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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 12:29

Long Strange Trip / une longue histoire étonnante - UU History Film Series en DVD (d’une heure chacun), édité par Ron Cordes, 2011-1012, en anglais (lien) ; chaque DVD est au prix de $25.00. Ci dessous, une présentation de l'éditeur traduite par Jean-Claude Barbier. Cet historique, à partir du XIXème siècle est centré sur les Etats-Unis.


Partie 1 : au début (de l'an 0  à 1553)

long_strange_trip.jpgCe film retrace les racines de la pensée religieuse libérale. Il rend compte des déclarations isolées de salut universaliste [ndlr – tout le monde sera sauvé et personne n’ira en enfer] dans les premières années de l'ère chrétienne. Il retrace les premiers anti-trinitaires comme le moine Arius et son rôle lors du concile de Nicée. Il discute des pré-réformateurs hérétiques tels que Katherine Vogel, John Wycliffe, et Jan Hus. Il conclut avec la vie et l'œuvre de Michel Servet. Il fait place aux deux Réformes en cours au 16ème siècle : l’un théologiquement conservateur initié par Martin Luther et une politique libérale fondée en grande partie sur les travaux de Servet.


Partie 2 : la naissance de l'unitarisme (1553-1794)

Ce film raconte ceux qui ont diffusé le message de Servet après son martyre, surtout Faust Socin et Georgio Biandrata, et comment ce message est arrivé aux croyants libéraux en Pologne et en Transylvanie. Il explique comment les idées de Servet, Socin, Biandrata, et d'autres, ont nourri l'esprit de David Ferenc en Transylvanie et conduit à la formation d’une première théologie unitarienne cohérente. Il évoque la montée de la religion libérale en Pologne et comment la Contre-Réforme catholique du 17ème siècle a conduit les unitariens hors de la Pologne et à l'ouest à travers l'Europe vers les Pays-Bas et l'Angleterre. Il prouve l'influence de Servet, Socin, David Ferenc, et divers unitariens polonais, sur les premiers anglais libéraux tels que John Biddle et Thomas Emlyn, et témoigne du travail de Théophile Lindsey et Joseph Priestley pour former un unitarisme anglais. Il traite de la distinction entre les unitariens, ariens et sociniens en Angleterre. Il mentionne les débuts du féminisme avec l’unitarienne Mary Wollstonecraft. Il conclut avec l'émigration de Joseph Priestley de l'Angleterre en Amérique en 1794.

Partie 3 : l'unitarisme américain (1620-1860)

Ce film parle de la mise au point de l'unitarisme en Amérique à partir de 1620 jusqu’à la mort de Théodore Parker en 1860. Il traite des premières fractures entre libéraux et congrégationalistes dans l'Amérique coloniale. Il traite de l'effet de l'immigration, Joseph Priestley, et du rôle de William Ellery Channing dans la formation du mouvement unitarien américain. Il raconte l'histoire de la scission définitive entre les unitariens et les congrégationalistes trinitaires dans les années 1820 à partir à la fois sur le plan théologique et juridique. Il revisite la fracture ariens / sociniens qui a joué ici aussi bien qu’en Angleterre, ainsi que le transcendantalisme de Ralph Waldo Emerson, Margaret Fuller, et Théodore Parker. Il parle du rôle joué par Fuller pour diffuser le transcendantalisme, à partir du mouvement né à Concord, afin d’en faire la force motrice de l'unitarisme. Enfin, il examine le rôle que Théodore Parker a joué dans la promotion de l'unitarisme au-delà de ses traditionnelles bases bibliques et de son rôle dans plusieurs grands enjeux de justice sociale de son époque, notamment l'abolition de l'esclavage.

 

Ajout du 7 février 2014 : Depuis cet article, la collection s’est enrichie de plusieurs autres DVD :


Partie 4 : l’universalisme (1600 - 1860)
Le développement de l'universalisme avec des piétistes allemands et anglais précoces tels que Jakob Böhme et Jane Leade, et les ministres anglais du 18ème siècle tels que George Whitfield, James Relly, Georges de Benneville, et John Murray. L'émigration de de Benneville et Murray en Amérique et leur rôle dans la formation d'une religion universaliste organisée. L'histoire de l'incident Thomas Potter et le rôle que Judith Sargent Murray a joué dans le mouvement. Le développement théologique du mouvement à travers John Murray, Elhanan Winchester, et Hosea Ballou. L’essor sans précédent des églises universalistes à travers l'Amérique au cours de la première moitié du 19ème siècle, et son déclin précipité après la mort d'Hosea Ballou.


