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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 15:29

Davy Forget, lui-même témoin de Jéhovah, vient de consacrer un ouvrage au droit de culte de sa congrégation : "Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination" . Il peut-être commandé sur le site de l'éditeur (livre ou PDF, lien) ou via Amazon (lien).


tdj_Davy_Forget-copie-1.jpg- L'introduction met désormais en valeur l'isolement de la France dans sa vision des sectes.
- Statuts juridiques dans les autres pays mis à jour.
- Discussion sur l'arrêt du Conseil d'Etat de 1985, puisqu'il est encore utilisé comme référence par nos détracteurs.
- Explications du ministère de l'Intérieur sur la reconnaissance du statut cultuel aux TJ et sur l'éventuel trouble à l'ordre public.
- Articles récents sur les dangers des transfusions sanguines.
- Courte section sur la neutralité politique et l'objection de conscience.
- Débat sur les aumôniers témoins de Jéhovah dans les prisons.


Résumé de l'éditeur :


Alors qu’ils sont officiellement reconnus dans la plupart des pays européens, leur statut légal reste polémique en France. Les uns se réfèrent à leur classification comme « secte » par des rapports parlementaires, tandis que les autres s’appuient sur la jurisprudence administrative pour leur accorder le statut d’« association cultuelle ». Qui fait autorité en la matière ? Que penser également des points polémiques : refus de la transfusion sanguine, isolement social, destruction des familles ? Relèvent-ils d’un trouble à l’ordre public ?


Pour répondre à ces questions, l’auteur s’est constitué une large documentation depuis une douzaine d’années : articles juridiques, coupures de presse, ouvrages sociologiques, rapports officiels, circulaires, jurisprudence nationale et européenne ... Cet ouvrage offre une synthèse accompagnée d’une analyse critique et pertinente des divers arguments présentés par les principaux acteurs impliqués dans ce débat, avec toutes les références utiles pour vérifier ou approfondir sa réflexion.

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Published by texte envoyé par Fabien Girard - dans les dérives sectaires
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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 06:35

Roger_Gau.JPGRoger Gau, chrétien unitarien français a publié deux ouvrages dont voici les références.

 

 

 

 

2010 – Chrétien unitarien ; Jésus n’est pas Dieu ; Dieu merci, publié par eBookPulp, 68 p. (atelier Savoir / religion et ésotérisme, mise en ligne le 4 juin, lien).

 

Prologue : "Je connais le tabou qui est attaché à la religion et à la croyance. Plusieurs siècles d’obscurantisme sont difficiles à effacer. Je respecte toutes les croyances et je vous demande de respecter la mienne.

Cet essai est pour l’essentiel une étude bienveillante et critique des textes de base des religions chrétiennes et surtout de l’interprétation qu’elles en ont faite. Il n’est pas en accord avec ma communauté protestante d’origine et je me suis alors rapproché des protestants libéraux. Mais leur croyance n’étant pas nettement affirmée, je me situe, en attendant, comme chrétien unitarien."


En quatrième de couverture : "Cet essai, à travers ma croyance, est une critique des rites, dogmes, symboles, signes, sacrements, lecture de la Bible, etc., des religions chrétiennes. Peut-être va-t-on me reprocher de vouloir ainsi vider les

Églises. Ce processus est engagé depuis longtemps et je pense que les Églises ont une grande responsabilité. Par cet essai, je voudrais au contraire ramener les brebis égarées, pas vers la religion, mais vers une croyance monothéiste authentique.

Ma démarche ne cherche en aucune manière à susciter des luttes stériles et à entretenir de vaines polémiques, mais mon projet est de maintenir une qualité de réflexion, de participer dans un climat fraternel à des débats, d’ouvrir le chemin vers un véritable dialogue.

Partisan de la théologie libérale, j’entends défendre le principe de la liberté de conscience face aux dogmes et aux doctrines qui étouffent la Parole de Dieu. Après avoir longtemps cherché ma voie, je me considère comme chrétien unitarien."


