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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 11:23

Il existe déjà, depuis longtemps au cœur de nos cité, des petits restaurants familiaux qui servent de la viande casher à destination des populations juives concernées et, de même, des restaurants « halal ». Toutes les religions comportent ainsi des milieux rigoristes attachés à des prescriptions anciennes et archaïques, d’ordre alimentaire ou autres. Tant que le phénomène reste très circonscrit, la société civile s’en accommode.


Mais désormais, avec les chaînes d’alimentation de viandes déclarées « halal » et la restauration rapide Quick qui, dans de plus en plus d’établissements, ne vend plus que de la viande « halal » ( lien), on passe à une toute autre échelle. Or, jusqu’à présent, hormis Israël, les produits casher n’avait guère dépassé le stade de petites unités de production. La grande industrie capitaliste change manifestement la donne.


La situation nous semble grave pour plusieurs raisons :


1 - Il y a d’abord la souffrance animal puisque ceux-ci ne sont pas étourdis comme le prescrit la loi européenne mais égorgés vivants dans des souffrances inouïe. Nous donnons les références de deux vidéos, la première qui semble être un abattoir peu industrialisé (lien) et la seconde, en Belgique, une unité très performante (lien). De nombreuses autres vidéo peuvent être visionnées. Ce sont les coulisses des viandes bien emballées et des hamburgers Quick Halal ! Il faut le savoir.

 

quickhalal.jpg

 

2 - Il y a aussi, l’affirmation que tout bon musulman doit manger de la viande halal, à savoir une pression sociale sur cette communauté, alors que l’exigence alimentaire restait relativement confinée aux rigoristes. Le capitalisme s’engouffre dans cette prescription coranique afin d’en faire une offre de masse. Autant les magasins « casher » restent discrets, autant les enseignes « halal » envahissent maintenant la scène publique et se font conquérantes. Le ciblage des quartiers de banlieue par Quick Halal nous fait croire qu’il y aurait désormais des quartiers musulmans dans nos villes. Or, une population d’origine maghrébine ou turque, marquée par la culture musulmane, est très diverse dans sa pratique, allant des dévots qui veulent suivre à la lettre les prescriptions coraniques à d’autres qui, eux, prennent des liberté. Dans cette affaire, le capitalisme roule à fond la caisse pour les dévots et utilise ces prescriptions comme marqueurs identitaires pour toute une communauté. Le halal devient la norme et non plus l’exception !


3 – Il y a enfin une interrogation sur le communautarisme. Si Quick a le droit de répondre à une demande d’hamburgers halal, pourquoi juge-t-il nécessaire de ne vendre QUE ce genre de hamburger ? Bien entendu, afin de ne pas donner prise à une critique de discrimination, on nous dit qu’il y aura des hamburgers non halal préemballés qu’il suffira de réchauffer, et puis aussi de la bière. Les capitalistes pensent à tout !


4 – L’initiative de Quick halal tombe au début d’une campagne d’élection présidentielle à échéance 2012 où l’Extrême droite française ne manquera pas d’exploiter cette initiative pour parler d’islamisation rampante de la société française. En définitive, Quick Halal, misant sur le communautarisme musulman, déclarant que certains quartiers sont à clientèle musulmane, renforce la segmentation sociale et idéologique des quartiers urbains, discrimine ceux-ci sous le prétexte de répondre aux besoins  : c’est un véritable piège pour l’islam de France.


L’affaire est devant l’opinion publique puisque nos lois ne peuvent pas empêcher ce genre de spécialisation « économico-religieuse ». Alors une seule solution : boycottons l’enseigne Quick ! Déjà en 2009, McDonald à Londres, avait cédé devant les réactions publiques.


Boycottons les restaurants Quick !

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 07:11

L’histoire de cette « paroisse » est liée à la personnalité de Pierre de Locht.
 

 

Au lendemain de la Seconde guerre, il est nommé professeur de 3e latine à Saint-Louis, puis aumônier national de la Fédération des scouts catholiques. Il travaille aussi avec le groupe des Feuilles familiales et participe, à la demande d'anciens dirigeants de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC), à une équipe de foyers issus du milieu populaire. Jeune docteur en théologie dogmatique de l'Université catholique de Louvain (UCL), il est nommé, par les évêques de Belgique, aumônier de ce qui allait devenir en 1959 le Centre national de pastorale familiale (CNPF) dont l’objectif est de contribuer à la formation des futurs prêtres pour la préparation des fiancés au mariage et l’explication des positions de l’Eglise en matière sexualité (morale sexuelle, interdits en matière de contraception, etc.). C'est alors le temps des sessions de préparation au mariage, le lancement d'équipes de foyers, de groupes de réflexion et de spiritualité conjugale.

