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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 11:45

Les récentes révoltes populaires dans les pays arabophones sont faites au nom de la liberté et de la démocratie, mais les grandes absentes ont été la liberté de culte et le statut des minorités ethniques et / ou religieuses. Il faut dire que ces révoltes ont été déclenchées sur un fond de crise économique mondiale et à l’initiative des éléments modernistes qui se sont individualisés grâce à leurs études scolaires et l’accès à l’Internet. Pour cette élite, les identités communautaires ne sont nullement prises en considération. Ils se réfèrent au « peuple » comme si celui-ci était homogène, composé seulement d’individus, sans minorités ethniques et religieuses ; voile pudique jeté sur une société islamique, peu développée, où la religion musulmane est majoritaire et officielle. Avec 10% de la population totale, les coptes ne sont représentés au parlement que par 3 députés.


A aucun moment, ces révoltes n’ont parlé de laïcité ; celle-ci posant les questions, assurément gênantes en pays qui prône une religion officielle, de la relation entre l’Etat et les diverses religions et de la cohabitation de celles-ci entre elles. La même occultation vaut d'ailleurs aussi pour des catégories sociales nettement discriminées dans la société civile, telles les femmes et les homosexuels. « Tout le monde » baigne dans l’anonymat de la citoyenneté et des Droits de l’Homme ; et les observateurs internationaux, complaisants et démagogues face à l'irruption de nouveaux acteurs du jeu politique qu'ils n'avaient pas prévus, sont volontairement dupes de ces discours généraux et universels dès lors qu’ils s’accompagnent de manifestations populaires dans les rues et places publiques qui donnent l'impression d'une volonté unanime.


Signes que, cependant, rien n’a vraiment bougé à ce niveau en Egypte : la nouvelle Constitution a été rapidement rédigée sans participation d'aucune juriste femme et sous la houlette d’un président charismatique … et Frère musulman ; elle fut votée au suffrage universel avec célérité et avec les encouragements des Frères musulmans ; puis, dans la foulée de ce premier succès, ceux-ci ont lancé un nouveau parti politique qui se garde bien de porter leur dénomination, se présente hypocritement comme « indépendant », bien qu’entièrement piloté par eux et affirmant la non séparation du politique et de la religion  !


comptes_d_egypte.gifIl n’est donc pas étonnant que les pogroms anti-chrétiens continuent, d’autant plus que ces pays se trouvent désormais dépourvus de régimes forts. En Irak et en Syrie, les chrétiens se sont sentis un temps protégés par un parti unique laïc et par des chefs d’Etats dotés de larges pouvoirs. En Egypte, avec la chute du raïs, la porte est largement ouverte aux activistes islamiques pour attaquer les communautés chrétiennes. Les salafistes et autres djihadistes multiplient les exactions. Toutes les occasions sont bonnes pour cela, à partir de conflits locaux et aussi – et surtout – de rumeurs les plus fantaisistes (comme par exemple « l’enlèvement de femmes musulmanes par des moines coptes »). L’armée, la police et la Justice, exclusivement composées de musulmans, puisque les coptes n'y sont recrutés, interviennent toujours en ménageant leurs coreligionnaires .


Les pays occidentaux devront composer prochainement avec une Egypte, toujours incontournable sur l’échiquier politique international, cette fois-ci dominée « démocratiquement », à la suite d’élections légales, par les Frères musulmans et agitée par des salafistes qui feront sans cesse de la surenchère… Sans nul doute, cette nouvelle donne nationale se fera plus que jamais sur le dos des coptes, lesquels seront toujours facilement pris comme boucs émissaires.

suite ...

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Published by Jean-Claude Barbier - dans chrétiens en terre d'islam
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 11:27

suite de l'article précédent


Samedi dernier, de violents pogroms ont frappé une nouvelle fois les coptes d’Egypte. Une centaine de fanatiques islamistes ont pris d’assaut un quartier copte d'Imbaba, district pauvre de l'ouest du Caire. Le bilan des affrontements est de 12 morts et une centaine de blessés ; 190 personnes ont été arrêtées.