2010 – Evangile de Jésus de Nazareth à la manière de Thomas Jefferson, publié par eBookPulp, 26 p. (atelier Savoir / religion et ésotérisme, mis en ligne le 6 juillet, lien)


En quatrième de couverture : " Évangile c'est-à-dire enseignement de Jésus de Nazareth. Évangile au singulier, car les quatre Évangiles sont différents, mais, plus grave, ils sont parfois contradictoires. Cela fait désordre. J’ai donc choisi d’avoir un seul Évangile basé en priorité sur celui de Marc. Pourquoi ? Parce que Marc était le disciple de l’apôtre Pierre et qu’il a été le premier à écrire son Évangile. Matthieu et Luc s’en sont d’ailleurs largement inspiré et Jean a écrit beaucoup plus tard.

"À la manière de Thomas Jefferson", qui dans sa Bible a soustrait tous les miracles et actions de Dieu. Pourquoi soustraire les miracles et actions de Dieu ? Mes arguments sont les suivants : le miracle est un dérèglement des lois de la vie, de la maladie et de la mort ; si Dieu est le Créateur des lois naturelles du fonctionnement du monde, pourquoi contrarierait-il, en effectuant un miracle, le fonctionnement de ces lois ? D’autre part, le fait que Dieu

puisse accorder une guérison miraculeuse à certains et pas à d’autres me pose un problème. La guérison d’un miraculé parmi un million paraît bien injuste et arbitraire.

Il est reconnu scientifiquement que certainesguérisons ont lieu par « l’effet placebo », qui est considéré comme une forme légère de l’hypnose ou de l’auto hypnose. Il me paraît bien évident que la foi puisse favoriser cet effet, et à cet égard, Jésus a sans doute joué un rôle déterminant dans les guérisons décrites dans les Évangiles."


Pour trouver ces publications, on peut aller aussi sur le site personnel de l'auteur (lien).

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 06:29

En juillet, à Lahore où il résidait, Inderias Dominic Bhatti (1963-2010) s'est éteint à l'âge de 47 ans. Il avait découvert la foi unitarienne par lui-même, en consultant un dictionnaire, et il avait fondé, en 1991, l'Unitarian Universalist Christians of Pakistan (UUCP), réunissant dans cette association une centaine de personnes. Aidé par l'Américaine Polly Guild (lien), l'UUCP avait été reconnu en 1994 comme membre de l'Unitarian Universalist Association of Congregations (l'UUA aux Etats-Unis) avant que de l'être par le réseau mondial des unitariens, l'International Council of Unitarians and Universalists, fondé en 1995.

 

inderias_dominic_bhatti_et_epouse.jpginderias_dominic_bhatti.jpg

 

Le pasteur Richard Boeke a écrit : " je suis triste d'apprendre que Inderias est mort. Pendant vingt ans il se battait pour que l'unitarisme soit présent en Pakistan. Pendant de longues années Polly Guild fut l'« ange » qui aidait, comme elle avait fait pour d'autres groupes UU, notamment les unitariens des Khasi Hills."

 

Sa prière :  Esprit saint / comme Jésus nous prions pour le pardon / Comme Jésus, nous prions / « que ton règne vienne, que ta volonté soit faite… » / Inderias Bhatti cherchait l'harmonie religieuse et la paix pour le Pakistan / Il labourait pour que ton règne vienne / Comme c'est le cas pour nos propres vies, sa réussite était limitée / Que l'espérance qu'il manifestait dans sa vie / porte son fruit dans les années à venir / Que sa famille soit bénie et qu'elle soit une bénédiction. (traduit en français par Bruce Epstein).

 

pakistan_logo.gifDans un texte introductif (lien), l'UUCP se fixe les objectifs suivants (traduit en français par Jean-Claude Barbier) :

 

- promouvoir la justice, la paix, la dignité humaine et le développement social,

- mobiliser les communautés contre les cruautés et les esclavages de toute sorte,

- entreprendre la thérapie des gens qui vivent une appartenance socio-religieuse pleine de confusion et de perturbation (dans le texte : "To do therapy to socio-religiously confused and disturbed people")

- oeuvrer avec les gens pour un sursaut social, économique, éducationnel, environnemental, culturel et pour un changement d'attitude aux niveaux individuel, familial et communautaire.