 

Mais rapidement le groupe porteur rencontre un nouveau problème : celui des séparations, des divorces et des remariages civils. Que devient la situation des personnes connaissant l'échec de leur couple ? Le CNPF devient le Centre d'Education à la Famille et à l'Amour (CEFA). D'abord accueillir ceux et celles qui se sentent jugés, rejetés parfois par leur propre famille, mais aussi, trop souvent encore par la communauté chrétienne et par l'Église. Comment aussi les soutenir et les aider à rebâtir une nouvelle vie de couple, de famille ? Pour les croyants, se pose souvent le problème de leur participation à l'Eucharistie et en particulier à la communion

 
Le CEFA va susciter la Fédération des centres de consultation conjugale (FBCCC), d’inspiration chrétienne, et son institut de formation de conseillers conjugaux diplômés au terme de 4 années d'études et de stage. Puis, face à la multiplication de tels centres relevant d'obédiences philosophiques ou religieuses différentes, vont se mettre en place des Centres pluralistes familiaux.


En plus, aux côtés de Suzanne van der Mersch, jeune veuve avec une famille nombreuse, Pierre de Locht fonde la Fraternité des Veuves "Accueil et espérance", devenue, en élargissant ses objectifs, « Infor-Veuvage".

 

pierredelocht_portrait.jpgsuzanne-van-der-mersch.jpg

 

Vatican II, commencé en octobre 1962 s’est terminé en décembre 1965. Mais nombre de questions étaient restées en suspens et notamment touchant à la morale sexuelle des fidèles. Paul VI s'était réservé cette dernière question lors du Concile, puis il avait nommé une commission pontificale pour traiter des problèmes de natalité. Pierre de Locht en était. A noter que durant une dizaine d’années il fut responsable de la Commission « Famille » des Organisations internationales catholiques (OIC). Au sein de la commission pontificale, il faisait partie du groupe majoritaire, favorable à une contraception choisie et laissée à l'appréciation des couples, mais battue en brèche par une minorité conduite par un certain Karol Wojtyla (le futur Jean Paul II). On en connaît l'issue. Paul VI publiera en 1968 Humanae Vitae interdisant toute contraception artificielle... Le CEFA prit parti, se vit désavoué par l'épiscopat et son mandat enlevé, entraînant celui de son aumônier national.


jesus_multiplication_preservatifs.JPGEn 1973, face au problème de l'avortement *, le CEFA prenait une position nuancée mais engagée. Sollicité par un groupe très médiatisé qui avait pris la défense du docteur Peers, P. de Locht participa à une manifestation à Namur, où il prit la parole. Mal lui en prit… La réaction de l'épiscopat ne se fit pas attendre, entraînant un procès autour de sa fonction de maître de conférence à l’Université catholique de Louvain (UCL) où il enseignait à l’institut des sciences familiales et sexologiques.

* le parlement belge, à l’initiative du sénateur Roger Lallemand avait déposé un projet de loi, dépénalisant partiellement l'avortement. Pierre de Locht fut sollicité par ce sénateur pour donner son avis.

 

C’était au temps où le cardinal Suenens était archevêque de Malines-Bruxelles. Pierre de Locht refusa de démissionner et resta à l’université ! Il y terminera d’ailleurs sa carrière en qualité de professeur émérite. Désavoué par sa hiérarchie, n’étant plus le porte parole officiel de celle-ci, le professeur retrouve toute sa liberté d’action !


Illustration ; Jésus, dans sa grande générosité, distribuant des préservatifs au grand dam de Benoît XVI !


C’est à cette date qu’il participe à la fondation de cette Paroisse libre. Dès l’origine, en 1973, c’est dans les locaux dont Suzanne van der Mersch et lui-même disposaient, rue de la Prévoyance, à Bruxelles, que se tiennent les rencontres. Au début ce fut l’engouement, avec plus de 300 personnes et des participants juchés dans les escaliers, puis les discussions se prolongeant – car il s’agit d’une nouvelle communauté voulant se gérer démocratiquement, par consensus ! –les effectifs fondirent rapidement. Enfin, en 1975, les objectifs étant précisés, des célébrations purent s’organiser. Un petit noyau persévéra et, progressivement, des personnes qui étaient parties revinrent. En février 1976, l’accord a été suffisant pour que les "Informations Paroisse Libre" publient un texte de base, définissant le projet communautaire voté par ses membres (à ce moment une vingtaine, plus de nombreux occasionnels). Aujourd’hui, la communauté compte quelques 60 membres régulier.

à suivre ...

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 06:50

suite de l'article précédent


Un texte de base, fondateur, a été publié en février 1976  :

 

En voici sa présentation par Louis Fève (du Réseau Résistances) et Jean Debelle (des Communautés de base) : « Pierre de Locht à la Paroisse Libre », publié dans Bulletin PAVÉS n°11 (juin, 2007), lien http://www.paves-reseau.be/revue.php?id=432 


Pour cette communauté d’Église que forme la Paroisse Libre, Jésus-Christ est la référence vivante et décisive, face à laquelle chacun d’entre nous désire se situer. La fidélité à Jésus-Christ implique que notre communauté accueille les interrogations et les doutes de ses membres, pourvu qu’ils adhèrent au projet communautaire de la Paroisse Libre. Cette fidélité nous appelle à poursuivre ensemble la recherche. Nous nous engageons donc dans l’espérance sur le chemin de la libération où le Christ nous a précédés, et nous voulons ainsi répondre aux appels des hommes et des femmes d’aujourd’hui.


