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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 23:39

suite et fin

 

kenya_alice_kemunto.jpgJusqu’à présent l’unitarisme-universalisme est  dénominativement représenté au Kenya par plusieurs communautés dont la plus importante, l’Unitarian Universalist Church ou Kenya (UUCK), s’est développée depuis 2001 en pays kisii, avec, depuis, un débordement sur les ethnies voisines, sous la houlette du « bishop » Patrick Magara, un ancien pasteur adventiste. Elle se présente sous la forme d’une myriade de petits groupes, vu le peuplement dispersé qui existe dans cette région. Nous en avons très largement rendu compte dans notre rubrique « l’unitarisme en Afrique (Kenya) » dans nos Actualités unitariennes ( lien).
 
Patrice Magara est efficacement secondé par sa seconde femme, Alice Kemunto (contact), laquelle a un diplôme d'éducatrice et qui gère la messagerie électronique de son Eglise. En qualité de pasteur, elle s’est personnellement rattachée depuis juin 2011 à l’Unitarian Ministries (lien), instance unitarienne chrétienne, basée en Californie du Sud.

 

La révérende Alice Kemunto tient ici un bouclier traditionnel, qui sert d'écusson, avec en son centre un motif qui évoque le calice des unitariens (lien).

 

Tant l'UUCK que les autres communautés unitariennes au Kenya sont en principe inclusives et ouvertes, mais rien n’indique qu’elles soient concrètement inter-faith. La dénomination d’unitarisme-universalisme semble provenir plutôt de leur relation avec les unitariens américains. En tout cas la révérende Alice Kemunto évoque une Unitarian Ministries International Kenya (UMIK) qui a des fondements chrétiens et sur laquelle elle appelle la bénédiction de Dieu. Nous sommes manifestement dans une phase de gestation où ces Eglises locales cherchent leur propre identité, mais aussi des relations extérieures qui puissent les conforter.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans U au Kenya
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 09:39

michel_servet_portrait_billet_loterie.JPGLa loterie espagnole (Loterías y Apuestas del Estado) a elle aussi célébré le 500 ème anniversaire de la naissance de Michel Servet en émettant un billet à son effigie. Ce billet reproduit le visage de l'intéressé d'après un dessin de Joan Casaramona, jeune artiste dont l'oeuvre est exposé depuis deux ans dans la salle "José Beulas" de la Maison natale de Michel Servet à Villanueva de Sijena, en Aragon.


michel_servet_billet_loterie.jpeg

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Published by Joan Casaramona - dans à propos de Michel Servet
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 09:38

Les Cévennes et les Causses sont à l’honneur puisqu’elles viennent d’être inscrites (depuis juin dernier) au patrimoine de l’Unesco ; avec elles, la survie du protestantisme français après les Dragonnades dirigées par Louvois (à partir de 1680) et la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 par Louis XIV.

La période dite du « Désert » couvre les années 1685-1787, date à, laquelle Louis XVI redonna la liberté de culte aux protestants. Durant toute cette période, les cultes se firent en pleine forêt, dans des endroits inhabités, à l’image des Hébreux errant dans le désert du Sinaï ; le désert en tant que lieu symbolique des périodes d’épreuve.

Les dragonnades furent féroces. Ici, le président français, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite du musée du Désert au Mas Soubeyran, à Mialet dans le département du Gard (lien) le 4 octobre 2011, devant une roue portant une statuette représentant un supplicié. 

musee_du_desert_nicolas_sarkozy_couleurs_inversee.JPGmusee_du_desert.jpg

« Le don des protestants à la France c’est la liberté de conscience », a déclaré le chef de l’État « C’est un lieu sacré pour les protestants » mais le message qu’il porte « va bien au-delà de la seule communauté protestante. C’est un lieu où on célèbre la liberté de conscience, un lieu qui montre les ravages que produit l’intolérance. Je viens ici pour les protestants, mais c’est pour toute la France ».