- en définivive, l'UUCP vise le libéralisme religieux et la justice sociale pour les personnes qui sont sans soutien, sans ressources, ou qui sont démoralisées.

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Published by Actualités unitariennes - dans U en Asie
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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 18:55

Les appartenances sociales, la défense des intérêts que ce soit les siens ou ceux des autres, les engagements pour des causes, les militances religieuses et/ou politiques, ont tendance à segmenter la société en véritables lobbies, chacun se mobilisant pour « sa » cause qu’il croit bien entendu juste, fondée et supérieure aux autres, à savoir les « bonnes analyses », les "bons choix" et « la bonne cause », les autres choix étant bien entendu diabolisés. La lutte des classes selon la dynamique marxiste en est un parfait exemple. Il en résulte un manque de vue d’ensemble, bref le nez sur le guidon même lorsque le bateau coule avec tout le monde à bord !


On a reproché aux acteurs religieux ce manque total de démocratie, cette arrogance à placer leur Eglise ou religion particulière au-dessus des lois humaines (au nom de leur dieu !). Les partis politiques, qui – sans avoir de programme sur une question donnée – se permettent de critiquer les propositions des autres, si ce n’est de nier carrément les faits – sont aussi de parfaits modèles de pharisianisme. Enfin, voilà que certains humanitaires, monopolisant la générosité, s’estiment devoir faire de la politique.


Or la démocratie c’est d’abord le respect de la pluralité existante au sein de la société, y compris des minorités ; elle requiert du savoir faire dans la connaissance des dossiers car les questions s'avèrent plus complexes qu'une concersation de bistrot ; en négociation afin que chacun s’y retrouve dans un programme ; elle tend au consensus, à défaut à un vote de forte majorité ; elle sait revendiquer les droits mais aussi rappeler les devoirs.

 

Les groupes sociaux, les catégories, les communautés ethniques et autres, les mouvances et courants d’idée doivent à la fois être respectés, écoutés avec attention et conviés à un débat collectif et à un effort de synthèse.


Trop de militants se transforment en lobbymen inconditionnels à la cause et aux personnes dont ils défendent les intérêts : celles-ci n’auraient plus que des droits ! ben, voyons, çà va mieux quand on caresse les gens dans le sens du poil ! Au moins on est bien accueilli parmi eux ; mais cela s’appelle de la démagogie (et parfois, ne soyons pas dupes, de la manipulation et du prosélytisme).


L’Etat providentiel - du moins son modèle français - est entrain de s’écrouler dans l’anomie la plus totale (et donc la zizanie) car les personnes qui émargent aux assistances diverses ne sont nullement tenues d’offrir une contrepartie en intégration sociale, en participation civique, en éducation de leurs enfants, en effort professionnel. Or les excès de mai 68 sont de plus en plus visibles et l’idéologie libertaire a atteint, sinon dépassé ses limites. Ne serait-il pas temps de passer à une démocratie civique et responsable ?


Il arrive que l’opinion publique, par bon sens et surtout plus sensible aux excès, ne suive pas du tout - à tort ou à raison - les associatifs, les élites politiques et les médias à la Une. On s’en étonne alors. Y aurait-il donc chez le brave peuple qu'on invoque tant des éclairs de lucidité qui ne serait pas les mêmes que pour les élites qui donnent habituellement le ton et la mesure ?