La célébration de cette vie en référence à Jésus-Christ, particulièrement dans l’Eucharistie, est un élément constitutif de cette communauté en tant que communauté d’Église. Les formes de cette célébration y font l’objet d’une recherche constante d’adaptation aux exigences de sa propre vie, compte tenu de la diversité d’âge de ses membres.


Ce projet communautaire postule que les membres qui se réunissent en sous-groupes au sein de la Paroisse Libre participent activement à la poursuite de ses objectifs communs. »

* Les sous-groupes en question, étaient à l’origine au nombre de trois ou quatre, dont les ateliers « évangile » et « désert ».

 

reunion-autour-d-une-table.jpg

 

" Nous pensons que la Paroisse libre constituait pour Pierre le modèle de cellule d’Église dont il rêvait ".  Voici le texte de base de 1976.

 

1 - Une communauté de partage et de célébration à taille humaine ; le mot "paroisse" la situe d’emblée parmi les communautés et assemblées du diocèse. Nous faisons d’ailleurs partie de l’ensemble des communautés de base de Wallonie – Bruxelles et participons à ses rassemblements. Pierre tenait à notre appartenance à l’Église et s’est réjoui de ce que, il y a quelques années, listant les groupes catholiques, le vicariat ait accolé à Paroisse Libre les termes de "paroisse autogérée". Le mot "libre" signale aussitôt notre affirmation d’autonomie, dans la gestion et la conduite de nos débats et de nos liturgies. Nous pensons à Jean Delumeau qui rêve d’un « tissu urbain (et rural) ... parsemé de locaux modestes destinés à l’écoute, au partage, à la solidarité et à la prière des croyants. »

2 - Le groupe pratique une liberté d’appartenance et de fréquentation considérable. Cela se réalise, au point qu’il est parfois difficile de dire qui, finalement, est "membre". La question se pose chaque fois que l’on met à jour la liste des membres, avec leur adresse. Certains d’entre nous participent en même temps à la vie d’une autre communauté de base, ou d’une paroisse. La liberté de la communauté nous a semblé impliquer une égale liberté de chacun à l’égard du groupe. Les abonnés à notre bulletin et les participants aux célébrations de Noël, de la Semaine Sainte et de Pâques sont plus nombreux que ceux des assemblées dominicales.

3 - Chacune et chacun, rigoureusement égaux en dignité, sont appelés à participer de la même façon au sacerdoce du Christ dans le partage eucharistique. Cela ne s’est réalisé que progressivement. Pierre souhaitait cette évolution sans la forcer. Peut être est-ce en lui d’abord qu’elle est née. Il a osé la soutenir et s’y engager personnellement. Il s’y tenait fermement et savait la légitimer. Quels que soient donc le sexe, le statut de clerc ou de laïc, tous se retrouvent sur le même pied au sein de la portion du peuple de Dieu que nous figurons. La célébration est un acte de la Communauté. Nous estimons célébrer ainsi pleinement, avec ou sans prêtre présent à l’assemblée.