« Tout a commencé lorsque des dirigeants religieux salafistes (qui distillent depuis des années la haine envers les chrétiens et les mauvais musulmans à éliminer), ont accusé les coptes d'être à l'origine de tirs et ont rameuté une foule de militants fanatiques autour du quartier chrétien, prenant d’assaut les magasins, les églises Saint-Mina et de la Vierge Marie, situées à proximité, et les maisons des chrétiens. L'armée et la police ont tenté de disperser la foule avec du gaz lacrymogène, mais les heurts ont duré durant plusieurs heures sous le regard parfois complice de policiers et de militaires.


Selon les chrétiens assaillis, les forces de l’ordre n’auraient pas tenté de désarmer et de s’opposer réellement aux foules d’islamistes, malgré maintes alertes et demandes de protections vainement formulées par les chrétiens coptes régulièrement attaqués ou menacés. Ces derniers auraient par conséquent été contraints de se défendre seuls, scénario habituel en Egypte, lors des pogroms régulièrement perpétrés par les salafistes contre les coptes, véritables boucs émissaires et « ennemis de l’intérieur » à abattre. »


D’après le père Hermina, cinq coptes auraient trouvé la mort en tentant de résister à l’assaut de militants islamistes armés. Mais d’après les autorités égyptiennes, 6 musulmans auraient été tués par des chrétiens décidés à repousser les assaillants. »

Source : « Le terrible sort des chrétiens coptes d'Egypte » par Alexandre del Valle, article paru dans France Soir du lundi 9 mai 2011 (lien). L'auteur va bientôt faire paraître un livre, le 12 mai prochain aux éditions Maxima, « Pourquoi on tue les chrétiens dans le monde, la nouvelle christianophobie ».

à suivre ...

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Published by d'après un article d'Alexandre del Valle - dans chrétiens en terre d'islam
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 10:41

suite et fin des articles précédents ...

 

L’article d’Alexandre del Valle « Le terrible sort des chrétiens coptes d’Egypte » (lien) donne une liste des principaux attentats contre les coptes d’Egypte


dans les années 1950, sous Nasser, la haine antisémite fait fuir d’Egypte, les juifs égyptiens. Les programmes scolaires d’une Education nationale entièrement ré-islamisée occultent l'histoire chrétienne et l’apport des coptes. Les médias et la télévision publique banalisent les propagandes xénophobes stigmatisant les Juifs et les chrétiens, complices des « sionistes » et de « l’étranger ».


Les premiers grands pogroms contre les chrétiens – accusés eux aussi d’être à la solde des Occidentaux et des sionistes dans le conflit palestinien - remontent aux années 1980, à l’instigation des groupes islamistes dissidents des Frères musulmans, comme le Gamaà islamiyya, l’une des formations à l’origine de la nébuleuse d’Al-Qaïda : conversions forcées dans les villages, commandos punitifs dans des villages chrétiens, pillages de commerces, représailles contre les églises faisant sonner leurs cloches, attentats contre des fidèles et des moines, enlèvements des jeunes chrétiennes, etc.


Le 4 mai 1992, 13 chrétiens sont tués à Manchiet Nasser, village de Haute-Égypte, soi-disant en représailles de la mort, en mars, d'un musulman suite à un différend relatif à l’achat d'une maison.


Le 12 février 1997, un commando islamiste perpétue un attentat contre une église à Abou Qourqas, en Haute-Égypte, tuant 9 coptes.


Le 3 janvier 2000, 20 coptes sont tués dans le village d'Al-Kocheh en Haute-Égypte. Ce furent les affrontements les plus meurtriers entre musulmans et chrétiens survenus dans le pays depuis 20 ans.


à Alexandrie en 2005.


Le 14 avril 2006, un ouvrier musulman, présenté par les autorités comme un « déséquilibré », armé d’un couteau, attaque les fidèles qui sortent de la messe à l'église des Saints Marc et Pierre d’Alexandrie. Il tue un homme âgé de 78 ans. Il avait attaqué également d’autres églises de la ville, aux cris d’Allah Ouakbar.