Partie 5 : L’évolution (1861 - 1961)
De la fin du 19ème jusqu’au début du 20ème siècle, l’unitarisme et l'universalisme évoluent tous deux, parallèlement, d’une religion chrétienne basée sur la Bible à l’actuel mouvement unitarien-universaliste qui, lui, est sans credo. Les influences aussi diverses que Darwin sur l'origine des espèces, la guerre civile, le féminisme et le suffrage, enfin le Social Gospel (le christianisme social). Rôles de Mary Livermore, Julia Ward Howe, Henry Whitney Bellows, Antoinette Brown, Olympia Brown, Celia Burleigh, Jenkin Lloyd Jones, Mary White Ovington, John Haynes Holmes, et Clarence Skinner.


Partie 6°: L’unitarisme-universalisme (1961-2013)
La fusion en 1961 entre l’unitarisme et l’universalisme américain est racontée comme une histoire de «séduction» habituelle entre un garçon et une fille, avec la façon dont les deux mouvances se sont courtisées mutuellement et le rôle que le courant humaniste a joué en cela. L'éducation religieuse libérale, notamment avec Sophia Lyon Fahs, a préparé le terrain. Bilan des 50 année d’existence de cette fusion. Le film se termine sur quelques commentaires personnels de l’auteur et ce que l’ avenir pourrait nous réserver.
 

 

Pour avoir la collection complète avec un coffret et un prix avantageux, à $125.00 (lien).

Par ailleurs, l'Unitarian Universalist Association of Congregations (UUA) propose un guide pour animer des discussions à partir de ces DVD (lien).

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 11:01

jean_riedinger_portrait.jpegJean Riedinger, militant associatif chrétien laïque, a réagi à notre article sur les abattages rituels sans étourdissement préalable des animaux ( lien).


Je suis d'accord avec l'argumentation de cet article de Jean Claude Barbier. Et je suis en même temps très gêné par la propagande haineuse de Marine le Pen. Il est difficile de se situer publiquement sinon en dénonçant la duplicité hypocrite de la prétendue laïcité à la Le Pen. Mais on ne peut pas respecter pour autant une pratique "religieuse" (je mets encore des guillemets mais je ne sais pas si ces guillemets vont résister longtemps à la montée des ghettos religieux) - pratique religieuse qu'elle soit de tradition chrétienne, musulmane , juive, bouddhique, hindouiste, etc. - qui tranche dans le pur et l'impur et maudit dés lors, au regard de pratiques alimentaires, vestimentaires relatives à un temps et des usages plus ou moins anciens ou déclarés tels, mais prétendus d'origine et de portée éternelle, des femmes et des hommes devenus infréquentables car impurs.

 

Dans certaines cantines scolaires certains musulmans (qui semblent de plus en plus nombreux) exigent que leurs enfants non seulement mangent halal mais ne mangent pas à la même table que les enfants impurs, leurs camarades de classe qui ne respectent pas la prétendue loi d'un prétendu Dieu. Les hommes deviennent ils fous dés lors qu'il est question de Dieu ? L'histoire semble me forcer à répondre OUI à cette question.


Il y a tant de raisons d'être athée de tant de dieux que l'on se demande s'il y a un Dieu qui mérite d'être reconnu ! Je me vante d'être relativiste et agnostique (et non sceptique ni athée).


Malheureusement, dénoncer l'imposture de Marine Le Pen dans l'état actuel des "débats" (sic !) électoraux ressemble à une injure et risque d'aboutir à faire de Marine le Pen une martyre de la pureté ethnico-religieuse de la France !


Il faut pourtant ne pas hésiter à dire à la fois non aux pratiques religieuses qui ghettoïsent la société, et non à la pseudo laïcité qui sert de cache sexe au racisme anti-arabe.