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 16:41

"Au retour d'un enterrement", témoignage paru dans Témoignage chrétien (TC) du 24 juin 2010, reproduit ici intégralement avec l'autorisation de cet hebdomadaire (le site de TC). Mgr. Jacques Noyer est évêque émérite d'Amiens.

jacques-noyerL'Église est pleine ce matin dans le bourg central d'une paroisse rurale de 34 communes. Un millier de personnes, recueillies, émues, inquiètes. Elles enterrent leur curé. La célébration évoque le rayonnement de ce prêtre, sa présence, ses conseils, son dévouement. Les groupes de catéchèse, les mouvements d'Action catholique, les maires, les animatrices, les jeunes, les personne âgées se succèdent pour témoigner de la richesse de son ministère. Au lendemain de la clôture de l'Année sacerdotale, cela pourrait chanter la grandeur et la beauté du ministère du prêtre Seulement il y a un hic. Et il est de taille Et tout le monde le sait. Ce prêtre de 63 ans s'est pendu.

Comme dans tout suicide, des difficultés personnelles de santé suffisent à expliquer ce geste d'un homme d'ordinaire si gai el nullement dépressif. Prions pour lui : Dieu saura bien reconnaître la vérité de cette vie et comprendre notre fragilité.

Demeurent pourtant des questions que nous ne pouvons pas demander à Dieu de résoudre. Plusieurs fois ce prêtre avait dénoncé l'impossibilité de continuer une politique pastorale sans vraie perspective. Il n'y a pas si longtemps on lui avait demandé de quitter une paroisse où il avait déjà montré toute sa mesure : il m'avait dit sa peur de voir tout s'effondrer derrière lui. Exprimant son appel au secours, il me mettait en garde : si rien n'est fait nous serons plusieurs à craquer. Je n'imaginais pas le contenu concret de cette menace.


Ce serait faire injure à ce cri que de le couvrir simplement de notre compassion fraternelle. Comme beaucoup d'évêques, je ressens la difficulté de trouver les réponses plus institutionnelles. Je sais que beaucoup d'évêques portent dans leur affection le drame de ces prêtres et en partagent la souffrance. J'en connais quelques uns qui cherchent à ouvrir des voies pour que le travail de tant de pasteurs admirables ne se perde dans les sables. La Conférence des Evêques de France étudie quelques points précis pour aider l'espérance de ces prêtres.

Je voudrais dire ici qu'on aimerait recevoir d'en haut autre chose que des invitations spirituelles, par ailleurs fort utiles. Y a-t-il quelqu'un pour donner une vraie orientation à cette Église qui s'essouffle ? Lorsque le Concile avait mobilisé l'Église pour partager avec le monde la Bonne Nouvelle de Jésus, l'enthousiasme s'était levé.


Rome affirme que rien ne changera, que la théologie a montré la perfection de l'Église d'hier, que nos difficultés viennent de nos propres innovations. On encourage tous les nostalgiques d'hier. Dans les diocèses, comment relever ce défi quand Rome paralyse toute réponse un peu audacieuse. Les évêques comme les curés savent que leurs initiatives auraient besoin d'être soutenues par la confiance de l'Église.

Le Concile a affirmé la responsabilité collégiale des évêques. Frères évêques, notre attachement légitime à la communion que préside le successeur de Pierre ne demande pas notre silence obéissant. Il ne nous retire pas cette responsabilité de conduire nos Eglises particulières mais aussi l'Église Universelle selon les exigences de la mission.

On ne peut se contenter de colmater les brèches en espérant un miracle. Il ne suffit pas de sombrer, capitaine courageux, dans l'obéissance et avec les félicitations de l'amirauté. Nous ne commandons pas le Titanic mais la barque du Christ. L'Esprit Saint ne nous a pas été donné pour que nous attendions des ordres qui ne viennent pas. Combien de suicides faudra-t-il pour que quelqu'un saisisse le gouvernail ?

 

Les Actualités unitariennes, conscientes de l'importance du niveau diocésain au sein de l'Eglise catholique, depuis le IIème siècle de l'ère chrétienne, ont ouvert une rubrique "Paroles d'évêques" (lien).  Nous sommes honorés d'y publier ce texte qui émane d'une personnalité connue pour son sens des responsabilités et son libre parler. Les unitariens français avaient déjà publié des extraits d'un texte du même évêque en article à la Une de la Correspondance unitarienne n° 27 de janvier 2004 (lien), article sur la laïcité au sein de l'Eglise qui était paru dans Témoignage chrétien n° 3075 en septembre 2003.