4 - Une structure organisationnelle minimale s’est mise en place, au service de la Communauté, qui est détentrice de tous les pouvoirs, puisque la démocratie est vitale dans notre fonctionnement. Chaque année, un ou deux des trois membres du groupe de coordination sont remplacés, par mode électoral. Ce groupe, chargé de veiller à la mise en œuvre des décisions et au suivi de la réflexion, est mixte. Il est guidé par le contenu de textes où sont consignées les grandes orientations de la Paroisse Libre, ainsi que l’esprit et les éléments essentiels des célébrations eucharistiques. Pierre a souvent souligné la nécessité et l’importance de ces textes d’orientation.
5 - Il est clair que nos objectifs et notre fonctionnement supposent un accord fondamental en ce qui concerne nos conceptions de l’humanité, du christianisme et de l’Église. Confiance est faite aux humains ; c’est à eux de choisir en âme et conscience ce qu’ils jugent bon ou souhaitable. Si le "peuple de Dieu", tel que l’a défini le dernier Concile, reconnaît le rôle d’une hiérarchie, celle-ci est à son service, et non l’inverse. En définitive, elle ne peut imposer aucune appréciation et aucune pratique sans son aval, en ce sens qu’une croyance ou un usage n’ont de valeur irrévocable que reçus et adoptés par lui.
6 - Nos options concernent aussi la communauté ecclésiale dans son ensemble. Pour nous, l’Église n’est intégrale que dans l’union des Églises chrétiennes, en dialogue avec les autres religions et avec les agnostiques et les athées. L’Église catholique se doit de respecter la souveraineté des États, et les choix des citoyens qui ne partagent pas ses propres convictions.
7 - Le Jésus des évangiles qui nous mobilise nous apparaît davantage libérateur que rédempteur - ou mieux, rédempteur en ce qu’il est libérateur - ; d’où, notre peu d’insistance sur le péché à se faire pardonner - comme le voudrait, par exemple, le texte du Confiteor. Nous mettons plus volontiers en relief  l’attitude du Père de l’enfant prodigue et l’accueil positif de Jésus à l’égard des pécheurs. L’évangile est une bonne nouvelle. La parole et les actes de l’Église doivent devenir l’annonce d’une nouvelle positive pour l’humanité actuelle, plutôt que la dénonciation de ses errements possibles.
8 - Corollairement, nous cherchons à rencontrer un Jésus pleinement homme autant que Dieu. Dieu, nul ne l’a vu, et, malgré toutes les approches identificatrices, il reste mystérieux. C’est d’ailleurs ainsi qu’il s’est présenté à Moïse. Par contre la parole de Jésus : « Qui m’a vu, a vu le Père » nous offre la meilleure façon d’entrer dans ce mystère de Dieu, sur le chemin de l’Alliance, et de rencontrer sa volonté.
9 - Nos partages et nos célébrations sont centrés sur l’Écriture, fondement de l’Église, et sur le "faire mémoire" de la dernière Cène. Le détail du rituel est chaque fois élaboré par celles et ceux qui animent la célébration, sans se laisser enchaîner par les prescriptions de la liturgie officielle. Par contre, nous en célébrons les éléments essentiels, tels que, bien entendu, la mention des paroles de l’Institution, et le partage du pain et du vin. Nos mises au point concernant la liturgie ont contribué à mettre en valeur l’accueil, la préface, les intentions, le Notre Père, la bénédiction finale et l’envoi. Il est admis aussi que la célébration de la Parole : lecture de textes, commentaires et partage en groupes, prennent le temps et le soin qui leur permettent de se déployer, avant de faire place aux rites eucharistiques.

à suivre ...

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 06:40

suite de l'article précédent

 

Pierre de Locht a publié de nombreux articles et livres, dont :


pierredelocht_chretien_aujourdhui.jpg1998 - « La foi décantée » aux éditions Desclée de Brouwer, Paris
2001 - « Oser être chrétien aujourd'hui »
2001 – « Euthanasie. Dialogue Roger Lallemand - Pierre de Locht »
2002 - " Et si j'étais nommé Évêque ", Éditions MOLS, collection « Autres regards »


Tienne de la Petite Bilande, 67 - 1300 Wavre - Belgique
Téléphone : +32 10 86 28 00 et +32 475 735 800
 Site internet : http://www.editions-mols.eu
Courriel : mols@skynet.be
 

 

2003 – avec Jacques Gaillot (Mgr) et Alice Gombault « Un catéchisme au goût de liberté »
2007 (édition posthume) - « Chrétiens aujourd’hui : un engagement contradictoire ? »
 

 

Pierre de Locht, né en 1916, est décédé le 9 mars 2007 à l'âge de 91 ans. Chanoine, professeur émérite à l'Université catholique de Louvain (UCL), et fondateur du Centre national de pastorale familiale (CEFA).

à suivre ...

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 06:20

... suite de l'article précédent

 

Courriel du 3 juillet 2010 à Jean-Claude Barbier du réseau de la Correspondance unitarienne

 

« Est-ce que vous passez parfois par Bruxelles ? Si oui, je vous suggère une visite d'amitié à la "Paroisse Libre": fondée par Pierre de Locht (prêtre et théologien non conformiste) et 5 autres personnes, femmes et hommes de grande valeur dans les années 60. J'en fais partie depuis le début et m'en félicite.

 

Nous avons beaucoup innové sur le plan liturgique, en simplifiant extrêmement le rite du pain (du vrai pain, souvent festif, d'ailleurs !) et du vin et en "oubliant" les privilèges sacerdotaux au cours des années écoulées. C'est l'équipe de préparation (il y a une tournante, comportant obligatoirement hommes et femmes) qui prévoit les lectures (nous avons lu tout l'Evangile de Marc en 2 ans, et cette année, ainsi que l'année prochaine, nous lisons les Actes; à quoi nous ajoutons en 2e lecture un passage choisi du 1er Testament en rapport avec la 1ère lecture). Après ces lectures, l'assemblée (de 20 personnes ordinairement, de 40 à 50 aux grandes fêtes: Noël, la semaine sainte et Pâques) se divise en 2 sous-groupes pour s'interroger sur les textes lus à la lumière de notre vécu.

 

Nous pratiquons depuis longtemps le sacerdoce universel mais n'avons pas éprouvé le besoin de rompre avec l'Eglise officielle, qui a accepté jusqu'ici de nous héberger dans la cathédrale de Bruxelles à l'occasion des funérailles de deux de nos fondateurs : Pierre de Locht et Suzanne van der Mersch.