En novembre 2007, 150 familles chrétiennes du village Manshat Amrou Markaz Al-Fashn, à Beni Souweif, étaient en train de prier dans leur église rénovée légalement. C’est alors que les habitants musulmans lancèrent des bombes incendiaires artisanales sur les maisons des chrétiens et déracinèrent même des arbres dans les champs des coptes, au prétexte que ces terres étaient des « terres islamiques sur lesquelles il est interdit aux chrétiens de construire des églises ». Au lieu de défendre le droit élémentaire à la propriété, la sécurité de l’Etat intervint en faveur des musulmans et arrêta les coptes, ainsi que leur prêtre. La police et le juge local s’appuyèrent sur le témoignage du maire du village affirmant que ce furent les chrétiens eux-mêmes qui mirent le feu à leurs églises pour en accuser « injustement » les musulmans...


Le 31 mai 2008, un nouvel assaut contre un monastère à Malaoui, en Haute-Égypte, entraîna la mort de 4 coptes, dont deux moines. Trois autres furent blessés par balles, et trois autres furent séquestrés pendant une nuit.


En mai 2009, durant la Pâque copte-orthodoxe, trois jeunes chrétiens coptes furent tués à Nag Hammadi, dans le sud de l’Egypte à 40 km de Louxor. Mais plutôt que d’arrêter et de punir les coupables, en février 2010, la sécurité d’Etat arrêta une centaine de jeunes coptes afin de contraindre les coptes à abandonner les charges civiles et criminelles contre leurs agresseurs ...


Dans la nuit du 6 au 7 janvier 2010, durant les célébrations du Noël orthodoxe, sept coptes furent tués à la sortie de l’église Mar Girgis, de nouveau à Nag Hammadi, par un commando de 3 islamistes sortis d’une voiture. Comme de coutume, le procès des trois accusés, identifiés rapidement, rejeta le caractère confessionnel pour relater une simple «vendetta d’honneur », chose courante en Egypte.


C’est ainsi que naquit la légende noire du soi-disant « viol d’une musulmane » par un adolescent copte, en novembre 2010, « humiliation » qui aurait « expliqué » la vengeance accomplie par les tueurs comme ceci expliquait ou pouvait justifier cela. On sait aujourd’hui que le frêle adolescent accusé par les islamistes, âgé de moins de 12 ans à l’époque, ne commit jamais ce crime sur une jeune femme physiquement plus forte que lui. Malgré les aveux ultérieurs des trois tueurs islamistes et leur condamnation, prononcée en janvier 2011, les rumeurs diabolisant les « violeurs » chrétiens qui  « souillent » l’honneur des musulmanes, courent toujours.


En octobre 2010, Al-Qaida s’empare de la rumeur des femmes soit disantes musulmanes enlevées par de prétendus moines coptes pour annoncer que « l’humiliation des musulmanes enlevées par des coptes » devait être « vengée » et que cela justifierait de tuer partout en terre d’islam les chrétiens. Critiqué pour ses attentats en Irak contre des musulmans, Al-Qaïda cible désormais les communautés chrétiennes.


Le 24 novembre 2010, à Guizeh, dans le quartier al-Omraneya, des coptes orthodoxes qui manifestaient face à la décision inique de l'administration de stopper la construction d'une église» furent conjointement réprimés par des islamistes et la police locale. Rappelons que la construction d'un nouveau lieu de culte exige, en Égypte, un permis de construire particulier, qui n'est accordé que de façon rarissime aux chrétiens. Ces affrontements firent 2 morts parmi les coptes.


En pleine nuit du Nouvel an 2011, l’attentat perpétré à Alexandrie (Egypte) devant l'église des Saints Marc et Pierre (Al-Qiddissine) et qui tua 21 coptes, fut, quelques mois après les attentats anti-chrétiens de Bagdad, le plus médiatisé de tous. Il fut l’occasion pour le monde entier de comprendre le sort tragique des chrétiens d’Egypte, longtemps passé sous silence par les médias occidentaux. L’attentat, qui aurait pu être encore plus meurtrier, car près de 1.000 fidèles assistaient à la messe, visait clairement deux symboles de ce que les islamistes détestent et veulent anéantir : le Nouvel an, symbole du calendrier et des fêtes « chrétiens ». Puis la ville même d’Alexandrie, antique cité cosmopolite, qui vit naître les premières communautés chrétiennes du pays et fut longtemps le symbole de la tolérance intercommunautaire. Grecs, Juifs sépharades, Français, Italiens ou Arméniens y ont cohabité longtemps avec les musulmans.