 

Et les catholiques ont aussi leur mea culpa à faire en bien des domaines (à commencer par celui de l'école confessionnelle ou du concordat alsacien). Quand j'avais 10 ans, certains milieux cathos m'interdisaient d'avoir un copain protestant ou de lire une revue non catholique. Si je mangeais de la viande le vendredi j'étais en état de péché mortel (sic !) et, si j'avais pris mon café au lait avant d'aller communier, c'était une faute grave, etc. Et ma mère, parce qu'elle enseignait dans une école catholique, a failli perdre son emploi parce qu'elle avait osé m'inscrire dans un lycée public. Elle a dû m'en retirer !

 

Les évêques sont ils conscients qu'en défendant l'école catholique sous contrat et son "caractère propre" (terme ajouté en dernière mlnute qui a complètement déformé l'esprit premier de la Loi dite Debré) ils encouragent l'ouverture d'écoles sous contrat musulmanes, juives, bouddhistes, etc., et donc la communautarisation identitaire de notre société ? Et je ne parle pas du scandaleux accord entre le Vatican et l'Etat français en faveur des instituts supérieurs catholiques.


Grâce aux athées et aux chrétiens "hérétiques" qui ont été souvent leurs compagnons, tout cela [ndlr - les pratiques catholiques qui sévissaient lorsque l'auteur était d'âge scolaire] a été jeté par dessus bord. Alors soyons aujourd'hui les athées qui libèrent car je suis de plus en plus atterré par la sottise politique et religieuse ambiante et le retour dans nos paroisses des traditionalistes, des intégristes, des ritualismes à l'ancienne, et des hystéries de certains charismatiques inspirées (sic) par l'Esprit Saint lui même ...


Il y a heureusement d'autres groupes humains qui me rassurent un peu : il reste autour de moi des gens de toutes sortes qui n'ont pas perdu le sens commun (la raison). Je constate que ce sont ceux qui ont pris des distances avec les idéologies de l'absolu. Et ceux qui ont une dimension humaniste de la fraternité et le sens de la solidarité. Ils se respectent comme égaux quelles que soient leurs convictions. Et ceci est valable pour les disciples de maîtres spirituels authentiques qui ne font pas de Dieu un despote aux lois arbitraires ou un diviseur entre bons et mauvais. Certains de ces maîtres sont athées (par exemple le vrai Bouddha ou certains sages de diverses cultures philosophiques au sens large).

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Published by Jean Riedinger - dans la défense des animaux
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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 13:12

par Jean-Claude Barbier


1 - En premier parce que l’égorgement des animaux sans assommage préalable est une pratique cruelle qui date d’un autre temps. Aujourd’hui, grâce à l’assommoir électrique, on peut réduire la souffrance des animaux. Je ne vois pas au nom de quoi, on refuserait ce progrès technique.


2 - Dans la Bible, le sang est considéré comme le siège de la vie et donc appartenant à Dieu seul, source de toute vie ; en conséquence l’homme ne doit pas le consommer car il est réservé. Passer outre, c’est commettre une impureté rituelle – qui bien entendu n’a rien à voir avec notre actuelle notion hygiéniste ; c’est vouloir s’égaler à Dieu par appropriation de la Vie (comme, Adam et Eve voulurent s’approprier la connaissance du Bien et du Mal en mangeant du fruit « interdit », que Dieu s'était réservé). Le Coran a tout simplement embrayé. C'est parfaitement compréhensible, mais cela relève de civilisations antiques. 


3 - De nos jours, mettre cela sur le dos de Dieu sans plus d’explication c’est rendre Dieu tribaliste (ce qu’il est malheureusement aux yeux de nombreux croyants qui prétendent que Dieu soutient leurs causes et que, eux, ils agissent en son nom) et totalement arbitraire. C’est le rendre aussi parfaitement stupide car incapable d’expliquer la raison de telle ou telle prescription. Cela est en tout cas incompatible avec un Dieu créateur car on ne comprendrait pas pourquoi Dieu aurait créé des animaux « à part » des autres. Enfin, ce serait un Dieu pour un seul peuple élu, contre les autres peuples décrétés « infidèles » (« païens »).