Si vous (et les lecteurs/trices de ce bulletin) êtes de passage à Bruxelles, de septembre à juin, et que vous ayez envie de participer à notre liturgie (le 2e et le 4e dimanche du mois de 18h15 à 20h), prévenez-moi pour que je vous donne l'adresse et avertisse notre petite communauté qui se fera une joie de vous accueillir. Je vous souhaite un très bon été. Edith Kuropatwa, veuve de Louis Fèvre. »

* écrire à la Correspondance unitarienne ( lien) qui vous mettra en relation avec cette paroisse d'un type nouveau.


Puis, dans un second message : « Je réponds volontiers à vos questions: le nom "Paroisse libre" est apparu dès le début de notre aventure et signifie probablement que nous prenons du champ par rapport aux paroisses traditionnelles.


Nous nous réunissons dans une salle privée : jusqu'ici, c'était dans la maison de Pierre de Locht et de Suzanne van der Mersch ; Pierre est décédé, il y a 3 ans et Suzanne, il y a un an. La maison va être vendue ... nous avons cherché un autre lieu d'accueil : nous avons trouvé une salle au rez-de-chaussée d'un immeuble appartenant aux Pères Jésuites de Bruxelles qui nous la louent volontiers pour un prix très raisonnable. Elle est située au rez-de-chaussée et il y a pas mal de possibilités de parking à proximité (ce qui réjouit une de nos membres, handicapée, qui n'arrivait plus à monter les escaliers, rue de la Prévoyance!). Il y a aussi une station de métro pas trop loin.


Il y a eu plusieurs autres théologiens au début de l’aventure : Paul Tihon S.J. (toujours présent aujourd'hui), Robert van der Gucht (aujourd'hui décédé), Claude Florival et Albert Bastenier (qui n'en font plus partie aujourd'hui). Louis Fèvre a rejoint le groupe plus tard. Moi, j'y fus dès le début en tant que membre ; je ne suis pas théologienne *"


* Edith Kuropatwa participe activement à l’équipe de coordination du Réseau Résistance (fondé en 1995 à la suite de l’éviction de Mgr Jacques Gaillot), à la fédération belge des mouvements catholiques réformateurs « Pour un autre visage de l’Eglise et de la société » (PAVES), dont fait partie ce réseau, enfin au niveau européen au réseau à majorité catholique « Eglises et Libertés » (lequel comprend quelques membres protestants).


paves.gifentête du site de la fédération PAVES ( lien)

à suivre ...

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 19:54

suite de l'article précédent et fin

 

Il s’agit en fait d’une communauté chrétienne de base (CCB) qui pratique des célébrations eucharistiques, deux fois par mois *, adaptées à des catholiques soucieux de retrouver une liturgie plus en adéquation avec la participation des laïcs et des femmes, et avec des prises de positions plus engagées sur les questions de sociétés et plus ouvertes sur les questions de mœurs.
* le 2e et le 4e dimanche du mois de 18h15 à 20h


L’originalité est que, dès sa fondation, ses organisateurs adoptèrent le terme de « Paroisse libre » ! Ceci pour se distinguer vis-à-vis des paroisses habituelles, pour bien montrer son indépendance par rapport à la hiérarchie, et que cette nouvelle communauté n’est en aucun cas un appendice ou un groupe interne à une paroisse déjà existante. Cette appellation claque comme un drapeau d’autonomie. Elle est significative de ce que j’ai appelé un catholicisme alternatif (lien), c’est-à-dire non dissident mais entendant « faire Eglise » en tant que communauté volontairement reliée au reste de l’Eglise, respectueux de la hiérarchie mais affirmant une liberté de pensée et agissant comme cellule autonome (pour une définition du catholicisme alternatif, voir notre article "Pourquoi pas un catholicisme alternatif" dans nos Actualités unitariennes du 19 janvier 2010).
 

 

poisson_qui_saute.jpg

cette illustration "du poisson qui saute pour un bocal plus spacieux"

a été choisi pour accompagner le groupe "Chrétiens alternatifs" sur Facebook,

lancé à l'initiative des unitariens français (lien). Soyez nombreux à y participer !

  

Paradoxalement, elle rejoint par certains aspect les paroisses "personnelles" dont le motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI évoque la possibilité, en accordant pour les évêques le droit « d’ériger une paroisse personnelle (…) pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain ». En effet, les paroisses sont généralement constituées sur une base territoriale rassemblant les fidèles qui vivent sur un territoire donné ; mais le code de droit canonique (canon 518) permet aux évêques de constituer des paroisses déterminées par des critères différents : « le rite, la langue, la nationalité de fidèles d’un territoire, et encore pour tout autre motif ».


Ces paroisses sont dites « personnelles », car constituées non plus sur la base d’un territoire, mais des personnes qui s’y rattachent. Elles fonctionnent de la même manière que les paroisses territoriales. En France, il existerait actuellement trois paroisses de ce type pour les fidèles attachés au missel tridentin, à Bordeaux, Strasbourg et Toulon. (informations données dans un article publié le 13-09-2007 sur le site www.la-croix.com).