Le président Nicolas Sarkozy avait déjà eu l’occasion de parler de la contribution des protestants au patrimoine français, lors de sa visite à la Faculté protestante de Paris afin d’y inaugurer le Fonds Paul Ricoeur, où il avait évoqué la question de l’équivalence des diplômes entre l’enseignement public et l’enseignement confessionnel (voir notre article du dimanche 30 mai 2010 « L’éloge du protestantisme par le président de la République française »,  lien). Nicolas Sarkozy, avant son élection à la présidence en 2007, s’était déjà exprimé sur les rapports entre l’Etat et les religions dans un livre aux éditions Pocket : « La République, les religions, l’espérance ».

assemblee_du_desert.jpg

affiche appelant à l'Assemblée du Désert de cette année, pour le 4 octobre 2011, date du centenaire de la création du Musée du Désert 1911-2011

D’autres musées protestants existent dans la région, comme celui des Vallées cévénoles à Saint-Jean-du-Gard (lien), orienté sur l’écologie du milieu, et celui  - en projet – au Temple du Rouve, lieu de mémoire des premiers camisards, à Saint-André de Lancize, dans le département de la Lozère ; projet piloté par le pasteur Pierre-Jean Ruff sous l’intitulé « Lieu de mémoire sur la guerre des Camisards dans les Cévennes » (contact Correspondance unitarienne qui transmettra).

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Published by Actualités unitariennes - dans les protestantismes
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:46

Le vendredi 14 octobre à 11h, à l’Hôtel de Ville de Paris (5, rue Lobau, 4e arr.), le maire, Bertrand Delanoë, parraine l’initiative de trois associations françaises confessionnelles et culturelles regroupant des personnes homosexuelles : Beit Haverim (groupe juif gay et lesbien), David et Jonathan (mouvement homosexuel chrétien) et HM2F (homosexuels musulmans), lesquels organisent du 6 au 13 novembre prochain un voyage commun en Israël et en Palestine dans un objectif de solidarité avec les mouvements locaux de lutte contre l’homophobie. Ces associations présenteront leur projet de voyage et évoqueront les autres actions menées ensemble depuis une dizaine d’années. Le maire du 10ème arrondissement, Rémi Féraud y représentera le maire de Paris.

 

beit_haverim.jpgimages.jpgle Beit Haverim

 

Le Beit Haverim ("Maison des amis" en hébreu) ( lien) est le groupe juif gay et lesbien de France, fondé en 1977, et à ce titre l’une des plus anciennes associations homosexuelles françaises. Nous regroupons dans un esprit de tolérance, d’ouverture et de mixité près de 200 adhérents et plus de 500 sympathisants : juifs, juives, judéophiles, gays, lesbiennes et leurs ami(e)s.

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 14:32

Swiss-flag.gifMme Karin Holm Randall, unitarienne-universaliste de Genève, a représenté sa congrégation, la Geneva Unitarian Universalits ( lien) lors de l'inauguration de la statue de Michel Servet par les autorités de la ville, ce 3 octobre ( lien). A cette occasion, elle a pu s'entretenir avec le magistrat Rémy Pagani, Mme Isabelle Graesslé, directrice du Musée de la Réforme, le Dr. Sergio Baches Opi, directeur de l'Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet", Christian Bernet, journaliste à la Tribune de Genève, Eric May, président du Conseil protestant à la paroisse Champel/Malagnou et Mme Shauna Beesley, compositrice et productrice de l'opéra, "Le procès de Michel Servet" (lien)


La Geneva UU Fellowship fait culte chaque 3ème dimanche du mois à 16 heures à la Maison de la Société religieuse des Amis suisses (quakers), avenue du Mervelet 13, quartier du Grand-Saconnex, 1209 Genève ; et le prochain culte aura lieu ce dimanche 16 octobre. Cette petite congrégation (une fellowship), n'ayant pas elle-même de ministre du culte, fait appel occasionnellement à des pasteurs unitariens-universalistes de passage en provenance d'autres pays, par exemple de Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Elle réunit principalement des anglophones en séjour à Genève, mais elle est ouverte à tous. Les cultes sont en anglais, lohnhof.pngmais nombre de participants parlent couramment le français.


