’appellation « Etat Islamique » (EIL), à l’encontre des civils en Irak et en Syrie parmi les chrétiens, les Yézidis, les Kurdes, les Turcomans, les musulmans chiites ou sunnites, les humanitaires, les journalistes et les reporters.
Nous considérons que cette organisation, en dépit de son appellation usurpée, n’a rien ni d’Etat ni d’islamique. Ses actions criminelles et barbares, dont les décapitations macabres des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et de l’humanitaire britannique David Haines, d’une cruauté et d’une violence insoutenables, sont en totale contradiction avec les principes élémentaires de la religion musulmane.
Nous saluons la réaction spontanée, responsable et unanime des musulmans de France et de leurs imams qui ont condamné fermement les actes abjects du groupe terroriste « Daesh ».
Nous saluons la position des autorités chrétiennes, qui tout en condamnant les exactions perpétrées contre les chrétiens d’Irak et de Syrie, refusent toute instrumentalisation de cette tragédie et soulignent que les musulmans sont également victimes de cette organisation terroriste.
Nous appelons tous les citoyens épris de paix et de justice quelle que soit leur religion ou leur conviction à afficher, aujourd’hui plus que jamais, leur unité face au terrorisme et à la barbarie et à œuvrer sans relâche pour que le dialogue et la solidarité entre eux puissent faire barrage aux adeptes de la prétendue « guerre des civilisations ».
Nous réitérons notre appel aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d’aller combattre aux côtés de ces terroristes, de prendre conscience de l'ampleur de la gravité des crimes dont ils pourraient se rendre complices, ainsi que de la lourde responsabilité, devant Dieu et devant l'Humanité, d’une telle complicité.
Face à l’ampleur des crimes commis par « Daesh » et l’importance des moyens matériels dont elle dispose, nous appelons la communauté internationale à diligenter une enquête afin que soient déterminés les responsabilités des soutiens de cette organisation terroriste ainsi que l’origine de ses moyens.
Nous demandons aux musulmans de France d’apporter leur aide aux exilés, notamment à ceux présents en France, d’élever des prières, tous les vendredis, pour le repos des âmes de toutes les victimes et implorer le Très Miséricordieux afin qu’Il accorde Son Aide et Son Soutien à ceux qui souffrent des actes de cette organisation terroriste.

Signataires par ordre alphabétique des institutions :

 

Dalil-Boubakeur.jpg

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris

 

Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), représenté par Ahmet OGRAS, président.
Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA), Cheikh Moussa TOURE, président.
Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP), le Recteur Dalil BOUBAKEUR, président.
Foi et Pratique, Hamadi HAMMAMI.
Grande Mosquée d’Evry-Courcouronnes, le recteur Khalil MERROUN
Grande Mosquée de Lyon, le recteur Kamel KABTANE
Grande Mosquée de Saint-Denis de l’île de la Réunion, Aslam TIMOL
Rassemblement des musulmans de France (RMF), Anouar KBIBECH, président.
Union des mosquées de France (UMF), Mohammed MOUSSAOUI, président.
Union des organisations islamiques de France, Amar LASFAR, président.
Paris, le 15 septembre 2014

 

Le 24 septembre, au terme d'un ultimatum lancé aux autorités françaises, Hervé Gourdel, guide français de haute montagne qui menait une excursion dans un massif de Kabylie, a été décapité par un groupe se réclamant du califat autoproclamé de l'Etat islamique. Le 26 septembre, les musulmans français, à l'initiative de leurs responsables sont invités à se réunir devant la Grande mosquée de Paris.

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Published by les responsables musulmans de France - dans l'islam en Europe
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 10:42

Dans les derniers jours du Concile, le 16 novembre 1965, quarante évêques, en majorité latino-américains, se sont réunis dans une catacombe de Rome sous l’impulsion de dom Helder Camara et ils ont signé ce qui s’est appelé le « Pacte des catacombes »
 

Lazare_resurrection_catacombes_de_Rome_3eme_siecle._jpeg.jpg

fresque représentant la résurrection de Lazare, catacombes de Rome, IIIème siècle

 

Nous, évêques réunis en Concile Vatican II,
• ayant été éclairés sur les déficiences de notre vie de pauvreté selon l’Évangile
• encouragés les uns par les autres, dans une démarche où chacun de nous voudrait éviter la singularité et la présomption 