Entre le 15 et le 23 février 2011, renversement de Moubarak et reprise en main du pouvoir par l’armée


Le 23 février 2011, dans le village de Shotb, dans le Sud de l’Egypte, un prêtre copte, Abouna Daoud Boutros, fut retrouvé mort à son domicile, achevé sauvagement de 22 coups de couteau, puis décapité. Les témoins virent des hommes masqués quitter l’appartement aux cris d’“Allahu Akbar”. En fait, les tensions couvaient depuis deux ans, lorsqu’un fidèle copte fut accusé de commettre un « acte sacrilège » contre l’islam, ce qui provoqua des violents heurts avec des musulmans. Pour sauver sa peau, le fidèle prétendit agir sous l’influence de son curé, le Père Daoud Boutros, qui fut menacé de mort par des sites internet islamistes l’accusant de « prosélytisme auprès des musulmans ». Comble de l’intolérance, malgré le martyr subi par le père égorgé, de jeunes égyptiens musulmans agressèrent le gouverneur local qui osa venir présenter ses condoléances lors de l’enterrement…


Juste après la chute du raïs, les forces armées égyptiennes ont assailli à deux reprises trois monastères parmi les plus anciens d’Egypte. L’un d’entre eux est le monastère St. Bishoy (Vème siècle), situé à 110 kilomètres du Caire, l’un des plus anciens d’Egypte, dont les icônes coptes et des manuscrits sont d’une valeur inestimable. Les soldats ont tiré avec des armes lourdes (RPG) sur le monastère copte, blessant deux moines et des travailleurs. Quatre personnes ont été arrêtées, dont trois moines et un avocat copte qui enquêtait sur l’attaque précédente.
Durant la même semaine, le même monastère St.Bishoy ainsi que deux autres monastères ont été attaqués à plusieurs reprises par des malfaiteurs. Aux moines, qui avaient demandé la protection des forces armées, celles-ci leur ont répondu qu’ils devaient se défendre eux-mêmes. Les moines avaient alors construit des barrières pour se protéger. Mais l’armée égyptienne les fit détruire à coups de bulldozers et de RPG. Au Monastère de Saint Boula, encore plus ancien, IVème siècle (Mer Rouge), les militaires égyptiens ont agressé trois moines puis démoli la petite clôture qui protégeait le portail menant au monastère. Le 13 février 2011, 5 prisonniers évadés avaient assailli et dévalisé le monastère, d’où la décision du supérieur, le père Boutros Anba Boula, de construire un portail et une clôture pour protéger le monastère.


Le 9 mars 2011, des activistes islamistes ont fait une dizaine de morts parmi les coptes et plus de 120 blessés, dans les quartiers déshérités de Moqattam et Qualaa du Caire. Les attaques ont été déclenchées le soir du 9 mars, lorsque 500 manifestants coptes de Manshier Nasr, («Garbage City», la ville des éboueurs), située près du monastère, s’apprêtaient à rejoindre une manifestation-sit-in organisée devant le bâtiment de la télévision égyptienne au Caire depuis le 5 mars, afin de protester contre le fait que l’armée au pouvoir n’avait pas tenu sa promesse envers les coptes de reconstruire une église copte Al-Chahidaine, située à Soul, à Atfif (Helwan), détruite par un incendie criminel, sous prétexte que des musulmans manifestaient toujours près de l’église. Les manifestants coptes, dont certains étaient munis de grandes croix en bois et accusant les villageois musulmans auteurs de l’incendie de l’église de vouloir construire une mosquée à sa place, furent alors attaqués par 15 000 musulmans de la région voisine de Sayeda Aïcha et de Mokattam, armés de fusils automatiques. Le traitement de la presse internationale faisant état de dix morts dans des « heurts entre musulmans et coptes » relevait de la pure désinformation, car aucun des assaillants musulmans armés ne fut tué, tandis que les tués étaient tous des coptes pris pour cibles par des islamistes armés protégés par l’armée…
Selon le père Abram Fahmy, prêtre du monastère Saint-Simon de Tanner dans les montagnes du Mokattam, dans la banlieue du Caire, l’armée égyptienne n’hésita point à tirer à balles réelles sur les coptes. Les islamistes commencèrent par jeter des boules de feu sur le monastère du haut des collines. Les jeunes coptes en arrêtèrent cinq d’entre eux, les détenant dans l’enceinte du monastère, en attendant de les remettre aux autorités. Huit maisons et 20 usines de recyclage des déchets appartenant à des coptes furent incendiés, ainsi que 30 véhicules de collecte des ordures. Les affrontements commencèrent avec des jets de pierres sur les coptes, puis se poursuivirent avec des jets de cocktails Molotov et des tirs à balles réelles. Selon des témoins, les coptes appelèrent l’armée qui arriva sur les lieux à 15h00, avec 10 chars. Au début, les militaires assistèrent passivement aux heurts, puis tirèrent en l’air et ensuite sur les coptes eux-mêmes. D’après le procureur Anwar Abou Wagih Saad, interrogé par Free Voice copte, l’armée tira à balles réelles sur les coptes et protégea les assaillants musulmans cachés derrière les chars au lieu de secourir les victimes coptes ...