A noter que, depuis une année, une autre congrégation est ouverte à Bâle, la Unitarian Universalists of Basel (lien), avec des fidèles venant de Zurich, de Berne, et de Mulhouse. La présidente en est Mme Lara Fuschs, Hanfgartenweg 4,  4223 Blauen, CH,  Mobile 079 487 05 33. Les cultes  ont lieu chaque 2ème dimanche du mois à "Im Lohnhof 8", dans le quartier de l’église évangélique-reformée Leonhard

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Published by Actualités unitariennes - dans à propos de Michel Servet
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:57
medium_prosyletisme.jpgExtrémismes religieux, dérives sectaires et thérapeutiques, Colloque national, samedi 8 octobre 2011 de 9h00 à 17h30, organisé par le GEMPPI * – Groupe d’Etude des mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu ( lien), à l’Espace Ethique Méditerranéen **Hôpital adultes de La Timone,264, rue St Pierre 13005 Marseille
 
En partenariat avec : L’Espace Ethique Méditerranéen*, le CEREM (Centre d’Etude et de Recherche en Ethique Médicale), l’Assistance publique Hôpitaux de Marseille (AP-HM), la FECRIS (lien), la FAIL 13, avec le soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône et de la Ville de Marseille.
 
Le but de ce colloque est de prévenir et d’armer nos concitoyens vis-à-vis de certains excès s’inscrivant dans des démarches spirituelles ou religieuses. La méthode consiste à introduire les participants aux différentes formes de dérives sectaires actuelles, le tout en évitant les amalgames assimilant le droit pour chacun d’avoir sa part d’irrationnel ou de religieux. L’enjeu étant pour chacune des composantes d’envisager une meilleure résolution des problèmes.
 
Chaque conférence sera suivie d’un débat libre avec les participants. Les conférences et les débats feront l’objet de publications écrites et audio-visuelles et éventuellement de retransmissions télévisées.
 
9h-9h15. Présentation accueil. Président du GEMPPI et un représentant de l’Espace Ethique Méditerranéen. Soutien du Conseil Général 13 et de la Ville de Marseille
9h15-10h00. Autour du bouddhisme et ses déclinaisons new age, par Félix Crespo Bouddhanar. Suivi d’un témoignage
10h00- 11h30. Autour du catholicisme, par Christian Terras de la revue Golias. Nouveaux Mouvements Ecclésiaux (NME) et dérives par Laurence Poujade, vice-présidente de l'AVREF (Association Vie Religieuse Et Familles) et témoignage de Jean Priol (ex religieux capucin). Le Père Félix Baudoin, de Pastorale, Nouvelles croyances et dérives sectaires
11h30-12h. Autour du protestantisme. Les protestants évangéliques : un radicalisme théologique et éthique. Pasteur John Raymond Stauffacher (Eglise Réformée Evangélique Marseille Friedland)
12h – 12h45.  Abus de droits. Contenu et limites de la liberté de croyance (menaces religieuses sur l’hôpital, etc.). Evelyne Kestler, doctorante en droit
 
Collation
 
14h-15h. Autour de l’islam, par Riadh Sidaoui, journaliste, écrivain, politologue, fondateur et directeur du Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales (Caraps) à Genève ; suivi d’un témoignage et de la présentation de l’AVICH - Association des Victimes de l’Islamisme pour la Citoyenneté et l’Humanisme
15h-15h45.  Autour de la franc-maçonnerie, par Pierre Lambichi, ex président du Grand Orient de France. Eventuellement suivi d’un témoignage
15h45-16h05. Autour du judaïsme. Interview en différé d’Isabelle Lévy, auteur de « Menaces religieuses sur l’hôpital »
16h05-16h25. Croyances occultes et médecine.Témoignage.
16.25-17h30. Approche du sujet au travers de l’expérience de membres des Aumôneries et de « Pastorale et sectes ».Le Père Jean-Marie Maestraggi, Aumônier d’hôpital (Marseille). Vincent de Marcillac présentera aussi la création de la cellule Pastorale, sectes et nouvelle croyance, dans le diocèse de Marseille. Les membres des aumôneries d’Hôpitaux des différents Cultes sont invités afin de nous faire partager leur expérience en matière de pressions sur les malades, de groupes sectaires. Témoignage de l’Exorciste diocésain concernant la santé.
 
Gratuit. Inscription obligatoire auprès du GEMPPI, dans la limite des places disponibles
Ce programme est susceptible de subir des modifications
* GEMPPI, BP 30095, 13192 Marseille Cedex 20  -  Tel/fax : 04 91 08 72 22
Portable : 06 98 02 57 03 - Courriel : gemppi@wanadoo.fr  -  www.gemppi.org                           
** Site de l’Espace Ethique Méditerranéen : http://www.ap-hm.fr/ethiq/fr/site/accueil.asp
Un libraire sera sur place et tiendra un stand où il proposera les ouvrages des intervenants
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 02:35