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Published by Mgr Jacques Noyer - dans paroles d'évêque
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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 11:46

EUfr-1b.GIFFondée en juin 2008, directement sur la Toile, l'Eglise unitarienne francophone fonctionne comme une véritable Eglise locale avec son pasteur, en l'occurrence la révérende Maria Pap, ministre du culte de l'Eglise unitarienne de Transylvanie ( lien), un conseil actuellement de 7 membres qui gère l'Eglise ( lien), une bibliothèque ( lien), un espace de méditation et de prière (lien), des activités humanitaires (en l'occurrence en faveur des populations pygmées d'Afrique centrale) ( lien), etc. Elle a aussi une activité cultuelle très importante avec la traduction en français, en portugais et en esperanto de la prière mondiale des unitariens proposée chaque mois par l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) ( lien), et, depuis juin 2009, un culte mensuel le premier dimanche de chaque mois.

 

le logo de l'EUfr est un calice unitarien (avec une bougie allumée dans un calice, ici de facture chrétienne) entouré du cercle de la Francophonie et sur un fond bleu clair.

 

Ce culte est ouvert à toutes les fois religieuses et toutes les spiritualités et chacun est invité à s'y exprimer selon sa propre tradition tout en faisant effort pour que ses propos ou gestes puissent être partager avec les autres le plus universellement possible. C'est un culte d'expression libre, qui commence par la louange à Dieu, à la Vie, à la Source originelle, selon les convictions de chacun. Il se fait d'abord à la maison, puis se prolonge par un partage grâce au site de notre Eglise ( lien).

 

A notre connaissance, c'est la première Eglise francophone qui fonctionne ainsi entièrement sur la Toile. Les unitariens francophones se trouvent présentement répartis sur trois continents (1 - Europe avec la France et les pays francophones voisins ; 2 -  l'Amérique du Nord avec le Québec, mais aussi l'Acadie et les Cajuns de Louisiane, sans compter les nombreux francophones et francophiles des villes américaines ; et 3 - l'Afrique noire avec pour l'instant le Burundi, le Congo Brazzaville, la RD Congo et le Togo), si bien que ce mode de fonctionnement leur permet de se relier cultuellement. En Europe de l'Ouest, les unitariens sont géographiquement dispersés, sans groupe local, et, là aussi, c'est le seul moyen pour eux de célébrer ensemble.

 

C'est à la fois techniquement innovant ; cela l'est aussi culturellement car baser un culte sur l'expression personnel des participants, c'est briser l'héritage clérical où les fidèles sont assistés, conviés à des prières codifiées et récitées d'une façon communautaire, et se contentent pour la plupart d'écouter une prédication et d'assister en spectateurs à une cérémonie. Là, ils deviennent tous acteurs du culte ; et le culte est défini précisément par leur participation ! Soit un renversement total des comportements.

 

Eh bien oui, çà marche ! Après plus d'un an de fonctionnement (juin 2009 - août 2010 inclus), on peut faire un premier bilan tout à fait positif : 31 personnes s'y sont exprimées, en provenance de nombreux pays (principalement France, Belgique, Suisse, Congo Brazzaville, RD Congo, Cameroun, etc.) et de diverses sensibilités : chrétiens unitariens, unitariens-universalistes et autres unitariens, protestants libéraux et unitariens ou de sympathie unitarienne,  musulmans ou de culture religieuse musulmane, etc.

 

Pour le dernier culte, celui du dimanche 1er août, pas moins de 11 personnes ont participé à la préparation et/ou au partage du culte. Chaque culte est préparé une semaine avant. Pour envoyer des propositions de méditation ou de prière,  contact - joindre si possible une photo ou un avatar et indiquer la ville ou région du domicile.