4 – S’y ajoute une notion de pur (un rituel qui consacre un animal consommable) et d’impur (les autres animaux non consacrés !), qui coupe le monde en deux, avec le rejet non seulement de ce qui est décrété impur, mais de tous ceux qui touchent ou consomment des impuretés ! Cela se traduit sur le plan social par l’impossibilité d’inviter à sa table ou d’accepter les invitations des autres. De là un communautarisme absolu, exacerbé. Au sein d’une même famille mixte, cela devient fort complexe, sinon impossible, dès lors qu’un des membres veut suivre les règles strictes : que faire par exemple d’une poêle qui a servi à cuire une côte de porc ? Et il n’y a pas de négociation ou d’arrangements possibles car ces règles sont absolues puisque d’injonction divine.


5 – Par souci de rentabilité économique, de nombreux abattoirs se sont mis à produire directement de la viande casher ou halal en se dispensant d’assommer au préalable les animaux, desservant ainsi indifféremment le marché casher et halal (en précisant sur les étiquettes) et le marché général, à l’insu des consommateurs. Par ce biais, les communautarismes imposent leurs particularismes bien au-delà de la sphère religieuse. Dès lors, les consommateurs sont en droit d’exiger qu’il y ait traçabilité du produit en ce domaine.


8 – Pourtant des médecins mettent en garde sur le fait que trancher la gorge des animaux entraîne non seulement l’écoulement du sang, mais AUSSI celui des nourritures malaxées dans l’estomac, ce qui n’est pas sans véhiculer de nombreux microbes (dans le cas des abattages réglementaires, on noue l’œsophage afin d’éviter précisément cet écoulement).


6 – On se demande comment et pourquoi les communautés juives et musulmanes ont pu obtenir des dérogations à la législation européenne concernant l’abattage des animaux. Que je sache, cela s’est fait en catimini, sans débat au niveau de l’Assemblée nationale et du Sénat, du moins en France !


7 – On constate la défaillance des Etats qui n'ont pas le nombre suffisant de vétérinaires inspecteurs pour aller sur place contrôler les abattoirs suspectés de telles pratiques.


8 – Défaillantes aussi les opinions publiques qui sont tétanisées dès lors que l’on ose « toucher » aux religions même lorsque celles-ci se mettent hors la loi.


Paradoxalement, alors que certains crient à la discrimination des minorités religieuses lorsqu’on veut faire appliquer les lois civiques, ce sont ces mêmes minorités qui, dans les faits et sans état d'âme, imposent leur communautarisme aux autres : plus de viande porcine au bord des avions et dans certaines cantines d’entreprises ; restaurants de grande consommation qui se déclarent « halal » et ne servent plus d’autres viandes ( lien) ; embauches sur des critères religieux « orthodoxes » pour des organismes qui, pourtant, ne sont pas déclarés comme des établissement confessionnels ; abattage des animaux sans assommage préalable avec la complaisance des acteurs économiques ; pénalisation des critiques adressées aux religions car considérées comme autant de blasphèmes (en cours d’être avalisée au sein de l’UNESCO, cheval de Troie en ce domaine !) ; laissez faire au nom de la liberté religieuse de prêcheurs intégristes.

 

Bref, un phénomène de coucouisme tout à fait classique dans des sociétés molles non averties de la propagation de ce genre de dynamique religieuse.


Par contre, la même opinion publique et souvent les mêmes meneurs tardent à reconnaître les droits parfaitement légitimes des nouvelles communautés religieuses, notamment bouddhistes et musulmanes, en lieux de culte.

 

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"La vision de Saint Pierre à Joppé" par Federico Zuccaro.


Les chrétiens, à la suite de Pierre l’apôtre, ont rompu avec cette vision archaïque de consommer les viandes. Pierre eut la vision d’une nappe qui descendait du ciel :