Bien entendu, le public ciblé n’est pas le même puisque, dans le cas de la Paroisse libre de Bruxelles, il s’agit d’une mouvance catholique progressiste, mais la base juridique, ironie de l’histoire, pourrait être pratiquement la même !


Quelques références bibliographiques :

 
« Bruxelles : Paroisse libre et libres-penseurs. Un vrai dialogue catholaïque », par Christian Laporte, le mercredi 14 octobre 1998 ( lien).
 « Pierre de Locht », hommage du site « calepin de pierre » lors de son décès ( lien), par Pierre Kubick, le 13 mars 2007
« Pierre de Locht à la Paroisse Libre », par Louis Fèvre (du Réseau Résistances) et Jean Debelle (des Communautés de base), publié dans Bulletin PAVÉS n°11 (juin, 2007), lien
 « Pierre de Locht et la pastorale familiale » par René Dardenne (Sonalux), publié dans Bulletin PAVÉS n°11 (juin, 2007), lien

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 06:40

Le dimanche 26 septembre, à l'Eglise protestante de Bruxelles (Chapelle royale, Coudenberg, 5 - 1000 Bruxelles), aura lieu une Journée organisée par Evangile et liberté, sur le thème "Protestantisme libéral - avenir des religions"

 

10 h 30 - Culte présidé par Laurent Gagnebin, directeur de la revue Evangile & Liberté

12 h - Repas (participation 10 € par personne)

13 h 30 - Conférence de Raphaël Picon, rédacteur d'Evangile & Liberté :  "Le protestantisme libéral : son identité, ses convictions, son avenir... "

14 h 30 table ronde avec Jean-Marie de Bourqueney, Farid El Asri, David Meyer :  "L'avenir des religions : fermeture ou ouverture ? Repli ou dialogue ? "

15 h 30 conclusions, perspectives et nouvelles du journal

 

evangile_et_libert_.gif

Le protestantisme libéral, c'est :

 

. la primauté de la foi sur les doctrines,

. la vocation de l'homme à la liberté,

. la constance nécessité d'une critique réformatrice,

. la valeur relative des institutions ecclésiastiques,

. notre désir de réaliser une fraternité active entre les hommes qui sont tous, sans distinction, enfants de Dieu.

 

Inscriptions & renseignements (lien)

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 16:43

Les jeux taurins - que ce soit la course landaise, où les vachettes ou les jeunes taureaux ont les cornes enveloppées dans des boules de caoutchouc, ou la course camarguaise, où il faut aller chercher une cocarne entre les cornes d'un taureau de trois ans - proposent des spectacles sportifs, défiant l'animal, mais sans le mettre à mort. On reste dans le vieux culte de Mithra (lien), mais accommodé aux temps modernes, comme quoi toutes les traditions peuvent être modernisées lorsqu'on le veux.

 

course_camarguaise.jpg

 

La course camarguaise est apparue au XIXème siècle et elle bat son plein dans le Sud de la France dans des départements comme l’Hérault, les Bouches du Rhône, le Gard ou le Vaucluse. De mars à novembre, quelques 900 courses sont organisées dans des centaines de villes et villages.

 

Deux ou trois "tourneurs" attirent l'attention du taureau afin de bien le "positionner" pour les « rasets » (raids) des "raseteurs" (en blanc vêtus), ces derniers étant munis d'un petit crochet décrochent la cocarde ou autres objets (glands, ficelle d'apparât) entre les cornes de l'animal, gagnant aisni des points dans la compétition qui les opposent aux autres raseteurs.

 

Depuis 1975, cette pratique populaire a pris une nouvelle ampleur avec la création de la Fédération française de course camarguaise (lien), et sa reconnaissance par le Secrétariat d’Etat à la jeunesse et aux sports.

 

La course landaise est non moins spectaculaire, avec esquives latérales au dernier moment et des sauts périlleux au dessus de l'animal, parfois avec les genoux liés par une cordelette ! Le jeune taureau est tenu par une corde en cas de danger.  Le spectacle est garantie avec défilé des sportifs et uniformes rutilants. En illustration, voir cette vidéo (lien).

 

Respectons les animaux !

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 15:00

Les Journées 2010 du protestantisme libéral, organisées par Evangile et Liberté, auront lieu les samedi et dimanche 9-10 octobre à la Grande Motte (au club Belambra, "presqu'île du Ponant", rue Saint-Louis) sur le thème "Eduquer et transmettre"

 

evangile_et_libert_.gif

 

Le thème est introduit par James Woody, pasteur à l'Oratoire de Louvre et président de l'association Evangile et Liberté :

 

Crise de la transmission, perte des valeurs communes, éducation en panne ... les slogans ne manquent pas pour dire un sentiment général. De nombreux parents sont déçus de voir que leurs enfants ou leurs petits-enfants ne reprennent pas à leur compte des convictions et des pratiques ancrées dans la famille depuis des générations. Bien des enseigannts sont frustrés de devoir enseigner l'art de vivre aux jeunes qui leur sont confiés plutôt que de pouvoir les éveiller à leur discipline. L'Education nationale, qui était le fer de lance de la République, est déconsidérée et vidée de son autorité.