 

Le culte peut se faire seul à la maison, ou bien en famille (deux cas), ou au sein d'un petit groupe (à Porto au Portugal, au sein de l'Eglise unitarienne-universaliste de Philadelphie), voir même au sein d'une Eglise à certaines occasions (l'Eglise presbytérienne évangélique du Cameroun EPEL, l'Eglise Lisanga ya bandimi na Nzambe en RD Congo *).

* par exemple le 1er août 2010, 2 311 fidèles, pour la plupart Pygmées, à Kinshasa (lien)

 

A ces participants qui s'expriment s'ajoutent bien entendu tous ceux qui prient et célèbrent en communion avec cette Eglise sans en faire part expressément, ou encore qui s'appuient sur ces pages pour prier à un moment ou à un autre, ou bien les visitent tout simplement.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans U en Europe francophone
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 18:44

Certains écologistes veulent assurer le plein espace aux loups et aux ours – comme si ces derniers en manquaient dans les lieux où ils se trouvent ! Eh oui, voyage en avion et en train pour ces animaux afin de les transplanter, comme s’ils étaient en surpopulation notoire et contraints d’immigrés sur de longues distances (les derniers viennent de Slovénie !), dans les régions françaises dont ils ont été chassés. Bref, le droit à l’immigration animale !

 

Et puis là, où ils atterrissent, on ne les voit pratiquement pas, car ils fuient la présence de l’homme, mais qu’importe car cela donne des frissons aux braves touristes ! Fierté de certains qui disent que dans leurs montagnes « il y a encore des loups, il y a encore des ours » !


Le hic, c’est que les gentils nounours mettent le nez dans les ruches des apiculteurs, lorsqu’ils descendent un peu bas ! et que, instinct partagé avec les loups, il s’attaquent aux ovins. Qu’importe ! les éleveurs seront largement dédommagés en ont décidé les Pouvoirs publics, comme si l’argent (du contribuable) pouvait payer la vie d’un animal qu’on a élevé et chéri. Tant pis aussi pour les animaux sauvages transformés en kamikazes et qui sont exposés à la vindicte des populations locales qui tirent sur eux à la première occasion.

 

le loup et l agneau

 

le loup et l'agneau : fable de La Fontaine

 

Le mépris de la vie est totale ; celle des animaux sauvages qu’on transforment en jouets exotiques et qu’on exposent au danger et celles des ovins qui sont proies faciles. Le même mépris, total, pour le travail de l’éleveur de la part de ces écolos qui n’ont jamais mis les pieds dans une bergerie. Suffisance des urbains coupés de leurs racines et des intellectuels bobos à tout vent.


Or, aujourd’hui, on a les moyens de faire vivre des loups et des ours dans des parcs nationaux … et de les y voir facilement au gré de tout le monde et sans aucun danger à la fois pour les hommes, pour les autres animaux et pour eux-mêmes. Alors, pourquoi s’entêter dans un programme de réimplantation d’animaux dangereux, qui coûte fort cher et qui ne peut pas être avalisé par les éleveurs et les populations locales.


Quelle écologie ? Quels écolos ? Des animaux offerts aux enfants car les chers petits les désirent le temps d’un bisnounours ; des animaux sauvages lâchés dans la nature pour des frissons d’intellectuels en vacances. A ce régime, ce seront bientôt les éleveurs et leurs bêtes qu’on va parquer ! Or l’écologie ne passe-t-elle pas d’abord par un appui à nos milieux ruraux ? par une lutte contre une mondialisation mal gérée qui asphyxie les économies locales ? Folie vaniteuse, odieuse et impérialiste d’une écologie qui méprise le travail des éleveurs et des paysans, de ceux qui nous nourrissent et travaillent durement … Ah ! il paraît qu’il y aurait une écologie de Droite et une écologie de Gauche ? Va-t-on savoir ! Mais entre écolos bobos voyeuristes et éleveurs travailleurs et responsables de leurs milieux naturels, y’a pas photo !