« Il y avait à Césarée un homme du nom de Corneille, centurion de la cohorte Italique. Pieux et craignant Dieu [étranger sympathisant de la religion juive], ainsi que toute sa maison, il faisait de larges aumônes au peuple juif et priait Dieu sans cesse.[…] Pierre monta sur la terrasse, vers la sixième heure, pour prier. Il sentit la faim et voulut prendre quelque chose. Or, pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il voit le ciel ouvert et un objet, semblable à une grande nappe nouée aux quatre coins, en descendre vers la terre. Et dedans il y avait tous les quadrupèdes et les reptiles, et tous les oiseaux du ciel. Une voix lui dit, alors : « Allons, Pierre, immole et mange ». Mais Pierre répondit : « Oh non ! Seigneur, car je n’ai rien mangé de souillé ni d’impur ! ». De nouveau, une seconde fois, la voix lui parle : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé ». Cela se répéta par trois fois, et aussitôt l’objet fut remporté au ciel. » (Actes des apôtres, 10, 9-2 et 9-16 ; lire l’ensemble de ce chapitre 10, lequel se termine par le baptême des « paiens » qui ont reçu « l’Esprit Saint », bible de Jérusalem).
 

pierre_vision_.JPG

"La vision de Saint Pierre" par Philippe Galle 1537-1612 (graveur)

d’après un dessin de Jan Van Der Straet, 1523-1605,

gravure datée de 1575, 1582. Bibliothèque municipale de Lyon.


Dans un société en proie à des polémiques incessantes, il suffit qu’un parti politique s’empare d’un sujet pour que les autres disent le contraire et s’accusent mutuellement de stratégies électoralistes ; ce qui fait que les débats tournent vite en rond ! Les Actualités unitariennes n’ont pas attendu cela pour dénoncer la souffrance animale à grande échelle dans le cadre de nos industries alimentaires, ni le danger discriminatoire des notions de purs et d’impurs introduites dans nos sociétés modernes par des archaïsmes religieux. Voir nos rubriques « la défense des animaux » (lien) ; et notre article « L’Europe entre islamophobie et islamophilie (6) – le pur et l’impur » (lien


Parmi les émissions documentaires récentes de grande audience et sur le sujet, signalons sur France 2 « Envoyé spécial » du jeudi 16 février 2012 avec un reportage sur les abattoirs d’Ile-de-France. Depuis, les administrations responsables sont dans tous leurs états (sur le grill pourrait-on dire !), avec dénégations à la pelle jusqu’au niveau du ministère de l’Intérieur ; de son côté, le Front national s’est emparé de l’affaire avec son style habituel !

 

Defendons nos animaux contre les religieux obscurantistes !

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 17:23

"Transylvanian Unitarians Celebrate the Proclamation of the Act on Religious Freedom", par le révérend Eric Cherry, posté le 12 janvier 2012 sur le blog de l'Unitarian Universalist Association (UUA) ( lien), traduit en français par Jean-Claude Barbier.


Le 13 janvier 2012, le Consistoire de l'Eglise unitarienne de Transylvanie a célébré le 444e anniversaire de la proclamation de la première loi sur la liberté de croyance et de conscience, et la tolérance religieuse. En janvier 1568, le roi Jean Sigismond, conseillé par son chapelain de cour, David Ferenc, entérine le brevet de tolérance que la Diète de la Transylvanie a proclamé lors de sa session tenue à Torda :


" En chaque lieu les prédicateurs doivent prêcher et expliquer l'Evangile chacun selon leur propre  compréhension de celui-ci, et si la congrégation aime cela, c’est bien ; sinon, nul ne peut les contraindre, mais les congrégations doivent garder les prédicateurs dont ils approuvent la doctrine. Par conséquent, aucun des surintendants ou autres ne devront importuner ou commettre des abus contre des prédicateurs en raison de leur religion, selon les constitutions précédentes, ou permettre que quelqu’un soit emprisonné ou puni par le retrait de son poste en raison de son enseignement, car la foi est le don de Dieu comme on vient de l’entendre, et que cela s’entend par la parole de Dieu."


Torda--declaration.JPG

Discours de David Ferenc lors d'une "dispute" théologique tenue à Torda en janvier 1568

avec des catholiques, des luthériens et des calvinistes, où il triompha.

La décision de la Diète fut prise après cette confrontation.

Ce fut le premier édit de tolérance religieuse pris en Europe.

A cette fate, la France était plongée dans les guerres de religion.

 

Les cérémonies commencèrent le matin à l'église unitarienne de Torda avec un service de culte qui a compris un cours d'histoire sur l'importance de cette Loi sur la liberté religieuse. Puis, la congrégation se rendit au Musée national de Torda qui a été réouvert à l'automne 2011, après de longues années de restauration. Le but de la visite était de saluer la nouvelle exposition du célèbre tableau de l'événement de 1568, qui a également été restauré au cours de la dernière décennie. Le tableau intitulé « La Proclamation de la Loi sur la liberté religieuse lors de la session de 1568 de la Diète de Transylvanie » a été peint par Aladár Körösfői Kriesch en 1896.