 

N'est pas que fatalité à laquelle il faut se soumettre bon gré mal gré ? Dans le meilleur des cas, faut-il courber le dos en attendant des jours meilleurs ? Nous pensons qu'il y a mieux à espérer et mieux à faire que de se résigner ou se réfugier dans l'attentisme. Comme toujours en temps de crise, il est précieux de jeter un regard sur l'histoire qui n'a pas pour seule vocation de nous donner des leçons : cela nous permet de relativiser notre situation, de l'éclairer d'un jour nouveau, souvent inattendu et d'y enraciner une espérance.

 

Ensuite, le partage des expériences, des expertises, des pratiques, nous permettra aussi de penser l'avenir proche aussi bien dans le champ de l'éducation que de la spiritualité et de proposer, si ce n'est des voies de salut, du moins des possibilités de dépasser ces constats d'échec. Il s'agira bien d'offrir de nouvelles possibilités d'être convenablement équipé pour s'engager dans la vie".

 

Sont prévues les communications suivantes :

 

" Les enjeux de la transmission dans le protestantisme au 21ème siècle" par Antoine Nouis, pasteur à l'ERF

" Comment enseigner aujourd'hui" par Edith Tartar-Goddet, Stéphane Lombardo et Armelle Nouis de la Fédération protestante de l'enseignement

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"Evolution et enjeux de la catéchèse" par Maurice Baumann, professeur à la Faculté de théologie de l'université de Berne

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Sur le même thème de la transmission de la foi, voir notre introduction dans nos Etudes unitariennes (lien)

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Published by James Woody - dans les protestantismes
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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 20:19

jean_duvernoy.jpgJean Duvernoy est décédé le 18 août à Toulouse et ses obsèques ont eu lieu hier matin, le mardi 24, au Temple de la place du Salin à Toulouse. Nous lui rendons ici hommage avec un texte écrit ce jour par Michel Jas, pasteur protestant et lui aussi connaisseur de l'histoire et de la religion cathare.


  "Jean Duvernoy a révolutionné la connaissance du catharisme, en sortant des sentiers battus et en explorant toutes les sources, il a redonné et rendu aux cathares un visage humain et leur dignité (...) sa recherche fut humble, sans chercher les honneurs » écrit Jean-Louis Gasc. Et Michel Roquebert parle à son sujet « d’impartiale rigueur » et « de sa connaissance exhaustive des sources ».


Issu d’une lignée de protestants luthériens du pays de Montbéliard, parent avec les Cuvier, les Peugeot, les Goguel , les Surleau, Jean Duvernoy citait souvent son ancêtre inspecteur ecclésiastique et les particularités religieuses de cette ancienne enclave du Wurtemberg en pays francophone où les protestants se partageaient entre la sensibilité traditionnelle et un peu « High Church » luthérienne et le courant piétiste et fondamentaliste des mennonites. Louis Duvernoy, son frère, professeur de lettre classique, était comme lui fin latiniste. Jean Duvernoy poursuivant ses études (il sera conseiller juridique EDF) se plongea dans le fond ancien occitan et latin de la bibliothèque municipale de Grenoble.


Etant arrivé pour son travail à Toulouse il fréquente les milieux qui s’intéressent au catharisme : d’un côté les anticléricaux spiritualistes pro-cathares autour de Déodat Roché et de René Nelli (ainsi que l’anglais Marcel Dando et les milieux libres penseurs des Cahiers Ernest-Renan), et de l’autre les dominicains et l’Institut catholique de Toulouse, la Revue des questions historiques qui se transformera plus tard en Cahiers de Fanjeaux. Par générosité, humilité et sens très aigu de la distance il restera en contact avec ses deux groupes : le courant maçon et laïque, d’un côté, certainement plus ésotérique que rationaliste dans les milieux tournés vers Carcassonne ou les Hautes vallées de l’Aude et de l’Ariège, et le courant clérical autour du chanoine Etienne Delaruelle (continuateur des travaux de Mgr Douais, Vidal et le père Dondaine).

 

C’est par un ami de l’Institut catholique qu’il obtient une lettre de recommandation pour la bibliothèque vaticane. Duvernoy se plonge dans un travail, sans fin, de lecture et de transcription (en respectant les horaires de la Bibliothèque ecclésiastique) de 325 folios x2 (sur deux colonnes) des registres de l’Inquisition de Pamiers (Ariège) que Jacques Fournier (futur pape à Avignon) fera recopier en 1326. Il du recommencer son travail ensuite à partir de micro-films pour respecter les modes de transcriptions. L’édition latine date de 1965 (3 volumes, 1625 pages), la traduction française de 1978 (3 volumes, 1346 pages).