Aux dernières nouvelles (Reuters de ce jour,  lien), la France gèle son programme de réimplantation des ours, mais remplacera ceux qui décèdent naturellement (plutôt rares !) ou tués accidentellement (par chute involontaire ou autre accident … ou par homicide). Les pro-ours réclament jusqu’à 50 animaux dans les Pyrénées françaises afin d'y permettre la reproduction sur place. ils ne disent pas combien d'éleveurs et d'ovins ils veulent maintenir dans les mêmes contrées ... Qu'on se le disent, les pro-ours ne s'occupent qu'aux ours kamikazes.


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Published by Jean-Claude Barbier - dans la défense des animaux
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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:55

Dans de nombreuses sociétés et pour des mouvements, exhiber sa nudité dans l'espace publique est un signe de protestation ultime lorsque tous les autres recours ont été utilisés en vain. Bon, il vaut mieux cela que l'immolation par le feu ! D'autant plus qu'il y a un air de provocation et de fête qui est bien dans l'air du temps et attire médias et badauds ...


C'est ce moyen là que l'association PETA utilise depuis plusieurs années déjà pour lutter contre la tauromachie. Deux jours avant que les taureaux ne soient lâchés dans les rue de Pamplune et que les corridas ne commencent, l’organisation PETA organise "une course humaine nue" dans les mêmes rues. Effectivement, des centaines de militants des deux sexes, la plupart ne portent qu'un foulard rouge et une paire de cornes en plastique ! Ils et elles déambulent d’une façon ludique, mais aussi dramatique en mimant l'animal blessé par des banderilles, tout en brandissant des pancartes de protestation.

 

peta_pamplune_2008bis.jpgpeta_pamplune_2008.jpg

 

Héritière du culte de Mithra (voir l'article de Roger Sauter "le culte de Mithra et le christianisme" dans La Besace des unitariens, lien ), qui fut diffusé d’Asie mineure à toute l’Europe par les légions romaines, la tauromachie est un sacrifice animal effectué par un sacrificateur en habits liturgiques, le toréador. Certes, le rituel s’est sécularisé et l’on ne s’adresse plus à Mithra ; mais l’animal, lui, est bel et bien victime !


Les traditions cruelles ont évolué avec la modernité et des rites suppléants ont été trouvés : les vaches landaises dont les cornes sont garnies d’une boule de caoutchouc ou encore, au Mexique, les cow-boys qui, à deux, doivent coincer un jeune taureau le long de l’enceinte. Il s’agit de conserver la fête, mais en la faisant évoluer et en remplaçant ce qui, aujourd’hui, n’est plus tolérable : les combats de coqs ou autres animaux, les blessures infligées aux taureaux par les banderilles et les piques puis sa mise à mort, etc. Halte à la souffrance animale !


Pour les courses de lévriers, la course en elle-même est ludique, mais on connaît après le drame des « galgos » en Espagne qui sont tout simplement abandonnés par leurs propriétaires dès lors qu’ils ne sont plus gagnants ! Une organisation du milieu est indispensable pour éviter de tels drames ; cela pourrait être par exemple des propriétaires individuels qui prêtent leur lévrier à une écurie le temps des courses et le récupèrent après.


Qu’on ne s’y trompe pas : la cruauté vis-à-vis des animaux correspond à un manque total du respect de la vie, et les mêmes acteurs ne sont pas tendres non plus vis-à-vis des humains ! La barbarie commence toujours par s'en prendre aux plus faibles.


peta_conference_contre_corrida.jpgPETA est organisé en France, en Allemagne et a une organisation continentale pour l’Europe et une autre pour l’Asie et le Pacifique. Voir son site (lien)

 

Elle organise aussi des conférences publiques où les orateurs se présentent courageusement dans le costume d’Adam et d’Eve.

 

Son slogan : "contre les traditions bidon". Eh oui, ne faisons pas la leçon aux autres - par exemple aux Africains et aux pays musulmans - si nous sommes incapables de faire évoluer les nôtres ...