 

La célébration s’est poursuivie avec un culte du soir à l'église unitarienne de Kolozsvár [en roumain, Cluj-Napoca], et un concert mettant en vedette la chorale des enfants du Lycée unitarien. La journée se terminera par une réception à la résidence des évêques unitariens, construite au 15ème siècle, et dont on attend actuellement le lancement d'un important chantier de restauration.


Le Consistoire de l'Eglise unitarienne de Transylvanie exprime sa reconnaissance et ses remerciements à la communauté internationale unitarienne et unitarienne-universaliste pour avoir souligner l’urgence pour que soient achevés les travaux de restauration au musée de Torda ; notamment par la campagne internationale menée en 2009 et 2010 par le International Council of the Unitarians and Universalists / Conseil international des unitariens et des universalistes (ICUU), le Unitarian Universalist Partner Church Council / Conseil des Eglises unitariennes-universalistes pour le partenariat (UUPCC) et le Bureau des Relations internationales de l' Unitarian Universalist Association  / Association unitarienne-universaliste (UUA). De cette façon, le tableau d’Aladár Körösfői Kriesch, un symbole de la lutte de notre foi libérale pour la reconnaissance de la liberté religieuse, est de nouveau accessible au public.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 11:31

michel servet roland bainton en italienLe livre de Roland H. Bainton * sur Michel Servet vient d'être traduit en italien par A. Schiavinato : "Vita e morte di Michele Serveto" et publié le 12 janvier 2012 aux éditions Fazi  (dans la collection "Campo dei fiori"), soit 326 p. Le livre peut être acheté sur Amazon ( lien).

 

* Bainton, Roland H., Hunted Heretic. The Life and Death of Michael Servetus 1511-1553. (Boston: The Beacon Press, 1953, 1960).

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 19:47

Colloque Théolib le samedi 3 mars 2012, de 14h 15 à 18h 30 : “Une religion sans credo, sans prêtre, sans autel”, à la Fédération nationale de la Libre-Pensée, 10-12 rue des Fossés Saint-Jacques, 75005 Paris


Présentation par les organisateurs :

 

ferdinand_buisson_souvenirs.jpgCette formule, que nous devons à Ferdinand Buisson, a jadis suscité de vives interrogations. “Est-ce encore une religion ?” demandèrent d’aucuns, y compris dans les rangs du protestantisme libéral. Nous ne sommes plus choqués d’imaginer que des “athées” puissent participer à une Église du christianisme libéral, mais la question n’est pas entièrement fermée. Peut-être est-il toutefois préférable de la poser différemment. “Est-ce encore une religion ?” – aboutit inévitablement à une querelles de mots. La question serait plutôt : “Qu’est-ce donc que cette forme de religion ? En quoi réside-t-elle, par-delà les négations sous lesquelles elle s’affirme ? Comment la caractériser et la dire, sous une forme positive qui n’eût pas été pour déplaire à Buisson ? !


Afin d’explorer ces questions, en présentant des éclairages très différents, quatre personnes interviendront :
Marie-France David de Palacio, enseignante chercheuse à l’Université de Bretagne-Occidentale et présidente de Théolib ; Pierre Ruetsch, enseignant ; Pierre-Yves Ruff, directeur de Théolib. Christian Eyschen, secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre-Pensée, nous offrira l’introduction à ce colloque par une communication : “La Franc-maçonnerie : religion naturelle et/ou naturaliste”.


Voir notre présentation de Ferdinand Buisson sur notre site documentaire La Besace des unitariens, à la rubrique "sur le protestantisme libéral" ( lien) : un article en trois pages "Le protestantisme libéral en Europe (2) - en Suisse avec Ferdinand Buisson". Nous y faisons le constat que les congrégations unitariennes américaines, en s'ouvrant à la fin du XIXème siècle aux agnostiques et aux athées, puis aux croyants d'autres spiritualités que la seule chrétienne, ont réalisé concrètement (et sans qu'il y ait eu connivence) ce qui était considéré en Europe comme une totale "utopie" : Ferdinand Buisson, déjà unitarien-universaliste ! et, assurément, bien en avance sur son temps ...