• unis à tous nos frères dans l’Épiscopat
• comptant surtout sur la force et la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, sur la prière des fidèles et des prêtres de nos diocèses respectifs
• nous plaçant par la pensée et la prière, devant la Trinité, devant l’Église du Christ, devant les prêtres et les fidèles de nos diocèses, dans l’humilité et la conscience de notre faiblesse, mais aussi avec toute la détermination et la force dont Dieu veut bien nous donner la grâce, nous nous engageons à ce qui suit :

1. Nous essaierons de vivre selon le mode ordinaire de notre population en ce qui concerne l’habitation, la nourriture, les moyens de locomotion et tout ce qui s’ensuit. Cf. Mt 5, 3 ; Mt 6, 33s ; Mt 8, 20.
2. Nous renonçons pour toujours à l’apparence et à la réalité de richesse spécialement dans les habits (étoffes riches, couleurs voyantes), les insignes en matière précieuse (ces signes doivent être en effet évangéliques). Cf. Mc 6, 9 ; Mt 10, 9s ; Actes 3, 6. Ni or ni argent.
3. Nous ne posséderons ni immeubles, ni meubles, ni comptes en banque, en notre propre nom ; s’il faut posséder, nous mettrons tout au nom du diocèse, ou des œuvres sociales ou caritatives. Cf. Mt 6, 19-21, Lc 12, 33s.
4. Nous confierons, chaque fois qu’i1 est possible, la gestion financière et matérielle, dans nos diocèses, à un comité de laïcs compétents et conscients de leur rôle apostolique, en vue d’être moins des administrateurs que des pasteurs et apôtres. Cf. Mt 10, 8 ; Actes 6, 1-7.
5. Nous refusons d’être appelés oralement ou par écrit par des noms et des titres signifiant la grandeur et la puissance (Éminence, Excellence, Monseigneur). Nous préférerons être appelés du nom évangélique de Père.
6. Nous éviterons, dans notre comportement, nos relations sociales, ce qui peut sembler donner des privilèges, des priorités ou même une préférence quelconque aux riches et aux puissants (par exemple par des banquets offerts ou acceptés, par des services religieux). Cf. Lc 13, 12-14 ; 1 Cor 9, 14-19).
7. Nous éviterons de même d’encourager ou de flatter la vanité de quiconque en vue de récompenser ou de solliciter les dons, ou pour toute autre raison. Nous inviterons nos fidèles à considérer leurs dons comme une participation normale au culte, à l’apostolat et à l’action sociale. Cf. Mt 6, 2-4 ; Lc 15 9-13 ; 2 Cor 12, 4.
8. Nous donnerons tout ce qui est nécessaire de notre temps, réflexion, cœur, moyens, etc., au service apostolique et pastoral des personnes et des groupes laborieux et économiquement faibles et sous-développés, sans que cela porte préjudice aux autres personnes et groupes du diocèse. Nous soutiendrons les laïcs, religieux, diacres ou prêtres que le Seigneur appelle à évangéliser les pauvres et les ouvriers en partageant la vie ouvrière et le travail.  Lc 4, 18s ; Mc 6, 4 ; Mt 11, 4s ; Actes 18, 3s et 20, 33-35 ; 1 Cor 4, 12 et 9, 1- 27.
9. Conscients des exigences de la justice et de la charité et de leurs rapports mutuels, nous essaierons de transformer les œuvres de « bienfaisance » en œuvres sociales basées sur la charité et la justice qui tiennent compte de tous et de toutes les exigences, comme un humble service des organismes publics compétents. Cf. Mt 25, 31-46 ; Lc 13, 12-14 et 33s.
10. Nous mettrons tout en œuvre pour que les responsables de notre gouvernement et de nos services publics décident et mettent en application les lois, les structures et les institutions sociales nécessaires à la justice, à l’égalité et au développement harmonisé et total de tout l’homme chez tous les hommes et par là à l’avènement d’un autre ordre social, nouveau, digne des fils de l’homme et des fils de Dieu. Cf. Actes 2, 44s ; Actes 4, 32-35 ; Actes 5, 4 ; 2 Cor 8 et 9 ; 1 Tim 5, 16.
11. La collégialité des évêques trouvant sa plus évangélique réalisation dans la prise en charge commune des masses humaines en état de misère physique, culturelle et morale – deux tiers de l’Humanité – nous nous engageons : 

- à participer, selon nos moyens, aux investissements urgents des épiscopats des nations pauvres ; 