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Published by Actualités unitariennes - dans la défense des animaux
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 06:14

« Itinéraires Spirituels », sur  les pas d’Abdel Kader Aljazaïri et de François d’Assise, au château d’Amboise - le dimanche 10 octobre 2010.  Visite spirituelle ouverte à toute personne respectueuse des convictions d’autrui


Fidèles à nos fois respectives, nous nous rapprochons de Celui qui est tout proche de nous


Abd-el-Kader.jpg« Quand Mes adorateurs t’interrogent sur Moi, [dis-leur que] Je suis tout proche et je réponds à l’appel de qui M’invoque quand on M’invoque ». Coran, s. 2, v. 186


« Or, comme ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître… » Luc 24, 13-16


Nous cheminons ensemble, mus par le même Souffle


«…et rappelez-vous la grâce de Dieu quand - d’ennemis - Il a fait de vous des frères, par Sa grâce, en mettant vos cœurs à l’unisson » Coran, s. 3, v. 103


« Oh ! Quel plaisir, quel bonheur de se trouver entre frères ! … Là, le Seigneur a décidé de bénir : c’est la vie pour toujours ! » Ps. 133, 1 et 3


Je suis la voie Jean XIV, 6 – Coran I, 6اهْدِنَا الصِرَاطَ المُسْتَقِيم


Déroulement

 

09h 21 - Train : Paris Austerlitz - Amboise.

11h 19 - Marche et pique-nique au bord de la Loire ou au château selon le temps.

13h 30 - Présence spirituelle d’Abdel Kader à Amboise et évocation de celle du franciscain Saint-François de Paule, par M. Sureau, conservateur du château.

14h 30 - Lecture de textes de François d’Assise et visite du « Passage de la Cordelière » en souvenir de François d’Assise.

15h 00 - Lecture de textes d’Abdelkader au « Jardin d’Orient » - cimetière.

16h 00 - Itinéraires spirituels à l’église Saint-Denis.

17h 15 - départ vers la gare, train à 17h 43, arrivée à Paris à 19h 58


Comité d’organisation :

 

Khaled Roumo, Saïd-Ali Koussay et Paul Bissardon : Groupe d'amitié islamo-chrétienne  GAIC

Bettoune et Marc Magal : GFIC - Groupe du Foyer Islamo-Chrétien

Adji Drame et Hilaire Bodin : Amis de la Paix (le Mans)

Norbert Ducrot : MIRC - Mouvement International des Responsables Chrétiens


Important :

- Date limite des inscriptions : 7 octobre 2010

- Prix billets, plein tarif : Aller 20€30, Retour 20€40

- Pour les assurances, chacun est responsable de soi


Fiche d’inscription :

Nom : ... Prénom : ... Vient de : ... Association : ...


Envoyer vos inscriptions au frère Paul Bissardon :

Adresse postale ou électronique : 21 bis, rue Dareau, 75014 Paris, pbissardon@yahoo.fr

 

Lors de sa captivité en France à la suite de sa reddition, le Marocain Abdel Kader séjourna au château d'Amboise de novembre 1848 à octobre 1852, avant d'être reçu à Paris par Napoléon III et de partir pour la Turquie et Damas. Le portrait est de Ange Tissier, en 1852, et est exposé au musée du château de Versaille.

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Published by GAIC - dans interfaith
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 05:40

Fillepape.jpgIl s'agit d'un roman signé Jacques Dessaucy, lequel à collaboré à deux organisations internationales catholiques dédiés à la radio, à la télévision et au cinéma. Le nouveau pape révèle à sa première conférence de presse qu'il a une fille. Il l'engage d'ailleurs comme secrétaire, tout comme il nomme un journaliste anglican comme porte-parole du Vatican. Le ton est donné, le nouveau pape va être aux prises avec la partie conservatrice de la hiérarchie !


Commande du livre auprès de l'auteur (lien )

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Published by Actualités unitariennes - dans communautés religieuses en débat
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