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 11:06

Marianne-2007-vue-sur-le-blog-georgepau-langevin--Over-blog.JPGEn France, la liberté de penser a été réglée depuis belle lurette. Il reste la liberté d’expression et surtout d'être entendu. Il y a bien entendu la liberté d’être audible car l’accès aux grands médias n’est pas aisé. C’est un problème en partie technique, mais l’Internet permet, sinon de résoudre, d’ouvrir toujours de nouvelles possibilités. Mais je veux parler des comportements totalitaires des gens qui veulent imposer leurs analyses, leur vision des choses, leur programme (surtout en temps électoral !), leur Vérité et ceci pour qui tous les moyens sont bons ! Dommage de le constater, mais ils envahissent de leur intolérance les forums ... et ferment la gueule aux autres vite fait bien fait !

 

Une liberté de penser sans liberté d’expression reste un voeux bien pieux ; c’est pour cela que les Actualités unitariennes lancent ce manifeste dans la tradition qui est la sienne.


Lorsque qu’une personne s’exprime ; donne son point de vue, fait part de son analyse d’une question, elle a le droit à l’écoute, à l’attention des autres citoyens. Ceux-ci peuvent bien entendu être d’accord ou pas avec les propos tenus et proposer autre chose, etc. C’est ce que l’on appelle le débat démocratique. Ors, ce débat est actuellement – du moins en France – complètement vicié par une culture populaire qui semble s’être instaurée et dont il faudrait analyser les origines, mais qui semble marquée par quelques caractéristiques suivantes :


1 – lorsque quelqu’un émet une idée, on attaque la personne pour la discréditer : qu’importe si son idée est intéressante ou non !  Certes la source est toujours pertinente à connaître, ne serait-ce que pour comprendre les stratégies, mais une idée lancée vaut ce qu’elle est ! Ce sont les trompettes de Jéricho ! De la part des opposants, cela s’accompagne, non point d’arguments, mais d’un cortège d’injures pas possible et Dame Justice ne bronche pas ! Où est donc le respect des personnes ainsi injuriées ?


2 – on constate le succès des humoristes qui font la pluie et le beau temps dans les médias. Ors, en prenant connaissance de leurs prestations en principe artistiques, on constate que la plupart s’expriment tout simplement comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, en simples partisans politiques, disant crûment leurs propres opinions politiques. Est cela faire de l’humour ? Tout brave militant doué de raillerie est alors un humoriste ! L’humour artistique fait rire tout le monde, y compris le raillé, sinon c’est autre chose. Pour l'audimat, les médias embauchent des pseudo-humoristes. Où est l’Autorité dite audio-visuelle ? C’est de la démagogie la plus prostituée.


3 – Lorsque quelqu’un émet une idée, on lui dit – doctement – que ce n’est pas le moment, qu’il y a d’autres choses plus importantes, qu’il fait diversion, qu’il cherche à occulter les choses « essentielles » qui sont importantes pour le « peuple » – , bref, on le renvoie vite fait bien fait aux calendes grecques. Evacué !


4 – Evacués aussi les problèmes ! Réformer, transformer, changer d’orientation, ce n’est pas l’affaire de slogans, mais de mise en œuvre de volontés politiques à long terme. Alors cessons de jouer aux magiciens adolescents et attelons nous aux tâches qui concernent les futures générations. Pensons à nos enfants et non à nos enjeux immédiats de pouvoir. Travaillons sans bavarder aux problèmes de nos sociétés qui ne sont pas évidents à régler du fait de leur complexité ! Ne croyons plus aux miracles .. et aux propos populistes !


5 – Certains s’indignent au nom disent-ils de valeurs, mais en ont-ils le monopole ? Le niveau politique met en œuvre les moyens d’arriver à tel ou tel progrès. A chaque acteur de présenter ses intentions, ses objectifs, son programme. Ensuite, il y a débat et éventuellement vote. Faire un procès d’intention à priori et s’accaparer le monopole des valeurs humaines – ou évangéliques pour les appels aux chrétiens – apparaît tout à fait sectaire.