 

Et maintenant, ce 7 mai 2011, dans un quartier populaire du Caire (voir notre article précédent).

 

Fin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 07:57

Sabine Landré - Elia Perroy : une femme dans son siècle, récit biographique publié aux éditions du Temps présent (68, rue de Babylone, Paris 7ème, contact ), début mai 2011, 228 p. , 21 euros, collection "Mémoire vive".


En 1948, Sabine Landré débarque dans le 13e arrondissement de Paris. Elle participe au mouvement La Vie nouvelle, découvre la paroisse Saint-Hippolyte et s’inscrit au Parti socialiste unifié (PSU). Les valeurs de la vie collective découvertes alors sont au coeur d’une vocation d’animatrice. En 1957, elle crée la librairie Jonas qui deviendra une institution : les associations y naissent, s’y rencontrent, la vie du quartier en a été marquée. Elle rencontre Elia Perroy dans les années 50, avec qui elle partagera les événements des décennies suivantes. Elia a plus de 90 ans quand elle confie son aventure à l’auteur pour qu’elle en fasse le récit. Sabine Landré a notamment publié L’année des cocktails. Quand on brûlait des livres (HB éditions, 2008).


À travers la figure d’Elia Perroy, c’est à la fois l’histoire de deux femmes, d’un quartier de Paris (le 13ème arrondissement) et d’un mouvement (le progressisme chrétien, entre autres autour des éditions de Temps présent) qui nous est contée.

 

sandrine_landre.jpegelia_perroy.jpeg


Créée en 1937 par Ella Sauvageot, François Mauriac et Jacques Maritain notamment, engagée aux côtés des Républicains espagnols, contre le nazisme puis en faveur de la décolonisation, la maison d’édition Temps Présent, indépendante de toute organisation catholique officielle, reprend du service pour susciter des débats dans la société et faire entendre des voix singulières. 

 

Temps présent est en partenariat avec la Fédération des réseaux du Parvis, laquelle est hébergée dans ses locaux.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 15:53

L’homophobie et la transphobie restent aujourd’hui une triste réalité : plus de 70 pays dans le monde qui pénalisent l’homosexualité, une dizaine d’Etats où elle est passible de la peine de mort. Quand les homosexuels et personnes transgenres et transsexuelles parviennent à échapper à ces atteintes évidentes aux droits de l’homme, ils et elles sont encore quotidiennement opprimé(e)s par leur entourage.


Ici même, en France, les insultes et les discriminations homophobes et transphobes sont tout aussi présentes dans de nombreux domaines de la vie quotidienne, comme la vie professionnelle, la famille et malheureusement dans les différents lieux de culte et la vie quotidienne de croyant(e).


Le thème de cette journée porte pour la deuxième année consécutive sur les religions.

 

En 2010, nous avons promu la "Prière universelle contre l'homophobie et la transphobie"

En 2011, nous poursuivons nos engagements pour que les diverses communautés (mosquées, synagogues, églises, temples..) soient dans une démarche d'accueil et d'inclusivité pour chacun et chacune.

Croyants de différentes religions, refusant que le message d’Amour de Dieu soit bafoué, détourné et ignoré par les discours et attitudes homophobes et/ou transphobes, nous vous invitons à une initiative inter-religieuse le 17 mai à 20h pour réfléchir, prier et chanter ensemble.