Parmi les 16 lots de manuscrits de l’Inquisition contre les cathares le registre de Jacques Fournier est incomparable : il est le seul à donner autant la parole aux prévenus. Montaillou, village occitan (1975) d’Emmanuel Leroy Ladurie doit beaucoup à la trouvaille de Duvernoy. Les déboires conjugaux du curé Clergue, qui intéressa la génération peace and love de 68, décrédibilise peut être un peu le catharisme. L’histoire romanesque, presque irréelle de Bélibaste doit totalement à la curiosité de l’évêque inquisiteur Jacques Fournier (qui avait des parents cathares : se serait-il pris d’un doute ?).


Jean Duvernoy avait commencé à publier une chronique de l’époque concernant l’affaire albigeoise en 1958. Après une centaines d’articles et une quinzaine d’ouvrages, toujours sur le catharisme et les hérésies médiévales, sa dernière publication de source inquisitoriale date de 2001. En 1981, il fonda avec René Nelli et Michel Roquebert le Centre d’études cathares avec comme directrice, une chartiste : Anne Brenon, créatrice de la revue Heresis.


Jean Duvernoy fut, après 1998, critiqué par quelques universitaires déconstructivistes et quelques uns de leurs élèves plus virulents que savants. Le colloque international de Foix « Les cathares devant l’histoire » (sous la direction de Martin Aurell et publié en 2005) rétablit l’honneur dû au savant « non historien de métier » ! Lui même répondit de façon humoristique à ces prétendus spécialistes du catharisme, lors des colloques organisés par Anne Brenon à Mazamet, et par « il n’y a jamais eu de bûcher à Montségur » (Histoire et images médiévales, n° thématique de l’été 2006). Mais, même avec ses contradicteurs, qui auraient pu être ses fils ou petits fils, Jean Duvernoy disait : « les sources nous donneront raison » !


Lui qui restait agnostique, ultra libéral, mais respectueux de son protestantisme, restait distant, en retrait, discret, tolérant (même pour les catholiques qui retrouvent la messe en latin). Sa façon d’être me fait penser au dernier paragraphe du vrai visage du catharisme où Anne Brenon reprend cette phrase de René Nelli : « un château où Dieu est Un Autre.. »
Michel Jas

Photo : participation de Jean Duvernoy au 3e Colloque international de Mazamet (15-17 mai 2009), “ 1209 – 2009, le catharisme : une histoire à pacifier ? ” (compte-rendu par Eric de Carcassonne, lien). Les Actualités unitariennes avaient présenté cet important colloque (lien)

 

Bibliographie (vue sur Wikipedia)

 

cathares face inquisitionLe Registre d'inquisition de Jacques Fournier, évêque de Pamiers, 1318-1325 : manuscrit Vat. latin n° 4030 de la Bibliothèque vaticane, publié avec introduction et notes par Jean Duvernoy (3 volumes, 1965). Réédition : Tchou, Paris, 2004.
Inquisition à Pamiers, interrogatoires de Jacques Fournier : 1318-1325, choisis, traduits du latin et présentés par Jean Duvernoy (1966)
Chronique, [1203-1275], par Guillaume de Puylaurens, texte édité, traduit et annoté par Jean Duvernoy (1976, Le Pérégrinateur Éditeur)
La Religion des cathares (1976)
L'Histoire des cathares (1979)
Inquisition à Pamiers : cathares, juifs, lépreux, devant leurs juges (1986)
Spirituels et béguins du Midi, par Raoul Manselli, traduction de Jean Duvernoy (1989)
Cathares, vaudois et béguins : dissidents du pays d'Oc (1994)
Chronique, 1229-1244 par Guillaume Pelhisson, texte édité, traduit et annoté par Jean Duvernoy (1994)
Le Dossier de Montségur, interrogatoires d'inquisition, 1242-1247 traduit, annoté. et présenté par Jean Duvernoy (1998, Le Pérégrinateur Éditeur)
Les cathares Jean Duvernoy (1998, Le Pérégrinateur Éditeur)
Le Procès de Bernard Délicieux, 1319, traduit, annoté et présenté par Jean Duvernoy (2001, Le Pérégrinateur Éditeur)
L'Inquisition en Quercy : le registre des pénitences de Pierre Cellan, 1241-1242, préfacé, traduit du latin et annoté par Jean Duvernoy (2001) 

 

En plus, Jean Duvernoy tenait un site personnel où il continuait à publier des textes inédits, intitulé : « Catharisme, hérésies médiévale et inédits » ( lien).
Il avait transcrit la Bible cathare de Lyon, écrite en langue occitane ancienne en langue d'oc actuelle, parlée dans le Sud de la France et en Catalogne et qui compte quelques 450 000 mots (information Georges d'Humières). 

 

Illustration : le dernier numéro d’Histoire et Images Médiévales « Cathares aux racines de l’hérésie », n° spécial n° 22

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