Ces méthodes argumentaires qui tordent le cou à la démocratie sont bien établies dans certains milieux, sont systématiquement utilisées, vont de soi, sont des évidences et semblent parfaitement admis par une bonne partie de l’opinion publique qui adore les polémiques, les zizanies, les médiatisations, les mises à mort, etc. Certains acteurs de l’opinion surfent dessus sans aucun scrupule et sans état d’âme en se disant – bien entendu – défenseurs de la démocratie !


Dans l’héritage unitarien qui est le nôtre, nous réaffirmons la liberté d’expression, le devoir de la part des citoyens d’une communauté religieuse ou d’un Etat de s’écouter mutuellement, de tenir compte de la pluralité d’opinions qui découle forcément de leur liberté de pensée, de s’abstenir de toute violence verbale, de respecter les autres dans leur identité, leurs propres valeurs, leur expression. Non ! tous les moyens ne sont pas bons moralement et civiquement. Respectons les autres et respectons nous.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 02:39

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Une présentation de Michel Servet "Médecin et théologien" vient d'être publiée conjointement par la Real Sociedad Bascongada de los Amigos del País et le Colegio Oficial de Médicos de Guipúzcoa, en collaboration avec l'Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet". Les auteurs en sont José Maria Urkia Etxabe, médecin, titulaire de la chaire d'Histoire de la médecine à Guipuzcoa, en pays basque, et Sergio Baches Opi, directeur de l'Institut Miguel Servet à Villanueva de Sijena, en Aragon. L'édition est bilingue, en espagnol et en basque.

 

michel_servet_theolobien_et_medecin.JPG

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:44

IARF.logo.JPGLe chapitre néerlandais de l'Association internationale pour la liberté religieuse (IARF) est l'hôte de la prochaine réunion régionale de cette ce réseau pour l'Europe et le Moyen-Orient (EME). Celle-ci se tiendra du 19 au 22 juillet 2012 aux Pays-Bas, au centre Mennorode, près de Elspeet, sur le thème Religion libérale : "Hold', 'Play', ou 'Fast Forward' ?


Pendant longtemps, les croyants libéraux se sont considérés comme l'avant-garde d'une spiritualité culturelle, progressistes dans leur vision politique, et précurseurs de la philosophie et des sciences. Mais avons nous toujours encore envie de prendre l'initiative ? Et si oui, où sont les dirigeants qu'il nous faut trouver ?


Le programme envisagé comprend des méditations spirituelles, des conférences et des ateliers. Il commence le 19 juillet avec un programme de l'après-midi et se termine le 22  juillet après un culte du matin et la cérémonie de clôture


Contacts et renseignements à l'IARF-EME (lien). Pour plus d'information voir le site de l'IARF (lien).

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 13:34

 ICUU sur globe  npb logo

 

Dans le cadre de sa rencontre internationale 2012, organisée du 7 au 12 février aux Philippines, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) a reconnu comme membre à part entière la Vrijzinnige (libéral) Geloofsgemeenschap (communauté de foi) plus communément connue sous les initiales NPB (Nederlandse protestanten Bond ; bond = union).


Lors d'une rencontre précédente de l’ICUU, en novembre 2007 à Oberwesel (en Rhénanie, Allemagne), la NPB était représentée par le pasteur Jeanne Traas-Hageman (laquelle avait eu l’amabilité de traduire un texte en français,  lien). Cette fois-ci, c’est Mme Wies Houweling qui était présente. Vue l’importance de cette organisation, la NPB a été reçue d’emblée comme membre à part entière (le cheminement habituel passe par « groupe émergent » puis « membre provisoire »).

 

Le NPB sera donc, pour l’ICUU, son interlocuteur aux Pays-Bas. A noter l’existence d’une communauté unitarienne-universaliste à Amsterdam, l’Unitarian Universalist Fellowship of the Netherlands (UUFN), mais celle-ci, qui tient des cultes en anglais, est membre de l’European Unitarian Universalists (EUU) et est donc directement représentée au sein du réseau mondial par cette instance.

 

Pour en savoir plus sur la NPB, voir notre article dans La Besace des unitariens ( lien).

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Published by Actualités unitariennes - dans unitarisme international
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