Ce temps de prière et de réflexion aura lieu à la paroisse inclusive et "LGBT-friendly" de la Maison Verte,

la Maison Verte 127- 129 rue Marcadet* dans le 18 ème ; * métro le plus proche: Lamarck Caulaincourt (ligne 12), sinon Jules Joffrin (ligne 12) ou Marcadet Poissonniers (ligne 4)

 

Les associations organisatrices :


David-et-Jonathan.gif- Beit Haverim / Homosexuel(le)s juifs

- Carrefour de Chrétiens Inclusifs

- Communion Béthanie

- David et Jonathan

- HM2F / homos musulmans de France

- Chrétiens et sida

- La Maison Verte, Fraternité de la Mission Populaire Evangélique 

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Published by David et Jonathan - dans l'homosexualité
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 06:44

aragon logoarago, amigosbruxelles_instituto_cervantes.jpeg

 

A l’Institut Cervantes de Bruxelles (avenue Tervurenlaan, 64), le mardi 10 mai à 19h, Sergio Baches Opi, juriste en droit européen et directeur de l’Institut Michel Servet à Villanueva de Sijena (province de Huesca, Aragon), donnera une conférence (en espagnol) sur « Michel Servet : son empreinte sur la configuration du droit relatif à la liberté de conscience en Europe ». Cette manifestation bénéficie du soutien de l’Association des amis de l’Aragon, de la mairie de Villanueva de Sijena et de l’Institut Michel Servet ( lien).

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 03:09

mgr_william_morris.jpgPour avoir, dans un bulletin pastoral publié à l’Avent 2006, émis des propositions concernant le recrutement de prêtres, Mgr William Morris, évêque Toowoomba  dans le Queensland-Est en Australie, s’est fait virer comme un malpropre par son supérieur hiérarchique, le pape Benoît XVI.

 

Il n’a même pas pu dire ouf puisqu’il n’a pas eu connaissance du rapport de la visite apostolique effectuée dans son diocèse par l’archevêque de Denver (Etats-Unis) à la demande de Rome, et qu’il n’a pas été appelé au Vatican pour s’expliquer.


Quelle faute gravissime aurait-il donc commise ? Eh bien tout simplement d’avoir estimé, dans son bulletin pastoral, que, compte tenu de la baisse du nombre de prêtres, l’Église devait ordonner des hommes et des femmes mariés, discuter de la réintégration des prêtres ayant quitté le sacerdoce, ou encore admettre les ordinations conférées par les anglicans et les protestants.


Or, les synodes diocésains et les évêques ne doivent pas causer sur les sujets sensibles qui, eux, sont domaines réservés du Vatican ! Motus bouche cousue. Alors de quoi cause-t-on au sein des Conférences épiscopales nationales ? Mystère …


Par une procédure semblable, prévue par le Droit canon, Mgr Jacques Gaillot avait été démis de sa charge d’évêque d’Evreux en janvier 1995 par Jean-Paul II (lequel vient d'être déclaré Bienheureux ce 1er mai 2011). Les évêques catholiques sont des préfets révocables …


Bien entendu, c’est à l’encontre de l’institution épiscopale qui, elle, s’est affirmée au tout début du IIème siècle avec une toute autre éthique ; voir notre dossier dans les Etudes unitariennes « le christianisme épiscopal » (lien)

Source d’information : Urbi&Orbi, tout nouveau bulletin d’information publié par le quotidien La Croix (lien)

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Published by Jean-Claude Barbier - dans la Contre-Réforme
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 12:39

Roger Parmentier, Jésus n'est pas ressuscité mais le roi est nu, la dent d'or n'existe pas, Paris, l’Harmattan, collection Religion, avril 2001, 62 p., 9,50 euros, lien

roger_parmentier_resurrection.jpgAlors que nombre de chrétiens libéraux tournent autour du pot et se contentent de parler de « résurrection spirituelle » ou de réalité spirituelle à propos de la résurrection de Jésus – bien que le débat ne porte pas sur l’avenir post-mortem de l’âme du défunt, mais précisément sur la résurrection physique de Jésus telle qu’elle est affirmée par les évangiles, l’auteur, pasteur de l’Eglise réformée de France à la retraite, ose franchir le Rubicon et parler ouvertement de la mort de Jésus.