Un-chemin-de-memoire-sur-les-pas-des-Huguenots.jpg« Sur les pas des Huguenots » ( lien) est un projet de coopération mené dans le cadre du programme européen « LEADER » par cinq Groupements de communes allemands et deux Groupes d’Action Locale français, le GAL des Calades et des senteurs et le GAL Pays Diois. Il consiste en la création d’un sentier international de grande randonnée suivant le tracé historique de l’exil des Huguenots dauphinois vers la Suisse et l’Allemagne après la révocation de l’édit de Nantes, le 18 octobre 1685. Le sentier part du Poët-Laval dans la Drôme pour atteindre Genève puis Francfort-sur-le-Main et se termine à Bad Karlshafen au nord de la Hesse en Allemagne. Il est long de 1400 km, ce qui en fait l’un des plus longs chemins de randonnée européens. Il est connu aussi sous l’appellation populaire et humoristique de « Chemin de Saint-Jacques de Compostelle des parpaillots » !


Entre le 20 et le 23 octobre 2011, dans la Drôme, des « Voix d’exils » résonneront dans les vallées de Vèbre, du Roubion et du Jabron. Trois vallées, qui après la révocation de l’Édit de Nantes, ont vu partir bon nombre de leurs habitants. Elles qui se situent au départ du sentier « Sur les pas des Huguenots ». Ces vallées sont accessibles par autocars à partir des gares SNCF de Montélimar ou Crest. Les offices de Tourisme de Saoû-Soyans-Francillon (tél. : 04 75 76 01 72), de Bourdeaux (tél : 04 75 53 35 90) et de Dieulefit (tél : 04 75 46 42 49) peuvent aider à trouver un hébergement. L’Agence Tzig’âne de Bourdeaux met à la disposition des pèlerins des ânes et des calèches entre Le Poët-Laval (Drôme) et Valleiry (Haute-Savoie). Voir le programme sur le site sus mentionné « Sur les pas des huguenots » ( lien)

sur-les-pas-des-huguenots.pngLe terme huguenot est l'ancienne appellation donnée par leurs ennemis aux protestants français pendant les guerres de religion. À partir du XVIIe siècle, les huguenots seront appelés religionnaires, car les actes royaux employaient le terme de « Religion prétendue réformée » pour désigner le protestantisme. Environ 200 000 ou plus d'entre eux (le chiffre de 300 000 est également avancé) ont dû quitter le territoire après les dragonnades à partir de 1680 et la révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685 par Louis XIV. Cet édit de Nantes interdit sévèrement toute émigration des huguenots et punit toute aide à l'émigration, obligeant à une extrême discrétion et à la francisation des noms. Les biens des huguenots étant récupérés dans l'illégalité, cette discrétion concerne aussi bien les bourreaux que les victimes. Les nombreux entrepreneurs huguenots qui ont dû prendre la fuite ont perdu leurs biens mais emporté le plus précieux, leur savoir-faire, car la plupart d'entre eux étaient à l'origine des artisans, qui ont ensuite pris des risques pour se reconstituer un patrimoine.

 

Fuite des élites, mais aussi les paysans sont nombreux à fuir dans les régions des Alpes, des Charentes et du Midi, car leur abjuration est jugée suspecte et n'empêche pas les persécutions. Colbert critique cette mesure et Dans son Mémoire pour le rappel des Huguenots, édité en 1689, l'ingénieur Vauban détaille l'ensemble des dégâts qu'a causé sur l'économie française le départ des artisans, marins et soldats protestants. Les Huguenots qui choisissent l’exil se retrouvent aux Pays-Bas, en Angleterre et en Allemagne, mais aussi en Afrique du Sud et dans le Nouveau monde.


Huguenot.sentier.jpg
Sur ce chemin mémorial des Huguenots, s’est greffé la terrible marche de l’hiver 1687 ramenant les "Vaudois" à Genève. En 1686, sous la pression du roi de France Louis XIV, le duc de Savoie persécuta les vaudois des vallées alpines, qui se réfugièrent d'abord à Genève, comme des milliers de huguenots. Après la « Glorieuse Révolution » anglaise de 1688, menée par une armée anglo-hollandaise composée à 20% de huguenots, qui mit fin au règne du catholique Jacques II, les rapports de force militaire changent en Europe. Le duc de Savoie Victor Amédée II accorda alors au Vaudois un édit de tolérance et ceux-ci furent autorisés en 1689 à faire leur "glorieuse rentrée" jusqu'à leurs vallées par un périple de 200 kilomètres, plein sud, le long des crêtes montagneuses. En 2010, les partenaires italiens du Piémont intègreront officiellement le projet avec les tracés de l’Exil et de la “Glorieuse Rentrée”, tracés qui traversent, de Turin à Genève, la Savoie française.