- à demander ensemble, au niveau des organismes internationaux, en témoignant toujours de l’Évangile, comme l’a fait le Pape Paul VI à l’ONU, la mise en place de structures économiques et cu1turelles qui ne fabriquent plus de nations prolétaires dans un monde de plus en plus riche, mais permettent aux masses pauvres de sortir de leur misère.
12. Nous nous engageons à partager dans la charité pastorale notre vie avec nos frères dans le Christ, prêtres, religieux et laïcs, pour que notre ministère soit un vrai service ; ainsi, nous nous efforcerons de réviser notre vie avec eux ; nous susciterons des collaborateurs pour être davantage des animateurs selon l’esprit que des chefs selon le monde ; nous chercherons à être plus humainement présents, accueillants ; nous nous montrerons ouverts à tous, quelle que soit leur religion. Cf. Mc 8, 34s ; Actes 6, 1-7 ; 1 Tim 3, 8-10.
13. Revenus dans nos diocèses respectifs, nous ferons connaître à nos diocésains notre résolution, les priant de nous aider par leur compréhension, leur concours et leurs prières.

 

Que Dieu nous aide à être fidèles !

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Published by dom Helder Camara et al. - dans communautés religieuses en débat
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 08:49

A l’occasion de l’entrée d’un fonds Légaut aux Archives nationales : une journée d’études, le 23 octobre 2015, consacrée à Marcel Légaut (1900 – 1990) et aux groupes Légaut sur le thème "Comment l’historien peut-il approcher un spirituel au XXe siècle ?"


marcel-legaut_montagnard.jpgMarcel Légaut (1900-1990) a eu un parcours singulier : normalien-professeur d'université (Nancy, Rennes, Lyon), il fonde un groupe de réflexion spirituelle en lien avec le Père Portal. Ce groupe rayonne à la rue d'Ulm, à Saint Cloud, dans le primaire ...

"Patience et passion d'un croyant" a été publié aux éditions Centurion en 1975, DDB 1990 et Cerf 2000.

 

Nous sommes là à la confluence de l'histoire de l'éducation, de l'histoire intellectuelle et de l'histoire religieuse du XX ème siècle. La journée consacrée à ce personnage et aux groupes qu'il a fondés, se déroulera aux Archives nationales, sous la présidence du professeur honoraire Emile Poulat, en deux temps :

 

1- Six ou sept exposés, de vingt-cinq minutes, suivis de cinq minutes de questions par le public.
Ces exposés peuvent concerner aussi bien un aspect méconnu de la vie de Marcel Légaut, des comparaisons avec les contemporains qu’il fréquente (Mounier, Rabut, Gabriel Marcel, Le Roy, Jacques Chevalier, etc.), des membres des groupes Légaut (Marguerite Miolane, Marie-Thérèse Perrin, Jacques Perret, Jean Ehrhard, Pierre Deffontaines), des personnes contre lesquelles il a pensé (Robert Garric) ou des auteurs qu’il a lus (Bosco, Bernanos, Camus, Wiechert, etc.). Sa culture exégétique liée à une lecture des historiens et exégètes modernistes ne sera pas négligée. Sa correspondance, ses exposés, les comptes rendus en Francophonie (Suisse romande, Belgique, Québec) permettent de saisir son rayonnement. Quant à l'engagement des membres des groupes Légaut, l'étude de l'Union nationale des membres de l'enseignement public devrait livrer quelques clés, notamment sur l'évolution après 1945 vers le SGEN.

 

2 - Une table ronde donnera lieu à des témoignages de personnes l’ayant connu ou ayant travaillé des domaines pointus : Le Montcelet, journal interne des années 1938/39, Quelques Nouvelles, journal interne plus récent, les groupes et leurs lieux de vie (Chadefaud, Les Granges, Mirmande, Gerbaut, le contenu des rencontres, la vie d'un groupe local, les éditions.

 

Cela fera au maximum une douzaine d’interventions. Etienne Fouilloux et Dominique Lerch - lerch.dominique@laposte.net - attendent vos propositions de communication avant le 1 mars 2015. À l'issue de cette journée aux Archives nationales, il serait magnifique que quelques archives privées puissent rejoindre ce fonds constitué par les archives de Mirmande.

 

Information donnée dans le bulletin mensuel "Quelques nouvelles" de la mouvance Marcel Légaut, n° 281, octobre 2014.

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Published by Quelques nouvelles - dans communautés religieuses en débat
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