« Jésus n'est pas ressuscité. Cette affirmation prodigieuse et invraisemblable conteste une autre affirmation, "Christ est ressuscité", qui nous a été imposée depuis deux mille ans. Si, par exemple, le judaïsme et l'islam ont été combattus, c'est principalement à cause de leur refus de cette doctrine obligatoire. Si l'on enlève ce pilier fondamental, tout le système doctrinal s'effondre. L'originalité du présent exposé est d'être réalisé par quelqu'un dont la vocation de pasteur a été reconnue par son Eglise. Roger Parmentier est le spécialiste des "actualisations" de la Bible. » (présentation du livre par l’éditeur).


" Si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine », disait Paul (1 Co 15:14).


Cela va effectivement à l’encontre du kérygme des premiers chrétiens, mais, pour Roger Parmentier, s’appuyant entre autres sur l’exégèse de François Vouga - À l’aube du christianisme, une surprenante diversité (Ed. du Moulin 1986. 94p.) - ce sont les hellénistes chrétiens, à savoir les judéo-chrétiens de la diaspora, fortement hellénisés – dont Etienne fut un des meneurs - qui, avec l’aide missionnaire de Paul et le succès de ses épîtres, imposèrent finalement leur point de vue au détriment des premiers témoins qui, eux, ne parlaient pas de résurrection et fondaient leur foi sur l’enseignement du Maître.

 

Pour l'instant, peu de chrétiens osent comme Roger Parmentier, affirmer la mort terrestre de Jésus. Roger Parmentier et Roger Gau * pensent que les disciples se sont exaltés et ont été victimes de leur imagination, déniant la réalité et se convainquant d'une résurrection en référence à des textes messianiques. C'est "la rumeur de Jérusalem" dont parle l'évangile du Matthieu grec : selon Mt 28, 11-15, les autorités juives soudoyèrent les soldats " avec une forte somme d'argent " pour que ceux-ci disent que les disciples sont venus dérobés le corps. " Les soldats, ayant pris l'argent, exécutèrent la consigna, et cette fable s'est colportée parmi les Juifs jusqu'à ce jour " (v. 15).  Cette hypothèse fait des disciples des affabulateurs, des menteurs devant l'Histoire.

 

* Roger Gau, " Chrétien unitarien : Jésus n’est pas Dieu, Dieu merci " ( lien).

 

La sincérité et le bon sens des apôtres et des disciples sont au contraire préservés dans les hypothèses avancées par Michel Benoît : ce seraient les esséniens, hommes habillés en blanc que les femmes trouvèrent sur place, qui vinrent chercher le corps (Jésus et ses héritiers ; mensonges et vérités, Paris, Albin Michel, , 2008, 153 p. ; voir aussi son blog, lien) ; et par Jean-Claude Barbier : c'est la famille qui aurait récupéré le corps, d'où la présence de Marie et de Jacques le frère de Jésus à l'évènement de la Pentecôte, alors que cette famille fut absente voire même hostile durant son ministère public (voir la rubrique "le tombeau de Jésus" dans les Etudes unitariennes,  lien).

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Published by Actualités unitariennes - dans à contre courant - la page des prophètes
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:26

pour la canonisation de Mgr Oscar Romero d'Amérique, évêque martyr de San Salvador, les foules de toutes les nations convergent vers Rome ... dix ans après la béatification du pape Jean-Paul II qui fut son contemporain et qui ne le soutint pas dans son combat pastoral pour la libération de son peuple.

 

vatican_manifestations.jpeg

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Published by Actualités unitariennes - dans à contre courant - la page des prophètes
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 07:40

cathares_3e-rencontre.jpg

 

A Carcassonne, les samedi et dimanche 11 et 12 juin, aura lieu la 3ème Rencontre de la diversité cathare. Voir le programme de cette rencontre sur le site "Catharisme d'aujourd'hui - Réseau de partage et d'information des croyants et sympathisants chrétiens cathares" (lien).

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Published by d'après le site d'Eric de Caracassonne - dans les cathares
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