A noter que des dragonnades féroces avait déjà eu lieu à l’encontre des Vaudois du Piémont, une génération auparavant lors des "Pâques vaudoises" de 1655, ce qui obligea plus de 300 femmes vaudoises à venir se réfugier de l'autre côté de la frontière, dans le Queyras français, à Molines.


AnnaCharboniereTortured.jpg
Gravure illustrant le massacre des vaudois qui eut lieu en 1655 dans le Piémont, lors des dragonnades appelées les Pâques vaudoises. Une jeune femme est ici empalée ; elle s’appelait Anna et était la fille de Giovanni Charboniere della Torre.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:40

 Le Congrès en Aragon met, à juste titre, l’accent sur la dimension européenne de Michel Servet (lien). En confirmation, ce qui se passe à Genève (lien) et aussi une manifestation qui a déjà eu lieu en Belgique (lien).
Par contre, en France, où Michel Servet a cependant séjourné à Toulouse, Strasbourg, Paris, Charlieu et Vienne, nous n’avons recensé aucune manifestation. Seuls nos sites unitariens ont été présents à leur façon : les Actualités unitariennes, par leur rubrique « A propos de Michel Servet » (lien) se sont faites l’écho des manifestations ; et La Besace des unitariens a publié deux documents dans sa rubrique historique consacrée à Michel Servet (lien) : mise en ligne de la contribution de Jean-Claude Barbier au colloque de Barcelone 2006 « L’accès à l’universel des unitariens » ; et la traduction en français d’une conférence de Jaume de Marcos de 2006 sur « Servet de l’islam »
 
On ne peut que souhaiter que les unitariens de France et de Navarre s’agitent un peu, aillent fleurir les lieux de mémoire et alertent les autorités des villes concernées où il y a des statues dédiées à Michel Servet (Annemasse, Vienne, Paris), des établissements scolaires (Lyon, Charlieu, Vienne, Annemasse, Lille), des imprimeries (Lyon) ou des noms de rue à son nom (Dijon).


michael_servetus_heartfelt.jpg

A noter par ailleurs les récentes publications, dont nous avons aussi rendu compte :


BOEKE Richard F. et WYNNE-JONES Patrick (sous la direction de), 2011 - Servetus ; our 16th Century Contemporary ; a brief introduction to the life and teaching of Michael Servetus, a pioneer of religious freedom, brochure éditée par le chapitre britannique de l’International Association for Religious Freedom (IARF) / Association internationale pour la liberté religieuse, 68 p., en anglais (lien)

"Miguel Servet. Historia de un fugitivo", par Fernando Martínez Laínez, publié chez IFC Edición, mai 2011, 165 p. (lien)

Enfin, la Servetus International Society a publié l'important colloque de Barcelone 2006 consacré à Michel Servet (lien). Voir le rappel des contributions à ce colloque sur le site de La Besace des unitariens (lien).

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 06:00

Michel Servet est né le 19 septembre 1511 à Villanueva de Sijena (Aragon).


Le vendredi 28 octobre à Saragosse, de 10 à 20 h, à la salle de conférence du musée de Saragosse (Plaza de los Sitios, 6)


Ouverture du congrès par Mme Luisa Fernanda Rudi, présidente du gouvernement d’Aragon ; présentation du Congrès par Sergio Baches Opi, directeur de l’Instituto de Estudios Sijenenses « Miguel Servet » ; oeuvre musicale originale en hommage à Michel Servet jouée par les élèves du Conservatoire supérieur de la Musique d’Aragon.

 

les conférences :


Fernando Martinez Lainez, journaliste et écrivain, Madrid, «Miguel Servet, notre contemporain»
Peter Morales, président de l’Association unitarienne-universaliste des Etats-Unis (UUA, Boston) « Etat du mouvement unitarien dans le monde : le libéralisme religieux en face du dogmatisme »
Luis Larrad, chef du service d’Immunité de l’hôpital privé Lozano Blesa à Zaragosse « La médecine régénérative : Prométhée parmi nous ? »

 

une table ronde :

 

Antonio Angulo, journaliste, Huesca, animation d’une table-ronde sur « Conscience et éthique dans les investigations » avec la participation de :

Pere Puigdomènech, professeur et enquêteur du CSIC, Barcelone : « L’éthique et les applications de la science. Une perspective européenne »,

Mme Carmen Ayuso, docteur au Service de génétique de l’Hôpital universitaire de la Fondation Jimenez Diaz à Madrid, Ciberer, ISCIII, Madrid : « Défis éthiques de la nouvelle médecine génomique »,  

Rogello Altisent, coordinateur du Groupe d’investigation en bioéthique de l’Institut Aragonais d’inspection sanitaire, Saragosse : « La conscience des limites »,

Santiago Lamas, chercheur en biologie moléculaire au Centre Severo Ochoa à l’Université autonome de Madrid : « Intégrité scientifique : une question de principes et de conséquences »,

et Eduardo Lopez Azpitarte, philosophe et théologien, titulaire de la chaire de théologie morale à la Faculté de théologie de Grenade : « Fanatisme et objection de conscience en face d’une éthique pluraliste ».
michel_servet_aragon_2011.jpegIllustration : les lieux en Europe où séjourna Michel Servet (les dates indiquent les débuts de séjour) : Villanueva de Sijena (1511), Toulouse (1528), Bologne en Italie (1530), Bâle (1530), Strasbourg (1531), Paris (1533), Lyon (1533), Paris (de nouveau en 1537), Charlieu (1538), Lyon (de nouveau en 1538), Vienne (1541 à 1553), Genève (1553)

 

et le samed.i 29, de 10 h à 20 h, à Villanueva-de-Sijena, à la Maison natale de Michel Servet

 
Mot de bienvenue par le maire de la ville, Ildefonso Salillas, et président de la Chambre régionale de Los Monegros

des conférences :

 

Ana Maria Valero, professeur de droit constitutionnel à l’université de Castille-La Mancha, Cuenca : « Liberté de conscience, neutralité de l’Etat et principe de laïcité »
José Ma Martinez de Pison, titulaire de la chaire de philosophie du Droit et recteur de l’université de la Rioja : « Le laborieux chemin jusqu’à la liberté de conscience : Michel Servet et Blanco White »
Sergio Carletto, professeur de philosophie au Centre d’études sur la pensée contemporaine, Cuneo, Piémont, Italie : « Michel Servet et Georges Biandrata : précurseurs de la liberté de conscience en Europe ».
Ronald Cordes, producteur de télévision, Bedford, Massachussets, Etats-Unis, présentation et projection d’un document sur Michel Servet « pour le XXème siècle ».
Mme Alicia McNary Forsey, professeur en accueil  Graduate Theological Union, Berkeley, Californie, Etats-Unis.

 

et une table ronde :

 

animée par Anton Castro, journaliste et écrivain, Saragosse sur le thème : « Théologie, liberté de conscience et tolérance », avec la participation de :

Rafael Bermudo des Pino, professeur de philosophie à l’Institut d’éducation du Secondaire « Miguel Servet », Saragosse : « Optimisme cosmologique et humanisme : Servet et la théologie ‘prisca’ » ;

Joaquin Manuel Parra, psychologue, Murcie : « Michel Servet devant son holocauste : une interprétation basée sur l’analyse existentielle de Viktor Frankl ».
Bizen D’o Rio Martinez, Académie royale d’Histoire, Huesca : « Le traitement de Servet par la première presse européenne [de son époque] ».
Angel Gari, historien et directeur du Musée des croyances et de la religiosité populaire de Abizanda, Huesca : « Sorcellerie et intolérance dans le nord de l’Espagne »


Séance plénière, puis clôture du congrès par Mme Dolores Serrat, conseillère de l’Education, de l’université et de la Culture et du sport au Gouvernement d’Aragon.

 

Les conférences sont en espagnol, la traduction des titres a été faite ici par Jean-Claude Barbier

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 09:55

né le 19 septembre 1511 à Villanueva-de-Sijena (Aragon) et mort le 23 octobre 1553 à Genève


Fin octobre, début novembre - Opéra : le procès de Michel Servet en 3 actes de Shauna Beesley et de Jean-Claude Humbert (lien)


Le lundi 3 octobre à 14 h - Inauguration d'une statue de Michel Servet à Genève (lien)

Annemasse--Michel-Servet--statue.jpgEn 1902, un congrès international de Libres Penseurs, réuni à Genève, chargea la sculptrice Clotilde Roch de concevoir une statue de Michel Servet. Celle-ci fut refusée par les autorités municipales de l'époque. La statue prit place à Annemasse, de l’autre côté de la frontière, côté français. Seule une pierre expiatoire fut installée en 1903, à l'emplacement du bûcher, à l’initiative des calvinistes qui reconnaissaient « l’erreur de l’époque » (en omettant de parler de celle, personnelle, de Jean Calvin !). Ceci en bas de la colline de Champel, à l'angle des avenues de la Roseraie et de Beau-Séjour, en face des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). A noter la présence proche d'une rue dédier au médecin espagnol et à l'humaniste que fut Michel Servet.

 

la statue de Michel Servet à Annemasse, le représentant dans sa geole durant son procès où il vécut dans des conditions sordides


La Ville de Genève a fait réaliser une copie de la statue de Clotilde Roch *, pour l'installer à côté du monument expiatoire. Elle sera inaugurée par Rémy Pagani, conseiller administratif de la Ville, en présence de l’ambassadeur d'Espagne en Suisse (M. De Frutos), de la Directrice du Musée de la Réforme (Mme Isabelle Graesslé), et de Jean Batou, professeur d'histoire à l'université de Lausanne.

 

ndlr - ajout du 16 novembre 2011 - Jean Batou a publié son discours sur son propre blog personnel "Regard Critique" sous le titre "Une foi dans l'humanité" en date du 4 octobre (lien) ; le même texte a été republié le 15 novembre sur le site d'Europe solidaire « Michel Servet eut la singulière infortune d’avoir été brûlé deux fois : en effigie par les catholiques, et par les protestants en chair et en os » (lien).

 

* historique de cette statue entre Annemasse, Saragosse et finalement Genève !

Information de Philippe Beuchat, conseiller en conservation, transmise à nous par Etienne Lezat, tous deux cadres de la Ville de Genève


La sculpture originale, c'est-à-dire le positif en plâtre, a été réalisée par l'artiste Clotilde Roch (1867 - 1923). En 1908, suite au refus des autorités de l'installer à Genève, la première épreuve en bronze de cette sculpture a été mise en place à Annemasse. Puis le plâtre original a été remis à la Ville de Saragosse qui l'a entreposé successivement en divers lieux. En 1942, les forces d'occupation allemandes se font remettre la statue en bronze d'Annemasse pour la faire fondre. En 1960, une nouvelle statue de Michel Servet en bronze est installée à Annemasse, à l'entrée du parc municipal. Elle sera transférée en 1988 à la place de l'Hôtel de Ville. Il s'agit d'une oeuvre "inspirée" de celle de Clotilde Roch et signée de cette dernière (qui est décédée en 1923). Elle est produite par la Fonderie M. Pastori à Genève. Cette sculpture est légèrement plus petite que l'originale, la posture du personnage est la même mais le rendu de ses vêtements semble plus grossier. Sans autre élément, je formule l'hypothèse que le fondeur a dû retrouver une des ébauches en plâtre de la sculpture originale réalisée par Clotilde Roch en 1908, dans notre région, puisque "l'original" n'a pas quitté Saragosse, selon les indications trouvées. En 2004, une épreuve en bronze est tirée du plâtre original par une fonderie de Villanueva de Gállego et installée à Saragosse. En 2011, une seconde épreuve est tirée du plâtre original dans la fonderie Villaguz SA de Villanueva de Gállego (vraisemblablement le même établissement que celui cité plus haut) pour être livré à la Ville de Genève. En conclusion, le bronze de Genève est une épreuve tirée du même original que celle de Saragosse et que celle qui se trouvait à Annemasse de 1908 à 1942.

 

Le 15 octobre à 17 h - Conférence du pasteur Vincent Schmid : « Les pourquoi d’une tragédie »

dans le cadre de l’Eglise protestante de Genève, au centre paroissial de la paroisse de Champel-Malagnou (10, avenue Bertrand, Genève), Cette conférence d’une heure (17h30 - 18 h30) sera précédée à 17 heures d’un accueil-rafraîchissement et suivie à 18h 30 d’un déplacement au site mémorial (stèle de 1903 et statue récente).

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